EUROPE 🇪🇺 (Drogue) : l’enquête sur EncroChat, le WhatsApp des trafiquants, déclenchée par les gendarmes français, continue de déranger les narcos

C’est un gros coup de filet dans l’univers tortueux du trafic de drogue . Selon nos informations, 5.000 personnes ont été arrêtées dans 42 pays différents dont près de 300 trafiquants de haut vol et une vague d’interpellations a eu lieu la semaine passée, notamment à Dubaï, aux Pays-Bas et en Espagne.

Ce bilan toujours provisoire est le résultat de la prouesse technique des gendarmes français qui ont réussi, il y a quatre ans, à pénétrer le système de cette messagerie cryptée EncroChat.

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DNRED 🇫🇷 (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) : un peu de précisions sur ce service de renseignement

C’est un service à compétence nationale rattaché à la Direction générale des douanes et droits indirects qui est chargée de mettre en œuvre, sur l’ensemble du territoire, la politique du renseignement, des contrôles et de la lutte contre la délinquance douanière organisée.

Service de constatation douanière de premier plan visant le haut spectre, la DNRED est également un service de renseignement du premier cercle.

Elle constitue à cet égard une direction originale, forte de sa double culture, dotée de pouvoirs et de moyens d’actions puissants et variés, intervenant dans plusieurs cadres légaux, en constante évolution. Elle doit faire preuve, à ce titre, d’une capacité d’adaptation permanente pour relever les nombreux défis juridiques soulevés à la fois par ses activités opérationnelles classiques de service douanier et son rôle de service du renseignement.

Le droit douanier a connu de fortes évolutions au cours des dernières années marquées par l’élargissement des pouvoirs d’enquête dévolus aux agents des douanes, notamment aux agents de la DNRED et le renforcement de l’encadrement de la mise en œuvre de ces pouvoirs, conditionnée par l’information préalable ou l’autorisation de l’autorité judiciaire.

Le code des douanes permet désormais aux agents de la DNRED, sous le contrôle de l’autorité judiciaire et sous couvert d’habilitations spéciales, de déployer des techniques spéciales d’enquêtes particulièrement utiles en matière de lutte contre la criminalité organisée : livraisons surveillées, infiltrations, surveillances transfrontalières, enquête sous pseudonyme sur le web et le darkweb, coup d’achat, géolocalisation des véhicules et des téléphones, « ouverture-frontière », substitution à l’opérateur de fret postal pour la livraison des colis contenant des marchandises de fraude. Tout au long de l’enquête douanière, les agents doivent anticiper la possible judiciarisation de leurs dossiers, en approchant au plus près d’une procédure purgée de tout risque de nullité et en déployant une stratégie compatible avec les poursuites décidées par l’autorité judiciaire.

Douanier avant tout, l’agent de la DNRED doit donc parfaitement maîtriser les outils juridiques à sa disposition et leur cadre d’utilisation, au code des douanes. Mais l’agent de la DNRED est également un agent appartenant à la communauté du renseignement du premier cercle, ce qui lui confère des obligations, des droits et des pouvoirs.

Issu de la loi du 24 juillet 2015, le droit du renseignement est l’aboutissement d’un long processus de légalisation de ces activités qui a eu la vertu de donner aux services, dont les actions étaient non pas illégales mais plutôt a-légales, une assise juridique et des garanties nécessaires. Ce droit leur permet de mettre en œuvre des techniques de renseignement particulièrement intrusives, sur autorisation du Premier ministre après avis de la commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR).

Depuis 2015, de nombreux textes sont venus compléter ou modifier ce nouveau cadre, dont la loi relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement du 30 juillet 2021. Prenant en compte les évolutions technologiques et les jurisprudences européennes et nationales (arrêt CJUE du 6 octobre 2020 dans l’affaire « Quadrature du Net », dans la continuité de l’arrêt CJUE du 21 décembre 2016 dit « Télé2 Sverige » ; Conseil d’État, Assemblée, 21 avril 2021), cette loi crée ou pérennise des techniques de renseignement (interception des communications satellitaires ; utilisation d’algorithme), renforce le contrôle de la CNCTR en donnant à son avis un caractère contraignant, encadre les échanges entre services de renseignement.

Au-delà de ces cadres juridiques propres au métier de la DNRED, les activités de la direction sont soumises à des réglementations de droit commun, telle que la protection des données personnelles ou la commande publique, dans le cadre desquelles les spécificités d’un service d’enquête et de renseignement doivent être prises en compte.


