Archives de la catégorie ‘Afrique du Sud’

Interception de deux suspects dans une entreprise de logistique de Johannesburg qui voulaient obtenir un devis pour l’envoi d’un colis en Grèce.

Des agents du SAPS (South African Police Service) ont trouvé la drogue ce mardi 15 décembre, cachée dans les accessoires de 10 vêtements que contenait le colis, avec l’aide de «Buddy», un chien renifleur de drogue. Deux personnes ont été arrêtées, un homme et une femme, pour possession de drogue illégale.

Le 10 septembre dernier, des agents du SAPS à Richards Bay, dans la province côtière du KwaZulu-Natal, limitrophe nord avec Eswatini (anciennement Swaziland) et le Mozambique, ont saisi 342,5 kilos d’héroïne.

Un rapport du projet Enact, financé par l’Union européenne (UE), publié en juin 2018, indique que le Mozambique est l’un des principaux couloirs du trafic d’héroïne en provenance d’Asie pour l’Afrique du Sud et l’Europe.

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Dans les années 2000, l’Afrique du sud était un paradis pour les narcos

Pourtant la police sud-africaine tentait de mettre fin à un trafic de cocaïne qui empruntait des routes et des moyens complexes. Une affaire qui souligne l’importance de l’Afrique du Sud comme plaque tournante du trafic international de stupéfiants.

Nelson Yester-Garrido, suspect-clé dans l’enquête de la police sud-africaine, était recherché aux Etats-Unis pour avoir tenté d’acheter un sous-marin de l’époque soviétique permettant de faire entrer des quantités industrielles de cocaïne sur la côte ouest des Etats-Unis et au Canada. Voitures de sport, propriétés huppées, vie de château, et cadavres à l’envi – l’histoire avait tout d’un roman d’espionnage. Sauf que ce n’était pas de la fiction. Il s’est enfui en 1997 en Afrique du Sud où il a été arrêté en 2010 pour trafic de drogue. [En février 2013, en Afrique du Sud, les charges contre lui ont été annulées pour vice de procédure].

Chris Els, de la police sud-africaine, a déclaré au New Statesman que les personnes impliquées poursuivaient leurs activités et que l’enquête restait donc ouverte. De leur côté, les autorités brésiliennes ont mis la main sur huit suspects dans une opération coordonnée avec les autorités sud-africaines. Les suspects ont été arrêtés dans un raid lors duquel 166 kilos de cocaïne ont été saisis au port de Ngqura, près de Port Elizabeth [Afrique du Sud].

Un ripoux dans la police sud-africaine

Le lien de ce trafic avec la Grande-Bretagne a été mis au jour en 2010, lors d’un des plus grands procès depuis la fin de l’apartheid : le commissaire de police Jackie Selebi, le plus vieux représentant des forces de l’ordre, a été reconnu coupable de corruption et condamné à quinze années de réclusion.

Jackie Selebi avait la confiance du président sud-africain Thabo Mbeki. Il fut par ailleurs le premier président africain d’Interpol, ce qui lui valu beaucoup de publicité. Selebi a été reconnu coupable d’avoir accepté de l’argent – des sacs de papier kraft remplis
de billets – de Glen Agliotti, un trafiquant de drogue notoire. Selebi et Agliotti se rencontraient presque tous les jours au Brazilian Coffee Shop, un restaurant de Sandton, une somptueuse banlieue de Johannesburg. Et parmi les habitués qui partageaient leur table se trouvait Yester-Garrido.

C’est pendant le procès de Selebi que ces documents ont dévoilé l’existence d’un trafic vers la Grande-Bretagne. Les douanes britanniques avaient contacté la police sud-africaine, à la recherche d’informations sur Agliotti.
Celui-ci était accusé, avec d’autres personnes, d’introduire des “quantités significatives de cocaïne au Royaume-Uni”. La drogue, dissimulée dans un container de meubles, était envoyée par avion du Venezuela jusqu’en Angola, puis par voie terrestre jusqu’en Afrique du Sud. Selon certaines informations, en 2004, un premier essai de convoyage aurait été mené via Tilbury [l’avant-port de Londres]. Trois containers “propres” auraient été suivis de trois containers “sales”, remplis de drogue. Un des documents mentionne un associé britannique, surnommé Baldy John, avec son adresse postale et son numéro de portable. Pour échapper à des poursuites, Agliotti a témoigné contre son complice et aidé à inculper le commissaire de police

.Des animaux à la drogue, le pays trempe dans tous les trafics

La police sud-africaine recherche actuellement plusieurs autres personnes impliquées dans cette livraison de cocaïne, notamment Shane Paul Bhatti, qui a vécu en Zambie et au Zimbabwe.
M. Els dit avoir parlé à Bhatti, qui envisageait de se livrer à la police pour un interrogatoire. Mais depuis la mort de Chris Couremetis, un de ses associés, il craint pour sa vie. Connu dans le milieu sous le nom de “M. Cocaïne”. Chris Couremetis s’est fait descendre lors d’un mariage, alors qu’il sortait de sa Porsche Cayenne, par deux hommes armés d’une kalachnikov et d’un pistolet 9 mm. Nelson Yester-Garrido, qui aurait été en possession d’un pistolet ayant appartenu à Couremetis, a été à l’époque interrogé.

