BELGIQUE 🇧🇪 (Anvers) : 10 tonnes 964 kilos de cocaïne saisies par les douaniers…dans un conteneur

« Une saisie de 10.964 kilos de cocaïne a été effectuée, dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 avril, dans un conteneur au quai 869. La drogue avait été répartie en 9.842 paquets et se trouvait dans une cargaison de cuir bleu« , a indiqué le parquet d’Anvers.

000000

BELGIQUE 🇧🇪 (Anvers) : au cours des 42 derniers jours, les douaniers ont intercepté dans le port d’Anvers un total de 27,64 tonnes de cocaïne, qui peuvent être directement liées au dossier Sky ECC

Les douaniers belges ont saisi plus de 27 tonnes de cocaïne dans le port d’Anvers depuis le 20 février, grâce à l’enquête sur le réseau de communications cryptées Sky ECC, utilisé par des groupes criminels, a annoncé lundi le parquet.

La saisie la plus importante a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi, avec la découverte de près de 11 tonnes de cocaïne dans un conteneur.

source

« La contrebande internationale de cocaïne joue un rôle important dans les messages interceptés », explique le parquet d’Anvers. « Sur la base de ces données, des dizaines de saisies de cocaïne ont été effectuées depuis le 20 février », poursuit celui-ci, ajoutant que « les enquêtes sur les personnes impliquées » dans ces affaires de trafic de drogue se poursuivent.

plus

000000

FRANCE 🇫🇷 (DNRED – Gendarmerie – GIR – OFAST) : les nominés au titre de « DRUG LORD »

Depuis 2019, l’office des stups dresse un classement de ses cibles prioritaires, surnommé en interne le « top 25 » des trafiquants de drogue français.

Sans doute pour ne pas lui donner un caractère trop prestigieux, ce tableau, classé confidentiel, a été, cette année, sobrement rebaptisé « liste nationale ».

Pour intégrer ce cercle restreint des principaux narcos français, les prétendants doivent remplir un certain nombre de critères témoignant de leur puissance et de leur dangerosité : implications dans des règlements de comptes, capacité à se projeter à l’étranger, à corrompre des agents publics, des policiers, des douaniers, moyens logistiques, usage des technologies de dissimulation…(Et en capacité de rétribuer en cash les meilleurs avocats… Marc Fievet)

Voici les dix plus gros trafiquants de cette liste par Vincent Monnier

1- Moufide Bouchibi. AKA « Poto », « Mouf », « Karim », « le Parisien »

2- Reda Abakrim. AKA « Turbo », « Mourad de Poissy »

3- Nordine D. AKA « Mac Do », « Monsieur N. »

4- « Ben de Trappes »

5- Bouchaïb El Kacimi. AKA « Bouch de Dreux », « R8 ».

6- Kevin Doure. AKA « El Negro », « Cali », « le Pablo Escobar français »

7- Rachid El M. AKA « Le Chinois »

8- Nasserdine et Abdelrani T.  AKA « Tic et Tac » , « les Jumeaux ».

9- Younès L. AKA « le Nantais », « le Grand ».

10- Ali et Messaoud Bouchareb. AKA « Ryan » pour Ali

SOURCE et Plus

000000

 

 

FRANCE 🇫🇷 (EncroChat) : les recours se multiplient contre la justice française qui semble avoir perdu la raison

Le 21 mai 2015, Aviseur international mettait en ligne l’article suivant sur les capacités d’écoute des services officiels

NARCOTRAFICANTS: grâce à ses IMSI-catchers, la DNRED (Douane française) vous a écoutés, vous écoute et vous écoutera

La loi autorise la collecte de données par des réquisitions classiques aux opérateurs ou l’utilisation d’« IMSI-catcher », des bornes relais portatives qui interceptent les communications, mais elle interdit le détournement de 100 % du flux transitant par un serveur.

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

AFFAIRE EncroChat

Aujourd’hui, les recours se multiplient contre la justice française

La justice française aurait-elle péché par précipitation dans l’une des plus importantes affaires de crime organisé de son histoire ?

Connue sous le nom d’EncroChat, une messagerie cryptée réputée inviolable, piratée par les gendarmes français, elle a permis jusqu’en juin 2020 à vingt polices européennes de suivre, en direct, les activités occultes du narcotrafic, des marchands d’armes, des réseaux de blanchiment d’argent sale ou de traite d’êtres humains. Mais huit mois après avoir crié victoire, la justice voit se multiplier des requêtes en nullité qui dénoncent l’illégalité des moyens employés. Et la députée européenne Cornelia Ernst a même demandé, fin décembre, des comptes au Parlement sur cette collecte massive de données.

Tout débute le 7 décembre 2018 avec l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Lille à la demande des gendarmes, qui veulent percer le mystère de cette messagerie cryptée qu’ils trouvent souvent dans les mains des malfaiteurs. Les experts du Centre de lutte contre les criminalités de Pontoise localisent, à Roubaix (Nord), le serveur de la messagerie enregistrée au nom d’Eric Miguel de la société Virtue Imports, domicilié à Vancouver, au Canada, et finissent par arriver à briser le secret de ce réseau payant qui promettait à ses 70 000 clients dans le monde « une sécurité absolue ».

