NARCOS: qui est le véritable parrain du trafic de drogue et du blanchiment d’argent?

Qui est le véritable parrain du trafic de drogue et du blanchiment d’argent ? Le parrain est-il au Mexique ? Ou dans un autre pays et dans quel pays ?

Les dernières arrestation de Genaro García Luna, secrétaire à la sécurité avec Felipe Calderón, et Salvador Cienfuegos, secrétaire à la Défense nationale avec Enrique Peña Nieto n’auraient-elles servi que la propagande de Trump qui présente les Mexicains comme des criminels violents et… ses alliés, les démocrates des administrations Obama et Hillary Clinton, qui ont collaboré avec García Luna et Cienfuegos. Quel coup dur pour le candidat démocrate Biden, issu du cercle rapproché d’Obama et de Clinton.

Il semble qu’aux États-Unis, justice soit rendue et que les trafiquants de drogue les plus puissants du monde sont arrêtés. Au fait, ils sont toujours mexicains, colombiens, russes et italiens.

La justice serait-elle aux États-Unis et la corruption à l’étranger?

C’est un lavage de l’image des États-Unis, qui pointe son doigt enflammé sur les «méchants». Mais allons-y. Où est la racine du problème du trafic de drogue? Les États-Unis sont un pays cinq fois plus grand que le Mexique, avec plus de trois fois la population; la drogue est distribuée à 50 millions de toxicomanes sur l’ensemble de son territoire; 600 milliards de dollars d’argent provenant du crime organisé y sont blanchis; à partir de là, les USA envoient 200 000 armes par an et en retour achètent une grande partie de la production des drogues, sachant que les principaux bénéfices y restent. Au Mexique il y a plus de 30 cartels de la drogue et aux États-Unis? Il n’y a pas de cartels de la drogue là-bas?

La guerre contre la drogue a été déclenchée par le président Richard Nixon en 1971.

La DEA (Drug Enforcement Administration) a été créée en 1973 avec pour mission de réprimer et de réduire l’offre, la distribution et la consommation de stupéfiants. Mais en fait, plus il y a de guerre, plus il y a de drogues, et donc plus il y a de guerre et plus il y aura de drogues !

C’est un cercle vicieux !

Par contre pour le complexe militaro-industriel des États-Unis, c’est une grosse affaire ;  ils vendent des armes pour approvisionner les trafiquants de drogue, et en vendent aussi aux gouvernements pour lutter contre les trafiquants de drogue. Business à tous les niveaux !

La guerre contre la drogue a été le prétexte idéal pour envahir ou intervenir dans les pays, et le trafic de drogue s’est-il arrêté, voire ralenti ?

Au contraire, lorsqu’ils ont envahi le Vietnam, le Vietnam est devenu le premier producteur d’héroïne au monde. L’Afghanistan ne produisait pas d’opium et, après l’invasion, il est devenu le premier exportateur mondial.

En Colombie, qui était le premier producteur mondial de cocaïne, ils sont intervenus avec le Plan Colombie en 1998. Les states opèrent dans sept bases militaires de ce pays, et le résultat, après 22 ans ? Nul.

Il y a même eu des scandales majeurs, notamment en 2012 lorsque des agents spéciaux en Colombie «ont organisé des fêtes avec des prostituées payées par les trafiquants de drogue qu’ils étaient censés combattre», en plus de recevoir de l’argent, des cadeaux coûteux et des armes. Aujourd’hui, la Colombie reste le principal exportateur de cocaïne.

D’un autre côté, le trafic de drogue a diminué lorsque la Bolivie d’Evo Morales en 2008 et le Venezuela en 2005 ont expulsé la DEA après avoir démontré que les agents du DEA avaient participé à des pratiques de trafic de drogue et d’espionnage, entre autres actes illégaux.

Dans quelles banques l’argent de la drogue est-il blanchi ?

Après plusieurs scandales, il a été affirmé, écrit et démontré que City Group, HSBC, American Express, Western Union, Bank of America auraient mené des opérations de blanchiment de montagnes de dollars directement issus du narcotrafic.

En France, chez HSBC, un poste d’Internal audit est réservé aux ex directeurs généraux de la Douane Française, qui lorsqu’ils sont au service de l’Etat, prétendent supprimer le cash pour lutter contre la fraude, le blanchiment ou le terrorisme et que Tracfin dit agir en espionnant les citoyens , les grandes banques blanchissent des milliards par simples virements bancaires.

Les liens entre HSBC et l’argent de la drogue sont récemment revenus sur le devant de la scène. Un nouveau procès allègue que certaines victimes auraient payé de leur vie la complicité d’HSBC avec les cartels mexicains.

Un peu d’histoire

On sait depuis des années que les États-Unis ont fait du trafic de drogue, par exemple en Chine pour fournir des fonds aux Koumitang. La CIA (Central Intelligence Agency) a également trafiqué beaucoup d’opium de la Chine et de la Birmanie vers la Thaïlande dans les années 1950, finançant des opérations avec de très grosses quantités de drogue, effectuant les transferts via Air America, qui était l’une de ses sociétés opérationnelles de transport…et d’infiltration.

On sait également que l’héroïne a été transportée aux États-Unis dans les cadavres de soldats morts du Vietnam et dans leurs cercueils, ou que leurs entrailles ont été extraites et remplies de drogue, et qu’à l’arrivée, il a fallu parfois plus d’une journée pour les livrer à leurs proches, le temps de récupérer l’héroïne, ce qui a été découvert par certains journalistes et par le policier Richie Roberts.

