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Agentes especiales de la Secretaría Nacional Antidrogas (Senad) realizaron 14 allanamientos simultáneos en Luque en el operativo denominado “Juego sucio”, esta madrugada.

Intervinientes buscan desmantelar la mayor red de distribución de cocaína del departamento Central que operaba a través de barras bravas del club Sportivo Luqueño.

Un total de 10 fiscales antidrogas acompañaron las intervenciones que buscan dar cumplimiento a 17 órdenes de captura por presunto tráfico de cocaína. La totalidad de los allanamientos se realizó en simultáneo a las 6:00, en busca del grupo que opera en la ciudad de Luque.

En uno de los domicilios, un grupo de agentes de la Senad detuvo al líder de la organización que sería un exfuncionario de la Justicia Electoral y la municipalidad, además precandidato a concejal de Luque y líder de la barra LBDL, José Antonio Balboa, quien fue detenido junto con su pareja.

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Saisie de 269 kilos de cocaïne transportés dans deux camions frgorifiques, en route pour  le Chili, dans la ville de Formosan à Clorinda lors de deux procédures effectuées ce vendredi.

La première des opérations a été effectuée mercredi dernier au poste frontière de San Ignacio de Loyola où les douaniers a saisi quelque 135 kilos de cocaïne cachés dans un camion thermique qui transportait de la viande congelée au Chili et la deuxième jeudi, au cours de laquelle 134 kilos de cocaïne ont été saisis

Selon ce qui a été rapporté dans la presse locale, au cours de l’opération, les responsables ont trouvé la cocaïne répartie dans une grande quantité de pains ou de briques, enveloppés dans du papier d’aluminium.

Les chauffeurs des camions ont été arrêté et mis à la disposition de la justice.

SOURCES  123

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Ce vendredi, 385 kilos de cocaïne ont été saisis dans la zone du Chaco paraguayen,
à environ 30 kilomètres de Bahía Negra. Pas de détenus lors de cette opération qui a été menée conjointement entre le parquet, les policiers et la SENAD.

Saisie d’un avion Cessna monomoteur.

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L’OFAST, officiellement opérationnel depuis le premier janvier 2020, a remplacé l’OCRTIS qui présentait quelques sources d’ennuis judiciaires à venir pour la haute hiérarchie policière.

Les têtes pensantes de Beauvau ont pensé qu’en changeant de nom pour sortir des comportements parfois douteux pour le citoyen lambda de l’OCRTIS, ils feraient oublier la guéguerre entre policiers et douaniers, alors que l’ensemble du personnel a été intégralement absorbé par l’OFAST…

L’esprit et la façon de fonctionner ont-ils changé?

Les affaires de la DNRED avec Erwan Guilmin et de l’OCRTIS avec François Thierry, malgré la lenteur de la justice à trancher, n’arrangent pas le relationnel et l’esprit et la façon de fonctionner de l’ensemble du personnel qui a été intégralement absorbé par l’OFAST…n’ont pas changé!

Pour lancer ce vieux nouveau service, les ‘mamamouchis’ de Beauvau ont donc définis 6 grands objectifs avec 55 mesures pour répondre à l’attente d’efficacité et de changement…oubliant de préciser que d’être opérationnel H 24, 7 jours sur 7* et réactif étaient les conditions premières à respecter.

Mais sans embauche comment réussir?

L’OFAST a pour  »originalité » de faire travailler au sein d’une même structure policiers, gendarmes, douaniers et magistrats, pour favoriser l’échange d’informations et agir à tous les niveaux de la lutte contre les trafics. « De l’arrivée des drogues en France, jusqu’au point de deal au coin de la rue. De la cage d’escalier, à l’international », avait indiqué Christophe Castaner, en fixant le cap de cette nouvelle structure : « partager l’information, décloisonner les enquêtes et collaborer entre services »

Les sources

Oh surprise! Alors que la quasi totalité des saisies sont réalisées à la suite de renseignements fournis par des « sources », rien de concret sur ces informateurs sans lesquels, l’OFAST (policiers et Gendarmes) comme la DNRED de la Douane, ne seraient que des aveugles.

Mais, peut-être, qu’enfin, les liaisons dangereuses ** entre indics et régaliens ne seront plus source première d’informations et que les actions d’infiltration, toutes aussi dangereuses d’ailleurs, seront alors privilégiées…mais, là aussi rien de concret. On croit rêver!

Certes, en ces périodes de confinement d’une grande partie des consommateurs, le deal a déjà revu sa copie et passe par les snapchat, wathsapp, instagram et twitter pour permettre à tous les addicts de satisfaire le manque possible.

Là on se dit, bravo, quand l’Objectif n°1, qui est l’amélioration de la connaissance des trafics ainsi que du pilotage stratégique au niveau national et à l’échelon territorial dans sa mesure N° 8, nous annonce que les équipes en charge de l’analyse des cybertrafics seront renforcées…Mais Cyber-gendarmes et cyber-douaniers n’ont, jusqu’à ce jour, pas réussi à faire diminuer l’offre proposée de tous types de stupéfiants. Rien que sur TWITTER, plus de 1.300 lignes de propositions de livraisons à domicile sont toujours actives et se renouvellent sans cesse. L’offre se concentre autour de 20 utilisateurs qui représentent environ la moitié des lignes.

En Mesure 12, la détection et le ciblage des conteneurs permettant d’obtenir des saisies de gros volumes, qui réduisent l’offre dans des proportions structurelles; des objectifs quantitatifs et qualitatifs seront établis par l’Ofast sur une base annuelle, donc on espère que l’arrivage de quantité importante de cocaïne de l’Amérique du sud vers l’Europe et les ports du Havre, de Fos sur mer et de Dunkerque va sérieusement être diminué sauf…sauf que le nombre d’agents affectés à la CELTICS n’est pas à la hauteur des flux de conteneurs.

Mardi 11 février 2020, Christophe Castaner a inauguré le siège de cette structure à Nanterre

L’OFAST est basé à Nanterre, pas à Lourdes, le miracle de la réunification sans arrières pensées n’a donc pas eu lieu!

