PAYS BAS 🇳🇱 (Rotterdam): une tonne 500 d’héroïne saisie dans le cadre d’une opération internationale contre le narcotrafic menée par la NCA

Une tonne 500 d’héroine saisie dans le cadre d’une opération internationale contre le narcotrafic

En collaboration avec les forces de l’ordre néerlandaises et belges, la National Crime Agency a obtenu des renseignements menant à la récupération de plus de 1,5 tonne de drogue de classe A au port de Rotterdam et à l’arrestation le 9 février de cinq hommes aux Pays-Bas.

L’énorme cargaison a été retrouvée dans un conteneur rempli de sel gemme de l’Himalaya.

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane BSI Roissy-C.D.G) les douaniers saisissent 42 kilos de tiges de Kaht

Le jeudi 18 février, lors du contrôle des valises, les douaniers de Roissy-Chardes De Gaulle repèrent  dans le tunnel à rayons X des objets suspects.

Les deux valises arrivaient en soute par un vol de Brucxelles. Ils tombent alors sur 42 kg de tiges de Khat.

L’Éthiopien résidant aux Pays-Bast ignorait que le khat était interdit en France.

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FRANCE 🇫🇷 (Grand Est) : grosse saisie de drogue, 50 kilos retrouvés, 17 trafiquants arrêtés

Les produits stupéfiants étaient acheminés des Pays-Bas.

L’analyse d’EncroChat a permis aux acteurs de cette enquête trans-régionale d’arrêter au total 17 trafiquants. Huit d’entre eux sont désignés comme les têtes du réseau, la moitié réside à Nancy, les autres à Laxou, Audincourt, Charmes et Colmar.

La saisie totale de drogue est elle aussi impressionnante, 20 kg de résine de cannabis, 14 kg d’herbe de cannabis, 14 kg d’héroïne et un peu plus d’1,5 kg de cocaïne. Une dizaine de véhicule et près de 130.000 euros sont également tombés aux mains de la justice.

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EUROPE 🇪🇺 (Méthamphétamine): des chimistes mexicains travaillent désormais aux Pays-Bas 🇳🇱 et en Belgique 🇧🇪

BRÉSIL 🇧🇷 (Porto de Santos): les douaniers ont saisi 853 kilos de coke en partance pour Rotterdam

Les 853 kg de cocaïne étaient cachés dans une cargaison de protéines de soja concentrées, à destination du port de Rotterdam, aux Pays-Bas.

Selon les douaniers, lors de l’inspection de la cargaison, le chien de la douane de Santos a signalé positivement la présence de drogue.

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PAYS-BAS 🇳🇱 (Rotterdam): les douaniers bataves interceptent 740 kilos de cocaïne

Lors d’un contrôle dans le port de Rotterdam, les douaniers bataves ont intercepté hier soir un lot de 740 kilos de cocaïne.

Le conteneur arrivait  du Brésil

Derrière les portes du conteneur, les douaniers ont trouvé 25 sacs contenant la cocaïne.

Les paquets de coke avaient été cachés dans un conteneur chargé de big bags contenant un concentré de soja (X-Soy 600).

Le conteneur était destiné à une personne d’Oosterhout sans doute étrangère à cette affaire.

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ESPAGNE 🇪🇸 (opération Gigante): le remorqueur « Cyklop 1 » intercepté par les douaniers espagnols avec environ 18 tonnes de haschich

Le SVA (service de surveillance douanière)  a intercepté dans les eaux de l’Atlantique, au nord des îles Canaries, un remorqueur chargé d’environ 18 000 kilos de haschich en 574 balles. Sa destination serait un pays de la côte ouest de l’Afrique, peut-être la Guinée Bissau, pour finir par être réexpédié  à l’intérieur du continent.

