OCEANO ATLANTICO: navio com mais de uma tonelada de cocaína apreendido pela Polícia Judiciária

A Polícia Judiciária (PJ), através da Unidade Nacional de Combate ao Tráfico de Estupefacientes, com a colaboração da Marinha e da Força Aérea portuguesas, intercetou, em pleno Oceano Atlântico, um porta-contentores que estava a ser utilizado no transporte de mais de uma tonelada de cocaína.

A apreensão foi o culminar de uma operação de combate ao tráfico ilícito de estupefacientes por via marítima, diz a Polícia Judiciária.

Mais:

http://observador.pt/2017/10/31/mais-de-uma-tonelada-de-cocaina-apreendida-pela-policia-judiciaria/

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ESPAÑA (Port d’Algeciras): le DEA fait taper 1 tonne 100 de cocaïne planquée dans un chargement de plâtre

Ont participé à cette opération le SVA (Douane espagnole), la douane allemande de Brême et la « Policia nacional » espagnole.

Les investigations ont commencé en août 2017 grâce aux informations transmises par l’agence du DEA à Madrid.

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COLOMBIE (Armada nacional): 352 kilos de coke dans un conteneur sur un cargo portugais

Le cargo “GH Meltemi”’ battant pavillon portugais, était dans la zone de transit de « Bahía Colombia », dans le Golf de Urabá.

Les gardes côtes d’Uraba et le bataillon fluvial de linfanterie de marine n°16 ont contrôlé le cargo avec une équipe cynophile qui a permis de trouver dans un conteneur 352 paquets de cocaïne.

Source: Armada

MAGHREB (Fléau de la drogue): l’Algérie doit saisir l’ONU contre le Maroc

Cette fois-ci, ce n’est pas Abdelkader Messahel, le ministre des Affaires Etrangères, qui le dit. Mais c’est le professeur Mustapha Khiati, le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (FOREM), qui l’affirme : l’Algérie est victime d’une “agression chimique” perpétrée par le Maroc.

Et pour cause, “70 à 80 % des drogues saisies en Algérie proviennent du pays voisin, le Maroc”, a révélé ce responsable de l’une des associations les plus dynamiques et actives en Algérie. Mustapha Khiati va encore plus loin et appelle les autorités algériennes à saisir l’ONU contre le Maroc, a-t-il préconisé ce mardi sur les ondes de la radio Chaîne III. “C’est plus grave qu’une agression armée, puisque la drogue touche la frange la plus sensible de la population, les jeunes de 15 à 30 ans “, a-t-il encore expliqué en précisant que le recours à l’ONU “est le moyen le plus pacifique qui peut être utilisé par un pays responsable comme l’Algérie”.

Le président de la FOREM a souligné enfin que le fléau de la drogue est un problème qui existe depuis des années et “ce n’est pas l’Algérie qui dit que le Maroc est l’un des plus grand producteur de drogue dans le Monde mais c’est un classement des Nations Unies qui revient depuis trois ou quatre ans”, a rappelé Mustapha Khiati selon lequel le Maroc produit annuellement 30.000 à 40.000 tonnes de drogue chaque année.

“Cette production ne peut être envoyée directement en Europe en raison de la surveillance implacable des autorités européennes. Le seul chemin qui reste aux marocains, ajoutera t-il, c’est le sud, soit forcement par l’Algérie, et nous nous élevons contre cela”, a-t-il précisé en dernier lieu.

Source: Maroc Leaks

PANAMA: incautan 321 paquetes de droga y detienen a dos personas

EFE | El Servicio Nacional Aeronaval de Panamá (Senan) incautó 321 paquetes de droga y detuvo a un colombiano y un panameño, durante la interceptación de una lancha en en el Pacífico Occidental del país, informó hoy la entidad policial.

Los paquetes con la droga, aun por determinar, fueron encontrados dentro de la lancha rápida en una acción de patrullaje, realizada por unidades del Senan en el sur de la provincia central de Veraguas, en el litoral Pacífico.

Mas:

http://metrolibre.com/index.php/ultimo-minuto/106190-incautan-321-paquetes-de-droga-y-detienen-a-dos-personas-en-panama

http://m.telemetro.com/nacionales/Senan-incauta-paquetes-supuesta-Veraguas_0_1076892483.html

FRANCE (Bordeaux): 23 personnes jugées pour trafic de drogue

23 prévenus étaient jugés la semaine dernière dans le cadre d’un vaste trafic de drogues en tous genres. Les peines vont jusqu’à quatre ans de prison ferme

L’histoire commence le 12 décembre 2014 avec le contrôle, à Bordeaux, de deux jeunes fumant un joint. Elle se termine près de trois ans plus tard devant le tribunal correctionnel avec le jugement de 23 personnes dans le cadre d’un vaste trafic de drogues en tous genres. Vendredi, toutes ont été condamnées à des peines allant de trois mois avec sursis pour une compagne à quatre ans de prison ferme pour les têtes pensantes et agissantes retrouvées.

Lire

http://www.sudouest.fr/2017/10/31/jusqu-a-4-ans-pour-le-trafic-3907465-2780.php

CHILE: detienen a tres bolivianos con 487 kilos de cocaína

LA PAZ

Tres bolivianos y dos chilenos fueron detenidos recientemente por la Brigada Antinarcóticos de la Policía de Investigaciones (PDI) de Chile tras ser descubiertos en posesión de 487 kilos y 147 gramos de cocaína valorado en 3,96 millones de dólares.

Según las autoridades policiales, la droga era internada del exterior por el sector fronterizo de Colchane con rumbo a la Región Metropolitana de Chile.

Toda la mercancía era almacenada en un inmueble del municipio de San Miguel (sur de Santiago).

Del total de la cocaína incautada, 132 kilos y 457 gramos es cocaína base reunida en 133 paquetes. La restante mercancía consintió en 352 kilos y 690 gramos de droga diluida, según el reporte del portal radio Bio Bio de Chile.

Además de la droga también se decomisó vehículos, armas de fuego y dinero en efectivo. Junto a los acusados también se arrestó al líder de la banda de narcotraficantes, quien se encontraba internado en un centro hospitalario en Chile tras recibir una bala producto de un enfrentamiento con otro grupo delincuencial.

Al oír sobre su búsqueda, el líder intentó escapar del nosocomio, pero fue capturado en su huida.

Los detenidos fueron imputados y para esta jornada estaba fijada la audiencia cautelar.

FUENTE: http://www.lostiempos.com/actualidad/pais/20171030/detienen-chile-tres-bolivianos-487-kilos-cocaina

MALI: des champs de cannabis clandestins découverts dans le sud du pays

C’est quasiment une première au Mali. Plus de 400 kilos d’herbe de cannabis ont été saisis par l’office central des stupéfiants (OCS) dans le cercle de Yanfolila au sud du pays suite à la découvertes de champs clandestins. Plusieurs arrestations ont eu lieu.

Le premier surpris, c’est le voisin des propriétaires des champs où poussait le cannabis. « Pour moi dit-il, je croyais qu’ils cultivaient de l’arachide, jusqu’au jour où les enquêteurs sont venus ».

Ces enquêteurs font partie de l’Office central des stupéfiants du Mali (OCS). Dans un premier temps aiguillonnés par les services de douanes, ils ont discrètement débarqué dans le village de Denso Bélèda, situé au sud du pays.

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http://www.rfi.fr/afrique/20171031-mali-champs-cannabis-clandestins-decouverts-le-sud-pays

FRANCE (Haute-Savoie): sept kilos de drogue saisis, un réseau démantelé à Chamonix

Un important trafic de drogue a été démantelé dans le centre-ville de Chamonix, en particulier dans le milieu de la vie nocturne, après 18 mois d’une enquête ayant débuté en janvier 2016.

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http://www.ledauphine.com/haute-savoie/2017/10/31/sept-kilos-de-drogue-saisis-un-reseau-demantele-a-chamonix

FRANCE (Marseille): les « charbonneurs » devant la justice

Le tribunal correctionnel de Marseille juge, à compter de lundi 30 octobre, les acteurs présumés d’un des plus importants réseaux de drogue démantelés dans les quartiers Nord de la ville. Les 28 prévenus représentent tous les métiers du « charbon » (le trafic) : du guetteur à scooter aux chefs présumés, en passant par les superviseurs et les revendeurs. Tous ont été interpellés au printemps 2015. Six mois de surveillances policières et d’écoutes vont livrer au tribunal une radiographie du « plan stups » des Lauriers, une cité marquée par de violents règlements de comptes.

