LIBAN 🇱🇧 SYRIE 🇸🇾 : le Hezbollah a-t-il construit un empire de la drogue via sa «stratégie narcoterroriste»

Le Hezbollah est accusé d’exploiter le désarroi en Syrie en produisant de la drogue dans ce pays ravagé par la guerre avant de les exporter à des fins financières. Les agences de lutte contre les stupéfiants ont récemment déjoué plusieurs opérations de contrebande. (AFP)

Les fruits et légumes libanais ne sont plus les bienvenus en Arabie saoudite après que les autorités portuaires vigilantes du Royaume ont déjoué une tentative de contrebande de stupéfiants dans les grenades.

Le mois dernier, les douaniers du port islamique de Jeddah ont saisi plus de 5 millions de pilules de Captagon savamment cachées dans un envoi de grenade en provenance du Liban. Par ailleurs, des pilules d’amphétamine cachées dans une cargaison de grenade en provenance du Liban ont été saisies dans le port King Abdulaziz de Dammam.

Le Royaume a répondu à l’incident en interdisant l’importation et le transit de fruits et légumes en provenance du Liban.

Waleed Al-Bukhari, l’ambassadeur d’Arabie saoudite au Liban, a révélé qu’il y avait eu des tentatives de contrebande de plus de 600 millions de pilules du Liban au cours des six dernières années.

La tentative ratée de faire passer les pilules d’amphétamines en Arabie saoudite est très probablement liée au groupe chiite aligné sur l’Iran avec une branche militaire active, a déclaré une source anonyme à l’Independent Persian.

La source a souligné l’association réputée du Hezbollah avec la contrebande de drogues, y compris les pilules de Captagon fabriquées en Syrie, une accusation que le groupe nie vigoureusement.

La source a ajouté que le Hezbollah, en vertu de son autorité sur les points de contrôle frontaliers «légaux et illégaux» entre la Syrie et le Liban, pouvait avoir un contrôle  sur toutes les opérations liées à la drogue.

Les responsables et les politiciens du Hezbollah n’ont pas encore commenté les accusations.

source et plus en langue anglaise

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LIBAN 🇱🇧 (Beyrouth) : les douaniers saisissent onze kilos de cocaïne à l’AIB

En provenance du Brésil mardi à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB), ce  Libanais, détenteur d’un passeport brésilien, a été arrêté avec 11 kilos de cocaïne alors qu’il arrivait à Beyrouth après une escale à Doha.

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ARABIE SAOUDITE 🇸🇦 (port de Jeddah) : les grenades servaient à faire passer du captagon

L’Arabie saoudite a annoncé vendredi la suspension des importations de fruits et légumes en provenance du Liban, affirmant que des cargaisons étaient utilisées pour faire de « la contrebande de drogue » et accusant Beyrouth d’inaction

Une vidéo publiée par SPA montre des , les fruits dissimulant à l’intérieur de petits sacs contenant des comprimés d’amphétamine.

Au total, les douanes du port de Jeddah (ouest) ont retrouvé plus de 5,3 millions de comprimés de captagon dans ces fruits importés du Liban, selon SPA.

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Riyad a pris ses distances avec Beyrouth, jadis un partenaire proche, ulcérée par la forte influence du Hezbollah, mouvement chiite allié à son grand rival du Golfe, l’Iran.

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GRÈCE 🇬🇷 (port du Pirée sous pavillon chinois) : les douaniers saisissent une cargaison de plus de 4 tonnes de cannabis de la Bekaa au Liban destinée à la Slovaquie

Les autorités douanières grecques ont annoncé la saisie de 4.3 tonnes de cannabis cachées dans des équipements en provenance du Liban et à destination de la Slovaquie.

Aujourd’hui, le Liban reste l’un des cinq premiers producteurs mondiaux de haschich.

On estime à l’heure actuelle à 5 000 hectares les plantations de Cannabis dans la Békaa dont beaucoup de champs sont situés à la lisière même des routes publiques.

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NARCOTRAFIC (drogue en Libye) : la syrian connection

De nombreux vols entre les deux pays pourraient aussi servir un réseau de trafic de drogue. Le journaliste et analyste syrien Asaad Hanna assure que « la situation chaotique en Libye offre un marché idéal pour y distribuer et vendre ses drogues.

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AFRIQUE DU SUD 🇿🇦 (Interpol): un Israélien arrêté dans le cadre du réseau El Al de contrebande de cocaïne

Shai Alon est détenu en Afrique du Sud à la demande des autorités israéliennes en vue de son extradition.

