Archives de 29 mars 2020

Dans les rangs du FBI, l’entrée du garçon dans les rangs de la pègre ne passe pas inaperçue. Plutôt que de l’encourager à poursuivre ses études, les agents fédéraux proposent à l’adolescent (sans lui laisser beaucoup le choix) de se lancer dans le trafic en gros, sous leur supervision. Il devient ainsi le plus jeune informateur que le Bureau ait jamais engagé. Le scénario un tantinet didactique de Undercover, fait se heurter amoralité des représentants de la loi (incarnée avec superbe par Jennifer Jason Leigh) et les hésitations de White Boy Rick, ballotté entre les tentations de l’argent facile et l’espoir d’échapper à son destin de citoyen d’une ville fantôme.

On trouvera, dans un reportage long format publié en 2014 sur la plate-forme multimédia américaine The Atavist, la relation du triste sort que le système policier et judiciaire a réservé à cet auxiliaire.

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Une autre histoire vraie, celle de Marc Fiévet, qui a inspiré le film « Gibraltar »

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Des pains de cocaïne pour plus de 537 kilos.

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Rocco Mole, a été arrêté par les hommes de la brigade mobile de Reggio de Calabre assistés de policiers du commissariat de Gioia Tauro.

L’opération, coordonnée par le procureur de Palmi, a permis la perquisition du hangar et des terres – à Sovereto di Gioia Tauro – d’une propriété de Rocco Molè, fils de Girolamo Mole, 59 ans, chef de la famille Mole de la « N’drangheta, deja emprisonné à vie.

150 pains de cocaïne ont été trouvés à l’intérieur du hangar et une autre importante quantité de cocaïne était cachée sous terre dans une plantation d’agrumes voisine: 340 paquets contenus dans des emballages en plastique scellés. 24 kilos de marijuana ont également été retrouvés.

L’homme a déclaré qu’il était le seul responsable de la possession de la drogue saisie.

Son arrestation a été confirmée par le juge d’instruction de Palmi qui a rendu une ordonnance de détention provisoire en prison.

« Félicitations au pouvoir judiciaire et à la police d’État pour l’opération avec laquelle, ce matin, le fils de celui qui est considéré comme le chef d’une famille ‘Ndrangheta opérant à Gioia Tauro a été arrêté, avec l’enlèvement de 561 kg de drogue « , a déclaré la ministre de l’Intérieur Luciana Lamorgese.

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Téhéran, 28 mars (MNA) – L’adjoint du chef de la police de Téhéran, le second brigadier-général Hamid Hadavand, a fait cette annonce vendredi, affirmant qu’à la suite des opérations de grande envergure menées par les forces de police, 1 027 kilogrammes de différentes drogues illicites ont été arrêtés du 20 au 26 mars.

868 kg d’opium, 145 kg de haschisch et 14 kg d’autres types de drogues ont été saisis, ainsi que la confiscation de 52 véhicules et 18 motos, a-t-il ajouté.

14 contrebandiers ont également été arrêtés pendant les opérations au cours de la même période.

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Pas de trêve sanitaire pour les réseaux de drogue.

Les principaux points de vente de la métropole lilloise, plaque tournante nationale des stupéfiants, continuent de tourner.

C’est ainsi que, mardi soir, quatre kilos d’herbe de cannabis ont été découverts dans une voiture à Lille-Sud.

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Histoire du trafic de drogue

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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange.

Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition.

Au XIXe siècle, l’opium se répand à travers toute l’Asie, sous l’impulsion des puissances coloniales. Parallèlement, l’industrie pharmaceutique occidentale découvre des produits miraculeux : morphine, cocaïne, héroïne. L’addiction devient un fléau mondial et un enjeu de santé publique ; la prohibition va progressivement s’imposer. L’interdit donne naissance aux premiers réseaux du trafic de drogue, qui ne vont cesser de chercher la protection des États. Cette criminalité connaît un essor sans précédent pendant la guerre froide, quand les services secrets utilisent les drogues comme un instrument politique. Les États-Unis en paient le prix : en 1970, un tiers de leurs soldats au Viêtnam sont accros à l’héroïne. Un an plus tard, le président Richard Nixon lance la guerre contre la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (1/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 20:55
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Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort. Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir. Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous, Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale. Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place. Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (2/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 21:50
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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange. Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition. Dernier volet : les trafiquants de drogue d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme…

