PÉROU 🇵🇪 (Coke en Stock – CCCXLVIII) : le Pérou approvisionneur du Brésil

Logiquement, après l’épisode précédent, nous voici naturellement à devoir parler de la situation au Pérou, ex premier producteur en 2013 re-dépassé à nouveau depuis 2018 par… la Colombie. Il fournit en grande partie le Brésil, via sa frontière commune qui fait 2 995 kilomètres. On y rencontre beaucoup de ‘Cessna’ et moins de ‘Beechraft’, et surtout un nombre important de laboratoires de transformation de la cocaïne disséminés dans la partie haute de l’Amazone.

Et on pourra lire les révélations tonitruantes du roi des narcos du pays

A l’époque un homme observe tout cela en souriant : il s’agît de Demetrio Chávez Peñaherrera, surnommé « Vaticano » (Le Vatican mais aussi Gerónimo, Loco Limonier, Patron, Garrincha, Coca Loca, Irak, Sadam ou Al Capone) considéré comme le plus grand trafiquant de drogue du pays, directement lié aux trafiquants de drogue colombiens Rodríguez Orejuela (cartel de Cali) et Pablo Escobar (cartel de Medellín).

Il manipulait 80 % de la production péruvienne e pâte de cocaïne  par an à cette époque). En précurseur de ce qui se fait aujourd’hui, il avait fait construire à la frontière péruvienne avec la Colombie et le Brésil un gigantesque laboratoire de traitement du chlorhydrate de cocaïne doté d’une piste d’atterrissage de 1 500 mètres, d’une villa et d’un entrepôt alimentaire. Il avait investi pour 1 million de dollars US en intrants chimiques !!!

Le 13 janvier 2016; le voici qu’il sort de prison, après y avoir passé 22 ans, et sa première déclaration est tout simplement explosive, accusant ouvertement l’ex président Fujimori de l’avoir aidé, carrément à installer le trafic et le faire perdurer : « C’était une période désastreuse pour le Pérou, il y avait un narco-état là-bas et c’est indéniable. Ce que j’ai fait, je ne l’ai pas fait seul mais avec consentement ; s’ils m’auraient dit de ne pas le faire, je ne l’aurai pas fait.«  a-t – il déclaré à la presse lorsqu’il a rappelé ses activités illégales . 

Il a également mentionné que: « L’ancien président Fujimori était au courant de la piste d’atterrissage qu’il avait dans la jungle pour l’expédition de drogue et qu’il aurait toléré son fonctionnement jusqu’à deux ans après avoir reçu un document du gouvernement américain demandant sa fermeture (!!!). »

Selon les historiens, en effet: « En mai 1996, des agents du renseignement de l’armée de l’air péruvienne ont découvert une cargaison de 176 kilos de cocaïne, pas moins que dans l’avion présidentiel. Le pilote Luis Escárcega Ishikawa, était l’un du président Alberto Fujimori. En juillet de la même année, ils trouvèrent une autre cargaison, cette fois sur un navire de la Marine. La révélation causa stupeur et confusion dans le pays. Cependant, un an après la saisie de la drogue, en juillet 1997, le président de l’époque, Alberto Fujimori, a disculpé les officiers de l’équipage du narco-avion dans un discours public. Non seulement les officiers ont été acquittés, mais l’un d’entre eux, le colonel FAP Óscar Salinas, a obtenu une promotion ».

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AERO-NARCOTRAFIC (Coke en Stock – CCCXLVII) : au Brésil, la coke vient de Bolivie ou du Pérou

Au Brésil, l’activité n’a pas cessé cet été, le fait d’appareils connus, des Cessna 210 et des Beechcraft B58 notamment : on les a rencontrés alternativement, comme l’année précédente, les deux modèles agissant en duo pour venir récupérer un chargement conséquent resté coincé dans un appareil qui s’était écrasé. S’y ajoute l’inévitable hélicoptère Robinson R44, très présent là-bas comme on le sait, avec à la clé un beau cas de figure de policier trafiquant. 

Un récidiviste notoire (et pas le seul)

Autre histoire avec un autre avion monomoteur Cessna, modèle 182P immatriculé PT-IMY (ici à gauche), capturé le 3 juillet dernier à Ituverava à l’intérieur de l’Etat de São Paulo avec un chargement conséquent de chlorhydrate de cocaïne de 243 kilos d’une valeur de 15 millions de Reais, selon le registre disponible en consultation sur le site de l’ANAC (Agence nationale de l’aviation civile), il appartient à un pilote de Corumba nommé Luiz Augusto de Barros Lima, originaire du Mato Grosso do Sul, aujourd’hui âgé de 77 ans, qui a comme particularité d’avoir eu son nom impliqué au moins déjà deux fois dans une histoire de trafic de cocaïne. Ce 3 juillet, l’avion avait été chargé au Paraguay, dont il provenait, attendu sur l’aérodrome par une camionnette. Or le fameux Luiz Augusto de Barros Lima avait déjà  été arrêté il y a 14 ans, dans une situation très similaire à celui enregistré cette après-midi-là. En 2007, en effet, le propriétaire du Cessna Aircraft 210L, immatriculé PT-JIC avait été surpris, également à l’intérieur de São Paulo, en train de piloter cet un autre monomoteur le 18 octobre, à Guararapes (SP). Dans l’avion transporté par Luiz Augusto, alors âgé de 63 ans, des policiers du Denarc (Département des enquêtes sur les stupéfiants) de l’État voisin avaient trouvé 200 kilogrammes de cocaïne. Le hic, c’est qu’à cette date, Augusto était déjà un récidiviste : en 2002, il avait été condamné à cinq ans et quatre mois de prison parce qu’il avait été arrêté une première fois avec 104 kilos de cocaïne dans la région du Pantanal !!!

Le PT-JIC avait alors été évalué à 130 000 dollars.