Plus

http://mobile.lemonde.fr/police-justice/article/2017/10/30/les-charbonneurs-devant-la-justice-a-marseille_5207850_1653578.html?xtref=

ITALIA (Operazione Caddy): maxi sequestro di droga – Porto di Genova – Cinque arresti – Traffico internazionale dal Marocco

Sequestro di 734 chilogrammi di hashish

Le indagini sono state avviate, infatti, in seguito al sequestro, avvenuto lo scorso 7 gennaio, di un carico di 734 chilogrammi di hashish nel porto di Genova, trasportato da una coppia vigevanese a bordo di un Volkswagen Caddy. La coppia, arrestata in flagranza di reato, si era recata in Marocco per conto dell’organizzazione criminale in qualità di corrieri, per .trasportare materialmente lo stupefacente dal paese nordafricano, dove viene prodotta la sostanza illecita, a Genova.

Piu

http://www.genovatoday.it/cronaca/porto-sequestro-droga-arresto.html

COSTA RICA: saisie d’une tonne 500 de cocaïne sur navire en provenance de Colombie

Le « Cap Palliser »

La police de contrôle des drogues (PCD) a saisi 1.517 kilos de cocaïne qui étaient mélangés dans des boîtes de bonbons, de caramels et de chewing-gum.

Le conteneur numéro « APRU 5833963 », qui était arrivé à Port Caldera, Puntarenas, sur le porte-container « Cap Palliser », en provenance de Colombie, avec pour destination finale les Etats unis avec escale prévue au Salvador.

Selon les autorités, la drogue avait deux présentations, d’une part environ 900 kilos de chlorhydrate de cocaïne et d’autre part, un peu plus de 500 kilos de pâte-base, ce qui suppose que la cargaison devait être destinée à un laboratoire de drogue.

C’est suite à un examen approfondi au centre du conteneur qu’ont été trouvés 31 paquets contenant chacun environ 50 paquets marqués avec des logos de Simpson, une panthère noire et lettres AMS et F1.

Source: AFP

BOLIVIA: Umopar retiene un bus con 40,8 kilos de cocaína

Agentes antidroga secuestraron la tarde del sábado un bus de la empresa Trans San Matías con 40,8 kilos de cocaína ocultos en un compartimiento secreto debajo de algunos asientos para los pasajeros.
El hallazgo se hizo en presencia del chofer titular y el relevo, identificados como Gabriel Rodríguez N. (40) y Mauro Guzmán Iraori (37), quienes no pudieron objetar nada ante la evidencia y ahora se enfrentarán a un juez instructor que decidirá su situación jurídica por el ilícito.

El bus se encontraba sin pasajeros en el momento de la intervención; estaba parqueado fuera de la bodega de despacho y de recepción de encomiendas de la empresa transportadora, ubicada en la avenida Tres Pasos al Frente y calle Dagoberto Justiniano.

Los uniformados revisaron los asientos 3 y 4 y notaron algo raro. Retiraron los asientos y descubrieron una tapa metálica de 20 cm por 10 cm, que cubría un estuche que en la jerga policial se conoce como ‘macaco’, que ocultaba los 40 paquetes.

El ministro de Gobierno, Carlos Romero, habló también de la incautación de un tractocamión Volvo, placa 577-TRL, retenido con una carga de forraje que ocultaba en el fondo de la carrocería 3,5 toneladas de sustancias químicas sólidas y 14,4 toneladas de ingredientes sintéticos para refinar cocaína.

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http://www.eldeber.com.bo/bolivia/Umopar-retiene-un-bus-con-408-kilos-de-cocaina-20171030-0014.html

BOLIVIA: la Felcn incauta 62 kilos de cocaína y estupefacientes

En tres operativos efectuados entre el viernes y el sábado por la Fuerza Especial de Lucha Contra el Narcotráfico (Felcn) de Santa Cruz, se incautó 62 kilos cocaína, 3.350 kilogramos y 14.000 litros de químicos que estaban destinados a una fábrica de cristalización de cocaína, informó ayer el ministro de Gobierno, Carlos Romero.

Cinco personas fueron aprehendidas en los diferentes operativos. Con lo incautado, se generó al narcotráfico una pérdida de 800 mil dólares.

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http://www.laprensa.com.bo/nacional/20171030/la-felcn-incauta-62-kilos-cocaina-estupefacientes

PUERTO RICO: detienen a un dominicano con 338 kilos de cocaína

SAN JUAN, Puerto Rico.- Un ciudadano dominicano residente en Puerto Rico fue detenido hoy por autoridades locales y estadounidenses en una residencia en San Juan en posesión de 338 kilos de cocaína valorados en al menos 10 millones de dólares.

El detenido, identificado como Felipe Rodríguez Jiménez, fue aprehendido en un apartamento del residencial público (barriada popular) San José por agentes de la División de Fuerzas Unidas de Rápida Acción de la Policía y la Agencia Federal Antidrogas (DEA, por su sigla en inglés), dijo la Policía en un comunicado.

A Rodríguez Jiménez se le ocupó la droga guardada en cajas de cartón que serían enviadas hacia los Estados Unidos.

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http://eldia.com.do/detienen-a-un-dominicano-en-puerto-rico-con-338-kilos-de-cocaina/

BRASIL: Polícia recupera carro com 837 quilos de droga e prende casal

O Departamento de Operações de Fronteira (DOF) recuperou na noite de ontem na BR-163, em Dourados, um automóvel Honda Civic furtado em Goiânia (GO). O veículo, ocupado por um casal que acabou preso em flagrante, transportava 837 quilos de maconha.

A droga estava separada em fardos e apresentava marcações distintas, características do consórcio do tráfico, que é quando traficantes dividem o valor da logística, a fim de minimizar custos e prejuízos em casos de apreensão.

Mais:

http://m.correiodoestado.com.br/cidades/policia-recupera-carro-furtado-com-837-quilos-de-maconha-e-prende/314305/

PHILIPPINES (PDEA): bilan de la guerre aux drogues

Selon la PDEA (Philippine Drug Enforcement Agency), les agents ont démantelé 172 laboratoires de shabu clandestins et des repaires de drogue dans le cadre de la campagne intensifiée du gouvernement contre les drogues illicites.

Le directeur général du PDEA, Aaron Aquino, a déclaré que de juin 2016 au 25 octobre 2017, 163 repaires de drogue et neuf laboratoires clandestins de shabu ont été démantelés, tandis que 18,85 milliards de drogues illicites ont été saisis.

Au 25 octobre 2017, 2 509,22 kilos de shabu d’une valeur de 12,91 milliards de pesos ont été saisis. PDEA a déclaré que les autorités ont également arrêté 117 044 personnes impliquées dans du trafic de drogues illégales de juillet 2016 au 25 octobre 2017, dont 420 employés du gouvernement ( 181 étaient des représentants élus, 36 du personnel en uniforme et 203 employés du gouvernement).

Environ 77 468 opérations anti-drogues illégales ont été menées par des organismes d’application de la loi au cours de la période.

Au 25 octobre 2017, le rapport de synthèse indiquait que 3 967 suspects de drogue étaient morts au cours des opérations alors que 86 étaient morts au combat et 225 étaient blessés. Outre la PDEA, les agences impliquées dans les opérations anti-drogues illégales sont la police nationale des Philippines, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, le Bureau national des enquêtes et le Bureau des douanes.

Les organismes d’application de la loi ont sauvé 589 mineurs pendant les opérations anti-drogues illégales de juillet 2016 au 25 octobre 2017.

PDEA Director General Aaron Aquino

Aaron Aquino a déclaré que le PDEA se concentrera sur des cibles à haute valeur et à fort impact, car il renforce sa détermination à gagner la guerre du pays contre les drogues illicites.

Le PDEA encourage également la mise en place de centres communautaires de réadaptation pour la toxicomanie, qui serviraient de refuges pour les milliers de personnes qui s’étaient rendues à l’échelle nationale.

