Archives de la catégorie ‘Sénégal’

Gibraltar, sur ICI Télé, le dimanche 1er novembre, à 1 h 09.

°°°°

Pour Marc Fievet: « l’esprit reste, mais c’est pas mon histoire »

C’est vrai que c’est tellement gros, ce qu’il raconte, Marc Fiévet.

Présenté par la Douane française aux autorités espagnoles du SVA comme l’agent mis en place sur la Costa del Sol, la Douane ouvrira un restaurant à Estepona en Andalousie avec Fievet et financera l’acquisition d’un cargo. Par la suite, il sera présenté aux autorités anglaises (HM Customs excise), allemandes et américaines (DEA), permettant l’interception de plus de 100 tonnes de stupéfiants.

Un scandale d’État, maintes fois évoqué.

Approché en 1988 par les douanes françaises alors qu’il réside à Gibraltar, il devient aviseur, chargé de mettre l’administration sur la piste des narcotrafiquants. Il est bon, Fiévet, c’est même le meilleur, dit-on de lui à Paris. Mais il est arrêté en Espagne en 1994, puis extradé au Canada, à la suite de l’arraisonnement d’un navire contenant plusieurs tonnes de cocaïne. Il fera par la suite « 3 888 jours de prison, une balade carcérale à travers l’Atlantique Nord ». Le pacte qui le liait avec les douanes françaises a été rompu par François Auvigne, un nouveau directeur général de la Douane française, un IGF, qui n’avait rien à faire de son histoire et qui a refusé d’accéder aux demandes insistantes de Jean Puons le patron d’alors de la DNRED.

Lâché par des pleutres

Cela fait vingt ans qu’il remue ciel et terre pour que ce « lâchage injuste et majeur » soit reconnu. La justice l’a blanchi en 2006, sans que la responsabilité de l’État soit établie. Il a écrit des livres (L’Aviseur, Gibraltar, Dans la peau d’un narco, Infiltré), effectué un tour de France en camping-car en 2007, squatté les médias…

Aujourd’hui, à 76 ans, Marc Fievet est chauffeur routier sillonnant l’Europe au volant d’un frigo de 44 tonnes, se levant à 3 h du matin quand il ne passe pas la nuit au volant pour livrer viande ou autres denrées périssables.  « Je dois travailler pour vivre et assurer mes responsabilités familiales », dit-il, sans sembler nourrir quelque amertume de sa situation. « Je ne suis pas malheureux ! J’ai vécu six ans dans le stress (ses années d’infiltré) puis j’ai fait onze ans de prison, alors… »

Il a profité et profite encore aujourd’hui de l’exposition médiatique du film pour « dénoncer et dénoncer encore l’irresponsabilité des hauts fonctionnaires de la Douane Française ».

Coscénariste dans une première mouture du projet, il n’a finalement pas participé à l’élaboration du long-métrage, qu’il juge « édulcoré  » par rapport à ce qu’il a vécu.  » L’esprit reste, mais c’est pas mon histoire. Nulle part n’apparait le fait que j’ai été adoubé par Michel Charasse, le ministre du Budget de l’époque! Par contre la lâcheté de la Douane française est bien démontrée. « 

Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « secret défense »

000000

Le gros ratage de l’enquête que nous étudions depuis deux épisodes est au niveau du rôle de l’aviation dans le trafic, qu’elle aborde pourtant mais dans un bref chapitre. Or le grand changement survenu à partir de 2008 c’est justement cet arrivage massif d’appareils ayant traversé l’Atlantique en partant tous du Brésil, après avoir chargé leur cargaison au Venezuela. Dommage, car ce phénomène mérite plus d’attention et nous intéresse davantage ici en France, car c’est un français qui demeure la clé de l’énigme, comme c’est un français, le trafiquant Erik (Mika) Walter Amegan (ici à gauche) qui aurait été finalement arrêté à Dakar en 2018 qui était à la base de cet important réseau décidément plein de surprises, lié directement à des colombiens.

Arrive en effet dans l’enquête que nous décortiquons toujours aujourd’hui une évocation historique dont nos deux auteurs ne semblent pas avoir du tout saisi toute l’importance et c’est dommage, car il ne lui ont consacré qu’un bien petit chapitre : « le 12 août 2008 à neuf heures du soir, Zainab Conté, l’épouse du président de la Guinée Lansana Conté, a été arrêtée à la frontière de la Sierra Leone. Elle avait voyagé dans un convoi de trois voitures de luxe transportant plusieurs centaines de milliers d’euros et de dollars en espèce, ainsi que quelques lingots d’or. Craignant un conflit international avec de possibles attaques de l’armée guinéenne, elle a été libérée douze heures plus tard suite à l’appel téléphonique du président guinéen à celui du Sierra Leone. La raison de la visite de Zainab Conté en Sierra Leone : le rachat de la cargaison d’un avion qui avait été laissé sur le tarmac de l’aéroport international de Lungi un mois auparavant. La marchandise a été immédiatement saisie et se composait de 700 kilos de cocaïne, de fusils AK-47, et de munitions. La cargaison appartenait vraisemblablement au trafiquant de drogue et d’êtres humains Ousmane Conté, fils ainé du président guinéen (lire ici). L’avion volait sous une fausse bannière de la Croix-Rouge » précisent les deux journalistes (c’est bien visible ici droite).

