UK 🇬🇧 & USA 🇺🇸 (Armes pharmaceutiques): les troupes alliées ont pris des amphétamines sur le champ de bataille après avoir appris la « super-drogue » nazie

Un nouveau documentaire révèle que la « super drogue » qui a alimenté les victoires allemandes sur le champ de bataille a conduit les Alliés à rechercher leur propre formule secrète dans le cadre d’une « course à l’armement pharmaceutique » pendant la Seconde Guerre mondiale.

Après avoir appris au début des années 1940 que les nazis recevaient de la méthamphétamine Pervitin, les Alliés ont décidé de doser à leurs troupes une amphétamine similaire, la benzédrine.

Les efforts déployés par les commandants alliés pour trouver des « renforçateurs de force » sont révélés dans un nouveau documentaire de PBS intitulé « Secrets des morts: vitesse de guerre mondiale ».

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SENEGAL 🇸🇳: incautados 798 kilogramos de cocaína

El servicio aduanero de Senegal ha informado de que sus agentes se han incautado de 798 kilogramos de cocaína ocultos en coches nuevos transportados en un buque mercante desde Brasil.

En los últimos meses los países de África occidental han interceptado varios cargamentos improtantes de droga.

La cocaína fue descubierta en la noche del sábado al domingo en 15 coches almacenados en un buque anclado en el puerto de Dakar en un formato similar al utilizado en el cargamento el pasado miércoles, cuando se descubrieron otros 238 kilogramos de droga igualmente procedente de Brasil.

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ESPAÑA 🇪🇸 (Campo de Gibraltar): así se preparan los narcos para transportar el hachís

La discreción no parece importar a los grupos de narcos a la hora de prepararse para transportar el hachís desde Marruecos hasta las costas españolas. Ejemplo de ello es la escena con la que se han encontrado numerosos bañistas que han estado esta semana en la playa Tubalita, situada en Sabinillas, en Manilva.

Entre familias y usuarios que disfrutaban de una jornada de playa, a plena luz del día, más de una veintena de porteadores corren desde el litoral hacia la orilla del mar, donde espera una lancha. En este caso, no la descargan, sino que la llenan de garrafas de gasolina.

Las fuentes consultadas por este periódico han explicado que se trata de una maniobra «muy peligrosa»: «Pueden explotar o prenderse en cualquier momento en una playa llena de gente. De hecho, los porteadores incluso fuman estando al lado de las garrafas».

Todo se hace en cuestión de cinco minutos. Una furgoneta llega cargada con las garrafas de gasolina a la playa, donde aguardan los porteadores y una lancha en la orilla. «Van a todo trapo, sin mirar nada ni a nadie, cuanto menos tarden, antes se van», cuenta un usuario de la playa, quien ha indicado que esta semana se ha vivido esta escena en esta playa hasta tres veces.

Ha ocurrido miércoles, jueves y viernes. Sobre las 14.00 horas y, luego, sobre las 16.00 horas, ha indicado este usuario, quien muestra su preocupación por la situación en esta playa.

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NARCOTRAFICO 🇪🇸 (La ruta del hachís Ceuta-Algeciras): el embarque con la droga adosada

La presión ejercida sobre las narcolanchas ha llevado al aumento del tráfico de drogas en pequeñas cantidades.

Un tráfico que se nutre de los pequeños eslabones, las llamadas ‘mulas’ que se dedican a la carga del hachís para su traslado de Ceuta a Algeciras. Lo llevan en el interior del organismo o adosado, pretendiendo así burlar los controles establecidos por las fuerzas de seguridad a pie de puerto.

En las últimas 24 horas la Guardia Civil ha detenido a tres personas que llevaban adosada la droga al cuerpo. Todos con perfiles distintos pero realizando la misma función: un militar que llevaba dos kilos y dos mujeres que portaban un kilo de hachís cada una.

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Quand à la classification des drogues!

La classification des drogues n’a rien de scientifique, et c’est un problème

Une trentaine de responsables politiques et de prix Nobel réclament solennellement une refonte totale du dispositif de guerre à la drogue en vigueur à l’échelon international.

«La distinction entre substances légales et illégales n'est pas fondée sur la recherche pharmacologique, mais sur des considérations historiques et culturelles.» | Guvo59 via Pixabay
«La distinction entre substances légales et illégales n’est pas fondée sur la recherche pharmacologique, mais sur des considérations historiques et culturelles.» | Guvo59 via Pixabay

 

Elles sont aussi en colère que déterminées, et elles tiennent à le faire savoir. Réunies au sein de la Commission internationale de politique en matière de drogues (GCDP), trente-et-une personnalités (dont quatre récipiendaires du prix Nobel de la paix) ont lancé le 25 juin un appel pour que l’on en finisse enfin avec le grand bric-à-brac prévalant dans le classement des drogues.

Selon la commission, il en va de la santé publique et de la réduction des risques –étant entendu une bonne fois pour toutes qu’un monde sans drogue n’est qu’angélisme.

«Il y a urgence à évaluer de façon rationnelle les substances psychoactives. L’incohérence de la classification actuelle fait obstacle aux nécessaires réformes. Il est grand temps d’accepter le fait qu’une société sans drogue est une illusion et de créer les bases scientifiques de la régulation légale de leurs marchés, en revenant à l’essentiel: la vie, la santé, la sécurité de tous», résume Ruth Dreifuss, ancienne présidente de la Confédération suisse aujourd’hui à la tête de la GCDP, dans l’avant-propos de son rapport.

Des politiques répressives aveugles

Vieille affaire que celle de l’ambivalence vis-à-vis des drogues, ces substances qui modifient notre état de conscience et dont la consommation expose à de nombreux risques sanitaires, à commencer par celui de l’addiction.