« Nous devons établir des refuges pour que des milliers de personnes se rendent sur le chemin du rétablissement. Ces centres ont la capacité de reconstruire leurs vies brisées et de se reconstituer « , a déclaré Aaron Aquino.

Source: Manila Standard

NARCO-DISTRIBUTION (France): une start-up avait utilisé Snapchat pour ne pas laisser de traces…

Par Florence Morel

Livraison à domicile, carte de fidélité, le tout sur une application mobile.

Ceci n’est pas la description d’une grande enseigne de distribution, mais bien l’idée de deux jeunes montpelliérains, nous rapportent nos confrères de France Bleu Hérault. Sauf que la marchandise et leurs activités sont un peu particulières : il s’agit de trafiquants de drogue et la marchandise livrée n’est autre que du cannabis.

Les deux jeunes trafiquants, âgés de 19 et 22 ans, ont été arrêtés en scooter à Montpellier mardi dernier. Sans casque ni plaque d’immatriculation, ils ont attiré l’attention des policiers, qui les arrêtent immédiatement. En plus de ces deux infractions, les deux montpelliérains sont pris avec 250 euros en liquide et du cannabis.

Après enquête, les forces de l’ordre s’aperçoivent qu’il ne s’agit pas de consommateurs mais bien de trafiquants. Les deux acolytes s’étaient rencontrés lors d’un séjour en prison duquel ils sont sortis en août dernier, à la maison d’arrêt de Villeneuve-lès-Maguelone.

Forts de leur rencontre, ils élaborent un mois plus tard un trafic élaboré sur Snapchat.

Un trafic organisé sur Snapchat
Le principe est simple. Sur le réseau social, les vidéos ne durent que quelques secondes. Les deux jeunes utilisent alors ce biais pour envoyer des vidéos à des dizaines de contacts simultanéments. Ces derniers répondaient alors par messages, toujours sur le même réseau, qui disparaissaient après leur lecture. Une méthode simple qui permet, en théorie, de ne pas laisser de traces.

Non contents de faire passer leurs commandes sur Snapchat, ils utilisent aussi le réseau social pour recevoir les adresses des clients. Le tout afin de pouvoir les livrer à domicile en scooter ou en voiture. Et de pousser le système au point de proposer des offres promotionnelles.

Des flyers distribués devant les facs et les bars
Le système d’application mobile ayant ses limites, les deux comparses ne se contentent pas du commerce sur Snapchat. Pour trouver des clients, ils attendent à la sortie des facs, des bars ou encore des boîtes de nuit en distribuant des flyers.

Au dos de ces tracts, le duo élabore un système de carte de fidélité. Comme pour une boulangerie ou des pizzas, au bout de dix pochons achetés, le onzième est gratuit. Sauf que la vente de pain et de calzone n’envoient pas devant un juge…

La police a ainsi recensé une centaine de consommateurs.

Les deux trafiquant quant à eux, ont été présentés au juge.

Source: FRANCE INFO – Occitanie

CUBA: la DEA révèle que la cocaïne bolivienne entre au États-Unis via Cuba…

Le magazine brésilien Veja a rapporté que la DEA a des informations selon lesquelles Cuba serait un centre important pour l’envoi de cocaïne bolivienne aux cartels mexicains et aux États-Unis.

Ces informations précisent également qu’Evo Morales serait très proche du narcotrafic…

ESPAÑA: desmantelan una red de transporte de hachís con sede en la Región y camioneros a sueldo

Agentes de la Policía Nacional han detenido a ocho personas como presuntos responsables de un delito de tráfico de estupefacientes así como de pertenencia a organización criminal; cuyo fin era transportar por vía terrestre, en camiones de gran tonelaje y oculto en carga legal, hachís con destino al centro de Europa.

La operación policial culminó con detenciones y aprensiones en diferentes localidades y provincias, tales como Murcia, Lucena (Córdoba) y Sagunto (Valencia). En ella se incautado un total de 2.900 kilogramos de hachís, tres cabezas tractoras con sus remolques, dos turismos y 7.500 euros en metálico.

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http://www.laverdad.es/murcia/desmantelan-transporte-hachis-20171027111820-nt.html

COLOMBIE (Cartagena): saisie de 921 kilos de cocaïne du « Clan del Golfo »

La Marine colombienne a saisi 921,8 kilos de cocaïne à Cartagena. Cette cargaison qui appartenait au « Cartel du Golf », devait être embarquée à destination de Rotterdam, au Pays-Bas. La Marine, en collaboration avec le CTI (Cuerpo Técnico de Investigación) de la Douane colombienne, a découvert cette quantité de coke cachée dans un conteneur dans la zone industrielle de Mamonal. Source: Armada Nacional

PANAMA: incautan presunta droga en archipiélago de Las Perlas

Unidades del Servicio Nacional Aeronaval (Senan) lograron incautar varios paquetes de presunta droga en el archipiélago de Las Perlas, según informó este estamento de seguridad a través de su cuenta oficial de Twitter.

El hallazgo de la presunta sustancia ilícita se ubicó en una lancha artesanal durante un patrullaje que realizó el Senan en las comunidades insulares. Los paquetes con el contenido de la droga estaban distribuidos en varios sacos.

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http://www.critica.com.pa/sucesos/incautan-presunta-droga-en-archipielago-de-las-perlas-494539

FRANCE (les « affaires » et les ventes d’armes): les cadavres dans le placard de Charly (11)

Par ghostofmomo, le 16 septembre 2015

Et puis il y a les ventes d’armes aussi… avec d’autres compagnons de route de Charly tel Pierre Falcone… avant d’arriver à une affaire qui vient (enfin) de ressortir. La vie de Charles Pasqua a aussi croisé des vendeurs d’armes. Comme tout mafiosi qu’il était, ce petit monde associe toujours les mêmes choses : trafic de drogue ou trafic d’armes, on l’a vu ici avec Viktor Bout utilisent les mêmes avions. Bout se faisant parfois régler en diamants, lors de ces vols retours. Comme un président français, mais ça c’est encore une autre histoire : c’était l’ennemi juré de Charly, celui-là. Un président prêt à attirer à son service un homme du RPR qui l’a payé très cher, comme on va le voir bientôt. Son dossier vient de resurgir du fond d’un étang où on avait plongé son corps…

Cela commence par un énième scandale. Nous sommes en 2011, et Charly vient le 28 avril d’échapper encore une fois au couperet d’une justice… aux ordres, diront certains. Juste avant que le pouvoir ne change de mains, ce qui tombe plutôt bien pour lui. Condamné en première instance à trois ans de prison dont un an ferme, il se retrouve totalement blanchi en appel. Il avait pourtant touché 1,5 million de francs (228 673 euros), ce que la justice avait prouvé, au moment où l’homme en cheville avec lui, le sulfureux Arcadi Gaydamak s’était vu remettre la Médaille du Mérite. Au moment du procès, il était toujours en fuite et « activement » recherché par le successeur à l’Intérieur de…. Charles Pasqua, à savoir l’ineffable collectionneurs de tableaux Claude Guéant (la ministre de la Justice étant alors Alliot-Marie).