Un autre scandale mondial a été celui d’Iran-Contras quand on a découvert que le Département d’État des États-Unis soutenait les contras au Nicaragua, en utilisant des narcos pour apporter du financement via le trafic de drogue et des armes.

En 1996, le courageux journaliste Gary Weeb a dévoilé une enquête dans laquelle il a montré que les contre-nicaraguayens étaient autorisés à distribuer de la cocaïne à Los Angeles pour se financer.

Il a décrit comment la CIA, alliée aux organisations de trafic de drogue, a inondé de crack les quartiers afro-américains.

Gary Weeb qui a écrit une série d’articles pour le « San Jose Mercury News« , les a ensuite compilés dans un livre intitulé « Dark Alliance« .

En fin de compte, il a été «tué» de deux balles dans la tête en 2004.

Comme lui, un policier, écrivain et journaliste d’investigation à Los Angeles s’est démarqué: Mike Ruppert, qui après avoir eu des preuves en tant qu’officier des stupéfiants a appris la complicité de la CIA dans le trafic de drogue.

Michael Ruppert a édité « From The Wilderness » qui a dénoncé la corruption du gouvernement et les activités de trafic de drogue de la CIA.

Le scandale qui a eu lieu dans l’Arkansas à l’aéroport de ‘Mena Intermountain‘ qui était un lieu de stockage de cocaïne à grande échelle dans les années 80 est bien connu. Il a associé Bill Clinton, la famille Bush et le procureur du comté Saline, du nom de Dan Harmon, qui a été reconnu coupable de trafic de drogue et de racket. Il s’est également associé à l’aéroport de Mena avec Barry Seal, un trafiquant de drogue américain qui a piloté des vols secrets avec cargaisons de la CIA associée au cartel de Medellin. Officier de police de l’Arkansas, Russell Welch s’est distingué dans ses enquêtes sur l’aéroport de Mena. Malgré cela, une enquête menée par l’inspecteur général de la CIA a conclu que la CIA n’avait aucune implication ni connaissance d’activités illégales qui auraient pu se produire à Mena. Le rapport indiquait que l’agence avait conduit un exercice de formation à l’aéroport en partenariat avec une autre agence fédérale et que des entreprises situées à l’aéroport avaient effectué « des services de routine liés à l’aviation sur des équipements appartenant à la CIA« .

Vicente Zambada Niebla, un trafiquant de drogue bien connu, a déclaré que lui et d’autres membres de la direction du cartel de Sinaloa avaient reçu l’immunité des agences américaines et une licence de facto pour faire passer de la cocaïne à travers la frontière avec les États-Unis en échange de renseignements sur les cartels rivaux.

La CIA a bien joué double jeu au Yucatan

Au prétexte de lutter contre la drogue, on l’importait en fait en Floride ! Avec un avion à double usage : celui des « renditions flights » honteux et celui de transport de drogue ! L’avion du Yucatan, le Gulfstream N987SA avait décollé de Guantanamo le 23 juin 2003. Le 14 juillet, il décollait de New York pour l’Islande, la France, l’Italie, et l’Irlande. Du 16 au 20, du Canada à l’Angleterre, l’Irlande, à nouveau l’Irlande, le Canada, et retour aux USA. En avril 2004, du 7 au 12, il fera à nouveau le Canada, l’Angleterre, le retour au Canada, puis retour à.. Guantanamo « again ». Le 21 avril, il visite le Canada, la France, l’Angleterre et le Canada et retour à Guantanamo. Le 21 janvier 2005, il redécolle de Guantanamo. Le 24 septembre 2007 il s’écrasait au Yucatan avec 4 tonnes de coke à bord. Dans la presse, Baruch Vega, un colombien qui travaille lui aussi pour le FBI, la DEA, et la CIA affirme tout de suite au journal Narco News que le pilote qui a réussi à s’échapper est bien Gregory D Smith. On mettra deux ans à l’inculper.

Des agents de contrebande d’armes en provenance des États-Unis ont été découverts par le gouvernement ATF ciblant les cartels de la drogue, à la fois avec l’administration Bush avec le « Open Receiver » et avec Obama, le « Fast and Furious ». Autrement dit, les administrations démocrate et républicaine. Le mémorandum «Fast and Furious» a été signé par Hillary Clinton.

Pour tenter d’arrêter les gros bonnets mexicains, les douanes américaines ont même eu l’idée saugrenue de laisser passer des milliers d’armes de gros calibre. Une opération qui a fini par échapper à tout contrôle.

Au Panama, la CIA a autorisé le général Manuel Noriega à se livrer au trafic de drogue. Il était trafiquant de drogue depuis 20 ans. Il a aidé les Contras nicaraguayens avec du matériel militaire. Lorsque l’avion du pilote de la CIA, Eugene Hasenfus, a été abattu au Nicaragua par les « Sandinistes », l’avion transportait de nombreux documents qui montraient les activités de la CIA dans la région et son lien avec Noriega, révélant leur relation.

Au Venezuela, la CIA a autorisé au moins une tonne de cocaïne presque pure à être expédiée à l’aéroport international de Miami. La CIA a fait valoir qu’il s’agissait d’une manœuvre secrète pour recueillir des informations sur les trafiquants colombiens. Cependant, la drogue a fini par être vendue dans la ville.