À bord, cinq membres d’équipage, trois de nationalité marocaine et deux du Bangladesh, ont tous été arrêtés. La phase d’exploitation de l’opération, baptisée Gigante, a débuté hier à l’aube et s’est terminée dans l’après-midi par l’interception par la patrouille de surveillance douanière Sacre, basée dans le port de Las Palmas de Gran Canaria, d’un Remorqueur nommé Cyklop 1 et probablement le drapeau du Belize à quelque 180 miles au nord-ouest de Gran Canaria lors de la navigation dans les eaux internationales. À bord, un grand nombre de balles de haschisch ont été saisies qui, en attendant le décompte officiel et le poids, atteindraient 18 000 kilos (initialement 15 000 étaient estimés).

Fotografías de la embarcación interceptada en la Operación Gigante y de la carga de hachís que transportaba

Gardé par des moyens de surveillance douanière navale, Cyklop 1 est arrivé ce mardi 29 décembre à la base navale de Las Palmas.

Ces actions ont été menées sous la coordination du parquet spécial antidrogue de la Haute Cour nationale et de la Cour centrale d’instruction numéro 6 de la Haute Cour nationale. L’origine de l’opération exploitée ces dernières 24 heures est née en Galice à la mi-novembre.

Le Cyklop 1, long de 28 mètres, a quitté la ville néerlandaise de Zwijndrecht le 5 novembre pour naviguer vers le sud jusqu’à ce qu’il soit près de Cariño. A partir de là, ajoute l’enquête, son déroulement a éveillé les soupçons des analystes du Bureau du renseignement maritime (OIM) de la zone régionale de surveillance douanière de Galice.

L’opération Gigante a été réalisée avec la collaboration du Maritime Analysis and Operations Center (MAOC-N), de la United States Anti-Drug Agency @DEAHQ et de la DNRED des autorités douanières françaises @douane_france.

L’opération et les enquêtes restent ouvertes.

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ROYAUME UNI 🇬🇧 (NCA): la réponse des forces de l’ordre britanniques suite au décryptage du service de communications mondiales cryptées EncroChat

 

Un Transporteur qui se vantait d’être impliqué dans le crime organisé depuis plus de 20 ans a été emprisonné pour 14 ans pour avoir transporté de la drogue et de l’argent sale à travers l’Europe.

Thomas Maher, âgé de 40 ans, de Wiltshire Close, Warrington, qui se payait moins que le salaire minimum à des fins fiscales mais vivait un style de vie luxueux dépensant des centaines de milliers de livres sterling en voitures, vacances et bijoux, a été ciblé par la National Crime Agency dans le cadre de l’opération Venetic.

Maher a été condamné à 14 ans et huit mois de prison à Liverpool Crown Court aujourd’hui (22 décembre) après avoir plaidé coupable lors d’une audience antérieure à deux chefs d’accusation relatifs à l’importation de drogues de classe A au Royaume-Uni et à deux accusations de blanchiment d’argent.

Les preuves ont démontré qu’il exploitait un réseau de transport couvrant l’Europe, acheminant de la drogue au Royaume-Uni et en Irlande.

Des messages Encrochat révélés en avril 2020

Martin Clarke, de la NCA a déclaré: «Maher a évolué dans les plus hauts cercles criminels, agissant en tant qu’homme de la logistique pour certains des groupes criminels organisés les plus notoires du Royaume-Uni, d’Irlande et d’Europe qui lui ont fait confiance pour leur drogue et leur argentNous croyons que les infractions pour lesquelles il a été condamné ne représentent que la pointe de l’iceberg en ce qui concerne sa criminalité globale. Il s’est vanté dans les messages d’EncroChat d’être impliqué dans le crime organisé pendant plus de 20 ans, période pendant laquelle il est fort probable qu’il ait expédié des tonnes de drogue et des dizaines de millions de livres à travers l’Europe.

«Après une enquête minutieuse, nous avons pu le traduire en justice. Et cette enquête ne s’est pas arrêtée. Nous utiliserons tous les outils disponibles pour le frapper là où ça fait mal – dans la poche – pour nous assurer qu’il ne pourra pas continuer son style de vie de luxe après sa libération. « 

Maher a été initialement arrêté dans le cadre de l’enquête sur la mort de 39 migrants vietnamiens dans un camion à Purfleet en octobre 2019.

Le tracteur en cause appartenait à un moment donné à Maher et était toujours immatriculé au nom de sa femme même après sa vente.

