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Après la politique, le terrorisme.

John Short me l’a clairement indiqué: le Melor ne va pas faire du cabotage.

Mon gentil trafic entre le Maroc et l’Espagne, voire l’Italie, n’était que de l’artisanat à côté de ce que Short me laisse entrevoir. On ne parle plus de cannabis, ni de Tanger, mais de cocaïne et des Caraïbes, et je dois impérativement en tenir compte pour les travaux de mise à niveau de mon cargo. Celui-ci doit être absolument fiable, je ne peux m’aventurer en haute mer, pour de longues traversées, sans un maximum de sécurité. J’en parle longuement avec Ralf De Groot qui m’avertit que la sécurité et la belle mécanique ont un coût. Lorsqu’il me montre le calcul, le total me donne le vertige. J’en avise mon commanditaire anglais qui tousse un peu mais finit par se ranger à mes arguments et accepte de régler les factures. En bon commerçant, il comprend que la fiabilité du bateau rassure le client, convaincu que ses commandes arriveront à bon port.

Parkhave Rotterdam


Le principe de réparations et d’aménagements lourds est donc acquis, ce qui va m’obliger à rester à Rotterdam pendant deux mois et demi. Le Melor disposera d’une autonomie de soixante-dix jours de mer. Mais pour cela il faut installer de nouveaux réservoirs de fuel et donc, également, de nouvelles canalisations. Nous sommes loin du bricolage prévu au départ et cette nouvelle orientation n’échappe pas aux douaniers hollandais.Mon équipement de bord les avait déjà intrigués, voilà qu’ils s’interrogent maintenant sur mes aménagements et me demandent des comptes sur mes projets.Cette fois l’heure n’est plus aux civilités et je me fâche lorsqu’un officier de la Douane hollandaise vient à nouveau me poser des questions :-Ceci est mon bateau, j’en fais ce que je veux. Pour votre information, j’ai l’intention de commercer et de monter une affaire avec un pays d’Amérique centrale. J’aurai besoin de mon cargo pour transporter du matériel et des marchandises. Jusqu’à preuve du contraire ce n’est pas interdit et je suis bien aimable de vous en aviser. Le douanier grommelle quelques remarques que je n’écoute pas, puis rejoint le quai. Je sais fort bien qu’il ne va pas se contenter de ces explications et qu’il me demandera d’autres précisions. Je devrai les lui fournir et pour cela une évidence apparaît : je dois effectivement lancer un projet avec un pays d’Amérique centrale, ou, en tout cas, en donner l’impression.Je ne manque pas d’imagination et la démesure ne m’effraie pas. Je consulte un atlas et je décide tout à fait arbitrairement d’implanter une affaire sur la côte Atlantique du Guatemala. La base étant définie, j’opte pour la création d’un complexe hôtelier autour d’une marina. C’est ambitieux, mais seul un projet ambitieux peut motiver les autorités locales et les pousser à me fournir les cautions et les justifications que les douaniers vont me demander à coup sûr. Aidé par un juriste, j’échafaude mon projet avec le plus grand sérieux pour le rendre crédible, puis je prends contact avec l’attaché commercial de l’ambassade du Guatemala à Madrid. Un rendez-vous est fixé et je fais un aller-retour en Espagne pour peaufiner le projet et lui donner corps. Un lieu précis est déterminé : Puerto Barrios, qu’il faut aller reconnaître. Pour me justifier aux yeux des douanes, je dois aller jusqu’au bout de l’illusion et j’envoie à Guatemala City mon fils Laurent et un ami, cadre commercial, totalement étranger à tous trafics, rencontré à Gibraltar, qui parle parfaitement espagnol. Avant leur départ je les invite, bien sûr, à susciter et multiplier les actes écrits avec les autorités et les entreprises. Paré de ce côté, je dois maintenant m’occuper de l’autre volet de mes travaux sur le Melor : leur financement. Le chantier de Parkhaven m’a présenté une première facture que je dois régler et j’appelle mon caissier à Londres. John Short tient parole et m’invite aussitôt à le rejoindre au Croydon Palace Hôtel, juste en face de la Cour de Justice, dans la banlieue de Londres où il me remettra l’argent. Mais il s’inquiète :

-Comment comptes-tu sortir une telle somme en argent liquide d’Angleterre ?