Le document à la base de ce texte est un fax cité par Wikileaks, lisible ici. Wikileaks la nomme comme une ancienne maîtresse d’un ex-président de Sierra Leone, la femme de Conté s’appelant… Henriette !

L’accent étant mis sur Gibrilla Kamara, comme étant le grand tsar du train de coke dans le pays. Le responsable de l’envoi de 750 kilos de cocaïne saisis à Lungi, en Sierra Leone. La demande avait été faite par le président Koroma (président de la République de 2007 à 2018, l’actuel étant Julius Maada Bio).

 

lire la suite

000000

Avant l’arrivée du Boeing plein de cocaïne à Tarkint, une autre arrivée par jet avait défrayé la chronique, déjà, avec un autre jet, certes plus petit mais il faut bien prendre conscience de son importance, car il relie à la fois les militaires narcos de Guinée-Bissau et ce même Boeing comme vous allez le voir et il implique également les mêmes acteurs français.

L’un d’entre eux surtout, qui a toujours échappé à tout, pour le résumer, en passant par le Sénégal, le Mali, puis le Bénin et aujourd’hui… le Togo. Il fait désormais dans la quincaillerie, dit-il. La précédente consistait en bric à brac en fond de hangars où l’on repeignait de vieux avions achetés une bouchée de pain… ou obtenus par d’autres méthodes comme nous allons le voir un peu plus loin ici. Qu’il n’ait jamais été inquiété davantage est de l’ordre de l’incompréhensible.

Ce gars-là est béni des Dieux… aériens, ce n’est pas possible autrement !

L’affaire qui a tout révélé

Puis il y eut le « scoop »du « jet ». Souvenez-vous donc, c’était le 12 juillet 2008. Un Gulfstream II G1159B, datant certainement de la fin des années 60 (avec de vieux réacteurs Spey), s’était posé en Guinée Bissau, vite entouré de militaires du pays qui l’avaient délesté rapidement de son contenu, prétextant des « colis médicaux » à bord. L’avion était parti de Tocumen au Mexique avec un passage au Panama avant de traverser l’Atlantique (des informations relevées par les enquêteurs dans les téléphones satellitaires laissés à bord de l’appareil).

Ses membres d’équipage s’appelaient Carmelo Vásquez Guerra, Carlos Luis Justiniano Núñez et Daniel Aguedelo Acevedo (photographies ici).

A bord le chargement faisait 600 kilos et c’était bien de la cocaïne pure, découvrira-t-on plus tard. C’est le premier jet VIP à se faire pincer ainsi (depuis il s’en pose toutes les semaines des avions similaires, bourrés de coke, en Amérique Centrale, vous le savez).  Un avion … récidiviste du fait : dans le Palm de Carmelo Vasquez Guerra) on trouvera aussi le versement en sa faveur de 900 000 dollars et il en était à sa cinquième livraison du genre depuis le mois de mars !!! Ce n’était donc pas sa première visite !!!

Des doutes avaient été rapidement émis sur le vieil avion, qui a été repeint à neuf, visiblement, et qui était resté bloqué sur place car il avait eu des problèmes techniques et a réussi à redécoller dans un premier temps mais a dû revenir se poser.

Envoyé dans un hangar pour y être réparé, on avait découvert que c’est un avion qui a été effectivement maquillé et cloné, car c’est en réalité le N221SJ et non le N351SE existant : un troublant cliché retrouvé depuis en fait foi : c’est la photo prise le 12 février 2008 d’un Gulfstream arborant bien le numéro N351SE mais aux couleurs… du N211SJ (voir plus bas ici) !  Sidérante découverte et confirmation de l’intuition que j’avais eue : tout concordait, y compris le fait que les lettres couleur bordeaux paraissaient bien plus larges que les originales qu’elles recouvraient tout simplement !!!  C’était donc bien le fameux N211SJ !!!

Cet avion a un cursus passionnant : exporté au Mexique le 12 juin 2007, devenu XB-KHU, vendu alors par Mobarak Aircraft en Floride, il avait déjà été saisi par les autorités vénézuéliennes et incorporé dans la flotte officielle de l’armée bolivarienne, pour trafic de drogue !

Très vite j’avais en fait eu l’intuition de cette origine, en comparant simplement des photos fournies par les vénézuéliens, que l’on commençait alors seulement à soupçonner de trafic massif de cocaïne.

Mais à ce moment-là, personne n’osait encore incriminer le régime de Chavez, auréolé d’une gloire qui perdure encore chez les Mélenchonistes notamment, telle Clémentine Autain, qui refuse toujours de condamner le régime de Maduro !).