Maher a été libéré sans qu’aucune autre mesure ne soit prise par la police d’Essex, mais l’enquête de la NCA a révélé que bien que lui et sa femme touchent moins que le salaire minimum à des fins fiscales, ils menaient un style de vie luxueux. Le couple possédait des voitures d’une valeur de plus de 200 000 £, des bijoux et des montres valant des centaines de milliers de dollars, et avait dépensé environ 90 000 £ en vacances sur trois ans.

Au cours d’une période de sept mois, des agents de la NCA ont regardé Maher rencontrer des associés criminels dans des hôtels et dans des espaces publics du nord-ouest pour organiser le trafic de cocaïne des Pays-Bas vers le Royaume-Uni et l’Irlande. Outre la drogue, Maher a également contribué à faciliter le mouvement de grosses sommes d’argent. Il a organisé le transport de 305 000 euros d’Irlande en Hollande pour le compte d’un de ses associés, à qui il a facturé une commission pour son implication.

En mai, An Garda Síochána de Drogheda, en Irlande, a saisi 600 000 euros supplémentaires en transit et arrêté trois personnes.

Maher avait organisé le mouvement de cet argent.

Des officiers de la NCA ont arrêté Maher le 13 juin à son domicile de Warrington, après avoir reçu des informations selon lesquelles il prévoyait de quitter le pays.

À la suite de la condamnation d’aujourd’hui, la NCA demandera la confiscation de ses biens en vertu de la loi sur les produits de la criminalité dans le cadre de l’enquête financière en cours. À sa sortie de prison, il sera également soumis à une ordonnance de prévention des crimes graves restreignant ses communications, ses finances et la propriété d’entreprises.

Le commissaire adjoint John O’Driscoll, qui dirige le crime organisé et le crime grave au sein de la Garda Síochána, a déclaré:

«La capacité d’enquête de la Garda Síochána et de la National Crime Agency du Royaume-Uni, qui travaillent en collaboration, s’est une fois de plus révélée productive, ce qui a pour conséquence que des communautés plus sûres au Royaume-Uni et en Irlande sont protégées de ceux qui se livrent à des crimes graves et organisés. Les autorités chargées de l’application de la loi au Royaume-Uni et en Irlande sont déterminées à exploiter toutes les opportunités pour aboutir à des enquêtes dans lesquelles elles ont un intérêt commun

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – DOD Lyon): le convoi hollandais avait été signalé par un aviseur

À l’origine de cette saisie de 75 kg d’herbe de cannabis, un renseignement très précis parvenu à la DOD de Lyon, Direction des opérations douanières.

L’aviseur précise qu’un convoi hollandais, chargé de drogue, va remonter d’Espagne, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 décembre, avec une Audi pour voiture ouvreuse.

L’interception s’est réalisée au péage de Reventin-Vaugris sur l’autoroute A7, par la brigade de surveillance des douanes de Saint-Etienne.

Tonny Vos, 69 ans, et sa compagne Tatiana Melniciuk, 47 ans, ont été condamnés à 3 ans de prison ferme, tout comme leur ami René Jongejean, 52 ans. Écroués, tous les trois sont également interdits de territoire français pour dix années et devront s’acquitter d’une amende douanière de 131 000 euros. Quant au second chauffeur, il a été relaxé.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – Gendarmerie – brigade de recherches de Thionville et la section de recherches de Metz): suite à EncroChat, 42 kilos d’héroïne ont été saisis au domicile d’un homme de 32 ans à Hayange

L’homme achetait héroïne et cocaïne aux Pays-Bas pour les revendre en Moselle.  Interpellé, il a été mis en examen et écroué. Il passera les fêtes de fin d’année bien confiné.

Les saisies effectuées par les gendarmes

42 kilos d’héroïne, 4 kg de cocaïne, 17 kg de produits destinés à couper la drogue, 115 000 euros en liquide, 4 véhicules et un pistolet automatique.

Cette opération fait suite au décodage d’EncroChat, l’application de télécommunication cryptée, par les cybergendarmes de la gendarmerie nationale avec de nombreux autres cyberservices européens.

