ITALIE 🇮🇹 (Trieste) : saisie de 4 tonnes 300 de cocaïne

Plusieurs agents avaient infiltré le milieu du narcotrafic dans le cadre de cette affaire

Lors d’une perquisition menée mardi dans la ville portuaire de Trieste, au nord-est de la péninsule, 4,3 tonnes de cocaïne ont été saisies, a annoncé la Guardia di Finanza, la police douanière et financière italienne. Trente-huit personnes ont été interpellées en Italie, en Slovénie, en Croatie, en Bulgarie, aux Pays-Bas et en Colombie, dans le cadre de cette affaire.

La police italienne a notamment collaboré avec les autorités colombiennes et le bureau américain Homeland Security Investigations. En Italie, l’opération était coordonnée par la direction anti-mafia du ministère de l’Intérieur.

Lire

0000

DNRED 🇫🇷 (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) : un peu de précisions sur ce service de renseignement

C’est un service à compétence nationale rattaché à la Direction générale des douanes et droits indirects qui est chargée de mettre en œuvre, sur l’ensemble du territoire, la politique du renseignement, des contrôles et de la lutte contre la délinquance douanière organisée.

Service de constatation douanière de premier plan visant le haut spectre, la DNRED est également un service de renseignement du premier cercle.

Elle constitue à cet égard une direction originale, forte de sa double culture, dotée de pouvoirs et de moyens d’actions puissants et variés, intervenant dans plusieurs cadres légaux, en constante évolution. Elle doit faire preuve, à ce titre, d’une capacité d’adaptation permanente pour relever les nombreux défis juridiques soulevés à la fois par ses activités opérationnelles classiques de service douanier et son rôle de service du renseignement.

Le droit douanier a connu de fortes évolutions au cours des dernières années marquées par l’élargissement des pouvoirs d’enquête dévolus aux agents des douanes, notamment aux agents de la DNRED et le renforcement de l’encadrement de la mise en œuvre de ces pouvoirs, conditionnée par l’information préalable ou l’autorisation de l’autorité judiciaire.

Le code des douanes permet désormais aux agents de la DNRED, sous le contrôle de l’autorité judiciaire et sous couvert d’habilitations spéciales, de déployer des techniques spéciales d’enquêtes particulièrement utiles en matière de lutte contre la criminalité organisée : livraisons surveillées, infiltrations, surveillances transfrontalières, enquête sous pseudonyme sur le web et le darkweb, coup d’achat, géolocalisation des véhicules et des téléphones, « ouverture-frontière », substitution à l’opérateur de fret postal pour la livraison des colis contenant des marchandises de fraude. Tout au long de l’enquête douanière, les agents doivent anticiper la possible judiciarisation de leurs dossiers, en approchant au plus près d’une procédure purgée de tout risque de nullité et en déployant une stratégie compatible avec les poursuites décidées par l’autorité judiciaire.

Douanier avant tout, l’agent de la DNRED doit donc parfaitement maîtriser les outils juridiques à sa disposition et leur cadre d’utilisation, au code des douanes. Mais l’agent de la DNRED est également un agent appartenant à la communauté du renseignement du premier cercle, ce qui lui confère des obligations, des droits et des pouvoirs.

Issu de la loi du 24 juillet 2015, le droit du renseignement est l’aboutissement d’un long processus de légalisation de ces activités qui a eu la vertu de donner aux services, dont les actions étaient non pas illégales mais plutôt a-légales, une assise juridique et des garanties nécessaires. Ce droit leur permet de mettre en œuvre des techniques de renseignement particulièrement intrusives, sur autorisation du Premier ministre après avis de la commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR).

Depuis 2015, de nombreux textes sont venus compléter ou modifier ce nouveau cadre, dont la loi relative à la prévention d’actes de terrorisme et au renseignement du 30 juillet 2021. Prenant en compte les évolutions technologiques et les jurisprudences européennes et nationales (arrêt CJUE du 6 octobre 2020 dans l’affaire « Quadrature du Net », dans la continuité de l’arrêt CJUE du 21 décembre 2016 dit « Télé2 Sverige » ; Conseil d’État, Assemblée, 21 avril 2021), cette loi crée ou pérennise des techniques de renseignement (interception des communications satellitaires ; utilisation d’algorithme), renforce le contrôle de la CNCTR en donnant à son avis un caractère contraignant, encadre les échanges entre services de renseignement.

Au-delà de ces cadres juridiques propres au métier de la DNRED, les activités de la direction sont soumises à des réglementations de droit commun, telle que la protection des données personnelles ou la commande publique, dans le cadre desquelles les spécificités d’un service d’enquête et de renseignement doivent être prises en compte.


Jusqu’en fin d’année 2021, le conseil et l’expertise juridiques étaient assurés par une magistrate, de l’ordre judiciaire, et par l’agence de poursuites, chargée d’assurer le traitement contentieux et judiciaire des affaires réalisées par les directions d’investigations de la DNRED.

Afin de faire face aux enjeux actuels, mais également d’anticiper et de mesurer l’impact des évolutions normatives sur l’organisation et le fonctionnement de la DNRED, il a été décidé de renforcer la fonction juridique de la direction par le recrutement de deux nouvelles conseillères juridiques, l’une spécialisée sur toutes les questions relatives au renseignement et au droit public général, l’autre en charge de veiller à la sécurisation des investigations.

Conjugué à une protection maximale des agents dans l’exercice de leurs missions, le renforcement de la fonction juridique au sein de la DNRED permet ainsi d’articuler de la meilleure manière possible l’ensemble des capacités d’action des services de la direction, du recueil et de l’exploitation du renseignement jusqu’à la phase opérationnelle, de garantir l’efficacité de l’action de la DNRED dans la lutte contre la criminalité organisée et d’optimiser la réponse pénale de l’autorité judiciaire.

Depuis avril 2021, c’est Florian Colas qui est le directeur

source

000000

Le 23 mars 2022, France Culture, dans l’émission « LES PIEDS SUR TERRE » a laissé la parole à Marc Fievet, AKA « NS 55 DNRED » , qualifié de spectre du service de la DNRED, par Emmanuel Fansten dans un article de Libération

Marc Fievet en 1987 à Gibraltar à bord du M/Y Astéride

00000000

SUISSE 🇨🇭 (Blanchiment) : l’argent n’a pas d’odeur

Deux banquiers, deux Bulgares et la grande banque vont être jugés pour avoir blanchi l’argent de la N’drangheta, en passant par Martigny, Genève et Montreux.

Âgé de 56 ans et surnommé « Brendo », Evelin Banev a été interpellé en septembre 2021 « dans la région de Kiev ».

plus

BANEV EVELİN NİKOLOV ,KIRMIZI BULTEN’LE ARANAN ORGANİZE SUÇ ÖRGÜTÜ LİDERİNE TÜRK PASAPORTU !

Евелин Банев-Брендо стана турски гражданин


000000

COLOMBIA 🇨🇴 (puerto de Buenaventura) : Policía incauta una tonelada de cocaína escondida en pieles de bovinos

La droga fue descubierta por « inconsistencias » en los sellos del contenedor.

Las autoridades lograron « la incautación de una tonelada de cocaína dentro de un contenedor con pieles de bovinos tipo exportación que tenía como destino Bulgaria », dijo en un comunicado la Dirección de Antinarcóticos de la Policía de Colombia.

Con la inspección, la Policía encontró una tonelada de clorhidrato de coca, muy bien camuflada entre 25 toneladas de pieles.

La carga provenía del puerto de Guayaquil (Ecuador).

El contenedor tenía destino el puerto de Burgas, en Bulgaria, donde sería recibido por miembros del Clan de los Balcanes, quienes luego la distribuirían en Francia, Alemania e Italia.

source 1

source 2

000000

COLOMBIE 🇨🇴 : le ‘Clan del Golfo’ est lié à cinq mafias dans le monde

Le Clan del Golfo, sous l’autorité d’Otoniel, avait la capacité de trafiquer chaque mois près de 20 tonnes de cocaïne

Le réseau du narcotrafiquant «Otoniel», arrêté le 23 octobre, entretient des connexions avec les cartels de Sinaloa et Jalisco, les mafias calabraise et sicilienne, ainsi que celles des Balkans.

«Nous avons des preuves que cette organisation criminelle a cinq alliances principales pour mener à bien ses exportations de cocaïne sous différentes latitudes», a expliqué le général Jorge Luis Vargas, au cours d’une conférence de presse au siège de la police à Bogota.

Au Mexique, le Clan del Golfo est lié aux cartels de Sinaloa et de Jalisco nouvelle génération. En Europe, il commerce «avec les mafias calabraise et sicilienne, de même qu’avec les réseaux de narcotrafiquants des Balkans, ces derniers se chargeant de fournir les pays d’Asie et plus particulièrement du Moyen Orient», selon le général Vargas.

Dairo Antonio Usuga, alias «Otoniel», a été arrêté le 23 octobre dans le nord-ouest de la Colombie, lors d’une vaste opération militaire.

plus

000000

NARCO-LOGISTIQUE: les grandes routes du haschisch marocain vers ses fumeurs en Europe

Si le haschisch est cultivé au Maroc, son parcours pour arriver vers les consommateurs en Europe traverse plusieurs pays que ce soit par voie terrestre ou maritime.

Lire

0000

AVISEUR INTERNATIONAL : les toutes dernières « NARCONEWS » via Twitter

FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : a-t-on déjà entendu Jérôme Fournel aborder le cas d’Erwan Guilmin, l’ex DOD de la DNRED ?

Et à la DG de la Douane française, contactée par Marc Fievet, on ne sait que bredouiller…

Alzheimer a frappé grave!

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

FRANCE 🇫🇷 (Bercy > Douane > DNRED): de l’incompétence professionnelle à la malhonnêteté

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

FRANCE 🇫🇷 (DNRED de la Douane Française): grandeur et décadence d’une hiérarchie perdue

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Où l’on reparle du « SECRET DEFENSE » et des exploits d’Erwan Guilmin et de Jérôme Fournel.

DNRED 🇫🇷(DOD Paris – Douane française): Erwan Guilmin, énarque et administrateur civil, est un menteur

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Un peu plus sur Jérôme Fournel

FRANCE (Cour des comptes): les DG de la douane française font voler les millions, pas les avions! 