Depuis maintenant trois mois, l’OFAST a donc en charge la lutte contre le narcotrafic à l’international destiné à l’hexagone et à ses DOM/TOM.

En liaison avec l’ensemble des administrations concernées, l’Office anti-stupéfiants est chargé de l’évaluation de la menace liée aux trafics de stupéfiants.
Pour accomplir cette mission, l’office, dans le cadre de la législation applicable, centralise, analyse, exploite et communique aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, ainsi qu’aux autres administrations et services publics de L’État toutes documentations et données statistiques, en lien avec le service statistique ministériel de la sécurité intérieure, relatives à son domaine de compétence.
Dans le cadre de la législation applicable, les services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, ainsi que les autres administrations et services publics de L’État susceptibles d’apporter leur concours à l’office lui adressent, dans les meilleurs délais, les informations relatives à son domaine de compétence dont ils ont connaissance.
Pour les infractions qui relèvent de sa compétence, l’office, dans le cadre de la législation applicable, adresse, aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, et aux autorités judiciaires, toutes indications utiles à l’identification ou à la recherche des délinquants ainsi que, sur leur demande, tous renseignements nécessaires aux enquêtes dont ils sont saisis.

Pour cela, l’Office anti-stupéfiants est chargé de :
-1° Procéder sur l’ensemble du territoire national à des enquêtes judiciaires relatives à des trafics de produits stupéfiants d’importance nationale et internationale ou présentant une sensibilité particulière ;
-2° Sous le contrôle de l’autorité judiciaire, coordonner les enquêtes de grande envergure diligentées par des services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, en particulier les enquêtes qui présentent une dimension internationale marquée et visent des filières d’importation complexes ;
-3° Coordonner l’action des services territoriaux de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, le cas échéant dans le cadre de saisines conjointes décidées par l’autorité judiciaire ;
-4° Centraliser les informations concernant les demandes adressées aux fonctionnaires ou agents publics visant à permettre la mise en œuvre des opérations de surveillance prévues par l’article 706-80-1 du code de procédure pénale, par le I de l’article 67 bis et par l’article 67 bis-3 du code des douanes ;
-5° Coordonner avec l’ensemble des partenaires concernés la mise en œuvre des mesures de prévention, de recherche et de constatation des infractions constitutives de trafic de stupéfiants dont les modalités sont fixées par la loi n° 94-589 du 15 juillet 1994 relative à l’exercice par l’Etat de ses pouvoirs de police en mer pour la lutte contre certaines infractions relevant de conventions internationales.

Pour lutter efficacement contre le narcotrafic, l’une des solutions consiste aussi à faire baisser la demande. Mais rien n’est vraiment prévu pour enrayer l’arrivée de nouveaux consommateurs.

-Que font ces hauts fonctionnaires chargés de définir les politiques à mettre en œuvre pour tenter de diminuer cette « épidémie de zombies » ?

-Que font les chargés de l’analyse criminelle et/ou de l’intelligence économique et diplomatique qui, normalement doivent englober la prospective?

-Qui fait de la prospective ‘stups’ à Beauvau et à Montreuil ? Et si des services s’y consacrent, sont-ils encore en osmose avec le terrain ?

Non, ils sont comme ceux qui n’ont pas su prévoir le coronavirus ?

Notre haute administration et ses cohortes d’énarques, inspecteurs des finances, administrateurs civils et autres cooptés ne seraient ils pas le véritable MAL FRANÇAIS?

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« De tous les régimes qu’a connus notre peuple, pas un n’a su éviter la catastrophe. Des héros qu’on nous apprenait à admirer, pas un qui n’eût fini dans la tragédie, ou du moins dans l’échec… Quand la chance s’acharne à être mauvaise, elle est plus qu’un effet de hasard. » Alain Peyrefitte

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* Pour remplir les postes affectés aux tâches régaliennes, un poste à couvrir dans un secteur donné de lutte anti stups nécessite au minimun 5 hommes à temps complet. Par exemple, avec + ou – 8.000 douaniers affectés à la SURV, pour les BSI, BSE, navigants marins, navigants aériens et pour les opérations de contrôles suite aux signalements de la DNRED, en considérant les 35 heures comme base de calcul, il reste moins de 2.000 hommes mobilisables et opérationnels sur l’hexagone et l’ensemble des DOM/TOM. Quand on sait d’autre part qu’avec les fermetures successives des Brigades, l’éloignement des hommes des lieux de contrôles nécessite parfois plus de deux heures AR pour être effectivement opérationnel, un constat s’impose: de ces 2000 hommes, après avoir retirer les plantons de Bercy, de Montreuil et des DI et DR, qui représente environ 300 hommes plus… la kyrielle de sous-directeurs végétato-improductifs évaluée à une cinquantaine de tête, il ne reste donc que 1.650 opérationnels! Lors de ce décompte, les malades, les enceintes et les congés parentaux n’ont pas été chiffrés…

** Liaisons dangereuses pour les policiers et douaniers de fréquenter des malfaiteurs qui peuvent alors les utiliser, les manipuler…Les exemples des dernières années sont là! Quand aux actions d’infiltration, elles comportent toujours le risque majeur d’être découvert et/ou de ne pas pouvoir brandir à un moment critique le Dalloz pour dire stop, j’arrête! Quand on est en situation d’infiltration, on ne peut l’interrompre et c’est alors que la lâcheté des donneurs d’ordre, qu’ils soient politiques ou autres énarques en charge de grands services régaliens, peut s’exprimer en se reniant devenant alors non seulement des couards mais aussi des renégats démontrant alors la bassesse des motivations qui les ont amenés à ces postes de responsabilité.

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Les narco-trafiquants on fêté l’arrivée de l’année 2020 à leur façon, en envoyant leurs plus gros porteurs de coke dans le Yucatan, en visant le Guatemala, Belize ou le Quintana Roo, apportant de ce fait des tonnages impressionnants d’un seul coup : souvent plus de deux tonnes… représentant des centaines de millions de dollars. Ces arrivages conséquents ont de quoi inquiéter, comme inquiète également le passage de certains pays du stade d’importateur au stade de producteur. 

