Archives de 27 juillet 2020

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La consommation de stupéfiants en France et en particulier de cannabis a évolué  car, aujourd’hui, les consommateurs cultivent eux-mêmes ou se font livrer sur internet via Twitter, Snapchatt ou autre Whatsapp, voire Signal et le problème du trafic en banlieue n’est pas pour autant solutionné.

Que pensez de cette mesure annoncée samedi par Jean Castex ?

C’est affligeant. C’est affligeant de vouloir régler les problèmes du trafic en taxant  les usagers par cette amende forfaitaire pour usage de stupéfiants dans les lieux publics, qui ne s’accompagne même pas d’une incitation aux soins.

Le permis de fumer moyennant une amende à payer de 200 euros.

En termes de prévention des addictions et des conduites addictives, ça n’a aucun sens. Ensuite, le deuxième argument, c’est que soi-disant, c’est pour plus d’efficacité et de simplicité du travail policier… La police et les gendarmes n’ont ils rien de mieux à faire pour assurer la sécurité des citoyens?

Pour Yann Bisiou, professeur de Droit à l’université Paul Valéry à Montpellier, qui dénonce une mesure contre-productive en termes de santé publique et inadaptée à lutter contre le trafic.

« C’est de l’hypocrisie, c’est de l’effet d’annonce. C’est en réalité une très vieille proposition qui traîne dans les cartons depuis une quinzaine d’années et qui était portée par certains syndicats policiers. Donc c’est donner des gages à certains syndicats policiers, mais ce n’est absolument pas une politique de santé publique. Bien sur que la légalisation par l’État ne règlerait pas tout. Mais elle réduirait considérablement certains effets. Et surtout n’entraînerait pas d’augmentation des consommations chez les jeunes. La légalisation permet de parler du produit, de ses risques, parce que le cannabis ce n’est pas anodin. C’est comme tous les produits, comme le tabac, comme tous les produits toxiques, ça a des conséquences qui peuvent être dangereuses. Donc, légaliser, ça permet d’informer. Ça permet d’échanger et ça permet de discuter. La deuxième chose, c’est que ça permet aussi de contrôler la nature du produit. C’est à dire que l’État définit les qualités de produit qui sont commercialisés et vous pouvez avoir un suivi, un traçage des produits consommés, ce qui n’est absolument pas le cas actuellement où les gens peuvent consommer un peu n’importe quoi. 

Xerfi Canal avait reçu Yann Bisiou, maître de conférences à l’université de Montpellier III, pour parler de la dépénalisation des drogues douces.

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L’auteur de cette tentative de trafic de drogue s’est débarrassé de sa cargaison constituée de 14 ballots et de 22 bidons en plastique chargé de chira.

La cargaison, de plus d’une tonne récupérée à 15 kilomètres de la côte, a été remise à la Gendarmerie Royale pour les procédures d’usage.

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