Il a été arrêté jeudi en Afrique du Sud, en connexion avec le réseau de contrebande de cocaïne découvert en 2018, où le personnel de sécurité travaillant pour El Al aurait utilisé leur position pour faire passer 150 kilogrammes de cocaïne par l’aéroport international Ben Gourion.

Les accusés sont Avi Peretz, David Dadon, Yaniv Hazan, Lidan Shatui, Asher Mesilti, Yaakov Felician et Rami Yogev.

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DUBAÏ 🇦🇪 : « Mouf » sera présenté ce mercredi à la justice en vue de son extradition.

Semaine faste pour l’OFAST

Après Hakim Berrebouh, c’est Moufide Bouchibi qui est arrêté !

Dernière heure

C’est bien dimanche soir à Dubaï que la police a arrêté Moufide Bouchibi. Pisté depuis de long mois par les policiers de l’OFAST qui poussaient pour obtenir son interpellation. Ce mardi soir, le parquet de Dubaï a confirmé l’identité de « Mouf » aux autorités françaises.

La personne interpellée a été formellement identifiée comme étant Moufide Bouchibi grâce aux informations contenues dans la notice rouge d’Interpol de ‘Mouf’.

Dans un long article, le Parisien retrace le parcours de Moufide Bouchibi.

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DUBAÏ 🇦🇪 : Moufid Bouchibi aka ‘Mouf’ se serait fait serré… A confirmer!

Moufide Bouchibi aurait été interpellé dans l’émirat alors qu’il voyageait sous une fausse identité. Considéré comme u des gros importateur de cannabis en France, il est en fuite depuis plusieurs années.

Depuis ce week-end, l’arrestation d’un homme par les autorités de Dubaï met les services de police français en ébullition.

Plusieurs sources concordantes avaient affirmé à « l’Obs » qu’il s’agissait de Moufide Bouchibi, le plus important trafiquant de drogue français, cible numéro un de l’office central des stups, l’un des hommes les plus recherchés de France. Des sources émanant de la police nationale nous confirment qu’il s’agit bien de celui qui est surnommé « Mouf », recherché depuis de longues années. Au sein de l’institution, certains se montrent toutefois encore prudents. « Des vérifications sont en cours », commentait-on, ce matin, du côté du ministère de l’Intérieur.

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DUBAÏ 🇦🇪 : recherché par l’OFAST Marseille, Hakim Berrebouh a été arrêté

Hakim Berrebouh, l’un des parrains du trafic de drogue à Marseille, en fuite depuis qu’il avait été la cible d’une tentative d’assassinat, et que son frère avait été tué dans un règlement de comptes, a été arrêté à Dubaï à la sortie d’une résidence qu’il occupait depuis la fin de l’année 2020.

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DUBAÏ 🇦🇪 (appartements luxueux, grosses cylindrées et prostituées) : la vie des barons de la drogue

À Dubaï, presque personne ne remet en question l’origine des dollars, surtout s’ils se comptent par millions.

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L’époque où les dealers se planquaient à Marbella est révolue.

Dubaï est désormais the place to be. Les barons de la drogue se prélassent au bord des piscines de leurs luxueux appartements ou hôtels, bien souvent accompagnés de prostituées venues des quatre coins du monde.

“Il y en a deux à Dubaï qui pèsent des milliards”, déclarait le bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever, au lendemain de l’opération Sky. De Wever n’a pas cité de noms, mais il faisait allusion à Nordin El H.,32 ans, surnommé “‘Dikke Nordin van den Dam”, et à Othman El B., 33 ans. Deux barons, qui se cachent à Dubaï depuis des années, où ils blanchissent l’argent de la coke en investissant dans l’immobilier, entre autres excès.

 

Pêche aux gros poissons

En revanche, pas question à Dubaï de sniffer la coke gardée pour soi. Les Emirats adoptent une posture claire en matière de drogues: la tolérance zéro. En 2012, un père de famille anglais en transit a été condamné à quatre ans de prison pour seulement 0,003 gramme de cannabis. Un morceau microscopique de cannabis qui était collé sur une de ses chaussures.

Les autorités dubaïotes s’attaquent aussi de temps à autres aux gros poissons, qu’elles parviennent parfois à pêcher.

Ridouan Taghi, célèbre mafieux néerlandais d’origine marocaine, a ainsi été arrêté à Dubaï en 2019 et croupit désormais dans une cellule aux Pays-Bas.