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PAYS-BAS 🇳🇱 (Nord Braband): comment des chimistes mexicains débarquent dans des labos de meth belgo-néerlandais

A l’heure actuelle, les gangs néerlandais sont dépendants du savoir-faire des cartels mexicains. Mais que pourrait-il se passer si ce n’était plus le cas ? La crainte est alors de voir cette alliance si profitable aujourd’hui, se transformer en concurrence demain : « Ce que je ne veux absolument pas, c’est que nous devenions l’un de ces pays capables de produire d’énormes cristaux de méthamphétamine, sans l’aide des mexicains. Dans ce cas-là, on ferait concurrence au Mexique. Je ne sais pas ce qui se passera alors, mais il y a des risques. Et nous voulons empêcher cela« , conclut Andy Kraag, le responsable de la police néerlandaise. Car « concurrence et violence vont toujours de pair dans le monde criminel« . 

Le navire de drogue MS Arsianco a été confisqué par la police. Il est situé près du port de Moerdjik et doit être vendu. (Benedikt Strunz/NDR) Le navire de drogue MS Arsianco a été confisqué par la police. Il est situé près du port de Moerdjik * et doit être vendu. (Benedikt Strunz/NDR)

« C’est ici que ça s’est passé. »

Willem-Jan Joachems se souvient parfaitement de ce 10 mai 2019. Pour ce journaliste d’une télévision locale de la région de Nord Braband, au sud des Pays-Bas, c’est un scoop qu’on n’oublie pas. « Le bateau était là, les enquêteurs étaient en train de relever les indices… et il a commencé à couler. » Ce jour-là, il était arrivé un peu plus tôt, sur le quai du port de plaisance de Moerdijk, pour assister au démantèlement d’un laboratoire flottant de méthamphétamine par les forces de police.

Une découverte inédite à bien des égards : un laboratoire avait été monté de toutes pièces dans le ventre du navire, long de 85 mètres. Les enquêteurs y retrouvent plus de 70 kg de méthamphétamine, 150 litres d’huile de méthamphétamine… et trois Mexicains, âgés de 25, 28 et 38 ans. « Ils étaient en train de fabriquer la drogue », raconte le journaliste néerlandais.

Les enquêteurs identifient leur ADN sur trois masques intégraux et des paires de gants. La police met également la main sur des téléphones et découvre des photos qui lui permettent de retracer l’activité des trois hommes au Pays-Bas. Le 12 décembre 2018, ils établissent une « liste de courses » incluant 30 kg d’aluminium, des thermomètres et des gants en latex. Courant mars, les chimistes ont maintenant de la poudre dans des verres doseurs. Un mois plus tard, une vidéo dévoile une large quantité de méthamphétamine sous forme de cristaux. Le laboratoire est découvert un mois plus tard. Candelario et les deux frères Ivan Diego et Victor Manuel sont reconnus coupables de « complicité de possession et de production de méthamphétamine en cristaux » le 19 mars 2020. Ils sont condamnés à quatre ans de prison ferme aux Pays-Bas.

Ce n’est pas la première fois que la police néerlandaise découvre des ressortissants mexicains dans un laboratoire de méthamphétamine.

En février 2019, elle avait déjà arrêté trois hommes originaires du Mexique, dans un laboratoire produisant notamment de la méthamphétamine à Wateringen, en banlieue de La Hague. Ce ne sera pas la dernière non plus. Depuis le début de l’année, 32 laboratoires produisant de la méthamphétamine ont été démantelés. Du jamais vu. Les arrestations s’enchaînent.

Parmi les suspects, un nombre important de Mexicains : 19, entre les Pays-Bas et la Belgique, selon le décompte réalisé par Forbidden Stories et ses partenaires. Le dernier démantèlement impliquant des mexicains date de la semaine dernière. Le 30 novembre 2020, deux d’entre eux ont été arrêtés dans la petite ville de Westdorpe, à la frontière belge. Comment expliquer la présence de ces ressortissants mexicains à des milliers de kilomètres de chez eux ? Pour qui travaillent-ils ? Où va cette drogue une fois produite ?

