NARCONEWS de MEXICO 🇲🇽 : las ultimas del 06 de julio de 2021

COLOMBIE 🇨🇴 (Coke en stock – CCCXXXVII) : le lourd héritage d’Alvaro Uribe

L’avion intercepté le 23 mai dernier à Providencia n’est que le bout d’un vieil iceberg qui vient de refaire surface.

La gangrène de la drogue mine tous les strates du pouvoir en Colombie depuis des décennies.

Et surtout depuis l’arrivée de la famille Uribe au pouvoir. Cela fait quarante ans qu’Alvaro Uribe tire les ficelles de ce pouvoir, même lorsqu’il est remplacé.

Yvan Duque, son ombre (ou son disciple), ne partageait pas que son pilote avec lui : il conduit la même politique qui est celle d’une association douteuse avec le narcotrafiquants, qui demeurent les véritables maîtres du pays. La découverte en février 2020 de 10 tonnes de cocaïne dans la propriété du successeur en 2005 d’Uribe comme directeur de l’aéronautique civile, nommé depuis ambassadeur en Uruguay, n’est donc qu’une demie surprise à ce stade, même si la quantité est énorme !

Au hasard de cette enquête, on découvrira un avion oublié, celui d’El Chapo : un quadriréacteur à coke, rien que ça !!!

Uribe à la manœuvre depuis des lustres …

Les milices sanguinaires narcotrafiquantes aux ordres d’Uribe…

Le contrôle aérien, aux mains d’Uribe et des trafiquants…

Le DC-8 d’El Chapo, pour faire voler la coke à la tonne

L’avion Air Cargo Lines utilisé pour le trafic était un vieux DC-8 mexicain, le XA-TXS (N°46054 ex ex LN-MOY, HS-TGY, OY-SBL, N796AL) siglé jadis en grand « Aeropostal » sur ses flancs (ici à droite), dont le hangar était installé sur l’El Dorado International Airport même. Pour avoir l’accord de construire le hangar, El Chapo aurait versé 1 million de dollars à Uribe, selon Maok (il avait aussi largement arrosé l’ancien  président mexicain Enrique Peña Nieto, à l’autre bout de la chaîne de transfert !!!). Selon le Daily Mail, plusieurs vols ont eu lieu avec le quadriréacteur, au moins cinq en tout cas : « l’expédition massive, sur le marché de rue des États-Unis d’aujourd’hui, aurait une valeur estimée à 400 millions de dollars » (c’est plus en fait). « Le complot a finalement éclaté lorsque des autorités mexicaines ont arrêté un cinquième vol de Bogotá avec six tonnes et demie de cocaïne – mais la cargaison a ensuite disparu » (si les chargements précédents on eu lieu de la même façon, cela fait 26 tonnes de cocaïne que le vaillant DC-8 de plus de 50 ans aurait ainsi transféré – aujourd’hui il faut compter 900 millions de dollars sur la rue à New-York, pour les 26 tonnes, presqu’un milliard de dollars : c’est vertigineux !). Difficile de trouver investissement plus rentable : l’engin se vend toujours en état de marche 2 millions de dollars, et 4-5 millions équipé de réacteurs plus récents ! ). L’avion est ici en 2007 au moment de son rachat, sortant de révision, portant encore les vestiges de l’appellation Aeropostal devenu « PCG de Mexico » ! L’appareil est aujourd’hui complètement abandonné, pneus à plat, sur l’International Airport de Queretaro, lieu de son dernier atterrissage, au Mexique, déjà cité aussi ici comme plaque tournante du trafic :

L’ambassadeur qui stockait 10 tonnes de coke chez lui !

Fernando  Sanclemente, l’homme de main de l’aviation sous Uribe (ici à gauche), nommé depuis ambassadeur en Uruguay, aura donc tout fait pour freiner les enquêtes sur les trafiquants. Et cela bien avant que l’on ne découvre un énorme labo de coke chez lui, dans sa propriété personnelle appelée Haras de San Fernando, où il élève et vend des chevaux de course (ici à droite) : « en septembre (cf 2020), les médias ont rapporté que le gardien de la succession du politicien de la dynastie avait accepté une négociation de plaidoyer et endossé la responsabilité des laboratoires de cocaïne. Selon le journal El Espectador, le chef de la lutte contre les stupéfiants Ricardo Enrique Carriazo a désapprouvé la négociation de plaidoyer et a remis sa démission. L’accord a échoué car il « ne cherchait pas à identifier les déterminants, les auteurs directs et indirects, ou les financiers et autres acteurs impliqués dans l’activité illicite », selon l’agence de presse Colpresna. Lundi, le journal El Espectador a rapporté que Sanclemente fera l’objet d’une enquête en tant que suspect dans la production de cocaïne sur sa propriété ». 

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COLOMBIE 🇨🇴 (Coke en stock – CCCXXXVI) : l’avion qui volait trop durant la pandémie

Retour en Colombie, pays producteur de coca, comme on le sait, même si ce n’est plus le plus prolifique désormais.

Fin  mai dernier, on y a saisi un avion contenant presqu’une demi-tonne de cocaïne. Pas vraiment un surprise, donc, tant il en circule toujours dans le pays. A part que cet avion appartenait à une entreprise dont un prédécesseur, en 2019, avait été retrouvé en miettes au Guatemala, avec aux commandes celui qui était le pilote attitré du président actuel mais aussi celui d’Alvaro Uribe pendant des années, démontrant ainsi par l’exemple les liens étroits entre l’ex-président et les trafiquants, ce dont on s’est toujours douté depuis la mort de son propre père… assassiné par les Farcs en 1983, groupe d’opposition militarisé dont le moteur financier est le trafic de cocaïne, on le rappelle.

A ce moment-là, son fils était directeur de l’aviation du pays… et favorisait à tour de bras les autorisations de vol d’un nombre considérable d’avions de trafiquants, aidés par des paramilitaires sanglants qui le soutenaient.

Une découverte qui nous replonge près de quarante ans en arrière, en quelque sorte…

Le crash du pilote présidentiel

Retour en arrière le 25 novembre 2019 dans le parc national Laguna de Lachuá, à Ixcán, près de Quiché, au Guatemala. Un avion bimoteur s’était écrasé, un de plus, souvenez-vous.

Sur place, des débris partout, l’avion retrouvé le 3 décembre par les soldats guatemaltèques s’est complètement émietté en heurtant le sol à grande vitesse, et au sol  il y a de la coke partout de répandue parmi les débris, mais aussi un i-Phone, un téléphone satellitaire Motorola et des documents éparpillés.

Plus deux cadavres complètement carbonisés dont il ne reste que des squelettes noircis : l’un d’entre eux s’appelle Lino Nevado Sthormes, il vient du département de Zulia au Venezuela et c’est un… ex-pilote de l’armée de l’air bolivarienne comme j’avais pu le préciser ici le 3 mars suivant. Les documents retrouvés dans les débris, dont son passeport, le confirment. Pour l’autre, on reste dans le doute…

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FRANCE 🇫🇷 (Air Cocaïne) : six ans de prison requis en appel contre les pilotes

Six ans de prison ont été requis pour les pilotes, considérés comme des « exécutants » par l’avocat général, dans le procès en appel de l’affaire « Air cocaïne », ce lundi 5 juillet.

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