L’Amérique Centrale entière devient terre de coke, déversant une production, devenue pléthorique, venue du Pérou, de Bolivie, du Paraguay, de Colombie et du Venezuela, les deux derniers étant les points de départ essentiels de ces jets pour milliardaires transformés en simples avions cargos, et jetés ou incendiés pou la plupart après usage.

Comme les sommes emportées sont conséquentes, ces appareils détournés de leur vocation première emportent de plus en plus à bord des armes, de véritables arsenaux parfois, comprenant des armes lourdes. 

C’est une véritable guerre qui s’installe, désormais.

Un Gulfstream de brousse de plus

Si le 27 janvier c’est un Hawker 800 qui avait atterri, le 16 décembre c’était un énorme Gulfstream III G1159A (23,72 m d’envergure contre 20,98 m pour son prédécesseur, il a été rallongé de 97 cm et peut faire jusqu’à 31 tonnes à pleine charge !), qui s’était posé pas loin, toujours proche de San Andres, et toujours dans le Peten, mais en pleine brousse cette fois, à proximité de la municipalité de Candelaria, une apparition surprenante, à l’image de son prédécesseur vénézuélien, premier du genre aperçu ainsi en 2015. Cette fois il s’est posé sur une piste clandestine plus que conséquente, car faisant 300 mètres de large sur 3 km de long celle-là (ci-dessous à gauche (1)) !

L’avion abandonné a été retrouvé vide, hélas, supposé ayant transporté  au moins « pour 40 millions de dollars de coke, (750 millions de pesos) » selon les autorités.  Sans surprise on constate qu’à l’intérieur l’avion a été complètement vidé (cf ci-dessous à droite), comme il est de norme chez les trafiquants pour en faire une avion-cargo, ce qui sur ce type de modèle de grande taille octroie un volume conséquent on s’en doute…

Logistique préparatoire et armement

Lui aussi avait été l’objet d’une logistique préparatoire importante, deux camionnettes et pick-ups l’attendant sur place, près de l’énorme piste clandestine prête  pour son arrivée nocturne.

Sa cargaison  (ci-dessous à droite) étant rapidement retrouvée (une partie dans des fourrés, l’autre chargée déjà à bord des pick-ups attendant à proximité, ainsi que de nombreuses armes plutôt hétéroclites (il y a même un fusil ordinaire), combinant surtout Kalachnikovs et M-16, ainsi qu’un Colt, et de nombreux chargeurs sans oublier les indispensables téléphones et talkie-walkies. Visiblement, on avait encore une fois affaire à tout sauf des amateurs. Tout présentait l’image d’une opération interrompue par l’armée au moment le plus crucial, celui de la réception de la marchandise (il y en avait au total pour 2,572 kilos répartis dans 86 sacs, visibles ici à droite !). L’engin avait été doublement attendu !!! L’histoire ne s’arrête pas pour autant car, le 20 décembre, on apprend que l’arrestation d’un des trafiquants s’était en fait mal passée : des tirs avaient en effet été échangés avec l’armée à l’arrivée de l’avion (on parle d’une heure et demie d’échanges de coups de feu !), et un homme avait été blessé : il s’agît d’un dénommé Miguel Acosta González et c’est en fait le directeur de la Défense Civile de Calendaria !!! Une vidéo de l’arrestation des trafiquants, proposée par les colombiens (qui avaient suivi l’appareil) est visible en ligne. (On peut supposer que les images du suivi de l’atterrissage et du transvasement des 2,5 tonnes de coke proviennent d’un avion de la DEA américaine et non des forces colombiennes, quoique ces derniers nous ont déjà prouvé qu’elles savaient le faire en filmant en 2015 un Hawker bourré de coke de perdition avant son crash) : le nombre de participants pour transporter les sacs est impressionnant, en tout cas ! L’aviation colombienne, c’est à noter pour tempérer l’avis précédent, possède un engin très capable et fort efficace pour suivre les jets de drogue et les filmer : c’est un Cessna Citation 560 (OT-47B ) numéroté FAC5764 bardé de capteurs et d’un caméra-boule de type FLIR rétractable, comme on peut le voir ici à droite.

La filière costaricienne en évidence

Le 18, c’était un autre participant à ce trafic qui avait été arrêté : Héctor Alberto García Tejocote, un autre responsable de la Défense Civile du Campeche (au Mexique, donc, cette fois). Parmi les hommes interpellés, tous des mexicains, sauf un autre guatémaltèque (Emanuel López López), et un costa-ricain.  Celui-là nous intéresse davantage, il s’agit en effet d‘Albán Azofeifa Chacón, c’est un ex-policier, ici  à gauche, qui a travaillé de 2008 à 2010 au « Ministerio de Seguridad Pública,  Servicio de Vigilancia Aérea » : autrement dit celui qui surveillait la circulation aérienne au dessus du Costa-Rica !!!  Il laissait tout passer, déjà, on suppose au-dessus de son pays …

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Nous y sommes presque… au cas du principal organisateur, avec Asuncion en ligne de mire, et un assistant zélé appelé Paulo. C’est une longue histoire chez lui, car dès 2000 un de ces avions s’était retrouvé en panne, sur le bord d’un chemin… au Brésil.

Dans son hacienda, on trouvera une vraie caverne d’Ali Baba de contrebandiers. Sa méthode était simple : il chargeait à mort des bimoteurs, filait sur le Brésil, les abandonnait, et repartait chez lui par un vol commercial classique une fois l’affaire faite. C’est un atterrissage raté en 2012 qui fera remonter jusque chez lui. Il a écopé de 82 années de prison… un enfermement qui n’a pas empêché le trafic de se poursuivre, la tête de réseau n’étant toujours pas localisée, et les policiers paraguayens continuent à prêter main forte aux trafiquants…

Mais on n’en est plus loin maintenant !

Le Cheyenne poursuivi jusqu’au Honduras : sur la piste du narco

La suite très prochainement

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VICE News travels to the Sinaloa cartel stronghold of Culianán, where we meet a drug trafficker and see ow cartel violence affects daily life.