Intégralité des flux détournée

La surveillance va s’arrêter dans la nuit du 12 au 13 juin 2020 lorsque EncroChat diffuse un message d’alerte sur « une saisie illégale » de la part « d’entités gouvernementales » des données de ses clients. Depuis, les réseaux tombent dans toute l’Europe. C’est aussi le début de dizaines de procédures judiciaires, en France, selon le lieu de résidence des suspects. Les avocats français découvrent, disent-ils, le fossé abyssal entre le droit et la puissance de la technologie. D’après eux, l’euphorie d’avoir pu casser le cryptage des communications du crime organisé international aurait fait perdre le sens commun à l’institution judiciaire.

Les premières requêtes en nullité déposées en France, les 27 février et le 4 mars, devant la cour d’appel de Nancy, soulignent « l’illégalité et la dangerosité » de cette procédure. Selon Mes Robin Binsard et Guillaume Martine, auteur de l’un des recours, « c’est par le biais d’une introduction frauduleuse dans un système de traitement automatisé de données que les enquêteurs ont obtenu le contenu des messages ». D’après eux, si la loi autorise la collecte de données par des réquisitions classiques aux opérateurs ou l’utilisation d’« IMSI-catcher », des bornes relais portatives qui interceptent les communications, elle interdit le détournement de 100 % du flux transitant par un serveur.

source

POUR MEMOIRE

Une information judiciaire pour complicité d’actes de torture en Libye a été ouverte à l’encontre d’Amesys, société du groupe français Bull spécialisée dans la conception et l’intégration de systèmes critiques.

À la suite d’une plainte déposée en octobre par la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et la Ligue des droits de l’Homme (LDH), une information judiciaire visant l’intégrateur Amesys à été ouverte auprès du pôle « crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocides » du tribunal de grande instance (TGI) de Paris.

Re lire

000000

 

 

BELGIQUE 🇧🇪 (narco-communication) : les messages décryptés de SKY ECC donnent un aperçu unique du fonctionnement des organisations criminelles

La cryptocommunication est un terme général qui désigne les communications cryptées – par exemple via des cryptophones – qui sont massivement utilisées par ces organisations, qui sont prêtes à payer beaucoup pour protéger leurs communications de la police et de la justice.

persconferentie operatie Sky Dans un dossier du parquet fédéral, plus de 200 perquisitions ont été menées et 48 personnes ont été privées de liberté et emmenées pour audition. Cela  dans le cadre d’un dossier du parquet fédéral dirigé par un juge d’instruction du tribunal de première instance d’Anvers, division Malines. Cette enquête a été initiée par la police judiciaire fédérale (PJF), et plus particulièrement la PJF d’Anvers. Elle concerne une organisation criminelle soupçonnée de fournir intentionnellement des téléphones cryptés au milieu criminel.

Le dossier a été ouvert fin 2018 à la suite de plusieurs enquêtes menées dans toute la Belgique au cours de ces dernières années. Il a été constaté que les membres d’organisations criminelles utilisaient de plus en plus souvent des « cryptophones » [1]

En Belgique, avant cette opération, environ 185 de ces téléphones avaient déjà été saisis dans différents dossiers. Ces GSM étaient équipés du logiciel de cryptage de SKY ECC, une société opérant depuis le Canada et les États-Unis.

Sur les appareils fournis par SKY ECC, toutes les applications sont bloquées sauf celles de SKY ECC elle-même. Grâce à cette application, seuls des messages cryptés, écrits ou enregistrés, et des photos peuvent être envoyés et reçus, et uniquement à destination et en provenance d’un autre utilisateur d’un téléphone SKY ECC.

Il n’est pas possible de faire autre chose avec ces appareils, comme par exemple envoyer des SMS, passer des appels téléphoniques (sauf en cas d’appel d’urgence), etc…

Lors de la saisie d’un tel téléphone, il s’est avéré techniquement impossible d’en retirer des informations. Autrement dit, les contacts, le contenu des messages et l’historique du téléphone n’ont pas pu être retrouvés.

L’objectif des services offerts par SKY ECC semble donc être de rendre la détection par la police et les poursuites judiciaires aussi difficiles que possible.

L’organisation dispose d’un contrôle total qui permet de fournir des services à distance. Elle utilise sa propre infrastructure, des serveurs privés et ses propres cartes SIM.

Ainsi, par exemple, il est prévu d’effacer automatiquement toutes les données contenues dans le téléphone après une certaine période de non-utilisation ou en cas de saisie par la police.

SKY ECC semble refuser toute coopération avec les autorités policières ou judiciaires et adapter son site Web et ses services en fonction des résultats des enquêtes judiciaires menées dans le monde entier.

Le prix d’un téléphone SKY est de 800 à 2.200 euros /6m.

Étant donné que les services fournis par l’organisation semblent être de nature quasi exclusivement criminelle, le parquet fédéral a décidé fin 2018 d’ouvrir une information contre SKY ECC et contre les personnes qui mettent ces téléphones à la disposition du milieu criminel. En juin 2019, un juge d’instruction a été saisie.

Quelques chiffres

A travers la planète, on compte environ  171.000 téléphones SKY ECC en service ; principalement en Europe, en Amérique du Nord, dans certains pays d’Amérique centrale et latine (essentiellement en Colombie) et au Moyen-Orient. Chaque mois, environ 70.000 de ces téléphones communiquent activement sur le réseau SKY ECC.

Il est frappant de constater qu’environ 25% des utilisateurs actifs de ces téléphones se trouvent en Belgique (6.000) et aux Pays-Bas (12.000).