Il faut bien comprendre que l’on parle ici à la fois des drogues naturelles et des drogues synthétiques, consommées à des fins récréatives, anti-douleur ou psychiatriques; des drogues licites, inhalées ou avalées, et des drogues illicites officiellement combattues. La production et la commercialisation des premières sont encadrées et généralement fortement taxées. À l’inverse, les secondes alimentent d’innombrables marchés mafieux que les États ne parviennent jamais à éradiquer.

Aujourd’hui, les politiques nationales comme internationales de lutte contre les drogues illicites se fondent sur un catalogue réunissant près de trois cents substances psychoactives, réparties en catégories selon la rigueur avec laquelle elles doivent être combattues.

«Ces substances sont soumises à une longue liste d’interdits: interdiction de les cultiver, de les produire, de les fabriquer, de les exporter, de les importer, de les distribuer, de les commercialiser, de les posséder et de les consommer, obligation de les limiter exclusivement à des usages scientifiques et médicaux, note Ruth Dreifuss. Certaines, d’ailleurs, se voient nier, sans la moindre preuve, toute utilité médicale.»

«Les effets en termes de santé publique et de sécurité, de discrimination et de surpopulation carcérale démontrent la nécessité de changer de cap.»

Rapport de la Commission internationale de politique en matière de drogues

Les conventions des Nations unies ont progressivement installé, de 1961 à 1988, le régime international de contrôle des drogues; les États se sont engagés à introduire la même classification dans leur législation nationale. Mais la guerre à la drogue menée dans ce cadre a amplement fait la preuve de sa totale inefficacité, doublée de considérables effets pervers.

Ces politiques répressives aveugles sont dénoncées par la GCDP depuis sa création en 2011: «Les effets en termes de santé publique et de sécurité, de discrimination et de surpopulation carcérale, de montée en puissance du crime organisé avec leurs corollaires de violences et de corruption ainsi que de privation de médicaments essentiels, démontrent la nécessité et l’urgence de changer de cap et de mettre en place des politiques plus efficaces et plus respectueuses des droits humains», insiste Ruth Dreifuss.

Le récent rapport de la commission fournit une analyse factuelle de l’histoire, des procédures et des incohérences majeures de la classification des substances psychoactives, en rappelant notamment que certaines des plus massivement nocives (le tabac et l’alcool) échappent à la prohibition et assurent de considérables profits aux acteurs commerciaux et aux États.

Ceci posé, le texte se penche sur les molécules psychoactives illicites, soit les drogues qui sont toutes considérées, par définition, comme hautement nocives et gérées par différents types d’organisations criminelles.

Bien évidemment, les frontières séparant les substances légales de celles qui ne le sont pas n’ont aucune valeur scientifique ou médicale: la cartographie, ici, n’est que la résultante d’une longue histoire de domination culturelle, économique et politique. Ces frontières sont d’ailleurs mouvantes, comme en témoigne l’actuel courant international de dépénalisation/légalisation du cannabis. Aucune corrélation n’est établie entre les effets psychotropes, les plaisirs procurés et les dégâts individuels et collectifs.

Quant à la classification actuelle, loin d’être scientifiquement fondée, elle est bien souvent «tributaire de l’idéologie, des préjugés et de la discrimination de groupes de population marginalisée, voire des intérêts financiers de l’industrie pharmaceutique».

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ARGENTINA 🇦🇷(centro de fronteras « Puerto Iguazú »): detienen a dos ciudadanos paraguayos con 83 kilos de cocaína y 26 de marihuana

Efectivos de Gendarmería Nacional incautaron 83 kilos de cocaína y 26 kilos de marihuana que eran transportados bajo el modus operandi de dobles fondos en la carrocería de un vehículo en la localidad de Puerto Iguazú por lo que el conductor y su acompañante quedaron detenidos. Se trata del mayor cargamento de cocaína secuestrado por Gendarmería en Misiones.

El hecho ocurrió en horas de la madrugada cuando gendarmes del Grupo Vial “Urugua-Í” dependiente del Escuadrón 13 “Iguazú” desplegados sobre la ruta nacional N° 12, a la altura del kilómetro 1.606, inspeccionaron la marcha de un automóvil Mercedes Benz, ocupado por dos ciudadanos paraguayos.

Al aproximarse a la zona del piso del baúl y zócalos, el can detector de narcóticos “Mara” cambió su actitud alertando a los efectivos del posible uso del rodado para traficar drogas.

En el centro de fronteras « Puerto Iguazú », el scanner de la Aduana mostró a los uniformados, las figuras rectangulares ocultas bajo la chapa.

Con la autorización del Juzgado Federal de Eldorado, se comenzó a desmantelar las estructuras metálicas del chasis, logrando extraer 56 paquetes con marihuana y 95 con cocaína.

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NARCOTRAFICO 🇪🇺: narcos magrebíes se alían con gallegos para llevar hachís a Sudamérica y traer cocaína

Los tres, y un cuarto magrebí que se encuentra en búsqueda y captura, mantuvieron según la investigación numerosos contactos telefónicos y realizaron viajes y encuentros, varios de ellos a mesa y mantel en Vigo y Bueu, para preparar la introducción de grandes cantidades de cocaína que se descargarían en las Rías Baixas para su posterior traslado a Europa en vehículos con compartimentos ocultos.

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FRANCE 🇫🇷 (Toulouse): les douanes et la police municipale saisissent cocaïne et héroïne dans un commerce

Belle saisie de drogue opérée, jeudi soir, par les services des douanes et la police municipale de Toulouse dans un établissement commerçant de l’avenue des Etats-Unis.

Deux individus qui détenaient une importante quantité de cocaïne et d’héroïne ont été interpellés.

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FRANCE 🇫🇷 (Longwy): 3,7 kg d’héroïne saisis

A l’issue d’une enquête de la police judiciaire de Metz, d’importantes quantités d’héroïne ont été saisies en début de semaine chez quatre dealers présumés, à Longwy et ses environs. La drogue était destinée à une clientèle à la fois française, belge et luxembourgeoise.