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On en a pas terminé avec la visite d’Asuncion, vraiment riche d’enseignements divers.

Cette fois, c’est une entreprise particulière qui va nous intéresser, logée dans un petit hangar de brique et de tôle ondulée.

C’est un hangar-clé de la saga, en fait, découvert après des semaines, sinon des mois de recherches. Il y abritait de façon fort visible des avions retrouvés abandonnés pour certains après avoir servis à transporter de la drogue.

Des avions allant visiter le Brésil ou même l’Argentine !

Le Cessna « difficilement identifiable » de prime abord, observé dans l’épisode précédent, au vu de la vidéo, finit lui aussi par l’être, puisqu’on le retrouve proposé à la location touristique à Asuncion même le 16 juin 2016 sur un site bien connu de ventes d’occasions diverses. Il est en fait devenu le ZP-BLS, attribué à une obscure société de « Taxi Aero ».

Cette photo va se révéler elle aussi pleine de renseignements, à vrai dire.

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GOLPE AL NARCOTRÁFICO: Senad se incauta de 20 avionetas en Pedro Juan Caballero

Tras la investigación inicial, donde se descubrió la participación de funcionarios de la Dinac, se requisaron unas 20 avionetas

El Ministerio Público informó que fueron cinco los detenidos tras los allanamientos múltiples que se hicieron esta mañana en diferentes sitios. Todos tienen implicancia en el caso de las 18 “narcoavionetas” incautadas en julio de 2015.

En el caso de las narcoavionetas incautadas la semana pasada, la Fiscalía procedió este lunes a analizar el interior de las mismas, en busca de evidencias. Inform: Alejandro Acosta.

Las naves que tenían matrículas y documentaciones falsas otorgadas por funcionarios corruptos de la Dirección Nacional de Aeronáutica Civil (Dinac) eran utilizadas para traer cocaína desde Bolivia y Colombia a Paraguay.

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Il n’y a pas que les hélicoptères, aperçus au Brésil comme on l’a vu dans l’épisode précédent.

Il y a un point névralgique, depuis des années, à ce trafic international. Il se passe quelque chose sur l’aéroport d’Asuncion, au Paraguay, c’est évident, désormais. Et cela fait des années que ça dure. C’est pourquoi il contient d’y revenir aujourd’hui, et d’analyser à nouveau plus précisément ce qu’on avait sais en 2014 sur place, qui a été l’objet en réalité d’une belle manipulation comme on va le voir. A l’époque on avait fortement approché un des cerveaux du système… pour passer à côté. Nous le retrouverons très bientôt rassurez-vous…

Des saisies ostentatoires

Les saisies de 2014, sorte de première réaction forte de la Senad contre le trafic aérien (et celles qui ont suivi) doivent être davantage étudiées; pour une meilleure compréhension du sujet et les implications qu’elles vont provoquer.

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Deux passagères de nationalité paraguayenne ont été contrôlées à l’aéroport Toulouse-Blagnac, jeudi 18 octobre 2018, alors qu’elles arrivaient du Brésil, via une escale à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle (Paris).

Les agents des Douanes de Toulouse-Blagnac décident d’effectuer un test urinaire sur les passagères, avec leur accord.

La drogue révélée par une radiographie

Transportées dans un hôpital de Toulouse, des radiographies abdominales révèlent la présence de corps étrangers dans ce qui s’avèrent être « des ovules contenant de la cocaïne », indique la direction régionale des douanes de Toulouse.

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Retour au Paraguay

Le monde de la Banque, pas beaucoup mieux que celui des trafiquants.

Les frères Roberto et José Carlos Acevedo

Une mise en scène des saisies ?

A-ton assisté en 2015 à une mise en scène des avions saisis au Paraguay et regroupés à Asuncion sous un hangar particulier ? Oui, très certainement. Le but politique étant de montrer qu’on s’occupait du problème… en apparence, en le laissant se poursuivre en fond.

Un avion particulier va bien servir aux politiciens, comme on va le voir un peu plus loin. Les appareils montrés à Asuncion sous un hangar sont bien une des clés du problème, en tout cas, comme l’affirmait déjà l’épisode précédent.

Revenons à ce fameux hangar ouvert, construit dans les premiers mois de 2012, situé pas loin des hangars de Latourrette & Parini, de ceux du PAS ou de l’immeuble contre lequel a été adossé le Hawker 700 (tous déjà vu ici, je n’y reviens pas), un autre avion saisi comme on la vu.

Voilà pour le décor:

Le hangar, Google Earth nous le prouve (cf ci-dessous), a été construit entre janvier 2012 (première image ici à gauche) et août 2012 (deuxième cliché ici à droite) sur un emplacement où étaient stockés trois vieux C-47B Skytrain (DC-3) militaires paraguayens scrappés à cette époque (un DC-3 demeure préservé sur la base de Nu Gauzu de Campo Grande). En octobre 2014, on peut voir sur l’extérieur vers l’ouverture située à l’ouest, ce qui semble être un grand Cessna 208 (troisième image sur la droite au premier rang. Peut-être bien le ZP-BZP aperçu ici chez Laourrette en 2015 et ici le 23 juillet 2016 au Florianópolis Hercílio Luz, au Brésil.

