Archives de juillet, 2020

Les avantages de l’OFAST

A Aurillac, un important réseau de trafic de stupéfiants a été démantelé le 23 juillet dernier. Il s’agit d’une affaire qui courait depuis déjà plusieurs mois, et sa résolution est le fruit d’une collaboration entre les forces de police et de gendarmerie. « On enquêtait sur un trafic
de drogue depuis la fin de l’année 2019. Après une saisie de la gendarmerie de 2 500 cachets d’ecstasy, on s’est aperçu que nos deux enquêtes étaient liées. On a donc mis en commun nos moyens, nos informations et nos effectifs afin de faire tomber ce réseau », explique une source policière d’Aurillac.

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L’office Centrale de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCTRIS) a présenté ce mercredi 29 juillet aux médias, dans ses locaux, un groupe de sept personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau de trafic transfrontalier de drogue.

Ces individus ont été arrêtés en possession de 245 kilogrammes de cannabis, de deux véhicules dont un camion gros porteur, d’une moto et de la somme de 2 254 550 FCFA en liquide.

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C’est une ombre, rien qu’un visage souriant et un peu flou sur de mauvaises photos. Un quasi-fantôme dont les polices d’une vingtaine de pays peinent à suivre la trace depuis dix ans : Tse Chi Lop, Canadien d’origine chinoise de 55 ans, est-il le plus puissant des parrains  de la drogue en Extrême-Orient ? Serait-ce bien lui, cet homme au physique banal, le mystérieux caïd qui aurait la haute main sur le trafic de drogues de synthèse (méthamphétamines), fabriquées en Birmanie, dans le fameux Triangle d’or ?

Les clichés de lui sont rares et les avis à son propos très divergents : certains experts voient en lui un « El Chapo » asiatique, en référence au célèbre « narco » mexicain. De fait, diverses enquêtes policières et les arrestations de quelques-uns de ses envoyés en Birmanie ont permis de remonter quelque peu sa piste. D’autres spécialistes estiment au contraire que l’importance supposée du bonhomme est très exagérée. Pour eux, son image aurait été enjolivée par des investigateurs, fantasmant sur un personnage presque hollywoodien.

Lire aussi Tse Chi Lop, le « El Chapo » asiatique

Écrire sur Tse Chi Lop oblige à user du conditionnel.

Son identité est si vague que personne n’est vraiment en mesure de dresser ne serait-ce que l’esquisse d’un portrait-robot. Sa psychologie ? Aucune idée précise, si ce n’est qu’il est « discret », comme l’a écrit l’agence de presse Reuters, après des mois d’enquête sur lui, en 2018.

Discret ? On le serait à moins : son organisation, que les limiers des « stups » australiens et américains ont appelée « Sam Gor » – surnom supposé de Tse Chi Lop, qui signifie « Frère numéro  3 » en cantonais, sa langue maternelle –, aurait rapporté en 2019 quelque 8 milliards de dollars (7 milliards d’euros)…

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Depuis la fin du confinement, à savoir la mi-mai, le trafiquant présumé se fournissait sur internet depuis son domicile dans une commune aux portes nord-est de Montpellier, en drogue de synthèse, la 3MMC, pour la revendre ensuite.

La 3MMC est le produit favori des toxicomanes festifs et du milieu gays.

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Ça fait déjà de nombreux mois qu’Aviseur International dénonce ce vecteur d’approvisionnement n’offrant aucune garantie de qualité. En vain, car les ‘cyberservices’ ne semblent pas être en capacité de lutter efficacement.

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Pour la troisième fois en moins d’un mois, un avion avec une cargaison de drogue en provenance du Venezuela a été intercepté. L’armée guatémaltèque, dans le cadre d’une opération avec les forces de sécurité du Service américain de l’immigration et du contrôle des douanes (ICE), a intercepté cet avion transportant plus de deux tonnes de cocaïne.

Depuis l’année dernière, les autorités antidrogue suivaient l’avion Gulfstream III, qui servait à transporter de la drogue. L’avion a effectué plusieurs vols à travers la péninsule du Yucatan au Mexique et s’est ensuite déplacé vers le Venezuela, pour y charger les 2.107 kilos de cocaïne.

Les forces militaires guatémaltèques, alertées de la présence de l’avion volant au-dessus de leur espace aérien, ont procédé à son interception.

Les trafiquants ont brûlé l’avion et tenté d’enterrer la cocaïne, mais l’unité d’enquête criminelle transnationale du Guatemala a réussi à saisir la cargaison.