000000

MAROC 🇲🇦 (Rabat) : depuis près d’un mois, grand bal des tartuffes au Parlement marocain

« Pour des raisons thérapeutiques », disent-ils… Depuis près d’un mois, le sujet du cannabis est au centre des débats au Parlement marocain. Non pour renforcer les contrôles et torpiller le trafic de cannabis, mais pour légiférer sur sa légalisation. Voilà qui va donner des « hallucinations » au voisin européen …

217 tonnes. C’est la quantité de cannabis et d’herbe, saisie par les services de la sûreté nationale et la surveillance du territoire national pendant le confinement sanitaire. 600 kg en octobre de l’année 2019, découverts, cette fois, par les gendarmeries de Narbonne et de Clermont-Ferrand. Trois mois plus tôt, 27,3 tonnes soigneusement dissimulées dans des véhicules de transport international, au port de Tanger-Med. En 2018, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) avait mis la main sur 52 tonnes de résine de cannabis. En 2017 : 700 tonnes, selon un rapport d’Etat américain sur le trafic de drogue.

Mais ce dernier rapport ne s’est pas contenté de jouer les comptables : il pointe les intérêts du Royaume dans ce trafic, insistant notamment sur les gains qu’il en a tirés en 2017 : le magot correspondrait “à 23 % du PIB marocain, soit plus de 100 milliards de dollars”. Une mine d’or pour le Maroc, mais un camouflet pour l’Europe: “principale destination de ce trafic, qui transite par l’Espagne, avant d’irriguer le Vieux Continent”, précise le rapport.

Il n’y a pas de fumée sans feu

Fait curieux : les autorités marocaines laissent faire les trafiquants, tout en s’empressant à pondre des communiqués victorieux sur la baisse de cette criminalité. Pourtant, il suffit d’un détour par le nord du pays pour le constater : les champs de cannabis s’étalent sur plusieurs hectares. Sans qu’il y ait un raclement de gorge de la part des autorités. Mais chut… Le dernier qui a joué à l’enfant d’Andersen – cet enfant qui criait : “le roi est nu” -, c’est l’Office des Nation-Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) : depuis quatorze ans, il est interdit de réaliser des enquêtes de terrain.

Car rien ne doit venir souiller “le habits neufs de l’empereur”. Au Maroc, le cannabis n’obéit pas seulement à des intérêts économiques : il est cultivé principalement dans la région frondeuse du RIF. Là-bas, c’est le trafic qui permet de nourrir de nombreux habitants. Plus de 800.000 personnes, selon ce dernier rapport des Nations Unis. La moindre intervention des gendarmes contre les trafiquants attire des milliers de manifestants dans les rues. Depuis des décennies, le Royaume s’est retrouvé devant un choix cornélien : soit les priver de cette manne et prendre le risque de raviver les tensions, soit fermer les yeux et devenir lui-même complice. Tout compte fait, il a préféré verser dans le double jeu : l’interdire sur papier, pour faire bonne figure et le tolérer dans les faits, pour “acheter” la paix sociale. Question de stabilité du trône.

C’est sûrement pour rompre avec cette tactique que le royaume alaouite a décidé de tourner la page de l’illégalité du cannabis. Sous couvert de la dernière décision des Nations Unis de retirer cette drogue de sa liste de stupéfiants, députés et ministres marocains déboulent dans les machettes, pour puiser leur science dans la littérature médicale et préparer l’opinion : le gouvernement a conscience des vertus « thérapeutiques » du cannabis … “iI faudrait au Maroc un cadre légal et réglementaire sur ce sujet, car la répression seule a montré son inefficacité. Elle est injuste dans notre contexte“… “Il serait plus rentable, en termes de santé publique, d’être plus efficace dans la lutte contre le tabagisme…”, “Aujourd’hui, nous gagnerons tous si ce débat se faisait sereinement, loin de toutes polémiques politiciennes stériles”. Effectivement, tout le monde trouvera à y gagner : le Royaume peut compter sur les trafiquants pour renflouer ses caisses ( il pourrait gagner 1 milliard par an ) et les trafiquants peuvent compter sur le Royaume pour devenir … « officiels ». C’est royal !

Les régions concernées sont connues de tous les “aficionados” de « la marocaine » : Chefchaouen, Taounate ou Al Hoceima. Là-bas, il existe différentes qualités de poudres, appelées Chira. La plus communément produite est Sandouk, cueillie dans son état brut, puis transformée en poudre par les exploitants marocains ou des opérateurs étrangers.

Dans les rues pittoresques de Chefchaouen, grand fumoir à ciel ouvert, la beuh passe de mains en mains.

Les trafiquants courent les rues étroites. Souvent la barbe et à la casquette des policiers nonchalants. La dernière tendance ? Jouer les guides touristiques à travers les champs et les ateliers de transformation de la drogue. Pour vendre leur “science” à ces touristes qui ont les euro, mais pas le savoir-faire : comment la drogue est cultivée, comment elle est transformée, comment – surtout – repartir avec un « petit lot » et passer sous les radars des douanes : “si vous voulez acheter une grande quantité, je vous montrerais comment faire passer la marchandise en Europe, sans le moindre problème.

tout lire

000000

COKE EN STOCK : les toutes dernières au 27 juillet 2021

Coke en Stock (CCCXLIV) : Au Honduras, « ça se pose comme des mouches »

C’est le président lui-même, Juan Orlando Hernández, qui a utilisé récemment l’expression : dans son pays, selon lui, les avions chargés de cocaïne « se posent  comme des mouches », a-t-il affirmé en commentant sur Twitter le dernier gros arrivage survenu le 4 juillet dernier près de Brus Laguna, dans la Mosquitia. …
Lire la suite
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
°°°°°°
Les gens qui l’ont côtoyé pendant des années, y compris des proches, comme ses copains qui volaient avec lui à bord d’avions de collection… n’ont rien aperçu de ce qui était chez lui une double vie, parfaite et bien réelle, de trafiquant de haut vol, s’étant offert avec l’argent de …
Lire la suite
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
°°°°°°

FRANCE 🇫🇷 : ce que vous n’apprendrez pas en allant au musée de la Douane française à Bordeaux

ESPAÑA 🇪🇸 (Madrid) : detenido uno de los principales capos europeos de la heroína que abastecía a los clanes de la droga de Cañada Real

Los agentes se han incautado de 26 kilos de heroína camuflada en carga legal de sacos de cemento y arena, transportados por empresas desde Países Bajos.

En total, nueve personas han sido detenidas en las localidades de Alcalá de Henares y Alovera, en las provincias de Madrid y Guadalajara.

El principal detenido, líder de la organización y asentado en la ciudad neerlandesa de Róterdam, fue arrestado tras desplazarse a España para coordinar personalmente la transacción de una importante partida de heroína. Era turco holandés y abastecía a los clanes de la droga de Cañada Real y pretendía impulsar la venta de heroína tras los meses de pandemia. La droga salía de Afganistán y llegaba a Irán donde las organizaciones tienen guarderías desde las que distribuyen a Europa por diferentes rutas.

LEER MAS

MAS

000000

ITALIE 🇮🇹 (port de Gioia Tauro) : saisie de 400 kg de cocaïne … dans un conteneur destiné au Kosovo 🇽🇰

La police italienne a annoncé mardi la saisie de plus de 400 kg de cocaïne au cours d’une opération internationale menée par les polices italienne, albanaise et kosovare.

La coke a été découverte dans le port de Gioia Tauro, en Calabre, dans le sud de l’Italie, à l’aide d’un scanner.

Elle se trouvait dans un conteneur provenant du Brésil et dont la destination finale était une entreprise à Lipjan, au Kosovo, selon un communiqué de la police italienne.

Source

Le parquet italien en charge de l’enquête a alors décidé «une livraison internationale contrôlée» et a fait suivre le conteneur jusqu’à sa destination finale avec l’aide des parquets d’Albanie et du Kosovo, selon la même source.

Après avoir suivi le conteneur durant tout son trajet, les trois polices sont intervenues lundi soir et «ont saisi 400 paquets de cocaïne pure, d’un poids de 400 kg, cachés dans des colis contenant officiellement du poulet», précise le communiqué.

plus

0000

AERO-NARCOTRAFIC : des jets privés chargés de cocaïne voyagent du Brésil vers l’Europe

Les jets d’affaires sont dans le collimateur des autorités européennes après le démantèlement d’un réseau qui utilisait des avions privés pour faire passer de la cocaïne du Brésil au Portugal.

par KATYA BLESZYNSKA

Huit avions détenus par des sociétés opérant illégalement au Brésil ont été saisis lors d’une opération de police menée le 12 avril pour démanteler le réseau de contrebande, qui a été mis au jour après la saisie de deux avions privés, a rapporté le média brésilien O Globo.

En février, des agents de la police fédérale ont saisi une demi-tonne de cocaïne dissimulée dans un avion à l’aéroport international de Salvador, au Brésil, qui était destiné au Portugal. Les mécaniciens ont découvert la cocaïne – marquée de logos sportifs – après que le pilote eut signalé par radio à la tour de contrôle des problèmes techniques. Selon le journal portugais Correio da Manhã, l’avion appartenait à une compagnie charter.

Auparavant, en octobre 2020, les autorités de l’aéroport international de Lisbonne avaient découvert 175 kilogrammes de cocaïne à bord d’un jet d’affaires privé qui avait décollé de la ville brésilienne de Belo Horizonte. Trois personnes ont été arrêtées, selon le rapport d’O Globo.

Une source policière a déclaré à l’agence de presse Lusa que les autorités portugaises et brésiliennes avaient été alertées d’un potentiel trafic de cocaïne entre les deux pays via des jets privés, en raison de la diminution des vols commerciaux, a rapporté le média portugais Espresso.

Analyse criminelle InSight

Avec des agents portuaires européens en état d’alerte pour la cocaïne dans les cargaisons maritimes et des restrictions permanentes pour les voyages aériens commerciaux, les méthodes éprouvées de contrebande vers l’Europe depuis le Brésil ont été perturbées depuis le début de la pandémie. Mais le système de contrebande de cocaïne par avion privé montre que les trafiquants ont trouvé d’autres moyens d’atteindre les marchés lucratifs de l’Europe.

Au cours des cinq dernières années, le Brésil est devenu le principal point de transit de la cocaïne sud-américaine destinée à l’Europe. Le Portugal, quant à lui, est depuis longtemps un point de passage essentiel pour la cocaïne destinée à d’autres pays de la région.

Traditionnellement, la contrebande de drogue entre les deux pays a été facilitée par leurs grandes infrastructures portuaires. Toutefois, l’augmentation du nombre de saisies importantes de cocaïne dissimulée dans des cargaisons maritimes arrivant dans les principaux ports européens a conduit les groupes criminels organisés à explorer d’autres méthodes.

