Archives de mai, 2016

Par figaro iconSoline Roy – le 30/05/2016
Dans une longue enquête qui remonte aux origines de la guerre contre la drogue, Johan Hari, journaliste britannique indépendant, tord le cou à la la vision classique et dominante de l’addiction.

«Disons que les drogues ont toujours fait partie de ma vie.»Johann Hari ne s’en cache pas: consommateur à ses heures, proche de toxicomanes, il avait une idée toute faite en faveur de la légalisation des drogues. «Une petite partie de mon cerveau se demandait cependant si ma théorie tenait vraiment la route», avoue le journaliste britannique indépendant. De son questionnement est née La Brimade des stups.

Le flic, le dealer, la droguée

Il y a de l’épopée dans ce livre étonnant. En 400 pages, Johann Hari nous livre trois ans d’enquête, des centaines de rencontres, des heures de plongée au sein d’études scientifiques, d’archives et de statistiques, pour retracer l’histoire de la guerre des drogues et dresser le portrait d’un monde qui, depuis un siècle, ne parvient pas à se débarrasser du fléau. «Chacun sortira grandi de cette lecture, qu’il y adhère ou non», assure le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue et signataire de la préface. «Ce livre va en choquer plus d’un, car il tord la vision classique et dominante de l’addiction pour en reconstruire une autre et proposer une stratégie où l’apaisement remplace le conflit, l’enfermement, la “guerre contre la drogue”.»

Johann Hari démarre sur un triptyque: le flic, le dealer, la droguée, trois figures des débuts de la bataille. On y suit Harry Anslinger, premier patron du Bureau des narcotiques américains dans les années 1930, qui allait convaincre son pays puis le monde de déclarer une guerre sans merci à la drogue. Arnold Rothstein, élégant prince du trafic d’opium et de cocaïne, l’un des pères du crime organisé américain. Billie Holiday, chanteuse géniale, mais née pauvre et noire, «violée, vendue à un mac, plongée la tête la première dans l’héroïne pour oublier».

Criminalité, prostitution, violences, overdoses

Par petites touches, portrait après portrait, Johann Hari nous montre un visage terrifiant de la lutte contre la drogue. Criminalité, prostitution, violences, overdoses… toutes plaies qui naissent et prospèrent grâce à la prohibition, montre-t-il. La pénalisation profite d’abord à la mafia, mais surtout elle renforce l’addiction, qui naît de la douleur et de l’isolement bien plus que de la chimie des produits. Quand votre vie a fait que vous n’avez plus aucun lien, «il vaut mieux être junkie que rien», nous disent les personnes croisées au fil des pages. Cessez donc, crient-ils, de nous traiter comme des animaux ou des criminels, mais aidez-nous comme des personnes malades. Pour cela, une condition selon Johann Hari: dépénaliser l’usage des drogues, voire les légaliser «non parce qu’elles sont anodines, mais parce qu’elles sont dangereuses». Là où elles ont été menées, ces politiques audacieuses ont profité d’abord et avant tout aux citoyens non usagers et respectueux des lois, affirme l’auteur. Il nous invite alors à découvrir plusieurs laboratoires d’une autre politique et raconte leurs succès et leurs échecs. L’une de leurs forces: rendre la drogue… ennuyeuse. «Le côté excitant, salace, sexy, vient de la prohibition, pas de la régulation.»

Puis l’auteur achève son voyage en France, où il «tombe des nues»: «La France est l’un des seuls pays démocratiques où la consommation de drogues est un crime (…). Et, ô surprise: c’est le pays qui a un des taux de consommation (…) les plus élevés d’Europe.»

La Brimade des stups, Johann Hari, Slatkine & Cie, 400 p., 23 €

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/05/30/25029-contre-drogue-recit-dune-guerre-sterile-sans-fin

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La criminalité organisée en France, un thème absent de la campagne présidentielle de 2012. Totalement nié lors des débats concernant la vie économique, politique ou sociologique de la France et des pays connectés géopolitiquement à Paris. Remis au goût du jour suite aux attentats depuis 2013. Et après ? 

http://www.thierry-colombie.fr/news.php?item.41.7

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Ecrivain et essayiste, Thierry Colombié est spécialiste du crime organisé et du grand banditisme en France. Il est notamment l’auteur de la French Connection, les entreprises criminelles en France (éditions Non Lieu).