En novembre 1993, aux États-Unis, l’ancien chef de la DEA, Robert C Bonner, est apparu dans le journal télévisé 60 Minutes et a critiqué la CIA pour avoir autorisé la contrebande de plusieurs tonnes de cocaïne pure aux États-Unis via Venezuela sans avertir la DEA.

En novembre 1996, un juge de Miami a accusé l’ancien chef vénézuélien de la lutte contre les stupéfiants et agent de la CIA, le général Ramón Guillén Dávila, d’avoir expédié de grandes quantités de cocaïne aux États-Unis, de stocker de la drogue dans un établissement de la CIA au Venezuela. Au procès, Guillén a affirmé que ses activités avaient été approuvées par la CIA.

Là où la DEA intervient, comme au Mexique, en Colombie et en Amérique centrale, le trafic de drogue ne s’est pas arrêté, au contraire il n’a cessé de s’aggraver.

Rien de plus simple de localiser la racine du problème de la drogue qui se situe aux États-Unis, qui n’arrêtent jamais d’attaquer, quand cela lui convient, et de blanchir ses subordonnés dans les pays qu’ils contrôlent.

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NARCONEWS de MEXICO 🇲🇽: las ultimas del 14 de diciembre de 2020

PAYS-BAS 🇳🇱 (Nord Braband): comment des chimistes mexicains débarquent dans des labos de meth belgo-néerlandais

A l’heure actuelle, les gangs néerlandais sont dépendants du savoir-faire des cartels mexicains. Mais que pourrait-il se passer si ce n’était plus le cas ? La crainte est alors de voir cette alliance si profitable aujourd’hui, se transformer en concurrence demain : « Ce que je ne veux absolument pas, c’est que nous devenions l’un de ces pays capables de produire d’énormes cristaux de méthamphétamine, sans l’aide des mexicains. Dans ce cas-là, on ferait concurrence au Mexique. Je ne sais pas ce qui se passera alors, mais il y a des risques. Et nous voulons empêcher cela« , conclut Andy Kraag, le responsable de la police néerlandaise. Car « concurrence et violence vont toujours de pair dans le monde criminel« . 

Le navire de drogue MS Arsianco a été confisqué par la police. Il est situé près du port de Moerdjik et doit être vendu. (Benedikt Strunz/NDR) Le navire de drogue MS Arsianco a été confisqué par la police. Il est situé près du port de Moerdjik * et doit être vendu. (Benedikt Strunz/NDR)

« C’est ici que ça s’est passé. »

Willem-Jan Joachems se souvient parfaitement de ce 10 mai 2019. Pour ce journaliste d’une télévision locale de la région de Nord Braband, au sud des Pays-Bas, c’est un scoop qu’on n’oublie pas. « Le bateau était là, les enquêteurs étaient en train de relever les indices… et il a commencé à couler. » Ce jour-là, il était arrivé un peu plus tôt, sur le quai du port de plaisance de Moerdijk, pour assister au démantèlement d’un laboratoire flottant de méthamphétamine par les forces de police.

Une découverte inédite à bien des égards : un laboratoire avait été monté de toutes pièces dans le ventre du navire, long de 85 mètres. Les enquêteurs y retrouvent plus de 70 kg de méthamphétamine, 150 litres d’huile de méthamphétamine… et trois Mexicains, âgés de 25, 28 et 38 ans. « Ils étaient en train de fabriquer la drogue », raconte le journaliste néerlandais.

Les enquêteurs identifient leur ADN sur trois masques intégraux et des paires de gants. La police met également la main sur des téléphones et découvre des photos qui lui permettent de retracer l’activité des trois hommes au Pays-Bas. Le 12 décembre 2018, ils établissent une « liste de courses » incluant 30 kg d’aluminium, des thermomètres et des gants en latex. Courant mars, les chimistes ont maintenant de la poudre dans des verres doseurs. Un mois plus tard, une vidéo dévoile une large quantité de méthamphétamine sous forme de cristaux. Le laboratoire est découvert un mois plus tard. Candelario et les deux frères Ivan Diego et Victor Manuel sont reconnus coupables de « complicité de possession et de production de méthamphétamine en cristaux » le 19 mars 2020. Ils sont condamnés à quatre ans de prison ferme aux Pays-Bas.

Ce n’est pas la première fois que la police néerlandaise découvre des ressortissants mexicains dans un laboratoire de méthamphétamine.

En février 2019, elle avait déjà arrêté trois hommes originaires du Mexique, dans un laboratoire produisant notamment de la méthamphétamine à Wateringen, en banlieue de La Hague. Ce ne sera pas la dernière non plus. Depuis le début de l’année, 32 laboratoires produisant de la méthamphétamine ont été démantelés. Du jamais vu. Les arrestations s’enchaînent.

Parmi les suspects, un nombre important de Mexicains : 19, entre les Pays-Bas et la Belgique, selon le décompte réalisé par Forbidden Stories et ses partenaires. Le dernier démantèlement impliquant des mexicains date de la semaine dernière. Le 30 novembre 2020, deux d’entre eux ont été arrêtés dans la petite ville de Westdorpe, à la frontière belge. Comment expliquer la présence de ces ressortissants mexicains à des milliers de kilomètres de chez eux ? Pour qui travaillent-ils ? Où va cette drogue une fois produite ?