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FRANCE (Pyrénées-Orientales): poursuivi par la PAF, il emboutit sa Maserati dans un mur avec 450 kg de cannabis à son bord

Les agents de la PAF (Police aux frontières) ont pris en chasse une Maserati dans la nuit de dimanche à lundi.

Alors qu’ils s’étaient approchés pour la contrôler à la hauteur de la gare de péage de l’A9 à la frontière avec l’Espagne, le conducteur a soudainement accéléré.

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FRANCE 🇫🇷 (Darknet): des informations sensibles partagées avec des criminels

Un gendarme soupçonné d’avoir monnayé avec des criminels sur le darknet placé en garde à vue

Selon nos confrères, il est soupçonné d’avoir négocié certaines informations sensibles avec des criminels sur le darknet, cette partie cachée d’Internet où pullulent la vente illégale de drogues, d’armes et de faux papiers.

Cette arrestation survient neuf mois après celle d' »Haurus », un agent de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), lui aussi soupçonné d’avoir vendu sur le darknet des informations sensibles à des membres du crime organisé, notamment des localisations de téléphones portables.

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FRANCE 🇫🇷 (Tunnel du Fréjus): près d’1,4 kilo de cocaïne saisi par les douaniers de Modane

Dimanche 23 juin les agents des douanes de la brigade de Modane ont saisi 1,372 kilo de cocaïne dans un véhicule sur la plateforme française du tunnel du Fréjus (Savoie). La drogue était séparée en trois paquets entourés de cellophane qui étaient soigneusement cachés près d’une roue du véhicule.

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ALLEMAGNE 🇩🇪 (Europe 🇪🇺): le plus grand marché de drogues en ligne démantelé

La police allemande a annoncé ce 28 juin avoir démantelé le plus grand marché en ligne du pays pour la vente de stupéfiants ainsi que les arrestations de onze ressortissants allemands, néerlandais et polonais.

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UK 🇬🇧 (Londres): des résidus de cocaïne découverts au Parlement britannique

Sur les neuf lieux testés au sein du Parlement, quatre présentaient des résidus de cocaïne.

Adrian DENNIS / AFP

Après les révélations de plusieurs parlementaires sur leur consommation de drogue dans le passé, Michael Segalov, un journaliste de Vice, s’est rendu la semaine dernière au Parlement britannique pour découvrir s’il trouvait des traces de cocaïne.

Le résultat de ses investigations est sans équivoque : sur les neuf lieux testés, quatre présentaient des résidus de cocaïne.

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Qui osera faire le test en France?

Soutenir la pétition pour un contrôle dépistage de drogues sur l’ensemble de nos élus!

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CANADA 🇨🇦 (Cocaïne): la police démantèle un réseau relié aux Hells

Danielle Casaubon, François Forgues, Louise Landreville, Othman At-Tayeb, Shawn Sainte-Croix, Maxime L’Heureux-Breton, Danny Melasco et Vincent Larkin ont été accusés pour leur part de divers chefs reliés au trafic de stupéfiants.

Selon le bilan provisoire de l’opération Pureté, quelque 30 000 $ en argent, cinq véhicules, environ 180 grammes de cocaïne, 30 grammes de crack, près de 1000 pilules de méthamphétamine ainsi que des armes prohibées ont été saisis sur les lieux des perquisitions.

« Il est trop tôt pour faire un bilan complet », mentionne le porte-parole de l’ERM-Estrie, le sergent Claude Denis.

L’Escouade régionale mixte de l’Estrie (ERM-Estrie) crime organisé a mené cette série de perquisitions visant ce réseau relié aux Hells Angels.

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FRANCE 🇫🇷: faut-il légaliser le cannabis pour réduire la délinquance ? 

Des économistes, soutenus par 70 personnalités, proposent une «légalisation contrôlée» du cannabis, espérant diminuer la criminalité liée aux trafics.

Pour l’heure le gouvernement s’y oppose.

Benoît Hamon et Frédéric Péchenard livrent leur point de vue.

La légalisation du cannabis permettrait-elle de reprendre le contrôle face à l’échec de la répression? Et au bout du compte, de réduire la délinquance qui sévit dans les banlieues? C’est ce que suggère une note récente du Conseil d’analyse économique (CAE), un groupement d’économistes rattaché à Matignon, qui propose de créer un «monopole public de production et de distribution du cannabis», avec des producteurs agréés et des boutiques spécialisées. Il n’en fallait pas plus pour réveiller les espoirs de ceux qui défendent la cause de la légalisation.

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GUATEMALA 🇬🇹 (Santo Tomás de Castilla): aseguran casi seis toneladas de cocaína en cajas de pintura

Una inspección con caninos en bodegas de la portuaria Santo Tomás de Castilla, en Izabal, dio como resultado el hallazgo de un contenedor con 233 cajas de pintura en polvo de 25 kilogramos cada una, pero en realidad tenía un alto nivel de cocaína equivalentes a casi seis toneladas de droga que fue olfateada por una unidad K-9 de la Policía Nacional Civil (PNC) informó la institución.

El operativo fue desarrollado por agentes de la Subdirección General de Análisis e Información Antinarcótica (SGAIA) de la Policía Nacional Civil con el apoyo de Homeland Security Investigations (HSI) y la Drug Enforcement Administration, (D E A) de Estados Unidos.

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NARCO-BUSINESS: investissement dans le cannabis: l’euphorie pourrait ne pas durer

Schroders reste prudent à l’égard des valeurs liées au secteur du cannabis. La croissance est là, mais ils estiment qu’il faut être sélectif dans le choix des sociétés à mettre en portefeuille. Il pourrait y avoir des déceptions.

