Archives de 28 mai 2015

The international informant

Corse / terrorisme / 24 mai 2015 / Olivier-Jourdan Roulot

Olivier-Jourdan Roulot

Le procès Orsoni en relâche à Aix (we oblige), petit retour dans le passé avec cet article consacré à une vieille connaissance d’Alain Orsoni, que j’ai publié en 2011 à l’occasion de l’anniversaire des dix ans de son assassinat… Son nom ?

François Santoni, dit l’Iguane, ancien patron du FLNC et rival du « bel Alain ».

¶ C’est un peu comme s’il n’avait jamais existé. Ou comme si on avait jeté un voile pudique sur l’histoire : celle mouvementée et troublée d’un chef de guerre qui a longtemps…

LIRE la suite: https://medium.com/@oroulot/on-l-appelait-l-iguane-a75dd773b5ee

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Procès Orsoni : le grand ancien et la génération cocaïne

Alain Orsoni, le 11 mai à Ajaccio (AFP PHOTO / BORIS HORVAT)

Le meilleur avocat de la brochette de jeunes hommes qui comparaissent devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence pour un double assassinat et une tentative d’assassinat commis en bande organisée n’appartient ni au barreau de Paris, ni à ceux de Lille, Marseille ou Ajaccio. Il ne porte pas robe mais une paire de jean et un blouson sombre sur une chemise ajustée et il est assis au banc des accusés. Alain Orsoni, ex-figure du mouvement nationaliste, s’est fixé une mission : obtenir l’acquittement de son fils Guy, considéré par l’accusation comme le principal organisateur de la série de règlements de comptes menés contre les frères Castola, Thierry et Francis, et un de leurs proches, Sabri Brahimi, entre janvier et avril 2009 dans la région d’Ajaccio.

Plus l’audience avance et plus cette encombrante figure paternelle devient un atout pour la défense. Du dossier d’instruction, il était au départ la pierre angulaire. Son parcours politique, sa personnalité, les ambitions qu’on lui prête sur la région ajaccienne depuis son retour en Corse en 2008 après dix ans d’exil et le projet d’assassinat déjoué dont il a été la cible la même année, le désignaient comme le commanditaire d’une vengeance de clan dont son fils aurait été l’exécutant. Mais au fil de l’enquête, les charges initialement retenues contre Alain Orsoni pour complicité d’assassinats se sont effondrées. De cette fragilité originelle de la thèse de l’accusation, il entend désormais faire bénéficier Guy Orsoni. Faute de tête paternelle, soutient-il, on ne saurait accuser le bras armé du fils.

Dégagé de la plus lourde accusation pénale, Alain Orsoni est donc libre de capter toute la lumière pour mieux la détourner de la bande d’amis dont son fils Guy est le pivot central et qui se retrouvent avec lui le banc des accusés. Âgés de 20 à 35 ans au moment des faits, ils partageaient leur vie entre la Corse et Marseille. La plupart d’entre eux vivotaient de petits boulots, passaient beaucoup de temps au café le jour, dans les boîtes à la mode d’Ajaccio la nuit, jouaient au poker ou aux jeux vidéo.

« C’est important le marché de la cocaïne à Ajaccio ? »

Presque tous admettent être consommateurs de cocaïne, retrouvés en doses plus ou moins importantes lors des perquisitions de leurs domiciles, aux côtés de quantité d’armes et de munitions. Certains des accusés ont déjà à leur casier judiciaire des condamnations pour vol à main armée ou trafic de stupéfiants.

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