Avec 25 médias partenaires, dont la Cellule investigation de Radio France, Forbidden Stories a enquêté sur le parcours de ces chimistes mexicains, au service des gangs néerlandais, déjà rois des drogues de synthèse en Europe.

EncroChat, « c’est de l’or pour nous »

Le message, envoyé en juin 2020 dans la précipitation et avec quelques fautes dans la version originale, est adressé par le fournisseur de téléphones chiffrés EncroChat à ses millions d’utilisateurs. Au siège de la société, c’est la panique. L’entreprise vient de réaliser qu’elle a été victime de l’opération de piratage la plus spectaculaire jamais menée par des polices européennes. Une catastrophe pour la société qui promettait à ses clients des communications ultra-sécurisées.
Les utilisateurs des téléphones EncroChat vont rapidement réaliser l’ampleur des dégâts : depuis plusieurs mois en réalité, les forces de l’ordre françaises et néerlandaises ont accès à toutes leurs communications. Un vrai problème si on est impliqué dans des activités criminelles, ce qui est le cas « d’une part très élevée d’utilisateurs » du service chiffré, selon les enquêteurs européens. Le jour de l’envoi du message à ses utilisateurs, EncroChat met fin à ses services. Une information judiciaire, notamment pour « fourniture d’un moyen de cryptologie n’assurant pas exclusivement des fonctions d’authentification ou de contrôle d’intégrité sans déclaration préalable », a été ouverte à la JIRS (juridiction interrégionale spécialisée) de Lille.

Capture d’écran du message envoyé par EncroChat à leurs utilisateurs, avant d’arrêter leurs services, le 13 juin 2020.  (Europol/Eurojust/Gendarmerie française)

« C’est vrai : EncroChat, c’est de l’or pour nous », reconnaît Andy Kraag, chef de la division d’enquêtes criminelles de la police néerlandaise. Et pour cause : en l’espace de quelques mois, des millions de messages sont interceptés en temps réel, avant leur chiffrement, par les enquêteurs en Europe.

Aux Pays-Bas, cela va notamment permettre le démantèlement en série de laboratoires de méthamphétamine. Et dans plusieurs cas, révéler la présence des ressortissants mexicains qui y travaillent.

D’après les messages consultés par la police, ils seraient bien plus nombreux que les 19 déjà recensés par le consortium, le plus souvent recrutés comme chimistes.

………………………………………….  ……………….  Résumé en 4 points :

1 – Forbidden Stories a eu accès à des informations exclusives sur le piratage d’EncroChat, qui a conduit à l’arrestation de 800 personnes à travers l’Europe et au démantèlement de laboratoires de méthamphétamine aux Pays-Bas et en Belgique

2 – Des experts en méthamphétamine (ou « chimistes ») sont envoyés en Europe depuis le Mexique afin d’aider les gangs néerlandais à produire cette drogue très rentable et à l’exporter vers l’Asie et l’Océanie

3 – Les intermédiaires mexicains sont chargés du processus de recrutement et sont fortement soupçonnés de travailler pour les cartels mexicains en tant que « freelance ».

4 – Ce partenariat entre les organisations criminelles mexicaines et néerlandaises inquiète les autorités, qui craignent une augmentation de la consommation de méthamphétamine sur place et que cette collaboration ne se transforme en concurrence violente sur le sol européen.

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* Moerdjik : c’est à Moerdjik que Marc Fievet avait acheté le « LARISSA », devenu « MELOR », le premier cargo financé par Bercy pour la DNRED, pour transporter de la cocaïne au départ d’Amérique du Sud vers l’Angleterre via les eaux irlandaises.

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FRANCE 🇨🇵 (Strasbourg): démantèlement d’un trafic d’héroïne et de cocaïne avec les Pays-Bas

Le coup d’arrêt a été donné avec l’interception, dans la nuit du 17 au 18 novembre d’un go fast en provenance des Pays-Bas sur l’autoroute A4.