Ce n’est qu’en 2015 que le hangar ouvert à tous les vents a servi à montrer les avions saisis qui ont réunis sont sous son toit lors de leur exposition médiatique, comme on a pu le voir plusieurs fois ici. Dès 2016 ces appareils sont déplacés à l’extérieur côté nord, cinq sortis également ou ramenés sur place étant alignés au sud. Parmi ceux-ci, celui que l’on distingue le mieux demeure un appareil à l’avant et aux ailes bleu-violet, mais qui ne correspond par pour autant au fameux CP-2657 qui avait les ailes blanches. Un avion jaune à aile basse haubanée semble bien être un avion agricole, deux avions à aile basse monomoteurs l’entourent, type Beechcraft 36 ou Embraer Corisco. Un seul bimoteur est visible au sud, de type indéterminé. On rappelle que ce n’est qu’en 2017 que l’on arrêtera les fonctionnaires de la Dinac qui falsifiaient les appareils et les maquillaient avec comme tête de file Jesus Rios, un ancien colonel. Les avions étaient modifiés dans le Hangar N°10 d’Asuncion par le mécanicien en chef Rubén León Téllez, employé par la Dinac. Il possédait sa propre entreprise appelée « Airparservice » société qui affichait encore en 2014 un Cessna 401 bimoteur dans sa page Facebook, le montrant à l’extérieur notamment le 25 mars 2015. Un appareil qui questionne, lui aussi, car en 2010 encore il affichait les couleurs de la « Navale » paraguayenne, qui existe en effet bel et bien. Sur le premier cliché en haut, l’appareil est présenté sur le côté du hangar d’Aeromecanica, à Asuncion toujours. Un hangar dont nous reparlerons très bientôt ici-même.

La découverte d’un appareil appartenant aux militaires et passé dans le domaine civil interpelle en effet. A-t-il été vendu et comment ? Est-ce dans une procédure comme celle de la vente des domaines en France ? On l’ignore. Cela questionne en effet, comme son usage tel ci-dessus « quelque part dans un endroit au Paraguay » comme le précise son nouveau pilote en commentaire de la photo , l’appareil posé sur une piste en herbe inconnue. L’appareil étant désormais immatriculé ZP-BFX aperçu ici à Formosa le 31 décembre 2015. Et c’est en Argentine (et ici au Florianópolis Hercílio Luz au Brésil )!

L’examen du Facebook lié à l’entreprise montre d’autres clichés de l’appareil ainsi que celui du ZP-TAX, mais aussi d’un hélicoptère Robinson dont l’immatriculation a été mise hors-champ de vue (à nous de deviner pourquoi), le Cessna cité, montrant lui un DOUBLE venturi, sur son flanc droit !!! Ironie, le fameux ZP-TAX est un ancien Cessna des forces armées du pays, le modèle D-3140 (un Cessna 175 comme celui-ci) !!!

 

Que faire de tous ces avions saisis ?

Evidemment, le gouvernement paraguayen se retrouve fort tenté de remettre en service pour son propre usage ces appareils, dont bien sur les moins anciens ou ceux en meilleur état. Ça se distingue assez rapidement sur Google Earth, où le stock d’avions accumulés début 2015 a fondu depuis.

Un bimoteur de taille moyenne est toujours là : d’après la forme de son aile et ses fuseaux moteurs étroits, on peut parier sur un vieux Jetstream, bien répandu aussi dans le pays (on a déjà écrit ici lequel était-ce). On peut s’attendre à ce qu’ils atterrissent dans les casernes mais ce n’est toujours pas le cas. Tous les Cessna employés même par la SENAD sont des avions anciens, comme ceux de la « Naval ».

Sauf quelques appareils, dont certains effectivement empruntés aux trafiquants… ce qui va provoquer en 2015 une étrange situation, deux d’entre réclamant leur appareil au juge Miguel Tadeo Fernández, au prétexte d’une saisie juridiquement contestable (les avions auraient été saisis en dehors de l’enquête elle-même). Parmi eux, Adilson Gibellato, propriétaire aussi du petit Cessna 152 N7338L, et du modèle 150 N11175 en plus d’être le propriétaire du ZP-BHF, avait carrément demandé au juge de l’époque, Miguel Tadeo Fernández, de rendre son avion saisi. Le procureur Marcello Pecci faisant immédiatement appel de la décision du juge, provoquant un imbroglio juridique qui va se compliquer car son oiseau rouge et blanc (un Cessna 210L) avait été versé entre-temps à la Brigada Aérea – Grupo Aéreo de Transporte Especial du pays. Or le 20 janvier 2017, l’avion s’écrase près de l’aéroport Silvio Pettirossi, après une défaillance électrique, avec à bord Hugo Marcial Sánchez, instructeur et un cadet Orlando Zárate Solís : il était devenu semble-t-il le 0235 de la flotte de l’armée !!! En mai, les ZP-BHF, requis par Adilson Gibellato et le ZP-BCQ demandé par Vicente Cano Espinola sont examinés à nouveau par la juge María Griselda Caballero, qui recommande de libérer les appareils. Ce qui donne des idées à trois autres : le 12 juillet 2016, est déclarée recevable la plainte de 5 détenteurs d’appareils saisis : ceux de Fidel Silva Caceres, de Pablino Candia, de Sixto Benitez, de Javier Romero et de Patricio Rodolfo Ibarra, phénomène auquel s’oppose à nouveau le procureur Pecci. Impossible en tout cas de rendre le ZP-BHF… détruit (à droite son examen par les militaires paraguayens, sous son ancienne livrée lors du « show de 2015 », à Asuncion même)!