-Je me débrouillerai, j’ai l’habitude. En fait d’habitude j’appelle aussitôt Gatard pour qu’il demande de l’aide à son homologue anglais. Il ne peut tout de même pas refuser. Quelques jours plus tard, je suis assez satisfait de passer devant les douaniers de l’aéroport d’Heathrow sous la discrète protection de John Hector, l’un des leurs, sans même leur montrer la moindre pièce d’identité. Je n’ai même pas cherché à dissimuler les liasses de livres sterling serrées dans une pochette en plastique au fond de mon sac de voyage, puisque pour plus de sûreté, c’est John Hector lui-même qui portait mon sac. Sous l’impulsion de Ralf, les travaux ne prennent pas de retard et je peux bientôt communiquer avec exactitude à John Short la date où le Melor sera prêt à appareiller. Il me donne alors plus de détails sur l’opération que je vais mener et, brusquement, je comprends pourquoi les Anglais s’intéressent tant à lui :-Marc, tu pars dès que le bateau est paré. Tu vas charger une tonne de cocaïne aux Caraïbes que tu livreras à des gens de l’IRA. C’est urgent, ils ont besoin d’argent, et moi aussi. Nous avons déjà perdu trop de temps. Je te préciserai le programme plus tard. Pour l’instant je peux juste te dire que tu déchargeras près d’Oban, en Écosse. Tu peux aller repérer les lieux et chercher le site qui te convient. Tiens-moi au courant. Je sens que Short ne tient pas à en dire plus pour le moment mais je l’interroge tout de même car l’information qu’il vient de me donner sans la moindre précaution me paraît énorme :

-John, l’IRA donne dans le trafic de drogue ?

Allons Marc, tu n’es pas naïf, ça coûte cher la clandestinité. A ton avis, ils vivent de quoi ? Des dons des militants ? Et les armes, les bombes, ça pousse dans les champs comme les salades ? Au revoir Marc, je te rappelle.

Après le GAL en Espagne, l’IRA en Irlande… Décidément les trafics de drogue ne profitent pas qu’aux dealers des banlieues et je me pose des questions sur la volonté de certains États d’y mettre un terme. Pour alimenter certaines caisses noires quoi de plus anonyme et discret qu’une livraison dans un charmant petit port ? Pas de paperasse, pas de trace, pas de TVA et le contribuable n’est même pas floué…En tout cas j’ai la certitude que je viens de franchir un palier. Je naviguais en eaux troubles, je plonge en eaux profondes.

Christian Gatard

Christian Gatard, le patron de la DNRED de Nantes émet un long sifflement lorsque je lui révèle mon information:

C’était donc ça, les British se doutaient que par Bob Mills, puis John Short, ils allaient remonter jusqu’à l’IRA. Je comprends mieux, il ne s’agit plus seulement de saisir des stups mais surtout de coincer salement des indépendantistes irlandais. C’est une toute autre dimension.

Bobby Mills

Avec Christian je ne cherche pas à jouer l’oisillon tombé du nid: depuis le temps, je suppose quand même que les flics anglais se doutent bien que l’IRA ne vit pas d’oboles ?

C’est certain. Tu vois bien qu’ils ne pistaient pas Mills par hasard. Mais, entre savoir et prouver, il y a un grand vide juridique.

Je constate encore que tous les mouvements clandestins du monde, qu’ils soient de droite ou de gauche, n’existent que par les trafics, mais que le lien entre la drogue et le financement du mouvement n’est jamais évident, sans compter que, bien souvent, la politique vient encore compliquer les choses. Même très riches, les États n’aiment pas mettre la main à la poche, alors, si leurs protégés peuvent subvenir à leurs besoins, ils ferment pudiquement les yeux sur les méthodes et, éventuellement, donnent même un petit coup de pouce. Ce qui ne les empêche pas, parallèlement, d’engloutir des sommes colossales dans la lutte contre les trafics à grand renfort de beaux discours et de bonnes intentions.Tous les policiers, tous les douaniers du monde sont d’accord sur ce point, ce qui ne les empêche pas de traquer les trafiquants pour la plupart d’entre eux avec pugnacité, conviction, voire avec courage, ce qui est d’autant plus admirable. Pour l’heure c’est ce que font les douaniers de Nantes et ceux de Londres, les HM Customs excise officers.