«A chaque nouveau scandale, tout le monde s’offusque. Mais depuis longtemps, certains policiers s’adonnent à ce type d’activités, à la fois pour répondre à leurs objectifs mais bien souvent aussi pour faire carrière. Or, la plupart de ceux qui ont fait carrière dans la lutte antidrogue ont été obligés de recourir tôt ou tard à des systèmes parallèles. On ne prend pas la juste mesure de l’ampleur du trafic. Pendant longtemps, tout était sous cloche. C’était le règne de l’entre-soi, basé sur la rétention d’informations au sein de la police judiciaire.

«La démultiplication des réseaux de renseignement, notamment dans le cadre de la délinquance économique et financière, permet désormais à un plus grand nombre de policiers d’avoir une vision d’ensemble. Et depuis quelques années, il y a une volonté de décloisonner le renseignement.

«Cette question de la collecte d’informations est cruciale. Les réseaux criminels sont très structurés et implantés durablement en France. Ils ont recours à des techniques extrêmement sophistiquées et sont capables de contourner la répression. Ces groupes exploitent depuis longtemps le fait qu’ils pouvaient s’allier avec des personnes qui détiennent le renseignement.

«Car l’information est le principal capital sur lequel les trafiquants vont pouvoir mener à bien leurs projets. Le point d’orgue, pour eux, n’est pas d’être un indic mais de faire en sorte que leur agent traitant devienne un associé. Si le policier met le doigt dans ce système, il ne peut plus se retirer. Certains peuvent alors basculer et aller jusqu’à prendre des parts dans le business.»

LIRE l’article:

http://www.liberation.fr/france/2016/05/23/pour-qui-roulent-les-stups_1454692

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dnredLe parquet de Brest a indiqué qu’un ressortissant britannique a été interpellé par les douanes hier après-midi
LIRE sur:

http://www.letelegramme.fr/finistere/roscoff-un-anglais-arrete-avec-10-kg-de-cannabis-30-05-2016-11086612.php

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MarocRifCannabisLa vallée du Rif, au Maroc, est le nouveau paradis des gros producteurs de cannabis. Bien qu’interdite, cette culture se propage de plus en plus. Les gendarmes, qui se rendent parfois dans les zones cultivées, sont payés pour fermer les yeux. Selon les informations de nos journalistes, un producteur de cette région payerait environ 3.000 euros de pots-de-vin par an.

http://m.mytf1news.fr/video/v-574b581ce7e5d

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Le service préfectoral de la Police judiciaire de Casablanca a procédé, samedi, à la saisie de 3 tonnes de Chira (résine de cannabis) à bord d’un camion de transport de marchandises, et à l’arrestation de trois suspects âgés entre 30 et 44 ans, dont une personne faisant l’objet d’un avis de recherche à l’échelle nationale, a annoncé la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Deux mis en cause ont été arrêtés à bord dudit camion sur la route d’Ouled Ziane à Casablanca, tandis que le troisième a été appréhendé sur les lieux à bord d’une voiture légère, indique un communiqué de la DGSN.

http://maghrebemergent.com/actualite/breves/fil-maghreb/59609-maroc-trois-individus-suspectes-de-trafique-de-drogue-interpeles-a-casablanca.html

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narc111Tras registrar el furgón y el tráiler, los agentes descubrieron en un compartimiento oculto, 208 paquetes que dieron positivo a la prueba de campo para detectar cocaína y heroína, lo cual fue documentado por fiscales de narcoactividad del Ministerio Público.

Yoadzaida García, comisaria general y subdirectora general de Análisis de Información Antinarcótica, dijo que cada kilo de heroína está valuado en Q386 mil 135 y el de cocaína, Q103 mil 741. “Cada gramo deja un camino de sangre, dolor y destrucción”, agregó.

LEER mas:

http://m.elperiodico.com.gt/2016/05/28/pais/policia-incauta-208-kilos-de-heroina-y-cocaina/

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Les stupéfiants étaient dissimulés dans une cache aménagée dans le pare-chocs à l'arrière du véhicule.Le 29 mai par Frédéric Ferrières

Les stupéfiants étaient dissimulés dans une cache aménagée dans le pare-chocs à l’arrière du véhicule. PHOTO/Photo illustration.

Contrôlés sur l’A9 à hauteur de Fitou, en février 2015, les deux occupants filaient vers l’Italie avec 58 kg de cannabis dans la voiture. Le conducteur a été condamné à trois ans de prison.