L’État qui l’avait incorporé un temps dans la police, lui aussi (ici à droite), l’avait revendu après… et cet avion on le connaît bien ici : il a fini ses jours le 13 février 2019 planté net dans une maison de Benguí, à Belém.

Son copilote Lucas Ernesto Santos e Santos, 24 ans est décédé à l’hôpital, son pilote casse-cou n’a que 22 ans et il s’appelle Bruno Alencar Wachekowski (ici à droite), qui « traînait derrière lui un lourd CV de (jeune) délinquant » ai-je écrit ici même : en 2016 il avait déjà été impliqué dans un autre crash, son avion étant tombé dans une ferme en Bolivie. À l’époque, il avait 19 ans !!!.  « L’avion avait été retrouvé broyé, posé sur le dos arborant une fausse immatriculation de papier en PT-JKX… «  Il avait remis ça en 2017, avec un autre Cessna encore : en novembre 2017, Bruno et quatre autres hommes qui prévoyaient de reprendre un avion saisi avec près de 500 kilogrammes de droguev ont été arrêtés dans la municipalité de Tangará da Serra, à 242 km de Cuiabá » avait-on appris…

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PÉROU 🇵🇪 (Piura) : le Portugais Gonçalo Gabriel Simões Mateus alias « Docteur et Marginal kid » a été arrêté avec 157 kilos de cocaïne

Gonçalo Gabriel Simões Mateus et Leonel do Nascimento Costa

Gonçalo Gabriel Simões Mateus, un habitant de Coimbra connu dans les milieux criminels sous le surnom de « Docteur » ou/et « Marginal kid », et Leonel do Nascimento Costa, de nationalité brésilienne, ont été arrêtés cette semaine par la police nationale péruvienne en possession de 157 kilos de cocaïne.

Les arrestations des deux hommes et la saisie de 157 kilos de coke ont eu lieu mardi matin dans un appartement au 4e étage d’une copropriété de la ville de Piura, dans le nord de ce pays sud-américain. L’action faisait partie d’une opération que la police nationale péruvienne a appelée « Caso Trombas ».

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PÉROU 🇵🇪 (province amazonienne de La Convencion) : un ‘narco-avion Cessna’ bolivien saisi avec 300 kilos de cocaïne

Un avion monomoteur de type Cessna 206, immatriculé en Bolivie, a été saisi au Pérou par des brigades militaires et de police avec une cargaison à l’intérieur de 300 kilos de cocaïne.

L’avion, un Cessna 2068, a été retrouvé sur une piste d’atterrissage clandestine située dans la municipalité de Megantoni, dans la province amazonienne de La Convencion, qui fait partie de la région sud péruvienne de Cusco.

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AVISEUR INTERNATIONAL : les toutes dernières « NARCONEWS » via Twitter

PERU 🇵🇪 : Policía decomisa en el Callao 2.2 toneladas de cocaína del Vraem destinada a Bélgica

El cargamento estaba repartido en 71 paquetes, con un peso total de 2.2 toneladas. La droga había sido camuflada en un contenedor de carga repleto de café cuyo destino era Bélgica.

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BOLIVIA 🇧🇴 : decomisan 446 kilos de cocaína en operativos coordinados con Perú

Bolivia y Perú decomisaron alrededor de 446 kilos de cocaína en tres operativos de coordinación conjunta, informó este miércoles el ministro boliviano de Gobierno (Interior), Eduardo del Castillo.

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PERU 🇵🇪 (puerto marítimo DP World Callao) : 2.257 kilos de alcaloide de cocaína fue incautado en el interior de un contenedor que iba a ser transportado a Bélgica

Un total de 2.257 kilos de alcaloide de cocaína fue incautado en el puerto marítimo DP World Callao, por disposición del primer despacho de la Segunda Fiscalía Provincial Corporativa Especializada en Delitos de Tráfico Ilícito de Drogas del Callao.

La sustancia ilícita fue encontrada la madrugada de ayer en la parte superior de una bolsa grande de polietileno blanca y con cierre, que contenía café orgánico a granel y que estaba en el interior de un contenedor que iba a ser transportado a Bélgica.

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PÉROU 🇵🇪 (Ayacucho) : quatre policiers soupçonnés de garder un camion contenant plus de 300 kilos de coke ont été incarcérés

Le juge d’instruction de San Miguel a obtenu neuf mois de détention préventive pour cinq hommes, dont quatre policiers soupçonnés d’avoir gardé un camion qui transportait 318 kilos de cocaïne.

Il s’agit de Hipólito Figueroa Larreategui et des agents David Ernesto Cruzado Mollan, Antonio Luis Jiménez Rivas, Luis Gonzales Uriarte et Tony Clim Aylas Cárdenas, mis en examen pour la commission présumée du crime de favoriser la consommation illégale de drogues toxiques par le biais d’actes de trafic aggravé.

Les faits se sont produits le 14 juillet lorsque des policiers ont mené une opération près de la route dans le district de Tambo, dans la province de La Mar d’Ayacuchana.

Selon les enquêtes du parquet, les agents ont intercepté un camion, conduit par Hipólito Figueroa, qui transportait de la cocaïne dans un compartiment secret.

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PÉROU 🇵🇪 (Vraem) : saisie de 387 kilos de cocaïne à ‘Los Sinchis de Mazamari’

Après une opération en hélicoptère contre le réseau de narcotrafic de  » Los Sinchis de Mazamari  » dans le secteur Bajo Pichass, situé dans le district de Megantoni, province de Cusco de La Convencion, dans la région de la vallée de l’Apurímac Rivers, Jan et Mantaro (Vraem), la police nationale a saisi un total de 387 kilos de cocaïne.

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COLOMBIA 🇨🇴 : 15 toneladas de cocaína y 30 capturados dejan operativos entre Colombia y autoridades extranjeras

La Policía Antinarcóticos indicó que hubo cooperación entre Perú 🇵🇪 , Ecuador 🇪🇨 , Chile 🇨🇱 , República Dominicana 🇩🇴  y Estados Unidos 🇺🇸 .