L’épicentre de l’utilisation de ces téléphones se trouve dans l’arrondissement judiciaire d’Anvers (environ 50%) et plus précisément dans le port et ses environs. Les autres régions qui comptent relativement le plus d’utilisateurs de SKY ECC sont Bruxelles, le Limbourg (zone frontalière), la Flandre orientale, Liège et Charleroi.

Au total, environ 1 milliard de messages cryptés ont été interceptés dans ce dossier, dont près de la moitié ont pu être décryptés à ce jour.

Cette opération a permis d’obtenir une image plus claire et plus détaillée du fonctionnement des organisations criminelles, de leur caractère mondial, de leurs moyens financiers illimités, de leur absence de scrupules et de leur agressivité.

La collaboration avec les Pays-Bas a permis de mettre en commun nos expériences et expertises dans le déchiffrement des messages cryptés.

Comme nous l’avons dit, le dossier été a initialement ouvert par la police judiciaire fédérale d’Anvers. Vu l’ampleur de l’enquête, elle a rapidement reçu le soutien de nombreuses autres directions de la police fédérale. Le Centre de Cybersécurité belge a également fourni une assistance spécialisée en tant qu’expert judiciaire.

La Sûreté de l’État a également collaboré à l’enquête.

Afin d’établir que SKY ECC fournit effectivement des services criminels de manière volontaire, l’enquête s’est attelée à vérifier que les téléphones étaient exclusivement utilisés pour effectuer des communications à des fins criminelles, et cela en pleine connaissance de cause de SKY ECC.

L’enquête a connu différentes phases.

Dans la première phase, les communications cryptées ont été interceptées et stockées. Un travail d’enquête approfondi, une coopération internationale étendue et l’appui d’une expertise particulière ont été mis en œuvre pour trouver un moyen de déchiffrer autant que possible les communications cryptées.

Dans une deuxième phase, le contenu des messages décryptables a été lu en direct pendant environ 3 semaines. Étant donné le nombre considérable de messages, des priorités ont été fixées sur la base de certains critères. Il est en effet impossible de contrôler toutes les communications passées via ces appareils : quelque trois millions de messages sont envoyés chaque jour dans le monde entier. La plus haute priorité a donc été accordée aux messages pouvant présenter un danger de mort (dossiers « live-in-danger »).

Pour gérer ces communications en Belgique, un poste de commandement a été mis en place à la Direction centrale des opérations (DJO) de la police judiciaire fédérale. Et ce, afin de réagir de manière ciblée, rapide et aussi adéquate que possible en cas de détection d’une atteinte urgente, menaçante et grave à l’intégrité physique de personnes. Pour chaque message individuel, il a été examiné comment réagir le plus adéquatement possible.

Lorsqu’il y avait une menace effective pour l’intégrité physique d’une personne, un magistrat fédéral décidait de la manière de réagir.

Outre le suivi des situations de « danger de mort », il a été tenté d’utiliser le contenu des messages de « chat » pour parvenir à d’autres identifications des utilisateurs sélectionnés et pour démontrer ou réfuter la nature criminelle de leurs communications.

Un poste de commandement a pour cela été mis en place par la police judiciaire fédérale d’Anvers.

Si des activités criminelles nécessitant une réaction judiciaire immédiate étaient détectées pendant la phase de lecture en direct, des dossiers distincts étaient ouverts ou des interventions étaient menées.

Cela a notamment conduit à l’interception de plus de 14 tonnes de cocaïne.

Une opération judiciaire simultanée a été exécutée, au cours de laquelle plus  de 200 perquisitions ont été menées, entre autres à Anvers, Bruxelles, Charleroi et Liège.

L’opération en Belgique s’est concentrée sur le démantèlement de l’infrastructure de SKY ECC, sur le démantèlement du réseau de distribution et sur la saisie des avoirs criminels des distributeurs. Plusieurs téléphones SKY ECC ont également été saisis chez les utilisateurs sélectionnés qui ont pu être identifiés.

48 personnes ont été privées de liberté et emmenées pour audition. Le juge d’instruction décidera ultérieurement d’éventuelles comparutions et/ou mandats d’arrêt.

Plus 1,2 million d’euros, 15 armes prohibées, dont six armes à feu, huit véhicules de luxe, trois machines servant à compter l’argent, des uniformes de police et des balises GPS ont été également saisis ce jour.

Au cours des semaines et des mois à venir, de nouveaux dossiers seront créés et des procès-verbaux subséquents seront établis dans les dossiers existants car l’enquête sur l’organisation criminelle SKY ECC a permis de mettre au jour plusieurs nouvelles infractions pénales grâce aux messages de « chat » des utilisateurs identifiés des téléphones SKY ECC.

Ceux-ci seront traités de manière autonome au niveau des différents parquets concernés.

Les utilisateurs des téléphones SKY ECC ne sont pas les seuls visés à cet égard. Les utilisateurs et les organisations du « circuit légal » qui ont aidé les organisations criminelles font également l’objet d’une enquête. Une structure de coordination nationale a été mise en place à cette fin.

A la demande expresse du juge d’instruction, toute personne utilisant un téléphone SKY ECC à des fins légales est priée de se faire connaître au sein de la police fédérale d’Anvers.

L’opération et les moyens déployés par la police (par La police judiciaire fédérale – Directeur général)

La police judiciaire fédérale belge travaille sur cette enquête depuis plus de deux ans.

Les premières mesures prises par notre direction d’Anvers, avec le soutien d’autres services, ont porté sur le décryptage technique des données de télécommunications.

