NARCOTRAFIC (Cocaïne, héroïne, tramadol) : l’Afrique plus que jamais à l’épreuve du narcotrafic

Ces derniers mois, les saisies records de drogues se succèdent sur le continent. Malgré l’épidémie de Covid-19, le trafic s’est intensifié, de nouvelles routes se sont créées et, surtout, la consommation locale s’accroît.

Plaque tournante de la drogue depuis 20 ans, l’Afrique est confrontée en 2021 à une augmentation sans précédent du trafic de stupéfiants.

Pour atteindre l’Europe, la cocaïne colombienne emprunte désormais presque systématiquement la route du Golfe de Guinée, avant de traverser le Sahel, où groupes jihadistes et milices ont la haute main sur tous les trafics. L’héroïne afghane, elle, emprunte la « route du Sud » plutôt que celle des Balkans, désormais plus sécurisée.

Si la majeure partie des drogues sont destinées aux marchés occidentaux, le commerce de produits dérivés – d’opioïdes notamment – pour la consommation locale explose. Alors que l’usage non-médical du Tramadol continue de faire des ravages en Afrique de l’Ouest, les héroïnomanes ont plus que triplé en Afrique de l’Est et australe et la consommation de cannabis reste toujours au dessus de la moyenne mondiale, avec un taux de prévalence d’environ 7 % chez les 15-65 ans.

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GUINÉE 🇬🇳 (Conakry) : plusieurs hauts gradés de la police et de la gendarmerie guinéenne ont été impliqués dans le narcotrafic

Hausse du trafic de drogues en Guinée

La hausse des saisies de cocaïne et de haschich fait redouter que le pays ne redevienne une zone de transit.

La hausse des saisies concerne toute l’Afrique de l’Ouest mais, ces derniers temps, plusieurs hauts gradés de la police et de la gendarmerie guinéenne ont été impliqués. La dernière saisie importante est intervenue le 16 mars dernier dans un port artisanal de Conakry. En l’espace de quelques semaines, des opérations de saisies de drogue ont été faites par les services de sécurité en plusieurs endroits de Conakry, la capitale. Des forces de l’ordre chargées de saisir de la drogue en ont dissimulé, indiquent certains personnes mises en cause.

Le président Alpha Condé fait de la lutte contre la drogue, son cheval de bataille

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Plusieurs gendarmes et policiers ont été mis en cause et, selon le commissaire divisionnaire de police, le Colonel Mohamed Mazo Mansaré, porte-parole des Services Spéciaux à l’Office Central Anti-Drogue (OCAD), des hauts gradés sont actuellement en prison à la maison centrale de Conakry.

Selon lui, « à l’heure qu’il est, il y a au moins sept officiers de la police et de la gendarmerie qui ont été déférés. Toutes les dispositions sont prises pour que tous ceux qui seront impliqués dans cette commission d’infraction soient interpellés et déférés devant les autorités judiciaires compétentes. C’est ce qu’on a fait, les premiers éléments qui ont été déférés sont de la police et de la gendarmerie. »

L’implication des forces de sécurité dans le trafic de drogue inquiète les acteurs de la société civile. C’est le cas de la plate-forme guinéenne pour la lutte contre la drogue.

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