Les analystes de la banque britannique Schroders estiment que «malgré de bonnes perspectives d’expansion, le marché du cannabis légal est menacé par les coûts environnementaux élevés liés à son approvisionnement et à sa fabrication ainsi que par les incertitudes concernant les effets sur la santé de son utilisation à long terme».

Ils pensent que «ces défis auront des implications considérables pour les entreprises situées le long de la chaîne de valeur. Il sera essentiel pour les investisseurs d’opérer un tri entre les sociétés les mieux placées pour s’adapter et celles qui seront moins préparées».

Un marché potentiel de 130 milliards de dollars dans dix ans

Longtemps considéré comme un divertissement réservé aux seuls initiés, le cannabis a fait son apparition sur les écrans radars des investisseurs au cours des dernières années. Le Canada est devenu le premier pays du G7 à en légaliser l’usage récréatif en octobre 2018, suivant l’exemple de plusieurs États américains et ouvrant la porte à un thème d’investissement porteur. Bien que les perspectives du marché soient importantes pour les sociétés spécialisées, elles le sont aussi pour les entreprises qui misent sur la croissance de ce secteur, avec un marché potentiel de 130 milliards de dollars dans dix ans.

Les perspectives de croissance dépendent de la réglementation

«C’est la légalisation, et non l’usage accru, qui constitue le principal moteur de la croissance du secteur. La pénétration est déjà relativement élevée sur la plupart des marchés. Les Nations Unies estiment que 3,9 % de la population mondiale sont des utilisateurs réguliers, soit près du cinquième du taux de pénétration des fumeurs de cannabis».

Malgré les perspectives d’expansion du marché, les producteurs sont confrontés à des difficultés. L’industrie naissante du cannabis légal fait face à deux problèmes majeurs: des coûts environnementaux élevés liés à l’approvisionnement et à la fabrication et des problèmes de santé et de sécurité persistants: un nombre croissant de recherches universitaires soulignent des incidences négatives aiguës et chroniques sur la santé, en particulier liées à des troubles de la santé mentale comme la psychose et la dépendance aux substances.

Dans cette optique, les analystes de Schroders proposent un cadre approprié pour identifier les acteurs les plus à même de tirer leur épingle du jeu. Celui-ci tient compte de la quantité de fleurs cultivées. Les sociétés en question possèdent-elles une marque forte? Mettent-elles en place des essais cliniques ou commercialise-t-elle des produits différenciés pour répondre à la demande sur les marchés du cannabis à usage récréatif et thérapeutique? Sont-elles diversifiées afin d’éviter les catégories à plus haut risque? Possèdent-elles un capital financier suffisant? La culture est-elle durable, avec une utilisation efficace des ressources environnementales?

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FRANCE 🇫🇷(Toulouse): ils gagnaient entre 15.000 et 20.000 euros par jour, un réseau de drogue démantelé au Mirail

Neuf véhicules de luxe, plus de 30.000 euros, 7,5 kg de cannabis et 3 kg de cocaïne. C’est la longue liste des scellés récoltés après un vaste coup de filet opéré le mardi 21 mai à Toulouse, dans le quartier de Bellefontaine.

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FRANCE 🇫🇷 (Marseille – cité de la Castellane): le « plus important réseau de trafic de stupéfiants » de la ville démantelé

Environ 200 kilos de résine de cannabis, 9 armes dont 2 kalachnikov, 30.000 euros… La police a mis la main sur un très gros butin, lundi à l’aube, dans la cité de la Castellane. Mais surtout, 20 personnes ont été interpellées et 8 d’entre elles ont été écrouées, portant un sérieux coup au plus important réseau de trafic de stupéfiants à Marseille.

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ESPAÑA 🇪🇸 (Ceuta): detenido un cuarto implicado en el transporte de 600 kilos de hachís a bordo de un pesquero

La Guardia Civil detenía este miércoles a una cuarta persona relacionada con el alijo de 600 kilos de hachís descubierto el pasado mes de abril a bordo de un pesquero. El arrestado es un hombre de nacionalidad española y vecino de Juan XXIII.

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FRANCE (Cannabis): « il faut du culot pour parler de drogue récréative »

Présentée par Mgr Benoist de Sinety

À épisode régulier revient une proposition récurrente. Si récurrente que, comme à chaque fois, elle soulève de moins en moins de débats. Comme si, à force de ne jamais renoncer à poser une question dont on sait qu’elle sera rejetée, on espérait que la lassitude gagne et que le « non » général se transforme en un « oui » fatigué.

On parle désormais de drogues « récréatives ». Il faut quand même du culot pour parler de drogues récréatives. Et une sacrée arrogance aussi.

Il faut n’être ni pauvre ni malheureux pour penser qu’une drogue puisse être ludique.

A l’heure même où, au nom du sacro-saint principe de précaution on décale le passage du Brevet pour des dizaines de milliers de collégiens, il en est qui avec le même sérieux, osent proposer de mettre en vente libre un produit illégal qui mettrait en danger d’accoutumance et de chute dans la drogue dure une foule bien plus grande. Eh bien oui, je suis exaspéré. Exaspéré de constater que parmi ceux qui gouvernent et qui décident, parmi ceux qui possèdent et qui jouissent, il y en a qui, sans vergogne, prétendent rendre légal ce qui leur fait du bien sans aucun souci de ceux à qui cela peut faire du mal.

Car quel est le sens de la loi sinon de protéger le plus faible ? Quelle est sa vocation sinon de tenter de contrebalancer les injustices sociales ?

Au fallacieux prétexte que cela mettrait fin à tout trafic et que cela en plus – quel argument odieux ! – procurerait à l’Etat des revenus supplémentaires, voici nos bourgeois libertaires qui veulent s’éviter le risque d’être un jour fichés comme délinquants.