Et pourtant… l’appareil, soupçonné d’avoir servi au trafic de drogue au Vénézuela, avait été carrément saisi et versé ensuite à l’armée vénézuélienne, qui l’avait rebaptisé 0010, pour s’en servir comme avion de VIPs pour ses généraux. Il avait été photographié à Caracas à La Carlota (General Francisco Miranda) en juin 2008 encore aux côtés d’autres avions officiels.

LIRE LA SUITE

000000

LIRE ou RELIRE

l’interview de Michel Charasse par Elise Lucet

°°°°

Pour Michel Charasse, »On ne fait pas la guerre avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet »

Elise Lucet : Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.

Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?

Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en  mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation

Elise Lucet : Honhon !

Michel Charasse : Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues

Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs

Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…

Elise Lucet : Beaucoup ?

Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse : Et c’est d’ailleurs parce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal

Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.

Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées…. Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,

Elise Lucet : Oui

Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…

Elise Lucet : Oui…
Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet

Elise Lucet :Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !

Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont

Elise Lucet : Honhon.

Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…

Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.

Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.

Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…

Miche Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….

Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…

Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’État de droit qui est assez flexible…

Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…

Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…

Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?

Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…

Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…

Michel Charasse : (6 secondes de silence) Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.

Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

0000

 

Depuis cet interview, tous les hauts fonctionnaires de la Douane française ont refusé d’assumer les actions menées par Marc Fievet pour le compte de la DNRED.

Plus fort, le TA (tribunal administratif) a refusé le témoignage de Christian Gatard, l’officier traitant de Marc Fievet certifiant que ce dernier n’avait jamais manqué d’honneur envers la Douane.

Il semblerait que l’honneur ne soit pas une vertu connue par les DG Comolli, Viala, Duhamel, Cadiou, Auvigne, Mongin, Fournel, Crocquevieille, Gintz et Braun-Lemaire.

Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « SECRET DÉFENSE »

000000

 

NARCO-BUSINESS: le trafic se déplace, se transforme, s’adapte.

Publié: 5 octobre 2020 par Marc Fievet dans 36, Aeronarcotrafic, Afghanistan, AFRIQUE, Albanie, Algérie, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du NORD, AMERIQUE du SUD, Andorre, Argentine, ASIE, Asie centrale (Kirghizstan - Kazakhstan - Ouzbékistan - Tadjikistan - Turkménistan), Australian Customs and Border Protection Service., AUSTRALIE, Équateur, Balkans, BAN, Belgique, Belize, Benin, Blanchiment, Bolivie, Brésil, C3N, Canaries, Cap-Vert, Carabinieri, Côte D’Ivoire, CELTIC, Chili, CHINE, Colombie, Corse, Costa Rica, Customs and Border Protection, Cyberdouane, Cybergendarmes, DEA (USA), Djibouti, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, EUROPOL, France, FSKN (Russie), Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guadeloupe, Guardia Civil, Guardia di Finanza, Guardia di Finanza (Italie), Guatemala, Guinée Bissau, GUYANE, Haiti, HM Customs Excise (UK), Honduras, Indonésie, INTERPOL, Irán, Irlande, Italie, Justice, La Réunion, Laos, LUXEMBOURG, MAFIA, Mali, Malte, Maroc, Martinique, Maurice, México, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, Narcotrafic maritime, NCA, Nicaragua, NS 55, OCEAN INDIEN, OCRTIS, OFAST, Pakistan, Panama, Paraguay, Pays de transit, Pays producteurs, Pays-Bas, Pérou, Police, Policia, Puerto Rico, Saint-Martin, Sainte-Lucie, Salvador, Santo Domingo, Sardaigne, Sénégal, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, Suisse, SURV et BSI, SVA, Thaïlande, TRACFIN, Turquie, UAR, UK, Uruguay, Venezuela, Vietnam
Tags:, , , ,

Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort…

Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir.

Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous,  Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale.

Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place.

Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

000000

Comme promis précédemment, on quitte quelques jours le Brésil. En juin dernier c’est un véritable coup de tonnerre qu’a provoqué un article de presse en Côte d’Ivoire.

Paru dans Vice, avec un titre de mauvais goût et bien trop provocateur le desservant, il mettait en cause une très haute personnalité du pays et accusait toute une industrie locale, celle de la musique, de blanchiment. Un article hélas critiquable (1) et qui me semble insuffisant, laissant de côté des pans entiers de l’histoire du trafic dans la région, mais qui reposait bien sur des faits intangibles : le trafic de cocaïne à bien rongé le pays, alors qu’il y a quelques années encore c’était son voisin la Guinée et son « prolongement » géographique la Guinée-Bissau surtout que l’on montrait du doigt comme mauvais exemple. La côte tournée vers l’Ouest davantage que le côté Sud de la zone.

Visite guidée de la région …En 2012, rien ne laissait prévoir en effet la conclusion actuelle  de nos deux journalistes provocateurs.

