NARCONEWS (Coke en stock – CCCXXXI) : pilotes et caïds arrêtés

Il y a les avions bien sûr, mais aussi les pilotes, derrière ce trafic immense qui ravage tout le Brésil. Certains, on va le voir, sont des beaux cas d’espèce. Comme le sont les trafiquants, parmi lesquels de très jeunes… réputés comme étant les plus violents, sur le modèle des mexicains. On va en décrire un, une sorte de jeune freluquet devenu le second chef du PCC, pas moins, arrêté en bord  de plage d’Ipanema, dans sa villa luxueuse, alors qu’il s’activait surtout à la frontière avec le Paraguay, le pays relais indispensable aux boliviens et aux péruviens.

Les pilotes : hélicoptères et piments, la bonne recette ?

L’une des personnes repérées dans la rafle, en qualité de pilote narco, s’appelle Victor Pessoa. Il a été cité dans le long et excellent reportage TV de Fantastico (Globo) sur la saisie. Il détient l’entreprise Victor André Hoalnda Pessoa de Helicopter Aviation Support Servicos e Comercio Ltda, installée dans le Hangar 23C2 de l’aérodrome « municipal » Augusto de Oliveira Salvação d’Americana, et sa petite piste de 1100 m… , mais ses  24 hangars, étalés le long du même kilomètre !!!

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NARCONEWS (coke en stock – CCCXXX) : les avions saisis l’été 2020

On arrive donc à notre saisie annoncée. Il y a de tout, comme modèles, comme on a affaire à différents groupes et différents aérodromes : des plus petits appareils aux plus grands, c’est fou le nombre d’engins qu’ont utilisé au Brésil les trafiquants. La plus grosse prise étant un Falcon 50, denrée rare dans le secteur, qui mène au final la drogue… en Europe, via un dernier trajet par container le plus souvent !

Un rappel historique pour commencer

C’est l’Etat du Goias qui avait ouvert le bal déjà, fin 2019, en déclarant avoir mis sous séquestre la quarantaine d’avions déjà cités comme liés à João Soares Rocha, avec comme photo d’appui le petit Embraer EMB-711B Coriscoe PT-NRV aperçu ici le 1er septembre 2018 sur l’aérodrome de Canarana. Selon les registres, c’est celui d’Hilario Moacir Herter de Asa Agropecuária Santo Antônio Ltda.

Un petit aérodrome fort discret, visité par une foule de petits engins, dont le PT-WIP, un Embraer EMB-810D Seneca III repeint (ici sa vieille livrée de 2008) qui avait jadis défrayé la chronique du CPI lorsque le 7 mas 2000 vers 13 h il avait dérapé sur la piste de l’aéroport de Pindamonhangaba. L’avion, appartenant désormais à Diego Alonço Dos Reis (aux nombreux ennuis judiciaires), avait glissé sur la piste de l’aéroport de Pinda en blessant sévèrement ses passagers. Il appartenait alors à à la société Cruz de Malta et avait été loué par Dispetro, qui travaillait pour Petroforte dirigé alors par Ari Natalino da Silva. La raison de son atterrissage raté était la pluie, mais aussi.. son chargement trop lourd de cocaïne qui s’était volatilisé, juste après comme par miracle… Trois jours après le passage des députés de la CPI à Campinas, l’ancien directeur du distributeur de carburant Brasil Petro, Hipólito de Oliveira, 48 ans, était abattu de trois coups de feu à Paulínia, le début d’un long dossier mêlant vente de pétrole frelaté, mafia brésilienne et… cocaïne ! Lire ici le détail.  « en moins de dix ans, le distributeur (Petroforte) a donné naissance à plus de 200 entreprises qui, selon l’accusation, constituaient l’une des plus grandes organisations criminelles de l’histoire du pays. Parmi les crimes signalés par le député figurent également l’évasion fiscale, la falsification de documents, la mise sous séquestre, les délits de banqueroute et le détournement d’actifs ». L’aérodrome de Jetaï était le fief narco de l’époque…  A droite c’est l’un des premiers avions utilisé par les trafiquants, le Cessna Skylane PT-JTH (aujourd’hui au Centro De Uro-Nefrologia LTDA). La coke par avion au Brésil c’est une vieille histoire, qui aujourd’hui du Paraguay a rejoint la côte Est : « la police fédérale de Pernambuco a passé deux ans à surveiller les criminels en collaboration avec les autorités internationales, telles que la National Crime Agency (NCA), à Londres, et a révélé que le programme continuait de fonctionner même pendant la pandémie » peut-on lire ici.