Qu’une légalisation entraîne dans le gouffre des milliers d’autres qui ne pourraient s’arrêter là et glisseraient tragiquement vers la coke ou les amphétamines, cela ne semble poser aucun cas de conscience. Pour que les plus forts jouissent sans entraves, faisons fi du sort des plus fragiles ! C’est tellement plus simple de ne pas regarder en face la tragédie qui se profile sous nos yeux, et de ne pas prendre le risque de réfléchir au pourquoi de cette invasion massive des drogues de toute sorte chez nos contemporains.

Que fuient-ils ? De quoi désespèrent-ils ?

Pourquoi, à l’heure où l’on nous vend du bonheur à chaque seconde, au fond, tant de gens se sentent-ils aussi seuls et aussi tristes ? La vraie responsabilité de ceux qui nous gouvernent est de se pencher sur la société absurde qui se compose sous nos yeux, et de chercher avec d’autres, comment y remettre du sens. Plutôt que de chercher par quels gadgets on compte endormir un peu plus ceux qui voudraient tant s’éveiller.

Il y en a qui se battent : je pense à cet homme jeune et courageux que je connais et qui refuse de se laisser détruire en choisissant dans la douleur, chaque jour, de ne pas fumer une drogue qui l’abrutit et le met face au vide. S’il vit ce combat quotidien c’est pour atteindre ses rêves. C’est lui qu’il faut aider, et la foule de ses semblables, plutôt que de chercher à faciliter la vie et les loisirs de ceux qui ont déjà tant reçu et qui ne risquent rien.

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CANADA 🇨🇦 – USA 🇺🇸: les industriels parient sur le cannabis récréatif

Au Canada, depuis un an, alcooliers et cigarettiers multiplient les rachats de producteurs pour se positionner sur le marché prometteur du cannabis bien-être et récréatif.

En France, le jour où les industriels du même secteur le décideront, les « coincés effarouchés » actuels du monde politique et des régaliennes changeront d’avis en pronant la légalisation du cannabis.

La 53e édition du Super Bowl, la finale du championnat de football américain, qui a vu cette année les Patriots battre les Rams de Los Angeles devant 110 millions de téléspectateurs, a été l’une des plus barbantes de l’histoire, au point d’être rebaptisée Super Bore (« super ennui ») sur les réseaux sociaux.

Il s’en est pourtant fallu de peu qu’elle entre dans l’histoire comme étant la première à diffuser une publicité vantant les bienfaits du cannabis ! Le producteur canadien Acreage Holdings était en effet prêt à débourser les 10 millions de dollars requis pour un spot de soixante secondes diffusé pendant la grand-messe sportive yankee.

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FRANCE 🇫🇷 (Angers – quartier de Montplaisir): un important trafic de drogue démantelé, 7 kg d’héroïne saisis

Ils ont frappé à la bonne porte, dès 6 h du matin, mardi 25 juin, dans le quartier de Monplaisir à Angers.

Les enquêteurs de la brigade des stupéfiants n’ont rien laissé au hasard. Place de l’Europe, ils sont tombés sur un véritable arsenal, avec fusil à pompe, arme de poing, un pistolet-mitrailleur et ses munitions. Mais également de l’herbe de cannabis, de la cocaïne et sept kilos d’héroïne, dans une cache, dans le nouveau quartier des Capucins.

Trois mois d’écoutes

Cette opération, minutieusement préparée depuis des mois, a permis d’interpeller neuf personnes, dont quatre femmes. Trois d’entre elles ont été remises en liberté avant la fin de journée.

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ONUDC (Abidjan): création d’un réseau régional pour la lutte contre la drogue et le crime en Afrique de l’ouest

L’Office des Nations Unies contre la Drogue et le crime (ONUDC) tient une conférence régionale « centres/pôles régionaux et réseau des institutions de criminalistique en Afrique de l’Ouest » les 26 et 27 juin 2019 dans un établissement hôtelier dans la commune du Plateau. Ce, en collaboration avec la CEDEAO et l’Union Européenne.

La mise en place des centres/ pôles régionaux en criminalistique s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations de plusieurs rencontres d’experts d’application de la loi qui ont souligné la nécessité de créer des réseaux spécialisés dans la région.

Cette conférence doit aboutir, au final, à la présentation des travaux préparatoires à la rédaction des statuts du réseau régional des institutions de criminalistique en Afrique de l’Ouest. A ce propos, le Général Krouma, représentant le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Diakité Sidiki, a relevé la pertinence des résolutions qui doivent découler des différents travaux.

« Aujourd’hui, il est plus que nécessaire d’activer tous les dévoués de la lutte dans une synergie d’actions, une coopération internationale hardie à l’effet d’échanger des informations et de bonnes pratiques. C’est pour cette raison que nous sommes réunis ici aujourd’hui, pour mettre en réseau nos compétences avec l’appui de la police technique et scientifique », a-t-il énoncé dans son discours d’ouverture.

Le Général Krouma ajoute qu’il faut renforcer les capacités de la police technique et scientifique car pour lui, cela contribuera à éradiquer le problème de la drogue depuis la racine. « La chaine judiciaire en matière de crime classique, de crime contre la drogue est très importante à alimenter et à renforcer. Ce renforcement passe justement par la police technique et scientifique parce que celle-ci va nous permettre de minimiser les erreurs judicaires, de déterminer avec exactitude la nature des drogues saisies, utilisées et consommées. Si la nature de la drogue n’est pas déterminée, la prise en charge est difficile. Et si la gestion des scènes de crime n’est pas bien adressée pour établir des preuves scientifiques, évidemment les trafiquants de drogue passeront toujours entre les mailles du filet » a-t-il indiqué.

Rappelons que le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Cap Vert sont les trois centres/pôle pilote régionaux en Afrique de l’Ouest.