Il y a un mois, nous nous sommes organisés tant à Anvers qu’au niveau de la direction des opérations à Bruxelles afin de lire en permanence un certain nombre de communications. Cette phase, dite « en direct », a nécessité le déploiement quotidien de plus de 120 enquêteurs des différentes PJF et de nos services centraux.

L’opération de grande envergure de ce matin est la première manifestation visible de ce dossier. Il s’agit de la plus grande opération de police judiciaire simultanée jamais menée dans notre pays.

Depuis 5 heures ce matin, 1.400 policiers et policières ont été déployés dans six arrondissements judiciaires différents, conduisant à plus de 200 perquisitions.

En ce qui concerne la capacité déployée, il est question de :

  • plus de 1.000 enquêteurs de la police judiciaire fédérale, provenant de la PJF d’Anvers, mais aussi et même surtout des 14 PJF du pays et des directions centrales, dont l’Office central pour la répression de la corruption.
  • nos unités spéciales DSU, impliquées dans un certain nombre de perquisitions renforcées, et exceptionnellement soutenues par les unités spéciales de la police du Grand-Duché de Luxembourg
  • plus de 300 agents de la police fédérale, dont le corps d’intervention, l’appui aérien et l’appui canin.

Ces collègues sont assistés par certains services d’appui de la police fédérale, sans lesquels une telle opération serait impossible.

Toute l’opération a été conduite opérationnellement depuis un poste de commandement déployé à la PJF d’Anvers et depuis un poste de commandement stratégique à Bruxelles, en parfaite synergie avec le parquet fédéral, le parquet d’Anvers et, évidemment, le juge d’instruction compétent.

Plusieurs enquêteurs travaillent encore sur le terrain au moment où je vous parle.

Outre les résultats communiqués par le parquet fédéral, je suis heureux de pouvoir communiquer que l’opération d’aujourd’hui s’est déroulée sans incident notable.

Je tiens à remercier tous nos collègues pour leur engagement, en cette période de crise sanitaire qui pèse lourdement sur nos policiers.

Depuis ce matin, certaines unités de la police locale sont également présentes pour le maintien de l’ordre public, principalement à Anvers. Ce travail policier intégré doit être salué.

La police judiciaire fédérale – enquête, technologie et renseignements

En substance, la police judiciaire fédérale a aujourd’hui contribué à mettre un terme aux activités d’une entreprise de télécommunications dont nous soupçonnons que les services étaient utilisés par le crime organisé international.

La coopération policière internationale, avec nos a été et reste essentielle pour atteindre ces résultats.

Mais la gestion d’une opération aussi complexe démontre clairement que nos services exigent un très haut degré de spécialisation.

Les organisations criminelles internationales que nous combattons chaque jour utilisent des procédés numériques extrêmement complexes. Ces procédés nous posent des défis techniques et technologiques majeurs.

Les « big data » générées par les nouvelles technologies exigent un plus grand professionnalisme dans la gestion des informations et des renseignements.

L’éventail complet des techniques spéciales de lutte contre la criminalité organisée a dû et devra encore être déployé pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés dans ce domaine. Je pense à nos computer crime units, à l’analyse criminelle, à nos unités spéciales NTSU, et à bien d’autres encore. Ces unités spécialisées soutiennent nos enquêteurs, dont le défi consiste à établir un lien entre le monde virtuel et le monde réel et à comprendre les mécanismes sophistiqués utilisés par la criminalité organisée, par exemple pour blanchir les sommes illégales colossales qui sont générées.

Ce que nous avons découvert et découvrons encore à travers ce dossier exige que nous continuions à développer la police judiciaire fédérale pour répondre aux défis posés par la criminalité organisée, avec le soutien conjoint de nos ministres de l’Intérieur et de la Justice.

Ce dossier démontre que cela est d’une importance cruciale pour la sécurité de nos citoyens et la crédibilité de notre pays.

Police judiciaire fédérale d’Anvers – Directeur judiciaire

Nous assistons à un tournant important dans l’histoire du travail d’enquête. En tant que directeur judiciaire de la PJF d’Anvers, je suis extrêmement fier de ce qui a été réalisé, et je tiens à exprimer mes sincères remerciements à mes collègues via ce forum. Je souhaite remercier tout particulièrement l’équipe restreinte qui a rendu possible le dossier A-Limit. Sans leur persévérance et leurs efforts exceptionnels, il n’y aurait pas eu de dossier ; leur engagement et leur détermination ne peuvent être suffisamment salués.

Le dossier A-Limit est un dossier systémique. L’enquête sur l’organisation criminelle qui semble mettre les cryptophones presque exclusivement à la disposition du milieu criminel, contraint désormais les organisations criminelles à organiser autrement leurs communications. De plus, cela a eu pour effet de nous donner un aperçu du monde hallucinant de l’économie criminelle parallèle. Dans la scène anversoise, nous voyons des targets de premier plan qui dirigent simultanément plusieurs transports de cocaïne ; cela représente des tonnes de cocaïne, des dépôts d’argent hebdomadaires de millions d’euros, des ordres de représailles physiques, la corruption à tous les niveaux de la société, … incroyable !

Ce dossier a également une incidence sur notre manière de travailler en tant que police judiciaire fédérale.

Les défis technologiques, en particulier le décryptage, le traitement des « big data » par les services de renseignement et la conduite d’enquêtes complexes se conjuguent.

Une tâche titanesque nous attend dans les mois à venir : le lancement des centaines d’enquêtes découlant de A-Limit. Mais le dossier crée également une énorme opportunité pour mettre rapidement en œuvre le « nouveau travail d’enquête ».

