TRANSPORT MARITIME (absence de contrôles): la mécanique des grands ports de l’Europe 🇪🇺 du Nord

Publié: 21 juin 2020 par Marc Fievet dans CELTIC, DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, OFAST, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES FRANCAIS
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Une escale dure environ vingt-quatre heures.

Durant ce temps, 2 000 à 3 000 conteneurs doivent être déplacés. Tout est fait pour aller au plus vite. À peine le navire a-t-il touché le quai que des manutentionnaires montent à bord. Ils déverrouillent les « twist-lock », ces verrous qui fixent les conteneurs par les coins.

Aussitôt, de puissantes grues les enlèvent. Les boîtes multicolores, pesant jusqu’à 30 tonnes, s’envolent à toute vitesse, passant à quelques mètres des passerelles du navire.

Les conducteurs de grues témoignent d’une dextérité impressionnante, depuis leur cabine vitrée suspendue à 60 mètres du sol.

Des « cavaliers » pour décharger

Quatre ou cinq grues peuvent travailler en parallèle, chacune se consacrant à une section du bateau. « Si le vent dépasse les 72 km/h, ou s’il y a du brouillard, les grutiers doivent stopper », explique Éric Sagnier, directeur des opérations portuaires pour la France de CMA CGM.

Mais le reste du temps, le ballet se poursuit jour et nuit, tant que le navire est à quai. Chaque grue déplace une boîte toutes les deux minutes environ.

Les conteneurs atterrissent sur le quai où ils sont aussitôt enlevés par des « cavaliers ». Ces véhicules ressemblent à de gros insectes. Ils emportent les conteneurs sous leur ventre. Ils vont les empiler sur une aire de stockage. Ils ramènent ensuite les conteneurs à charger, qui font le chemin inverse vers les cales. Des dizaines de cavaliers se croisent en même temps.

Chacun sait où il va.
Depuis la passerelle, le mouvement incessant du port est étourdissant.
Chaque conteneur est numéroté.

Chauffeurs, grutiers et manutentionnaires reçoivent par radio confirmation des mouvements qu’ils doivent accomplir. Un chef d’équipe, debout sur le pont du navire, commande l’action d’une grue ainsi que des 12 personnes qui apportent ou fixent le conteneur sur le bateau. Et il vérifie que le conteneur chargé est bien le bon. Parfois, un cavalier se trompe, quand deux numéros se ressemblent. Mais cela reste tout de même assez rare. Si l’erreur n’est pas découverte avant le départ du navire, cela oblige, ensuite, à entreprendre des recherches compliquées. C’est pourquoi il existe le projet d’équiper chaque conteneur d’une puce d’identification.
Cependant, l’idée n’a pas été encore mise en œuvre.

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Sur base d’une analyse de risques, seuls quelques conteneurs subissent une inspection en profondeur. Les douanes soumettent alors leurs cargaisons à un scanner de fret, qui permet de le mettre en image en neuf minutes et qui constitue l’outil le plus important dont les agents disposent pour lutter contre les différents trafics.

Le groupe américain ADVANCED WARNING SYSTEMS INC a proposé le dernier système de numérisation automatique IGRIS (INELASTIC GAMMA RAY IMAGING SYSTEM) utilisé par le Pentagone pour inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision.

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