Le tribunal correctionnel n’a pas pu déterminer, vendredi, les destinataires de ce chargement de cannabis. Le GPS indiquait Place Saint-Pierre à Rome. Le prévenu, lui-même, n’a rien lâché sur le ou les personnes qui devaient réceptionner la marchandise sur la célèbre place, adresse officielle du Pape. Les spéculations sont donc ouvertes. Cependant, Karim Z. 27 ans, ressortissant espagnol né au Maroc, a dû faire face à des éléments concrets lors de son jugement. Il avait été interpellé le 21 février 2015 sur l’A9 à hauteur de Fitou et est en détention depuis.

Les douaniers vont contrôler un véhicule. Deux hommes sont à bord. Le conducteur, Karim Z., obtempère lorsqu’on lui demande ses papiers d’identité. Le passager prend la fuite. Et ne sera pas retrouvé. Le chien des douanes marque l’arrêt à l’arrière du véhicule au niveau du pare-chocs. Dans une cache aménagée, il va être retrouvé près de 56 kg de résine de cannabis et près de 2 kg d’herbe de cannabis pour une valeur estimée à 116 000 euros. Tout au long de l’instruction, le prévenu a nié les faits, mais devant le tribunal, vendredi matin, sa position a évolué : il a effectivement accepté le voyage mais avec la nuance : « Je ne connaissais pas la quantité« . Il devait être rétribué 3 000 euros pour ce transport. Le passager en fuite devait régler les frais afférents. Au sujet de ce dernier, par crainte de représailles, le prévenu n’en dira guère plus. Des éléments matériels dans la voiture vont être retrouvés : une carte bancaire laissée dans le véhicule, au nom d’un certain Mohamed, même prénom que le passager, mais pas le même nom de famille. Il sera découvert une permission de sortie de la maison d’arrêt de Barcelone au nom d’un tiers condamné pour trafic de stupéfiants . La voiture appartient également à un homme incarcéré pour… trafic de stupéfiants.

LIRE sur: http://www.lindependant.fr/2016/05/29/cannabis-les-convoyeurs-allaient-place-saint-pierre-a-rome,2205905.php

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C’est un petit monde où chacun a son surnom : Mohamed Benabdelhak, dit « le bombé », Djamel Talhi, alias « Johnny Depp », Mohamed Bouarfa alias « l’autruche » et Sofiane Hambli, aka « la Chimère ». Ce dernier, comme ses compères, appartient au cercle fermé des millionnaires du cannabis. Comme un certain nombre d’entre eux, il est actuellement derrière les barreaux.Depuis son plus jeune âge, Sofiane Hambli alterne prison et vie de pacha, en France, en Espagne ou au Maroc. Cet homme de 40 ans, né en 1975 à Mulhouse (Haut-Rhin), est considéré comme l’un des plus gros importateurs de cannabis en Europe. Il est aussi, selon Libération et i-Télé, l’informateur de l’ancien numéro 1 de la lutte antidrogue, François Thierry.
Un penthouse de 250 m2 avec piscine sur le toitSon nom ressurgit à l’occasion de l’une des plus grosses saisies en matière de cannabis, en octobre 2015, à Paris. Sept tonnes de résine sont alors découvertes dans trois camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le très chic 16e arrondissement. Une facture et des traces ADN conduisent les douanes jusqu’à Sofiane Hambli, qui occupe un penthouse de 250 m2 avec piscine sur le toit, boulevard Exelmans. Un environnement digne du célèbre film Scarface, LA référence cinématographique des caïds.

Le locataire, qui selon Libération réglait en cash le loyer de 9 000 euros par mois, s’est volatilisé. « C’est la plus grosse prise depuis longtemps », se félicite François Hollande. Problème, le trafiquant s’avère en réalité être un indic de l’Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), enregistré au Bureau central des sources. Un « cador » du trafic international de drogue, « capable de toutes les audaces », selon une source judiciaire, et bien connu des services de police.

Le « baron de l’or vert » ou le « Mulhousien », ses deux autres sobriquets, a grandi à Bourtzwiller, un quartier de la ville haut-rhinoise. Il fait partie, selon le journaliste Jérôme Pierrat, de cette poignée de caïds des cités, qui se sont hissés avec une rapidité fulgurante au sommet du marché de la drogue, « au détriment des anciens du milieu traditionnel ».