Une interception qui venait boucler une enquête de plusieurs mois sur un trafic d’héroïne et de cocaïne à destination des quartiers strasbourgeois du Neuhof et de la Meinau. Elle était menée par l’antenne Ofast (office anti-stupéfiants) et de la BRI ( brigade de recherches et d’intervention) de la DIPJ de Strasbourg, explique cette dernière dans un communiqué.

Quatre personnes ont été interpellées. « L’interception de ce convoi de voitures, certaines ouvrant la voie, une autre transportant la drogue, a permis de saisir sept kilos d’héroïne dissimulés dans la roue de secours d’un des véhicules », précise la DIPJ. Un laboratoire de conditionnement d’héroïne et plusieurs sommes d’argent ont également été découverts lors de perquisitions.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Costa del Sol): Mario Halley, d’une vie paradisiaque à l’enfer de la détention

Détention de Mario Halley

En août, cet ex narco-trafiquant avait déménagé à La Mandarina, une villa exclusive avec six chambres et cinq salles de bain où il vivait avec sa femme et sa fille. C’est là qu’il a été arrêté!

À l’intérieur de sa villa, il gérait un réseau informatique avec lequel il blanchissait de l’argent lié à la drogue. Trois ordinateurs de bureau, deux ordinateurs portables et cinq téléphones suffisaient pour traiter des millions de dollars

Halley est étroitement lié à l’histoire du blanchiment d’argent.

Les autorités néerlandaises le traquaient depuis 2018, lorsqu’elles ont découvert que Halley exploitait son propre office de crypto-monnaie pour lequel il aurait recruté d’anciens partenaires dans le trafic de drogue dans l’intention de blanchir l’argent de la cocaïne.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST -Surv de la Douane – BSI de Laon): les trois Bataves contrôlés par les Douaniers portaient sur eux et dans eux près de 3 kilogrammes de cocaïne

Encore du ‘boulot’ pour l’OFAST

Le mercredi 10 novembre, une escouade de la BSI de Laon s’était positionnée sur la Route Nationale 2 à hauteur de la ville de Chambry.

Les douaniers ont sélectionné une automobile immatriculée aux Pays-Bas avec à bord trois 3 individus.

Des douaniers qui ont eu du flair.

Les trois ressortissants néerlandais expliquaient arriver de la région parisienne. Le contrôle de l’automobile et des individus ont permis de découvrir des ovules de cocaïne et de mettre en évidence que l’une de ces personnes transportait encore des ovules de cocaïne qui avaient été ingérés.

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PAYS-BAS 🇳🇱 (Rotterdam): saisie de 600 kilos de coke… en ville

Foto: Politie

Quelque 600 kilos de cocaïne ont été saisis dans deux maisons de Rotterdam, où la police néerlandaise voyait régulièrement des hommes avec de gros sacs entrer et sortir.

Dans une troisième habitation, la police a saisi près de 2 millions d’euros.

PAYS-BAS 🇳🇱 : le pays est-il devenu un narco-État ?

Aux Pays-Bas, les saisies de drogue se comptent souvent en tonnes et le chiffre d’affaires des stups dépasse désormais les quinze milliards d’euros par an, un record en Europe.

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Enquête sur la puissance des cartels de la drogue aux Pays-Bas

Video

En tolérant la vente de cannabis depuis une quarantaine d’années, le pouvoir néerlandais a laissé prospérer des narcotrafiquants dont la puissance financière est désormais illimitée. Avant, la violence des cartels était peu visible. De nos jours, ils ne reculent devant rien pour étendre leur pouvoir. Les trafiquants néerlandais n’hésitent plus à utiliser les méthodes de leurs homologues colombiens ou mexicains. Ils n’ont pas hésité à tuer en plein jour un avocat qui défendait un témoin important dans une affaire de drogue.

Plus inquiétant encore, les arrestations de policiers corrompus par le crime organisé se sont multipliées ces derniers mois. Les maires sont eux aussi souvent approchés et menacés, car depuis un an, les municipalités peuvent autoriser la production de cannabis dans leur ville. Ce qui représente un marché juteux. La menace d’un Pays-Bas gangréné par les clans criminels est prise très au sérieux en Europe. La France a d’ores et déjà renforcé sa coopération avec les Néerlandais afin d’éviter de devenir à son tour un narco-État.