Jusqu’en fin d’année 2021, le conseil et l’expertise juridiques étaient assurés par une magistrate, de l’ordre judiciaire, et par l’agence de poursuites, chargée d’assurer le traitement contentieux et judiciaire des affaires réalisées par les directions d’investigations de la DNRED.

Afin de faire face aux enjeux actuels, mais également d’anticiper et de mesurer l’impact des évolutions normatives sur l’organisation et le fonctionnement de la DNRED, il a été décidé de renforcer la fonction juridique de la direction par le recrutement de deux nouvelles conseillères juridiques, l’une spécialisée sur toutes les questions relatives au renseignement et au droit public général, l’autre en charge de veiller à la sécurisation des investigations.

Conjugué à une protection maximale des agents dans l’exercice de leurs missions, le renforcement de la fonction juridique au sein de la DNRED permet ainsi d’articuler de la meilleure manière possible l’ensemble des capacités d’action des services de la direction, du recueil et de l’exploitation du renseignement jusqu’à la phase opérationnelle, de garantir l’efficacité de l’action de la DNRED dans la lutte contre la criminalité organisée et d’optimiser la réponse pénale de l’autorité judiciaire.

Depuis avril 2021, c’est Florian Colas qui est le directeur

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Le 23 mars 2022, France Culture, dans l’émission « LES PIEDS SUR TERRE » a laissé la parole à Marc Fievet, AKA « NS 55 DNRED » , qualifié de spectre du service de la DNRED, par Emmanuel Fansten dans un article de Libération

Marc Fievet en 1987 à Gibraltar à bord du M/Y Astéride

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SYRIA 🇸🇾 : Narco-State Syria Ignores Allegations of Drug Trafficking

Mohammed Khaled Rahmoun – Syrian interior minister

« Syria plays an important role in supporting the International Community’s efforts in combating crime in general, especially fighting drugs trade. » Source: Syrian Ministry of Interior Facebook page, December 19, 2021

On December 19. the Syrian National Committee for Drugs, an office under the Syrian Ministry of Interior, held a meeting to discuss measures to combat drug trafficking. Interior Minister Mohammed Khaled Rahmoun acknowledged that Syria had become a transit point for the drug trade.

Damascus has long denied responsibility for making and exporting narcotics, and Rahmoun reiterated the explanation that Syria’s « geographical location » was to blame.

« Syria plays an important role in supporting the International Community’s efforts in combating crime in general, especially fighting drugs trade, » he claimed in a statement.

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FRANCE 🇫🇷 (Narco-justice) : Hakim Berrebouh, le caïd marseillais, est extradé et mis en examen pour trafic de drogue

Cet homme de 40 ans, soupçonné d’être l’un des principaux trafiquant du pays, a été arrêté à Dubaï puis remis à la France mardi. Son nom est associé à l’un des conflits les plus sanglants entre « familles de la drogue » marseillaises.

Jusqu’à son arrivée à l’aéroport de Roissy, mardi 14 décembre, enquêteurs et magistrats chargés de la lutte contre le crime organisé croisaient les doigts dans l’attente de cette extradition, qui confirme un changement dans la coopération judiciaire avec cet émirat devenu, ces dernières années, un lieu de refuge de barons du narcotrafic et une place bancaire pour le blanchiment de sommes d’argent astronomiques. Un refuge, mais désormais plus un abri.

Le juge d’instruction marseillais Valéry Müller, qui avait lancé le 7 décembre 2020 un mandat d’arrêt international, a mis en examen M. Berrebouh, mercredi 15 décembre 2021, pour importation de stupéfiants en bande organisée, infractions à la législation sur les stupéfiants et association de malfaiteurs, pour des faits commis durant les trois premiers mois de 2016.

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AVISEUR INTERNATIONAL : les toutes dernières « NARCONEWS » via Twitter

FRANCE 🇫🇷 : ce que vous n’apprendrez pas en allant au musée de la Douane française à Bordeaux

PORTUGAL 🇵🇹 (Lisbonne airport) : Karim Benkhelif surnommé « Mâchoire » s’est fait cueillir à son arrivée de Dubaï

Karim Benkhelif a été interpellé à l’aéroport de Lisbonne dimanche alors qu’il descendait d’un avion en provenance de Dubaï. Ce franco-algérien faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour trafic de drogue.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Andalousie) : depuis plus de 30 ans, les structures mises en place, la logistique criminelle, les contacts et ramifications avec différents services spéciaux sont toujours d’actualité

NARCOTRAFIC : le trombinoscope des années 90

Carlos Gaston Ferran, dit « Le Grand »

ICI lors d’un séjour en Algérie dans sa jeunesse.