George Atkinson

En apprenant que je vais livrer pour l’IRA, le contrôleur George Atkinson s’autorise une sorte de glapissement qui doit traduire chez lui une intense euphorie, et propose immédiatement de mettre l’un de ses hommes à ma disposition pour aller repérer les lieux de la livraison.

Un rendez-vous est prévu à l’ambassade de France, dans le bureau de l’attaché des Douanes, Marc Lerestre, pour monter l’opération. Nicole, la secrétaire de la DNRED de Nantes m’y accompagne pour représenter le service et ramener quelques documents confidentiels que Lerestre doit lui remettre. Il fait gris et il pleut

lorsque nous arrivons devant le King’s Gate House, 115 High Holborne, annexe de l’ambassade de France. Dans le hall, Marc Lerestre discute déjà avec un officier des Douanes anglais, John Hector. C’est lui qui va nous accompagner en Écosse. Les présentations effectuées, nous montons dans le bureau de l’attaché des Douanes qui a déjà étalé une carte des côtes écossaises sur une table ronde. John Hector pointe tout de suite son doigt sur le golfe de Murray, à l’ouest, et le canal Calédonien qui relie la côte ouest à la côte est de l’Ecosse. C’est dans cette zone que l’on m’a demandé de livrer et c’est donc là où nous allons nous rendre demain. Je loue une voiture à mon nom à l’aéroport de Glasgow et j’inscris John Hector comme conducteur parce que je n’ai pas l’habitude de la conduite à gauche. Un tout petit détail qui me lie par contrat aux douanes anglaises et scelle notre coopération.

King’s Gate House, 115 High Holborne

Pour mes trois compagnons de voyage, notre séjour écossais se transforme bien vite en circuit touristique. Ne connaissant rien aux manœuvres que je vais avoir à exécuter, ils ne me sont d’aucune utilité. Aussi, la plupart du temps, je leur laisse la voiture, préférant prospecter les ports et longer les côtes seul et à pied.

Nous restons trois jours sur le secteur et je fixe mon choix sur un tout petit port assez isolé, près d’Oban, face auquel je pourrai mouiller sans trop attirer l’attention. Un Zodiac viendra prendre la marchandise et la mènera jusqu’à un camion garé le long du canal Calédonien. La suite ne me regarde plus, elle concerne John Hector qui m’assure que son service n’a encore rien prévu. Le repérage est terminé, je rentre à Rotterdam.

Pas pour longtemps. Je reçois très vite un appel téléphonique de John Short. Je dois partir à Dublin


immédiatement et prendre une chambre dans un hôtel dont il me donne le nom. Puis il m’indique un jour, et l’heure exacte à laquelle je devrai me trouver au bar de cet hôtel. C’est concis. Au jour dit, à l’heure dite, je suis à mon poste. J’ai repéré le téléphone posé au bout d’un assez joli bar en bois et je me suis installé à la table la plus proche en commandant une « lager beer ». Cet instant m’excite, mais en même temps je pense que tout cela n’est qu’un jeu. Ce téléphone que je fixe intensément ne peut pas sonner, on ne voit cela que dans les films…Et pourtant il sonne. Incrédule, je refuse de regarder le barman, qui fait répéter un nom pour la troisième fois, et j’accroche mon regard sur le programme d’un singing-pub affiché en face de moi entre un jeu de fléchettes et une vieille publicité pour la Pelforth.

– Mister Fiévet ?

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Histoire du trafic de drogue

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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange.

Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition.