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PAYS-BAS 🇳🇱 (Rotterdam): le conteneur était lesté de 410 kilos de coke

Les douanes et la police ont découvert 410 kilos de cocaïne lors d’une inspection dans le port de Rotterdam, aux Pays-Bas.

La cocaïne était cachée dans un conteneur qu’un ressortissant Belge voulait faire sortir du site sans autorisation. L’homme a été placé sous mandat d’arrêt.

Le conteneur provenait du Brésil et était rempli d’une matière première pour l’industrie sidérurgique. La cargaison était destinée à une entreprise en France.

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MAROC 🇲🇦 (aéroport Mohammed V): les douaniers trouvent 1 tonne 500 dee cannabis dans des babouches destinées au Pays-bas

Les éléments de la gendarmerie poursuivent leurs recherches pour trouver les individus impliqués dans la tentative d’exportation d’1,5 tonne de chira, saisie vendredi dernier à l’aéroport Mohammed V.

Le quotidien Assabah rapporte, dans sa dernière édition, qu’en inspectant le dépôt de marchandises, les douaniers ont été intrigués par une grosse cargaison de babouches provenant de la région de Driouch, dans la province de Nador, et destinées à être exportées vers les Pays-Bas. En outre, ce n’est pas la période à laquelle les commerçants importent des produits artisanaux marocains.

Le flair des douaniers va s’avérer payant puisqu’ils vont découvrir les plaques de chira dissimulées dans les semelles des babouches et minutieusement enveloppées par le cuir. Après avoir inspecté tout le lot, les douaniers ont avisé les services de la gendarmerie de l’aéroport, qui relève de la province de Nouaceur, pour diligenter une enquête sur la provenance et les individus impliqués dans ce trafic de drogue.

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ESPAGNE 🇪🇸 (opération CETIL): huit Néerlandais arrêtés et 480 kilos de cocaïne ont été saisis dans le port de Valence

La Guardia Civil, en collaboration avec les services d’enquête néerlandais et américains, a démantelé une importante organisation criminelle internationale néerlandaise, responsable de l’importation de 6 000 kilos de cocaïne d’Amérique du Sud, via divers pays européens.

Huit Néerlandais ont été arrêtés, cinq en Espagne et trois aux Pays-Bas.

Europol

Lors de l’opération ‘CETIL’,  coordonnée par Europol, des raids ont eu lieu simultanément dans les provinces de Valence et de Malaga, mais aussi à Amsterdam, Utrecht, Rotterdam et Papendrecht.

L’organisation néerlandaise est soupçonnée de trafic international de drogue à grande échelle.

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NARCOTRAFIC: les opérations de transport aérien continuent, pourtant Julian Assange n’avait pas manqué d’alerter en son temps

Aujourd’hui, nous sommes tous en attente de la décision de la décision de la justice britannique d’extrader ou non Julian Assange qui sera rendue le 4 janvier 2021, a annoncé la juge Vanessa Baraitser.

Il s’agit de sa onzième année de détention arbitraire, dont sept ans à l’ambassade de l’Équateur, et maintenant bientôt deux ans à Belmarsh , la prison de haute sécurité de Londres qui risque de se terminer par une peine de prison de 175 ans, s’il est extradé aux États-Unis.

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Rien n’a changé!

Au pays de Cocagne qu’est la France, on continue à faire semblant de lutter contre les trafics de drogue et les duettistes de Beauvau continuent d’alterner les instruments qu’ils utilisent passant de la flute, aux flutiaux et pipeaux dans les prestations qu’ils donnent journellement!

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Un gigantesque trafic dissimulé, et une base secrète de plus…mais ça, c’était hier!