Le paysage s’est désormais morcelé, voire atomisé. Les trafiquants d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme. Le trafic s’enracine dans des zones hors de contrôle, comme l’Afghanistan ou la Colombie, où une guerre d’intensité variable se poursuit. Au Mexique, les cartels ont fait entrer le pays entier dans une spirale de violence sans précédent, et partout, le bilan de la guerre contre la drogue se réduit à un décompte macabre. Faciles à fabriquer et à dissimuler, les drogues de synthèse, comme le fentanyl, cinquante fois plus puissant que l’héroïne, annoncent la génération à venir, celle des trafiquants en blouse blanche. Aux États-Unis, les antidouleurs prescrits sur ordonnance ont ouvert la voie aux opioïdes, qui sèment la mort à l’échelle d’une épidémie.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (3/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 22:45
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En 2015, au Guatemala, on change de président : c’est le populiste Jimmy Morales qui est élu, au lieu de Sandra Torres sa rivale de gauche. Le pays venait d’être secoué par la démission en mai de la vice-présidente Roxana Baldetti, accusée de corruption, qui avait embarqué avec elle toute une clique tournant autour du président Otto Pérez Molina. La classe politique avait été secouée, certes, mais c’est le peuple surtout qui réclamait un coup de balai. Jimmy Morales, pas très chaud au départ, se voit donc contraint de commencer à épurer le pays des corrompus notoires et de demander à ses différents ministères d’effectuer un nettoyage de fond. La drogue étant un des sujets et un des objets fondamentaux de cette corruption, l’accent est mis sur les vecteurs d’arrivage de cette dernière. Cette drogue s’invite en effet dans toutes les campagnes électorales depuis 1986, comme on le fait remarquer ici. En ligne de mire, le soutien de Los Zetas au Partido Patriota et les affaires autour de la longue piste semi-clandestine de Playa Grande et les trois morts récemment parmi les soldats faits prisonniers par les trafiquants, alors qu’ils venaient de surprendre à El Estor un déchargement de cocaïne d’un avion clandestin. Des armes, des fusils à pompe, avait été retrouvés à proximité du triple assassinat, le président en personne s’étant rendu aux obsèques pour porter l’un de cercueils (une image forte s’il en est)…

Des avions perquisitionnés et vérifiés

Des ports sont donc inspectés mais aussi un aéroport, le principal situé dans la capitale, El Aurora, soupçonné depuis longtemps d’être la plaque tournante du trafic de coke.  En 2016, les autorités décident donc dans un premier temps d’inspecter 42 avions réputés douteux à la Aurora. Un joli nombre comme on le voit. On affiche dans la presse une série de vignettes minuscules les présentant, sans préciser leur propriétaire. Pour rassurer la populace, visiblement (on s’apercevra plus tard que les promesses de Morales étaient plutôt du pipeau et que lui-même était corrompu !).  Dedans, il y a même un hélicoptère (noir à immatriculation rouge, au milieu ici, parmi un beau lot de Beechcrafts) :

 

l’aéroport international de La Aurora 

Au final, 17 engins sont immobilisés pour des erreurs de déclaration administratives, 3 pour infractions pénales et 1 pour une irrégularité d’enregistrement. Rien de transcendant donc, pas de détection de traces de cocaïne menée à l’intérieur des aéronefs. L’Etat comptait ainsi faire un exemple et montrer qu’il agissait. Sans plus ajoutera-t-on. La presse du moment se régale de la décision, l’Etat lui-même étant mis en cause par son laxisme précédent : « les coups portés au ministère public continuent de révéler les réseaux entre le légal et l’illégal. Cette fois, plusieurs avions ont été retenus dans des actions conjointes qui avaient le soutien des États-Unis. Les informations fournies par le député (à la sécurité) ne détaillent pas l’immatriculation ou la propriété des avions arrêtés. Mais sur les photos présentées lors de la conférence de presse, il est possible d’identifier certains avions. Le CMI a trouvé des informations sur certains d’entre eux dans les bases de données d’immatriculation des avions. Lors d’une conférence le 21 octobre, le ministère public et d’autres instances de l’État ont annoncé que 21 avions, pour la plupart de petits avions, avaient été retenus pour irrégularités à l’aéroport international de La Aurora ».

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Le MN Toucan

 

Un coffre aimanté repéré sur la coque d’un navire

Tout commence le 5 août dernier à Kourou : avant de lever l’ancre vers l’hexagone, le capitaine du MN Toucan, le navire qui transporte les éléments d’Ariane aperçoit sur la coque un coffret aimanté. Il contient 7 kilos de cocaïne. L’enquête est menée par l’antenne locale de l’Office Interministériel Anti Stupéfiants, et la brigade financière de l’Unité Territoriale d’Investigation Spécialisée. Un réseau présumé est soupçonné d’avoir transféré vers l’hexagone de la cocaïne achetée au Surinam, sur la coque des deux bateaux d’Ariane. Selon le parquet de Fort de France, la marchandise était récupérée dans les ports du Havre et de Rotterdam, via deux plongeurs.

6 personnes arrêtées le 14 mars

Après la saisie du 5 août, la filière présumée choisit une voie plus classique pour le trafic, avec des mules, par avion. La cocaïne est
revendue notamment à Paris, Poitiers, Toulouse, Cahors, Agen. Le 14 mars, six personnes sont arrêtées en Guyane, placées en garde à vue, puis incarcérées à Rémire-Montjoly. Selon le procureur de Martinique, leur transfert vers Fort de France a été rendu impossible par la crise sanitaire. Mardi, un juge d’instruction de Fort des France les a mis en examen par visio conférence notamment pour « trafic de stupéfiants en bande organisé » Cinq des suspects habitent à Kourou, un autre en Haute
Savoie. Deux sont chefs d’entreprise, deux autres travaillent en intérim, un cinquième à la mairie de Kourou, le dernier étant sans
profession.

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