Au XIXe siècle, l’opium se répand à travers toute l’Asie, sous l’impulsion des puissances coloniales. Parallèlement, l’industrie pharmaceutique occidentale découvre des produits miraculeux : morphine, cocaïne, héroïne. L’addiction devient un fléau mondial et un enjeu de santé publique ; la prohibition va progressivement s’imposer. L’interdit donne naissance aux premiers réseaux du trafic de drogue, qui ne vont cesser de chercher la protection des États. Cette criminalité connaît un essor sans précédent pendant la guerre froide, quand les services secrets utilisent les drogues comme un instrument politique. Les États-Unis en paient le prix : en 1970, un tiers de leurs soldats au Viêtnam sont accros à l’héroïne. Un an plus tard, le président Richard Nixon lance la guerre contre la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (1/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 20:55
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Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort. Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir. Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous, Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale. Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place. Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (2/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 21:50
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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange. Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition. Dernier volet : les trafiquants de drogue d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme…

Le paysage s’est désormais morcelé, voire atomisé. Les trafiquants d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme. Le trafic s’enracine dans des zones hors de contrôle, comme l’Afghanistan ou la Colombie, où une guerre d’intensité variable se poursuit. Au Mexique, les cartels ont fait entrer le pays entier dans une spirale de violence sans précédent, et partout, le bilan de la guerre contre la drogue se réduit à un décompte macabre. Faciles à fabriquer et à dissimuler, les drogues de synthèse, comme le fentanyl, cinquante fois plus puissant que l’héroïne, annoncent la génération à venir, celle des trafiquants en blouse blanche. Aux États-Unis, les antidouleurs prescrits sur ordonnance ont ouvert la voie aux opioïdes, qui sèment la mort à l’échelle d’une épidémie.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (3/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 22:45
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Le MN Toucan

 

Un coffre aimanté repéré sur la coque d’un navire

Tout commence le 5 août dernier à Kourou : avant de lever l’ancre vers l’hexagone, le capitaine du MN Toucan, le navire qui transporte les éléments d’Ariane aperçoit sur la coque un coffret aimanté. Il contient 7 kilos de cocaïne. L’enquête est menée par l’antenne locale de l’Office Interministériel Anti Stupéfiants, et la brigade financière de l’Unité Territoriale d’Investigation Spécialisée. Un réseau présumé est soupçonné d’avoir transféré vers l’hexagone de la cocaïne achetée au Surinam, sur la coque des deux bateaux d’Ariane. Selon le parquet de Fort de France, la marchandise était récupérée dans les ports du Havre et de Rotterdam, via deux plongeurs.

6 personnes arrêtées le 14 mars

Après la saisie du 5 août, la filière présumée choisit une voie plus classique pour le trafic, avec des mules, par avion. La cocaïne est
revendue notamment à Paris, Poitiers, Toulouse, Cahors, Agen. Le 14 mars, six personnes sont arrêtées en Guyane, placées en garde à vue, puis incarcérées à Rémire-Montjoly. Selon le procureur de Martinique, leur transfert vers Fort de France a été rendu impossible par la crise sanitaire. Mardi, un juge d’instruction de Fort des France les a mis en examen par visio conférence notamment pour « trafic de stupéfiants en bande organisé » Cinq des suspects habitent à Kourou, un autre en Haute
Savoie. Deux sont chefs d’entreprise, deux autres travaillent en intérim, un cinquième à la mairie de Kourou, le dernier étant sans
profession.

Source

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C’est une première dans le département.
Les policiers de Vannes ont interpellé, jeudi 26 mars, un jeune homme de 17 ans qui, malgré les rappels à l’ordre, ne respectait pas la mesure de confinement.
En deux jours, ce mineur a été contrôlé à quatre reprises dans le quartier de la Bourdonnaye.
À chaque fois, il n’a pas été en mesure de justifier sa présence, ni de présenter une attestation de déplacement dérogatoire.
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Plus d’une tonne de cocaïne a encore été découverte ce mois-ci en Belgique.