Procureur du Roi d’Anvers

Grâce à l’enquête sur l’organisation criminelle qui semble mettre des cryptophones à la disposition presque exclusive du milieu criminel, nous avons pu nous faire une idée de la manière dont les criminels opèrent lorsqu’ils discutent quotidiennement de leurs activités qui minent la société.

Grâce notamment au travail acharné du juge d’instruction et de la police judiciaire fédérale, nous sommes parvenus à créer une brèche dans les murs du crime organisé à travers tout le pays. À partir d’aujourd’hui, nous nous engouffrons dans cette brèche, ce tunnel obscur.

Le premier pas, le plus essentiel, a été franchi, mais – ne soyons pas naïfs – le combat est loin d’être gagné, … la criminalité est flexible … cependant, nous pouvons maintenant mener ce combat avec encore plus de connaissances … à armes égales.

Cette enquête montre comment les criminels utilisent abusivement le port d’Anvers comme un parasite. L’économie légale et son infrastructure logistique sont détournées et exploitées de manière abusive. Et nous ne pouvons pas laisser faire, car le port est le moteur de l’économie belge. Le port d’Anvers donne à notre pays du prestige, des opportunités et assure que chaque jour, plus de 142.000 personnes et leurs familles bénéficient d’une source de revenus équitable. En d’autres termes, le port est une infrastructure critique pour notre pays, un domaine de préoccupation très spécifique qui doit être protégé dans notre intérêt général, économique et social.

C’est pourquoi il est nécessaire d’élaborer un plan de sécurité spécifique pour ce port. Une approche spécifique de la sécurité qui est adaptée à la spécificité du port et aux défis et aux besoins qui s’y présentent.

Cela signifie investir dans un ministère public efficace et dans des services de police spécialisés, tant en termes de personnel compétent que de matériel adapté, en particulier dans le domaine de l’intelligence artificielle.

En tant que magistrat de parquet, je me réjouis particulièrement que la figure du procureur portuaire apparaisse explicitement dans la déclaration de politique du ministre de la Justice.

En tant que ministère public, nous ne pouvons évidemment pas mener ce combat seuls. Nous avons besoin de partenaires solides au sein de la chaîne (police spécialisée, douanes, etc.), mais certainement aussi d’un tribunal fort.

Seule une approche intégrée en chaîne, où les informations peuvent être facilement partagées entre les différents partenaires de la chaîne, est la clé du succès.

 

source

000000

PORTUGAL 🇵🇹 (Opération ‘SISMO’) : plus de 800 kilos de cocaïne saisis dans des isolateurs sismiques au port de Leixoes

La police judiciaire portugaise et le ‘Greco’ et  l »Udyco’ de la « Policia de España » ont saisi 806 kilos de cocaïne d’Amérique latine et arrêté deux hommes de nationalité portugaise.

La cargaison était planquée dans 12 isolateurs sismiques utilisés dans la construction de ponts.

Le SVA de l’Autorité fiscale et douanière Espagnole a participé à cette opération.

https://twitter.com/VictorMendezYLC/status/1371428376930627584/photo/1

La drogue provenait d’un pays d’Amérique latine et a été transportée par voie maritime vers un port portugais. La méthode de dissimulation, jusqu’alors inconnue des autorités, rend la détection des drogues extrêmement difficile. Pour procéder à leur retrait de l’intérieur des isolateurs sismiques, il a été nécessaire de recourir à des machines de coupe lourdes, généralement utilisées dans l’industrie de la métallurgie.

L’opération policière complexe, appelée  » SISMO  » (Tremblement de terre), impliquait des agents du Portugal et d’Espagne. Elle a abouti à la saisie, sur le territoire portugais, d’environ 806 kg de cocaïne et à l’arrestation de deux Portugais, âgés de 46 et 47 ans, qui sont fortement soupçonnés d’appartenir à une organisation criminelle internationale vouée à l’introduction de grandes quantités. de cocaïne sur le continent européen pour redistribution facile dans l’espace Schengen.

source

000000

BALKANS (Albanie 🇦🇱) : l’État balkanique approvisionne l’Allemagne en cannabis et en cocaïne depuis des années, mais pas que !

Dans les années 90, l’Albanie frappée par une grave crise économique était déjà affaiblie par la guerre en Yougoslavie. De nombreux jeunes Albanais considéraient le trafic de drogue comme le seul moyen de sortir de ce réseau de pauvreté et de corruption.

Depuis le pays est devenu le premier narco-État d’Europe. Et ceci en dépit du fait que l’Albanie est membre de l’OTAN et est sur le point de négocier son adhésion avec l’UE.

Dès le début des années 2000 de jeunes adolescents furent envoyés en Angleterre, en Allemagne, en Belgique en France, en Italie et aux Pays-Bas et, sous l’étiquette de réfugiés, s’implantèrent dans ces différents pays avec l’aide des services d’accueil à l’enfance. Ces jeunes gens devenus adultes et bien intégrés ont permis la mise en place de « cellules dormantes », disponibles pour toutes opérations de narcotrafic ou de vente d’armes.

Dans un rapport, VICE s’est entretenu avec deux trafiquants de cocaïne d’une banlieue délabrée de la capitale albanaise, Tirana.