Selon Charly, ça n’avait rien à voir, c’était pour l’avoir aidé à la libération en 1995 de deux pilotes français retenus en otages en Bosnie. Que représentait cette somme, qui était Gaydamak et qu’était donc cette histoire de libération de pilotes mérite quelques explications, car dans le lot des absous, ce jour-là, il y avait aussi Pierre Falcone. Lourdement condamné à six ans de prison ferme en première instance, il avait vu sa peine réduite à 30 petits mois de prison ferme (quand même). Un autre larron pointe aussi dans l’affaire, et pas des moindres : Jean-Christophe Mitterrand le fils de son père… pour parfaire le panel, on ajoute Jacques Attali, le Jiminy Cricket de Mitterrand, et Jean-Charles Marchiani, dont on se demande dans quoi il n’aura pas trempé, plutôt, à suivre son mentor.. Charly le débonnaire, qui avait promis de « tout déballer » au début de son procès…

L’affaire est sombre, très sombre, car elle a mouillé tout le monde. Ou plutôt, on a arrosé tout le monde : le meilleur moyen de garantir une forme d’immunité. On retrouvera ainsi lors de l’enquête un versement de chèque de 100 000 francs (15 000 euros) versé en 1997 par la société de vente d’armes Brenco International à Georges Fenech qui était alors le président de l’Association Professionnelle des Magistrats (APM)…. de l’argent, des cadeaux : ainsi pour le cas pendable de trois étudiantes, des hôtesses recrutées par Falcone, qui se sont retrouvées au tribunal pour recel d’abus de biens sociaux, punissable de cinq ans de prison. Elles avaient été payées en cash uniquement, et une avait même reçu une Polo Wolkswagen. « Le cash, elle le recevait de la société de Pierre Falcone : « c’était à prendre ou à laisser », explique-t-elle. « Le travail était simple mais les heures étaient longues. On servait du café, du thé », explique Julie D, l’une des hôtesses. Comme elle, Mélanie P. est accusée d’avoir reçu du cash, mais aussi une Volkswagen polo, en « cadeau » de Pierre Falcone. Une partie du liquide, explique cette grande femme brune, « c’était parce que je venais de me séparer de mon petit ami et que je ne pouvais plus payer mon loyer. « Pierre Falcone trouvait que c’était pratique que je sois à côté du bureau et il m’a proposé de prendre en charge la moitié que mon ami payait ». Quant à la voiture, dit Pierre Falcone, Mélanie P. « m’est apparue émotionnellement plus fragile. J’ai tout simplement tenu à l’aider. Il n’y a pas d’agenda caché ». « La Polo, c’était une façon de rémunérer le travail parfait qui était le sien ». Pour justifier cela, Falcone avait dit à la cour , « mon plus grand souci était d’assurer le meilleur accueil possible aux délégations angolaises dont j’avais la charge » .

De l’argent de Brenco Trading International Limited, la société de Pierre-Joseph Falcone, connu sous le nom de Pierre Falcone, immatriculée aux îles Vierges britanniques et à l’île de Man, qui avait commencé dans la construction d’hôpitaux, d’autoroutes et d’écoles dans les pays en voie de développement pour se lier étroitement de 1989 à 1997, à la Sofremi (la Société Française d’Exportation des matériels et systèmes du ministère de l’Intérieur, créée en 1985 par Pierre Joxe). En décembre 2007, Pierre Falcone sera condamné par le tribunal correctionnel de Paris à un an de prison ferme pour détournement de fond dans ce qui a été apellé l’affaire de la Sofremi.

Une affaire encore où l’on retrouve notre bon Charly : celui-ci à nommé Bernard Dubois comme PDG en 1993 (il y restera jusqu’en 1997), un homme qui a Bernard Poussier comme adjoint. Or ces derniers vont constamment reverser des commissions plus que rondelettes sur les contrats obtenus à des proches du ministre, qui sont Jean-Charles Marchiani, Jean-Jacques Guillet et Pierre-Philippe Pasqua (le fils unique de Charles Pasqua décédé récemment lui aussi) ou à Étienne Leandri (mort en 1995). « Par exemple, une somme de 15 millions de francs versée par la Sofremi à la société Ingeneria Mar del Plata, officiellement en tant que commission dans un contrat avec la province de Buenos Aires, est revenue en France, après avoir transité par des comptes au Panama ou en Suisse, pour financer les Éditions du Quotidien du maire. Dans un contrat prévoyant le déminage du Koweït après la guerre du Golfe, Étienne Leandri perçoit six millions de francs »… 6 millions de com’ !!!
Léandri, un autre proche de Pasqua, et un autre truand notoire. Avec lui, on retombe sur les trois (vilains) canards bien connus : « la Deuxième Guerre mondiale ne perturbe pas ses affaires. Leandri s’y taille une sale réputation de collabo, copinant avec des généraux allemands. En parallèle, il planque à l’occasion des juifs recherchés, comme Georges Cravenne (futur fondateur des césars) ou Joseph Kosma (compositeur des Feuilles mortes). Bentley avec chauffeur. A la Libération, Leandri s’enfuit en Italie. Il est condamné par contumace à vingt ans de travaux forcés pour « intelligence avec l’ennemi ». Leandri profite d’un décret non abrogé de Mussolini qui accorde aux Corses la double nationalité franco-italienne.

Puis les années 50 voient la CIA recycler d’anciens nazis et trafiquants de drogue au nom de la lutte anticommuniste. Leandri en est, l’occasion pour lui de fréquenter Lucky Luciano, parrain des parrains, successeur d’Al Capone. Les services américains assurent son retour au bercail. En 1957, Leandri se rend spontanément à la justice française. Il est blanchi de toute collusion avec l’occupant. « D’une droite rigide, il était plus excentrique que gestapiste », assure un ami. Revenu aux affaires, Leandri devient un pilier des Trois Canards, café parisien faisant office de QG du grand banditisme… » En filigrane, vous l’avez noté, on retrouve la CIA, qui suivaient de près on l’a dit le trafic d’héroÏne de Lucky Luciano, au nom de l’anticommunisme qui avait le bon dos.

Léandri est un autre pan oublié de la carrière de Charly. « Leandri se fait « arrangeur » auprès de grandes boîtes françaises (Thomson, Elf, GMF, Lyonnaise et Générale des eaux). Cela va du recouvrement musclé de créances à la contrepartie off-shore d’un deal. Il entre définitivement dans la cour du CAC 40 aux côtés de Nadhmi Auchi, milliardaire irakien réfugié à Londres, menacé de mort par le régime de Saddam Hussein. Leandri se fait le relais de ses craintes auprès de Charles Pasqua à l’Intérieur. Le compagnonnage Pasqua-Leandri, entamé à l’époque du SAC, se poursuit sur fond de méandres franco-irakiens ». On retrouvera ainsi Charly mouillé dans la sordide affaire de l’affaire Pétrole contre nourriture, en Irak. l’affaire avait commencé avec l’arrestation de Bernard Guillet, un ancien conseiller de… Charles Pasqua, qui n’avait jamais caché son amitié poru Tarek Aziz, mort récemment en détention. « D’une part, les dirigeants irakiens attribuaient des barils à des personnalités « amies » en contrepartie de leur lobbying en faveur de la levée des sanctions.

Responsables d’associations, hommes d’affaires, journalistes et anciens diplomates, dont Jean-Bernard Mérimée, ex-ambassadeur de France à l’ONU, sont ainsi soupçonnés, tout comme l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, qui nie avoir bénéficié de telles largesses.

Tarek Aziz, second de Saddam Hussein, un bon chrétien que celui-là, (c’est un chaldéen), condamné à mort en 2010 pour la répression contre les chiites et décédé le 5 juin dernier.

« Les policiers suspectent onze personnes d’avoir profité des fastes du régime irakien. Parmi elles, un homme d’affaires proche de Jacques Chirac, Patrick Maugein, un intermédiaire, Elias Firzli, l’ancien secrétaire général du Quai d’Orsay, Serge Boidevaix, un ancien ambassadeur de France à l’ONU, Jean-Bernard Mérimée, un ancien ministre de l’intérieur, Charles Pasqua, et son conseiller diplomatique, Bernard Guillet, ou encore le responsable de l’association Amitiés franco-irakiennes (AFI), Gilles Munier. « Concernant les allocations pétrolières, écrivent les enquêteurs, les infractions de corruption active et passive et trafic d’influence semblent avoir été relevées, et ce jusqu’en mai 2002. » M. Courroye, qui a demandé, en avril 2005, l’extension de saisine – ouverte pour « abus de biens sociaux, complicité et recel » – à ces incriminations n’a toujours pas, en juin 2005, reçu de feu vert du procureur de Paris. Selon les policiers, « la plupart des personnes physiques qui ont perçu ces allocations ont eu à véhiculer une image positive du régime irakien avec prise de position pro-irakienne, en particulier Gilles Munier et Serge Boidevaix, en contrepartie d’allocations pétrolières accordées par les autorités gouvernementales irakiennes de l’époque. Ceci peut constituer des faits de trafic d’influence aggravé ». « De même, assure la BRDE, il convient de souligner l’influence de MM. Charles Pasqua et Bernard Guillet et leur prise de position pour le régime irakien à l’époque. » Le 8 juillet 2013, Pasqua sera relaxé… il a vait été envoyé en correctionnelle en 2011 par le juge Tournaire : il aurait pourtant été relaxé , alors qu’il aurait perçu l’équivalent de plus de 4 millions de barils sous forme de commissions occultes versées à son conseiller diplomatique Bernard Guille. Et ce, malgré les documents accablants retrouvés en Irak et considérés « comme des faux » par Charly. le seul a avoir vanté les mérites de Saddam Hussein, en se rendant sur place à l’époque, en 1990, et avoir salué la disparition récente de Tarek Haziz s’appelant JM LePen…

« La justice française n’a jamais voulu poursuivre Leandri tant que Pasqua était puissant », résume un proche.