Shit, immobilier et voitures de luxe

A 22 ans, Sofiane Hambli est déjà l’un des principaux revendeurs de haschisch marocain dans la région alsacienne. Il va échapper de peu à un coup de filet en juin 1997, dans le cadre d’une vaste opération anti-drogue menée par les gendarmes, baptisée « Paco68 ». Sofiane Hambli part en cavale, direction l’Espagne et sa Costa del Sol, un repère pour les trafiquants en tous genres. Comme l’écrit Le Monde, dans un dossier consacré au grand banditisme, les petits voyous devenus grands « ont élu ce bout de côte espagnole comme refuge. Porte d’entrée de l’Europe du Sud, c’est sur les plages alentour que se font, toutes les nuits ou presque, les livraisons de cannabis ».

Sofiane Hambli se planque dans la ville andalouse de Marbella et sa jolie marina Puerto Banus, à quelques encablures du Maroc. Dans ce paradis pour célébrités et princes saoudiens, mais aussi pour groupes mafieux internationaux, le Français fait prospérer ses affaires. Selon Les Dernières nouvelles d’Alsace, il réinvestit dans l’immobilier et le négoce de véhicules haut de gamme l’argent provenant du trafic de shit. Belles filles, belles voitures, belles villas… Sofiane Hambli mène la grande vie.

La justice française, elle, ne l’oublie pas. En juillet 1999, il est jugé et condamné par défaut à huit ans de prison pour trafic de haschich. Il faudra trois ans aux autorités judiciaires pour remettre la main sur l’affranchi. En mai 2000, la saisie de 300 kg de drogue à Vienne (Isère) permet de retrouver sa piste. Il est finalement arrêté en Espagne puis extradé en France en février 2002. Sofiane Hambli fait immédiatement opposition au jugement qui l’a condamné à huit ans de prison. Sa peine est ramenée à cinq ans de prison trois mois plus tard.

Trafic en prison puis évasion

C’est dans ce contexte qu’il rencontre l’avocat Alex Civallero. Joint par francetv info, ce dernier se souvient d’un jeune « très actif, souriant, avec un contact facile ». Son client le tutoie d’emblée. Et se montre averti en matière de procédure.

Il sait ce qu’il peut tirer d’une personne. Il est manipulateur.

L’avocat Alex Civallero

à francetv info

Pas question, pour Sofiane Hambli, d’arrêter son business derrière les barreaux. En juin 2002, un téléphone portable est découvert dans sa cellule de la prison de Mulhouse, ce qui lui vaut d’être transféré à Saint-Mihiel, dans la Meuse. Le détenu est alors placé sur écoute. Les enquêteurs l’entendent négocier la vente de « 50 caisses » à un intermédiaire, et promettre à un acolyte de lui « trouer les genoux avec une perceuse » après le vol supposé d’une tonne et demie de marchandise.

Selon les DNA, Sofiane Hambli charge son petit frère Hakim de récupérer des dettes auprès d’une dizaine de Marocains et d’Espagnols, pour un total de 6 millions d’euros. En octobre, il est mis en examen pour trafic de haschich, avec la complicité de sa famille… et de son avocat. Alex Civallero, renvoyé devant la justice pour lui avoir transmis des puces de téléphone contre rémunération, sera finalement relaxé.

En août 2003, Sofiane Hambli, qui purge désormais sa peine à Metz-Queuleu, prétexte des douleurs au poignet. Il est transféré à l’hôpital pour une radiographie. A la sortie de la consultation, un homme à moto surgit et menace les surveillants avec une arme factice. Sofiane Hambli saute à l’arrière du deux-roues et les deux hommes prennent la fuite.
Opération « baleine blanche »

Le Mulhousien s’envole de nouveau vers la Costa del Sol et reprend ses affaires. Il échappe à plusieurs tentatives d’arrestation. En 2004, les policiers espagnols mènent une opération contre son équipe au cours de laquelle trois tonnes de cannabis sont saisies. Interpellé, Sofiane Hambli réussit tout de même à s’enfuir après une fusillade durant laquelle un policier est blessé par balle. En 2005, une cinquantaine de personnes sont arrêtées et plus de 200 propriétés et véhicules de luxe saisis lors de l’opération « baleine blanche », la plus grosse jamais organisée contre le crime organisé et le blanchiment d’argent sur la Costa del Sol. Là encore, Sofiane Hambli échappe au coup de filet. Mais comme l’indique Le Parisien, plusieurs documents saisis attestent qu’il trempe dans plusieurs affaires immobilières louches autour de Marbella.