Ils venaient de rentrer d’un voyage en Allemagne. Comme beaucoup de leurs collègues, Artin et Luli sont passés du cannabis à la cocaïne. Cela rapporte plus d’argent et le matériel est facile à obtenir. Ils gagnent environ 20 000 euros s’ils apportent un kilo de cocaïne dans les pays riches d’Europe. Et le marché se développe: « Il faut faire le tour de l’Allemagne, de l’Italie ou de l’Angleterre si l’on veut réaliser quelque chose ici. La cocaïne est un vrai travail », déclare Artan.

Le trafic de drogue en Albanie a une longue histoire

Entre-temps, le pays est devenu le premier narco-État d’Europe. Selon la définition du Fonds monétaire international, un narco-État est un pays «dans lequel toutes les institutions légitimes sont imprégnées de la puissance et de la richesse du trafic de drogues illicites».

Les exemples habituellement donnés sont le Venezuela, la Guinée-Bissau et l’Afghanistan, mais certains pays européens font aussi partie de la liste comme l’Albanie entre autres.

source

000000

ESPAGNE 🇪🇸 (Opération FERRO) : coordonnée par Europol, 52 personnes ont été arrêtées et 3300 kilos de cocaïne et 700 de haschich ont été saisis

La police espagnole a saisi un bateau semi-submersible capable de transporter jusqu’à deux tonnes de drogue d’Amérique du Sud, dans le cadre d’une opération internationale au cours de laquelle 52 personnes ont été arrêtées et 3300 kilos de cocaïne et 700 de haschich ont été saisis. .

Le commissaire général de la police judiciaire espagnole, Rafael Pérez, a expliqué ce vendredi lors d’une conférence de presse que le narco-sous-marin, fabriqué à la main, de neuf mètres de long, trois de large et trois de profondeur, était situé dans un entrepôt industriel dans la zone côtière de la ville de Malaga. Il n’était pas encore terminé et, selon l’enquête, il allait être utilisé pour se rendre auprès d’un bateau-mère pour y charger de la cocaïne pour la transporter sur les côtes espagnoles.

À l’opération de police, appelée FERRO, plus de 300 agents d’Espagne et de Colombie, des Pays-Bas, du Portugal, du Royaume-Uni et des États-Unis ont participé pendant plus d’un an, coordonnée par Europol.

L’enquête a commencé lorsque des entreprises espagnoles basées dans la région de Catalogne ont été détectées qui prévoyaient d’introduire de la cocaïne en Espagne camouflée avec des produits légaux importés d’Amérique du Sud. 52 personnes ont été arrêtées, dont 30 ont été provisoirement incarcérées, et 47 perquisitions ont été effectuées dans des villes des régions de Catalogne, de Murcie, d’Estrémadure (ouest) et d’Andalousie (sud).

source

000000

BELGIQUE 🇧🇪 : quand les gendarmes jouent aux pirates pour rattraper les voleurs !

« Il est clair qu’on ne pouvait pas moralement se permettre de laisser passer certaines choses. Les images sont pires que ce que j’ai déjà vu dans certaines séries » entame Frédéric Van Leeuw. Concrètement ? « Des règlements de compte, des tueurs à gage, des photos de victimes, des personnes qui sont envoyées d’un pays à un autre pour tuer quelqu’un, des messages qui disent que si on ne trouve pas une cible, on s’attaque à la famille. C’est une violence incroyable, un monde où la morale a totalement disparu. »

Les policiers ont intercepté au total 1 milliard de messages, dont la moitié a déjà pu être décryptée à ce stade. Pour donner une idée : 3 millions de messages cryptés, écrits, enregistrements ou photos, s’échangent chaque jour entre les utilisateurs de Sky ECC.

Belgique, plaque tournante du trafic de drogue

Si l’on peut parler en ces termes, 2020 a été une année record : 65 tonnes de cocaïne ont été saisies au port d’Anvers l’an dernier. C’était 62 en 2019 contre 50 en 2018. Un chiffre qui augmente donc d’année en année. Selon plusieurs experts, le port d’Anvers capitalise à lui seul 20 à 25% des importations européennes de cocaïne.

 Frédéric Van Leeuw, procureur fédéral.

« La lutte contre le trafic de drogue devrait devenir une priorité absolue dans le monde entier« , commente le procureur fédéral. « C’est en train de tout pourrir : il y a évidemment le côté catastrophique de la consommation de drogue, mais il y a aussi ces sommes d’argent extravagantes qui pourrissent des systèmes entiers et qui génèrent une extrême violence. La vie n’a plus de valeur avec cet argent. »

Des structures venues de l’étranger et dont les méthodes arrivent en Belgique pour notre interlocuteur : « Je suis allé au Brésil il y a deux ans pour un accord de coopération. Le parquet général de Brasilia m’a présenté des situations de violence que je pensais inimaginables en Belgique. Force est de constater qu’en deux ans, chez nous, les attentats à la grenade et les tirs à la kalachnikov deviennent quasiment hebdomadaires. »

lire

000000

 

FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : retour sur l’affaire Fievet – NS 55 DNRED

Madame la directrice générale de la Douane française Isabelle Braun-Lemaire sera-t-elle comme son prédécesseur lointain l’énarque – IGF François Auvigne et tous ses successeurs qui ont refusé d’assumer les engagements pris par l’administration qu’elle dirige ?