Balladur défait par Chirac, Pasqua groupusculisé au RPF, Leandri décédé, c’est l’hallali. Il y a d’abord l’affaire Sofremi, société d’exportation du ministère de l’Intérieur. Sous la deuxième cohabitation, Leandri a perçu 21 millions de francs de commissions pour la vente d’équipements policiers en Amérique du Sud. Bernard Dubois, ex-président de la Sofremi, l’a reconnu sur PV : « Etienne Leandri était commissionné à la demande du cabinet de l’Intérieur. J’ai compris dès les premiers jours que, par des retours de commissions, il finançait ce que Charles Pasqua ou son entourage allait lui demander de financer. » Dix millions reviennent au Quotidien du Maire, journal dirigé par un proche de Pasqua. Bernard Guillet, ancien conseiller du ministre, est plus nébuleux : « Il est exact qu’Etienne Leandri était très généreux. Il connaissait bien Charles Pasqua, ils avaient plaisir à dîner ensemble. »

Autre affaire pasquaïenne, et même familiale, cette fois avec Alsthom. « Créance morale. L’affaire Alstom est encore plus problématique, car le retour de commission touche au fils, Pierre-Philippe Pasqua. Michel Carmona, distingué professeur à la Sorbonne, est un franc-maçon aimanté par la face sombre des affaires au point d’avoir fréquenté avec assiduité Leandri à la fin de sa vie. Ensuite, il a dénoncé l’affaire Alstom, avec sa petite idée sur la problématique filiale : « J’ai compris qu’Etienne Leandri finançait le fils pour éviter de compromettre le père par des affaires douteuses. Selon moi, ce souci qu’il avait du fils était une sorte d’investissement pour ménager le père. Une sorte de créance morale. » Un grand classique du milieu : rendre service amicalement, puis exiger retour à l’envoyeur, plus ou moins fermement. Aux obsèques d’Etienne Leandri, en très petit comité, Pierre-Philippe Pasqua brillait par sa présence. Avant de s’enfuir en Tunisie, lorsque tout a foutu le camp ».
« Quand on est emmerdé par une affaire, il faut susciter une affaire dans l’affaire, et si nécessaire une autre affaire dans l’affaire de l’affaire, jusqu’à ce que personne n’y comprenne plus rien »… la méthode Charly, quoi… qui nous réserve encore d’autres surprises, c’est sûr…

FRANCE: retour sur le narcotrafic. …et sur Charles Pasqua, le SAC… Etc.Etc.

Audition de M. Ali Bourequat

Le 5 juin 1998, Monsieur Ali Auguste Bourequat a été auditionné en duplex,de son exil américain, par l’Assemblée générale de la Coordination radicale antiprohibitionniste (CORA), réunie à l’Assemblée nationale française.

Nous reproduisons ici la retranscription exacte de cette déposition.

—==oOo==—

Thierry Meyssan —  » Bonjour monsieur Bourequat. « 

Ali Bourequat–  » Bonjour monsieur. « 

TM —  » Vous êtes en communication avec le Congrès de la CORA à l’Assemblée nationale à Paris. D’abord, pour que nos auditeurs vous situent, je vais vous demander de confirmer votre identité. Vous êtes bien monsieur Ali Bourequat ? « 

AB–  » Oui. Je suis Ali Auguste Bourequat. « 

TM —  » Vous êtes bien citoyen français. « 

AB–  » Je suis citoyen français de naissance. « 

TM —  » Vous avez été amené à prendre connaissance de secrets qui touchent au trafic des stupéfiants et au rôle de l’État dans ce trafic. Et, à la suite de cela, monsieur, vous avez estimé que votre vie, ainsi que celle de madame Jacqueline Hémard (1), étaient en danger en France et vous avez obtenu l’asile politique aux États-Unis, ceux-ci ayant considéré que votre vie était effectivement en danger en France. C’est cela ? « 

AB–  » C’est exact. Alors, pour mettre les choses au point. J’ai été kidnappé avec mes deux frères au Maroc et séquestré pendant dix-huit ans sans droit ni titre, sans jugement et sans accusation. Nous avons été libérés après dix-huit ans et demi d’incarcération dans le camp de la mort de Tazmamart à la suite d’une pression directe du président américain sur le roi du Maroc et nous avons été rapatriés en France, trois jours après notre libération (2). Au cours de notre détention, nous avons passé les premières années dans différentes prisons secrètes. Dans la première, où nous avons séjourné deux années, nous avons été incarcérés avec trois des quatre truands qui étaient membres des services secrets français et qui avaient participé à l’enlèvement et à la liquidation du leader de gauche marocain Mehdi Ben Barka (3). Et c’est par ces gens-là que j’ai eu tout un tas de renseignements sur l’implication directe du roi du Maroc avec les autorités françaises. Et cela touchait les plus hautes autorités françaises du fait que la drogue était transportée dans des avions militaires et atterrissaient dans les deux importantes bases militaires d’Évreux et de Tours. Alors, à la suite de cela, arrivé en France, j’ai commencé une enquête pour reconfirmer avec les contacts qui m’avaient été donnés. Et je suis tombé sur le réseau Hémard, qui est Pernod-Ricard (4) en réalité. « 

TM —  » La famille Hémard est l’une des familles propriétaires de la société Pernod-Ricard ? « 

AB–  » Ils sont actionnaires parce que Ricard a absorbé Pernod. Je ne sais pas dans quelles années parce que je n’étais pas là. Et, Pernod fait partie du groupe maintenant Pernod-Ricard qui est une grosse boîte et la famille Hémard est une des parties prenantes de cette affaire. Mais avant, c’était Pernod simplement. Et, d’après monsieur Boucheseiche (5), qui était au service du SAC (6) pendant un certain temps, les laboratoires de transformation de cocaïne qui ont été installés au Maroc , il y en avait un à Tanger et un à Agadir. Le premier avait été installé à Tanger en 1962 et, un peu plus tard, a été installé celui d’Agadir. Et, ceux qui ont supervisé cette installation, ça a été les éléments de Pernod-Ricard. Et c’est comme ça que j’ai eu les noms d’Hémard. J’ai eu le nom de Charles Pasqua (7) et le nom de celui qui était dans la Main Rouge au Maroc -comment il s’appelle ? C’était un Corse : Joréduc. « 

TM —  » La Main Rouge, c’était un service secret… « 

AB–  » La Main Rouge -8-, c’est un organisme anti-terroriste, comme ils appelaient ça du temps du protectorat au Maroc. Et c’est eux qui avaient liquidé le libéral Lemaigre-Dubreuil (9). Mais cette Main Rouge agissait ouvertement avec la police française. « 

TM —  » À partir de quel moment, monsieur, avez-vous été en lien avec madame Jacqueline Hémard ? « 

