GUATEMALA 🇬🇹 (aeronarcotrafic): tout le système politique du Guatemala Ă©tait de mèche avec les trafiquants, qui devenaient grâce lui intouchables !

Publié: 30 mars 2020 par Marc Fievet dans Aeronarcotrafic, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, Blanchiment, Cocaïne, Coke en Stock, DEA (USA), Drogues, Guatemala, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, SERVICES ANTI-DROGUES
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Otto Herrera Garcia, alias « el ingeniero« avait fait du Guatemala un véritable corridor à transfert de coke.

Travaillaient une effet pour lui des gens comme Jorge Mario « le gros » Paredes Córdova, Otoniel « le fou » Turcios (nous reparlerons de lui), Byron Berganza , la famille Lorenzana, Horst Walther Overdick et Mario Ponce. Que du beau linge en effet ! Après avoir travaillé (honnêtement) dans sa jeunesse aux Etats-Unis, il était reparti s’établir au Guatemala, pour très vite se lancer dans un tout autre commerce florissant : « en 1998, Herrera, 33 ans, était déjà un trafiquant de drogue bien connu. Selon l’agent López de la DEA, l’une des premières photographies publiées dans la presse locale montrait Otto Herrera profitant d’une journée à la plage, une bière dans la main, avec une jeune femme en bikini – sa femme américaine, Sherry Blailey -. «À cette époque, Otto était un puissant trafiquant international en raison des contacts qu’il avait; il a conclu des accords importants avec l’armée guatémaltèque et avec certains représentants du gouvernement», explique Vigil, qui a pris sa retraite en 2004 et est consultant pour le cabinet international de conseil en sécurité Mission Essential Personnel à Washington D.C. « Otto opérait au niveau latino-américain et était connu pour sa capacité à acheter une protection. » En fait, un détective de la police a déclaré qu’au domicile d’un passeur dans la capitale guatémaltèque, les autorités avaient trouvé une lettre – datée de la fin des années 1990 – adressée à Herrera García et signée par un haut fonctionnaire du gouvernement. Le responsable a écrit pour le remercier de l’aide apportée à plusieurs communautés touchées par la tempête Mitch en novembre 1998, ajoute-t-il. » Recherché, il avait sa fiche sur Interpol (ici à droite).

Herrera était associé à « El Rey », autre ténor colombien fournisseur de coke : « Selon le dossier d’extradition colombien de Phanor Arizabaleta Arzayús, alias el Rey, au milieu des années 90, il était associé à Otto Herrrera et son frère Guillermo, alias Willy, Byron Linares Cordón, lieutenant d’Herrera et famille Lorenzana pour expédier des milliers de tonnes de cocaïne par bateau de la Colombie au Salvador, où elle était déchargée, inventoriée et cachée dans des camions chargés de bananes à transporter au Guatemala puis au Mexique où elle a été livrée au cartel de Sinaloa, qui l’a introduite aux États-Unis. . L’enquête de López révèle une note datée du 12 novembre 2010, établit qu’entre fin 1999 et début 2000, les membres de l’organisation dirigée par le roi Arizabaleta ont rencontré des membres de l’organisation d’Otto Herrera. En conséquence, les Colombiens ont accepté de fournir de la cocaïne à diverses structures de trafic de drogue au Mexique, via le réseau Herrera. Son travail consistait à transporter la drogue de la Colombie en Amérique centrale puis au Mexique. Cette association a fonctionné entre mars 1996 et juin 2007, selon le dossier d’extradition d’Arizabaleta, capturé par les autorités colombiennes en mars 2012 ». Herrera était bien un intermédiaire, un transporteur, avant tout. Et devait donc avoir croisé sur son chemin celui qui montait alors, à savoir « El Chapo Guzman », qui avait besoin d’une infrastructure aérienne de transport.