Le trafic de drogue tourne à plein régime en cette période d’épidémie de coronavirus. Une saisie record a encore été effectuée lors des derniers vols passager à l’aéroport de Zaventem, a indiqué Kristian Vanderwaeren, administrateur général des Douanes & Accises, samedi dans De Tijd. « Les trafiquants de drogue misent sur le fait qu’il y a moins de contrôles. »

Et à l’étranger, 1,4 tonne a été saisie alors qu’elle était destinée à notre pays. « Nous avons constaté une quantité sans précédent de cocaïne et d’héroïne sur les derniers vols passager qui arrivaient encore au Brussels Airport », explique M. Vanderwaeren. « La criminalité organisée entrevoit des opportunités en ces temps de crise. Nous n’avions encore jamais découvert une telle quantité de drogue dans les bagages des passagers. Les trafiquants tablent clairement sur une baisse du nombre de contrôles. »

L’équipe drogue dans le port d’Anvers a momentanément été renforcée. « Car en Amérique du Sud, ces jeunes ont encore assez de moyens et d’argent pour poursuivre leurs activités », poursuit Kristian Vanderwaeren, le responsable des Douanes.

source

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En France, les douaniers ne sont plus en nombre suffisant pour sécuriser et tenter de ralentir ce trafic.

Le 26 mars, la Douane française comptait 2540 agents présents physiquement sur leur lieu de travail sur un effectif de 17 372 personnes.

268 agents ont été contaminés et sont malades alors que 935 agents ont été placés en quatorzaine.

A la DG de la Douane Française, Madame Isabelle Braun-Lemaire reste silencieuse!

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L’opération « Stup Vivier »

En 2 mois, 8 convois ont été observés depuis l’Espagne.
Cette 3ème et dernière phase du dossier « Stup Vivier »  aura permis au total la mise en examen de 26 personnes et 16 incarcérations.
Après 4 jours de garde à vue, les enquêteurs de la BR et des Brigades territoriales de Toulouse-Mirail viennent de remettre au Juge d’Instruction 6 importateurs de produits stupéfiants.
La gendarmerie de la Haute-Garonne a communiqué via sa page Facebook

source

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Les douaniers de Marne la Vallée ont découvert 31 cartons, contenant 165 kg d’herbe de cannabis, cachés au milieu de denrées alimentaires qui faisaient écran.

La drogue était empaquetée dans des sachets en plastique, hermétiques.

Ils étaient cachés dans des cartons à l’arrière d’un camion immatriculé en Espagne qui se rendait aux Pays-Bas, précise Le Parisien.

L’enquête a ensuite conduit les autorités vers un second camion arrêté dans le Tarn et Garonne. Les agents y ont trouvé près de 280 kilos d’herbe de cannabis.

Source

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Le marché basque de la drogue est en plein essor.

Au cours de la dernière décennie, près de quatre tonnes de différents stupéfiants ont été saisies. Et cela leur donne une vision globale de ce qui bouge: ce qui est acheté et ce qui est consommé. Comme dans le reste du pays, l’héroïne, la « foutue » drogue des années 80, est de retour.

Dans ce supermarché particulier, il y a aussi les amphétamines. Au cours des dix dernières années 250 kilos ont été saisis dans différentes opérations anti-drogue. Pas mal compte tenu des autres records: 2 642 kilos de marijuana, 997 kilos de cocaïne, 512 de speed et 37 d’héroïne, ainsi que deux tonnes de précurseurs.

Dans le cas de l’héroïne, cette année en à peine deux mois, les opérations effectuées ont permis de taper pas moins de 16 kilos, un peu plus d’un tiers de ce qui a été réalisé depuis 2010. Comme l’a dit à Europa Press le responsable de  l’UDYCO (Unité des Drogues et du Crime Organisé) de la Police Nationale de Bilbao, le «cheval» est revenu parmi les stupéfiants  le plus commercialisé par les «narcos», qui recherchent «le plus d’argent avec le moindre risque »et ne savent pas« quelle drogue est la plus nocive ».

Selon lui, les stupéfiants qui sont au Pays Basque «font beaucoup de dégâts». Par conséquent, ils considèrent qu’il est essentiel que « tous les niveaux » soient impliqués dans la sensibilisation aux drogues et la lutte contre le trafic et la consommation.