L’année passée, “Dikke Nordin” a lui aussi été arrêté, avant d’être finalement libéré après le paiement de sa caution. Pour l’instant, la justice semble le laisser tranquille, mais la Belgique fait maintenant pression pour lui mettre des bâtons dans les roues.

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NIGER 🇳🇪 : saisie inédite de 17 tonnes de résine de cannabis

Dix-sept tonnes de résine cannabis d’une valeur marchande de 20 milliards de FCFA (plus de 30,4 millions d’euros) en provenance du Liban, via le port togolais de Lomé, ont été interceptées par les autorités nigériennes, une saisie record dans ce pays.

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DUBAI 🇦🇪 (OFAST): Hakim Berrebouh, alias « Marca », « Marcassin », « Grosse Culotte » ou encore « La Baleine », a été interpellé hier soir

Celui que les autorités considèrent comme « un homme faisant partie du top 5 des narcotrafiquants marseillais » et qui était recherché depuis des années en tant que « cible prioritaire » par l’Ofast (office anti-stupéfiants) de Marseille mais aussi au siège de Nanterre, a été appréhendé par les policiers locaux sur la voie publique, au sortir d’une résidence dans laquelle il aurait élu domicile fin 2020.

Hakim Berrebouh , alias « Marca », « Marcassin », « Grosse Culotte » ou encore « La Baleine » faisait l’objet d’une notice rouge Interpol (une alerte sur des fugitifs recherchés), diffusée depuis la fin du mois de janvier dans l’ensemble des pays membres de cet organe international de police

Victime d’une tentative d’assassinat fin 2013 à Château-Gombert, peu avant l’élimination de son frère Medhi, dans un règlement de comptes sur l’autoroute A7 qui avait marqué les mémoires, Hakim Berrebouh avait quitté la France direction le Maroc.

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ISRAËL 🇮🇱: saisie de 1,3 tonne de cocaïne en provenance du Guatemala et du Brésil

Pour l’instant la police israélienne a arrêté un marchand de légume de 30 ans du Néguev, soupçonné d’être l’un des principaux passeurs, y compris d’autres criminels.

Des résultats importants ont eu lieu ces derniers jours dans l’enquête des deux trafics de cocaïne du Brésil et du Guatemala vers Israël le mois dernier.

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ÉTATS-UNIS 🇺🇸 : L’amiral Craig Faller accuse Maduro de trafic de drogue

L’amiral Craig Faller, affirme avoir détecté une « augmentation alarmante du trafic de drogue de la Colombie au Venezuela » et que le régime de Nicolás Maduro utilise la vente de drogue pour « financer ses activités illicites ».

Les forces armées et les services de renseignement américains ont conclu que l’un des derniers canaux de financement du régime chaviste est la vente de drogue à l’étranger, via les routes des Caraïbes et d’Amérique centrale. Face au poids des sanctions, Maduro a eu recours, selon le parquet américain, à une augmentation du trafic de drogue, permettant même au Venezuela d’être un moyen de sortir des substances illégales en provenance de Colombie.

C’est lors d’une visite au Panama jeudi que Faller a fait cette déclaration.

La visite de L’amiral Craig Faller était destiné à renforcer la coopération dans la lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et le trafic de drogue, neuf mois seulement après que le Commandement sud, qu’il dirige lui-même, a lancé une grande opération de lutte contre le trafic de drogue dans les Caraïbes et Amérique centrale.

Ces déclarations de Faller interviennent juste une semaine après que la Commission sur la politique de trafic de drogue sur le continent américain a envoyé un rapport officiel au Capitole dans lequel elle déclarait: «Le crime organisé, principalement, mais pas exclusivement, par le trafic illégal le trafic de drogue menace également les démocraties encore fragiles de la région. L’exemple le plus extrême est le Venezuela, une démocratie qui est devenue une dictature, défiant les sanctions financières avec l’aide non seulement d’autres États hostiles, tels que Cuba, la Russie et l’Iran, mais aussi d’organisations criminelles transnationales, y compris des trafiquants de drogue illégaux. et l’or ».

Selon cette commission bipartite qui rend compte aux deux chambres de la législature ici à Washington, «le Venezuela a longtemps été un refuge pour les groupes de guérilla colombiens. Au cours des deux dernières décennies, il est devenu un pays de transit de plus en plus important, en particulier pour la cocaïne destinée aux marchés européens. En outre, le bureau du procureur américain a déposé des accusations de trafic de drogue contre Maduro, 11 de ses collaborateurs et deux dirigeants de la guérilla des FARC colombiennes en mars. Le gouvernement nord-américain a également offert jusqu’à 50 millions de dollars (41 millions d’euros) pour des informations permettant la capture de n’importe lequel des accusés, 15 millions pour Maduro et 10 pour certains des autres, comme le «numéro deux» Diosdado Cabello.