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La Douane espagnole (Vigilancia Aduanera), la Gardia civil et la police nationale ont mené ce jeudi dans la zone de Pontevedra une opération d’envergure qui a pemis l’arrestation de sept personnes liées à l’interception au sud des Açores d’un voilier qui se dirigeait vers Galice avec une quantité importante de cocaïne à l’intérieur.

C’est le résultat de l’opération «Bateas» qui a provoqué, après des mois d’enquêtes, l’interception mercredi matin du voilier«Nergha» battant pavillon espagnol , au sud des Açores.

À l’intérieur, une cache a été trouvée avec 1200 kilos de cocaïne. Le voilier, intercepté par des agents des trois corps à bord du patrouilleur de la marine ‘Bam Rayo’, et ses cinq équipages détenus, voyagent escortés jusqu’à Las Palmas (îles Canaries). Arrivée prévue la semaine prochaine pour  examen et pesée de la drogue.

L’enquête a été menée conjointement par l’unité opérationnelle de surveillance douanière de l’administration fiscale de La Corogne, du ‘Greco’ et de l’UDYCO Galicia de la police nationale, ainsi que ECO Galicia et EDOA Pontevedra de la Gardia civil.

L’enquête, déclenchée par la Cour centrale d’enquête numéro 4 de l’Audience nationale remonte à décembre 2019. Elle concernait des activités illégales auxquelles était engagée une organisation criminelle installée dans la région d’O Salnés (Pontevedra).

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Samedi dernier, le Premier ministre, en déplacement à Nice avec les ministres de l’Intérieur et de la Justice, a annoncé en grande pompe la généralisation de l’amende forfaitaire délictuelle qui entend sanctionner de 200€ tout usage de stupéfiant. Nos organisations s’opposent à nouveau avec force à ce dispositif, nouvel avatar d’une posture de guerre à la drogue dont l’échec est depuis longtemps consommé. Un livre blanc diffusé en novembre 2018 rassemblait déjà nos arguments.

Le débat public, notamment en matière de drogues, se résume trop souvent à des slogans et ne s’appuie pas sur l’observation et l’analyse attentive du réel.

Cette « annonce », qui n’en est pas une, correspond tout simplement aux dispositions prévues par la loi du 23 mars 2019. Le déploiement du dispositif d’amende forfaitaire délictuelle prévue par cette loi était attendu. Seule la nécessité de procéder à des adaptations techniques et organisationnelles en avait retardé la mise en place

Les effets escomptés de ce dispositif relèvent de la pensée magique. Selon le Premier ministre l’amende forfaitaire, parce qu’elle serait distribuée de manière systématique et massive, dissuaderait les quelques cinq millions de consommatrices.eurs de cannabis, sans compter les centaines de milliers concernant les autres drogues. La demande ainsi impactée, les quartiers seraient enfin débarrassés de leurs points de deal, de la criminalité et de la violence qu’ils engendrent.

Or, la marche forcée de la justice vers des voies simplifiées de poursuite sans audience a pourtant débuté depuis des années dans le but d’augmenter le taux de réponse pénale. Le nombre d’amendes prononcées entre 2007 et 2012 pour usage de stupéfiants a été multiplié par deux, sans avoir le moindre effet sur le niveau de consommation en France ni sur l’ampleur de la circulation des produits. Par ailleurs, seuls 41% des amendes prononcées contre les usag.ères.ers de stupéfiants sont actuellement recouvrés.

Si la promesse de fermeté mise en avant par le Premier ministre est essentiellement illusoire, le dispositif n’en sera pas moins particulièrement nuisible à de nombreux égards.

  • L’infraction reste un délit inscrit au casier judiciaire, qui peut toujours être puni d’une peine d’un an d’emprisonnement.
  • La volonté de multiplier les peines d’amendes prononcées va surtout répondre aux objectifs chiffrés fixés aux forces de l’ordre, afin de présenter ensuite des statistiques favorables ; politique dont on sait combien elle contribue à détériorer les relations entre la police et la population. De même, il est largement documenté depuis des années que ce sont certaines catégories de consommat.rices.eurs qui sont régulièrement interpellés, en particulier les personnes racisées ou issues des quartiers, les classes favorisées se faisant livrer leurs produits, hors des radars de la police de rue.
  • Le choix de sanctionner relèvera de la seule décision des forces de l’ordre sur la voie publique. Si une personne a besoin d’être orientée vers des conseils ou une prise en charge médico-sociale, elle aura juste une amende, tout comme celle qui a déjà été condamnée dix fois pour usage.