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Sa mobilisation n’a pas servi à rien. « Les gens me disaient : depuis que tu bouges, on arrive à dormir. »

Mais elle a fini par s’épuiser. Quand elle a plié bagage, tous les dealers ont fait une grande fête sous ses fenêtres. « J’ai l’impression de brasser du vent. Mais j’ai toujours eu la satisfaction de voir que les habitants me soutenaient. »

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Motor Yacht Windarra

Enregistré à Gibraltar 🇬🇧 – Propriétaire Rio Plata Ltd, compagnie off-shore de Marc Fievet, financé par Marc Fievet et opérations de la DNRED

A réalisé le transport pour l’échelon DNRED de Lyon d’une tonne 285 de cannabis du Maroc à Port la Nouvelle (Saisie fortuite place Belcourt à Lyon d’une tonne) – Opération d’achat-transport réalisée par Jean Pierre Cazet et Michel Ribatet

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Enregistré à Gibraltar 🇬🇧 – Propriétaire Rio Plata Ltd, compagnie off-shore de Marc Fievet

Financé en cash à 50 % par le trésor public français et 50 % en cash par John Short, un des lieutenants de Tony White

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

A réalisé plusieurs opérations, aussi bien pour le HM Customs excise anglais que le dernier pour la DNRED: l’enlèvement de 32 tonnes de cannabis au large de Djibouti entrainant « fortuitement » les saisies de 27 tonnes au Canada et de 5 tonnes en Angleterre.

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MV Poseidon

Enregistré à Saint Vincent 🇻🇨 – Propriétaire Fortitude Maritime Research ltd à Gibraltar

Financé par Locatelli en cash sortie de Suisse, via ABN AMRO

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

saisie de 6 tonnes de cannabis

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General cargo ships PACIFICO

Enregistré à Chypre 🇨🇾 – propriétaire Jurgen Kirchoff financé par Locatelli en cash via Banco Atlantico de Gibraltar

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

saisie  de 5 tonnes 400 de cocaine

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MY Sea Harmony

Enregistré à Jersey 🇬🇧 – Propriétaire Charles Henri De Bossieu, un des noms d’emprunt de NS 55

Financé par Locatelli en cash via Banco Atlantico – Gibraltar

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

devait réaliser le transfert de 10 tonnes de cocaïne sur Propiano en Corse

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Par Marc Fievet

Le « tuyau » est tombé à l’OFAST (office anti-stupéfiants) il y a seulement quelques jours.

Tuyau d’un agent infiltré de L’OFAST ? D’un aviseur-infiltré de la DNRED? D’une source policière? D’un indic? Parce que tout dépend de l’origine du tuyau…pour savoir si dans le même temps, une dizaine de tonnes passait alors sans encombre, déchargée dans un container à Livorno, Genova ou Marseille.

Le tuyau expliquait qu’une cargaison venue d’Amérique du Sud faisait route, dans un container rempli de
purée de bananes, sur un cargo à destination de Marseille.

La mobilisation est déclenchée, et les carabiniers italiens sont mis à contribution, coopération internationale oblige, par la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Marseille. Un transconteneur qui allait d’abord faire escale à Livorno puis à Genova avant de toucher Marseille….

Le travail des enquêteurs était simplifié et déjà le branle bas de combat médiatique pouvait se mettre en place.

« Saisie historique », « Saisie record », « Saisie exceptionnelle »…

On se calme!

La demande explose et il y a plus de 25 ans, les narcos faisaient déjà transporter des cargaisons de dix tonnes… voire plus.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED de la Douane française): relire l’interview de Marc Fievet par 24 Ore

Publié: 29 février 2020 par Marc Fievet dans 36, Aeronarcotrafic, AFRIQUE, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du NORD, AMERIQUE du SUD, Balkans, Belgique, Blanchiment, Canada, Canaries, Cannabis - Hachis - Haschich, Ceuta, Cocaïne, Colombie, Corse, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza, HM Customs Excise (UK), INTERPOL, Irlande, Italie, Justice, MAFIA, Malte, Maroc, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, Narcotrafic maritime, NCA, NS 55, OCRTIS, OFAST, Pays-Bas, Police, Policia, Pologne., Portugal, Saint-Martin, Santo Domingo, Sardaigne, Sénégal, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, Suisse, SVA, TRACFIN, UK, USA, Venezuela
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Marc Fiévet est une sorte de Donnie Brasco à la française – du nom de cet agent qui a infiltré des années durant une des principales familles de la mafia italo-américaine et dont l’histoire avait été portée à l’écran avec le duo Johnny Depp-Al Pacino.