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MEXIQUE 🇲🇽 (Chiapas) : un bimoteur localisé dans la commune d’Arriaga, incendié après son atterrissage

Ce dimanche, un avion bimoteur apparemment blanc a été incinéré après avoir touché terre. Les événements se sont produits vers 14h00, devant Santa Brígida et La Gloria, dans la commune d’Arriaga. Il semblerait que trois personnes auraient été arrêtées et on parle d’une saisie présumée de 114 kilogrammes de cocaine.

Se dice que hubo detenidos y un presunto decomiso

source

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NARCONEWS de MEXICO 🇲🇽 : las ultimas del 20 de abril de 2021

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : l’énarque, inspecteur des finances, Florian Colas, devient le patron de la DNRED

Dès le 18 mars 2021, Aviseur international avait annoncé l’arrivée de Florian Colas aux manettes de la DNRED! La confirmation de sa nomination de Florian Colas est parue au JO le 18 avril 2021.

A la suite de Jean Henri Hoguet, Joseph Le Louarn, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Guy Gouin, Jean Paul Garcia et Corinne Cleostrate.

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ALLEMAGNE 🇩🇪: «Ein Reich, ein dope, ein Führer»

Petite devinette : dans les années 20, quel pays était le plus grand exportateur d’héroïne au monde ? La Chine ou quelque obscur port du lointain Orient qu’on aime encore à se représenter nimbé dans les vapeurs tropicales d’opium ? Vous n’y êtes pas du tout : c’était l’Allemagne, où la diacétamorphine, dérivé de la morphine, vendue sous le nom d’«héroïne», avait été découverte dès 1897 par Felix Hoffmann, chimiste de la compagnie Bayer.

Le même homme, quelques jours plus tôt, avait déjà réussi à synthétiser un acide donnant naissance à l’aspirine. A l’époque, on ne voyait visiblement pas toujours la différence puisque la compagnie Bayer avait d’abord commercialisé l’héroïne en vantant notamment ses effets bénéfiques sur la toux des enfants. Mais l’innocence des origines laissera vite place à des diagnostics plus lucides, et, dans les années 20, l’Allemagne devenue entre-temps «l’usine chimique du monde» ne se contentait pas d’exporter en masse de l’héro, proposant également la meilleure cocaïne du monde, celle alors manufacturée en toute légalité par l’entreprise Merck dont les pirates chinois imitaient (et oui, déjà) en contrefaçon le label. Trois entreprises germaniques (Merck, Boehringer et Knoll) monopolisaient, en réalité, 80 % du marché mondial de la coke, «disponible à tous les coins de rue», souligne le journaliste Norman Ohler, auteur d’un livre étonnant, l’Extase totale (La Découverte), publié cet automne, et qui revisite l’histoire sous un angle pour le moins explosif.

«La Pilule du courage»

La «permissivité» des années 20, celle de l’éphémère et fragile République de Weimar n’est, en réalité, qu’un prélude à ce qui intéresse réellement cet auteur éclectique qui fut scénariste pour Wim Wenders et chroniqueur d’un quartier de Berlin après la chute du Mur. Car cette fois-ci, il choisit de plonger dans un univers rarement évoqué avec autant de minutie, celui de l’usage systématique et stratégique de drogues par l’Allemagne nazie. En évoquant notamment le succès d’une dope au nom a priori anodin : la pervitine, qui n’est rien d’autre qu’une amphétamine, aujourd’hui connue sous le nom de «crystal meth» ou méthamphétamine. Elle sera largement commercialisée dans le civil sous l’Allemagne nazie, sans ordonnance au moins jusqu’en 1939. Mais «la Pilule du courage», comme la surnommera, en septembre 1940, le quotidien italien Corriere della Sera, aurait également été distribuée à hautes doses par la Wehrmacht. Laquelle saisira vite l’avantage d’une substance capable de maintenir quiconque éveillé pendant plusieurs jours d’affilé (à partir de deux ou trois pilules par jour) et provoquait «regain d’énergie, sens affûtés, sentiment d’être plus vivant, confiance en soi accrue, détermination», comme le constatera en substance Fritz Hauschild, le chef chimiste des usines Temmler, qui synthétise le produit dès 1937.