Dans son long panorama du trafic de cocaïne en Afrique de l’ouest Georges Berghezan (lire ici) du GRIP avait affirmé que le pays échappait alors au désastre… mais il avait semble-t-il quand même pressenti que ça pouvait changer dans les temps à venir :  « si les nombreuses années d’instabilité, couplées à une politique de sanctions et de surveillance inter- nationales, ont pu mettre la Côte d’Ivoire à l’abri du gros trafic international, il est encore trop tôt, d’une part, pour savoir si l’intérêt des narcotrafiquants pour le pays est en train de croître et, d’autre part, pour évaluer la politique du nouveau gouvernement en matière de lutte contre la drogue ». Le pays, alors quelque peu immunisé, semble donc avoir beaucoup changé depuis.

La Guinée-Bissau avant la Côte d’Ivoire

A l’époque, l’accent était plutôt mis sur la Guinée-Bissau, et son régime de colonels narcos (à droite Antonio Indjai, qui avait évincé José Zamora Induta) , mais aussi et déjà la présence d’européens sur place faisant la navette, déjà, avec le Portugal, notamment avec un Cessna 402 bien répertorié. appartenant à une entreprise particulière, lié à l’affaire du Boeing retrouvé incendié au Mali et qui aurait amené à plusieurs reprises plus de 6 tonnes de coke d’un coup (on a suggéré 10 tonnes laissa semble excessif). On recherche alors son propriétaire : « qu’est devenu Ibrahima Gueye ces derniers temps est une bonne question, car personne ne sait vraiment. Il n’est plus venu au Mali depuis plusieurs mois. Ce qui lui est reproché est d’avoir affrété au moins le boeing de Tarkint et d’avoir en partenariat avec Eric Vernay (en fait Vernet) et Ben Hako, inculpés depuis mars dernier, d’avoir fait poser des avions sans autorisation au Mali. En particulier, un petit bimoteur de 6 à 10 places, un Cessna 402 C, immatriculé J5-GTA (ici à Evora au Portugal le 18 septembre 2009) que la presse donne pour familier au Mali. Rien d’étonnant sauf que les célèbres « spotters » que sont Tiago Palla et Jaoo Mellim ont plusieurs fois photographié le même coucou avec le même numéro à l’aérodrome d’Evora, au Portugal en septembre 2009. »

Un Cessna 402 ? Le type d’avion le plus employé par les « Mermoz du trafic de coke »  ??? Voilà qui est extrêmement intéressant !

Un Boeing d’un côté, du même modèle que celui retrouvé en miettes, et de l’autre le prototype même des petits avions ayant traversé l’Atlantique ses dernières années pour amener la cocaïne : serait-on tombé sur le « client parfait », celui capable de tout expliquer à cette déferlante de drogue ? avais-je écrit ailleurs en  2011. L’avion bien cerné, effectuait des rotations suspicieuses puisqu’on l’avait vu successivement au Portugal, au Cap-Vert, en Guinée-Bissau, au Sénégal et au Mali. Et il était du type même que ceux qui tenteront les premier d’apporter de la coke colombienne en Afrique de l’ouest en osant traverser l’Atlantique, une véritable prouesse sur ce type d’appareil (il fallait l’équiper de fûts supplémentaires de carburant en cabine). Et à ce moment-là, une nouveauté dans le trafic de cocaïne !

Les fameux »sacs de ciment » 

Le passage du Cessna 402 en Guinée Bissau avait été perçu comme un transporteur de biens étranges sacs expliqués comme étant des sacs de ciment, le mot codé pour éviter de dire cocaïne. Un bien étrange manège, avec alors des avions faisant la navette en provenance du Cap Vert ou du Sénégal, avait-on noté. « Le Monsieur débarque toujours à Bissau, mais aujourd’hui son arrivée est précédée par celle d’une unité militaire qui s’occupe de l’affaire et assure le transfert, manu militari, du « ciment » vers les véhicules militaires. Le Monsieur vient une fois par semaine dans un bimoteur chargé de sacs de »ciment ». L’opération militaire est régulièrement dirigée par un major récemment promu, homme de confiance d’Antonio Indjai, le nouveau chef de l’armée bissau-guinéenne (ici à droite).

Cet officier a été arrêté, en 2009, dans la région de Jugudul, entre Bissau et Mansoa, accusé de transporter de la drogue. Il n’a jamais été mis en prison ni jugé et garde toute la confiance du chef de l’armée ». Exactement ce qu’on avait décelé lors de l’affaire du Gulfstream débarqué inopinément le 12 juillet 2008 (et mis en vente depuis !).

L’armée de Guinée-Bissau était à la tête du trafic, cela ne faisait aucun doute !

source et plus

000000

Trois nigérians ont été arrêtés pour détention et trafic de cocaïne par les éléments du commissariat des parcelles assainies.

