Archives de 24 septembre 2020

La  » guerre contre la drogue  » au Cambodge est un désastre sur toute la ligne : elle repose sur des violations systématiques des droits humains et offre une flopée d’opportunités aux représentants du système judiciaire corrompus et mal payés.

Par Pierre Motin

Un nouveau rapport d’Amnesty International publié en mai 2020 tire un sombre bilan des trois ans de « guerre contre la drogue » au Cambodge.

Selon un rapport publié par Amnesty International le 13 mai 2020, la « guerre contre la drogue » menée depuis trois ans par le gouvernement cambodgien est responsable de multiples atteintes aux droits humains dans le royaume.

Amnesty International affirme que les autorités cambodgiennes s’en prennent aux personnes pauvres et marginalisées, procédant à des arrestations arbitraires, soumettant régulièrement des suspects à la torture et à d’autres formes de mauvais traitements, et enfermant ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter leur liberté dans des prisons où la surpopulation est un fléau et dans des « centres de réadaptation » où ils sont privés de soins médicaux et soumis à de graves atteintes aux droits humains.

Le premier ministre Hun Sen a lancé sa campagne antidrogue en janvier 2017, quelques semaines seulement après une visite d’État du président philippin Rodrigo Duterte, au cours de laquelle les deux leaders s’étaient engagés à coopérer dans la lutte contre les stupéfiants.

Celle-ci ne devait au départ durer que six mois. En mars 2020, le ministre de l’Intérieur Sar Kheng a réclamé des poursuites en justice contre « tous les drogués et dealers dans les affaires de consommation et de vente de stupéfiants à petite échelle ».

« La “guerre contre la drogue” au Cambodge est un désastre sur toute la ligne. Employer des méthodes abusives pour sanctionner les usagers de drogues est une erreur – en plus d’être totalement inefficace », a déclaré Nicholas Bequelin, directeur de la région Asie pour Amnesty International.

Dans le cadre de ses investigations, Amnesty International s’est entretenue avec des dizaines de personnes affectées par cette campagne antidrogue au Cambodge. Elles ont expliqué être confrontées à deux systèmes parallèles de sanctions : certaines sont détenues de manière arbitraire, sans inculpation, dans des centres de désintoxication, d’autres sont inculpées au sein du système judiciaire pénal et envoyées en prison.

Sreyneang, une femme de 30 ans originaire de Phnom Penh, a raconté à Amnesty International qu’elle a été torturée après avoir été arrêtée de manière arbitraire lors d’une descente de police à Phnom Penh : « Ils m’ont demandé combien de fois j’avais vendu de la drogue… Le policier m’a dit que si je n’avouais pas, il utiliserait de nouveau son pistolet paralysant. »

Selon l’ONG de défense des droits de l’homme, les personnes arrêtées dans ce cadre ne sont pas soumises à un procès équitable et sont notamment condamnées sur la base de preuves minces et insuffisantes, et jugées lors de procès sommaires menés en l’absence d’avocats de la défense.

L’une des personnes interrogées, Vuthy, n’avait que 14 ans au moment de son arrestation. Interpellé lors d’une opération de lutte antidrogue, il a indiqué avoir été battu par plusieurs policiers et inculpé de trafic de stupéfiants. Il a décrit l’enquête et le procès : « Je n’ai pas compris la procédure ni ce que signifiaient les différentes visites au tribunal. La première fois que j’ai compris ce qui se passait, c’est lorsqu’ils m’ont annoncé ma peine de prison. Personne ne m’a jamais demandé si j’avais un avocat et personne ne m’en a procuré un. »

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Les policiers de Vannes ont interpellé deux personnes impliquées dans le trafic de stupéfiants ce mercredi, l’une à Kercado, l’autre à Ménimur.

Les deux personnes interpellées ont eu le droit à la même réponse judiciaire : un rappel à la loi pour chacun et l’interdiction de fréquenter la ville de Vannes dans les six mois qui viennent.

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La police britannique a saisi mardi une tonne de cocaïne dans le port de Douvres, dans le sud de l’Angleterre. La coke est arrivée sur un bateau transportant des fruits en provenance d’Amérique du sud.

Les colis contenant de la cocaïne se trouvaient à l’intérieur d’une palette en bois – une structure utilisée pour faciliter le transfert des marchandises.

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La cocaïne devait arriver en Amérique centrale, pour être envoyée par les cartels mexicains aux États-Unis et dans certains ports d’Europe.

Les opérations combinées ont permis l’interception de trois « navires de type rapide », a indiqué la marine.

Les bateaux à moteur ont été interceptés à Quintana Roo (Mexique), Punta Mona et Corcovado (Costa Rica).

Les opérations d’interdiction – qui sont menées sur la base des accords de coopération dans la lutte contre le trafic de drogue – ont été coordonnées sur la base des informations de renseignement de la marine colombienne, qu’elle a partagées avec ses homologues du Mexique, du Costa Rica et du Panama.

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Les policiers avaient réussi à interpeller les deux suspects habitués à faire remonter en Haute-Savoie de la résine de cannabis d’Espagne sur une aire d’autoroute dans l’Ain, rapporte Le Dauphiné Libéré. Les deux trafiquants de drogue circulaient à bord d’une l’Opel Zafira. Leur véhicule a été transporté à la frontière de Bardonnex.

Lors de son démontage du véhicule réalisé avec le soutien technique du Corps des gardes-frontières suisse, les policiers ont découvert 6,5 kilogrammes de résine de cannabis soigneusement emballés, estampillés Batman ou encore sous le logo de la marque Milka, dissimulés dans le réservoir de carburant.

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Au moins une dizaine de passeurs de cocaïne arriverait chaque jour à Paris en provenance de Cayenne

Le marché de la poudre blanche s’étend désormais à tout l’hexagone et à toutes les catégories sociales.

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Les drogues sur le Darknet, c’est fini ?

À en croire Europol, « l’âge d’or » de ce trafic sur ces recoins du Web, invisibles au grand public car non-indexés par les moteurs de recherche, a pris fin après la vaste opération, rendue publique mardi 22 septembre. Elle a abouti à l’arrestation de 179 vendeurs de drogue en ligne.

C’est « l’une des plus importantes opérations » contre le trafic de stupéfiants sur le Darknet, confirme le site spécialisé Wired.

Les polices de neuf États ont collaboré pendant plusieurs mois pour aboutir à ces arrestations, dont la plupart ont eu lieu aux États-Unis, mais aussi dans cinq autres pays (Allemagne, Pays-Bas, Suède, Autriche et Royaume-Uni).

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Pendant ce temps-là, il y a 140 véhicules saisis dans différentes affaires qui dorment sur un parking

 

« Ils sont en tout dix policiers à travailler sur les stups et l’économie souterraine », précise un responsable du commissariat de Nîmes.

Le maire a révélé mardi qu’il voyait les effets du trafic de drogue avec des guetteurs un peu partout en ville et notamment à la Placette.

Dans de nombreux quartiers comme à Richelieu, le quartier Gambetta, des rues proches du boulevard Courbet, les dealers pullulent au centre-ville mais aussi dans les secteurs du Chemin-Bas d’Avignon, du Mas de Mingue, Pissevin (avec la galerie Wagner, haut lieu du trafic de drogue) ou encore Valdegour. Dans certains quartiers, les habitants sont « même filtrés à l’entrée de leur propre logement », note un syndicaliste.

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Puisque incapable de récupérer des voitures saisies aux dealers, le commissaire n’a plus qu’à équiper ces dix policiers de vélos

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