——

 

En France, dans la bibliothèque du Sénat

Elise Lucet :
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.
Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet :Honhon !
Michel Charasse : Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues
Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleursparce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse :On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet ; Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Michel Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

La preuve par l’image:

Quelques années plus tard:


000000

FRANCE 🇫🇷 (Cyber-services) : les réseaux sociaux sont les meilleurs alliés de la « grande distrib » de drogues

Sur Twitter, d’innombrables annonces semblables à celle ci-dessous sont postées à longueur de journée. https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/zZSlv0XhrCj0OWjlB5CRR7XmUGA/930x682//filters:format(webp)/regions/2021/03/10/6048cefeb4c7a_1f-5225078.jpg

© DR Twitter

Grâce à ces réseaux sociaux, plus besoin d’aller traîner dans des points de deal mal fréquentés pour acheter une barrette de shit ou un gramme de coke. Pour les moins téméraires, il suffit d’envoyer un message et d’attendre tranquillement sa livraison à la maison.

Une cybercriminalité difficile à traquer

Le procureur Eric Vaillant

Toutefois, ces cyberpatrouillages demandent du temps et des moyens aux forces de l’ordre. « Tout ce qui est sur internet demande de longues investigations, il y a des délais de réquisition. Ce n’est pas si simple« , reconnaît le procureur Eric Vaillant.

Yannick Biancheri, le syndicaliste membre de la Police Nationale de l’Isère, est plus sévère : « Nos méthodes évoluent, on s’adapte. Mais on aura toujours un train de retard. Les trafiquants ont des moyens quasiment illimités, sans problèmes d’argent ni de paperasse. Nous, on n’est pas aussi réactifs, on est toujours à la traîne. Le jour où on comprendra qu’il faut des moyens conséquents, comme du matériel et des formations, là, on pourra peut-être rivaliser« .

Cette forme de délinquance est prise très au sérieux par les forces de l’ordre et le Parquet, mais tous s’accordent sur une chose : les trafiquants s’adaptent à la vitesse de la lumière et ils trouveront toujours de nouvelles combines pour vendre leurs produits.

A ce jour, les TWITTER, Snapchat et autre Wahtsapp ne modèrent toujours pas !

SOURCE

000000

ESPAGNE 🇪🇸 : un Marocain recherché par la Belgique, arrêté à Málaga

Les agents de la police nationale espagnole ont interpellé fin février dernier à Malaga, un Marocain de 61 ans qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international délivré par les autorités judiciaires de Belgique trafic de drogues.

Source

0000

BLANCHIMENT (banquiers occultes, or, voitures) : comment sont blanchis les milliards du trafic de drogue

Ancien capitaine de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF), Quentin Mugg a enquêté sur trois des dossiers de blanchiment de l’argent de la drogue parmi les plus importants de ces dernières années : les affaires dites « Virus », « Rétrovirus » et « Cedar ».

Dans « Argent Sale : la traque », un livre coécrit avec la journaliste Hélène Constanty, le policier, qui dirige désormais le groupe de coordination antidrogue à Europol, raconte, façon polar, les arcanes de cette chasse aux millions issus du trafic de drogue entre Paris, Casablanca, Dubaï et Anvers…

source

000000

EUROPE 🇪🇺 (Belgique): le citoyen belge Aissam Afallah sous le feu des projecteurs…de la Police fédérale

WANTED

À la demande du parquet fédéral, la police fédérale a diffusé mercredi, un avis de recherche concernant le suspect et les nombreuses charges (narcotrafic entre autres) qui pèsent contre lui. Selon la police, Aissam Afallah est un citoyen belge très violent.

Les personnes disposant d’informations sur Aissam Afallah sont appelées à contacter les enquêteurs via le numéro de téléphone gratuit 0800 30 300 ou depuis l’étranger au +32 544 44 88. Les témoignages peuvent être aussi envoyés via avisderecherche@police.be ou par le biais du formulaire de contact disponible sur le site de la police fédérale.

source et plus

000000

EUROPE 🇪🇺 (Méthamphétamine): des chimistes mexicains travaillent désormais aux Pays-Bas 🇳🇱 et en Belgique 🇧🇪

COSTA RICA 🇨🇷 (terminal à conteneurs de Moín): 2 tonnes de cocaïne saisies dans un conteneur d’ananas en partance pour la Belgique

San José, 4 févr. (EFE) .- Les autorités du Costa Rica ont signalé ce jeudi la saisie de deux tonnes de cocaïne dans un conteneur qui transportait des ananas à destination de la Belgique.

Le ministère de la Sécurité publique a rapporté dans un rapport qu’à l’intérieur du terminal à conteneurs de Moín, dans la province de Limón (Caraïbes), des agents ont localisé mercredi dernier un conteneur soupçonné de contenir des marchandises illégales.

Ce conteneur devait être embarqué pour la Belgique et transportait de l’ananas comme cargaison légale.

2 000 colis contenant de la cocaïne, chacun pesant environ un kilo ont été saisis.

SOURCE

000000

FRANCE 🇨🇵 (OFAST – Gendarmerie nationale): 590 kilos de résine de cannabis saisis à Tinqueux

Trafic de drogue entre la Meuse et l’Espagne dévoilé sur la base d’informations recueillies via le système de communication crypté EncroChat

Un important réseau de trafic de résine de cannabis vient d’être démantelé par les gendarmes de la Section de recherches de Nancy qui, depuis plusieurs mois, enquêtaient sous le contrôle de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Nancy.