Dans le cadre de la lutte contre le trafic de stupéfiants, le Commissariat d’arrondissement des Parcelles assainies a interpellé une bande de trois Nigérians pour détention et trafic de cocaïne. Il s’agit d’Amos A. E. âgé de 38 ans, Olivier K.O. 28 ans, Chibuiki F. A. 26 ans. Tous les trois, de nationalité nigériane, croupissent en prison pour détention et trafic de cocaïne. Ils ont été alpagués par le commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies.

lire

000000

Les unités douanières de la subdivision de Fatick ont réalisé un coup de maître.

Les soldats de l’économie ont réussi à mettre la main sur 456 kilos de chanvre indien en 24 heures. Cette prise a été effectué au cours de deux opérations menées dans le département de Foundiougne.

lire

000000

Selon un communiqué du bureau des relations publiques de la police nationale dans la nuit du 17 au 18 Août 2020, les éléments de ladite BRS ont saisi 110 kilogrammes de cannabis de la variété verte dans le village de Moyafara  dans le département de Goudomp.

Cette quantité de drogue était convoyée par  quatre individus à bord de deux motocyclettes.

L’un d’eux, de nationalité  étrangère a été interpellé, les autres, abandonnant la cargaison sur place ont  pris la fuite.

La personne interpellée est placée en garde à vue pour trafic international de drogue, les motocyclettes et la drogue ont été consignées.

source

000000

Membre très influent du parti au pouvoir et Député de la CEDEAO, le bouillant Moustapha Cissé Lô menaçait, il y a quelques semaines, de
dénoncer de très hautes personnalités au sommet de l’Etat qui, selon lui, étaient au cœur du trafic de drogue dans le pays.

Cette sortie avait suscité moult commentaires de Sénégalais qui estimaient que la gravité des accusations de cette personnalité interpellait directement
le Procureur de la République. Lequel avait l’obligation, toujours selon ces Sénégalais très indignés, de convoquer l’auteur de ces « très graves accusations » et de mener une enquête. Mais, curieusement, ledit Député n’a jamais été interpellé sur la question.

Et voilà que, plusieurs semaines après lui, c’est un autre député à l’Assemblée nationale, de l’opposition cette fois-ci, qui fait exactement les mêmes accusations concernant le trafic de drogue au Sénégal. Selon Mamadou Lamine Diallo, en effet, « il existe une économie de la drogue et du blanchiment d’argent, estimée à 200 milliards par an. Qui serait entretenue par de gros bonnets, jouissant de protection au haut niveau ». Le président du parti politique Tekki continue pour dire que « le dernier rapport de l’IGE prouve nettement qu’il y a de la corruption au Sénégal. Et, le plus grave, c’est que c’est une corruption adossée au blanchiment d’argent ».

Par Daouda Ndour

 

Source

0000

La Brigade de recherches a arrêté le célèbre trafiquant de cocaïne de Ngor dénommé, « Baye Fall ».

Il a été interpellé en même temps que cinq autres personnes dont 4 Sénégalais et un Français.

Tous, s’activaient dans la vente de cocaïne.

Le cerveau de la bande, un Nigerian dénommé Okay, a lui aussi, été arrêté.

Lire

0000

Dans le monde de la lutte internationale contre la criminalité, cette route est appelée Highway 10, référence à la dixième latitude, et c’est la route la plus courte de l’Amérique du Sud à l’Afrique de l’Ouest. Pendant des siècles, des millions d’esclaves ont été amenées en Amérique par cette route, maintenant ce sont des dizaines de tonnes de cocaïne qui partent dans la direction opposée chaque année.

La ‘Ndrangheta, entre autres, s’occupe ensuite d’assurer le transport d’Abidjan vers l’Italie et la Belgique.

Coupé décalé, sacs de coke échoués et mafia italienne, VICE s’est rendu en Côte d’Ivoire, plaque tournante du trafic de cocaïne.

Partie 1/5

« Il y avait des sacs remplis de coke sur toute la côte » : on a suivi la piste de la ‘Ndrangheta jusqu’au port de transit d’Abidjan, maillon indispensable du réseau de la mafia italienne.

Par Nicholas Ibekwe et Daan Bauwens

LIRE

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Partie 2/5

« La Guinée est devenue un État narcotrafiquant à part entière. Tout le budget de l’État, les salaires des ministres, de la police ; tout est payé par les chefs de la mafia colombienne. »

par Daan Bauwens et Nicholas Ibekwe

 LIRE

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Partie 3/5

« Le ministre de la Défense, le plus grand trafiquant de cocaïne ? Je le sais. Et tout le monde le sait. »

Par Nicholas Ibekwe et Daan Bauwens

LIRE

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
000000

Saisie de chanvre indien à Kaolack

Dans la nuit du 06 Mai 2020, la Brigade Régionale des Stupéfiants de Kaolack a effectué une saisie de 147 kilogrammes de chanvre indien, dans la localité de Sagne Bambara.

Ladite drogue était convoyée à bord d’une charrette par deux individus qui ont profité de la pénombre pour prendre la fuite.