En un primer operativo se logró la captura de tres personas de nacionalidad nicaragüense y costarricense, los cuales conformaban una organización al servicio del narcotráfico, momentos en que transportaban en una lancha rápida 1.639 Kilogramos de marihuana en aguas internacionales, cerca de las fronteras de Panamá y Costa Rica. Las investigaciones indican que este cargamento había salido desde el corregimiento de Sinja en el departamento del Cauca con destino a Costa Rica.

En el segundo operativo se dio a 176 millas náuticas al oeste del río Patía,  se logró interceptar 1.660 kilogramos de clorhidrato de cocaína.

En un tercer operativo,  incautación de 1.600 kilos de clorhidrato de cocaína.

En un cuarto operativo, lograron interceptar la embarcación con 1.822 kilogramos de clorhidrato de cocaína.

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PANAMA 🇵🇦 (Port de transbordement de Cristóbal) : le Service national aéronaval (Senan) du Panama a  saisi 516 colis de cocaïne en provenance du Pérou et à destination d’Anvers

Les conteneurs dans lesquels la coke était cachée transportaient du bois et sont arrivés au port de transbordement de Cristóbal, à l’entrée du canal de Panama dans la province caribéenne de Colón, en provenance de Puerto Callao au Pérou, et avec destination finale le Port d’Anvers, Belgique.

La drogue était  stockée dans 12 mallettes.

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PERU 🇵🇪 (Cusco) : decomisan una tonelada de cocaína que iba a ser enviada a Bolivia

Mediante un gran trabajo de inteligencia y seguimiento en pleno corazón de los Valles de los Ríos Apurímac, Ene y Mantaro (Vraem), en la región Cusco, la Policía Nacional logró decomisar aproximadamente una tonelada de cocaína que tenía como destino el país de Bolivia.

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PAYS-BAS 🇳🇱 (Rotterdam) : les douaniers bataves saisissent 400 kilos de coke…dans un conteneur

Le 2 avril, les douaniers en service au port de Rotterdam ont trouvé une cargaison de cocaïne pesant environ 400 kg, cachée dans un conteneur de minerais en provenance du Pérou.

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MEXIQUE 🇲🇽 (Quintana Roo): de paradis pour touristes à zone d’atterrissage des narcos

Au cours des derniers mois, l’État de Quintana Roo, dans les Caraïbes mexicaines, est passé du statut de zone touristique à  nouveau couloir de la drogue dans le pays.

Le dernier des événements qui en donne la preuve a eu lieu le 5 février lorsque divers médias ont souligné qu’un avion de type Cessna, prétendument utilisé par le crime organisé pour transporter de la drogue, avait été retrouvé partiellement incinéré après son atterrissage dans la communauté de Nuevo Tabasco, près de la frontière des états de Quintana Roo et Campeche.

2020 a également permis de constater ce type d’événements. En octobre, le président Andrés Manuel López Obrador a confirmé lors d’une de ses habituelles conférences de presse du matin qu’un avion transportant 1,5 tonne de cocaïne avait atterri à l’aéroport de Chetumal. En juillet, un avion s’est crashé sur un tronçon d’autoroute dans le sud de Quintana Roo, et une fois au sol, il a commencé à prendre feu; il aurait transporté un peu plus d’une tonne de cocaïne d’Amérique du Sud. Et en janvier, les autorités ont intercepté un avion piloté par deux citoyens boliviens voyageant d’Argentine vers l’île de Cozumel, à qui ils ont saisi une tonne de cocaïne.

Il convient de noter que la plupart de ces équipages ont réussi à échapper à la capture, bien qu’ils aient été localisés et poursuivis par les autorités mexicaines. Le site spécialisé dans les questions de sécurité au niveau mondial, InSight Crime, a publié une analyse de la situation dans laquelle il indique que les vols illégaux qui débarquent dans l’État de Quintana Roo ont largement transporté des cargaisons considérables de cocaïne en raison de la production record de drogue qui s’est produite dans des pays comme la Colombie, la Bolivie et le Pérou. Puis ils ont fait le décompte des vols de ce type qui ont été surpris dans l’État des Caraïbes: un en 2021; huit avions liés au trafic de drogue en 2020; 14 de plus en 2019. Citant l’agence de presse Quadratín, ils soulignent également que le système de surveillance aérienne du Mexique, contrôlé par l’armée de l’air nationale, rapporte en moyenne trois vols irréguliers effectués dans les limites de l’État par semaine. «Bien que la cocaïne soit passée par Quintana Roo depuis des décennies, l’analyste de sécurité Alejandro Hope a déclaré à InSight Crime qu’un plus grand nombre de vols avec de la drogue atterrissant dans l’État ces dernières années pourrait être dû au resserrement de la frontière terrestre entre le Mexique et les états de l’Amérique centrale, ainsi que la pression de l’ancien président américain Donald Trump sur le gouvernement mexicain pour qu’il agisse à cet égard », souligne le texte.

Jet abandonné sur une piste clandestine

Ainsi, selon Hope, la plupart des stups qui sont transportés avec succès depuis Quintana Roo atteignent leur destination finale: les États-Unis.

D’autres sont envoyés en Europe ou restent au Mexique pour la consommation nationale. L’analyste a ajouté que ceux qui reçoivent de la cocaïne à Quintana Roo peuvent être liés au CJNG (Jalisco Nueva Generación Cartel).

Les stups peuvent également être collectés par les membres résiduels du cartel du Golfe et de Los Zetas, qui sont connus pour opérer dans l’État, indique le rapport.

L’analyse du site spécialisé dans le trafic de drogue et la sécurité rappelle que, comme ils l’ont enregistré, Quintana Roo a récemment connu une recrudescence de la violence liée au crime organisé, menée par des cartels indépendants qui luttent pour le contrôle des points de distribution de drogue dans ce secteur.