Manipulation politique des avions saisis……

Au Paraguay, je vous l’ai décrit et démontré, une bonne partie de la classe politique, notamment celle gravitant autour du parti Colorado, parti présidentiel on le rappelle, est noyée jusqu’au cou dans le trafic de drogue. Le meilleur exemple qui soit, c’est encore une fois une image qui nous le démontre. Celle de la visite électorale d’un député (et futur sénateur qui va même devenir le président de l’assemblée sénatoriale !) venu visiter le centre de la Senad, qui s’occupe de la lutte contre la drogue dans le pays. La scène se passe le 25 mars de 2015, elle a été ainsi décrite : « une Commission pour la prévention du trafic des drogues et les crimes connexes présidé par le sénateur Roberto Acevedo accompagné des membres sénateurs Fernando Silva, Arnaldo Giuzzio, Enrique Bacchetta et Julio Quiñonez, fait la connaissance de la presse et à travers vous à l’opinion publique généralement membres de la Commission sur la prévention et la lutte contre le trafic des drogues et des infractions connexes de la Chambre des sénateurs ont assisté à la réunion pour présenter le projet de gestion des biens saisis et confisqués pour l’Amérique latine (BIDAL), réalisée Le 25 mars 2015, à 10h00, dans la salle de l’Auditorium du Secrétariat national antidrogue SENAD (…). Dans ce contexte, ils ont l’occasion de visiter les installations de la Force aérienne, où sont déposés les aéronefs saisis par le SENAD, et il a été constaté que 36 avions s’y trouvaient avec différentes plaques d’immatriculation (Paraguay, Argentine, du Brésil et de la Bolivie) dont certains déposés il y a plus de 20 ans, la plupart sont détériorées et inutilisables ». Et quel avion montre-t-on ce jour-là bardé de collants servant de scellés ? célèbre CP-2657, si reconnaissable, bien sûr ! Une avion (Cessna 210) on le rappelle, qui avait atterri à Pedro Juan Caballero, dans un ranch de bétail, situé sur les rives de la Aguaray Guazú River et à environ 20 kilomètres à l’est de la «jonction de Lima» de la route III. Sur un terrain appartenant au général (SR) Carlos Egisto Maggi, qui avait nié toute implication… bien sûr. C’était le père de père de Carlos Manuel Maggi, membre du mouvement « Honor Colorado » soutenant la présidence Cartes !!! Dans l’avion on avait trouvé 11 sacs chargés de plusieurs « pains » de cocaïne, totalisant 311 kilos. Le député et futur sénateur était-il le plus capable de diriger une telle commission ? Son frère et lui vont nous démontrer le contraire en fait…

Les deux terreurs de l’Amambay

Car Roberto Acevedo et son frère José Carlos; maire de Pedro Juan Caballero, tous deux opposants à Cartes, il faut le préciser, avaient déjà derrière eux de belles casseroles. Leur début de carrière remonte à leur association avec Fahd Jamil Georges lorsque le « turc » dominait la frontière dans un triple trafic d’armes, de cigarettes et de cocaïne.

es deux frères n’ont jamais voulu révéler d’où leur venait leur immense fortune… pas plus que leurs comptes en Suisse. Aux trois trafics déjà cités, ils en avaient ajouté un quatrième : ils ont en effet été accusés par leur collègue Colorado, Héctor González de monopoliser la vente de carburant à la frontière. Ils en possédaient en effet six, de stations services, gérées avec l’accord du trafiquant Fahd Jamil Georges. Extérieurement, ça n’empêchait pas Roberto de se faire le chantre de la lutte antidrogue, comme on vient de le voir. Tenté par la politique, il a été en effet élu tôt gouverneur de l’Amambay en 2004, son frère devint le maire de Pedro Juan Caballero, comme on l’a dit.

Une ascension politique qui fait bien des jaloux.

Le 27 avril 2010, le pick-up électoral de Roberto est assailli par deux hommes à moto, qui tirent une quarantaine de balles sur lui. Il s’en sort légèrement blessé, un vrai miracle. Bien entendu, il incrimine aussitôt les trafiquants, et notamment Jorge Rafaat (Toumani ), passé depuis à la sulfateuse gros calibre comme on l’a vu ici-même, profitant de l’événement pour renforcer sa stature de candidat antidrogue.

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L’un des avions découvert à la Mosquitia cet été a été plus ou moins cerné comme on l’a vu dans l’épisode précédent : avion de trafiquant décoré comme ceux de surveillance ISR déployée par une énorme entreprise privée profiteuse de guerre. On hésite encore à son sujet. Pour le deuxième, ce ne sera guère mieux, puisque trois solutions vont s’offrir à nous comme on va le voir.

Les trois solutions possibles aboutissant à la même conclusion: le « Grand Caravan » découvert n’a sans doute pas été acheté par les trafiquants…

La grande caravane des narcos

Un Beechraft de l’âge de celui découvert c’est abordable, comme on l’a vu. Mais les narcos auraient-ils investi 1,5 ou 2 millions de dollars dans un Cessna 208, son prix moyen d’occasion ? Pas sûr. Il ont peut-être utilisé une autre méthode. C’est assez surprenant après coup, mais elle fait écho à un article prémonitoire du 13 juin 2010 écrit par La Republica, à la suite d’une circonstance particulière : à Nazca, sur l’aérodrome de María Reiche, un gros Cessna de ce ce type d’Aerodiana (OB-1922-P), ex N2360B (le 208B2099 « exported to Peru ») tout récent, il datait de 2009 !) avait en effet été subtilisé le 10 juin 2010, par des trafiquants qui avaient pris l’équipage (double) en otage. Et tout de suite voici ce qu’on en avait dit Milagros Laura S. : « cet avion est le plus recherché par les trafiquants de drogue Il a la polyvalence.

Le Cessna Grand Caravan peut atterrir sur n’importe quelle surface. Il atteint de grandes hauteurs, dépasse même la chaîne de montagnes, avec une charge pouvant atteindre 1500 kilos.

« Il a également un temps de vol de six heures. Pourquoi ont-ils détourné le Cessna Grand Caravan et pas un autre ? Quelles sont les caractéristiques de cet avion, qui a suscité un grand intérêt pour les pirates de l’aéronautique ? Dans quelle mesure cet avion peut-il être utile pour le trafic de drogue ? Cette machine aérienne, d’une valeur de plus de 2 millions de dollars, a la plus haute capacité de survoler la Cordillère des Andes, l’une des plus grandes difficultés des autres avions de même type. Un autre avantage de cet avion  réside dans le fait qu’il peut atterrir sur n’importe quelle surface, même s’il ne dispose pas de mesures d’atterrissage de base telles que l’éclairage. »

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http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-ccxxvii-la-reorientation-du-trafic-le-honduras-comme-premiere-destination-aerienne-5/

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Des avions retapés destinés à un seul voyage, cela fait longtemps qu’on en trouve au Paraguay, dissimulés au fond de hangars et habilement préparés pour leur dernier trajet, leurs pilotes les attendant.