En attendant, la justice suit son cours. En mars 2007, il est condamné par défaut à dix-huit ans de prison pour le trafic de drogue en prison. Deux ans plus tard, les policiers espagnols retrouvent sa trace. Sofiane Hambli réapparaît en Espagne après s’être caché quelques mois au Maroc. Localisé à Benahavis, un village situé sur les hauteurs de Marbella, il est interpellé lors d’un déplacement en bord de mer. L’arrestation est mouvementée. Le fugitif, en possession d’un faux passeport et de 210 000 euros en liquide, tente d’effacer ses empreintes digitales en se frottant les doigts sur les barreaux de sa cellule. Selon i-Télé, c’est pendant sa détention en Espagne que Sofiane Hambli a été recruté par François Thierry, alors directeur de l’OCRTIS.

Extradé vers la France, il est incarcéré au centre pénitentiaire de Nancy-Maxéville en janvier 2011. Jugé en sa présence, cette fois, il voit sa peine de dix-huit ans de prison ramenée à treize ans. Sofiane Hambli est alors défendu par Anne-Claire Viethel, spécialiste en droit immobilier. Selon Libération, elle est aussi accessoirement la compagne de François Thierry. L’Est républicain rapporte que le gros bonnet devient un détenu modèle et reçoit la visite de « costumes-cravates » en prison. Il profite de passe-droits, comme un portable dans sa cellule. A la fin 2014, après cinq ans et dix mois de détention, il bénéficie d’un régime de semi-liberté et rejoint la région parisienne.
« Logisticien » hors pair

Qu’a-t-il fait depuis sa libération complète en 2015 ? Nul doute que ce « logisticien » hors pair dans le transport de la drogue entre le Maroc et la France a remis le pied à l’étrier. L’a-t-il fait en partie pour le compte des stups de la police judiciaire ? La question fait grincer des dents au sein des hautes instances de la lutte anti-drogue, régulièrement secouées par des affaires illustrant les relations dangereuses entre « tontons » et « policiers ». Un risque proportionnel à la place de l’informateur dans la hiérarchie de la voyoucratie.

On n’a jamais eu un indic avec une piscine sur le toit en plein Paris !

Un ancien cadre de la PJ de Lyon

à francetv info

Une guerre des polices est à l’œuvre quant à la place des indics dans les enquêtes. Et la saisie des 7 tonnes de cannabis en plein Paris en est un épisode supplémentaire. Selon plusieurs sources, les douaniers ont volontairement court-circuité cette « livraison surveillée » de l’OCRTIS pour dénoncer les méthodes de leurs collègues, qui flirtent avec la légalité. Ces « coups d’achat » visent à laisser passer une certaine quantité de drogue sur le territoire, avec la complicité d’un trafiquant-indic, en vue d’interpeller le réseau de revendeurs. Mais dans le cas de l’affaire des sept tonnes, aucune interpellation n’a eu lieu, si ce n’est celle de Sofiane Hambli, arrêté le 22 février dernier à Gand (Belgique).
Extradé par hélicoptère comme Salah Abdeslam

Le baron de la drogue a été extradé, sous haute surveillance, par hélicoptère de la Belgique vers la France, quelques jours avant Salah Abdeslam. Les deux hommes ont d’ailleurs été représentés par le même médiatique avocat, Sven Mary. En France, c’est Joseph Cohen-Sabban qui assure la défense de Sofiane Hambli. Sollicité par francetv info, il a refusé de parler au nom de son client, indiquant avoir « reçu un mandat très précis à cet égard ». Devant les enquêteurs, Sofiane Hambli « est resté très évasif, laissant simplement entendre qu’il avait toujours agi sous les ordres de l’OCRTIS », indique Libération.