Les avions privés, malgré leur coût, sont devenus attrayants dans la contrebande transatlantique de drogue. En janvier 2018, les autorités d’un aéroport de Londres ont saisi 15 valises chargées de cocaïne et arrêté cinq passagers d’un jet privé qui avait décollé de Bogota. En 2019, un membre de l’armée de l’air brésilienne a fait passer près de 40 kilogrammes de cocaïne dans un avion militaire se rendant à Séville, en Espagne.

L’Afrique de l’Ouest a également servi de point de transit pour des jets transportant de la cocaïne sud-américaine vers l’Europe.

En 2009, un Boeing 727, qui aurait pu transporter jusqu’à 10 tonnes de cocaïne, s’est écrasé dans le désert au Mali. L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a ensuite mis en garde contre les vols transatlantiques de drogue à destination de la région.

Les petits avions à réaction transportent de la cocaïne vers les États-Unis depuis les années 1970, et ils restent des véhicules de contrebande populaires dans la région. L’utilisation de jets privés pour les vols de drogue à destination de l’Amérique centrale et du Mexique a récemment augmenté. L’année dernière, la police guatémaltèque a mis sous séquestre au moins 15 jets, qui se déplacent plus rapidement que les avions à hélices légers généralement utilisés pour les vols de drogue et peuvent transporter davantage de cocaïne.

Des jets privés ont également transporté de la cocaïne et de l’argent de la drogue à travers les États-Unis, profitant d’aéroports plus petits avec moins de ressources de sécurité.
Un homme d’affaires californien a plaidé coupable en 2017 d’avoir utilisé des jets privés pour le trafic de milliards de dollars de drogue pour le compte du cartel mexicain de Sinaloa.

En plus d’avoir moins de sécurité en général, les aéroports qui reçoivent les jets privés évitent également d’interférer avec leur riche clientèle, ce qui les rend idéaux pour les trafiquants.

Les jets, cependant, sont des véhicules de contrebande coûteux, qui nécessitent souvent la complicité des pilotes. Dans le cas de la récente affaire au Brésil, les autorités affirment que plusieurs partenaires et exploitants d’avions étaient probablement impliqués.

SOURCE

000000

FRANCE 🇫🇷 (Douane – DNRED): l’interview de Marc Fievet, aka NS 55 DNRED

Aviseur International

International informant: Quand, en septembre 2007, un avion appartenant à la CIA s’est écrasé au Mexique et l’on a découvert qu’il transportait plus de 4 tonnes de cocaïne, qu’avez-vous pensé ?

Marc Fievet :
Lorsque j’ai lu cette news, j’ai immédiatement pensé que malgré les années qui passent, les gouvernements et les dirigeants des grands services de renseignements utilisaient toujours les mêmes méthodes pour trouver des fonds.

Comment ne pas se souvenir d’Oliver North du temps de Bush père et d’Air America au Vietnam, pour ne citer que ces deux exemples qui sont tombés dans le domaine public.
Ayant travaillé pour la DEA et ayant pu constaté le manque total d’éthique morale des fonctionnaires que j’ai rencontrés, je ne suis pas étonné de ce type de transport par ces avions occupés à plein temps pour « faciliter » le « travail » de la CIA ou…

Voir l’article original 2 380 mots de plus

AFGHANISTAN 🇦🇫 (premier producteur d’héroïne au monde) : comment les Etats-Unis ont consolidé un narco-Etat ?

L’Afghanistan, où les talibans avaient éradiqué  en 2001 le pavot, est redevenu la principale source de l’héroïne mondiale tout au long des vingt années d’intervention américaine.

Joe Biden a décidé de mettre fin en Afghanistan, en septembre prochain, à la plus longue guerre de l’histoire des Etats-Unis. Tout a déjà été écrit, et très bien écrit, sur le paradoxe de ce conflit, déclenché pour renverser les talibans, avec qui Washington négocie aujourd’hui les conditions les moins défavorables de son retrait. En revanche, peu d’attention a été accordée au fait que l’Afghanistan, où les talibans étaient parvenus en 2001 à interdire la culture du pavot, est redevenu la principale source de l’héroïne mondiale durant chacune des vingt années de l’intervention américaine. Avec 20% à 30% du PNB afghan liés à l’opium, la République islamique de Kaboul est gangrénée à bien des égards par la production et le trafic de stupéfiants (à titre de comparaison, seuls 6% du PNB colombien étaient liés à la cocaïne au plus fort de l’activité des cartels, à la fin du siècle dernier).

LE RETOUR DES PARRAINS DE L’OPIUM

LES ETATS-UNIS ÉPARGNÉS PAR L’HÉROÏNE AFGHANE

L’héroïne écoulée sur le marché américain vient essentiellement du Mexique, alors que c’est la drogue produite et raffinée en Afghanistan qui fait des ravages en Europe (la France compte plus de 150.000 héroïnomanes).

D’UN CLIC, LIRE l’article de

Relire :

La Mafia albanaise…et la base militaire étasunienne de Bondsteel

et aussi

AFGHANISTAN: les réseaux des barons afghans du trafic d’opium et d’héroïne et le terrorisme

000000

CROATIE 🇭🇷 (Dubrovnik) : 575 kg de cocaïne saisis dans un conteneur

La police croate a annoncé mercredi avoir saisi plus d’une demi-tonne de cocaïne dans un port près de Dubrovnik à la fin du mois de mars. La drogue était cachée dans le fond d’un conteneur transportant des fruits.

Source

0000

BALKANS (Albanie 🇦🇱) : l’État balkanique approvisionne l’Allemagne en cannabis et en cocaïne depuis des années, mais pas que !

Dans les années 90, l’Albanie frappée par une grave crise économique était déjà affaiblie par la guerre en Yougoslavie. De nombreux jeunes Albanais considéraient le trafic de drogue comme le seul moyen de sortir de ce réseau de pauvreté et de corruption.

Depuis le pays est devenu le premier narco-État d’Europe. Et ceci en dépit du fait que l’Albanie est membre de l’OTAN et est sur le point de négocier son adhésion avec l’UE.

Dès le début des années 2000 de jeunes adolescents furent envoyés en Angleterre, en Allemagne, en Belgique en France, en Italie et aux Pays-Bas et, sous l’étiquette de réfugiés, s’implantèrent dans ces différents pays avec l’aide des services d’accueil à l’enfance. Ces jeunes gens devenus adultes et bien intégrés ont permis la mise en place de « cellules dormantes », disponibles pour toutes opérations de narcotrafic ou de vente d’armes.

Dans un rapport, VICE s’est entretenu avec deux trafiquants de cocaïne d’une banlieue délabrée de la capitale albanaise, Tirana.

Ils venaient de rentrer d’un voyage en Allemagne. Comme beaucoup de leurs collègues, Artin et Luli sont passés du cannabis à la cocaïne. Cela rapporte plus d’argent et le matériel est facile à obtenir. Ils gagnent environ 20 000 euros s’ils apportent un kilo de cocaïne dans les pays riches d’Europe. Et le marché se développe: « Il faut faire le tour de l’Allemagne, de l’Italie ou de l’Angleterre si l’on veut réaliser quelque chose ici. La cocaïne est un vrai travail », déclare Artan.

Le trafic de drogue en Albanie a une longue histoire

Entre-temps, le pays est devenu le premier narco-État d’Europe. Selon la définition du Fonds monétaire international, un narco-État est un pays «dans lequel toutes les institutions légitimes sont imprégnées de la puissance et de la richesse du trafic de drogues illicites».

Les exemples habituellement donnés sont le Venezuela, la Guinée-Bissau et l’Afghanistan, mais certains pays européens font aussi partie de la liste comme l’Albanie entre autres.

source

000000

FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : retour sur l’affaire Fievet – NS 55 DNRED

Madame la directrice générale de la Douane française Isabelle Braun-Lemaire sera-t-elle comme son prédécesseur lointain l’énarque – IGF François Auvigne et tous ses successeurs qui ont refusé d’assumer les engagements pris par l’administration qu’elle dirige ?

——

 

En France, dans la bibliothèque du Sénat

Elise Lucet :
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.
Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet :Honhon !
Michel Charasse : Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues
Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleursparce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse :On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet ; Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Michel Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

La preuve par l’image:

Quelques années plus tard:


000000

EUROPE 🇪🇺 (Cocaïne): Kompania Bello, le démantèlement d’un cartel albanais par Interpol

Le cartel assurait le trafic de cocaïne entre l’Amérique latine et l’Europe. Kompania Bello a été démantelé en septembre 2020 suite à une opération d’Interpol.

Une enquête de Balkan Insight montre comment un Albanais dirigeait cette « fédération criminelle sophistiquée » depuis sa cellule de prison en Équateur.

Lire

====

‘Undisputed Capo’: The Albanian Behind a Cocaine Pipeline to Europe

From a prison cell in Ecuador, Dritan Rexhepi coordinated a sophisticated ‘transnational crime federation’ of Albanian drug traffickers, controlling the flow of cocaine from South America to Europe, from departure to distribution.

Former police officer Arben Frasheri recalls interrogating Dritan Rexhepi in 2006 in the Albanian port of Durres, when the door to the holding cell was left open during a break in questioning.

Reports say Rexhepi walked into the corridor and told the officer on guard, “They’re finished with me.” He was allowed to leave. “Dritan Rexhepi benefitted from negligence,” recalled Frasheri, “and left the police premises.”

It was a costly lapse, giving rise to a career in which Rexhepi, now 40 years old, built an international crime syndicate that has funneled hundreds of millions of euros worth of cocaine from South America to Europe, even as Rexhepi has sat in a prison cell in Ecuador since 2014.

Fourteen years later, in September 2020, the police came knocking, arresting 20 suspects in coordinated raids in 10 countries in Europe and the Middle East to dismantle the Albanian crime syndicate, ‘Kompania Bello’.

According to Europol, the European Union’s police agency, cocaine importers have traditionally worked separately from the wholesalers and gangs distributing the drug, but Kompania Bello “ditched the model and controlled the whole chain.”

The operation to bring it down, codenamed ‘Los Blancos’, followed a five-year investigation led by Italian prosecutors in Florence and is considered, according to Europol, “the biggest of its kind ever against Albanian-speaking organised crime.”

According to court documents obtained by BIRN, Italian prosecutors have identified Rexhepi, 40, as “the undisputed ‘capo’” of Kompania Bello, with access to “endless quantities of cocaine”.

Describing Kompania Bello as “a union of criminal operators,” an Albanian prosecutor involved in the Los Blancos operation told BIRN:

“It certainly poses a threat to public order and security in Albania as we’re dealing with a union of operators with huge criminal and economic potential.”

