Archives de 10 avril 2020

La contrôleuse générale Stéphanie Cherbonnier, patronne de l’OFAST évoque l’impact du confinement sur le trafic, et les modifications récentes du marché de la cocaïne en France.

Quels sont les effets du confinement sur le trafic de drogue ?

La distribution est devenue compliquée pour les dealers, et les consommateurs ont des difficultés pour s’approvisionner, car chaque présence sur la voie publique devient suspecte. Les vendeurs changent donc leur manière de travailler et peuvent utiliser le fret postal, la vente sur Internet, les livraisons à domicile. Ces changements, nous les surveillons, car on ne peut pas exclure l’émergence de violences entre groupes criminels, pour s’approprier le stock d’un rival ou récupérer des points de deal de concurrents qui n’ont plus rien à vendre…

Les produits commencent donc à manquer ?

L’approvisionnement, notamment en cannabis, s’est beaucoup tari. Les routes du Maroc ont été fermées, les contrôles routiers sont renforcés en Espagne et en France. La résine a plus de mal à remonter par les filières classiques, même si le fret routier continue à circuler. Nous constatons une hausse de près de 30 % à 40 % du prix du kilo et la barrette coûte désormais 15 à 20 euros. Il faut toutefois se méfier, car les trafiquants innovent.

Qu’en est-il de la cocaïne ?

Le prix a bondi de près de 30 %, car l’approvisionnement est perturbé par l’arrêt du trafic aérien. Les routes maritimes restent ouvertes, donc nous devons rester vigilants. Et préparer la levée du confinement car les trafiquants auront de la marchandise à écouler.

Plusieurs importantes saisies de cocaïne destinées au marché national ont récemment eu lieu en France… Comment l’expliquer ?

En Europe et en France particulièrement, le prix de la cocaïne est de 30 ou 35 000 euros le kg ( NDLR : contre environ 15 000 euros aux États-Unis ). C’est un marché intéressant pour les trafiquants, avec un prix au gramme à la revente qui est habituellement de 70 euros en France, et environ 600 000 consommateurs. Depuis deux ans, la quantité de cocaïne qui entre en France est en hausse. Il y a deux vecteurs d’approvisionnement : le portuaire, avec des malfaiteurs très inventifs − à Bordeaux, 700 kg étaient dissimulés dans du bois − et l’aérien avec des mules depuis la Guyane.* En 2018, ce sont 2 tonnes 400 qui ont été saisies, soit 10 à 20 % de la cocaïne qui arrive en France. Au total, on estime que 10 % de la marchandise qui entre sur le territoire est saisie.

L’autre nouveauté des saisies récentes, c’est la pureté de la cocaïne. Que cela signifie-t-il ?

La cocaïne qui arrive en France est de plus en plus pure. Elle est moins coupée, car elle transite par moins d’intermédiaires… La pureté de la cocaïne démontre l’évolution du marché et des organisations criminelles en France, désormais capables de fonctionner directement avec les producteurs. Mais toute la cocaïne qui arrive sur notre territoire n’est pas forcément destinée à la France. Elle peut être dispatchée, en Europe du nord par exemple.

Vos saisies démontrent donc que des organisations criminelles françaises peuvent désormais importer pour plusieurs millions d’euros de cocaïne ?

C’est évident, pour importer de telles quantités de cocaïne, il faut des professionnels avec une surface financière qui rassure les producteurs sud-américains, des capacités de stockage, des compétences pour réceptionner la marchandise, la distribuer. Il y a donc des structures criminelles de haut niveau, mais elles ne sont pas forcément franco-françaises. On peut penser que des Français sont alliés à d’autres groupes criminels.

De telles organisations peuvent-elles être combattues uniquement grâce à des saisies de drogue ?

On ne peut pas s’en contenter, car une saisie n’entrave qu’un temps une organisation criminelle, sans pour autant la désorganiser. Dans chaque enquête de haut niveau, on doit aussi se concentrer sur le volet financier, la structure de blanchiment du réseau et le patrimoine des trafiquants. La mission de l’Ofast englobe aussi ce volet financier et on s’appuiera sur l’expertise de nos partenaires, dont l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière. Les stups, c’est ce qui rapporte le plus d’argent. Le marché est évalué à 3 milliards d’euros par an. Or seulement 10 % des avoirs criminels sont saisis dans les enquêtes pour trafics de stupéfiants (un peu plus de 70 millions d’euros en 2019), ce n’est pas assez. L’objectif est de faire évoluer les méthodes d’investigation : lutter contre le trafic, mais aussi contre les réseaux de blanchiment.