Les investigations de la SR avaient débuté au mois de mars 2020 sur la base d’informations recueillies via le système de communication crypté EncroChat. Un réseau chiffré néerlandais qui avait cessé de fonctionner au mois de juin, après avoir été infiltré par les services spécialisés du Centre de lutte contre les criminalités numériques de la gendarmerie nationale (C3N).

lire plus

000000

EUROPE 🇪🇺 (Mondialisation): l’espace Schengen est le plus important marché de drogues de la planète

Trafic de stupéfiants et blanchiment ne se sont jamais aussi bien portés

Les abondantes publications des services officiels se glorifiant de résultats chaque année plus spectaculaires et en hausse constante pourraient laisser penser aux citoyens-électeurs lambda que la problématique drogue qui frappe nos sociétés est en passe d’être résolue.

Que nenni! Les drogues circulent librement comme n’importe quelle marchandise bien qu’elles soient liées à d’autres activités illégales (l’immigration clandestine, les réseaux de prostitution, le trafic d’armes), et rien n’est vraiment décidé pour contrôler efficacement les arrivages massifs de drogues via le trafic-conteneurs.

Le constat de l’Observatoire Géopolitique des Drogues, est accablant pour les décideurs des politiques menées puisque les quinze dernières années ont fait de l’Europe de l’espace Schengen le plus important marché de drogues de la planète.

Le blanchiment de l’argent issu des trafics a bénéficié de la mondialisation des flux financiers.

Aucune des mesures proposées mollement pour contrôler le recyclage de « l’argent sale » des trafics, ne s’est révélée efficace. L’absence évidente de volonté politique pour réguler les marchés et la financiarisation de l’économie laissent le champ libre au blanchiment. Profitant du laxisme en place, les établissements financiers empochent les retombées lucratives des opérations de transferts vers des « paradis fiscaux », qu’ils organisent au profit des gros narco-trafiquants. La drogue est devenue un paramètre déterminant dans l’économie de certains pays.

Que font nos services spécialisés?

Jusqu’à ce jour, ils n’ont pas démontré une réelle efficacité, se contentant de retirer du marché, dans le meilleur des cas, 10 % des drogues illicites qui abreuvent les circuits alimentant la consommation.

000000

FRANCE 🇫🇷 (OFAST): sa mission, les administrations concernées et ses responsables

L’Office anti-stupéfiants est compétent en matière de lutte contre la production, la fabrication, l’importation, l’exportation, le transport, la détention, l’offre, la cession, l’acquisition ou l’emploi illicites de stupéfiants, contre les opérations de blanchiment liées au trafic de stupéfiants et contre l’usage illicite de l’une des substances ou plantes classées comme stupéfiants.

En liaison avec l’ensemble des administrations concernées, l’Office anti-stupéfiants est chargé de l’évaluation de la menace liée aux trafics de stupéfiants.
Pour accomplir cette mission, l’office, dans le cadre de la législation applicable, centralise, analyse, exploite et communique aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, ainsi qu’aux autres administrations et services publics de l’Etat toutes documentations et données statistiques, en lien avec le service statistique ministériel de la sécurité intérieure, relatives à son domaine de compétence.
Dans le cadre de la législation applicable, les services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, ainsi que les autres administrations et services publics de l’Etat susceptibles d’apporter leur concours à l’office lui adressent, dans les meilleurs délais, les informations relatives à son domaine de compétence dont ils ont connaissance.
Pour les infractions qui relèvent de sa compétence, l’office, dans le cadre de la législation applicable, adresse, aux services de la police nationale, de la gendarmerie nationale, des douanes et droits indirects, et aux autorités judiciaires, toutes indications utiles à l’identification ou à la recherche des délinquants ainsi que, sur leur demande, tous renseignements nécessaires aux enquêtes dont ils sont saisis.

L’Office s’est substitué au 1er janvier 2020 à l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Octris) et à la Mission de lutte anti-drogue (Milad).

Responsable(s)

Cheffe de l’Office anti-stupéfiants

Stéphanie CHERBONNIER, contrôleuse générale des services actifs de la police nationale – 33 (0)1 49 27 49 27

——————————————–

Adjoint à la cheffe de l’Office anti-stupéfiants

Samuel VUELTA-SIMON33 (0)1 49 27 49 27

 

——————————————–

Déléguée de la directrice générale au pôle stratégie

Laurence LARHANT, administratrice des douanes et droits indirects (sur la photo derrière Fabienne Debaux) – 33 (0)1 49 27 49 27

000000

EUROPE 🇪🇺 (Europol): le projet Cerberus de la Gendarmerie française 🇫🇷 offrira des capacités de déchiffrement aux autres polices européennes

La nouvelle plateforme de déchiffrement d’Europol, l’aboutissement d’un projet lancé par un gendarme

 

par 28 décembre 2020

Un chantier stratégique lancé par Jean-Dominique Nollet, un ancien gendarme d’Europol, vient d’aboutir la semaine dernière, avec l’annonce de l’inauguration de la nouvelle plateforme de déchiffrement de l’agence de police criminelle européenne.

Ce vendredi 18 décembre, la policière belge Catherine De Bolle a le sourire. L’agence qu’elle dirige, Europol, vient enfin de lancer sa nouvelle plateforme de déchiffrement. “Cette annonce marque la fin d’un voyage de trois ans”, explique-t-elle. Attendue au départ pour la fin de l’année 2019, la plateforme est basée dans le nord de l’Italie, à Ispra. Ce super-calculateur doit permettre de casser des terminaux chiffrés inaccessibles aux enquêteurs.

La plateforme sera exploitée par le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3) d’Europol

Elle a été développée avec le soutien du Centre commun de recherche, le laboratoire de recherche scientifique et technique de l’Union européenne.

LIRE PLUS

000000