Toute ressemblance avec les sociétés contemporaines ne saurait évidemment être fortuite et l’engouement pour le livre de Norman Ohler tient peut-être moins à une quelconque fascination morbide pour les mœurs nazies qu’à une identification aux exigences, et dérives, de notre propre époque.

Ce que Norman Ohler confirme : «Cet été 2016, un député du parti des Verts allemands, Volker Beck, a été arrêté avec du crystal meth en sa possession et a dû démissionner d’un certain nombre de ses mandats. Je suis persuadé que ce n’est que le sommet de l’iceberg, et que les hommes politiques aujourd’hui, comme parfois les étudiants, sont soumis à une telle pression qu’ils consomment des drogues juste pour tenir le coup», explique-t-il.

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Une pétition pour dépister les Élus

 

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VIETNAM 🇻🇳 (Militaires américains): une armée de drogués

La guerre du Vietnam a été l’occasion pour les militaires américains d’un véritable festival de la défonce. A fins d’automédication, pour tenir face à l’ennui et aux terribles conditions du terrain et du champs de bataille, ils consomment massivement divers stupéfiants, faciles à se procurer et peu coûteux.

Dans son ouvrage « Shooting Up, a history of drugs in warfare« , Lukasz Kamienski reprend les estimations de l’administration américaine publiées en 1974: 92% des soldats déployés au Vietnam consomment de l’alcool, 69% de la marijuana, 38% de l’opium, 34% de l’héroïne, 25% des amphétamines et 23% des barbituriques. Alors que les drogues sont considérées comme de simples médicaments pendant les deux conflits mondiaux et la guerre de Corée, distribués en quantités énormes aux hommes, les mentalités ont évolué et ces produits sont désormais totalement illicites. Les autorités militaires tentent de lutter contre le fléau de la dépendance, sans avoir les outils nécessaires pour des dépistages efficaces.

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CARIBE CENTRO-AMERICANO 🇨🇴 🇭🇳 🇨🇷 🇩🇴 🇺🇸 : Incautadas cerca de seis toneladas de clorhidrato de cocaína en operaciones Internacionales

En desarrollo de siete operaciones militares sostenidas contra el narcotráfico, adelantadas con información de valor suministrada por la Armada de Colombia a las autoridades de Honduras, Costa Rica, República Dominicana y Estados Unidos, el fin de semana se logró la incautación de 5.844 kilogramos de clorhidrato de cocaína en el Caribe centroamericano.

En la primera operación, uniformados de la Fuerza Naval de Honduras, guiados con información naval colombiana llegaron hasta el sector Barra de Río Miel, en la región de Colón, donde ubicaron una caleta con 76 costales negros, los cuales almacenaban 1.675 kilogramos de clorhidrato de cocaína.

La segunda incautación, también en Honduras, se dio cuando autoridades de ese país efectuaron la interdicción de una aeronave tipo CESSNA y una embarcación tipo artesanal, a nueve millas náuticas al sur de Brus Laguna, del departamento Gracias a Dios, en donde fueron incautados 12 bultos los cuales contenían 272 kilogramos de sustancia ilícita.

Adicionalmente, unidades de Guardacostas de Estados Unidos lograron interdictar una lancha de bajo perfil o semisumergible transportando 2.501 kilogramos de estupefacientes. Se presume que la embarcación habría salido desde el departamento de La Guajira y tenía como destino Centroamérica.

Otros tres resultados más se dieron en aguas de República Dominicana, en donde uniformados de la Armada y la Dirección Nacional de Control de Drogas de ese país, lograron interdictar tres motonaves tipo Go Fast, una transportando 315 kilogramos de estupefacientes y las otras dos llevando ocultas en los espacios modificados de sus estructuras 320 y 115 kilogramos de clorhidrato de cocaína, respectivamente.

El último evento se dio igualmente gracias a información de valor naval colombiana y a la oportuna reacción de las autoridades costarricenses, quienes lograron detectar una motonave sospechosa navegando por aguas cercanas al Parque Nacional Tortuguero, ubicado en el distrito de Colorado, Limón. La embarcación que, al notar la presencia de los uniformados, terminó emplayada en la costa, transportaba 646 kilogramos de clorhidrato de cocaína.

Con estas incautaciones propinadas gracias al trabajo coordinado entre países de la región, se logró evitar que más de 198 millones de dólares ingresaran a las estructuras financieras de las organizaciones narcotraficantes.

Fuente: prensa – Armada de Colombia 

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