On peut donc penser que ce n’était pas le cas à l’OCRTIS ?

L’objectif est désormais d’allier les forces de tout le monde, avec en chef de file l’Ofast, et de partager le renseignement criminel afin de cibler les plus gros trafiquants, mais aussi de démanteler les trafics au niveau local. C’est aussi pour cela que la gendarmerie et les douanes sont intégrées à l’Ofast. Et aujourd’hui, on constate que l’on engrange de l’information qui génère des affaires. Même si parfois l’efficacité implique de la discrétion, la culture du secret ne peut pas être érigée en principe.

Au sujet des affaires qui ont secoué l’OCRTIS, quelle est votre politique concernant les indics et les livraisons surveillées ?

Les livraisons surveillées, on continue d’en faire, mais dans un cadre juridique très strict, validé et contrôlé par les magistrats depuis la loi de mars 2019 de programmation pour la justice. Quant aux sources, pour lutter contre les stupéfiants, c’est vital, même si ce n’est pas suffisant. Mais le contrôle de la gestion des indics a été renforcé en 2019 : la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a interdit aux chefs de service de gérer des informateurs. En tant que patronne de l’Ofast, je ne gérerai pas d’indics. Mon rôle est de m’interroger sur le positionnement de nos sources, leur intérêt, puis de les contrôler.

Avec le Parisien

*Sur place, on mesure désormais la relative inefficacité des politiques menées. « Nos collègues magistrats sont lucides, avance le commissaire Nussbaum. Ils constatent qu’en la matière, la répression n’est peut-être pas la seule solution. » Délaisser la lutte contre les mules, considérées comme victimes, pour mieux ferrailler contre les réseaux est une idée qui fait son chemin. En attendant, les policiers qui sont en première ligne accusent le coup : « Nous sommes en surrégime. Mais les chiffres des saisies augmentent. « Notre hiérarchie est satisfaite. Et tout le monde oublie ces dizaines de mules qui arrivent chaque jour à bon port… »


Le bilan de l’OFAST oublie seulement de préciser que les narcos-organisateurs sont avant tout des businessmen et qu’ils sont habitués à contourner toutes les difficultés qu’ils rencontrent en temps ordinaire.

Pour eux, l’efficacité est au programme et les moyens financiers mis à disposition pour mettre en œuvre la logistique nécessaire pour parvenir à écouler les stocks existants et les renouveler.

Le vecteur transport maritime en provenance d’Amérique du sud et d’ailleurs avec les conteneurs et en Europe, le transport des TIR ne sont pas stoppés et au contraire, les contrôles sont allégés. La CELTICS, que je sache, n’a pas vu ses effectifs triplés…et en frontière, ne serait-ce qu’au Fréjus, important point de passage routier en l’Italie et la France, les contrôles sont quasiment inexistants. Des Pays bas ou de Belgique, c’est opération portes ouvertes depuis des décennies sans que nos stratèges aient réussi à trouver une parade efficace au narcotrafic mondial. Ils n’ont su jusqu’à aujourd’hui que faciliter la fluidification des marchandises et faire des statistiques.. permettant l’autosatisfaction qu’ils maitrisent parfaitement.

Ces régaliennes incapables, on le constate ces derniers jours, d’approvisionner la France en masques alors que ce sont des produits légaux passant par des règlements légaux…et des transports légaux… Comment imaginer qu’elles soient capables de lutter efficacement contre le narcotrafic qui n’utilise que des productions illicites, des transports non officiels, des règlements par chambre de compensation secrète et réussisse à satisfaire la demande du marché.

Depuis 40 ans, nous sommes inondés de rapports sur la progression des saisies permettant alors de s’enorgueillir de résultats qui sont pourtant en très nette diminution en pourcentage et le constat de l’échec de la politique menée n’est jamais réalisé! Jamais!

Peut-être une lueur d’espoir.