Jailed in Ecuador, still wanted in Europe

READ MORE

000000

BULGARIE 🇧🇬 (Varna): le chien des douaniers permet la saisie de 400 kilos d’héroïne

Environ 400 kg d’héroïne ont été saisis lors d’une opération du Parquet régional de Varna, de la DG de lutte contre le crime organisé et de l’Agence des « Douanes ». C’est ce qu’a annoncé dans twitter le procureur général Ivan Guéchev, cité par l’agence de presse BTA.

source

La saisie a été permise grâce à un chien des douanes.

Initialement, l’examen aux rayons X des rouleaux de bitume dans lesquels la drogue était cachée n’a pas réagi. Par conséquent, les rouleaux non marqués suspects ont dû être contrôlés plus avant. Cela a été annoncé lors d’un briefing il y a quelques minutes à Varna par le directeur général adjoint de la Direction générale du renseignement et des enquêtes douanières Svetoslav Vladimirov.

Un  douanier a été arrêté et doit être inculpé de trafic de drogue.

SOURCE

000000

000000

GRÈCE 🇬🇷 (Thessalonique): la police grecque a saisi 324 kg de cocaïne de qualité ‘zéro zéro zéro’

Dans la foulée, les policiers ont arrêté trois personnes « d’un réseau international de trafic de drogue » ; un  Albanais, un Croate et un Grec.

Un quatrième membre de ce réseau, un Croate, est recherché.

Arrêtés en flagrant délit alors qu’ils effectuaient une transaction », dans un appartement où habitait l’une des personnes arrêtées, la police a mis la main sur 324 kg de cocaïne dans 260 colis destinée à être vendue en Grèce.

000000

 

PAYS-BAS 🇳🇱 (Interpol): arrestation à Amsterdam de Tse Chi Lop, important producteur et fournisseur sur le plan mondial de méthamphétamines

Les autorités australiennes l’avaient dans le collimateur depuis  de nombreuses années.

« Tse Chi Lop est du niveau d’El Chapo ou peut-être de Pablo Escobar », a déclaré Jeremy Douglas, représentant de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique à l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), à Reuters en 2019.


Tse Chi Lop, citoyen canadien d’origine chinoise, a été désigné par l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime (ONUDC) comme étant le chef présumé de l’immense cartel asiatique connu sous le nom de « Sam Gor », un important producteur et fournisseur sur le plan mondial de méthamphétamines.

« Sam Gor » blanchirait les milliards provenant de la drogue notamment via des casinos, des hôtels et des sociétés immobilières de la région du Mékong, en Asie du Sud-Est.

PLUS

MORE

Asia’s drug ‘kingpin’ more Hollywood than reality

000000

BULGARIE 🇧🇬 / TURQUIE 🇹🇷 (Schengen): Veysel Filiz, lobbyiste d’Erdogan arrêté avec 100 kilos d’héroïne à la frontière de l’UE

Veysel Filiz, lobbyiste de la coalition AKP/MHP au pouvoir en Turquie, a été arrêté, début décembre, avec une centaine de kilos d’héroïne dans ses bagages, alors qu’il tentait d’entrer sur le territoire de l’Union européenne. Anciennement vice-président du Cojep (organisation pro-Erdogan en Europe), puis attaché de presse de l’ambassade de Turquie à Bruxelles, il avait été expulsé par la Belgique en raison de ses activités d’espionnage.

Diplômé en turcologie à l’université de Strasbourg, Veysel Filiz faisait depuis des années du lobbying pour le régime d’Erdoğan en Europe.

Espionnage pour le régime turc

Sa tâche, non officielle, consistait à recueillir des informations sur les opposants au régime d’Erdogan en Europe, en particulier sur les Kurdes, et à communiquer ces informations à Ankara. En 2017, la police belge a découvert que Filiz menaçait des militants de l’opposition vivant en Europe à partir de comptes sociaux enregistrés sous de faux noms.

Porte-parole de l’association de lobbying islamiste EMISCO

En Europe, le lobbyiste de l’AKP a également été le porte-parole de l’Initiative musulmane européenne pour la cohésion sociale (EMISCO). Son nom est apparu pour la dernière fois sur le site web de l’association islamiste, le 29 mars 2020, lorsqu’il a soutenu Ahmet Mete, un prédicateur pomak condamné en Grèce pour incitation à l’antisémitisme.

Le 9 décembre, l’agent turc a été arrêté par hasard à la frontière bulgare, avec une centaine de kilos d’héroïne d’une valeur de cinq millions d’euros. L’affaire n’a été révélée que maintenant, car les autorités turques ont tout fait pour dissimuler l’événement.

Contrairement à l’ordinaire, cette grosse saisie de drogue n’a pas été étalée dans la presse.

Le fils de l’intéressé, Fatih Filiz, parle d’un “complot” contre son père, disant qu’il sera bientôt libéré. Reste à savoir s’il peut espérer une amnistie similaire à celle dont a bénéficié récemment le parrain de la mafia et du crime organisé, Alaattin Çakıcı.

Les Loups gris et la mafia de la drogue

Plusieurs recherches menées au cours des dernières années ont démontré l’implication des régimes turcs successifs dans le trafic de drogue vers l’Europe, ce depuis les années 1970.

LIRE PLUS SUR

000000

AFGHANISTAN 🇦🇫 (Pavot): toujours producteur de 80% de l’héroïne mondiale

Il est 4h30 du matin et Amrullah Khan est en train de prier chez lui avant de se rendre dans son champ de pavot. Il vit dans le district peu sûr de Khogyani, dans l’est de la province de Nangarhar.

Il a appris à cultiver de son père, et ce dernier du sien, et il a formé ses enfants à l’art de cette plante interdite, sur laquelle ils ont commencés à travailler vers l’âge de dix ans. Amrullah est l’un des 590 000 paysans qui ont fait de l’Afghanistan le premier vendeur mondial d’opium, produit de cette fleur.

«C’est la chose la plus dure qui soit», dit celui qui nourrit les 13 membres de sa famille avec la vente de la résine: «Il faut travailler pendant des mois du matin à l’après-midi, cela nuit à la santé et ruine l’avenir de nos enfants« .

Vêtus de leurs vêtements les plus anciens, qui seront bientôt rendus inutiles par le brun intense de la résine, les ouvriers commencent à faire des incisions dans les capsules, d’où ils extraient ce qu’on appelle le «lait de pavot».

L’opium est vendu secrètement. Il est révolu le temps où cela se faisait ouvertement « à la campagne ou dans les bazars locaux ». Maintenant, les « négociants » s’approchent discrètement du village, ou les agriculteurs eux-mêmes transportent le pavot «secrètement dans les zones d’insécurité et contrôlées par les talibans». Ce qui ne manque pas, ce sont les acheteurs. « Tout le monde est impliqué pour gagner quelques centimes, que ce soit des responsables gouvernementaux, des talibans ou des trafiquants de drogue« , dit Amrullah.

La récolte est souvent interrompue par des combats entre les forces de sécurité afghanes, les talibans et le groupe djihadiste État islamique (EI). On ne sait jamais d’où vient la dernière rafale de tirs qui les force à courir.

La culture du pavot n’a pas été bonne cette année et Amrullah n’a fait que 400 $ de sa vente, contre 2000 $ l’an dernier. L’argent obtenu couvre à peine les engrais et la main-d’œuvre, il demandera donc à un trafiquant de drogue une avance pour la prochaine récolte.

Depuis la chute du régime taliban en 2001 grâce à l’invasion américaine, le gouvernement afghan et la communauté internationale ont dépensé plus de 9 milliards de dollars pour mettre fin à la culture de l’opium, sans succès.

L’Afghanistan est toujours le producteur de 80% de l’héroïne mondiale

Selon les données de l’Office des Nations Unies contre le crime et la drogue (ONUDC), la production de pavot n’a fait qu’augmenter: de 185 tonnes en 2001 sous le régime des Taliban et de 3400 tonnes en 2002 (première récolte en présence des forces étrangères), à 6400 tonnes en 2019. Les surfaces occupées pour la culture du pavot sont passées de 800 hectares en 2001 à 163000 en 2019. On peut donc se poser de sérieuses questions sur l’action des organismes en charge de la lutte contre les stups!

L’insécurité serait une des raisons de l’échec des programmes de lutte contre les stupéfiants

« 83% de la culture a lieu dans des zones dangereuses contrôlées par les talibans facilite le trafic de drogue », souligne le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Tariq Arian.

La police afghane, avec le soutien des forces américaines, a détruit un total de 500 laboratoires de traitement de la drogue entre 2009 et 2019 par des frappes aériennes, des opérations spéciales et la campagne médiatique « Iron Tempest » entre 2017 et 2018 menée par les États-Unis.

Les talibans tirent environ 200 millions de dollars par an de la vente de drogue, un montant, selon les données de l’armée américaine, supérieur à ce dont ils ont besoin pour couvrir les dépenses de leur guerre contre les troupes internationales et locales.

Les talibans nient toute implication

« L’émirat islamique – comme aiment s’appeler les talibans, n’a rien à voir avec la culture, le trafic et les autres activités liées à la drogue », a déclaré à EFE le principal porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid.

Le Narco Malang Amani (le nom a été changé) est un trafiquant de drogue de niveau intermédiaire. Il achète généralement de petites quantités d’opium à des commerçants locaux ou directement à des agriculteurs de confiance dans l’est de l’Afghanistan. Amani, 59 ans, a passé les 18 dernières années dans le business et le trafic de drogue et regrette l’époque après l’effondrement du régime taliban où la contrebande était « facile et rentable« .  » On pouvait conduire une voiture remplie d’opium à 600 kilomètres de Nangarhar au sud de Kandahar sans problèmes, en payant à la police «une petite somme ou un cadeau» « .

Ces dernières années, cependant, les « expéditions » ne pèsent plus que 20, 30 voire 50 kilos dans le meilleur des cas, et en plus « il faut changer plusieurs fois de voiture, utiliser de fausses plaques d’immatriculation, des fausses cartes d’identité et même porter une kalachnikov« .

Dans le sud de l’Afghanistan, les gros trafiquants de drogue achètent de l’opium à des intermédiaires comme Amani, des transactions qui sont toujours effectuées dans des zones dangereuses et donc cachées. Une fois les différentes livraisons intermédiaires rassemblées, elles sont ensuite expédiées en gros envois à travers les zones contrôlées par les Taliban vers le Pakistan et l’Iran.

La  frontière s’étend sur de 900 kilomètres entre les deux pays voisins

 

L’Iran, la première base logistique

En Iran,  les gardes-frontières ont construit des fossés entourés de barbelés, des murs et des tours de guet sur la ligne de 900 kilomètres entre les deux pays voisins. Soutenus par la Police Anti-Narcotiques, ils se consacrent principalement à empêcher les drogues d’entrer dans leur pays. Au cours des trois dernières décennies, ils auraient démantelé quelque 50 000 gangs.