Alain B. Zadi

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FRANCE (Cocaïne): la filière guyanaise

Carte sur le narcotrafic du cartel de Medellin via le Suriname.

Le Suriname plaque tournante de la distribution de stupéfiants en Europe (webdoc RFI).
© RFI

À l’heure où l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) annonce un nouveau record historique de la production mondiale de cocaïne, avec près de 2 000 tonnes en 2017, regard sur la filière guyanaise. Une route du trafic international de la cocaïne en plein développement qui touche particulièrement la France, que commente le spécialiste de la géopolitique des drogues David Weinberger.

Le chercheur David Weinberger est un spécialiste des trafics illicites de drogue rattaché à l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ).

RFI : David Weinberger, le trafic de drogue par des mules (passeurs de drogue) entre la Guyane et la métropole, qui semble s’intensifier depuis quelques années, est-il un phénomène que l’on vient de découvrir ?

David Weinberger : Le phénomène des mules de Guyane traduit en fait un phénomène bien plus large, qui est une route jusqu’alors méconnue de la cocaïne provenant des zones de production d’Amérique du Sud, à savoir la Colombie, le Pérou et la Bolivie. On connaît depuis plusieurs années les routes passant par les Antilles, ou aussi par le Brésil, qui alimentent l’Europe et la France. Mais on s’est rendu compte qu’il y a une route très active et très dynamique qui passe historiquement par le Suriname et qui s’est notamment diversifiée par la Guyane.

Pourquoi l’avènement de la Guyane française aujourd’hui par rapport au Suriname ?

Depuis une trentaine d’années, on assiste à l’évolution d’une route surinamaise et l’on sait aujourd’hui que les groupes criminels surinamais travaillent avec les groupes criminels colombiens depuis 40 ans. Des liens ont été créés avec le Cartel de Medellin dans les années 1980, et selon le renseignement colombien, Pablo Escobar se serait rendu à plusieurs reprises au Suriname afin d’organiser une nouvelle route permettant de développer le marché européen de la cocaïne.

Dans un premier temps, l’idée était de faire transiter la drogue vers les Pays-Bas depuis Paramaribo (la capitale du Suriname), car les liens historiques avec cette ancienne colonie néerlandaise permettaient d’offrir des routes commerciales et maritimes très actives aux trafiquants de drogue. Mais au tournant des années 2000, les autorités néerlandaises, dont le pays était l’un des principaux impactés par cette route, ont décidé d’augmenter les contrôles, notamment entre l’aéroport de Paramaribo et l’aéroport de Schiphol (Amsterdam, Pays-Bas) et cette augmentation des contrôles a, pour partie, poussé les Surinamais à ouvrir une nouvelle route qui était celle de l’aéroport de Cayenne vers l’aéroport d’Orly (Paris).

Cependant, les trafics, notamment maritimes, qui relient le Suriname aux Pays-Bas restent très actifs, comme le suggèrent les saisies records opérées il y a quelques mois sur des navires maritimes. J’opterai donc plus pour une diversification des routes que pour un report, on peut donc parler d’une route des Guyanes qui se diviserait entre une sous-route surinamaise et une autre sous-route guyanaise.

Est-ce que les groupes guyanais d’aujourd’hui sont aussi organisés que les groupes surinamais ?

Il est difficile de répondre clairement à cette question à ce stade de mes recherches, savoir s’ils sont aussi organisés. Mais on observe que les groupes surinamais restent les grossistes qui vendent la cocaïne en gros aux Guyanais, et les Guyanais ont su diversifier leur activité en s’autonomisant, c’est-à-dire en développant par eux-mêmes le transport de la cocaïne de la Guyane à la métropole, et surtout en développant des réseaux de distribution. Ces réseaux se sont notamment implantés dans les villes de province de petite et moyenne taille en métropole, pour ne pas se heurter aux traditionnels réseaux de distribution de la cocaïne, actifs depuis plusieurs décennies.

L’argent issu du trafic de drogue en Guyane aujourd’hui, a-t-il déjà un impact visible sur l’économie locale ?

Il y a encore beaucoup de questions qui se posent, mais on voit effectivement qu’il y a de plus en plus d’activités commerciales en Guyane, et notamment des activités étonnantes comme des bars, des restaurants en pleine forêt amazonienne… Mais il apparaît surtout que les investissements les plus massifs s’opèrent de l’autre côté de la frontière, au Suriname. Ces investissements sont effectués par des Surinamais qui sont des grossistes implantés notamment à Albina (ville frontière surinamienne). Ils gagnent beaucoup d’argent. Mais le blanchiment est aussi opéré par des Guyanais qui préfèrent investir au Suriname pour éviter des saisies et des confiscations de leurs biens par la justice française.

L’une des questions encore sans réponse à ce stade et de mieux comprendre le rôle des organisations criminelles surinamaises et leur influence sur les réseaux français. Les Néerlandais ont condamné en 1999 le président actuel du Suriname (Dési Bouterse) pour trafic de cocaïne. Ce fut aussi le cas pour le chef historique de l’opposition surinamaise (Ronnie Brunswijk), qui fut aussi condamné à la même époque pour des faits similaires. Il y a cinq ans, leurs fils respectifs ont aussi été arrêtés pour trafic de cocaïne. Mais sont-ils aujourd’hui les chefs d’un cartel surinamais ? Rien ne le prouve à ce stade.

En revanche, les autorités américaines ont récemment communiqué sur les liens éventuels avec les groupes criminels colombiens, mais aussi vénézuéliens et mexicains. Ce qui est certain, c’est que la localisation des trois Guyanes (Guyana, Suriname et Guyane française) reste idéale pour se connecter à l’Europe, soit directement, soit via les Caraïbes ou l’Afrique de l’Ouest et que le marché européen de la cocaïne est en pleine croissance.

La cocaïne qu’on retrouve en métropole provient-elle principalement de la Guyane ?