« Ce mec a 40 millions d’euros sur des comptes un peu partout en Europe. Ils lui ont créé un réseau logistique d’importation. Pourquoi ? », s’interroge un ancien responsable des stups auprès de francetv info. Et de s’inquiéter pour les suites judiciaires de l’affaire : « Hambli parle de l’OCRTIS comme de ses ’employeurs’. Il risque dix-huit ans de prison, il n’hésitera pas à aller raconter des saloperies sur les policiers. » Alex Civallero estime, au contraire, que son ancien client « saura se faire discret et se montrer conciliant, pour s’extirper de la situation ». Sofiane Hambli n’est sans doute pas fini.

http://mobile.francetvinfo.fr/societe/drogue/baron-du-cannabis-costa-del-sol-et-penthouse-de-luxe-qui-est-sofiane-hambli-l-indic-sulfureux-des-stups_1469315.html#xtref=acc_dir

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La variante de heroína de ese color, producida por el Cártel de Sinaloa, desplaza la droga de Asia

México.- El Cártel de Sinaloa ha tomado el control del mercado de la heroína en Estados Unidos, sacando « a codazos » a traficantes asiáticos de este estupefaciente. Lo anterior, según Douglas W. Coleman, jefe de División de la Administración para el Control de Drogas (DEA; por sus siglas en inglés).

Según el portal Insight Crime, que cita a su vez a la revista Proceso, el funcionario de la DEA indicó que parte del éxito del Cártel de Sinaloa para ganar el mercado fue la distribución de un producto « más refinado ».

Fuente: Twitter. 

Coleman reveló que para tomar el control del mercado de la costa Este de Estados Unidos , el Cártel de Sinaloa cambió su producto para satisfacer a los consumidores de esa zona que nunca usaron heroína negra  o de color café, que es la que tradicionalmente se produce en México.

El funcionario de la DEA indicó que esa transformación en el color de la droga comenzó hace unos años, después de lo cual la DEA comenzó a ver un nuevo tipo de heroína en el mercado con la etiqueta « canela » debido a su color más claro.

Esta jugada le ha dado a esta organización criminal un control casi completo del mercado de las drogas en Estados Unidos. Parte de ese « éxito », tendría que ver con la contratación de « cocineros » traídos desde Colombia, expertos en convertir la heroína oscura a una más clara.

El nuevo producto del Cártel de Sinaloa se empezó a distribuir en la costa Oeste de Estados Unidos, un mercado tradicionalmente dominado por ellos. Hasta entonces, el cartel había fracasado en competirle a los traficantes asiáticos y colombianos en el Este del país, que se extiende desde los estados de Georgia hasta Maine.

Pero la demanda por la « canela sinaloense » continuó su crecimiento, hasta aparecer en regiones del Este, donde los usuarios están acostumbrados a pagar más por su heroína y que tradicionalmente habían consumido drogas asiáticas. Estas áreas incluyen a Nueva York, Vermont, Massachussetts, Illinois, Connecticut, Penssylvania y Virginia.

Distribución de la droga en Estados Unidos. Fuente: DEA

En un postura editorial, el portal Insight Crime, cuestiona la versión de que el Cártel de Sinaloa domine el mercado de la heroína en Estados Unidos. Esto bajo el argumento de que los traficantes colombianos siguen enviando su producto, aunque este es ingresado a Estados Unidos por organizaciones de México, siendo el Cartel de Sinaloa uno de estos grupos.

« Los principales grupos criminales del país (México) se han fragmentado de manera significativa en los últimos años como resultado de la guerra de los carteles y de policía. Hoy en día , el cártel de Sinaloa es más una estructura horizontal que vertical, actuando como una especie de franquiciante para numerosas facciones sin que un líder único controle todas las actividades », cita Insight Crime.

Nota original de : http://www.insightcrime.org/news-analysis/mexico-cartel-takeover-of-us-heroin-market-questionable

http://www.debate.com.mx/mexico/Canela-sinaloense-domina-mercado-de-la-droga-en-EE.UU-20160529-0001.html

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moutoncannaPublié le 27/05/16

Les habitants de Rhydypandy, au Pays-de-Galles, n’en peuvent plus. Un troupeau de moutons ayant vraisemblablement consommé des stupéfiants a semé la panique en début de semaine dans le petit village habituellement si tranquille, s’introduisant dans des maisons et se jetant sous les roues des voitures. 

Ils passent leur temps à « errer dans le village », raconte Ioan Richard, de la municipalité, auprès du « Daily Mail ».

Selon lui, les animaux ont pu ingérer les restes d’une plantation illégale de cannabis, déposés au bord d’une route. D’après un porte-parole, les restes de la plantation ont été retirés du bas-côté.

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/23326-dingueca-animaux-bande-moutons-defonces-cannabis-terreur.html

http://www.20minutes.fr/monde/1853531-20160527-moutons-probablement-defonces-cannabis-sement-pagaille-ville-pays-galles

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