La charrette et le cheval ont été immobilisés pour les besoins de l’enquête.

Le cheval n’a donné aucune information intéressante aux agents de la DOCTRIS… Il est muet comme une carpe!

source

000000

 

 

Environ 6 tonnes de cannabis saisies sur un voilier, le AINEZ.

L’OCRTIS du Sénégal est sur place pour évaluer le tonnage exact et surveiller cette cargaison.

(L’ombre de la DEA plane toujours sur ce type d’opérations maritimes.)

Source

La source indiquait cocaïne alors que c’était du cannabis. Le communiqué officiel est formel, il s’agit bien de haschich.

Communiqué

0000

FRANCE 🇫🇷 (DNRED de la Douane française): relire l’interview de Marc Fievet par 24 Ore

Publié: 29 février 2020 par Marc Fievet dans 36, Aeronarcotrafic, AFRIQUE, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du NORD, AMERIQUE du SUD, Balkans, Belgique, Blanchiment, Canada, Canaries, Cannabis - Hachis - Haschich, Ceuta, Cocaïne, Colombie, Corse, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza, HM Customs Excise (UK), INTERPOL, Irlande, Italie, Justice, MAFIA, Malte, Maroc, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, Narcotrafic maritime, NCA, NS 55, OCRTIS, OFAST, Pays-Bas, Police, Policia, Pologne., Portugal, Saint-Martin, Santo Domingo, Sardaigne, Sénégal, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, Suisse, SVA, TRACFIN, UK, USA, Venezuela
Tags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Marc Fiévet est une sorte de Donnie Brasco à la française – du nom de cet agent qui a infiltré des années durant une des principales familles de la mafia italo-américaine et dont l’histoire avait été portée à l’écran avec le duo Johnny Depp-Al Pacino.

Michel Charasse

A partir de1988, à la demande des autorités douanières françaises et de leur service action, la DNRED, l’agent NS55 a vécu au cœur d’une des principales organisations du trafic mondial, en devenant le numéro deux opérationnel. Fiévet a notamment été encouragé dans son action par le ministre du Budget de l’époque, Michel Charasse. Présenté par la justice canadienne comme le n° 1 du trafic mondial, condamné à perpétuité au Canada, finalement extradé, il aura au final payé de 11 années de prison les risques qu’il a pris pour le compte du gouvernement français, après avoir été lâché par ceux qui l’avaient envoyé au combat. En première ligne.

Claudio Pasquale Locatelli

24 Ore : C’est nous qui lui avons appris la nouvelle de la chute de Locatelli. Fiévet a travaillé à ses côtés pendant des années. Au cœur d’une des principales organisations du trafic international de came. En dépit de son évasion de la prison de Grâce en 1989, peu de monde sait qui est Locatelli en France. Après ceci, vous n’aurez plus d’excuses…

24 Ore: On vient d’apprendre ce week-end l’arrestation de Pasquale Claudio Locatelli. Pas vraiment un inconnu, pour vous…Alors, Locatelli, c’est qui?

Marc Fievet

Locatelli, c’était, c’est, et je suis certain que ce sera demain encore, un des principaux distributeurs de la cocaïne colombienne en Europe, doublé d’un des plus importants fournisseurs de cannabis marocain, notamment sur la péninsule italienne. C’est un gros faiseur, comme on dit. Un industriel de la came, pas un petit trafiquant. Du très très lourd. À l’époque où je m’étais rapproché de lui – j’étais chargé du transport et de la logistique de son réseau –, on dépassait toujours les 20 ou 30 tonnes en matière de cannabis. Et en matière de cocaïne, il n’était pas rare de parler de 5, 10 ou 15 tonnes.

24 Ore: Ce Locatelli a plusieurs noms, je crois, de multiples identités…

Oui. Moi, je connaissais Mario Maroni et Claudio Pasquale Locatelli. Plus une autre, que j’ai oubliée.

24 Ore: C’est vraiment la pointure au-dessus?

Quelqu’un d’excessivement brillant. Une belle machine, dotée d’une intelligence supérieure. Un type qui prend d’ailleurs lui-même de la coke pour accélérer ses propres capacités de raisonnement.

24 Ore: Si on établit une sorte de classement du business international de la came, avec de telles quantités, comme celles que vous évoquez, ça le placerait comment?

Écoutez…Là, on parle de l’élite mondiale. Avec Locatelli, on est face aux dix ou quinze personnes capables dans le monde de donner confiance aux expéditeurs et aux fournisseurs, d’une part, et, de l’autre côté, d’être en mesure d’exiger de la part des mafias locales un bon règlement, dans les meilleures conditions. Le genre de choses que peu de personnes sont capables de faire. C’est-à-dire que son nom est une garantie. Clairement, ici, on est au niveau du trafic d’État. Ce monsieur fait partie de ceux qui gèrent un business qui ne peut pas être stoppé par l’activité policière traditionnelle.