Otto Herrera, poursuivi, est repéré et arrêté une première fois dans son fief guatémaltèque : « le 2 avril 2003, la police guatémaltèque a fait une descente dans une maison située dans la zone exclusive 14 de la ville de Guatemala et, après avoir examiné une résidence adjacente, a trouvé 14,4 millions de dollars en espèces, la résidence faisant l’objet de la descente appartenait à Jorge Mario «el gordo». Les murs, où l’argent a été trouvé, avaient cependant été loués par Otto Herrera. Dans l’opération, la police a capturé deux Colombiens qui gardaient l’argent: Carlos Eduardo Rodríguez Monar et José Fernando «Zimber» Arizabaleta Lenis, neveu et émissaire du « roi » Arizabaleta, le dernier pivot central du Cartel de Cali, Colombie, selon López.  Cette capture a mis Herrera sur le radar de la DEA. Son organisation gérait de l’argent pour le cartel de Cali et pour le cartel de Sinaloa et envoyait de l’argent en Amérique du Nord et du Sud; Selon le dossier, devant un tribunal de district de Floride, entre octobre 2003 et juin 2006, le cartel de Sinaloa a effectué 35 virements électroniques pour 3,3 millions de dollars depuis des bureaux de change du Mexique vers les États-Unis. pour acheter des avions. Le dossier répertorie parmi les accusés Joaquín el Chapo Guzmán, chef du cartel de Sinaloa, le colombien Jorge Miltón Cifuentes Vila, Otto Herera et son frère Guillermo. » On y est : c’est bien Herrera qui a été à la base d’une bonne partie de la flotte aérienne d’El Chapo !

Un recruteur… d’avions

Un peu plus d’un douzaine d’avions ont été sélectionnés et achetés par lui.  » Ces transferts du cartel de Sinaloa ont permis d’acheter 13 avions à des sociétés américaines. Les avions ont été emmenés au Venezuela et en Colombie, où ils ont été chargés de cocaïne et dirigés vers l’Amérique centrale ou le Mexique. L’un des avions achetés par Herrera aux États-Unis a été saisi près de la rivière Usumacinta, au Guatemala, en janvier 2004, avec deux tonnes de cocaïne à bord. Cet avion a été acheté par le truchement du trust Powell Aircraft Title Services aux États-Unis (http://airtitle.com), ouvert au cartel de Sinaloa, selon des informations que le délégué en chef de la DEA au Mexique, David Gaddis, a envoyées au procureur général de la République (PGR). ). Ces avions je vous les avais présentés ici comme étant ceux d’El Chapo : sorti du tunnel, El Chapo a pris l’avion.  Il a toujours adoré les avions, en fait : il en acheté pas mal (est cité un peu partout le chiffre de treize exemplaires, rien qu’à titre personnel). Il avait démarré tôt ce goût pour les avions en En Colombie, le 11 septembre 2005, jour où l’armée de l’air colombienne avait détecté un appareil King Air 65-C90 immatriculé N193A, se dirigeant vers l’île de San Andrés, lieu où sera arrêté le pilote avec 300 kilos de coke à bord. L’avion avait été acheté 415 000 dollars, à Powell Aircraft Title Services, (1) par le biais de six transferts électroniques effectués par Angelina Huerta García, David Alejo Lázaro, Édgar García Roa, Esteban García Campos et Tania Martínez Rodríguez les 25 et 26 juillet 2005, par l’intermédiaire de la branche de la Casa de Cambio Puebla.  Les transferts d’argent avaient été envoyés au compte 00-28680-48493 de la succursale de Bank of America de New York !!!  Casa de Cambio Puebla allait tomber plus tard avec la gestion de d’argent pour l’achat d’avions américains pour le cartel de Sinaloa, après la saisie au Guatemala, en octobre 2003, de près de 2 tonnes de cocaïne à bord d’un avion Beach Craft King Air 200, numéroté N694FC, (ex Guatemalan Air Force, ici à droite) posé près de la rivière Usumacinta.  L’avion avait été acheté par par Jorge Milton Cifuentes Villa alias « Jota » ou  » J », par 20 transferts électroniques d’une valeur totale de 1, 289 million de dollars.  Les noms utilisés ayant été Juan Granados Patiño, Fernando Camargo López, Raquel Aguirre Reséndiz y María Aurelia Trejo Valle.  Le 19 août 2005, le N193A confisqué passait chez l’armée colombienne sous l’appellation FAC5730 (ici en haut à droite). A ses heures aussi, Herrera avait été pilote pour Elchapo, qui  possédait aussi un Falcon-20 bien connu, l’enregistré XB-IYK, vu aussi à  Campeche… resté célèbre en train d’attendre ce qu’allait faire le DC-9 rempli de 128 sacs de cocaïne qui avait fait couler tant d’encre (pour le rôle qu’avait joué la CIA dans l’histoire.  A bord devait monter le pilote, Otto Roberto Herrera Garcia qui, une fois déguisé en policier, était tranquillement sorti de l’aéroport, dans le Ford Lobo du chef des gardiens Alfredo Cazares. Otto Herrera était alors recherché aux États-Unis (par la DEA) qui offrait 5 millions de dollars en récompense pour sa capture (le gouvernement mexicain promettait 2 millions de dollars). L’avion, gris, est devenu tout noir (ci-dessus à droite)  sous l’immatriculation XC-HID (PF-203 ci-dessus à gauche), et appartient désormais à la Police mexicaine, après avoir été XC-DIP de la Banco Nacional de Crédito Rural et le fameux YB-IYK 

