TAHITI 🇫🇷 (Justice): l’exploit ‘dallozien’ de la semaine

Publié: 21 août 2020 par Marc Fievet dans Cannabis - Hachis - Haschich, Justice, POLYNESIE
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Six mois de sursis requis en appel contre Karl Anihia

Karl Anihia lors de sa présentation en comparution immédiate le 31 mars dernier.

Le président de Tahiti Herb Culture (THC), Karl Anihia lors de sa présentation en comparution immédiate le 31 mars dernier.

Tahiti, le 20 aoĂ»t 2020 – ​Le procès de Karl Anihia, poursuivi pour avoir plantĂ© un pied de paka devant l’AssemblĂ©e de PolynĂ©sie française, s’est tenu jeudi matin devant la cour d’appel de Papeete. Si le prĂ©venu a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  trois mois de sursis en première instance, l’avocat gĂ©nĂ©ral a cette fois requis six de mois de sursis. La dĂ©cision sera rendue le 17 septembre. 
Le président de Tahiti Herb Culture (THC), Karl Anihia, a comparu devant la cour d’appel de Papeete jeudi matin pour répondre de “transport et détention” non autorisés de paka. Alors qu’il avait été condamné en comparution immédiate le 31 mars dernier à trois mois de prison avec sursis, l’avocat général a cette fois-ci requis six mois de sursis à l’encontre du prévenu. La décision sera rendue le 17 septembre.

Lors d’une manifestation organisĂ©e le 5 mars dernier, Karl Anihia avait plantĂ© un pied de paka de deux mètres devant l’assemblĂ©e de la PolynĂ©sie française (APF) afin de revendiquer la lĂ©galisation du cannabis Ă  usage thĂ©rapeutique. Dès le lendemain, il avait Ă©tĂ© convoquĂ© Ă  la Direction de la sĂ©curitĂ© publique (DSP) de Papeete puis placĂ© en garde Ă  vue. Il avait ensuite Ă©tĂ© dĂ©fĂ©rĂ© devant le procureur de la RĂ©publique puis prĂ©sentĂ© devant le juge des libertĂ©s et de la dĂ©tention qui l’avait placĂ© sous contrĂ´le judiciaire dans l’attente de sa prĂ©sentation en comparution immĂ©diate.

LibertĂ© d’expression

Au terme de l’audience devant la cour d’appel jeudi, l’avocat de Karl Anihia, Me Thibaud Millet a réaffirmé que ces poursuites constituaient notamment une atteinte à la liberté d’expression : « On reproche à mon client d’avoir planté un pied de cannabis devant l’Assemblée, en présence des médias, et sous le regard de la police, dans le contexte d’une manifestation autorisée par le haut-commissaire, visant à étendre à la Polynésie les essais prévus en France métropolitaine sur le cannabis thérapeutique, dans l’unique but d’interpeller les autorités locales sur cette question d’intérêt général et de santé publique, ce qui ne devrait pas pouvoir être incriminé pénalement, sauf à ce qu’il en résulte une ingérence disproportionnée dans l’exercice de la liberté d’expression, et dans le débat démocratique. »

 

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