Selon les enquêtes de l’accusation, le régime vénézuélien a inondé les États-Unis de cocaïne au cours des deux dernières décennies. Les procureurs estiment que les routes ouvertes par le régime que Maduro préside aujourd’hui avec l’aide de la guérilla colombienne ont permis d’injecter jusqu’à 250 tonnes de cocaïne sur le marché américain de la drogue. Si Maduro devait être extradé, il ferait face à un procès et à une peine maximale de 50 ans.

Ingérence iranienne

Il y a quelques mois, Faller avait déjà déclaré que le régime chaviste avait invité plusieurs centaines de responsables, de militaires et de techniciens de la République islamique d’Iran au Venezuela pour tenter de sauver le secteur du pétrole et des hydrocarbures de l’effondrement complet. Comme Faller l’a dit en mars, « ces derniers temps, il y a eu un pic des actions iraniennes pour introduire la Force Qods au Venezuela« . L’amiral a déclaré que le Pentagone « surveillait de près toute activité malveillante iranienne et sa fomentation d’insécurité et d’instabilité« . Avec l’Iran, a déclaré Faller, « tout est possible, et nous savons que l’un des satellites iraniens, le Hezbollah, a des connexions solides dans cette partie du monde« .

La compagnie aérienne iranienne qui a effectué les vols vers le Venezuela est la société d’État Mahan, sanctionnée en 2011 par le Trésor américain pour être une branche logistique de la Force Qods, une unité des Gardiens de la révolution islamique spécialisée dans les opérations d’interférence internationales, de l’Asie à l’Amérique. Les services de renseignement américains soupçonnent que cette route entre le Venezuela et l’Iran, avec des escales en Syrie, a été utilisée dans le passé pour le trafic de cocaïne et d’autres drogues, avec lequel la milice libanaise Hezbollah, soutenue et financée par l’Iran, a aidé Maduro blanchir de l’argent.

Sous la supervision du Southern Command et de l’amiral Faller, les forces armées américaines se sont mobilisées en mars dans les eaux internationales au large des côtes du Venezuela pour des opérations de lutte contre le trafic de drogue. Comme le disait alors Donald Trump à la Maison Blanche entouré du personnel de son gouvernement: « Nous ne pouvons pas permettre aux cartels de la drogue d’exploiter la pandémie pour mettre des vies américaines en danger« .

Des fantassins, des marins et des membres du Corps des Marines, de l’Armée de l’Air et de la Garde côtière ont ensuite été mobilisés dans un dispositif complexe pour interrompre trois routes de la drogue: du Venezuela aux îles des Caraïbes et en Amérique centrale, et de la Colombie à l’Amérique centrale.

L’objectif était de réduire l’arrivée de cocaïne, de méthamphétamines, de fentanyl et d’autres stupéfiants aux États-Unis. Après cette mobilisation, la présence de la Marine dans les Caraïbes pour des opérations anti-drogue a doublé. Certaines de ces routes, en particulier celles qui passent par voie terrestre, sont surveillées depuis les airs par l’armée de l’air.

Un helicóptero Chinook despega del USS Comstock en labores de apoyo al Comando Sur – Marina de EE.UU.

 

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KURDISTAN (Erbil – Irak 🇮🇶): over 6 kilograms and 400 grams of opium confiscated at EIA (Erbil International Airport)

Security forces at the Erbil International Airport (EIA) confiscated over six kilograms of narcotics before they were exported outside of the Kurdistan Region, a statement from Erbil’s anti-narcotics department read.

Today’s confiscation came a day after Erbil’s security forces on Monday announced it had confiscated around two kilograms of opium at the Haji Omaran Border Crossing with Iran.

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NARCOTRAFIC: les routes de la drogue se multiplient en Afrique, avec le Maroc 🇲🇦 comme épicentre des expéditions de cocaïne vers l’Europe 🇪🇺 et le Maghreb

Photo tirée d’une video diffusée par LCI en novembre 2019

Par Abdelkader Abderrahmane

Analyste géopolitique et consultant international sur les questions de paix et de sécurité en Afrique

Le Maroc est depuis des décennies le plus grand cultivateur de haschich au monde.