En 2004, donc le nouveau « seigneur du ciel  » tombe. En janvier 2008, ajoute le rapport de López, six mois après la saisie dans la zone 14, le bureau du procureur américain a accusé Herrera de trafic de drogue et a offert une récompense de 2 millions de dollars pour des informations qui permettent sa localisation et sa capture. Le 21 avril 2004, la police mexicaine a capturé Herrera en attendant sa petite amie Marcela González à l’aéroport international de Mexico. Le Département américain de la Justice a célébré la capture de « l’un des plus grands trafiquants de drogue en Amérique centrale » et qui était le résultat d’une enquête multinationale impliquant des agents de la DEA au Mexique, au Guatemala et au Salvador, et a lié Herrera et quatre autres accusés au transfert de cinq expéditions de cocaïne totalisant 6 500 kilos entre mars 1996 et octobre 2003. Ils ont également demandé son extradition rapide vers les États-Unis. »

Deux tonnes de coke par mois, en moyenne… et des pontes enrôlés dans le réseau

D’une efficacité redoutable avec ses avions, il arrivait en effet à transporter environ 2 tonnes chaque mois aux USA, à  l’époque de sa capture. « En 2004, l’USDOJ qualifiait Herrera de « l’un des plus grands trafiquants de drogue en Amérique centrale ». Son organisation a servi d’intermédiaire entre les restes du cartel colombien de Cali et du cartel mexicain de Sinaloa. Selon le Département d’État américain (DOS), il était responsable du transport de plus de 18 tonnes de cocaïne à travers l’Amérique centrale et le Mexique aux États-Unis à partir de 1998. Les dossiers montrent qu’il a également envoyé des millions de dollars en virements bancaires du Mexique vers les États-Unis, dont certains étaient utilisés pour acheter des avions à une société américaine. Il était lié à l’homme d’affaires et courtier politique guatémaltèque Gustavo Herrera (sans lien de parenté, (ici à droite), qui aurait aidé l’organisation d’Otto Herrera à déplacer et à stocker des cargaisons de drogue ».

Or en 2004, justement, alors qu’il venait d’être capturé au Mexique, et attendait une demande d’extradition vers les USA, il avait réussi à s’enfuir de sa prison… déguisé en policier, après avoir largement arrosé en dollars tout le personnel pénitentiaire (on parle de pots-de-vin allant de 200 000 à 2 millions de dollars !). Fait notable, l’intelligentsia politique guatémaltèque était de mèche directe avec lui : Gustavo Herrera était en fait le gestionnaire du Patriot Party (PP), dont il détournait allègement les fonds, en ne déclarant rien au impôts (IGSS) et en les plaçant dans une entité appelée Jekyll Properties, constituée à la fois aux Bahamas et au Guatemala, créée au départ par l’avocat Francisco Palomo, assassiné en 2015.