Michel Charasse

A partir de1988, à la demande des autorités douanières françaises et de leur service action, la DNRED, l’agent NS55 a vécu au cœur d’une des principales organisations du trafic mondial, en devenant le numéro deux opérationnel. Fiévet a notamment été encouragé dans son action par le ministre du Budget de l’époque, Michel Charasse. Présenté par la justice canadienne comme le n° 1 du trafic mondial, condamné à perpétuité au Canada, finalement extradé, il aura au final payé de 11 années de prison les risques qu’il a pris pour le compte du gouvernement français, après avoir été lâché par ceux qui l’avaient envoyé au combat. En première ligne.

Claudio Pasquale Locatelli

24 Ore : C’est nous qui lui avons appris la nouvelle de la chute de Locatelli. Fiévet a travaillé à ses côtés pendant des années. Au cœur d’une des principales organisations du trafic international de came. En dépit de son évasion de la prison de Grâce en 1989, peu de monde sait qui est Locatelli en France. Après ceci, vous n’aurez plus d’excuses…

24 Ore: On vient d’apprendre ce week-end l’arrestation de Pasquale Claudio Locatelli. Pas vraiment un inconnu, pour vous…Alors, Locatelli, c’est qui?

Marc Fievet

Locatelli, c’était, c’est, et je suis certain que ce sera demain encore, un des principaux distributeurs de la cocaïne colombienne en Europe, doublé d’un des plus importants fournisseurs de cannabis marocain, notamment sur la péninsule italienne. C’est un gros faiseur, comme on dit. Un industriel de la came, pas un petit trafiquant. Du très très lourd. À l’époque où je m’étais rapproché de lui – j’étais chargé du transport et de la logistique de son réseau –, on dépassait toujours les 20 ou 30 tonnes en matière de cannabis. Et en matière de cocaïne, il n’était pas rare de parler de 5, 10 ou 15 tonnes.

24 Ore: Ce Locatelli a plusieurs noms, je crois, de multiples identités…

Oui. Moi, je connaissais Mario Maroni et Claudio Pasquale Locatelli. Plus une autre, que j’ai oubliée.

24 Ore: C’est vraiment la pointure au-dessus?

Quelqu’un d’excessivement brillant. Une belle machine, dotée d’une intelligence supérieure. Un type qui prend d’ailleurs lui-même de la coke pour accélérer ses propres capacités de raisonnement.

24 Ore: Si on établit une sorte de classement du business international de la came, avec de telles quantités, comme celles que vous évoquez, ça le placerait comment?

Écoutez…Là, on parle de l’élite mondiale. Avec Locatelli, on est face aux dix ou quinze personnes capables dans le monde de donner confiance aux expéditeurs et aux fournisseurs, d’une part, et, de l’autre côté, d’être en mesure d’exiger de la part des mafias locales un bon règlement, dans les meilleures conditions. Le genre de choses que peu de personnes sont capables de faire. C’est-à-dire que son nom est une garantie. Clairement, ici, on est au niveau du trafic d’État. Ce monsieur fait partie de ceux qui gèrent un business qui ne peut pas être stoppé par l’activité policière traditionnelle.

24 Ore: Quand on s’appelle Locatelli, les sommes en jeu, ça pèse quoi?

Quand je travaillais avec lui, il prenait 30%de la marchandise. Ça, c’était le prix du passage. En échange, il mettait à disposition les bateaux, l’avion et les infrastructures nécessaires. Très souvent, il négociait aussi l’acquisition des 70 % restants avec les expéditeurs. Il s’occupait lui-même de la redistribution et négociait le prix dans le territoire de destination. À l’époque, le kilo de coke, récupérée par parachutages en mer, se négociait à 2000 dollars. Derrière, pour la revente sur le territoire espagnol, c’était entre 18000 et 20000dollars le kilo. Dans ce cas, généralement, Locatelli redistribuait par 500 kg.