Et si Rabat s’est engagé à partir de 1992 dans une «guerre contre la drogue», diminuant de manière considérable les surfaces de terres utilisées pour cette culture, la production de résine de cannabis n’a toutefois pas diminué dans les mêmes proportions.

En outre, au fil des années, du fait de sa position géographique et de sa longue histoire de producteur de cannabis, le Maroc est aussi devenu une voie de transit-clé pour d’autres trafics de drogues, telles que la cocaïne, l’héroïne et les drogues de synthèse. Ce faisant, le royaume chérifien est en passe de devenir aussi un pays de consommation, créant ainsi de nouveaux défis de santé publique pour la société marocaine et au-delà.

EXTRAITS des différents paragraphes

Histoire du cannabis

Les premières plantations de cannabis au Maroc sont apparues au XVe voire au VIIe siècles, sans doute introduites par les Arabes après leur invasion de l’Afrique du Nord. Au XIXe siècle, le sultan Moulay Hassan autorisa ensuite la culture du cannabis dans des zones restreintes. Cette politique fut poursuivie sous les protectorats espagnol et français, puis pour des raisons économiques, sous le règne du roi Mohammed V qui toléra lui aussi cette culture après l’indépendance du Maroc en 1956.

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Culture hybride

La raison pour laquelle la quantité de drogue n’a pas diminué en parallèle de la diminution des terres utilisées pour la culture du cannabis est essentiellement due à la nouvelle culture hybride du cannabis, de plus en plus utilisée par les trafiquants marocains. Selon Pierre-Arnaud Chouvy et Kenza Afsahi, auteurs de Le haschich marocain, du kif aux hybrides, c’est l’introduction de variétés hybrides, au rendement trois à cinq fois supérieur au cannabis traditionnel qui explique que malgré une baisse réelle des surfaces utilisées pour la culture du cannabis, la production de résine de cannabis demeure stable.

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De producteur de cannabis à consommateurs de drogues

En sus du trafic de résine de cannabis, la cocaïne ainsi que d’autres stupéfiants ont aussi fait leur entrée sur le territoire marocain depuis plusieurs années. Si la cocaïne demeure encore inaccessible pour la plupart des Marocains, au cours des quinze dernières années, le prix d’un gramme de cocaïne a toutefois considérablement diminué, coûtant aujourd’hui environ 600 dirhams (60 euros). Cette baisse est aussi une indication de la disponibilité croissante de la cocaïne au Maroc, en particulier au sein des classes moyennes. Ceci dit, le pays est surtout devenu une zone de transit vers l’Europe ou les pays du Golfe à travers les routes du Sahel, du Maghreb et maritimes.

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Drogues de synthèse

Mais comme dans le reste de la région du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest – voire à travers le monde –, c’est la présence croissante de drogues de synthèse qui est en train de faire une percée au sein de la population marocaine. Tramadol, Captagon, Rivotril, Lyric ou encore Artane (aussi connu sous le nom de Madame Courage) sont de plus en plus populaires parmi la jeunesse marocaine. Ces drogues de synthèse, telles que le karkoubi ou al shaghala anglyzyya (une colle) utilisée en Egypte ne sont pas sans conséquence pour la santé des utilisateurs souvent très pauvres. Le karkoubi, très répandu au Maroc, est un mélange de psychotropes, tels que le Xanax, le Valium ou le Rivotril. L’utilisation croissante de ce médicament est due au fait qu’il est facilement disponible ainsi qu’à son prix extrêmement bas, qui varie de 1 à 10 dirhams (0,50 à 1,00 euro) par dose selon les régions. Ces prix bas qui les rendent attrayants pour de nombreux consommateurs aux ressources et aux revenus limités représentent un énième défi sanitaire pour les autorités marocaines.

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Violence et questions sanitaires

Cette consommation croissante de drogues est devenue source d’inquiétude et de préoccupations pour les autorités marocaines et professionnels de la santé. Contrairement aux drogues traditionnellement dominantes, telles que le cannabis – il est estimé que près d’un million de Marocains sont des consommateurs réguliers de cannabis –, ces médicaments, qui devraient normalement être obtenus sur ordonnance, sont souvent utilisés à des fins récréatives et leurs effets addictifs ont des conséquences négatives sur la santé des utilisateurs, les rendant souvent très agressifs. La criminalité et la violence des jeunes sont d’ailleurs souvent imputables à la drogue. En outre, beaucoup au Maroc s’interrogent sur le fait que la consommation croissante de substances n’érode la morale culturelle et cultuelle.