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PEROU 🇵🇪 (amazonie péruvienne): saisie de 600 kilos de cocaïne en poudre et 300 kilos de cocaïne liquide

Les forces de sécurité ont saisi une cargaison de 900 kilos de cocaïne dans la région nord de l’Amazonie péruvienne, à la frontière de la Colombie.

La saisie a été effectuée à proximité de la rivière Atacuari, dans le district amazonien de Mariscal Castilla,

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PÉROU 🇵🇪 (cocaïne): la politique nationale de lutte contre la drogue, la première de l’histoire du Pérou, établie comme guide pour lutter contre le trafic et la consommation de drogue dans le pays au cours de la prochaine décennie

Le Pérou, deuxième producteur mondial de cocaïne, s’est fixé comme objectif d’ici 2030 de passer de 40,5% à 63,5% de la production de cocaïne évitée, un objectif ambitieux après avoir appris ce mois-ci que sa superficie de cultures illicites de feuilles de coca a augmenté pour la quatrième année consécutive.

Pour cette raison, l’objectif de la nouvelle politique nationale antidrogue du Pérou est d’éviter en 2030 la production de jusqu’à 413 tonnes métriques par an, ce qui réduirait de 38,5% la quantité qui atteint le marché mondial, qui serait de 238 tonnes.

Pour cela, il propose de poursuivre les politiques et stratégies entreprises jusqu’à présent, en particulier l’éradication des cultures illicites et les programmes de cultures alternatives et l’amélioration des opportunités pour les paysans des zones de production, généralement issus de secteurs vulnérables et vivant dans la pauvreté.

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MEXIQUE 🇲🇽 (Narcos): Salvador Cienfuegos Zepeda a travaillé pour les narcos sous le nez du général Luis Crescencio Sandoval, l’actuel chef de la Sedena

Andrés Manuel López Obrador

Après la libération du général Salvador Cienfuegos Zepeda par la direction du gouvernement d’Andrés Manuel López Obrador , la journaliste Anabel Hernández a réagi de manière critique, suite au retour de Salvador Cienfuegos Zepeda accusé de trafic de drogue aux États-Unis, qui a réussi à rentrer au Mexique sous la pression de groupes de pouvoir qui savent désormais maîtriser le gouvernement.

Pour la journaliste d’investigation Anabel Hernández, après avoir négocié le retour de l’ancien chef du ministère de la Défense nationale, détenu aux Etats-Unis pour quatre chefs d’accusation liés au trafic de drogue, le président Andrés Manuel López Obrador a démontré qu’il était prêt à reculer pour lutter contre la corruption.

Anabel Hernández lors de la remise des  insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur à l’ambassade de France de Mexico

Pour Anabel Hernández, « Cienfuegos appartient à la faction des politiciens, des hommes d’affaires, des militaires et de la police que le président a réuni dans la soi-disant mafia du pouvoir, qu’il a promis de combattre dans son administration. Mais le fait d’intervenir pour que les accusations du général soient rejetées dans le pays nord-américain montre des signes d’incongruité, de faiblesse et de capitulation dans le discours politique de López Obrador.« 

«La rétractation publique et le sauvetage de Cienfuegos marquent en rouge la ligne de démarcation de la portée de la« Quatrième Transformation (Q4) promise, révélant son incongruité, sa faiblesse, ses lacunes et sa reddition. Désormais, ce sera le paramètre avec lequel d’autres groupes de pouvoir au Mexique mesureront AMLO », a publié la journaliste dans sa chronique Contracorriente de Deutsche Welle.

Eh bien, López Obrador a changé d’avis du jour au lendemain à propos de l’arrestation du général. Le 16 octobre, alors que 24 heures ne s’étaient même pas écoulées depuis la nouvelle, le président était quelque peu joyeux et a utilisé le cas pour renforcer son discours selon lequel il s’agissait « d’un signe sans équivoque de la décomposition du régime », allant jusqu’à utiliser les mots  » dégradation »et« décomposition »pour désigner le fait. Mais les paroles n’engagent que ceux qui les croient!

López Obrador a parlé d’un nettoyage dans l’armée pour retrouver ceux qui étaient liés à Cienfuegos, puisque « les accusations étaient graves, la corruption par le trafic de drogue au sommet de la direction militaire » en précisant qu’il n’allait « couvrir personne ».

Mais le lendemain, il recula…

Lors d’une visite à Tapanatepec, Oaxaca, il a dit aux médias qu’il attendrait les preuves et que la conduite criminelle présumée du général n’avait pas entaché l’institution. Il a attaqué la Drug Control Administration (DEA) qui, selon AMLO, aurait décidé des opérations que les forces armées ont seulement exécutées.

le général Luis Crescencio Sandoval

D’autre part, Anabel Hernández a déclaré qu’après avoir appris l’arrestation, Andrés Manuel López Obrador a dû renvoyer le général Luis Crescencio Sandoval, actuel chef du Sedena nommé par le président.

Sandoval avait été promu en 2017 au grade de général de division par Cienfuegos et le président de l’époque Enrique Peña Nieto.

Dans les mêmes années que le gouvernement des États-Unis accusait Cienfuegos d’avoir fait le trafic de drogue et d’avoir travaillé pour le cartel H2 (2012-2018), Sandoval était l’un de ses hommes les plus fiables, occupant le poste stratégique de chef adjoint de l’état-major. de 2013 à 2016.

En d’autres termes, Cienfuegos aurait travaillé pour les trafiquants de drogue sous le nez de l’actuel chef de la Sedena », a déclaré l’auteur de ‘Los Señores del Narco’ qui n’aurait rien vu, rien entendu…Cela nous rappelle la haute hiérarchie des régaliennes françaises qui dans le domaine de l’amnésie sélective sont des virtuoses.

Anabel Hernández a confirmé que l’arrivée de Cienfuegos, lors de son retour des States, a été organisé au hangar officiel de la République, le 18 novembre,  mais, bizarrement les gardes ont été démis de leurs fonctions sur ordre du général Sandoval.