En Guyane, « On mesure désormais la relative inefficacité des politiques menées. Nos collègues magistrats sont lucides, avance le commissaire  divisionnaire Christian Nussbaum, directeur interrégional de la police judiciaire de Pointe-à-Pitre . « Ils constatent qu’en la matière, la répression n’est peut-être pas la seule solution. »

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Tous ces savants décideurs seraient ils en poste pour le bien public ou pour la soupe servie par la haute fonction publique. Aujourd’hui, on a tant d’énarques à caser, qu’ils ont envahi les hiérarchies intermédiaires des régaliennes, amenant avec eux une inertie totale dans les services qu’ils ‘chapotent’ désormais. L’incompétence est au pouvoir opérationnel et d’innombrables exemples le prouvent. A la douane, qu’un Gérard Schoen, un administrateur civil, ait pu devenir patron de 1.300 douaniers dans le grand est de la France ne s’explique qu’en sachant que ce poste de Directeur interrégional, il ne l’a obtenu que pour être auprès de sa maman…vieillissante! On rêve! Un bon fils certes? Mais est-ce suffisant?

Ces derniers jours, la DG de la Douane Française, en mal de communication, n’a pas hésité à diffuser une information dont la source serait des interviews d’agents. Sauf que les interviews n’ont jamais eu lieu.

On bidonne, on bidonne, on bidonne!

Alors, la note de l’OFAST qui dresse un premier bilan des retombées sur le narcotrafic en pointant :

« Un ralentissement brutal de l’importation de produits stupéfiants sur le territoire français. Aujourd’hui, tous les vecteurs par lesquels les stupéfiants alimentent les points de vente sont fortement ralentis ou à l’arrêt complet. Cette situation ne permet plus d’acheminer les quantités auxquelles le marché s’était habitué. Le contexte de la lutte contre les trafics a ainsi radicalement changé. »

L’OFAST nous signale que « l’activité des mules qui transportent habituellement de la cocaïne vers l’hexagone au départ de la Guyane s’est totalement arrêtée. » Et oui, c’est normal, il n’y a plus de liaisons aériennes entre Cayenne et Orly! Comme si ces mules représentaient une part importante de l’approvisionnement du marché. Non, ces mules ne sont que des individus en situation précaire qui cherchent par tous les moyens à sortir de l’extrême pauvreté dans laquelle ils se trouvent et les narco-logisticiens ne comptent absolument pas sur eux pour satisfaire une demande chaque mois grandissante.

Ajoutant: « De même, les transports impliquant la circulation de personnes sur le vecteur routier (ex. go‑fast) sont annulés ou reportés. »

L’OFAST nous signale encore: « Les informations des services confirment aussi que les chargements de cannabis en provenance du Maroc et d’Espagne en gros et semi-gros ne rentrent plus en France depuis le 15 mars. »..Ajoutant craindre que « les ensembles routiers internationaux ne deviennent un vecteur privilégié pour les trafics de stupéfiants, en particulier si les services allègent les contrôles sur la circulation des marchandises, denrées alimentaires et autres, au profit d’autres missions prioritaires dans le contexte du Covid-19 ».

Mais de qui se fout-on? Il n’y a pas ou très peu de contrôles, car il n’y a pas de personnels en nombre suffisant!

Selon les observations des antennes OFAST, « les régions frontalières proches de l’Espagne ou des Pays-Bas s’approvisionnent encore facilement en stupéfiants », tandis que « toutes les autres régions métropolitaines connaissent une diminution rapide des stocks de stupéfiants, et beaucoup de points de vente sont désormais fermés. »

« Les tensions actuelles mettent les trafiquants en stress, et portent en germe de nombreux risques en termes de sécurité », souligne enfin l’OFAST dans sa conclusion. Et de lister : « Les risques de violence par les trafiquants contre les policiers pour défendre leurs activités criminelles dans certains quartiers ; les risques de violence entre trafiquants pour récupérer les manques à gagner, ainsi que leur emprise territoriale », mais aussi « l’essor des organisations criminelles étrangères implantées aux Pays-Bas, qui profitent actuellement de leur situation dominante de plate-forme de redistribution européenne pour la plupart des produits stupéfiants » et «  l’accumulation des stocks en attente en Espagne ou dans certains ports, qui augure de l’ampleur des trafics au moment de leur reprise dès que les circonstances le permettront ».