AB–  » Quand j’ai découvert la piste, je n’ai découvert que les héritiers d’Hémard. J’ai pu prendre contact avec Éric Hémard qui est le propriétaire d’une petite usine de plastique à Maisons-Alfort qui lui a été donnée par son père. Cette usine a toujours été un paravent parce que c’était le paravent de la prostitution de la grande banlieue. Et c’est comme ça que j’ai connu madame Hémard. Quand j’ai connu madame Hémard, elle avait quelque chose à dire et elle avait très peur. Alors on s’était donné rendez-vous en Grèce et c’est là qu’elle m’a raconté comment son mari touchait de l’argent –comme ses frères– par la mère qui les réunissait une fois par an après avoir reçu ces Italiens de Naples, qui venaient la voir régulièrement. Ils recevaient 100 millions de francs anciens, c’est-à-dire 100 000 dollars chacun, qu’elle leur donnait en argent liquide. Ils se réunissaient l’été, en Suisse à l’hôtel Richemond où ils avaient un des beaux-frères qui a aussi une société paravent et qui fait des affaires avec l’Afrique, mais ce sont des affaires qui n’existent pas, c’est toujours une société paravent, et c’est lui le passeur de fonds en Suisse. Et, tous les mois d’août, ils tiennent une réunion de famille pour faire les comptes des transferts qu’ils ont là-bas. Et madame Françoise Hémard (10) entretient et contrôle un compte –je ne sais pas, il y a quelques milliards– à l’Union des Banques Suisses à Genève. Et tous, ils ont un compte là-bas, tous les héritiers Hémard. « 

TM —  » Qu’est-ce qui vous a fait croire, monsieur, une fois que vous aviez ces informations, que votre vie était en danger en France ? « 

AB–  » J’ai été menacé dans la rue quand je suis sorti de l’hôpital la première fois. La deuxième fois, j’ai été menacé sur les Champs-Élysées. Au cours d’une conférence de presse de notre avocat, le représentant du Journal Le Monde en a fait état publiquement et j’ai été convoqué par le commissaire Sabatier, qui était le chef de l’UAT, l’unité anti-terrorisme et à qui j’ai fait le rapport de ce qui m’est arrivé et les menaces dont j’ai été victime. Monsieur Sabatier m’avait donné des coordonnées à appeler au cas où j’aurais été encore menacé. Ce qui s’est passé. J’ai appelé monsieur Sabatier, il n’y a eu aucune réponse. J’ai été attaqué chez moi par un élément qui est le garde du corps du fils Hémard, j’ai appelé la police. J’ai été au commissariat. J’ai signé une main courante –c’est tout ce qu’on a fait– mais les menaces ont continué jusqu’après la conférence que nous avons eue à Stockholm, avec Amnesty International, quand je suis revenu. Pendant cette époque-là, quand j’étais à la conférence, madame Hémard avait déjà quitté son domicile et s’était réfugiée chez moi, avec sa sœur. Et, elle a été menacée, rue Lalo par trois personnes, qui se sont présentées au nom de la DST française, et qui lui ont dit qu’ils allaient lui faire son affaire. Elle a pris son enfant, elle a quitté la France, elle est partie en Belgique, et, de Bruxelles, elle a pris l’avion, elle s’est réfugiée aux États-Unis. Moi, j’ai eu le même problème en rentrant de Stockholm. J’ai été abordé par ces éléments-là de la DST. Et ils ne se sont pas cachés de me dire qu’ils étaient de la DST et que c’était dans mon intérêt de fermer ma gueule. Le commissaire Sabatier n’avait pas répondu à mes appels de détresse, comme monsieur Pasqua, ministre de l’Intérieur qui avait été saisi par lettre par mes avocats, ainsi que le président de la République et que tout cela était resté lettre morte, je n’avais plus qu’une issue, c’était de partir. Entre-temps, durant mon séjour à Paris, monsieur Hémard s’est permis de me menacer directement par téléphone. Tous ces enregistrements, je les ai fournis aux autorités américaines. Et il ne se cachait pas de me dire que sa mère avait parlé avec Pasqua et avec Borderie et qu’ils allaient me liquider et qu’ils allaient me faire mon affaire avec sa femme. « 

TM —  » Monsieur Bourequat, nous avons eu connaissance de votre déposition et de celle de madame Hémard devant la justice américaine. Dépositions à la suite desquelles vous avez obtenu l’asile politique (11). « 

AB–  » Oui. « 

TM —  » Dans ces dépositions, vous accusez nommément une personnalité française de préparer votre élimination. « 

AB–  » Exactement. « 

TM —  » Pouvez-vous nous répéter très précisément quelle a été votre déposition devant la justice américaine ? « 

AB–  » Je ne peux pas vous le dire. « 

TM —  » Pouvez-vous nous dire son contenu tout au moins. « 

AB–  » Le contenu, ça a été que j’ai été menacé par ces gens-là et par une autorité officielle française. « 

TM —  » Quelle est cette autorité monsieur ? « 

AB–  » Cette autorité, c’est la DST. « 

TM —  » Vous aviez donné le nom d’une personnalité gouvernementale française dans votre déposition. Est-ce que vous pouvez nous la répéter ? « 

AB–  » Cette autorité, c’est monsieur Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur à l’époque. « 

TM —  » Votre déclaration a été jugée recevable par la justice américaine et les autorités spécialisées, le DEA, ont considéré que l’ensemble de votre témoignage était corroboré et vous avez donc obtenu l’asile politique aux États-Unis. Ce qui a conduit les États-Unis à considérer que, dès lors, la France n’est plus une démocratie mais un régime dont il convient de protéger certains ressortissants. « 

AB–  » Oui. Il y en a plusieurs qui sont dans le même cas. Je ne suis pas le seul. Il y a actuellement cinq personnes qui sont réfugiées aux États-Unis, qui ont été menacées et il y a même des juges qui ont directement menacé ces personnes. Il y a eu même une action directe sur le sol américain par un consul français pour l’enlèvement d’une fillette. « 

TM —  » Lorsque nous avons eu connaissance de votre déposition, c’était il y a deux ans je crois, nous avons joint le cabinet de monsieur Pasqua pour lui demander sa version des faits. Nous n’avons pas eu monsieur Pasqua lui-même mais ses collaborateurs qui ont totalement démenti vos allégations. Alors, … « 

AB–  » Bien sûr ils vont les démentir. Monsieur Pasqua ne va pas vous dire ce qu’il a été faire au Maroc avec cinquante-neuf sénateurs. Il ne va certainement pas vous dire ça monsieur Pasqua. Monsieur Pasqua ne vous dira certainement pas quelles sont ses relations avec le roi du Maroc et cela depuis longtemps. Il ne vous le dira certainement pas. Monsieur Pasqua ne vous dira pas qu’est-ce que sont devenus les éléments du SAC dont une partie ont organisé une police privée chez Pernod-Ricard et une autre partie ont créé une société de protection qu’ils appellent une société de gardes du corps et ils agissent pour la liquidation des gens. Moi j’ai une preuve que la famille Hémard a proposé la liquidation de quelqu’un pour 12 000 francs. Et ça par l’intermédiaire de la police qu’ils ont, une police privée, qui a été organisée par monsieur Pasqua au sein de Pernod-Ricard. Ça de toute façon, c’est très connu. Bien sûr ils ne vont pas reconnaître ces faits-là, bien sûr la France ne va pas reconnaître qu’elle nous a persécutés. Jusqu’à présent mes frères sont persécutés. Monsieur Alain Juppé (12) a fait un référé pour nous expulser des appartements qui ont été mis à notre disposition quand nous avons été libérés. Mais moi j’avais déjà quitté. Comment se fait-il que tout Premier ministre qu’il est, il me poursuit en justice pour m’expulser d’un appartement que je n’occupe pas alors que j’étais depuis un an déjà aux États-Unis ? Et maintenant c’est mes frères qui sont persécutés par l’actuel gouvernement par l’intermédiaire de quoi… on a mis la société PSR, qui est la société de Paris Services Réservations (13) qui appartient à madame Ménage. On sait qui est madame Ménage, on sait qui est monsieur Ménage (14). « 

TM —  » Pardon, monsieur Bourequat… « 

AB–  » On persécute mes frères. Alors toutes ces persécutions, c’est quoi, c’est ça l’État de droit ? Tout cela, parce que… , pourquoi ? Nous sommes des Arabes ? « 

TM —  » Monsieur Bourequat…Pardon… « 

AB–  » Je l’ai dit moi. Je l’ai écrit au président de la République. Je lui ai dit, je suis persécuté pourquoi ? Parce que je ne suis pas fils de Marie, je suis fils de Fatima ? « 

TM —  » Monsieur Bourequat, un instant s’il vous plaît.  » AB–  » Oui… « 

TM —  » Nous avons bien entendu votre déposition et les accusations que vous portez. Est-ce que vous avez essayé d’interpréter les éléments que vous rapportez et est-ce que vous avez, à vos yeux, trouvé un sens politique, organisationnel à ces liens qui existent entre certains responsables politiques français et l’État du Maroc ? Comment envisagez-vous ces liens politiques ? « 