Avec 25 médias partenaires, dont la Cellule investigation de Radio France, Forbidden Stories a enquêté sur le parcours de ces chimistes mexicains, au service des gangs néerlandais, déjà rois des drogues de synthèse en Europe.

EncroChat, « c’est de l’or pour nous »

Le message, envoyé en juin 2020 dans la précipitation et avec quelques fautes dans la version originale, est adressé par le fournisseur de téléphones chiffrés EncroChat à ses millions d’utilisateurs. Au siège de la société, c’est la panique. L’entreprise vient de réaliser qu’elle a été victime de l’opération de piratage la plus spectaculaire jamais menée par des polices européennes. Une catastrophe pour la société qui promettait à ses clients des communications ultra-sécurisées.
Les utilisateurs des téléphones EncroChat vont rapidement réaliser l’ampleur des dégâts : depuis plusieurs mois en réalité, les forces de l’ordre françaises et néerlandaises ont accès à toutes leurs communications. Un vrai problème si on est impliqué dans des activités criminelles, ce qui est le cas « d’une part très élevée d’utilisateurs » du service chiffré, selon les enquêteurs européens. Le jour de l’envoi du message à ses utilisateurs, EncroChat met fin à ses services. Une information judiciaire, notamment pour « fourniture d’un moyen de cryptologie n’assurant pas exclusivement des fonctions d’authentification ou de contrôle d’intégrité sans déclaration préalable », a été ouverte à la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Lille.

Capture d’écran du message envoyé par EncroChat à leurs utilisateurs, avant d’arrêter leurs services, le 13 juin 2020.  (Europol/Eurojust/Gendarmerie française)

« C’est vrai : EncroChat, c’est de l’or pour nous », reconnaît Andy Kraag, chef de la division d’enquêtes criminelles de la police néerlandaise. Et pour cause : en l’espace de quelques mois, des millions de messages sont interceptés en temps réel, avant leur chiffrement, par les enquêteurs en Europe.

Aux Pays-Bas, cela va notamment permettre le démantèlement en série de laboratoires de méthamphétamine. Et dans plusieurs cas, révéler la présence des ressortissants mexicains qui y travaillent.

D’après les messages consultés par la police, ils seraient bien plus nombreux que les 19 déjà recensés par le consortium, le plus souvent recrutés comme chimistes.

………………………………………….  ……………….  Résumé en 4 points :

1 – Forbidden Stories a eu accès à des informations exclusives sur le piratage d’EncroChat, qui a conduit à l’arrestation de 800 personnes à travers l’Europe et au démantèlement de laboratoires de méthamphétamine aux Pays-Bas et en Belgique

2 – Des experts en méthamphétamine (ou « chimistes ») sont envoyés en Europe depuis le Mexique afin d’aider les gangs néerlandais à produire cette drogue très rentable et à l’exporter vers l’Asie et l’Océanie

3 – Les intermédiaires mexicains sont chargés du processus de recrutement et sont fortement soupçonnés de travailler pour les cartels mexicains en tant que « freelance ».

4 – Ce partenariat entre les organisations criminelles mexicaines et néerlandaises inquiète les autorités, qui craignent une augmentation de la consommation de méthamphétamine sur place et que cette collaboration ne se transforme en concurrence violente sur le sol européen.

LIRE

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* Moerdjik : c’est à Moerdjik que Marc Fievet avait acheté le « LARISSA », devenu « MELOR », le premier cargo financé par Bercy pour la DNRED, pour transporter de la cocaïne au départ d’Amérique du Sud vers l’Angleterre via les eaux irlandaises.

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MALAISIE 🇲🇾 (île de Penang): les garde-côtes malaisiens saisissent 2,12 tonnes de méthamphétamine

Une saisie record de méthamphétamine a été réalisée par des garde-côtes malaisiens, avec la découverte de 2,12 tonnes de cette drogue provenant probablement de Birmanie, camouflée en cargaison de thé de Chine.

Le 9 décembre un navire des garde-côtes avait pris en chasse un bateau de tourisme au comportement suspect qui quittait l’île de Penang et avait refusé de s’arrêter.

Une fois arraisonné, et le pilote arrêté, les garde-côtes ont inspecté le bateau et trouvé 130 sachets contenant 2,12 tonnes de méthamphétamine camouflée en thé de Chine.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – SURV de la Douane – BSI d’Angers): deux fonctionnaires de justice, âgés de 31 et 40 ans, ont été interpellés à la maison d’arrêt d’Angers où ils sont tous les deux surveillants

Les douaniers ont intercepté un colis contenant 80 grammes d’herbe de cannabis, dont la livraison leur était destinée.

Ils ont été déférés le mercredi 9 décembre, au parquet d’Angers et ont été jugés dans la foulée.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – Douane Française): bienvenue chez les pleutres et les menteurs

Incarcéré depuis déjà  plus de trois ans, j’étais arrivé à Bathurst au Nouveau Brunswick en jet privé de la RCMP-GRC!

C’était l’heure de la victoire pour les gendarmes Degresley et Fournier qui avaient démontré une perspicacité à toute épreuve dans la chasse aux narcotrafiquants qui inondaient le Québec et les Provinces maritimes de coke…

A peine emprisonné, sans matricule d’incarcération, dans une cellule du mitard du pénitencier de Renous, je réussissais à communiquer avec Olivier Arribe, le consul général de France en poste à Moncton qui me promit visite le lendemain. Il avait vu à la télévision l’arrivée de ce Français considéré comme l’un des plus importants trafiquants du monde!