Les provinces les plus actives sont le Sistan et le Baloutchistan et le Sud-Khorasan, dans le sud-est du pays. C’est la route terrestre traditionnelle, à laquelle il faut ajouter la route maritime, qui a son épicentre dans la région sud d’Hormozgan, dans le golfe Persique.

Il existe d’autres routes hors d’Afghanistan pour l’héroïne, l’opium et les amphétamines, entre autres drogues: vers le nord et l’ouest du pays, via le Pakistan ou vers le sud via l’océan Indien; mais ce sont des itinéraires plus longs qui impliquent des difficultés et nécessitent des capacités plus grandes.

« La route la plus proche de l’Europe est celle qui mène aux frontières de la République islamique d’Iran avec la Turquie et pour les passeurs, il est important que les drogues arrivent plus rapidement« , explique le chef de la police anti-stupéfiants iranienne, le brigadier général Mohammad Massoud Zahedian.

Les chiffres sont frappants. Au cours de la seule année 1398 du calendrier persan (jusqu’au 20 mars 2020), les forces iraniennes ont saisi 950 tonnes de drogue, 150 de plus que l’année précédente. 80% étaient de l’opium et le reste de l’héroïne, de la morphine et du cristal. Il y a eu 2 319 opérations et 1 886 gangs de drogue démantelés, selon les données du quartier général iranien de contrôle des drogues.

Mohammad Massoud Zahedian précise que l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime sait que l’Iran saisit plus de 90% de l’opium dans le monde, 26% d’héroïne et 48% de morphine. Pour la République islamique d’Iran, la  lutte est constante en essayant d’empêcher l’entrée sur notre territoire et de l’utiliser comme voie de transit.
Cet effort, ajout-t-il, est entravé par la faible aide internationale, à la fois financière et logistique, et par les sanctions des États-Unis, qui empêchent l’Iran d’acquérir les équipements nécessaires et modernes, notamment pour lutter contre le trafic sur la voie maritime du golfe Persique. qui est en plein essor.

La coopération est étroite avec d’autres pays touchés tels que le Pakistan et l’Afghanistan, dont le siège de coordination est situé à Téhéran. La surveillance des trafiquants de drogue commence au point de production et se termine au point de consommation afin de mener des opérations conjointes qui démantèlent l’ensemble du réseau de contrebande.

Ces réseaux ont parfois des liens avec le terrorisme, ce qui ajoute du danger aux opérations: «Des groupes djihadistes comme Daesh et Yeish al Adl vendent de la drogue pour couvrir leurs dépenses et l’acquisition d’armes», explique Mohammad Massoud Zahedian , ajoutant « Cette bataille pèse lourdement sur l’Iran. 3 850 membres du personnel de sécurité sont morts dans des opérations de lutte contre le trafic de drogue au cours des trois dernières décennies et quelque 12 000 ont été handicapés. Quelque 700 millions de dollars ont également été dépensés pour sécuriser nos frontières »

Mais ces drogues n’arrivent pas en Iran uniquement pour être transporté. «Nous avons 2 millions de toxicomanes en Iran», admet Abás Deilamizadeh, directeur de l’ONG «Tavalode Dobareh» , qui travaille dans des programmes de désintoxication depuis deux décennies. À ces deux millions s’ajoutent 800 000 consommateurs occasionnels. En Iran, l’opium était fumé dans une pipe. Aujourd’hui, comme dans le reste du monde, l’héroïne et le crystal sont ses formes les plus demandées.

Depuis la fin du siècle dernier, l’héroïne a dévasté plusieurs générations aux États-Unis

Un énorme camion à ordures s’arrête avec le moteur en marche devant un centre de traitement de la toxicomanie à Baltimore, aux États-Unis, où le Dr Jordan Narhas-Vigon attend. Le chauffeur, un homme d’âge moyen, sort nerveusement, demande l’ordonnance et revient au véhicule en courant.

« Le problème de l’héroïne est profondément enraciné. Un des patients que nous avons traités m’a dit qu’il en consommait depuis l’âge de 11 ans. Et maintenant, il a 50 ans, travaille et continue de lutter contre la toxicomanie« , explique le médecin. Les problèmes d’héroïne, dans de nombreux cas, passent des grands-parents, aux parents et aux enfants.

L’équipe médicale qui est installée à l’extérieur du centre de détention de la ville de Baltimore, compte près d’un millier de détenus, dont beaucoup attendent d’être jugés. A mi-chemin entre Philadelphie et Washington, Baltimore, avec près de 2,5 millions d’habitants, est l’un des épicentres historiques de la consommation d’héroïne sur la côte Est. Et il y a des histoires similaires à Boston, New York, Atlanta, Cleveland ou Pittsburgh.

Plus de 750 000 personnes sont mortes de surdose depuis 1999 en grande majorité à cause des opiacés, selon les données du Center for Disease Control (CDC) et plus de 71000 rien qu’en 2019.

L’héroïne est dans les rues des États-Unis depuis 1970, la plupart en provenance d’Asie du Sud-Est

Le marché a changé récemment avec l’entrée du Mexique comme principal fournisseur et l’arrivée du fentanyl, un opiacé utilisé pour traiter la douleur causée par le cancer, entre autres maladies. On estime qu’elle est jusqu’à 50 fois plus puissante que l’héroïne.

Les cartels mexicains, selon deux hauts responsables de la DEA (Drug Enforcement Administration) des États-Unis, se sont simplement adaptés à la demande. Pour ce faire, ils ont augmenté leur capacité de culture du pavot dans leur Triangle d’Or, qui regroupe les États de Sinaloa, Chihuahua et Durango, près de la frontière américaine.

Augmentation du surdosage

Petit à petit, se perdant dans ses pensées, les «clients» apparaissent. Les voitures sur l’autoroute voisine bourdonnent comme des moustiques à côté du fourgon du Behavioral Health Leadership Institute (BHLI), une organisation non gouvernementale dédiée à fournir des services de santé aux toxicomanes les plus vulnérables QUI  prescrit principalement des médicaments, car très peu bénéficient d’une couverture médicale, et propose des inhalateurs de «narcan» (naloxone), le médicament utilisé pour traiter les surdoses d’opiacés.

Aux commandes, Deborah Agus, sa directrice, une petite avocate énergique qui parle sans arrêt: avec des «clients», comme elle appelle les patients; avec les agents de la prison qui vont et viennent, avec les policiers qui vont et viennent; même avec les quelques marcheurs.

« Nous sommes une vieille ville typique, urbaine et sur la côte est. Avec des problèmes liés aux niveaux élevés de pauvreté, aux questions raciales, au manque de financement fédéral et étatique pour l’éducation, et au fil des ans, il y a eu des problèmes avec la police, des émeutes… » dit-elle.

«Il y a toujours eu des problèmes de consommation d’héroïne à Baltimore, mais, comme ailleurs, on n’y a pas prêté attention jusqu’à ce que les garçons de familles blanches aisées commencent à faire une surdose. C’était un problème caché», explique Deborah Agus. Et c’est toujours le cas: « Pendant la pandémie, les décès par surdose ont de nouveau augmenté de façon spectaculaire. »

Maintenant, en plus, la rue exige un mélange de stupéfiants. « Fentanyl avec de l’héroïne, avec de la marijuana, avec n’importe quoi« , quelque chose d’extrêmement dangereux qui augmente le risque de surdose.

Rapport de Baber Khan Sahel (Khogyani), Marina Villén et Artemis Razmipour (Téhéran), Alfonso Fernández (Baltimore). Edité par Moncho Torres, Susana Samhan, Raquel Godos et Javier Marín.

source

000000

NARCOTRAFIC: les opérations de transport aérien continuent, pourtant Julian Assange n’avait pas manqué d’alerter en son temps

Aujourd’hui, nous sommes tous en attente de la décision de la décision de la justice britannique d’extrader ou non Julian Assange qui sera rendue le 4 janvier 2021, a annoncé la juge Vanessa Baraitser.

Il s’agit de sa onzième année de détention arbitraire, dont sept ans à l’ambassade de l’Équateur, et maintenant bientôt deux ans à Belmarsh , la prison de haute sécurité de Londres qui risque de se terminer par une peine de prison de 175 ans, s’il est extradé aux États-Unis.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

Rien n’a changé!

Au pays de Cocagne qu’est la France, on continue à faire semblant de lutter contre les trafics de drogue et les duettistes de Beauvau continuent d’alterner les instruments qu’ils utilisent passant de la flute, aux flutiaux et pipeaux dans les prestations qu’ils donnent journellement!

———————————————————————————-

Un gigantesque trafic dissimulé, et une base secrète de plus…mais ça, c’était hier!

Encore une fois, Wikileaks démontre qu’il servait à quelque chose en révélant le détail de conversations de chefs d’états sur des sujets dont personne n’a souhaité parler jusqu’ici. Je vous ai conté ailleurs en détail cette incroyable affaire d’un Boeing 727 retrouvé calciné en plein désert. Je vous ai toujours dit que cette affaire était fondamentale, car l’énorme avion bourré de coke n’était qu’un petit bout d’un énorme iceberg, et avant tout un énorme scandale planétaire. Celui d’un trafic phénoménal de transfert de cocaïne sud-américaine vers le continent africain, pour la réexpédier en Europe, ou même vers les Etats-Unis, avec l’aval de gouvernements, tant les quantités transportées sont importantes.

 

Or, que révèle Assange à ce propos ? Ceci  : « Selon un télégramme diplomatique diffusé par Wikileaks et étudié par Le Monde, dans son édition du mercredi 05 janvier, « l’administration de l’aviation civile malienne, prévenue du fait que le certificat de navigabilité de l’appareil avait expiré, s’était vu interdire d’intervenir et d’enquêter sur le crash. En outre, les autorités de Bamako ont refusé de communiquer à ce sujet avec l’agence américaine antistupéfiants », révèle encore cette dépêche diplomatique. Mais voilà qui est plus que passionnant ! Un gouvernement qui refuse de collaborer sur une enquête concernant 5 tonnes au minimum et plutôt 10 tonnes de cocaïne selon les spécialistes ? La question que l’on se pose, avec les autorités maliennes, est évidement celle ci : « Pourquoi une telle inertie ? D’après Le Monde, qui cite une source diplomatique occidentale, « le président malien se trouverait redevable envers des personnalités qui ont négocié avec succès la libération d’otages occidentaux. Et certaines de ces personnalités seraient impliquées dans le trafic de drogue. » Que cela peut-il signifier ? Qui étaient ses négociateurs et quels étaient ces otages ? Les négociateurs auraient quelque chose à voir avec le trafic de drogue ? Le Mali, sur cette affaire a-t-il agi de son plein gré, où a-t-on fait pression sur lui pour étouffer l’affaire ?