Celui qui dirigeait le Sedena a été emprisonné pendant 34 jours aux États-Unis, arrêté le 15 octobre à l’aéroport international de Los Angeles, en Californie.

Son affaire a été portée devant le tribunal du district est de New York, où, après négociation avec le bureau du procureur américain, les accusations de trafic de drogue ont été rejetées, car l’affaire devra être traitée au Mexique. Entre-temps, Cienfuegos reste libre.

Les menaces d’expulser la DEA, de mettre sur la table des accords de coopération en matière de sécurité et même la promesse de capture d’un ‘narcocapo’ , auraient été les conditions pour renvoyer le général Cienfuegos à la maison…

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NARCOTRAFIC: les opérations de transport aérien continuent, pourtant Julian Assange n’avait pas manqué d’alerter en son temps

Aujourd’hui, nous sommes tous en attente de la décision de la décision de la justice britannique d’extrader ou non Julian Assange qui sera rendue le 4 janvier 2021, a annoncé la juge Vanessa Baraitser.

Il s’agit de sa onzième année de détention arbitraire, dont sept ans à l’ambassade de l’Équateur, et maintenant bientôt deux ans à Belmarsh , la prison de haute sécurité de Londres qui risque de se terminer par une peine de prison de 175 ans, s’il est extradé aux États-Unis.

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Rien n’a changé!

Au pays de Cocagne qu’est la France, on continue à faire semblant de lutter contre les trafics de drogue et les duettistes de Beauvau continuent d’alterner les instruments qu’ils utilisent passant de la flute, aux flutiaux et pipeaux dans les prestations qu’ils donnent journellement!

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Un gigantesque trafic dissimulé, et une base secrète de plus…mais ça, c’était hier!

Encore une fois, Wikileaks démontre qu’il servait à quelque chose en révélant le détail de conversations de chefs d’états sur des sujets dont personne n’a souhaité parler jusqu’ici. Je vous ai conté ailleurs en détail cette incroyable affaire d’un Boeing 727 retrouvé calciné en plein désert. Je vous ai toujours dit que cette affaire était fondamentale, car l’énorme avion bourré de coke n’était qu’un petit bout d’un énorme iceberg, et avant tout un énorme scandale planétaire. Celui d’un trafic phénoménal de transfert de cocaïne sud-américaine vers le continent africain, pour la réexpédier en Europe, ou même vers les Etats-Unis, avec l’aval de gouvernements, tant les quantités transportées sont importantes.

 

Or, que révèle Assange à ce propos ? Ceci  : « Selon un télégramme diplomatique diffusé par Wikileaks et étudié par Le Monde, dans son édition du mercredi 05 janvier, « l’administration de l’aviation civile malienne, prévenue du fait que le certificat de navigabilité de l’appareil avait expiré, s’était vu interdire d’intervenir et d’enquêter sur le crash. En outre, les autorités de Bamako ont refusé de communiquer à ce sujet avec l’agence américaine antistupéfiants », révèle encore cette dépêche diplomatique. Mais voilà qui est plus que passionnant ! Un gouvernement qui refuse de collaborer sur une enquête concernant 5 tonnes au minimum et plutôt 10 tonnes de cocaïne selon les spécialistes ? La question que l’on se pose, avec les autorités maliennes, est évidement celle ci : « Pourquoi une telle inertie ? D’après Le Monde, qui cite une source diplomatique occidentale, « le président malien se trouverait redevable envers des personnalités qui ont négocié avec succès la libération d’otages occidentaux. Et certaines de ces personnalités seraient impliquées dans le trafic de drogue. » Que cela peut-il signifier ? Qui étaient ses négociateurs et quels étaient ces otages ? Les négociateurs auraient quelque chose à voir avec le trafic de drogue ? Le Mali, sur cette affaire a-t-il agi de son plein gré, où a-t-on fait pression sur lui pour étouffer l’affaire ?

Mieux encore : « Selon le site WikiLeaks, des éléments tendraient encore à prouver que l’aviation civile malienne avait été prévenue, notamment par le Nigeria et les Etats-Unis, des rotations de ce Boeing entre la Colombie et le Mali. Mais qu’elle n’avait rien fait, en l’absence d’ordre formel de sa hiérarchie, c’est-à-dire l’Etat malien. L’ordre d’enquêter étant tombé finalement trois semaines après la découverte de la carcasse de l’appareil… ». L’état Malien a donc freiné l’enquête, on s’en doutait un peu : logiquement, on aurait dû retrouver le numéro de l’appareil parmi les débris calcinés . Wikileaks a donc mis le nez dans quelque chose de très tordu, encore une fois. En prime, on apprenait que l’avion crashé avait déjà fait de nombreuses « rotations » avant de se faire détecter : un avion de ce tonnage atterrissant à plusieurs reprises avait fini par attirer tout le monde… y compris la DGSE, qui s’était souvenue pour sûr d’un autre 727 plein de drogue. Celui du prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. On imagine mal les services secrets français ne pas dépêcher un espion là-bas pour aller faire le tour de l’épave. Et on imagine sans problèmes le nom de celui envoyé…