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Business as usual

Comme l’indiquent les trafics de cocaïne et de drogues de synthèse provenant respectivement d’Amérique latine et d’Asie, le Maroc est devenu en quelques années un hub majeur pour toutes sortes de trafics de drogues liés à l’Europe et à l’Afrique de l’Ouest. Le fait que les Marocains consomment de plus en plus de drogues autres que le cannabis ne fait que renforcer cela.

Le trafic de drogues au Maroc a ainsi de beaux jours devant lui. Et si les difficultés de transports et d’acheminements vers l’Europe et ailleurs se dressent devant les trafiquants de manière régulières, ceux-ci ne sont pas à court d’idées pour poursuivre leurs activités illégales. Dans le passé, de la cocaïne a bien été trouvée dans des copies du Coran dont les pages avaient été arrachées au préalable !

Par ailleurs, le trafic de drogues de manière générale bénéficiant aussi à de nombreux notables, officiers de l’armée et autre fonctionnaires, il demeure donc très peu probable que cela cesse de sitôt.

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par Marc Fievet

Le Mahkzen est-il impliqué et jusqu’à quel niveau ?

Le rôle confirmé de la structure financière Attijariwafa Bank dans la dissimulation des fonds engrangés par le trafic de cannabis ne laisse aucune place au doute quant à l’implication personnelle du roi Mohammed VI dans ces activités criminelles.

En juin 2015, à Mornas, une bourgade du Vaucluse, les douaniers français mettent la main sur la somme rondelette de 300 000 euros en espèces à l’intérieur d’un véhicule.

L’affaire est confiée à des enquêteurs de Marseille, membres d’une section spécialisée dans la délinquance financière. En coopération avec leurs confrères de plusieurs pays d’Europe, un travail de fourmi permet de remonter la filière aux ramifications importantes et dont le quartier général se situerait au sommet de l’Etat marocain.

Comme toujours, la DG des douanes, bien qu’interrogée, n’avait pas souhaité communiquer.

La conférence de presse animée par Xavier Tarabeux, le procureur de Marseille, restera dans les annales de la justice française.

Les 300 000 euros saisis à Mornas, ce n’est donc que de la petite monnaie. Selon l’AFP, Xavier Tarabeux, qui représente le ministère public, annonce le chiffre faramineux de 400 millions d’euros qui ont été blanchis sur ces quatre dernières années.

Une partie aurait transité par la France où Attijariwafa Bank possède plusieurs agences.

Parce que si la presse française avait évoqué une «Hawala (système traditionnel de paiement informel dans la culture arabe)», les milieux initiés n’ignorent pas que la banque marocaine Attijariwafa Bank couvre un important flux financier, notamment en Afrique de l’Ouest. Malgré la bienveillance des autorités de ces pays et malgré le système de blanchiment efficace, les experts antiterroristes ont repéré, dès l’année 2012, les mécanismes frauduleux du financement de groupes terroristes proches du Makhzen tel le Mujao dont les mercenaires ont tenté d’infiltrer les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf en même temps qu’ils ont investi le nord du Mali avant de disparaître dans la nature…

Ou comment faire pour que ça fasse ‘Pschitt’ !

En novembre 2016, des dizaines de personnes ont été arrêtées en France, en Belgique et aux Pays-Bas, et la montée au créneau des relais de Mohammed VI ont réussi à liquéfier cette affaire d’État, à coups de gros millions ou de demeures somptueuses à Marrakech (Rien de plus anonyme qu’une SCI …), dans les limites de corruptibilité des responsables européens chargés de l’enquête et… comme il est toujours bon de le rappeler, la complaisance créent toujours beaucoup d’amis!

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AQMI, main dans la main avec les cartels de drogues

L’Ameripol s’est aussi penchée dans son rapport sur le conflit malien qui, pour les cartels, n’a fait qu’interrompre momentanément les principales routes de la cocaïne dans la région.

L’A-10 (autoroute 10), nom donné à cette route par les experts, est la voie la plus importante au large du 10e parallèle menant en Europe. Le rapport cite Alain Rodier du Centre français de recherche sur le renseignement, lequel assure que «les trafiquants ont démontré leur capacité à anticiper la politique internationale et continuent à faire des affaires à travers d’autres voies». Mathieu Guidere, spécialiste en géopolitique et en histoire immédiate du monde arabe et musulman, souligne, quant à lui, que «les trafiquants de drogues payent aux mouvement islamistes radicaux un droit de passage représentant 10% de la valeur totale de la cargaison. Certains groupes armés «facturent» plus pour garantir la protection du convoi».

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