Le lendemain, lors de sa visite, je lui remettais un courrier à faire parvenir à Bercy, à DSK en personne, via la valise…Et six jours plus tard, j’étais extrait de mon mitard pour le parloir du pénitencier où Christian Gatard, directeur régional de la Douane à Marseille, Bernard Roux, l’attaché douanier en poste à Washington DC et Olivier Arribe m’attendait pour me convaincre de plaider coupable et que dés mon retour en France, la Douane arrangerait ma situation.

Effectivement rien ne s’est déroulé comme prévu! Rentré en France le 10 juillet 1998, je suis resté encore 7 ans incarcéré,  baladé de CD en maison d’arrêt.

Au total, 3888 jours non stop de détention!

J’avais cru que la Douane était une institution qui ne pouvait avoir à sa tête que des hommes d’honneur!

 

En 2004, j’avais essayé de faire réviser au Canada le procès inique que j’avais subi, en vain !

 à  Maître Eric CLEMOT, LL.D. Avocat

Ministère de la Justice du Canada

Groupe de la révision des condamnations criminelles

284, rue Wellington (222 Queen, 11ième étage)

OTTAWA, Ontario – K1A OH8

Numéro de Dossier : 19-341066

Réf: NS 55- 11 – 012 -VAL

Maître,

J’ai bien reçu votre long courrier du 28 septembre 2004, mais, il m’apparaît toutefois que des affirmations importantes de votre part ne sont que suppositions, qui pourtant  vous entraînent à des conclusions qui vous amènent  au  rejet de ma demande.

Si vous le voulez bien, reprenons votre analyse page par page:

Il est bon de souligner que l’enquête a généré une preuve de plus de 60 000 pages concernant surtout la partie québécoise de l’organisation italo-canadienne chargée de réceptionner une partie de la marchandise.

Dans les quelques 3 000 pages qui m’ont été fournies par le gendarme Fournier, seules preuves auxquelles j’ai eu accès, il s’avère que je n’ai trouvé aucune trace des enregistrements des conversations téléphoniques de Messieurs Claudio Locatelli et Carlos Hernandez Reumbeaut en place à Montréal au moment des faits.

J’ai pourtant eu accès au dossier de Jürgen Kirchhoff, le capitaine du Pacifico, et, grâce à sa complaisance, j’ai pu récupérer les enregistrements de ces trafiquants.

Oserais-je vous demander les raisons qui poussèrent les enquêteurs à ne pas utiliser ces preuves accablantes pour condamner Carlos Hernandez-Reumbeaut ? (Relaxé et aujourd’hui libre en Colombie !)

Vous me présentez comme le blanchisseur de fortes sommes d’argent sur un compte ouvert a Gibraltar mais,  cette opération avait été signalée à mon officier traitant, Monsieur Christian Gatard ainsi qu’à Joseph Le Louarn, le patron de la DNRED France. Que devais-je faire de plus ?

D’ailleurs, un procès verbal a été établi par les douaniers de Gibraltar contre le chauffeur du véhicule qui transportait cette importante somme d’argent. Les Douaniers de Gibraltar n’ont verbalisé que l’importation illicite de matériel électrique…. Quelques mètres de câbles électriques !!! L’argent, comme on le sait est toujours le bienvenu à Gibraltar! La DNRED avait déclenché ce contrôle pour connaître l’identité du passeur.

Vous me présentez comme l’instigateur principal d’une opération de narcotrafic écartant totalement ma qualité d’agent infiltré pour le compte de la DNRED française, seule raison expliquant ma présence au sein de cette organisation.

A qui ferez-vous croire que j’aurais pu prendre le contrôle de Locatelli et de l’ensemble de son organisation ?

Vous soulignez à juste titre que ma seule préoccupation fut de ne pas me faire condamner à un temps minimum à servir en prison, malgré le désir ardent des gendarmes Fournier, Degresley et du Procureur Bertrand qui voulaient à tout prix une réclusion criminelle à perpétuité.

J’avais prévu de faire une déclaration devant la cour provinciale de Bathurst et lorsque j’ai soumis  cette idée au Consul général de France, Monsieur Olivier Arribe, de Moncton, NB, il m’a déconseillé d’agir comme je le souhaitais, m’incitant à ne pas remettre en question les propos tenus par Monsieur Christian Gatard lors de sa visite au pénitencier de Renous. (« Et surtout, ne t’avise pas d’emmerder les Autorités canadiennes si tu veux garder le soutien des autorités françaises ! » SIC)

Vous prétendez que je prétends avoir plaidé coupable sur l’insistance des autorités douanières françaises.  Je pense qu’à la lecture d’une copie d’un courrier envoyé par mon avocat à la chancellerie française le 10 juillet 2003  (Copie N° 1, Pages 6,7 & 8)), vous pourrez admettre que si j’ai plaidé coupable, c’est bien à la demande des autorités douanières françaises.