L’allusion du président malien visait nécessairement un de ces concitoyens, mais pourrait aussi concerner un étranger, ce qui poserait un problème diplomatique certain : « redevable envers des personnalités qui ont négocié avec succès la libération d’otages occidentaux » aurait pu viser semble-t-il au départ le maire de Tarkint, qui avait effectivement beaucoup fait pour la libération de Pierre Camatte détenu par Abdelhamid Abou Zeid, après avoir été enlevé par des mafieux locaux (et « revendu » après à Abou Zeid). Celui-là, ou un de ceux venus complaisamment déposer à propos de la mort de Germaneau la thèse officielle… française, de la mort après l’assaut, en représailles de l’attaque du camp. Or, dans ce camp, avais-je signalé, qu’avait-on trouvé, sinon le propre fils d’un dignitaire mauritanien, Aboubacr Essidigh, qui « serait ainsi le fils de l’ancien député d’Aleg (ville mauritanienne), Yahya Ould Abdi ». Un Elu de l’Assemblée nationale mauritanienne et signataire d’un texte fustigeant l’attaque terroriste du 24 décembre 2008 à Aleg. Un texte émanant des « mauritaniens vivant aux Etats-Unis »  : « Les Mauritaniens vivant aux Etats-Unis appellent leurs compatriotes à s’unir et à mesurer à sa juste valeur la gravité de la situation. Nous avons affaire à des groupes fanatiques, idéologiquement alimentés par des Fatwas sans fondement, promues par des idéologues de la désespérance humaine et qui sont prisonniers d’une logique négationniste totalement incompatible avec le principe fondateur de l’Islam auquel se réfère le verset 256 de Sourate Al-Baghara « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu’il croit en Dieu saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Dieu est Obedient et Omniscient. ». Notre Foi et nos convictions morales nous imposent de condamner et de combattre cette idéologie nihiliste. Il y va de notre avenir et de celui de l’humanité toute entière. » On comprend alors le problème du président malien, que Nicolas Sarkozy était venu supplier de libérer Camatte, en élargissant quatre prisonniers, des islamistes extrémistes ayant commis des attentats, justement. Yahya Ould Abdi avait-il participé aux négociations ? Etait-ce lui qui aurait été visé par la phrase d’ATT ?

Le négociateur aurait donc été lui-même empêtré dans le trafic ? Ça se conçoit aisément quand on sait comment ce dernier est sélectionné : « Le Malien Omar Ag Aly, un des médiateurs en 2008 ayant obtenu la libération de deux touristes autrichiens enlevés en Tunisie avant d’être transférés au Mali, se souvient que les commanditaires d’Aqmi ont, dans un premier temps, versé 7 500 euros aux intermédiaires ayant participé au rapt. « Les intermédiaires sont des volontaires ou des gens contactés par Aqmi pour enlever les otages. Le tarif varie selon les circonstances », affirme-t-il ». Un tarif qui peut être plus élevé encore (et qui peut donc faire naître des vocations. « Lors de l’enlèvement, le 14 décembre 2008, de deux diplomates canadiens dans la région de Niamey, rien que les intermédiaires se sont partagés plus de dix millions de FCFA (15 000 euros), car la distance était longue, les otages étant venus au nord du Mali », explique une source sécuritaire malienne. » Les négociateurs sont-ils pour autant complices ? A voir certaines transactions, on peut effectivement le penser : « Une fois la rançon versée, certains médiateurs ont droit à leur part. En 2004, « Ibrahim » faisait partie d’un groupe de médiateurs maliens ayant obtenu la libération d’une dizaine d’Européens retenus prisonniers au Mali : « Pour être franc, même les salafistes (membres d’Aqmi) ont donné de l’argent à certains d’entre nous quand ils ont eu la rançon », affirme-t-il ».

Cela semble une évidence : « Il se souvient avoir croisé, juste après la libération des otages, « un autre groupe de médiateurs, qui voulait monnayer ses services. Il y a beaucoup d’escrocs qui cherchent à se faire de l’argent ». L’un d’eux, surnommé « Monsieur commission », très connu dans le nord du Mali, est soupçonné d’être à la fois au centre d’enlèvements et de libérations d’otages : il est aujourd’hui l’un des plus importants propriétaires de bétail du Sahel ». Dans le cas de la libération de Pierre Camatte, on est même allé plus loin en relâchant des talibans : « Un autre Malien, « Omar le Sahraoui », qui avait été condamné en Mauritanie à douze ans de prison pour l’enlèvement d’Espagnols, a participé fin août à leur libération juste après avoir été extradé au Mali« . Pire encore, quand on découvre qui décide du sort des otages : « Dans le cas des sept otages (cinq Français, un Togolais et un Malgache) enlevés mi-septembre au Niger et transférés au Mali, après les preuves de vie, les revendications tardent à venir. « C’est normal. Les auteurs du rapt attendent de recevoir des ordres de leur hiérarchie basée en Algérie », affirme un responsable de la région de Kidal (nord-est du Mali) très au fait du dossier ». Et qui dit Algérie, dit plutôt RDS qu’islamiste, on le sait.

Donc si l’on résume : le gouvernement du Mali, celui qui a tout fait pour libérer Camatte, était donc parfaitement au courant du trafic de drogue, et devait donc aussi savoir d’où venait ce Boeing, et à qui il était destiné. Et devait aussi savoir que celui qu’il faisait libérer sur fortes pressions françaises n’était pas venu pour faire dans l’ONG mais bien pour examiner ce trafic, et même certainement s’être rendu sur le lieu du crash pour ramener des éléments d’enquête à Paris. Le trafic a persisté bien après : le 17 octobre 2010, des touaregs, soutenus par l’armée malienne, désormais, échangeaient des tirs près de Kidal avec des trafiquants, justement. Parfaitement au courant, mais manquant de moyens pour surveiller le territoire. « Nous sommes les otages d’une situation qui nous dépasse » constatait le président Amadou Toumani Toure (di ATT), visiblement incapable d’éradiquer le problème. Un aveu qu’il réitérera en décembre de la même année :« la bande sahélo saharienne, c’est la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, l’Algérie, la Libye , le Tchad et elle va jusqu’au Darfour. C’est le quart du continent africain. Quelqu’un va-t-il me dire qu’il y a une armée pour garder ça ? Il peut aller le dire ailleurs, mais à un général comme moi, s’il le dit, je ne réponds pas, par respect, mais, je sais que ce qu’il dit n’est pas vrai. ‘’ Et c’est l’opinion d’un ancien militaire !

