FRANCE 🇫🇷 (OFAST): l’interview de Stéphanie Cherbonnier dans Ouest France

Publié: 3 avril 2020 par Marc Fievet dans Cannabis - Hachis - Haschich, Cocaïne, DNRED, Douane française, Drogues, Gendarmerie, NARCOTRAFIC, OFAST, Opium, Police, SERVICES FRANCAIS
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OFAST

Pas un mot sur les douaniers de la SURV… ni sur la DNRED. Pas un mot sur la narcodistribution via Snapchat, Wathsapp et Twitter! Pas un mot sur les actions menées par les cybergendarmes et les cyberdouaniers!  Ça commence bien !

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Des dealers de drogue sont installés place du commerce, à Nantes, le long de la ligne de tramway.
OUEST FRANCE

En France, le marché de la drogue est estimé à un peu plus de trois milliards d’euros par an. 80 % des règlements de compte sont liés aux trafics de stupéfiants. 

Pour mener la lutte contre les trafiquants, le gouvernement a créé un nouvel organisme, l’Ofast (l’Office anti-stupéfiants) qui remplace l’Ocrtis, dont la réputation a été entachée par de récentes affaires liées notamment aux liens qu’il entretenait avec ses informateurs.

Le nouvel office a vocation à faciliter le partage des renseignements et une meilleure coopération des services d’enquête.

Il est dirigé par Stéphanie Cherbonnier qui dresse un état des lieux des trafics de stupéfiants durant cette période de confinement.

 

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EXTRAIT

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Avec le confinement généralisé, l’acheminement des stupéfiants en France a-t-il été stoppé ?

Ces filières n’ont pas été asséchées mais ont été mises à mal. Concernant la résine de cannabis, les routes qui partent du Maroc et qui transitent par l’Espagne sont fermées et concernant la cocaïne, le vecteur aérien est quasi à l’arrêt, le transport par mules (N.D.L.R. : individus transportant des sachets de drogues in corpore ou en valises) est donc mis à mal.

Ces filières d’approvisionnement n’ont-elles pas trouvé d’autres moyens ?

D’abord, d’autres vecteurs subsistent tels que l’arrivée des conteneurs dans les ports : au Havre, à Marseille…  Autre vecteur à surveiller de près : le fret routier, notamment pour l’importation de résine de cannabis.

Outre l’acheminement, les réseaux de distribution des drogues doivent aussi être perturbés…

De nombreux points de deals, là où s’effectuaient les transactions, ont fermé ou pour le moins ont été désorganisés. Et pour cause. Un rassemblement de personnes, en pleine période de confinement, attire vite l’attention des forces de l’ordre. Vendeurs et consommateurs sont actuellement perturbés.

Par exemple ?

Pour écouler leurs stocks et effectuer moins de déplacements, ils vont sans doute vouloir vendre leurs produits en plus grosses quantités et refuser les petites ventes. Nous avons aussi un œil sur les colis postaux, les livraisons à domicile…

Les forces de l’ordre sont très mobilisées par la surveillance des règles de confinement. Ont-elles encore le temps d’enquêter sur les trafics de stupéfiants ?

La lutte contre les trafics de stupéfiants reste un domaine prioritaire, sinon ce serait mettre à mal le travail engagé ces derniers mois : le plan national de lutte contre les trafics des stupéfiants et la mise en place de l’office anti-stupéfiants créé en début d’année. En période de crise, si les trafiquants de stupéfiants s’adaptent, les services également.

LIRE l’interview

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