PARAGUAY: Blanchiment à l’ Amambay Trust Bank Ltd.

Publié: 28 mai 2018 par Marc Fievet dans Narcotrafic INFOS

La famille Adams du Paraguay ?

Horacio, sa famille … et les « Paraguayan’s Papers », avec ce qu’a découvert notamment l’ICIJ sur elle dans des lieux bien connus désormais (ceux proposés par Cossack Fonseca): « les hauts responsables d’une banque paraguayenne appartenant à Horacio Manuel Cartes, le principal candidat du pays à l’élection présidentielle de ce mois, exploitaient une institution financière secrète dans un paradis fiscal du Pacifique Sud, révèlent des dossiers obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation. Le père de Cartes, Ramón Telmo Cartes Lind, et quatre autres cadres du Banco Amambay S.A. ont créé Amambay Trust Bank Ltd. en 1995 dans les îles Cook, une petite chaîne d’atolls et d’affleurements volcaniques à plus de 6 000 miles de la nation sud-américaine.

Horacio Cartes est un fabricant de cigarettes paraguayen prospère qui se présente aux élections du 21 avril. Horacio Cartes et Banco Amambay ont récemment fait l’objet d’une enquête sur le blanchiment d’argent par les États-Unis. Selon l’administration des drogues et le Bureau de l’alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs, selon les câbles diplomatiques publiés par Wikileaks en 2010.

Ce n’est pas la seule fois que Banco Amambay et ses fonctionnaires ont fait les manchettes pour des allégations de blanchiment d’argent, mais les accusations n’ont jamais abouti à des condamnations. Le mois dernier, le chef de l’agence de lutte contre le blanchiment d’argent du Paraguay a déclaré que la banque faisait l’objet d’une enquête aux côtés d’autres institutions financières pour des transferts d’argent illégaux à l’étranger. Le jour suivant, l’officiel s’est rétracté et a dit qu’il s’était mal exprimé. Amambay a nié toute implication dans des activités criminelles. La banque des Îles Cook, Amambay Trust Bank Ltd., semble n’avoir ni bâtiment ni personnel dans les Cook mais détenir une licence bancaire lui permettant d’effectuer des transactions financières comme une banque normale. Dans sa demande de licence, il indiquait qu’il était destiné à fournir des services bancaires aux investisseurs qui ont besoin de solutions de financement non disponibles auprès des banques locales au Paraguay. » Ce document fait partie d’une cache de 2,5 millions de fichiers offshore obtenus par ICIJ. Les actionnaires de la banque offshore étaient Ramón Cartes et Guiomar De Gásperi, à l’époque président et vice-président de Banco Amambay. Ramón Cartes est décédé en 2011. Aujourd’hui, son fils, Horacio Cartes, est à la tête du conglomérat d’entreprises familiales, dont Banco Amambay comprend une usine de cigarettes et plusieurs entreprises agricoles. Cartes est également le président d’un club de football populaire (il est en congé maintenant alors qu’il fait campagne pour le poste de président).

La banque des Îles Cook, est opérationnelle depuis 1961, indique son site Internet… un secret bien gardé en tout cas : « Jorge Raul Corvalan Mendoza (ici à gauche), président de la Banque centrale du Paraguay, qui supervise les institutions financières, a déclaré que la législation du pays exige depuis le milieu des années 90 que les banques obtiennent la permission des autorités bancaires avant d’ouvrir des filiales. M. Corvalan, qui est devenu chef de la Banque centrale en 2008,

a déclaré qu’il ne connaissait pas l’existence d’Amambay Trust Bank Ltd. dans les Îles Cook. « Je n’ai aucune connaissance de ce qui s’est passé dans les années 1990 », a-t-il déclaré. » La drogue qui circule partout avec les élites au plus haut de l’état qui participent et profitent en tout du système, en dissimulant leurs profits dans des partis fiscaux ; le Paraguay a allègrement franchi avec tout cela la limite qui caractérise un narco-Etat, selon beaucoup d’observateurs. Un retour aux années 70, pour lui, celui des années où le pays hébergeait, on le rappelle, la filière florissante de la mafia corse de la French Connection, avec Auguste Ricord, ce proche de de la Carlingue, (l’auxiliaire de la Gestapo française sous le régime de Vichy) qui a travaillé pour la Gestapo française sous l’occupation allemande, lire ici leurs exploits…), comme l’ont écrit Oliver Villar et Drew Cottle dans » Cocaine, Death Squads, and the War on Terror: U.S. Imperialism and Class Struggle in Colombia »…

Source: http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-clxxiv-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-10/

00000000

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s