Mieux encore : « Selon le site WikiLeaks, des éléments tendraient encore à prouver que l’aviation civile malienne avait été prévenue, notamment par le Nigeria et les Etats-Unis, des rotations de ce Boeing entre la Colombie et le Mali. Mais qu’elle n’avait rien fait, en l’absence d’ordre formel de sa hiérarchie, c’est-à-dire l’Etat malien. L’ordre d’enquêter étant tombé finalement trois semaines après la découverte de la carcasse de l’appareil… ». L’état Malien a donc freiné l’enquête, on s’en doutait un peu : logiquement, on aurait dû retrouver le numéro de l’appareil parmi les débris calcinés . Wikileaks a donc mis le nez dans quelque chose de très tordu, encore une fois. En prime, on apprenait que l’avion crashé avait déjà fait de nombreuses « rotations » avant de se faire détecter : un avion de ce tonnage atterrissant à plusieurs reprises avait fini par attirer tout le monde… y compris la DGSE, qui s’était souvenue pour sûr d’un autre 727 plein de drogue. Celui du prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. On imagine mal les services secrets français ne pas dépêcher un espion là-bas pour aller faire le tour de l’épave. Et on imagine sans problèmes le nom de celui envoyé…

L’allusion du président malien visait nécessairement un de ces concitoyens, mais pourrait aussi concerner un étranger, ce qui poserait un problème diplomatique certain : « redevable envers des personnalités qui ont négocié avec succès la libération d’otages occidentaux » aurait pu viser semble-t-il au départ le maire de Tarkint, qui avait effectivement beaucoup fait pour la libération de Pierre Camatte détenu par Abdelhamid Abou Zeid, après avoir été enlevé par des mafieux locaux (et « revendu » après à Abou Zeid). Celui-là, ou un de ceux venus complaisamment déposer à propos de la mort de Germaneau la thèse officielle… française, de la mort après l’assaut, en représailles de l’attaque du camp. Or, dans ce camp, avais-je signalé, qu’avait-on trouvé, sinon le propre fils d’un dignitaire mauritanien, Aboubacr Essidigh, qui « serait ainsi le fils de l’ancien député d’Aleg (ville mauritanienne), Yahya Ould Abdi ». Un Elu de l’Assemblée nationale mauritanienne et signataire d’un texte fustigeant l’attaque terroriste du 24 décembre 2008 à Aleg. Un texte émanant des « mauritaniens vivant aux Etats-Unis »  : « Les Mauritaniens vivant aux Etats-Unis appellent leurs compatriotes à s’unir et à mesurer à sa juste valeur la gravité de la situation. Nous avons affaire à des groupes fanatiques, idéologiquement alimentés par des Fatwas sans fondement, promues par des idéologues de la désespérance humaine et qui sont prisonniers d’une logique négationniste totalement incompatible avec le principe fondateur de l’Islam auquel se réfère le verset 256 de Sourate Al-Baghara « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu’il croit en Dieu saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Dieu est Obedient et Omniscient. ». Notre Foi et nos convictions morales nous imposent de condamner et de combattre cette idéologie nihiliste. Il y va de notre avenir et de celui de l’humanité toute entière. » On comprend alors le problème du président malien, que Nicolas Sarkozy était venu supplier de libérer Camatte, en élargissant quatre prisonniers, des islamistes extrémistes ayant commis des attentats, justement. Yahya Ould Abdi avait-il participé aux négociations ? Etait-ce lui qui aurait été visé par la phrase d’ATT ?

Le négociateur aurait donc été lui-même empêtré dans le trafic ? Ça se conçoit aisément quand on sait comment ce dernier est sélectionné : « Le Malien Omar Ag Aly, un des médiateurs en 2008 ayant obtenu la libération de deux touristes autrichiens enlevés en Tunisie avant d’être transférés au Mali, se souvient que les commanditaires d’Aqmi ont, dans un premier temps, versé 7 500 euros aux intermédiaires ayant participé au rapt. « Les intermédiaires sont des volontaires ou des gens contactés par Aqmi pour enlever les otages. Le tarif varie selon les circonstances », affirme-t-il ». Un tarif qui peut être plus élevé encore (et qui peut donc faire naître des vocations. « Lors de l’enlèvement, le 14 décembre 2008, de deux diplomates canadiens dans la région de Niamey, rien que les intermédiaires se sont partagés plus de dix millions de FCFA (15 000 euros), car la distance était longue, les otages étant venus au nord du Mali », explique une source sécuritaire malienne. » Les négociateurs sont-ils pour autant complices ? A voir certaines transactions, on peut effectivement le penser : « Une fois la rançon versée, certains médiateurs ont droit à leur part. En 2004, « Ibrahim » faisait partie d’un groupe de médiateurs maliens ayant obtenu la libération d’une dizaine d’Européens retenus prisonniers au Mali : « Pour être franc, même les salafistes (membres d’Aqmi) ont donné de l’argent à certains d’entre nous quand ils ont eu la rançon », affirme-t-il ».

Cela semble une évidence : « Il se souvient avoir croisé, juste après la libération des otages, « un autre groupe de médiateurs, qui voulait monnayer ses services. Il y a beaucoup d’escrocs qui cherchent à se faire de l’argent ». L’un d’eux, surnommé « Monsieur commission », très connu dans le nord du Mali, est soupçonné d’être à la fois au centre d’enlèvements et de libérations d’otages : il est aujourd’hui l’un des plus importants propriétaires de bétail du Sahel ». Dans le cas de la libération de Pierre Camatte, on est même allé plus loin en relâchant des talibans : « Un autre Malien, « Omar le Sahraoui », qui avait été condamné en Mauritanie à douze ans de prison pour l’enlèvement d’Espagnols, a participé fin août à leur libération juste après avoir été extradé au Mali« . Pire encore, quand on découvre qui décide du sort des otages : « Dans le cas des sept otages (cinq Français, un Togolais et un Malgache) enlevés mi-septembre au Niger et transférés au Mali, après les preuves de vie, les revendications tardent à venir. « C’est normal. Les auteurs du rapt attendent de recevoir des ordres de leur hiérarchie basée en Algérie », affirme un responsable de la région de Kidal (nord-est du Mali) très au fait du dossier ». Et qui dit Algérie, dit plutôt RDS qu’islamiste, on le sait.

Donc si l’on résume : le gouvernement du Mali, celui qui a tout fait pour libérer Camatte, était donc parfaitement au courant du trafic de drogue, et devait donc aussi savoir d’où venait ce Boeing, et à qui il était destiné. Et devait aussi savoir que celui qu’il faisait libérer sur fortes pressions françaises n’était pas venu pour faire dans l’ONG mais bien pour examiner ce trafic, et même certainement s’être rendu sur le lieu du crash pour ramener des éléments d’enquête à Paris. Le trafic a persisté bien après : le 17 octobre 2010, des touaregs, soutenus par l’armée malienne, désormais, échangeaient des tirs près de Kidal avec des trafiquants, justement. Parfaitement au courant, mais manquant de moyens pour surveiller le territoire. « Nous sommes les otages d’une situation qui nous dépasse » constatait le président Amadou Toumani Toure (di ATT), visiblement incapable d’éradiquer le problème. Un aveu qu’il réitérera en décembre de la même année :« la bande sahélo saharienne, c’est la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, l’Algérie, la Libye , le Tchad et elle va jusqu’au Darfour. C’est le quart du continent africain. Quelqu’un va-t-il me dire qu’il y a une armée pour garder ça ? Il peut aller le dire ailleurs, mais à un général comme moi, s’il le dit, je ne réponds pas, par respect, mais, je sais que ce qu’il dit n’est pas vrai. ‘’ Et c’est l’opinion d’un ancien militaire !

Une théorie renforcée par l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali qui évoque ainsi ses rencontres avec ATT : « Il a également parlé des nouvelles fissures entre les factions AQMI. Le succès du Mali a suscité un certain intérêt des voisins. ATT avait précédemment (et désespérément) demandé une coopération. Le message central d’ATT a été que le Mali s’est engagé résolument à l’action lutter AQMI. ATT a souhaité que les Maliens puissent maintenant compter sur des amis comme les Etats-Unis pour les aider dans cette lutte. Ses demandes spécifiques restent, comme indiqué précédemment : le transport et la logistique, les communications, le soutien du renseignement, la construction de petites bases, de points de repos pour les soldats maliens postés dans le désert et la réhabilitation de la piste d’atterrissage de Tessalit comme un point clé pour réaffirmer le contrôle de l’Etat sur le Nord. Il a également parlé d’une aide financière pour soutenir ses troupes. La discussion a porté sur la valeur possible des campagnes d’information pour renforcer le désaccord entre le Nord du Mali et d’autres Arabes et AQMI, et l’importance de rapidement mettre en place des programmes de développement dans le Nord pour donner des solutions de rechange ».

Devant une telle impuissance, on reste coi

Où sont donc passés les conseillers américains venus montrer au maliens dès 2007 comment mater ces fameux islamistes d’al-Qaida, en réalité des trafiquants de cocaïne ? A quoi ont servi les avions de surveillance dépêchés sur place, ce qu’avait révélé le crash du Dash 8 de l’U.S. Africa Command (U.S. AFRICOM), le 20 novembre 2009, soit 21 jours après le crash du 727 ? Un crash survenu faute de kérosène suffisant (!) à Tarakigné, village situé à 30 kms à peine de Kolokani. 5 jours après à peine, le général Ward rencontrait le Président de l’Algérie, et deux jours plus tard ATT. Lors de ce rendez-vous, ATT avait déclaré que « le Mali allait coopérer avec les pays amis pour essayer d’obtenir des informations sur la nature du vol et allait déposer des plaintes concernant la violation de son espace aérien auprès d’Interpol et auprès du Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime ». Or on sait par la dépêche de Wikileaks qu’il n’en a strictement rien fait : difficile de croire que ce soit de sa seule initiative. Il est évident qu’on a cherché à minimiser le crash du 727, qui montrait une pratique courante de transfert de grandes quantités de drogue dans la région. En réponse, « le général Ward a déclaré avec l’ambassadeur Milovanovic, que nous sommes très attentifs à la façon dont nous pouvons accroître la capacité de l’armée malienne à éliminer la menace. Les États-Unis cherchent à assurer un continuum de formation et de renforcement des capacités de maintenance. Garder les unités entraînées ensemble et utiliser le matériel fourni de manière durable pour aider le Mali à atteindre ses objectifs. » Bref il noyait complètement le poisson. Histoire de ne pas révéler les liens avec les trafiquants colombiens d’un côté et le DRS de l’autre, l’Algérie étant le but final en territoire africain pour la drogue. Lors de la prise d’otages du Niger, tragiquement terminée pour deux français, on le sait, le convoi de quatre voitures de preneurs d’otages se dirigeait vers… le Mali.