L’un d’entre eux, un paraguayen habitant en Bolivie, sera retrouvé mort carbonisé… en Bolivie. Son exemple, comme on va le voir, est symptomatique d’un système qui est plus que laxiste, car trois années à peine après avoir été une première fois repéré dans son garage pour trafic de drogue, son avion s’était écrasé chargé à fond du même produit. Un appareil vendu comme pièces détachées au départ. Et une deuxième fois « inspecté » au Paraguay lors d’une opération de police sur laquelle je reviendrai, tant elle est représentative du maquillage à tous les étages de ce qui se passe dans le pays (maquillage d’appareils et magouilles politiques allant de paire). Au passage, nous constaterons l’irresponsabilité totale de certains (jeunes) pilotes paraguayens, aussi fous que leurs collègues boliviens. Là-bas, chez certains, les Cessna font figure de mobylettes ou de scooters, et les démonstrations de vols à du wheeling de quartiers difficiles, ici en France… Nous constaterons aussi au passage la terrible emprise que font subir les deux plus grands gangs brésiliens sur le marché de la drogue. Là aussi nous y reviendrons plus en détail bientôt, soyez-en sûrs…

Un air de Wagner déjà entendu… par la police

On a surtout l’impression que l’histoire se répète sans fin, ou que les tribunaux ne sanctionnent pas, comme ils devraient le faire, certains trafiquants, ou ne tiennent pas registre des condamnations… ou alors, et c’est plutôt la piste qu’il convient de suivre, une corruption endémique dans la magistrature sabote toutes les enquêtes. Ce qui semble le cas en effet au Paraguay, notamment, devenu lui aussi plaque tournante des transferts boliviens vers le Brésil ou l’Argentine (et ensuite vers l’Europe; comme on le sait). Là-bas, c’est aussi une vieille histoire qui recommence sans fin, il semble bien. Ainsi, le 21 janvier 2010, une descente ….LIRE la suite

http://www.centpapiers.com/coke-en-stock-clxxi-la-decouverte-et-la-chute-des-fournisseurs-davions-6/

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Asunción, 25 ene (EFE).- El « sanguinario » líder del grupo criminal brasileña Os manos, Deivid Andriel Mello, alias ‘DD’, fue capturado hoy junto a otras cuatro personas en Ciudad del Este, segunda mayor urbe de Paraguay, quien vivía oculto en el país bajo falsa identidad, según informó la Secretaría Nacional Antidrogas (Senad). La detención se produjo gracias a un operativo conjunto de las autoridades antinarcóticos paraguayas y la Policía Federal (PF) de Brasil a través de un allanamiento de la vivienda en la que residían en país suramericano, presuntamente preparando el rescate del líder del grupo criminal preso en una cárcel brasileña.

La Senad indicó que ‘DD’ « buscaba abastecerse con drogas, armas y municiones » para propiciar el rescate de Antonio Marco Braga Campos, alias ‘Chapolin’, de la penitenciaría brasileña de Charqueadas en el estado de Río Grande do Sul.

El detenido, considero como el actual cabecilla del grupo Os manos, se encontraba prófugo de la Justicia de Brasil y « es considerado uno de los más sanguinarios del grupo, tiene antecedentes por tráfico de drogas, robo agravado de bancos y es indicado como uno de responsables de los más de cincuenta homicidios realizados por la facción criminal », según la Senad. ‘DD’ será entregado a las autoridades brasileñas en las próximas horas a través del puente que une Ciudad del Este con la urbe brasileña de Foz de Iguazú. El grupo criminal Os manos está considerado « uno de los más violentas del Brasil » y con un proceder similar al Primer Comando Capital (PCC) y Comando Vermelho (CV).

Fotografía cedida por la Secretaría Nacional Antidrogas (Senad) el narcotraficante brasileño y líder del grupo criminal brasileña « Os manos » Deivid Andriel Mello (c), alias DD, quien fue detenido junto con cuatro ciudadanos brasileños más hoy, jueves 25 de enero de 2018, en Ciudad del Este, segunda mayor urbe de Paraguay. EFE/SENAD

 

FUENTE: aguasdigital.com

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Sábado 18 de noviembre de 2017
Algunos de los vehículos incautados en los allanamientos realizados por Gendarmería
Algunos de los vehículos incautados en los allanamientos realizados por Gendarmería.
Foto: Ministerio de Seguridad

La caída de una importante organización narco expuso en un mismo operativo varios de los principales temores locales sobre la expansión de esa clase de grupos criminales.

Uso habitual de avionetas para el transporte de drogas cada vez más lejos de la frontera norte, transformación de la ruta de contrabando de marihuana en un sostén logístico para el tráfico de cocaína, grupos de protección de las zonas de acopio sustentados en armas largas y vínculos directos entre bandas transnacionales que buscan ganancias en el mercado europeo con los proveedores narcos del conurbano.

El denominado Operativo Quijote puso en evidencia que esos riesgos proyectados por especialistas antidrogas ya son una realidad local.

mas: http://www.lanacion.com.ar/2083555-utilizaban-avionetas-para-introducir-cocaina-de-paraguay-a-buenos-aires

Traficaban una tonelada de cocaína por semana en vuelos que aterrizaban a 200 kilómetros del Obelisco

LEER:https://www.clarin.com/policiales/traficaban-tonelada-cocaina-semana-vuelos-aterrizaban-200-kilometros-obelisco_0_HJuV-221z.html

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Disney C. y Yanina R., futbolistas de la liga de Santa Cruz, Bolivia, fueron detenidas el jueves en un operativo realizado por la Secretaría Nacional Antidrogas (Senad). En poder de las dos fue hallado un horno esterilizador que contenía más de dos kilogramos de cocaína.

El operativo se realizó este jueves a las 9:00 en la Terminal de Ómnibus de Asunción. Disney de 21 y Yanina de 25 años se trasladaban al puesto de Correos Paraguayos con un paquete que llamó la atención del personal de seguridad.

leer mas: http://www.erbol.com.bo/noticia/seguridad/17112017/dos_futbolistas_bolivianas_caen_con_cocaina_en_paraguay

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Una avioneta que transportaba 450 kilos de marihuana fue abandonada luego de que Gendarmería la baleara en San Antonio de Areco. Seis hombres fueron detenidos.