Cette note de l’OFAST me permet seulement de tirer, une fois encore, la conclusion que rien n’est vraiment fait pour lutter avec efficacité contre les méfaits engendrés par la consommation de drogue.

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Ce vendredi, 385 kilos de cocaïne ont été saisis dans la zone du Chaco paraguayen,
à environ 30 kilomètres de Bahía Negra. Pas de détenus lors de cette opération qui a été menée conjointement entre le parquet, les policiers et la SENAD.

Saisie d’un avion Cessna monomoteur.

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Mon cher Michel

Mon cher administrateur des douanes

Mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses

Mon cher menteur

Mon cher tartuffe

Relisant en ces journées de confinement que je supporte avec légèreté après celles que je dus subir suite aux cascades de lâcheté de tes semblables de la DG de la douane française, j’ai pu constater avec effroi que tu étais particulièrement performant dans l’art de la rhétorique mensongère. Il fallait que la lâcheté de François Auvigne fût effacée.

Ô, mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, constater une fois encore tes savantes manœuvres pour dégager la responsabilité de l’administration des douanes ne m’ont permis que de faire un constat, accablant pour toi, comme pour tes prédécesseurs Elizabeth Melscoet, Thomas Charvet et le gredin Erwan Guilmin : vous êtes des menteurs institutionnels !

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, sais tu que je ne peux accepter cette infamie savamment distillée par tes écris mensongers. Il m’est insupportable de constater qu’après avoir été encensé puis encouragé à infiltrer et infiltrer encore, tu ne souhaitais que flétrir tant de lauriers amassés. Mes actions qu’avec respect toute la hiérarchie de la DNRED admirait, mes informations précises qui tant de fois ont permis des saisies importantes, tant de fois valorisaient un service… aux actions que tu ne connais même pas! Tu m’as trahi comme tu as trahi l’honneur de la douane tout entière en ne faisant rien pour moi. Ô cruel souvenir de ma gloire passée ! Œuvre de tant de jours en un jour effacée ! Précipice élevé d’où tomba mon honneur ! Sans qu’un seul instant, ta réflexion ne te permit de retrouver le chemin de l’honneur!

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, toi qui occupe un haut rang d’administrateur, comment peux tu l’occuper sans honneur? Tu as préféré emprunter les affabulations de tes prédécesseurs pour m’écarter de toutes réparations. Seras-tu un sprinter comme ce faquin de Gérard Schoen si tu me rencontrais ou préférerais-tu jouer les timides dédaigneux, comme le fit Corinne Cleostrate, et t’éloigner sans me regarder?

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, relire encore que toutes les turpitudes subies ne seraient la résultante que d’une erreur d’appréciation de ma part sur l’engagement de la douane sur lequel j’étais persuadé pouvoir compter, me trouble. En homme d’honneur que je suis, habitué à la parole donnée, il m’était difficile d’imaginer que tant de bassesses pouvait t’habiter.

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, je te croyais honnête et factuel, n’hésitant pas à t’informer avant de m’emballer dans des écrits totalement infondés. Non, tu n’as rien demandé, te permettant alors de tordre le cou à la vérité des faits.

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, merci de transmettre mes meilleures civilités à ton entourage…douanier.

Marc Fievet

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Le trafic a été mis au jour mercredi dernier au Vésinet (Yvelines), à la faveur d’un contrôle des attestations de déplacement dérogatoire mené par des policiers.

Ils ont fait s’arrêter Makram, un jeune homme de 22 ans, qui circulait au volant d’une Toyota Auris. Ce dernier leur a présenté une attestation délivrée par son employeur, une société de faux VTC.

Une forte odeur de cannabis
Les policiers ont détecté une odeur de cannabis très présente dans l’habitacle. Ils ont alors poussé le contrôle un peu plus loin, et ont découvert une cache de stupéfiants, rapporte Le Parisien.

Dissimulées sous le frein à main, treize boîtes métalliques équipées d’une languette contenant chacune 3 grammes d’herbe de cannabis ont été saisie, de même que 1 500 euros en espèces.

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