Une théorie renforcée par l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali qui évoque ainsi ses rencontres avec ATT : « Il a également parlé des nouvelles fissures entre les factions AQMI. Le succès du Mali a suscité un certain intérêt des voisins. ATT avait précédemment (et désespérément) demandé une coopération. Le message central d’ATT a été que le Mali s’est engagé résolument à l’action lutter AQMI. ATT a souhaité que les Maliens puissent maintenant compter sur des amis comme les Etats-Unis pour les aider dans cette lutte. Ses demandes spécifiques restent, comme indiqué précédemment : le transport et la logistique, les communications, le soutien du renseignement, la construction de petites bases, de points de repos pour les soldats maliens postés dans le désert et la réhabilitation de la piste d’atterrissage de Tessalit comme un point clé pour réaffirmer le contrôle de l’Etat sur le Nord. Il a également parlé d’une aide financière pour soutenir ses troupes. La discussion a porté sur la valeur possible des campagnes d’information pour renforcer le désaccord entre le Nord du Mali et d’autres Arabes et AQMI, et l’importance de rapidement mettre en place des programmes de développement dans le Nord pour donner des solutions de rechange ».

Devant une telle impuissance, on reste coi

Où sont donc passés les conseillers américains venus montrer au maliens dès 2007 comment mater ces fameux islamistes d’al-Qaida, en réalité des trafiquants de cocaïne ? A quoi ont servi les avions de surveillance dépêchés sur place, ce qu’avait révélé le crash du Dash 8 de l’U.S. Africa Command (U.S. AFRICOM), le 20 novembre 2009, soit 21 jours après le crash du 727 ? Un crash survenu faute de kérosène suffisant (!) à Tarakigné, village situé à 30 kms à peine de Kolokani. 5 jours après à peine, le général Ward rencontrait le Président de l’Algérie, et deux jours plus tard ATT. Lors de ce rendez-vous, ATT avait déclaré que « le Mali allait coopérer avec les pays amis pour essayer d’obtenir des informations sur la nature du vol et allait déposer des plaintes concernant la violation de son espace aérien auprès d’Interpol et auprès du Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime ». Or on sait par la dépêche de Wikileaks qu’il n’en a strictement rien fait : difficile de croire que ce soit de sa seule initiative. Il est évident qu’on a cherché à minimiser le crash du 727, qui montrait une pratique courante de transfert de grandes quantités de drogue dans la région. En réponse, « le général Ward a déclaré avec l’ambassadeur Milovanovic, que nous sommes très attentifs à la façon dont nous pouvons accroître la capacité de l’armée malienne à éliminer la menace. Les États-Unis cherchent à assurer un continuum de formation et de renforcement des capacités de maintenance. Garder les unités entraînées ensemble et utiliser le matériel fourni de manière durable pour aider le Mali à atteindre ses objectifs. » Bref il noyait complètement le poisson. Histoire de ne pas révéler les liens avec les trafiquants colombiens d’un côté et le DRS de l’autre, l’Algérie étant le but final en territoire africain pour la drogue. Lors de la prise d’otages du Niger, tragiquement terminée pour deux français, on le sait, le convoi de quatre voitures de preneurs d’otages se dirigeait vers… le Mali.

Mieux encore : le 8 décembre, le Major General David R. Hogg, commandant de l’Africom, déclarait que les Etats-Unis n’avaient pas de base en Algérie, et refusait d’évoquer le contenu des documents de Wikileaks y faisant allusion « repris par la presse française ». Le 14 décembre, devant les révélations trop pressantes, changement de déclaration : « les Etats-Unis songeraient à établir une base en Afrique du Nord » : selon l’agence UPI, une déclaration signifiant aussi que « les Etats-Unis allaient augmenter la traque d’Al-Qaida dans la région »  : on avait affaire à un scénario écrit à l’avance : celui d’amener dans les bagages un fantomatique Al-Qaida pour trouver le prétexte idéal pour installer des bases militaires. Dès le 30 décembre 2009, l’Algérie avait déjà accordé le droit de survol de son territoire aux EP-3 Orion américains, pour de la surveillance de type SIGINT. « Sabri Boukadoum (« le directeur général Amérique au ministère des Affaires étrangères algérien »), a demandé des informations sur la trajectoire de vol prévue de l’EP-3 dans l’espace aérien algérien (DCM a confirmé que, au départ de Rota, les missions consisteraient probablement à survoler la région sud-ouest, près de Tindouf), si l’aéronef chercherait à survoler la Mauritanie et le Mali à chaque mission (DCM a répondu que les missions seraient divisés entre celles principalement survolant le Mali ou la Mauritanie, mais pas les deux), et si la collecte se produirait à l’intérieur de l’espace aérien algérien (DCM a réitéré la notation dans laquelle l’avion ne servirait pas à recueillir des informations sur l’AQMI en Algérie à moins que le GOA ne le demande expressément). En somme, L’AQMI serait surveillé par les Orions américains… mais pas en Algérie même.

Or cette base existe : c’est celle où sont stationnés les Orion P-3, justement  : « et en cherchant un peu dans les différents articles de la revue, on peut retrouver un papier daté d’il y a quelques mois intitulé « Afrique : la nouvelle frontière militaire ». Il y est fait état du financement par le Congrès américain en 2005 et pour une durée de six ans de l’Initiative Transaharienne de Contre-Terrorisme (TSCTI). Doté de 500 millions de dollars, ce fond vise à financer notamment…une base en Algérie d’avions P3 Orion qui serait aujourd’hui en activité dans le sud du pays. Les avions P3 Orion sont à la fois des avions de reconnaissances et des avions de troupes. Selon un expert militaire algérien interrogé par « toutsurlalgerie.com », « il s’agit effectivement d’une base construite et modernisée par BRC Halliburton à Tamanrasset depuis 2004 pour accueillir ce type d’avions. Il y a actuellement en Algérie un P3 Orion américain ainsi que 6 avions Beech-1900 Hisar qui ont le même rôle de reconnaissance ». Ainsi après les exercices militaires communs entre les forces spéciales américaines et les forces spéciales algériennes racontés par Robert Kaplan dans son livre « Hog Pilots, Blue Water grunts » et dont « toutsurlalgerie.com » s’était fait l’écho, voici de nouvelles révélations qui attestent de la présence militaire américaine sur le territoire algérien. Déjà Kaplan citait un haut responsable militaire qui appelait à cette coopération sous forme d’une présence américaine permanente ». Et voilà comment on arrive à implanter une base fondamentale pour les USA dans un pays qui s’est toujours tourné jusqu’ici vers les russes pour ses équipements militaire : chapeau, non ?

