FRANCE 🇫🇷 (Vols de drogue, d’argent, de cigarette) : 18 ex-policiers de la Bac Nord de Marseille seront au tribunal jusqu’au 23 avril

Par Jean-Michel Décugis et Ronan Folgoas 
EXTRAITS
de l’article du Parisien

Au début des années 2010, les quartiers nord de la ville sont vampirisés chaque jour un peu plus par les trafics de drogue, sur fond de règlements de comptes entre gangs rivaux. Un phénomène relativement nouveau à l’époque. Place Beauvau à Paris, les ministres de l’Intérieur qui se succèdent réclament des saisies aussi nombreuses et volumineuses que possible. La pression redescend ensuite jusqu’aux chefs de groupe de la Bac et à leurs hommes.

Pour les méthodes, la hiérarchie préfère de ne pas savoir. Pourvu que les résultats soient au rendez-vous.

Affranchis de la procédure pénale et dopés à l’adrénaline

C’est dans ce contexte que prospère une culture déviante chez les « Baqueux » à Paris et en Seine-Saint-Denis comme dans la cité phocéenne. A Marseille, affranchis de la procédure pénale et dopés à l’adrénaline, ils s’autorisent toutes les dérives. Perquisitions illégales « à la mexicaine » dans le but de mettre la main sur des produits stupéfiants ou de l’argent, prélèvements de barrettes de shit ou de liasses de billets au cours d’interpellations réalisées hors de toute procédure, saisies pour leur compte personnel des cartouches de cigarettes de contrebande…

Sébastien Bennardo, ex-membre de la Bac Nord, publiera même un livre sur le sujet. Aujourd’hui, il ne veut plus parler de cette affaire. « Elle ne m’a causé que des problèmes », souffle-t-il.

La justice est alertée par Alain Gardère, le préfet de police de Marseille.

« C’était l’omerta »

Le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, évoque alors l’existence d’un « système » et d’« une gangrène » qui aurait frappé la Bac Nord. L’affaire prend une résonance nationale.

Partie sur les chapeaux de roues, l’instruction s’enlise ensuite au fil de sept longues années.

« Cette affaire illustre l’ambiguïté de ce qu’on attend des policiers de base »

En juin 2019, Pierre Philippon, le dernier juge d’instruction en charge du dossier, finit par ordonner le renvoi de dix-huit anciens membres de la Bac devant le tribunal correctionnel, notamment pour vols en réunion de produits stupéfiants, d’argent ou de cigarettes « par personnes dépositaires de l’autorité publique dans l’exercice de leurs fonctions ». Les charges de nature criminelle (extorsion et violences volontaires en bande organisée) sont abandonnées, faute de preuves. Près d’une décennie plus tard, ces hommes âgés entre 37 et 60 ans doivent donc être jugés à partir de ce lundi par le tribunal correctionnel de Marseille. Les charges les plus lourdes sont passibles de peines pouvant aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement.

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