Jean Gilbert Para, un proche collaborateur de Charles Ferran, disparu le 11 mai 2002, dans la région de Ronda en Andalousie. (Son 4X4 a été retrouvé criblé de balles!)

Il était copropriétaire avec Carlos Ferran, Edouard ´Doudou´ Mari-Chica et Abdel Omar (Adiel OUANOUGLU) »Le Chacal » du ´My Lady Palace´ y ´Play Boy´ de Marbella et d’autres établissements similaires à Torremolinos et Benalmádena. Il gérait aussi un restaurant Plaza del Socorro à Ronda.



Adiel OUANOUGLU ou Abdel OMAR, dit « Le Chacal ».

enregistré par les autorités françaises de la DNRED et de l’OCRTIS

« C’est un personnage qui a fait bénéficier la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, NDLR) comme d’autres services français d’un carnet d’adresses très étoffé« , expliquait Jean-Michel Pillon, chef de bureau au sein de la direction des douanes lors d’une audition devant la brigade financière en mars 2016

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Alain David Benhamou dit ´Doudou´ Mari-Chica

Le beau-frère de Carlos Ferran

ici à Marbella

 


Ricardo RUIZ COOL, commissaire de Police à Estepona (Andalousie) dans les années 90, chargé de la sécurité des GAL sur la Costa del Sol, était un contact très proche de Carlos Ferran. Il mettait à sa disposition le fichier de la Police Nationale espagnole et sécurisait les rendez-vous de Carlos Ferran avec Rafael Vera, le ministre espagnol de la sécurité.

Son adjoint à Estepona, Florentino Villabona Madera pourrait, j’en suis certain nous parler de cette grande époque, s’il n’est pas frappé d’amnésie sélective. Aujourd’hui, il est « Director Adjunto Operativo (DAO) de la Policía »!


Le GAL

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Felipe Gonzalez (au centre), le fondateurs du GAL et ses meilleurs collaborateurs Rafael Vera (à gauche) et José Barrionuevo.

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ESPAGNE (les années sombres du terrorisme et du narcotrafic d’Etat): retour sur les cloaques de Felipe Gonzalez, José Barrionuevo, José Luis Corcuera, Rafael Vera et des mercenaires du GAL

LIRE: NARCO-TERRORISMO (G.A.L.): los mercenarios de la OAS en España.

ET aussi: l’histoire du GAL

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La DNRED était copropriétaire de ce restaurant en bordure de mer à Estepona avec Marc Fievet

Lire plus :
DOUANE FRANÇAISE : quand la DNRED tenait un restaurant à Estepona en Andalousie

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DUBAÏ 🇦🇪 (Danger pour les fumeurs de cannabis): quand la justice perd tout bon sens !

Peter Clark s’était envolé pour Dubaï le 24 février dernier pour un voyage d’affaires. Victime d’une crise de pancréatite, le quinquagénaire a dû être hospitalisé. En faisant des analyses, les médecins ont décelé des traces de cannabis dans ses urines et ont alerté les autorités.

Cet Américain de 51 ans, qui avait légalement consommé du cannabis dans sa maison de Las Vegas, risque trois ans de prison aux Émirats arabes unis après la découverte de traces de cannabis dans ses urines, rapportait le 10 avril le site Detained in Dubai, repéré par Complex.

Selon son avocate Radha Stirlin, Peter Clark risque des années de prison pour avoir fumé légalement de la marijuana en raison de « l’application arbitraire des lois par les Émirats arabes unis« . « Même s’il est reconnu innocent, il peut être traîné dans une procédure judiciaire lente et coûteuse« , déplore-t-elle auprès de Detained in Dubai. Un vétéran de l’armée britannique avait vécu le même cauchemar il y a quelques années. Andy Neal avait été arrêté et accusé de manipulation de drogues à Dubaï, avant d’être libéré en 2019, après avoir passé plus d’un an en prison.

source et plus

Peter Clark: detained in Dubai. (image via JOE.co.uk)

Las Vegas Man Detained in Dubai After Testing Positive for Hash

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