La cocaïne qui circule en métropole vient a priori en majorité du Brésil, car ce pays est aujourd’hui le premier pays exportateur de la cocaïne en Amérique latine, même s’il n’est pas un pays producteur. Tout vient des Andes, c’est-à-dire de la Colombie, du Pérou et de la Bolivie, dont la production estimée explose. Dans son dernier rapport, publié hier, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) annonce un nouveau record historique de la production mondiale de cocaïne, avec près de 2 000 tonnes en 2017. Et le dernier rapport de l’Observatoire européen des drogues et de la toxicomanie (EMCDDA) insiste sur l’augmentation du marché européen de la cocaïne. Cette dernière est donc devenue la seconde drogue illicite consommée par les Européens après le cannabis. Et la France n’est pas épargnée, au contraire.

En revanche, on pourrait estimer que la cocaïne qui transite par la Guyane, notamment via la voie aérienne commerciale et le phénomène des mules, serait aujourd’hui la deuxième ou la troisième route d’exportation la plus importante en France. C’est donc une route très significative.

Y a-t-il des facteurs socio-économiques qui expliquent aujourd’hui le développement de ce phénomène de mule ?

Sur le plan économique, le facteur, c’est le prix très bas de la cocaïne, avec une pureté très élevée puisque c’est à peu près 5 000 euros le kilo en Guyane pour un prix de revente à 3 000 euros. Donc effectivement, le modèle économique de la Guyane est intéressant du point de vue du trafiquant. Par exemple, le même kilo de cocaïne est négocié autour de 10 000 euros en République dominicaine, qui reste aussi une zone de transit significative pour le marché européen.

De plus, les frontières entre le Suriname et la Guyane sont très poreuses et particulièrement difficiles à contrôler, ce qui facilite le travail des trafiquants malgré les efforts déployés par l’action publique en Guyane. Et enfin, les trafiquants peuvent puiser dans une réserve assez importante de passeurs, qui proviennent des classes souvent défavorisées. Or, les populations proches de la zone frontalière du Suriname ont un taux de chômage extrêmement élevé. Ces facteurs offrent malheureusement une des réserves de recrutement significative aux trafiquants.

Pensez-vous qu’en France, dans l’avenir, nous arriverons à diminuer ce trafic ?

Un plan de lutte élaboré par le préfet de Guyane et le procureur de la République a été remis à la ministre de la Justice et au ministre de l’Intérieur à la fin de l’année 2018, qui s’est accompagné d’un renforcement des moyens de lutte en Guyane comme en métropole. On peut donc espérer que ces initiatives de l’action publique vont rapidement réduire cette route dans un contexte de consommation croissante de cocaïne.

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WORLDWIDE (Drogue): cannabis, cocaïne, opiacés amphétamines… Le marché est porteur et progresse !

ONUDC

La production mondiale de cocaïne a atteint un nouveau plus haut historique avec près de 2 000 tonnes en 2017, tandis que celle d’opium connaît un recul inédit, relève l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) dans son rapport annuel publié mercredi.

A 1 976 tonnes, la production de cocaïne a connu un bond de 25% par rapport à 2016, année où elle avait déjà augmenté d’un quart, selon les estimations de cette agence basée à Vienne.

Consommation en hausse

L’essor de la cocaïne, absorbée principalement par les marchés d’Amérique du Nord et d’Europe, est notamment lié à l’extension des cultures et des capacités de production en Colombie, souligne l’agence.

Dans ce pays assurant quelque 70% de la production mondiale, les surfaces d’arbres à coca ont progressé de 17% en 2017, une conséquence de l’accord de paix conclu en 2016 avec les Farc, qui a paradoxalement permis à des groupes criminels de prospérer sur des territoires auparavant contrôlés par cette guérilla. L’ONUDC déplore par ailleurs qu’ »une diminution des efforts d’éradication ait pu favoriser l’idée que cette culture est relativement peu risquée» en Colombie.

Les saisies progressent, certes, mais du seul fait de la progression du trafic et non de la plus grande compétence des services

Parallèlement, les saisies de cocaïne ont progressé à 1 275 tonnes en 2017, soit une hausse de 13%, indique l’agence onusienne, qui se félicite d’une meilleure efficacité de la coopération internationale en la matière.

La cocaïne reste toutefois consommée par 18,1 millions de personnes dans le monde, notamment aux Etats-Unis où elle touche 2,1% de la population adulte.

Opiacés de synthèse

A l’inverse, la production d’opium s’est effondrée pour la première fois en deux décennies, avec un recul de 25% en 2018, à 7 790 tonnes, relève l’ONUDC.
Ce recul s’explique notamment par une baisse de 17% des surfaces de pavot cultivées en Afghanistan, un pays qui assure plus de 80% de la production mondiale.

Due en partie à un épisode de sécheresse qui a frappé ce pays, cette évolution résulte aussi d’une baisse des prix «probablement liée à une surproduction les années précédentes», qui a «rendu cette culture moins lucrative» pour les paysans, estime l’agence.

Malgré cette chute, l’usage d’opiacés continue de progresser à travers le monde en raison du développement constant de la consommation de produits de synthèse en Amérique du Nord et en Afrique, s’alarme l’agence. Aux Etats-Unis, le nombre de morts liés à l’usage d’opiacés a ainsi progressé de 13% pour s’établir à plus de 47 000 décès en 2017, un nouveau record. Cette évolution est notamment due à la popularité du fentanyl, un opioïde synthétique 50 fois plus puissant que l’héroïne et aisément disponible sur ordonnance.

Parallèlement, le tramadol progresse en Afrique, où les saisies de cet antalgique ont été multipliées par douze en sept ans, à 125 tonnes, note l’ONUDC.