Vous prétendez que ma fille prétend que j’aurais dû être informé avant mon départ du Canada des conditions  auxquelles les autorités françaises me feraient servir ma sentence. J’affirme que je n’ai jamais signé le moindre document m’informant des conditions françaises qui m’attendaient et je pense que vous pouvez accepter qu’il faudrait être intellectuellement déficient et particulièrement stupide de rentrer en France pour servir une sentence dans des conditions de détentions moyenâgeuses tout en augmentant sa durée. Acceptez que je n’accepte point que vous prétendiez que je prétende. C’est un fait indiscutable. Jamais, je n’aurais accepté un transfert qui aggravait, de fait, une sentence déjà exemplaire dans sa durée. La « Life sentence » reçue avait pour fin de peine au Canada le 5 août 2012…La France m’a condamné à une peine se terminant le 5 août 2017 !

A mes questions, maintes fois formulées, à Olivier Arribe, le Consul de France, j’ai eu pour toute réponse : « Marc, ne faites pas de difficultés, acceptez de partir sur la France où là, au moins, vous aurez des interlocuteurs qui pourront  prendre en compte votre situation. »

D’ailleurs, j’en ai parlé aussi aux deux agents de la RCMP de Montréal qui ont passé plus de quatre heures avec moi, le 8 juillet 1998, à la prison qui m’accueillit pour 48 heures avant mon transfert, lors de mon transit au Québec, qui eux aussi m’ont dit : « C’est mieux de vous taire et d’attendre que les douanes françaises vous fassent sortir discrètement ! »

Jusqu’à ce moment-là, tout correspondait aux engagements pris par mon officier traitant auprès de mon épouse par ces mots qu’il lui tint quelques jours après sa venue au Canada et pour lui annoncer l’envoi d’un viatique de 100 000 F***.: « Pour Marc, c’est mieux de plaider coupable, faites en sorte qu’il le comprenne; qu’il pense à votre sécurité ! Il faudra environ un an pour le faire rentrer du Canada et après, en six mois, on arrangera sa situation ! » (SIC)

Je maintiens que jamais, les autorités douanières françaises n’ont respecté les procédures juridico administrative en ce qui me concerne. Est-ce une raison suffisante pour que je sois considéré comme un narco ?

Vous prétendez que j’ai parlé au procureur Bertrand de ma qualité d’aviseur, agent infiltré pour le compte des autorités douanières françaises. Sachez que c’est faux ! Jamais je n’ai dit, ni abordé avec Maître Bertrand ce volet de mon action. L’enregistrement qui a été réalisé peut d’ailleurs vous permettre de constater de la véracité de mes dires.

Pour moi, agent infiltré, le but n’était pas de faire rater un procès, croyant encore que Carlos Hernandez Reumbeaut ne pourrait que se servir de ma position d’agent infiltré pour s’en sortir…. Je n’imaginais pas que j’aurais droit par la suite aux menaces de mort transmises par les gendarmes Fournier et Degresley pour que je me taise, permettant ainsi l’acquittement de Carlos Hernandez Reumbeaut !

Sachez aussi que lorsque je suis arrivé au Canada, après avoir eu droit à une magnifique orchestration médiatique ; cet accueil orchestré par la GRC avec les Médias m’avait paru assimilable à un communiqué de presse policier de nature à influencer le sort d’un procès en provoquant un procès préalable dans l’opinion publique. Doit-on considérer ceci comme une atteinte à la bonne administration de la Justice, car les informations orientées données par la GRC, seront amplifiées, déformées et utilisées pour dramatiser une situation d’un point de vue journalistique. Je n’ose m’aventurer à parler de libellé diffamatoire comme le définit l’Art. 298.

D’autre part, je me suis fait  «  subtilisé » par le Gendarme Fournier mon dossier de défense, qui m’aurait autorisé à le qualifier de « dossier juridique intercepté », je citerai le cas // « Michaud contre sûreté du Québec » – JE 93 – 209 – CS. Tous les documents personnels du requérant ont été saisis par les policiers afin d’y trouver des éléments incriminants à l’encontre de ce dernier, mais la Cour supérieure a jugé qu’il était tellement évident que certains de ces documents étaient de nature à contenir des informations confidentielles et privilégiées qu’il est inconcevable qu’on les ait saisis sans procéder par le biais de l’Art. 488-1 // (Ce dossier ne me sera rendu que cinq mois après le procès par Les gendarmes Fournier et Degresley.)

Le Gendarme Fournier qui m’a dit être très surpris de mon arrivée au Canada puisqu’il n’avait pas encore fait les documents d’extradition.

Durant les semaines de total isolement, dans une cellule ne portant aucun numéro, au pénitencier de Maximum sécurité de Renous, j’eus un seul contact téléphonique avec le sergent Degresley de la Bathurst Drug Section, Royal Canadian Mounted Police, 900 Vanier Blvd, BATHURST, New Brunswick Canada – E2A 3N2 qui m’affirma qu’il étudiait ma situation mais qu’il ne pouvait pas prendre de décisions dans l’immédiat en me disant : « On n’achète pas un sac de patates sans savoir ce qu’il y a dedans ! » (SIC)  Propos non suivis par d’autres contacts !