Il faudra bien qu’un jour, en France, nos responsables se confrontent à la réalité pour construire, avec les associations d’usagers et le concours des professionnel.le.s œuvrant dans ce champ, une véritable politique publique en matière de drogues, conjuguant régulation et prévention et réduction des risques. Chaque mois qui passe est du temps perdu pour la protection des jeunes, les plus exposés aux dangers des drogues, des personnes en situation d’addictions, pour une meilleure santé et pour le respect des droits humains.

Contacts presse :

Autosupport des Usagers de Drogues : Jean-Maxence Granier – 06 77 01 08 90 | jm.granier@asud.org

Fédération Addiction : Laurène Collard – 06 15 26 35 95 | l.collard@federationaddiction.fr

Ligue des Droits de l’Homme : service communication – 01 56 55 51 15 | presse@ldh-france.org

Médecins du Monde : Amélie Churlet – 06 09 17 35 59 | amelie.churlet@medecinsdumonde.net

Police Contre la Prohibition : Bénédicte Desforges – 06 63 09 09 89 | bdesforges@stoplaprohibition.fr

Syndicat de la Magistrature : Katia Dubreuil – 06 23 84 68 14 | contact@syndicat-magistrature.org

 

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Tamaulipas

El C.D.G estaría detrás del secuestro del padre una ex alcaldesa de Matamoros

El secuestro del padre de la ex alcaldesa de Matamoros (Tamaulipas), Leticia Salazar, cumplió una semana sin que se sepa todavía quién cometió el delito. Se sospechó desde el …
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Jalisco

FOTOS: Así es “El Hospitalito“ donde se atiende El Mencho del CJNG, ubicado en El Acíhuatl

Este lugar, conocido como El Hospitalito, se encuentra cerrado y en una aparente abandono; se localiza a 300 kilómetros del centro de Guadalajara, en la parte alta de la …
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Edomex

Ejecutan sin clemencia a dos mujeres a balazos cuando llegaban a su casa

Dos mujeres, Michel de 23 años y Estrella de 58, fueron asesinadas en la Unidad Habitacional Ejército Constitucionalista, ubicada en la alcaldía Iztapalapa, en Ciudad de México. En esta ocasión los presuntos culpables no …
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El Mencho

Vídeo nuevo donde El Mencho señala a Omar García harfuch de proteger al Z-40

En un video presuntamente grabado por Nemesio Oseguera Cervantes, alias El Mencho, el líder del Cártel Jalisco Nueva Generación (CJNG) acusa al secretario de Seguridad  de Ciudad de México. …
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Des trafiquants de drogue qui sévissent actuellement au Mexique, il est sans aucun doute le plus craint.

Neme­sio Oseguera Cervantes, plus connu sous le pseudonyme d’El Mencho (diminutif de son prénom), chef du cartel de Jalisco Nueva Gene­­ra­­cion (CJNG), l’organisation criminelle la plus dangereuse du pays, est l’homme le plus recherché du Mexique et l’une des cibles principales des États-Unis

Les autorités mexicaines ont découvert la semaine dernière, dans une zone isolée, une infrastructure d’ampleur : un hôpital privé appartenant au chef du cartel. Selon le Guardian, un rapport des autorités locales fait état de la construction d’un hôpital dans un petit village situé à 250 kilomètres de Guadalajara, capitale du Jalisco. Il est fréquent pour les trafiquants mexicains et sud-américains de s’octroyer les services de médecins et de soignants afin d’éviter de se rendre dans une institution publique en cas de pépin.

Mais El Mencho aurait, semble-t-il, décidé de mettre en place tout un système de santé dans son réseau de cachettes situées en pleine campagne, notamment pour se faire soigner d’une maladie rénale. Selon les médias mexicains, les employés du baron de la drogue et les habitants des environs utilisent également cet hôpital.

 

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Second Brigadier General Mohammad Ghanbari, the Police Chief of Sistan and Baluchestan broke the news on Wednesday, saying that the anti-narcotics police forces of the province carried out extensive intelligence operations to uncover clues to the smuggling of big consignment of illicit drugs by members of a professional gang.

He added that the intelligence and operational teams of the police finally identified the members of this armed gang who were transferring a big consignment of narcotics in Zahedan.

Ghanbari noted that following an armed clash between the police and the smugglers, the police forces captured 1.651 tons of drugs, consisting of 1,515 kg of opium, 93 kg of crystal, 42 kg of heroin.

 

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980 kilos de cocaïne ont été saisis tôt mardi matin dans trois maisons situées dans la paroisse rurale de Chiquintad, située au nord-est de Cuenca.

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C’est à la suite d’une bagarre survenue le soir du 23 juillet dans le quartier de la gare de Cambrai (Nord), que la sûreté urbaine du commissariat de la ville a mis au jour un important trafic de stupéfiants, mené dans le quartier Amérique.