Parmi la liste des personnes bénéficiant des transactions effectuées en sous-mains par Jekyll Properties figuraient Conrado Arnulfo Reyes (ici à gauche) – l’ancien procureur général

et  Óscar Eugenio Dubón Palma (ici à droite)- ancien contrôleur général des comptes -, qui auraient reçu respectivement 100 000 et 350 000 Quetzals.

Herrera, qui avait fui au Nicaragua, avait pompé à lui tout seul 350 millions de dollars de l’IGSS !

Tout le système politique du Guatemala était de mèche avec les trafiquants, qui devenaient grâce à lui intouchables !!!

Un général froidement éliminé

Recapturé (comme El Chapo) en 2007, à Bogota, en Colombie après deux années de cavale, il avait été finalement extradé en 2008 aux USA, où il encourait une très lourde peine avec ses 18 tonnes de coke transportées au total et son accusation pour blanchiment d’argent. Il en prendra en effet pour 30 ans, à effectuer au Rivers Correctional Facility en Caroline du Nord, pas vraiment un hôtel de repos… Or surprise, il sort de prison aux USA dès 2013, une annonce dissimulée par les autorités US pendant un an au moins.  Pourquoi les américains l’avaient-il aussi vitre relâché, mystère. L’idée de l’avoir « retourné » pour en avoir fait un informateur est un peu risquée à prendre, étant donné sa violence incontrôlable (une de ses cibles avait reçu 18 impacts de balle !)… Alors pourquoi, donc ? Un câble de 2013 (Confidencial Guatemala 001673) de leur ambassadeur, John Hamilton, resté célèbre depuis, nous donne une indication  : « L’ambassade a appris début juin que le juge Felix Eliseo Garcia Arenas (largement considéré comme un juge honnête) qui avait présidé le cas de Byron Linares (commandant en second de l’ organisation de stupéfiants Otto Herrera) et deux accusés colombiens dans une affaire de millions de blanchiment d’argent impliquant l’organisation Herrera, avait été remplacé par le juge Luis Alfredo Morales Lopez à travers une  procédure irrégulière. Morales était le juge qui a libéré un certain nombre de personnalités prétendument corrompues ayant des liens étroits avec le président Portillo – y compris le banquier Alvarado McDonald… » En somme les américains s’attendaient à voir d’autres narcos-trafiquants arriver de nouveau au Guatemala, systématiquement relâchés dans la nature par des juges corrompus...  » la capacité du GOG à poursuivre les principaux trafiquants de stupéfiants et toute l’action d’un juge pour libérer les accusés dans cette affaire serait une grave coup à la guerre contre la drogue au Guatemala »… Espérait-on en secret que les deux chefs de car s’étrillent entre eux, si Herrera ressortait plus vite que prévu ? La lecture ds messages hebdomadaires envoyés par l’ambassadeur Hamilton est édifiante, tel cet extrait étonnant posté le 17 décembre 2014 dévoyant un énième détournement au sein du gouvernement de Portillo : » Nous avons mentionné dans notre dernière lettre le cas mystérieux du colonel Raul Cerna, l’ancien chef des finances disparu de la sécurité militaire présidentielle (EMP) et témoin clé des efforts pour retrouver les 115 millions de dollars ou plus qui ont disparu dans des mains militaires sous l’administration Portillo. Alors que les Guatémaltèques placent toujours des paris entre eux sur le sort de Cerna (cf mort en 2004), les autorités ont exhumé un cadavre d’un cimetière. La presse a rapporté qu’un dentiste avait identifié le reste comme Cerna (ici droite), mais, pour être sûr, un échantillon d’ADN a été envoyé en Espagne pour voir s’il correspond aux échantillons fournis par le fils et le père de Cerna. »A son décès personne n’avait réclamé son corps, de là les autorités ! On avait découvert entre-temps qu’il savait que l’argent destiné aux repas scolaires avait disparu dans le parti de Portillo, l’ensemble des détournements présidentiel avoisinant les 2 milliards de dollars ! « Le colonel José Raúl Cerna Ramírez, qui était le directeur financier de l’EMP, était considéré comme le principal suspect, avec 13 autres personnes impliquées. Cerna collaborait aux enquêtes et son témoignage a été déterminant pour déterminer l’implication des suspects dans le détournement de fonds. Après sa mort, Juan José de León Pineda, Surama Payeras, Jorge Rivera, David Elías et William Rivera, anciens employés de l’agence, sont morts de causes mystérieuses » écrit ici Prensa Libre.  Dans un tel état miné de partout par la corruption, relâcher Herrera n’était-ce pas aussi envenimer encore les choses ? Et tenter de faire tomber Portillo pour trafic de drogue ? Pourrir davantage encore la situation pour se proposer ensuite en sauveur nimbés de tous les bons sentiments, voilà bien une technique chère… à la CIA !!!

