FRANCE 🇫🇷(Argenteuil): puisque l’Etat est incapable de lutter efficacement contre le flĂ©au qu’est la drogue, des mamans partent en guerre contre les dealers

Publié: 27 janvier 2020 par Marc Fievet dans Narcotrafic INFOS

En juillet 2019, une quinzaine de mamans d’Argenteuil se relayaient chaque soir pour reprendre leur rue aux dealers.
Dès 20 heures, au croisement de la rue du Val-Notre-Dame et de l’avenue Jean-Jaurès, elles installaient leur siège lĂ  oĂą squattent les revendeurs de drogue. Leur statut de maman les protège un peu, permet parfois d’ouvrir le dialogue avec les dealers. « Certains, on les a vus grandir. Ils nous respectent un peu », confie une mère de famille.
Les dealers n’ont pas quittĂ© la rue pour autant. InstallĂ©s juste en face d’elles, ils continuent leur commerce et la situation engendre de fortes tensions. Source

En Seine-Saint-Denis, c’est une chaĂ®ne humaine qui s’Ă©tait formĂ©e devant l’école Hugo-Balzac pour dĂ©loger les dealers.

Source

—-

Dans le mĂŞme temps, la vente et distribution de tous types de drogues via les rĂ©seaux sociaux se dĂ©veloppent chaque jour et les autoritĂ©s compĂ©tentes alertĂ©es, non seulement ne rĂ©pondent pas aux mails et…plus grave, ne semblent pas agir efficacement.

Que font les services dédiés à la lutte contre la drogue?

C’est l’OFAST qui est chargĂ© de cette lourde tâche!

Nos rĂ©galiennes sont aujourd’hui totalement dĂ©passĂ©es par les stups et la responsabilitĂ© de l’Etat est engagĂ©e.

0000

commentaires
  1. Patrice LUCCHINI dit :

    Le problème étant que les mères (pour la plupart voilées) de ces tout-petits sont aussi les mères de ceux qui dealent… « Ouvrir le dialogue avec les dealers » qui s’installent en face d’elles et continuent leur trafic ?? De quel dialogue parlent-elles ? La police devrait effectivement intervenir pour déloger les dealers mais quand elle le fait elle est accusée de racisme ou de discrimination au contrôle. Et puis quand elle les arrête, les « jeunes » sont relâchés dans la journée… C’est toute la Seine-Saint-Denis qui est concernée et l’origine majoritaire des populations n’y est pas pour rien. On ne voit pas bien ce que peut être la solution.

    J'aime

  2. Marc Fievet dit :

    Le problème étant aussi que les maires ne réagissent pas face à ces économies souterraines, alors qu’ils disposent souvent de la police municipale qui pourrait, elle, peut-être se manifester pour écarter ces points de deal.
    Mais les maires sont frileux et savent surtout que quelques centaines de voix suffisent Ă  remporter l’Ă©lection municipale; ils sont donc disposĂ©s pour garder leur poste Ă  admettre et Ă  faire en sorte que les acteurs communautaires rĂ©clament des emplois, des locaux religieux, et manifestent de ce fait une certaine complaisance face aux trafics que l’on pourrait presque considĂ©rer comme Ă©tant « institutionnalisĂ©s » ou en tout cas couverts par l’institution.
    Voir ces mères faire le job dĂ©montre la perte totale de l’autoritĂ© de l’Etat dans ces territoires, perte d’autoritĂ© qui semble aujourd’hui acceptĂ©e Ă  tous les niveaux de l’institution et devient un mode de gestion des populations couramment pratiquĂ© par de trop nombreux responsables communaux que ce soit en pĂ©riphĂ©rie parisienne ou partout en France.
    Quant aux grandes rĂ©galiennes spĂ©cialisĂ©es dans la lutte contre la drogue, malgrĂ© le coup de peinture donnĂ© dernièrement avec l’arrivĂ©e d’un nouvel office (l’OFAST) et les 55 mesures prĂ©vues, rien n’a fondamentalement changĂ© dans leurs pratiques.
    Les penseurs de Beauvau, de Bercy ou d’ailleurs qui ont fait cette refonte apparente sur injonction prĂ©sidentielle, ont-ils la connaissance du terrain qui est indispensable pour rĂ©agir face Ă  ce flĂ©au qu’est la drogue en particulier chez les plus jeunes ? Ont-ils conscience de la place qu’occupe le trafic parmi les populations communautarisĂ©es de ces lieux oĂą il devient la norme et la façon la plus facile de gagner de l’argent.
    D’une bulle hors-sol, ces conseillers pensent-ils, encore, que la rĂ©ponse pĂ©nale est la seule solution ? alors qu’elle ne devrait ĂŞtre que le dernier recours, ou en tout cas s’accompagner de mesure de resocialisation de ces quartiers gangrenĂ©s par le trafic ? Les pouvoirs publics au niveau local et national se doivent d’ouvrir les yeux sur la rĂ©alitĂ© et appeler un chat un chat. Le communautarisme et le repli sur soi d’une partie de la population favorise le trafic. Fermer les yeux ou, pire, prendre acte sans rĂ©agir, c’est s’en rendre complice.
    Permettre aux populations concernées de reprendre confiance dans les institutions par l’éducation et l’apprentissage de la citoyenneté, rappeler les règles de vie en société et les faire respecter, rappeler partout l’impératif de laïcité, refuser toute compromission avec le trafic et l’usage de drogues chez les plus jeunes … un programme rêvé pour les municipales qui se préparent et pour toute la société … avant qu’il ne soit trop tard.

    J'aime

RĂ©pondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez Ă  l’aide de votre compte WordPress.com. DĂ©connexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez Ă  l’aide de votre compte Google. DĂ©connexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez Ă  l’aide de votre compte Twitter. DĂ©connexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez Ă  l’aide de votre compte Facebook. DĂ©connexion /  Changer )

Connexion Ă  %s