24 Ore: Quand on s’appelle Locatelli, les sommes en jeu, ça pèse quoi?

Quand je travaillais avec lui, il prenait 30%de la marchandise. Ça, c’était le prix du passage. En échange, il mettait à disposition les bateaux, l’avion et les infrastructures nécessaires. Très souvent, il négociait aussi l’acquisition des 70 % restants avec les expéditeurs. Il s’occupait lui-même de la redistribution et négociait le prix dans le territoire de destination. À l’époque, le kilo de coke, récupérée par parachutages en mer, se négociait à 2000 dollars. Derrière, pour la revente sur le territoire espagnol, c’était entre 18000 et 20000dollars le kilo. Dans ce cas, généralement, Locatelli redistribuait par 500 kg.

24 Ore: Au fond, il a quoi de plus que les autres? Qu’est-ce qu’il a su faire mieux, ou différemment?

Il a simplement fait grimper le volume des mouvements, n’hésitant pas à passer au stade industriel. Il a été un des tout premiers à faire du regroupement pour plusieurs organisations mafieuses à la fois. Du transport mutualisé, en réalité. Pour ça, il faut avoir la capacité de garantir l’atterrissage de la marchandise, sa tranquillité et sa bonne organisation. Notamment pour éviter que les différents destinataires ne se rencontrent au même moment, et que ça ne dégénère pas. En résumé, Locatelli est à la fois un très fin diplomate, mais avec, derrière, certainement une force de frappe. Deux qualités qui lui permettent d’imposer sa façon de concevoir le business.

24 Ore: Il est très bien entouré, je crois…

Oui. Il a des relais et des connections incroyables. À l’époque, on se retrouvait à l’apéro avec un magistrat. Il avait un avocat rayé du barreau pour quelques irrégularités mais qui avait une connaissance approfondie des procédures judiciaires. Il est capable aussi de trouver des appuis chez les policiers, des services qui lui permettent de repartir (Locatelli a été arrêté à plusieurs reprises en Espagne, avant d’être de façon assez incompréhensible relâché, alors que plusieurs pays demandaient son extradition, ndlr] et d’être à nouveau dehors. Enfin, j’en suis persuadé, il a des connexions étroites avec la DEA (le service anti-stups des Américains, ndlr), qui l’ont certainement aidé à sortir plus d’une fois d’un mauvais pas. Je ne peux pas imaginer avoir payé pour son compte, alors que ma situation d’agent infiltré des douanes était connue, et que lui n’ait pas été poursuivi, sans qu’il y ait eu une intervention des Américains. Il y a eu une guerre des services, et on a préféré sacrifier un agent infiltré français pour laisser se développer un marché qui génère d’énormes profits en matière d’économie souterraine.

24 Ore: Vous semblez toujours amer, même après l’annonce de cette arrestation…

Il y a de quoi. Ce monsieur a été arrêté dix jours avant moi, en 1994. Il a fait un peu de prison. Il est ressorti et s’est arrangé pour être de nouveau arrêté, plusieurs fois.
À chaque fois, il se débrouille pour faire frapper d’annulation toutes les demandes d’extradition, alors qu’il est poursuivi par la France, les États-Unis, le Canada…Une fois encore, j’ai la nausée. Pas parce qu’on vient de l’arrêter, mais parce qu’on m’a laissé pourrir en prison et que je suis toujours considéré comme un narco par le Canada.
Je vais vous dire…On a affaire à des ‘petites frappes’ policières qui font tout, sauf empêcher que nos économies et nos propres banques soient financées par le narcotrafic. Le reste, c’est encore du cinéma.

D’après 24 Ore

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Une partie de la flotte de Claudio Pasquale Locatelli

———————–

General cargo ships PACIFICO

Enregistré à Chypre 🇨🇾 – propriétaire Jurgen Kirchoff financé par Locatelli

————————————————-

MV Poseidon

Enregistré à Saint Vincent 🇻🇨 – Propriétaire Fortitude Maritime Research ltd à Gibraltar

——————————————-

MY Sea Harmony

Enregistré à Jersey 🇬🇧 – Propriétaire Charles Henri De Bossieu, un des noms d’emprunt de NS 55

 

000000

Michel Charasse vient de mourir, et nous allons être inondés de commentaires dithyrambiques sur ce grand homme d’État…qui fuyait Marc Fievet.

A croire que son échec judiciaire lorsqu’il avait poursuivi Marc Fievet pour diffamation lui restait en travers de la gorge. En première instance comme en appel, il avait perdu!

Lors de la dernière rencontre dans le canton de Puy Guillaume avec Michel Charasse

La dernière interpellation écrite que je lui avais adressée concernait les dérapages de la DNRED et en particulier ceux d’Erwan Guilmin de la DOD, restée sans réponse.

Mais que de souvenirs… de ce ministre couillu, utilisant parfois des méthodes peu conventionnelles pour la clique d’énarques qui l’entourait à Bercy. Il arrivait même à choquer son Directeur Général de la Douane Jean Dominique Comolli, qui n’est pourtant pas un enfant de chœur.