L’agence américaine des stupéfiants, la Drug Enforcement Administration (DEA), était également sur le coup.

Le responsable de la section européenne et africaine de l’agence, l’agent spécial Jeff Breeden, a déclaré que Yester-Garrido faisait l’objet d’un procès à Miami, et qu’il était toujours considéré comme fugitif. La DEA espère que les autorités sud-africaines s’occuperont de lui, mais refuse tout commentaire en raison du procès en cours.

Depuis la fin de l’apartheid, l’Afrique du Sud joue un rôle considérable dans le trafic international de drogue 

Lorsque les autorités ont cessé de combattre le Congrès national africain, les contrôles aux frontières ont fortement diminué. On peut lire ceci dans rapport de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, établi à Vienne :“La fin de dizaines d’années d’isolement sur la scène internationale a eu pour conséquence d’accroître l’exposition de l’Afrique du Sud aux trafics de drogues transnationaux, ce qui a par ailleurs induit une augmentation de l’usage de stupéfiants sur le territoire national. Les trafiquants ont de plus tiré parti des bonnes infrastructures du pays, et l’Afrique du Sud est devenue un pays de transit de la cocaïne en provenance d’Amérique du Sud et de l’héroïne en provenance d’Afghanistan, et à destination de l’Europe.

Les organisations criminelles du monde entier, depuis la mafia italienne jusqu’aux triades chinoises, ont trouvé un paradis où mener tranquillement leurs opérations.

L’Afrique du Sud servait à tous les trafics, depuis les cornes de rhinocéros jusqu’aux ormeaux et à la marijuana. Certains de ces réseaux ont été mis en place bien avant l’arrivée de Nelson Mandela à la présidence du pays. D’autres étaient liés aux opérations de l’ANC en exil.

Toutes les tentatives d’extradition de chefs d’organisations mafieuses réfugiés en Afrique du Sud ont échoué à cette époque. La législation qui protège strictement les droits humains s’avèrait alors un sérieux obstacle : elle empêchait d’extrader des criminels présumés pour les traduire en justice à l’étranger. Vito Palazzolo, un banquier mafieux, qui était impliqué dans des affaires de trafic d’opium dans les années 1970, rendues célèbres par le film The French Connection [1971, réalisé par William Friedkin], a pu vivre en toute quiétude en Afrique du Sud et en Namibie à partir des années 1980. Ce n’est que lorsqu’il s’est rendu en Thaïlande pour rendre visite à son fils qu’il a fini par se faire arrêter et extrader vers l’Italie, où sa culpabilité avait déjà été établie.

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Nelson Yester-Garrido avait travaillé avec Pablo Escobar était l’un des Américains les plus recherchés dans les années 1980.

Ce baron de la drogue cubain était basé en Afrique du Sud depuis environ deux décennies, a été condamné à cinq ans de prison aux États-Unis.

Les États-Unis avaient précédemment allégué que Nelson Yester-Garrido était impliqué dans le trafic de cocaïne de haut niveau entre les années 1980 et 1997, date à laquelle il s’était enfui en Afrique du Sud et d’où il avait repris ses opérations de trafic de drogue.

source

Nelson Pablo Yester-Garrido’s life of crime and his astonishing luck in evading capture.

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International naval forces operating as part of the Combined Task Force 150 (CTF 150) have reported a significant increase in meth seizures in their area of operations in 2019 (which encompasses a wide swathe of the Indian Ocean, the Persian Gulf and the Gulf of Aden). As of late December 2019, the force had seized 257kg of meth – including one seizure in the Arabian Sea from a dhow carrying 94kg of heroin and 76kg of crystal meth in October 2019 – compared to only 9kg of meth seized in 2018.

Similarities found between different seizures appear to suggest an interlinked supply chain for meth and heroin. In December 2019, a Pakistani-crewed dhow was intercepted off the coast of Pemba, Mozambique, carrying a mixed cargo of both heroin and 299kg of methamphetamine. Pemba is known to be a major port of entry on the East African coast for dhows – predominantly from the coast of Iran and Pakistan – carrying heroin, yet this mixed shipment of meth was the first of its kind in Mozambique.