Avec Herrera, une révolution s’était donc produite au Guatemala  ?

Après coup, il faut s’apercevoir de ce qu’avait amené le fameux Herrera au Guatemala : tout simplement une autre et nouvelle façon de faire (du trafic) indiquent ici fort judicieusement Ralph Espach, Javier Meléndez Quiñonez Daniel Haering, et Miguel Castillo Girón dans le superbe dossier « Criminal Organizations and Illicit Trafficking in Guatemala’s Border Communities » : « Avant 2008, le trafic local de drogues, d’êtres humains, d’armes et d’autres objets de contrebande était principalement contrôlé par des capos locaux, des individus et des familles ayant une longue tradition de propriété et d’influence au sein de leurs communautés. Non seulement les criminels, les capos étaient des propriétaires fonciers et des hommes d’affaires, des employeurs communautaires, des bienfaiteurs et des dirigeants dans une certaine mesure dont les opérations bénéficiaient d’une légitimité aux yeux des résidents locaux. Ils avaient construit des routes, des cliniques, des terrains de football; ils avaient fourni de l’argent aux citoyens locaux pour les fêtes de leurs enfants et pour les urgences médicales; et – comme le montrent les études de cas – ils avaient assuré l’ordre et la sécurité dans les rues afin que les résidents se sentent en sécurité dans leurs activités quotidiennes. Ils avaient pu mener ces diverses activités, licites et illicites, sous la protection fournie par leurs relations avec les militaires, les services de renseignement et les représentants du gouvernement. Cependant, le système de traite stable, contrôlé et relativement pacifique au Guatemala, dans lequel des groupes étrangers ont payé les trafiquants guatémaltèques pour un passage sûr et sécurisé et sinon les a laissés pour la plupart, a pris fin en 2008. Une partie de la rupture de ce système peut être attribué aux arrestations de « transportistas » guatémaltèques de haut niveau. Otto Herrera, considéré comme le contact principal du cartel mexicain du Golfe au Guatemala, a été arrêté en 2007 et Jorge Mario Paredes, lié au cartel de Sinaloa, a été arrêté en 2008. Ces arrestations ont déclenché une série de compétitions entre des groupes et des individus subordonnés, qui cherchait à établir le contrôle de certains territoires et à éliminer ses rivaux. Cela a provoqué des turbulences et de l’incertitude sur plusieurs itinéraires de trafic clés ». En somme, on avait toujours trafic au Guatemala, par définition zone de passage entre l’Amérique du Sud et les Etats-Unis, mais avant Herrera ça se passait à la bonne franquette, avec des trafiquants plutôt fondus dans la population et acceptés, car ce sont  eux qui empêchaient la violence (le pays ne disposant pas d’une police autre que corrompue !), un calme qui leur garantissait une circulation tranquille de leurs produits. Herrera a tout flanqué par terre, en amenant Los Zetas et leur violence intrinsèque.

L’étape entre les « trafiquants à l’ancienne » et le nouveaux a été cruciale, et a été marquée par d’horribles massacres…

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