En vrac:

Il n’hésita pas à menacer de faire cimenter les portes et fenêtres du directeur du trésor à qui il réclamait des cartes « American express » pour les agents des douanes qui infiltraient des réseaux de trafiquants de drogue..et qui disait que cela était impossible. Michel Charasse obtint ces fameuses cartes de crédit sous 48 heures!

-D’accord pour rencontrer régulièrement Marc Fievet dans son bureau à Bercy, très souvent en tête à tête et parfois en compagnie de Jean Domique Comolli, le Dg de la Douane, ou, et de Christian Gatard de la DNRED.

-D’accord pour monter un service parallèle d’agents infiltrés en recrutant dans le service de la DNRED pour une période d’infiltration ne pouvant dépasser 24 mois avec, à la sortie une prime de 2 millions de francs 1990, bloquée dés le départ à la caisse des dépôts. L’indien, surnom donné par Jean Henri Hoguet pour Comolli, s’y opposa farouchement.

-D’accord pour demander à Jean Dominique Comolli, qui faisait toujours la gueule quand il voyait Fievet, de bien vouloir le recevoir à l’Hôtel de Montalembert pour une réunion de travail avec le boss de la DNRED Jean Henri Hoguet et Christian Gatard

-D’accord pour laisser poursuivre la procédure contre François Sagan qui recevait quantité de cocaïne par courrier. L’affaire fut pourtant classée par un procureur aux ordres de Tonton!

-D’accord pour financer 50 % d’un restaurant, « le Saint Georges », à Estepona en Espagne pour NS 55 (Marc Fievet) qui avait sa base vie en Andalousie.

D’accord pour rendre visite à Marc Fievet à Marbella, à l’hotel ‘Puente Romano’ situé à San Pedro de Alcantara!

D’accord pour que la Douane française indemnise Marc Fievet à qui il avait donné ordre de se débarrasser du motor yacht ‘Windarra’, rebaptisé ‘Tancrède’ suite à l’opération de Lyon. La Douane française n’a jamais indemnisé Marc Fievet pour la perte enregistrée s’élevant à 1 million 800.000 francs en 1991 (300.000 euros).

-D’accord pour financer à 50 % le cargo ‘Melor’ en association avec John Short, un narcotrafiquant anglais. Les fonds, directement sortis du Trésor, furent apportés à Fievet au Novotel d’Anvers par les douaniers Lesquert et Capitaine.

-D’accord, pour suggérer et demander à Marc Fievet d’envisager de créer une banque à Zagreb, en Croatie, pour mieux connaitre les différentes voies impénétrables du blanchiment à l’international.

Et pourtant, et pourtant, lorsque Michel Charasse quitta Bercy, aucune consigne ne fut donnée à son successeur pour quelques mois Martin Malvy, ni à son successeur Nicolas Sarkozy.

Au contraire, ces ministres interdirent toutes actions d’infiltration en commençant par interdire aux fonctionnaires de se déplacer à l’étranger sans une demande préalable. Pour les agents infiltrés fonctionnaires, on les retira du circuit en les mutant très souvent dans les DOM-TOM.

Pour Marc Fievet, on le laissa continuer son infiltration dans l’organisation Locatelli sans prendre en compte les dangers réels qu’il encourait.

Qu’il repose en paix sachant qu’il aura pour l’éternité, l’étiquette du ministre qui a lamentablement lâché un de ses collaborateurs, après l’avoir envoyé infiltrer les réseaux de narcotrafic des seigneurs colombiens et européens de la drogue.

0000000000000000000000000000

Très attendue, la série se concentre sur un envoi massif de drogue par voie maritime et retrace le trajet du produit de sa confection à sa consommation, à l’instar de la séquence d’ouverture de Lord of War.

L’échelle sur laquelle se déroule l’intrigue est spectaculaire, et le casting est à la hauteur : Andrea Riseborough (The Grudge), Dane DeHaan (Chronicle, Valerian et la Cité des mille planètes ou A Cure for Life) et Gabriel Byrne (Hérédité) se frotteront à ce dangereux trafic.

Une bande-annonce est disponible, et elle est à la hauteur des attentes.

https://videos2.ecranlarge.com/2020/1581086755_480p_40902.mp4

LIRE

0000

La Brigade de tourisme de la Subdivision des Douanes de l’AIBD a saisi, ce mercredi 27 novembre 2019, à 13 h, à l’aérogare, de la cocaïne et de la méthamphétamine encastrées dans deux objets d’art. Les dits objets d’art sont convoyés depuis la Guinée Bissau sous le couvert d’un envoi express par une Société de fret par un vol de la Compagnie Askyquia atterri à 7H30mn à l’AIBD. Intrigués par le fait que la marchandise avait une destination douteuse et qu’elle n’était ni accompagnée, ni
manifestée, les agents des Douanes ont pris en repérage les colis attendant que quelqu’un se manifeste pour les récupérer.

Source

0000