PORTUGAL (🇵🇹): la dĂ©pĂ©nalisation des drogues est un succès

Publié: 19 juillet 2020 par Marc Fievet dans Alcool, Amphétamines, Cannabis - Hachis - Haschich, Champignons hallucinogènes, Cocaïne, Drogues, Ecstasy / MDMA, Héroïne, Khat, Narcotrafic INFOS, Opium, Portugal, SERVICES ANTI-DROGUES
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En 2000, le Portugal a décriminalisé la consommation individuelle de toutes les drogues. 20 ans plus tard, les résultats sont concluants.

Du cannabis à la cocaïne en passant par l’héroïne, toutes ces drogues sont autorisées au Portugal. En 2000, à rebours du reste du monde, le pays lusophone a dépénalisé l’achat, la détention et l’usage de stupéfiants pour la consommation individuelle. Le trafic reste toutefois interdit, mais les consommateurs de drogues sont désormais considérés comme des malades plutôt que des criminels.    

Aider et accompagner plutĂ´t que sanctionner

Cette politique unique s’explique par l’histoire du Portugal. En 1973, Ă  la fin de la dictature, le pays devient une plaque tournante du trafic international avec l’ouverture des frontières. Le nombre de consommateurs explose malgrĂ© la mise en place de politiques rĂ©pressives. A la fin des annĂ©es 90, près d’1% des Portugais Ă©taient accros Ă  l’hĂ©roĂŻne et le pays avait le record de morts du SIDA liĂ©s Ă  la drogue dans l’Union europĂ©enne. La lutte contre la toxicomanie est alors devenue la prĂ©occupation principale des Portugais.

Pour JoĂŁo GoulĂŁo, directeur de l’Institut des drogues et de la toxicomanie, « la classe moyenne, la classe aisĂ©e, les gens ont commencĂ© Ă  dire “mon fils n’est pas un criminel, c’est quelqu’un qui a besoin d’aide“. » Dos au mur, la sociĂ©tĂ© portugaise s’est mise Ă  considĂ©rer la toxicomanie comme une maladie Ă  soigner, plutĂ´t qu’un crime Ă  punir. Selon JoĂŁo GoulĂŁo, « le plus important, c’est la relation que le sujet entretient avec la substance et non la substance elle-mĂŞme. »

L’usage de drogue a fortement diminué

Alors en 2001, une nouvelle politique est mise en place. Le système de santé public prend dorénavant en charge gratuitement les toxicomanes. Avec le recul, l’expérience est un succès. Aujourd’hui, le Portugal compte 50 000 heroinomanes, c’est deux fois moins qu’en 1999. Le taux de décès liés à la drogue a chuté, il est cinq fois plus faible que la moyenne de l’Union Européenne. Quant au taux de nouvelles infections au VIH, il a été divisé par 18 en 11 ans.

Néanmoins, le trafic de drogue reste illégal, et pour la police, il est parfois difficile de différencier dealers et toxicomanes.

SOURCE

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