AB–  » D’abord, il y a des intérêts privés, comme les intérêts de monsieur Giscard d’Estaing (15). Monsieur Giscard d’Estaing et sa famille ont des intérêts énormes au Maroc. Il y a Maroc Phosphore, il y a Maroc Chimie. Ce sont deux importantes sociétés de transformation de phosphate dans lesquelles monsieur Giscard d’Estaing et son frère ont des intérêts énormes. Bon, à part cela. Monsieur Giscard d’Estaing était propriétaire d’un grand domaine qui était mitoyen de celui du roi dans le Ouled Dzaim, dans cette région où il y a de grandes propriétés agricoles, c’est dans cette même région que monsieur Chirac (16) est propriétaire d’une propriété que le roi lui a offerte après son élection (17). « 

TM —  » Vous confirmez cet élément ? « 

AB–  » Oui, je le confirme et c’est la propriété de son frère, le prince Moulay Abdel Allah, il a séquestré cette propriété à ses héritiers et il l’a offerte à monsieur Chirac. D’autre part avant d’être président de la République, monsieur Chirac avait une villa qui était mitoyenne du palais d’été de Shkirat à Rabat. « 

TM —  » Bien… Monsieur Bourequat… « 

AB–  » Et ça, c’est confirmé. Beaucoup de gens l’ont vu là-bas. On a même contacté des gens qui ont travaillé là-bas, qui ont servi monsieur Chirac dans plusieurs de ses déplacements et dans plusieurs de ses séjours. Alors, ce ne sont pas des choses qu’on a dit, ou des choses… Moi je n’étais pas là de toute façon. Moi, je ne suis né que le 30 décembre 1991 et ces renseignements m’ont été donnés. Les gens ne vont pas mentir à ce point-là. Et puis, de toute façon, la position du gouvernement français le prouve. Pourquoi le gouvernement français nous persécute ? Pourquoi le gouvernement français nous a ignorés pendant dix-huit ans et ensuite il nous persécute si ce n’était pas à la demande du roi du Maroc. Mais nous sommes citoyens français. « 

TM —  » Monsieur Bourequat, un instant s’il vous plaît… « 

AB–  » Pourquoi la France nous ignore ? C’est une honte pour un pays de droits comme la France qui a été le berceau des droits de l’homme de persécuter ses citoyens. Pourquoi ? C’est de la discrimination raciale. « 

TM —  » Monsieur Bourequat nous comprenons très bien votre douleur pour qu’elle ait pu justifier votre expatriation et nous entendons bien vos accusations même si, ici donc, les personnes mises en cause ont globalement démenti sans pour autant apporter quelque explication que ce soit à vos allégations et nous savons bien entendu également que la justice américaine a elle considéré que les éléments que vous apportiez étaient corroborés à ses yeux, suffisamment tout au moins, pour vous accorder, à vous et à madame Hémard, l’asile politique. Nous vous remercions de cet entretien. « 

AB–  » Elle n’est plus madame Hémard, elle est madame Bourequat actuellement. « 

TM —  » Félicitations monsieur. « 

AB–  » Merci. Et ce que je voudrais demander à l’Europe, c’est que l’Europe prenne en considération… parce que ce problème de drogue, il n’y a pas une volonté européenne… « 

TM —  » Monsieur Bourequat, vous avez jeté un grand trouble dans cette salle, vous imaginez. Nous allons discuter de cela. Laissez-nous digérer un petit peu votre intervention et nous n’hésiterons pas à vous rappeler si nécessaire. Merci de cette intervention. « 

AB–  » Je vous en prie. « 

—==oOo==—

 

– 1 Jacqueline Pile, alors épouse d’Éric Hémard.

– 2 Cf. Dix-huit ans de solitude : Tazmamart, par Ali Bourequat, éd. Laffon, 1993.

– 3 El-Mehdi Ben Barka (1920-1965) : Homme politique marocain, secrétaire général de l’Union des forces populaires (UNFP). Exilé, condamné à mort par contumace, il fut enlevé à Paris, en octobre 1965, par des agents des services secrets marocains et leurs complices français, et disparut.

– 4 Pernod-Ricard. Société de holding, leader mondial des produits anisés et des préparations de fruits. Capitalisation boursière : 17, 26 milliards de francs. Chiffre d’affaires consolidé (1996) : 16,81 milliards de francs.

– 5 Georges Boucheseiche fut membre de la section française de la Gestapo pendant l’Occupation nazie, ultérieurement recruté par les réseaux gaullistes de Jacques Foccart, il participa aux enlèvements du colonel Argoud et de Mehdi Ben Barka. Il fut arrêté au Maroc par le colonel Ahmed Dlimi et placé au secret à Tazmamart, en 1972, après l’élimination du général Oufkir.

– 6 SAC (Service d’action civique) : police secrète, créée en marge du parti gaulliste, pour lutter contre le terrorisme des partisans de l’Algérie française. Le SAC a été dissous par ordonnance prise en Conseil des ministres, le 3 août 1982, après la tuerie d’Auriol.

– 7 Charles Pasqua. Homme politique français. Il travailla pour la société Ricard (1952-67) dont il fut notamment directeur des ventes et de l’exportation. Sur le plan politique, il fut entre autres vice-président du SAC (1965-69), et ministre de l’Intérieur (1986-88 et 1993-95).

– 8 La Main Rouge était un escadron de la mort, créé par les services secrets français, en 1952, sous l’autorité du colonel Marcel-André Mercier, pour éliminer le terrorisme au Maghreb, qu’il soit indépendantiste ou colonialiste. Elle s’illustra d’abord en Tunisie, puis au Maroc et en Algérie. Elle n’hésita pas à poursuivre ses cibles en Belgique, Allemagne, Italie, Suisse, et aux Pays-Bas. On lui prête plus de trois cents meurtres. Elle était liée aux services  » stay behind  » de l’OTAN.

– 9 Jacques Lemaigre-Dubreuil, époux de Simone Lesieur, héritière des huiles Lesieur. Il fut, à la fin des années trente, l’un des financiers du CSAR, un puissant complot d’extrême droite connu sous le nom de  » La Cagoule « . Pendant la seconde guerre mondiale, il développa son entreprise en négociant avec les deux camps. Dans les années cinquante, il évolua vers la droite libérale. Propriétaire de Maroc-Presse, il fut assassiné par la Main Rouge, le 11 juin 1955, probablement sur ordre du président du Conseil, Edgar Faure.

– 10 Françoise Sanson, veuve de Jean Hémard, est actuellement administratrice de la holding Pernod-Ricard.

– 11 C’est après avoir rencontré le président Carter et avoir déposé devant la Commission des droits de l’homme du Congrès des États-Unis, qu’Ali Bourequat a obtenu l’asile politique avec le soutien de la DEA et du Département d’État.

– 12 Alain Juppé : Homme politique français. Il a accompli toute sa carrière dans l’ombre de Jacques Chirac. Il fut notamment Premier ministre (1995-97) et président du parti gaulliste, le RPR.

– 13 Paris Services Réservation (PSR).

– 14 Gilles Ménage. Homme politique français. Il fut notamment directeur de cabinet du président Mitterrand (1988-95).

– 15 Valéry Giscard d’Estaing. Homme politique français. Il fut notamment président de la République (1974-81).

– 16 Jacques Chirac. Homme politique français. Il fut notamment président du parti néo-gaulliste, le RPR (1976-94), Premier ministre (1974-76), président de la République (depuis 1995). – 17 Cf. Le Canard enchaîné du 31 janvier 1996.

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BRÉSIL: saisie de 495 kilos de coke dans un camion

Un homme a été arrêté avec 495 kilos de cocaïne ce vendredi soir sur l’autoroute Assis Chateubriand, à Barretos (SP).

Selon les informations de la police de la route, la drogue était transportée dans un compartiment sur le coffre d’un camion.

Le camion avec des plaques de Tapurah (MT), avait été arrêté à un poste de contrôle. Les policiers, vu la nervosité du chauffeur ont fouillé le véhicule, et…ont trouvé la cocaïne en paquets enveloppés dans du plastique noir.