Au total, quelque 585 000 décès ont été répertoriés en 2017 dans le monde en lien avec la consommation de drogues, contre 450.000 en 2015. Cette progression est liée en partie à une meilleure prise en compte statistique dans certains pays comme l’Inde et le Nigeria. Elle n’inclut toutefois pas la Chine.
Au total, plus de 270 millions de personnes consomment de la drogue chaque année, le cannabis se taillant la part du lion avec 188 millions d’adeptes, selon l’ONUDC.

Les opioïdes affectent 53,4 millions de consommateurs.

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Dans le même temps les paradis fiscaux qui blanchissent aussi les profits du narcotrafic enregistrent des profits records.

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UK 🇬🇧: Dutch man guilty of importing 2.1 tonnes of high purity cocaine

Newlyn on deck 3A Dutch man has been convicted of importing £134m worth of cocaine hidden on a yacht intercepted off the coast of Cornwall.

Crew member Maarten Peter Pieterse, aged 61, was arrested following the operation led by the National Crime Agency. He pleaded guilty at a hearing last year.

Another crew member, Emile Adriaan Jeroen Schoemaker, aged 45, who was also arrested at the time, was found not guilty by a jury today (Wednesday 26 June) following a re-trial at Bristol Crown Court.

On the 18 July 2018, the Border Force cutter HMC Vigilant intercepted the Dutch-flagged SY Marcia approximately 120 miles south west of the Cornish coast. It then escorted the 60-foot yacht into Newlyn harbour near Penzance and the following day a search of the vessel began.

NCA and Border Force officers discovered over 1,600 kilo blocks wrapped in plastic bagging in a compartment beneath the decking area at the rear of the boat. In total, 2.1 tonnes of high purity cocaine were recovered, with an estimated wholesale value of £50m.

If cut and sold on the street, the haul had an estimated value of £134m.

The yacht left Marina d’Angra, Terceira, in the Azores on the 9 July 2018, and officers believe the haul was destined for Europe.

newlyn yacht 1 1The operation involved the National Maritime Intelligence Centre (NMIC) in the UK and the joint Maritime Analysis and Operations Centre – Narcotics (MAOC-N) in Lisbon, working in co-operation with law enforcement partners in Portugal, France, the Netherlands, as well as Devon and Cornwall Constabulary.

At one point the search was halted following the discovery of a suspicious package in the bales of cocaine, but resumed after the all clear was given by a Navy Explosive Ordnance Disposal team.

Pieterse is remanded in custody and will be sentenced on 6 August Bristol Crown Court.

Ty Surgeon, Operations Manager at the National Crime Agency, said:

“This huge haul of cocaine is one of the largest seizures of class A ever in the UK, and with a potential street value of more than £130 million.

“Thanks to the international cooperation of our law enforcement partners, this vessel was intercepted, taken into port and searched, resulting in us seizing the drugs and significantly disrupting the activities of organised crime groups.

“I have no doubt these drugs were destined for the streets of Europe and the UK, to be sold by drugs gangs who are also involved in intimidation, exploitation and violence.

Newlyn concealment“We know the criminal trade in drugs is driven by financial gain, and the loss of the profit that would have been made from this seizure will have a major impact on the crime groups involved.

“The NCA continues to provide a key role in tackling criminal networks supplying class A drugs into the UK, and our work with partners at home and abroad to tackle the supply chain is vital to this.”

Stephen Whitton, Head of Border Force Maritime, said:

“This was a sophisticated concealment, hiding a vast quantity of cocaine, that was only detected thanks to the expertise of the Border Force’s specialist search team and cutter crew working alongside the National Crime Agency and our law enforcement partners overseas. The vessel had been specially adapted for the sole purpose of drug smuggling.

“The seizure and the conviction of Pieterse that followed is testament to the effectiveness of the multi-agency approach we take to securing the UK’s border and territorial waters.

“Working together, we will continue to do all we can to tackle those involved in smuggling, to protect our communities from the damage caused by illegal drugs and to keep our borders secure.”

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BELGIQUE 🇧🇪 (zone Neteland, près d’Anvers): une ex-Miss serait-elle mêlée à un trafic de drogue?

La police locale de la zone Neteland, près d’Anvers en Belgique, a mené mardi matin sept perquisitions dans la région d’Herentals dans le cadre d’une enquête sur un trafic de stupéfiants. Cinq personnes ont été interpellées, a indiqué le parquet d’Anvers.

Parmi celles-ci figurent la Miss Belgique 1998 Tanja Dexters et son compagnon, selon l’agence de presse Belga. Les perquisitions ont notamment eu lieu dans des succursales automobiles des marques Kia, Daf et Jaguar. Une quarantaine de policiers et cinq chiens renifleurs de drogue ont été déployés lors de ces perquisitions et trois voitures ont été saisies.

Tanja Dexters a particulièrement été choquée par la manière dont elle a été arrêtée. Sur Instragram, elle dénonce «un raid et une arrestation sur la base de potins jaloux! Le monde est devenu fou. Laissez les gens qui sont heureux tranquilles. Cherchez votre propre bonheur au lieu de détruire celui des autres».

Souvent dans la rubrique faits divers

L’ex-Miss et son compagnon dévoilent comment leur arrestation s’est déroulée, dans les colonnes de Gazet van Antwerpen: «Ils n’ont même pas sonné à la porte. Ils ont cassé une fenêtre de la porte à l’arrière de la maison et se sont soudainement retrouvés dans notre chambre», a expliqué Michaël Peeters. «Quand j’ai demandé pourquoi ils n’avaient pas sonné à la porte, j’ai eu la réponse que j’aurais peut-être pris la fuite». Tanja Dexters ajoute que c’était «comme dans un film: nous avions les yeux bandés et les menottes aux poignets. L’équipe d’intervention portait une cagoule et avait un pistolet à la main». À noter que le couple a pu repartir libre de son audition.

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