Una avioneta cargada con 450 kilos de marihuana proveniente de Paraguay aterrizó en una pista clandestina de la localidad bonaerense de San Antonio de Areco, donde descargó la droga y tras lo cual el piloto huyó en medio de disparos efectuados por Gendarmería.

leer mas: http://www.minutouno.com/notas/1558384-derribaron-una-avioneta-que-transportaba-droga-san-antonio-areco

Gendarmería bajó a tiros una avioneta con droga en Areco 

Leer: http://m.lacapital.com.ar/informacion-gral/gendarmeria-tiros-una-avioneta-droga-areco-n1423420.html

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Un operativo de inteligencia concluyó con la captura de un comisario principal con más de 600 kilos de marihuana en el distrito de Vaquería, Caaguazú, en la tarde de este miércoles.

El procedimiento se desarrolló a metros de un camino vecinal sumamente peligroso, según antinarcóticos.Agentes de la unidas de antinarcóticos no tuvieron otra opción que detener a su colega, que presta servicio en una subcomisaría de la zona, tras encontrarlo al mando de una camioneta Hilux que transportaba al menos 600 kilos de marihuana, según presunciones de intervinientes.

El detenido fue identificado como Roberto Casimiro Maldonado, un Comisario Principal. El hombre estaba a cargo de una camioneta que dentro de su cabina y en la carrocería, transportaba varios kilos de cannabis. El operativo estuvo a cargo, tras un estudio de inteligencia, de agentes antinarcóticos de la oficina regional de Caaguazú.

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http://m.ultimahora.com/en-vaqueria-capturan-policia-600-kilos-droga-n1091090.html

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La mayor estructura aérea del PCC en Paraguay, fue desmantelada en un operativo bautizado “Pulp Fiction”, el mismo asoció las maniobras investigativas de la SENAD, articuladas con las de las Fuerzas Armadas y la DEA, con el resultado del decomiso de más de 500 kilos de cocaína.

Una avioneta utilizada para el traslado de toneladas de la droga fue interceptada en el aeropuerto de Pedro Juan Caballero. El piloto de nacionalidad brasileña y el operador logístico de la organización fueron capturados en el sitio.

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http://www.senad.gov.py/noticia/13147-desmantelan-megaestructura-de-trafico-aereo-de-cocaina-en-paraguay.html#.WS_JD8akKM

Red transportaba 5.000 kilos de cocaína al mes en vuelos

El fiscal Marcelo Pecci dio ayer más detalles del operativo Pulp Fiction, que golpeó a una red que llevaba miles de kilos de cocaína a Brasil y Europa.
El ministro de la Secretaría Antidrogas (Senad), Hugo Vera, destacó el apoyo de la Policía Federal de Brasil y de la DEA de los Estados Unidos. Mencionó que sigue la investigación, ya que se tienen varios nombres de quienes serían los financistas. Los detenidos fueron imputados por tenencia y tráfico de drogas peligrosas y asociación criminal.
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Aviões foram apreendidos em Bella Vista Norte e Pedro Juan Caballero

Depois de 15 meses de investigação, agentes da Secretaria Nacional Antidrogas (Senad), em Pedro Juan Caballero, no Paraguai, fronteira com o Brasil, deflagrou Operação Pulp Fiction e apreendeu 513 quilos de cocaína e dois aviões. Ação policial aconteceu também nas cidades de Bella Vista Norte e Concepcion, ambas no lado paraguaio, e contou com apoio da Polícia Federal do Brasil, forças armadas dos EUA e agentes do Ministério Público.

Conforme o site Porã News, a droga apreendida seria embarcada em aeronave que decolaria em pista clandestina em Bella Vista Norte. Outro avião de pequeno porte foi apreendido em Pedro Juan Caballero, ontem à tarde, ocasião em que integrantes de organização criminosa se preparavam para sair do aeroporto internacional.

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http://m.correiodoestado.com.br/cidades/policia-apreende-avioes-e-513-quilos-de-maconha-na-fronteira/304904/

La Policía y la Fiscalía realizaron ayer en horas de la madrugada un operativo en Amambay, en búsqueda de personas secuestradas por el Ejército del Pueblo Paraguayo (EPP).

En plena tarea, sorpresivamente los intervinientes se toparon con un gran laboratorio en el que se procesaba « hachís marroquí », droga que tenía como destino Brasil. Unas 20 personas, entre ellas adolescentes y mujeres, quedaron detenidas.

El mapa indica el lugar exacto donde se realizó el operativo en el que encontraron un megalaboratorio.FOTO:GENTILEZA POLICÍA NACIONAL

El mapa indica el lugar exacto donde se realizó el operativo en el que encontraron un megalaboratorio. FOTO:GENTILEZA POLICÍA NACIONAL

El fiscal dijo que hallaron unos 10.000 kilos de marihuana picada y gran cantidad de droga congelada. Refirió que el laboratorio contaba unos 25 congeladores que eran alimentados con energía eléctrica trifásica y otras infraestructuras importantes. Los intervinientes también dieron con varios vehículos y motocicletas. Además, quedaron detenidas unas 20 personas (paraguayos y brasileños), entre ellas 6 adolescentes y 2 mujeres.

LEER MAS: http://www.lanacion.com.py/pais_edicion_impresa/2017/05/25/hallan-megalaboratorio-de-hachis-marroqui/

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Los agentes de la Secretaría Nacional Antidrogas (Senad), incautaron más de 180 kilos de cocaína. La droga estaba oculta en el tanque de combustible y en la cabina de dos camiones transportadores de sal, proveniente de Bolivia.

Los vehículos transportadores de sal fueron retenidos en la zona de Cerrito por los efectivos, quienes detuvieron a Adrián Núñez Benítez (29) y Juan Ariel Núñez (20), oriundos de la ciudad de Caaguazú.

La droga estaba distribuida en 176 paquetes, además de encontrarse un fusil de asalto calibre 556 oculto en un parlante de la cabina.

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http://www.hoy.com.py/nacionales/incautan-180-kilos-de-cocaina-en-tanque-de-combustible

http://www.elpaisonline.com/index.php/2013-01-15-14-16-26/cronica/item/243385-paraguay-decomisa-150-kg-de-cocaina-procedente-de-bolivia

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