Car c’est bien une base de la NSA qui a été installée : une base à « grandes oreilles »

Qui sert déjà à beaucoup de choses : « Depuis le début de l’épisode des deux touristes autrichiens enlevés dans le désert tunisien puis transférés dans le nord du Mali, les Américains semblent particulièrement bien informés sur la situation des otages et même l’endroit où ils pourraient se trouver. On peut difficilement ne pas faire un lien avec une éventuelle présence de forces américaines dans cette région, avec des moyens de reconnaissance efficaces de type…P3 Orion, par exemple » note El Watan. Les américains ont toujours su où étaient tous les otages, cela signifie, en effet. Grâce à des procédés bien rodés. En Irak, pour surveiller les groupes de terroristes, ils avaient laissé s’organiser un trafic de 4×4 neufs ou volés qui avaient tous une particularité : d’avoir des numéros de châssis US, tous, et d’être passés dans le même garage de Floride où leur était apposé une puce émettrice, captable de Boeing RC-135 River Joint de surveillance d’IEDs (redoutables il paraît) ou d’avion de taille d’un P-3… laissant la presse écrire « on ne sait pas où sont les otages de l’AQMI »…

Récemment, le FBI avait refait de même avec un étudiant... soupçonné d’avoir des liens avec Al-Qaida ! Une base où bientôt les Orions seront remplacés par des drones, dont les USA expérimentent aux Seychelles une nouvelle variante dotée d’un étrange chargement, à ce jour inconnue… un drone sous les ordres de l’Africom.

Il y en a déjà trois de positionnés. Pas d’armes à bord, c’est interdit avec les accords passés… avec Mahé et la République des Seychelles.

Si l’Afrique devient un nouveau Pakistan ou un nouvel Afghanistan, les drones tueurs sont déjà prêts…

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NARCO-BUSINESS: le trafic se déplace, se transforme, s’adapte.

Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort…

Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir.

Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous,  Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale.

Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place.

Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

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PÉROU 🇵🇪 (province de San Martín): saisie de 340 kilos de pâte de cocaïne de base qui allaient être transférés à l’étranger par avion

Jeudi matin à onze heures, un narco-avion devait atterrir sur une piste clandestine dans le secteur de Lupuna, près de la ville de San Antonio du district de Papaplaya dans la province de San Martín pour embarquer 340 kilos de pâte de cocaïne de base qui allaient être transférés à l’étranger.

Les agents antidrogue ont été informés par des actions de renseignement ont mené une opération d’infiltration et trouvaient la cargaison de drogue, deux pistolets et un fusil de chasse.

«Nous n’avons pu arrêter personne, car ils ont fui vers la forêt et dans ces conditions, il est difficile de les poursuivre, c’est pourquoi nous n’avons saisi que les 340 kilos de drogue. Cependant, nous avons déjà identifié les membres de cette organisation de trafic de drogue et elle est composée de Boliviens, de Colombiens, de Brésiliens et de Péruviens », a déclaré le commandant César Ramírez Santillana, chef du Département des opérations tactiques anti-drogue de Tarapoto.

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ITALIE 🇮🇹 (Roma): la Guardia di Finanza a procédé l’arrestation de 7 trafiquants de drogue qui avaient organisé l’exportation de jet-skis pour des activités sportives!

Une organisation criminelle de trafiquants de drogue qui importaient de la cocaïne d’Amérique du Sud a été démantelée.

Au cours de l’enquête, 120 kilos de cocaïne ont été saisis, dont le pourcentage de pureté était supérieur à 80%.

La cocaïne du Pérou transitait par le Chili.

L’enquête a été ouverte en mars 2018 suite à l’arrestation de 5 compatriotes à la frontière entre les deux pays d’Amérique du Sud, trouvés en possession de 120 kilos de cocaïne cachés dans les cloisons de 2 jet-skis.

Au sommet de l’organisation, qui agissait sur la côte du Capitole, entre Ostie et Fiumicino, Marco D’Arienzo, appelé « Maracana », flanqué de Rodolfo Pianosi, surnommé « Le Président ».

Ce dernier avait fondé une association sportive pour dissimuler l’envoi de véhicules aquatiques en Amérique du Sud à des fins de compétition.

Grâce à la complicité de Fabio Niciarelli , employé de la compagnie maritime qui s’occupait du transport, les bateaux ont été envoyés en utilisant la procédure douanière d’exportation temporaire « , généralement adoptée lors de l’envoi de matériel pour les compétitions sportives internationales et considéré comme un faible risque de contrôle.

Pour éviter les différences de poids, lors de leur expédition à l’étranger, les véhicules étaient remplis de farine, pour être finalement remplacée par de la cocaïne avant de retourner en Italie. Le partenariat pouvait compter sur une base logistique au Chili pour la location de véhicules et l’achat de téléphones portables enregistrés à des individus inexistants et en capacité de fournir aux « coursiers » l’argent nécessaire à ces opérations, grâce aux ressources trouvées par Mauro Morra.

D’Arienzo a été arrêté en juillet 2019 en exécution d’un mandat d’arrêt européen émis par la France parce qu’il était impliqué dans le transport de 435 kilos de cocaïne trouvés par la Douane de la Polynésie française à bord d’un voilier dans l’atoll d’Apataki, en Mai 2019.

Morra a été arrêté au Pérou car, avec d’autres compatriotes, il cachait 390 kilos de cocaïne dans des doubles fonds de certains pick-up.

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