Plus de 10 kilogrammes de méthamphétamine ont notamment été saisis, information de La Voix du Nord confirmée par une source proche du dossier.

Au cours de cette bagarre, sur fond de trafic, un homme déjà bien connu de la police a été légèrement blessé par arme blanche à l’abdomen.

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La cargaison a été découverte ce samedi. Quatre personnes ont été détenues;

L’ambulance portant les emblèmes de l’hôpital ESE Emiro Quintero Cañizares de Ocaña, Norte de Santander, avait quitté ce département dans le but de transporter la cargaison de cocaine à Santa Marta pour son transfert ultérieur à l’étranger.

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Après une série d’étapes du CSMD dans la région du Rif au nord, le message est simple : tout le monde veut légaliser le Cannabis.

Leader mondial indiscutable de la production de Haschich le Maroc dispose du terroir du savoir faire et de la superficie nécessaires pour conserver ce titre envié pour encore longtemps.

En exploitant des variétés clés comme la Beldia, mais aussi toutes sortes d’hybrides venus d’Europe, les paysans Marocains font désormais évoluer leur offre vers la qualité à défaut de pouvoir en produire plus.

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Il serait temps qu’M6 prenne conscience de la réalité terrain et de l’évolution des états consommateurs. Il serait aberrant que le Maroc soit, à l’avenir, écarté de la richesse potentiel que représente la production du cannabis.

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Un total de 48 avions ont été abandonnés au Guatemala l’année dernière sur des pistes clandestines après avoir sans aucun doute été utilisés pour transporter de la drogue, selon les autorités.

L’armée guatémaltèque a confirmé qu’un avion incendié, de la drogue et des véhicules avaient été trouvés dans la juridiction de la municipalité d’El Chal, Petén.

Après avoir été informé du vol illégal d’un avion, les forces de sécurité ont commencé une opération de localisation et localisé l’avion. L’appareil a été retrouvé à 14 kilomètres d’El Chal, au sud de la capitale départementale, indiquent les autorités qui ont publié des informations sur leurs réseaux sociaux.

L’avion a été incendié par les trafiquants de drogue, comme le montrent les photos partagées par l’armée sur Twitter.

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La consommation de stupéfiants en France et en particulier de cannabis a évolué  car, aujourd’hui, les consommateurs cultivent eux-mêmes ou se font livrer sur internet via Twitter, Snapchatt ou autre Whatsapp, voire Signal et le problème du trafic en banlieue n’est pas pour autant solutionné.

Que pensez de cette mesure annoncée samedi par Jean Castex ?

C’est affligeant. C’est affligeant de vouloir régler les problèmes du trafic en taxant  les usagers par cette amende forfaitaire pour usage de stupéfiants dans les lieux publics, qui ne s’accompagne même pas d’une incitation aux soins.

Le permis de fumer moyennant une amende à payer de 200 euros.

En termes de prévention des addictions et des conduites addictives, ça n’a aucun sens. Ensuite, le deuxième argument, c’est que soi-disant, c’est pour plus d’efficacité et de simplicité du travail policier… La police et les gendarmes n’ont ils rien de mieux à faire pour assurer la sécurité des citoyens?

Pour Yann Bisiou, professeur de Droit à l’université Paul Valéry à Montpellier, qui dénonce une mesure contre-productive en termes de santé publique et inadaptée à lutter contre le trafic.

« C’est de l’hypocrisie, c’est de l’effet d’annonce. C’est en réalité une très vieille proposition qui traîne dans les cartons depuis une quinzaine d’années et qui était portée par certains syndicats policiers. Donc c’est donner des gages à certains syndicats policiers, mais ce n’est absolument pas une politique de santé publique. Bien sur que la légalisation par l’État ne règlerait pas tout. Mais elle réduirait considérablement certains effets. Et surtout n’entraînerait pas d’augmentation des consommations chez les jeunes. La légalisation permet de parler du produit, de ses risques, parce que le cannabis ce n’est pas anodin. C’est comme tous les produits, comme le tabac, comme tous les produits toxiques, ça a des conséquences qui peuvent être dangereuses. Donc, légaliser, ça permet d’informer. Ça permet d’échanger et ça permet de discuter. La deuxième chose, c’est que ça permet aussi de contrôler la nature du produit. C’est à dire que l’État définit les qualités de produit qui sont commercialisés et vous pouvez avoir un suivi, un traçage des produits consommés, ce qui n’est absolument pas le cas actuellement où les gens peuvent consommer un peu n’importe quoi. 

Xerfi Canal avait reçu Yann Bisiou, maître de conférences à l’université de Montpellier III, pour parler de la dépénalisation des drogues douces.

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