24 Ore: Au fond, il a quoi de plus que les autres? Qu’est-ce qu’il a su faire mieux, ou différemment?

Il a simplement fait grimper le volume des mouvements, n’hésitant pas à passer au stade industriel. Il a été un des tout premiers à faire du regroupement pour plusieurs organisations mafieuses à la fois. Du transport mutualisé, en réalité. Pour ça, il faut avoir la capacité de garantir l’atterrissage de la marchandise, sa tranquillité et sa bonne organisation. Notamment pour éviter que les différents destinataires ne se rencontrent au même moment, et que ça ne dégénère pas. En résumé, Locatelli est à la fois un très fin diplomate, mais avec, derrière, certainement une force de frappe. Deux qualités qui lui permettent d’imposer sa façon de concevoir le business.

24 Ore: Il est très bien entouré, je crois…

Oui. Il a des relais et des connections incroyables. À l’époque, on se retrouvait à l’apéro avec un magistrat. Il avait un avocat rayé du barreau pour quelques irrégularités mais qui avait une connaissance approfondie des procédures judiciaires. Il est capable aussi de trouver des appuis chez les policiers, des services qui lui permettent de repartir (Locatelli a été arrêté à plusieurs reprises en Espagne, avant d’être de façon assez incompréhensible relâché, alors que plusieurs pays demandaient son extradition, ndlr] et d’être à nouveau dehors. Enfin, j’en suis persuadé, il a des connexions étroites avec la DEA (le service anti-stups des Américains, ndlr), qui l’ont certainement aidé à sortir plus d’une fois d’un mauvais pas. Je ne peux pas imaginer avoir payé pour son compte, alors que ma situation d’agent infiltré des douanes était connue, et que lui n’ait pas été poursuivi, sans qu’il y ait eu une intervention des Américains. Il y a eu une guerre des services, et on a préféré sacrifier un agent infiltré français pour laisser se développer un marché qui génère d’énormes profits en matière d’économie souterraine.

24 Ore: Vous semblez toujours amer, même après l’annonce de cette arrestation…

Il y a de quoi. Ce monsieur a été arrêté dix jours avant moi, en 1994. Il a fait un peu de prison. Il est ressorti et s’est arrangé pour être de nouveau arrêté, plusieurs fois.
À chaque fois, il se débrouille pour faire frapper d’annulation toutes les demandes d’extradition, alors qu’il est poursuivi par la France, les États-Unis, le Canada…Une fois encore, j’ai la nausée. Pas parce qu’on vient de l’arrêter, mais parce qu’on m’a laissé pourrir en prison et que je suis toujours considéré comme un narco par le Canada.
Je vais vous dire…On a affaire à des ‘petites frappes’ policières qui font tout, sauf empêcher que nos économies et nos propres banques soient financées par le narcotrafic. Le reste, c’est encore du cinéma.

D’après 24 Ore

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Une partie de la flotte de Claudio Pasquale Locatelli

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General cargo ships PACIFICO

Enregistré à Chypre 🇨🇾 – propriétaire Jurgen Kirchoff financé par Locatelli

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MV Poseidon

Enregistré à Saint Vincent 🇻🇨 – Propriétaire Fortitude Maritime Research ltd à Gibraltar

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MY Sea Harmony

Enregistré à Jersey 🇬🇧 – Propriétaire Charles Henri De Bossieu, un des noms d’emprunt de NS 55

 

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Novalaise : intercepté par les douaniers avec 6,8 kilos de cocaïne pure

En provenance du Luxembourg, il allait à Milan, la drogue cachée sous le coffre de sa voiture. Ce jour-là, sur l’aire du Lavaret, sur l’A43, les douaniers repèrent un individu dans une Audi Q3 immatriculée au Luxembourg. Ils décident de le contrôler et remarquent que le coffre de la voiture a une drôle de forme. Dans une cache aménagée sous le plancher, ils découvrent six sachets de poudre blanche.
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Angoulême : un vendeur de cocaïne interpellé

Ils aperçoivent un jeune homme qui prend la fuite. Les agents parviennent à le rattraper.
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Besançon: l’implication des « gamins » dans le trafic de drogue à Planoise
Après de nouveaux coups de feu qui ont fait deux blessés mercredi, dans le quartier de Planoise à Besançon, la vie suit son cours. Au numéro 4 de la rue de Fribourg, le point de deal a repris du service, comme si rien ne s’était passé. Et jeudi, à nouveau des tirs et une personne touchée…

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