Il est vrai que la RCMP-GRC savait parfaitement que tout son dossier de plus de 65 000 pages ne tiendrait pas si je dévoilais mon action d’agent infiltré, ayant signalé mon infiltration auprès de mon service, la DNRED, et ayant signalé la totalité des personnages composants cette organisation, y compris aux autorités douanières anglaises. Carlos HERNANDEZ-REUMBEAUT avait été signalé au Custom anglais dés juin 1992. Dois-je vous rappeler que la défense d’Entrapment existe et pour conforter cette défense d’Entrapment (Art. 8), je citerais :

» R c Leduc 1993 – 3 RCS 641″ – Le pouvoir d’ordonner un arrêt des procédures pour cause d’abus de procédure ne doit être exercé que dans les cas les plus clairs et lorsqu’il; est démontré que la conduite reprochée a violé les principes de justice fondamentale qui sous-tendent le sens collectif du franc-jeu et de la décence; Le fait de forcer l’accusé a subir son procès ne doit pas être oppressif où vexatoire. »

Egalement dans  R. c.  Lazaratoz – RJPQ 83 127C.S.: «En matière d’Entrapment, le remède approprié consiste à ordonner l’arrêt des procédures et non à acquitter l’accusé. »

Lors du procès, Maître Bertrand, pour la Couronne a demandé une sentence exemplaire qui pourrait servir de leçon et d’avertissement, précisant que » Aucun des autres coaccusés n’a jamais été identifié comme une tête dirigeante, nul n’a été impliqué dans le financement autant que Monsieur FIÉVET et nul n’a participé au transbordement. C’est très rare que nous puissions mettre la main sur une tête dirigeante, et que, même le clan italo-québécois DIVITO ne constituait pas une éminence criminelle de l’envergure de Marc FIÉVET » (SIC)

Sans vouloir diminuer l’importance du remarquable travail d’intelligence de la GRC, d’après, Maître Bertrand, j’étais la tête dirigeante… Ou Maître Bertrand mentait magistralement ou il fut désinformé délibérément!  Comment peut-on imaginer que j’étais le « boss » d’une opération de narcotrafic de cette importance pour laquelle je n’avais pas les connexions, pas les moyens financiers et en ayant prévenu mon service de l’identité et de l’activité des gens qui composaient l’organisation que j’infiltrais!

Vu la tournure des événements et la visite des autorités françaises, j’optais donc pour ce plaidoyer de culpabilité totalement silencieux qui m’offrait au moins la sécurité pour les miens et moi-même, tout en souhaitant ne demander au procureur que ne me soit pas imposé de minimum à la perpétuité que le Gendarmerie Royale et son procureur Bertrand voulaient à tout prix.

Avant la déclaration de mon plaidoyer de culpabilité, j’ai donc demandé à rencontrer le Procureur Bertrand devant les gendarmes Fournier et Degresley qui enregistrèrent la totalité de la conversation. Jamais, je n’ai révélé mon rôle d’agent infiltré pour le compte des douanes françaises et lorsqu’à la fin de mes demandes de non minimum à servir sur la perpétuité et de non retenu sur le territoire canadien, j’ai voulu donner quelques informations au Procureur Bertrand, le gendarme Fournier m’a coupé immédiatement en me disant que ça ne servirait à rien si ce n’est qu’à compliquer les choses.

Vous précisez que le Procureur de la Couronne Bertrand, en sa qualité d’officier de justice, aurait averti la cour s’il avait considéré qu’un tel fait aurait pu affecter ma responsabilité pénale et aurait alors dû être porté à la connaissance du tribunal en l’espèce. Le procureur Bertrand, s’il savait mon appartenance à la DNRED française ne pouvait pas de lui-même, vu sa qualité d’officier de justice, me sachant sans avocat, écarter cette information auprès du juge, qui n’aurait pas hésité alors à me poser des questions. Je pense qu’avec les gendarmes Fournier et Degresley, s’il était au courant, il a délibérément tu cette part importante de mes possibilités de défense et d’explication de mon implication dans ce réseau et en bas de page 9, lorsque vous me dites que j’ai reconnu moi-même l’avoir informé dans un courrier écrit à Me Bernard Aubé le 21 mars 2002, il convient d’abord de relire le paragraphe de cette lettre que vous citez pour déclarer que j’ai informé le procureur Bertrand:

« Pourtant aujourd’hui vu la situation que je vis, je souhaite rouvrir ce procès pour que  les éléments restés dans l’ombre et délibérément cachés par le représentant de la couronne, le procureur Michel BERTRAND et les gendarmes DEGRESLEY  et  FOURNIER  apparaissent enfin au grand jour et que la justice ne soit plus la parodie qu’elle fut à BATHURST. »

Voilà donc le paragraphe que vous avez retenu pour déclarer que j’avais informé le procureur Bertrand alors que je ne faisais qu’une supposition que le Procureur, bien qu’informé par ses gendarmes, (ce qui me semblait normal), avait délibérément choisi de taire ma qualité qui « foutait en l’air » son procès ! Je répète et j’affirme que je n’ai jamais personnellement parlé au Procureur Bertrand de mon infiltration ni de mon action pour les douanes françaises, répondant en cela aux désirs de la DG des douanes françaises représentées par Messieurs Christian Gatard et Bernard Roux qui me dirent aussi: « Et surtout, ne t’avises pas d’emmerder les Canadiens si tu veux garder le soutien des autorités françaises à ton retour. » (SIC)  Pour moi, il n’était pas besoin de me faire un dessin pour m’expliquer que c’étaient ces « emmerdes-là » que ne voulaient pas les autorités canadiennes; et, en ma qualité d’agent infiltré engagé dans la lutte contre le narcotrafic, il n’était pas concevable que je mette en péril ce  procès. Pour tout le monde, côté canadien, il était souhaitable et indispensable que je passe pour le numéro 2 de l’organisation que j’avais infiltré!