STUPS: leçons d’économie sur le trafic de drogue

Par Benoit Georges
Un journaliste de « The Economist » a analysé les cartels de la drogue comme des entreprises.

De 2010 à 2013, Tom Wainwright a été le correspondant de l’hebdomadaire « The Economist » à Mexico.

« Plus je m’intéressais au secteur de la drogue, plus je me demandais ce que ça donnerait si je couvrais le sujet comme […] n’importe quel commerce. »

De cette question est né un livre passionnant, « Narconomics« , qui confronte les lois de l’économie à celles du narcotrafic – pour constater que, souvent, elles ne sont pas si éloignées. Riche en anecdotes et souvent drôle, l’ouvrage est aussi une mise en cause des méthodes de lutte contre la drogue, aussi dangereuses socialement qu’inefficaces économiquement.

Extraits.

Fixation des prix : « Une demande constante et une offre restreinte devraient mener à une hausse du prix; pourtant, la cocaïne est toujours aussi peu chère. Comment les cartels sont-ils parvenus à défier les lois fondamentales de l’économie ? Pour comprendre comment ils ont réussi ce tour de passe-passe, on peut penser à Walmart. […] Les conflits armés de Colombie sont tels, quelle que soit la région, qu’un seul groupe de trafiquants exerce son emprise. Ce groupe est l’unique acheteur local de feuilles de coca, de sorte qu’il dicte le prix, tout comme Walmart est parfois en mesure de définir le prix des produits qu’il achète. Cela implique que, si le coût de production de la feuille augmente – en raison de l’éradication, d’une maladie ou de tout autre motif -, ce sera au cultivateur de supporter ce coût et non au cartel. »

Ressources humaines :

« L’appartenance à un gang, au Salvador, ne dépend pas de celui qui paye les salaires les plus élevés, mais du lieu de naissance du candidat gangster. Une fois qu’un jeune homme est devenu membre et s’est fait couvrir le corps de tatouages à la gloire [du gang] Salvatrucha, il est hors de question de passer à Barrio 18, et vice versa. […] En termes d’économie, cela signifie que […] le marché du travail pour les « mareros » salvadoriens est totalement illiquide. Sans le moindre risque qu’un gang débauche les employés de l’autre, les « maras » [gangs] n’ont pas besoin de se disputer les talents, ce qui leur permet de maintenir les salaires à un bas niveau. »

E-commerce :

« A la différence du dealer de la rue, les vendeurs en ligne expliquent clairement leurs conditions de vente, la plupart proposant une forme de compensation si le produit n’arrive pas à destination. Quelques-uns prétendent même que leur cocaïne provient du « commerce équitable » ou « ne provient pas de zones de conflits », ce qui est manifestement faux […], mais intéressant en ce que cela révèle comment les dealers se mettent à imiter les tactiques utilisées par les commerçants ordinaires. »

Source: Les Echos.fr

MAROC: le satellite Moroccan aura un rôle central contre le narcotrafic et pour la lutte antiterroriste

Plus que quelques jours pour voir le Maroc devenir une puissance spatiale.

Sauf contre temps, c’est une fusée italienne de type « Vega » qui lancera le 8 novembre prochain, depuis le pas de tir de Kourou en Guyane, le premier satellite espion du royaume chérifien nommé Moroccan EO Sat1.

Il s’agit d’un satellite d’observation à très haute résolution de type Pléiades (résolution de 70 cm).

Le lancement du second satellite est prévu en 2018.

COLOMBIA (Arroyo de Piedra): golpe del Gobierno nacional al Clan del Golfo en Bolívar

La Armada colombiana incautó de 271 kilos de cocaína que estaban ocultos en las playas cercanas al caserío de Arroyo de Piedra, en el departamento de Bolívar.

En Arroyo de Piedra, corregimiento en el norte de Cartagena, Bolívar, soldados de la Armada Nacional y detectives de la Dijín, en una labor conjunta, decomisaron 271 kilogramos de clorhidrato de cocaína que estaban enterrados en zona de playa.

La droga pertenecía al Clan del Golfo, el mayor grupo armado del país, que « en el último mes han aumentado ostensiblemente su actividad criminal de tráfico de estupefacientes en diferentes modalidades », agregó la Armada en un comunicado.

El operativo se realizó como parte de una campaña de registro y control de las playas próximas a Cartagena de Indias, con el fin de evitar que sean utilizadas por narcotraficantes para embarcar cargamentos de cocaína hacia el exterior.

Leer mas

https://www.publimetro.co/co/noticias/2017/10/27/golpe-del-gobierno-nacional-al-clan-del-golfo.html

https://www.elheraldo.co/judicial/hallan-271-kilos-de-cocaina-en-playa-de-arroyo-de-piedra-bolivar-416209

COLOMBIE (La Guajira): la DIJIN arrête une ambulance avec un chargement de cocaïne

A Uribia, une ambulance, non enregistrée pour le transport de malades, a été arrêtée chargée de près de 200 kilos de cocaïne.

Le véhicule se dirigeait vers la Alta Guajira pour transférer la drogue sur un navire à destination des USA ou de l’Europe.

Ce sont les forces spéciales de la DIJIN de Bogota qui ont réalisé cette opération.

Source: Blu Radio

DOUANE FRANÇAISE: l’enquête tronquée sur les ripoux de la Douane et leurs comptes cachés à Andorre

Retour sur une « AFFAIRE » à Roissy, alors que Corinne Cleostrate (aujourd’hui cheffe de la DNRED) était la directrice régionale à Roissy voyageurs.

Ça fait plus de deux ans, qu’après deux ans d’investigations, l’instruction devait toucher à sa fin et que le dossier devait être rapidement communiqué au parquet pour le règlement en vue du procès en correctionnelle, avait dit à « Sud Ouest » un porte-parole du parquet de Bobigny.

Les poursuites n’iront donc pas au-delà des suspects à l’origine de l’affaire.

Cet aboutissement paraît tronqué quand on prend connaissance d’un rapport de police de 2012, que « Sud Ouest » s’était procuré.

Principale révélation choc : c’est peut-être depuis… quinze ans, voire vingt, que les douaniers de la BSE, chargés de contrôler les bagages des voyageurs à l’embarquement, volaient l’argent envoyé aux cartels sud-américains par les mafieux européens pour rémunérer les envois de drogue.

Ceux-ci adoptent de plus en plus souvent cette méthode pour faire voyager l’argent, évitant les circuits financiers, donc l’électronique et les ordinateurs du renseignement. Le pot aux roses a été découvert par hasard.

Des millions placés en Andorre

Tout commence le 12 avril 2012, quand une valise contenant 640 000 euros en grosses coupures provenant du trafic de drogue et destinée à la République dominicaine disparaît mystérieusement à Roissy. Chez les policiers français de l’OCRTIS (Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants), c’est la stupéfaction. Ils suivaient, grâce à une information, la piste de deux trafiquants, espérant ainsi mettre au jour toute la filière.

Les policiers examinent les enregistrements de vidéosurveillance de la zone de tri des bagages du terminal 2C. Un douanier peut y être vu se faisant remettre trois valises suspectes avant leur embarquement en soute, puis n’en ramener que deux. Les enquêteurs constatent que cet agent appelle un de ses collègues, qui prend l’avion le soir même pour Toulouse. Il est appelé à son arrivée par un numéro de la principauté d’Andorre, micro-État et paradis fiscal pyrénéen dont les co-princes sont le roi d’Espagne et le président français. Les conversations sont écoutées : l’argent est plus tard déposé dans une banque, où un conseiller propose même des placements avantageux.

Les policiers arrêtent trois douaniers le 19 juin 2012, et leurs premières déclarations amènent quatre autres interpellations le lendemain. De fortes sommes en espèces sont saisies. Six des sept suspects passent aux aveux. Les recherches effectuées en Andorre donnent des résultats effarants : six des douaniers y possèdent des comptes créditeurs de plusieurs centaines de milliers d’euros et leurs historiques montrent qu’ils y ont déposé et retiré dans le passé des millions d’euros en espèces, sans que cela effarouche outre mesure les banquiers andorrans.

Source: Sud Ouest