Mieux encore : le 8 décembre, le Major General David R. Hogg, commandant de l’Africom, déclarait que les Etats-Unis n’avaient pas de base en Algérie, et refusait d’évoquer le contenu des documents de Wikileaks y faisant allusion « repris par la presse française ». Le 14 décembre, devant les révélations trop pressantes, changement de déclaration : « les Etats-Unis songeraient à établir une base en Afrique du Nord » : selon l’agence UPI, une déclaration signifiant aussi que « les Etats-Unis allaient augmenter la traque d’Al-Qaida dans la région »  : on avait affaire à un scénario écrit à l’avance : celui d’amener dans les bagages un fantomatique Al-Qaida pour trouver le prétexte idéal pour installer des bases militaires. Dès le 30 décembre 2009, l’Algérie avait déjà accordé le droit de survol de son territoire aux EP-3 Orion américains, pour de la surveillance de type SIGINT. « Sabri Boukadoum (« le directeur général Amérique au ministère des Affaires étrangères algérien »), a demandé des informations sur la trajectoire de vol prévue de l’EP-3 dans l’espace aérien algérien (DCM a confirmé que, au départ de Rota, les missions consisteraient probablement à survoler la région sud-ouest, près de Tindouf), si l’aéronef chercherait à survoler la Mauritanie et le Mali à chaque mission (DCM a répondu que les missions seraient divisés entre celles principalement survolant le Mali ou la Mauritanie, mais pas les deux), et si la collecte se produirait à l’intérieur de l’espace aérien algérien (DCM a réitéré la notation dans laquelle l’avion ne servirait pas à recueillir des informations sur l’AQMI en Algérie à moins que le GOA ne le demande expressément). En somme, L’AQMI serait surveillé par les Orions américains… mais pas en Algérie même.

Or cette base existe : c’est celle où sont stationnés les Orion P-3, justement  : « et en cherchant un peu dans les différents articles de la revue, on peut retrouver un papier daté d’il y a quelques mois intitulé « Afrique : la nouvelle frontière militaire ». Il y est fait état du financement par le Congrès américain en 2005 et pour une durée de six ans de l’Initiative Transaharienne de Contre-Terrorisme (TSCTI). Doté de 500 millions de dollars, ce fond vise à financer notamment…une base en Algérie d’avions P3 Orion qui serait aujourd’hui en activité dans le sud du pays. Les avions P3 Orion sont à la fois des avions de reconnaissances et des avions de troupes. Selon un expert militaire algérien interrogé par « toutsurlalgerie.com », « il s’agit effectivement d’une base construite et modernisée par BRC Halliburton à Tamanrasset depuis 2004 pour accueillir ce type d’avions. Il y a actuellement en Algérie un P3 Orion américain ainsi que 6 avions Beech-1900 Hisar qui ont le même rôle de reconnaissance ». Ainsi après les exercices militaires communs entre les forces spéciales américaines et les forces spéciales algériennes racontés par Robert Kaplan dans son livre « Hog Pilots, Blue Water grunts » et dont « toutsurlalgerie.com » s’était fait l’écho, voici de nouvelles révélations qui attestent de la présence militaire américaine sur le territoire algérien. Déjà Kaplan citait un haut responsable militaire qui appelait à cette coopération sous forme d’une présence américaine permanente ». Et voilà comment on arrive à implanter une base fondamentale pour les USA dans un pays qui s’est toujours tourné jusqu’ici vers les russes pour ses équipements militaire : chapeau, non ?

Car c’est bien une base de la NSA qui a été installée : une base à « grandes oreilles »

Qui sert déjà à beaucoup de choses : « Depuis le début de l’épisode des deux touristes autrichiens enlevés dans le désert tunisien puis transférés dans le nord du Mali, les Américains semblent particulièrement bien informés sur la situation des otages et même l’endroit où ils pourraient se trouver. On peut difficilement ne pas faire un lien avec une éventuelle présence de forces américaines dans cette région, avec des moyens de reconnaissance efficaces de type…P3 Orion, par exemple » note El Watan. Les américains ont toujours su où étaient tous les otages, cela signifie, en effet. Grâce à des procédés bien rodés. En Irak, pour surveiller les groupes de terroristes, ils avaient laissé s’organiser un trafic de 4×4 neufs ou volés qui avaient tous une particularité : d’avoir des numéros de châssis US, tous, et d’être passés dans le même garage de Floride où leur était apposé une puce émettrice, captable de Boeing RC-135 River Joint de surveillance d’IEDs (redoutables il paraît) ou d’avion de taille d’un P-3… laissant la presse écrire « on ne sait pas où sont les otages de l’AQMI »…

Récemment, le FBI avait refait de même avec un étudiant... soupçonné d’avoir des liens avec Al-Qaida ! Une base où bientôt les Orions seront remplacés par des drones, dont les USA expérimentent aux Seychelles une nouvelle variante dotée d’un étrange chargement, à ce jour inconnue… un drone sous les ordres de l’Africom.

Il y en a déjà trois de positionnés. Pas d’armes à bord, c’est interdit avec les accords passés… avec Mahé et la République des Seychelles.

Si l’Afrique devient un nouveau Pakistan ou un nouvel Afghanistan, les drones tueurs sont déjà prêts…

source

000000

FRANCE 🇫🇷 (DNRED): lorsque la faconde de Michel Charasse était mise en défaut rien qu’en évoquant Marc Fievet

LIRE ou RELIRE

l’interview de Michel Charasse par Elise Lucet

°°°°

Pour Michel Charasse, »On ne fait pas la guerre avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet »

Elise Lucet : Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.

Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?

Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en  mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation

Elise Lucet : Honhon !

Michel Charasse : Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues

Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs

Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…

Elise Lucet : Beaucoup ?

Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse : Et c’est d’ailleurs parce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal

Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.

Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées…. Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,

Elise Lucet : Oui

Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…

Elise Lucet : Oui…
Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet

Elise Lucet :Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !

Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont

Elise Lucet : Honhon.

Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…

Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.

Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.

Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…

Miche Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….

Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…

Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’État de droit qui est assez flexible…

Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…

Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…

Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?

Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…

Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…

Michel Charasse : (6 secondes de silence) Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.

Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

0000

 

Depuis cet interview, tous les hauts fonctionnaires de la Douane française ont refusé d’assumer les actions menées par Marc Fievet pour le compte de la DNRED.

Plus fort, le TA (tribunal administratif) a refusé le témoignage de Christian Gatard, l’officier traitant de Marc Fievet certifiant que ce dernier n’avait jamais manqué d’honneur envers la Douane.

Il semblerait que l’honneur ne soit pas une vertu connue par les DG Comolli, Viala, Duhamel, Cadiou, Auvigne, Mongin, Fournel, Crocquevieille, Gintz et Braun-Lemaire.

Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « SECRET DÉFENSE »

000000

 

NARCO-BUSINESS: le trafic se déplace, se transforme, s’adapte.

Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort…

Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir.

Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous,  Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale.

Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place.

Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

000000

EUROPE 🇪🇺 (cocaïne): en 2018, environ 2.000 tonnes de coke sont entrées via la Belgique, l’Espagne, les Pays Bas, la France, l’Allemagne, la Pologne, l’Italie, le Monténégro, l’Albanie, la Bulgarie, la Grèce, la Roumanie et le Portugal

Les « indicateurs suggèrent que la disponibilité de la cocaïne en Europe atteint un niveau sans précédent », alerte cette agence européenne dans son rapport annuel publié mardi, qui se fonde sur des données collectées en 2018, l’année la plus récente disponible.

Les saisies de cocaïne y ont atteint un pic historique avec près de 181 tonnes interceptées, soit plus de 40 tonnes de plus qu’en 2017, année du précédent record. Le nombre de saisies (110 000) est lui aussi sans précédent. En parallèle, le niveau de pureté de cette drogue augmente depuis dix ans, alors que son prix de revente au détail « reste stable ».

C’est en Belgique (53 tonnes), en Espagne (48 tonnes) et aux Pays-Bas (40 tonnes), dont les ports constituent les points d’entrée maritime historiques de la cocaïne en Europe, que les saisies ont été les plus importantes en 2018.

Les marchés du darknet

L’OEDT s’inquiète d’ailleurs de « l’infiltration par des groupes criminels organisés des chaînes d’approvisionnement logistiques, des routes maritimes et des grands ports ». Outre la cocaïne, l’organisme pointe « l’augmentation des saisies de grandes quantités […] de résine de cannabis et, de plus en plus, d’héroïne acheminées par la mer ».

Le rapport montre également l’impact de l’épidémie de Covid-19 sur le marché des drogues. Si le confinement quasi général en Europe a fait chuter le transport aérien, « le trafic par voie maritime s’est poursuivi aux niveaux d’avant la pandémie ».

En parallèle, « les consommateurs et les revendeurs se sont tournés vers les marchés en ligne du darknet, les plateformes des réseaux sociaux et les services de livraison à domicile ».

source et lire en totalité

°°°°°°°°°°°°°°°°°

Pour lutter contre cette déferlante, ce qui nous rassure, ce sont les plateformes de signalement comme PHAROS en France!

Un bémol pourtant… surtout pas plus de dix signalements par jour!

000000

 

DOUANE FRANÇAISE 🇫🇷 (DNRED): la controverse suite à la sortie du film Gibraltar et la réponse de Marc Fievet publiée sur Allociné et complétée

La controverse suite à la sortie du film Gibraltar et ma réponse publiée sur AllocinéRéponse de Marc Fiévet, suite à la polémique autour du tournage de Gibraltar, dans son intégralité

Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Marc Fievet, je suis l’homme qui a inspiré le film « GIBRALTAR » après la parution de mon livre « L’AVISEUR ».

Suite aux vidéos mises en ligne sur Allociné (celles d’Abdel Raouf Dafri et Julien Leclercq) et la controverse soulevée, j’estime nécessaire d’apporter quelques précisions supplémentaires sur le film produit par Dimitri Rassam et réalisé par Julien Leclercq, avec dans le rôle de Marc Duval, Gilles Lelouche, dans le rôle de l’officier recruteur des douanes françaises et agent traitant, Tahar Rahim et dans le rôle du narco – considéré comme le Copernic du narcotrafic mondial par Roberto Saviano dans son dernier livre Zero, zero, zero – Riccardo Scamarcio. Surprise dans ce livre de Saviano qui consacre plus de 50 pages à Claudio Pasquale Locatelli, aucune trace de moi, certainement modification des faits souhaitée par les autorités italiennes et américaines. Bizarre! Vous avez pensé bizarre, comme c’est bizarre!