Concernant les déclarations des douanes françaises qui précisent qu’elles n’étaient au courant que des activités pour lesquelles j’étais payé…Ce genre de déclaration ne peut convaincre personne. Comment imaginer que mes informations n’aient pas permis de me faire suivre par l’ensemble des services spécialisés dans la lutte contre la drogue. Vous le soulignez d’ailleurs vous-même, j’étais manifestement bien connu de l’ensemble des services européens.

Je peux sans problèmes vous faire parvenir la liste des opérations non rémunérées par les services officiels et qui ont pourtant permis d’importantes saisies.

Vous prétendez que mon dépôt de plainte conforte encore plus votre décision de rejet de ma demande. Vous me permettrez de trouver totalement surréaliste et invraisemblable que vous supposiez un seul instant que la Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières des douanes françaises soit impliquée dans un trafic quelconque de drogue. C’est hallucinant que vous puissiez seulement énoncer ce genre de propos. Jamais, le Ministre Michel CHARASSE, le directeur des Douanes Jean Dominique COMOLLI et les dirigeants de la DNRED ne m’ont demandé de faire du trafic de drogue. Les Douanes françaises m’ont seulement recruté pour infiltrer des réseaux de narcotrafiquants existants, pour en tirer le maximum d’informations qui permettaient d’obtenir des résultats spectaculaires.

La déclaration de l’attaché des Douanes françaises à Madrid, Monsieur Jean Paul Garcia ne laisse absolument aucun doute sur le fait que j’agissais comme agent infiltré.  The Defence in its alegations, opposes the extradition, stating that the defendant is a customs informer, acting as an undercover agent, verified by documents and by a statement made by Jean Paul GARCIA, Customs Attaché at the French Embassy in Madrid, ant that according to his statement he declared this in the name of the director General of Customs in France.” Cette déclaration a été faite devant les magistrats de l’Audience nationale de Madrid.

Effectivement, s’il est vrai que j’étais beaucoup plus intéressé par la réalisation d’une grande « sauterie » (arrestation générale) en France, ça ne transforme pas pour autant les Douanes françaises et moi-même en trafiquant de drogue.

Je continue à regretter que les cibles que nous avions en Europe continuent à s’ébattre librement sans avoir jamais eu à répondre des trafics qu’elles continuent d’organiser en toute impunité et je ne comprends toujours pas que moi,  l’agent infiltré, je  pourrisse en prison.

Je maintiens mon souhait d’un procès où l’ensemble des éléments délibérément tus à Bathurst soit mis en évidence et exposé devant une Cour formée d’un juge avec Jury durant lequel je citerai comme témoins les personnalités suivantes:

Messieurs…

  • Michel CHARASSE – Ex Ministre du Budget – Sénateur – Paris – France
  • Christian GATARD – Ex D.R des Douanes, Receveur Paris – France
  • Jean Henri HOGUET – Ex Directeur DNRED Paris – France
  • Joseph LOUARN – Ex Directeur DNRED Paris – France
  • Bernard PUYANET – Ex Directeur DNRED Paris – France
  • Jean PUONS – Ex Directeur DNRED Paris – France
  • Jean Paul GARCIA – Ex attaché des Douanes Françaises à Madrid,  Espagne
  • Marc LERESTRE – Ex attaché des douanes françaises à Londres, U.K
  • Philippe GALY – Ex attaché des douanes françaises à Londres, U.K
  • Bernard ROUX – Ex attaché à l’ambassade de France à Washington, D.C – USA
  • Jean Dominique COMOLLI – Ex D.G des Douanes Françaises – Paris – France
  • Hervé MAIGNIE – Divisionnaire des Douanes – France
  • Jo LE SQUERE – Adjoint au Chef de l’Echelon DNRED de Nantes– France
  • Michel RIBATET – Douanes françaises
  • Jean Pierre CAZET – Douanes françaises
  • Ernest WHILLEY – Chef du bureau consulaire français de Gibraltar
  • Olivier ARRIBE – Consul général de France en poste à Moncton (N.B.) au moment des faits.
  • Loïk HENNEKINNE – Ambassadeur de France à Ottawa au moment des faits.

 

  • Andrew COSMA – Solicitor Martin Murray & Associates – West Drayton – Middlesex UK
  • Les BENNETT – Solicitor Martin Murray & Associates – West Drayton – Middlesex UK

 

  • Graham TITMUSS – Custom-Officer – Londres (UK)
  • John HECTOR – Custom-officer – Londres (UK)
  • Ian ANDERSON – Custom-officer Chef du Département Cocaïne – Londres (UK)
  • David MAY –  DEA  –  Ambassade des Etats Unis d’Amérique  –  Paris – France
  • Fernando MUÑOZ –  SVA  (Servicio Vigilancia Aduanera)  –  Algésiras – Espagne

 

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***Le viatique de 100.000 FRS, c’est Hervé Maigné qui l’amena à mon épouse à Malaga, en livres sterling…qui avaient été saisies à Marseille dans une opération de conteneurs de cigarettes… Le comportement de Maigné, lors de la remise de cette somme d’environ 10.000 livres, a été particulièrement ignoble!

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