Several months later, in May 2020, a cargo truck was intercepted by the South African Police Service attempting to cross the Mozambican border into South Africa at the Komatipoort border post while carrying a large shipment of heroin and methamphetamine.

Elsewhere, Sri Lankan naval forces intercepted two trawlers in international waters carrying 400kg of heroin and 100kg of crystal methamphetamine in February 2020 – Sri Lanka’s biggest-ever drug bust at sea. Eight Pakistani nationals were detained in the operation, and investigations suggested the boats came from Pakistan’s Makran coast, with the drugs presumed to have originated in Afghanistan. The vessel was allegedly headed to a transit stop in Penang, Malaysia, for onward transfer of the cargo to Australia, where meth prices are very high.

Heroin and methamphetamine seized by the Sri Lankan navy from two Pakistani fishing trawlers in February 2020. The heroin bricks, on the left, share numerous characteristics with the heroin seized in Durban. © Sri Lankan Navy 

In July 2020, a GI-TOC research team took images of a heroin shipment that had just been delivered in Durban, South Africa. Similar images were taken of a joint heroin and meth shipment that had arrived in Cape Town. Each of these shipments was in the process of being unbundled in advance of their contents’ preparation for the local retail market. Wrapped in thick whitish plastic bags of 1kg denominations, the packaging was stamped with distinctive blue markings reading “Pa Pa Jone 100%” and “5161”. These markings are consistent across each of the dual-commodity seizures mentioned above: the drugs seized from the dhow in Mozambique in 2019, those seized at the Komatipoort border crossing and those seized by the Sri Lankan Navy, suggesting a common origin for these shipments.

Interviews by GI-TOC researchers with local meth users and distributors in Cape Town in August 2020 saw informants confirm that a new source of meth had entered the South African market “in the past eight to 10 months”. Described by both groups as “Pakistani meth”, this new supply appears to be provided through local South Asian syndicates based in South Africa and Mozambique, connecting with suppliers in Pakistan. The purity of this new supply of “Pakistani meth” is seen by South African users as being quite high, “just as good” as the Mexican-produced crystal meth arriving from Nigeria and better than the Chinese-produced meth that is manufactured in locations around Johannesburg.

Altogether, this combination of factors may help us towards understanding where Afghanistan-produced meth is ultimately headed. Pre-existing infrastructure and flow channels along traditional heroin routes – the dhow crews involved in trafficking, the ports whereby shipments can be landed without detection and the connections to distributors in southern Africa – have enabled this supply chain to emerge, while recent seizures provide strong circumstantial evidence that suggests Afghan meth is transiting Mozambique and has now become an emergent commodity option in the growing South African meth market. New high-quality crystal meth flows which seem to be appearing recently in Malawi, Tanzania and Kenya may suggest this new development is also a regional phenomenon. DM

This article appears in the Global Initiative Against Transnational Organised Crime’s monthly East and Southern Africa Risk Bulletin.

The Global Initiative is a network of more than 500 experts on organised crime drawn from law enforcement, academia, conservation, technology, media, the private sector and development agencies. It publishes research and analysis on emerging criminal threats and works to develop innovative strategies to counter organised crime globally. To receive monthly Risk Bulletin updates, please sign up here.

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Sizwe Biyela (26 ans) et Nkosinathi Khumalo (31 ans) ont comparu jeudi devant le tribunal de première instance du Cap, sous une garde policière renforcée.

Eric Ntabazalila, porte-parole de l’Autorité nationale des poursuites, a déclaré qu’un des hommes était en liberté sous caution pour un autre meurtre « qui s’est produit en dehors de sa province ». Les deux hommes font maintenant face à des accusations de meurtre, tentative de meurtre, possession d’une arme à feu illégale et de munitions.

Pete Mihalik (ici à gauche) a été tué sur le coup alors qu’il déposait son fils et sa fille adolescente à 7h35 à l’école ce mardi. Un homme s’est approché de sa Mercedes-Benz GLE 63 et a tiré deux coups de feu par la vitre de la porte du conducteur.

Janos, le père de Mihalik, a déclaré: «Pete représentait de nombreux gangsters. Je pense que cela a quelque chose à voir avec ça.  »

Noorudien Hassan (ici à droite) avec qui Pete Mihalik a travaillé sur un certain nombre de questions liées aux gangs‚ avait été abattu devant son domicile à Lansdowne en novembre 2016.

Hassan faisait partie d’une équipe d’avocats représentant Irshaad Laher, qui fait face à des accusations pour avoir prétendument canalisé des armes à feu censées être détruites par la police, à destination de chefs de gangs autour du Cap occidental.

Il avait représenté également un certain nombre de chefs de gang et agi au nom du chef de gang Ralph Stanfield, neveu de Colin Stanfield, le druglord du Cap, décédé.

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