L’AVISEUR
Le  scénario initial tiré du livre « L’Aviseur » que j’ai écrit, et qui a inspiré l’écriture par Abdel Raouf Dafri, du scénario auquel j’ai participé et pour lequel j’ai signé un contrat de consultant, n’a pas été respecté par le réalisateur et ne correspond en rien à ce qui devait être tourné…

Comment aurais-je pu accepter d’être présenté comme ce Marc Duval, tenancier d’un « bar à tapas » de troisième zone, incapable de faire marcher son business et s’entêtant toutefois à garder un voilier qu’il n’était pas capable d’assumer financièrement ?

Comment aurais-je pu accepter que le réalisateur Julien Leclercq tourne des scènes qui n’ont strictement rien à voir avec la réalité de mon vécu ?

Comment aurais-je pu accepter de voir sali le rôle que j’ai joué auprès des autorités régaliennes et des ‘opérations undercover’ des services de lutte contre le narcotrafic ?

J’ai rencontré le réalisateur Julien Leclercq pour la première fois lors de la projection privée à laquelle j’ai assisté, accompagné de mes avocats, le 15 juin 2013. Je lui ai immédiatement demandé pour quelles raisons la scène de ma rencontre avec le ministre Michel Charasse ne figurait pas dans le film (alors qu’elle se trouvait dans le scénario d’Abdel Raouf Dafri)?  Après un bafouillage, il m’expliqua que c’était une question de coût !

Fichtre, tourner une scène dans un bureau avec un ventru à bretelles fumant le « Cohiba » aurait au moins démontré la volonté politique des actions d’infiltration. Mais c’était trop cher ! Ce sera l’unique rencontre que j’aurais eu avec ce « grand » professionnel.

Pourtant, si l’on en croit les propos de Christian Gatard :

Christian Gatard (le douanier joué par Tahar Rahim) interviewé par Ouest France le 7 octobre 2013:

« Marc Fiévet a été très productif et très professionnel en matière de renseignements. Il travaillait de manière rigoureuse avec une production dense, riche et intéressante sur les individus et les mouvements de bateaux. Il a rencontré plusieurs fois le ministre, Michel Charasse, et les Douanes lui ont même financé l’achat d’un restaurant près de Marbella.

Notre coopération opérationnelle a duré six ans et malheureusement il a été arrêté par les Britanniques, à la demande des Canadiens.
À la question « Pourquoi a-t-il été arrêté ? » :
« Au fil du temps, il s’est infiltré dans les réseaux et a été, entre autre, en relation avec un gros baron de la drogue, Claudio Locatelli. Il a participé à de nombreuses opérations, notamment six tonnes de cocaïne au Canada. Bien que les Britanniques aient profité des renseignements de Marc Fievet, ils avaient une dent contre lui au sujet d’une livraison de cocaïne pour l’IRA qui n’avait pas eu lieu et ils l’ont « flingué ».
Grâce à lui, on les avait informés de cette livraison, ils étaient très intéressés, ils espéraient arrêter des membres de l’IRA et ont donné des instructions précises.
Marc Fievet devait attendre en pleine mer la livraison par avion, en provenance du Vénézuela. Mais, dans la zone concernée, les Américains ont procédé inopinément à des contrôles renforcés et le largage n’a donc pas eu lieu.
Après un mois d’attente, Marc Fievet est reparti et les Anglais ont été très désappointés.
Cet épisode est d’ailleurs relaté dans le film de manière déformée. Après son arrestation, il n’a pas été soutenu par la France. Il aurait peut-être pu bénéficier d’une remise de peine suite à son rapatriement du Canada, deux ans après sa condamnation, mais le directeur général des douanes avait changé ainsi que le ministre. »
Que pensez-vous du film ?
« Il est assez violent. Heureusement, ces meurtres n’ont pas existé ! Il y a des invraisemblances. On me fait faire des contrôles en Espagne alors que c’est impossible. Il y a des choses aménagées par rapport à la réalité.
Je n’ai pas un mauvais rôle, mais le film ne retrace pas les nombreux échanges qu’on a eus avec Marc Fievet. J’ai toujours des contacts avec lui et une certaine admiration, car il fallait du courage pour faire ce qu’on lui demandait. »
Interrogé à mon tour le 18 octobre 2013 par Ouest France
Comment avez-vous rencontré Christian Gatard ?
« J’étais en recherche d’emploi, il m’a contacté par téléphone puis nous nous sommes rencontrés à Gibraltar. J’ai accepté de travailler pour les douanes car c’était une activité d’observation dans laquelle je pensais pouvoir m’intégrer et obtenir des résultats. J’estimais que j’étais en capacité de donner le change afin d’éviter le danger et de pouvoir passer au travers des suspicions et de la paranoïa des narco-trafiquants.
Nous avions des résultats exceptionnels. Cela a bien marché jusqu’à un changement de politique en mars 1993. Nicolas Sarkozy devenu ministre du budget du gouvernement Balladur a donné pour directive de supprimer toutes les actions d’infiltration, mais moi, j’étais déjà infiltré dans l’organisation dirigée par Claudio Locatelli, baron de la drogue.
le cargo MELOR
Les responsables des douanes avec lesquels j’étais en relation ont été mutés.
À l’époque, je naviguais sur un bateau, financé à 50 % par les douanes françaises et pour le reste par des narco-trafiquants anglais. N’étant pas informé de cette nouvelle orientation politique, j’ai continué mon activité et fin juin 1993, j’ai organisé à l’hôtel Meurice un rendez-vous avec deux financiers d’un trafic de quatre-vingts tonnes de cannabis. J’ai avisé Christian Gatard pour que soit mis en place un dispositif afin de les identifier. La direction parisienne a refusé de mettre à disposition des hommes pour soutenir l’équipe nantaise et le dispositif a échoué. (C’était Joseph Le Louarn qui dirigeait la DNRED et qui a tout fait pour entraver mon action.)
Quelles ont été vos relations avec Christian Gatard ?
« Christian Gatard me disait d’être prudent, mais j’étais axé sur la culture du résultat et infiltré à un niveau tel que je ne pouvais plus reculer. Je me suis retrouvé sous la coupe de Locatelli qui m’a mis à l’abri avec ma famille à un moment où j’étais menacé ; les douanes françaises que j’avais sollicitées m’avaient laissé tomber.
Christian Gatard a ensuite été muté à Marseille et a reçu l’ordre de ne plus suivre mon affaire. Il a cependant été sollicité par sa hiérarchie pour se rendre au Canada après mon arrestation pour me dire que je devais plaider coupable, que je serai après rapatrié en France et qu’on solliciterait une grâce présidentielle.
Quand je suis rentré, l’énarque, inspecteur des finances François Auvigne, directeur général des douanes à l’époque, a refusé d’intervenir et d’assumer la continuité du service de l’État.

De son côté, Michel Charasse, que j’avais rencontré cinq fois, n’est pas intervenu auprès de Jacques Chirac pour que je sois gracié. Ce sont eux les deux responsables. Christian Gatard ne m’a pas laissé tomber, on a travaillé ensemble pendant six ans et je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais. On se rencontre de temps en temps et c’est toujours un plaisir, même si cela provoque chez moi un retour d’adrénaline et me renvoie des années en arrière. »

Que pensez-vous du film Gibraltar ?
« Il ne reflète pas du tout la réalité, ce n’est pas mon histoire. Je passe pour une vieille tâche. On oublie les relations politiques, il n’y a plus d’adoubement. La chronologie n’est pas du tout respectée et (lors de la promo de sortie du film faite par Gilles Lellouche) Je suis présenté par les médias comme un narco-trafiquant repenti, ce qui est faux. »
Au début, j’ai eu un contrat de coscénariste et j’ai participé aux quatre premiers scénarios (il y en a eu sept). Après j’ai été écarté et je n’ai plus eu de nouvelles. Je n’ai pas été approché par Julien Leclercq, le réalisateur, ni par Gilles Lellouche qui joue mon personnage.

Comment aurais-je pu approuver le rôle du personnage censé me représenter, tel que le joue Gilles Lelouche, alors même que ce dernier s’est refusé à toute rencontre avec moi, arguant du fait qu’il ne voulait pas être « subjugué » ou « déçu ».

Un acteur, pour moi, lorsqu’il joue le rôle d’un individu bien réel qui a inspiré un scénariste,  doit respecter le profil de celui qu’il incarne à l’écran. Et s’il a la chance que ce dernier soit vivant et qui plus est consultant sur le film, le minimum semble au moins qu’il accepte de passer quelques jours avec lui sur le tournage. Au lieu de cela, et c’est Gilles Lelouche lui-même qui le précisera lors d’une interview le 7 septembre 2013 avec Charlotte Bouteloup (Télématin-France 2),  il réécrivait les dialogues et revoyait la mise en scène avec Tahar Rahim lors des soirées à l’hôtel, pendant le tournage en Andalousie. L’acteur a donc arrangé le scénario et les dialogues à sa façon, avec l’aval du prétendu réalisateur.

Dans ces conditions, les états d’âme de Gilles Lelouche sont surprenants.

Alors, pourquoi ce film qui ne représente en rien la réalité ? C’est la question que je me pose et que je pose à Dimitri Rassam !

Pourquoi avoir changé le scénario, le titre du film et le nom du personnage principal ?
J’ai appris de la bouche même d’Abdel Raouf Dafri (qui le tient de Dimitri Rassam avec lequel il a eu une conversation téléphonique assez houleuse à ce sujet) que le changement de mon nom en Marc Duval venait d’informations transmises à SND (le distributeur du film) par un agent de la DST (La Direction de la Surveillance du territoire était un service de renseignements du ministère de l’Intérieur, au sein de la Direction générale de la Police)… Ce mystérieux agent aurait informé la société SND que je serais un individu sulfureux… Et qu’il valait mieux changer mon nom.
Dafri n’en a pas cru un mot, s’est brouillé définitivement avec le producteur et le réalisateur et a tourné le dos au film, 8 jours avant le début du tournage.
Personnellement, je pense qu’il vaut mieux en rire quand on sait que la DST n’existait déjà plus à l’époque de la mise en chantier du film, car remplacée par la DCRI (Direction centrale du Renseignement intérieur) au 1er juillet 2008, et que la postface de mon livre, « Infiltré, au coeur de la mafia », fut écrite par un ancien patron de la DST !

000000