Encore une fois, Wikileaks démontre qu’il servait à quelque chose en révélant le détail de conversations de chefs d’états sur des sujets dont personne n’a souhaité parler jusqu’ici. Je vous ai conté ailleurs en détail cette incroyable affaire d’un Boeing 727 retrouvé calciné en plein désert. Je vous ai toujours dit que cette affaire était fondamentale, car l’énorme avion bourré de coke n’était qu’un petit bout d’un énorme iceberg, et avant tout un énorme scandale planétaire. Celui d’un trafic phénoménal de transfert de cocaïne sud-américaine vers le continent africain, pour la réexpédier en Europe, ou même vers les Etats-Unis, avec l’aval de gouvernements, tant les quantités transportées sont importantes.

 

Or, que révèle Assange à ce propos ? Ceci  : « Selon un télégramme diplomatique diffusé par Wikileaks et étudié par Le Monde, dans son édition du mercredi 05 janvier, « l’administration de l’aviation civile malienne, prévenue du fait que le certificat de navigabilité de l’appareil avait expiré, s’était vu interdire d’intervenir et d’enquêter sur le crash. En outre, les autorités de Bamako ont refusé de communiquer à ce sujet avec l’agence américaine antistupéfiants », révèle encore cette dépêche diplomatique. Mais voilà qui est plus que passionnant ! Un gouvernement qui refuse de collaborer sur une enquête concernant 5 tonnes au minimum et plutôt 10 tonnes de cocaïne selon les spécialistes ? La question que l’on se pose, avec les autorités maliennes, est évidement celle ci : « Pourquoi une telle inertie ? D’après Le Monde, qui cite une source diplomatique occidentale, « le président malien se trouverait redevable envers des personnalités qui ont négocié avec succès la libération d’otages occidentaux. Et certaines de ces personnalités seraient impliquées dans le trafic de drogue. » Que cela peut-il signifier ? Qui étaient ses négociateurs et quels étaient ces otages ? Les négociateurs auraient quelque chose à voir avec le trafic de drogue ? Le Mali, sur cette affaire a-t-il agi de son plein gré, où a-t-on fait pression sur lui pour étouffer l’affaire ?

Mieux encore : « Selon le site WikiLeaks, des éléments tendraient encore à prouver que l’aviation civile malienne avait été prévenue, notamment par le Nigeria et les Etats-Unis, des rotations de ce Boeing entre la Colombie et le Mali. Mais qu’elle n’avait rien fait, en l’absence d’ordre formel de sa hiérarchie, c’est-à-dire l’Etat malien. L’ordre d’enquêter étant tombé finalement trois semaines après la découverte de la carcasse de l’appareil… ». L’état Malien a donc freiné l’enquête, on s’en doutait un peu : logiquement, on aurait dû retrouver le numéro de l’appareil parmi les débris calcinés . Wikileaks a donc mis le nez dans quelque chose de très tordu, encore une fois. En prime, on apprenait que l’avion crashé avait déjà fait de nombreuses « rotations » avant de se faire détecter : un avion de ce tonnage atterrissant à plusieurs reprises avait fini par attirer tout le monde… y compris la DGSE, qui s’était souvenue pour sûr d’un autre 727 plein de drogue. Celui du prince Nayif bin Fawwaz al-Shaalan al-Saud. On imagine mal les services secrets français ne pas dépêcher un espion là-bas pour aller faire le tour de l’épave. Et on imagine sans problèmes le nom de celui envoyé…

L’allusion du président malien visait nécessairement un de ces concitoyens, mais pourrait aussi concerner un étranger, ce qui poserait un problème diplomatique certain : « redevable envers des personnalités qui ont négocié avec succès la libération d’otages occidentaux » aurait pu viser semble-t-il au départ le maire de Tarkint, qui avait effectivement beaucoup fait pour la libération de Pierre Camatte détenu par Abdelhamid Abou Zeid, après avoir été enlevé par des mafieux locaux (et « revendu » après à Abou Zeid). Celui-là, ou un de ceux venus complaisamment déposer à propos de la mort de Germaneau la thèse officielle… française, de la mort après l’assaut, en représailles de l’attaque du camp. Or, dans ce camp, avais-je signalé, qu’avait-on trouvé, sinon le propre fils d’un dignitaire mauritanien, Aboubacr Essidigh, qui « serait ainsi le fils de l’ancien député d’Aleg (ville mauritanienne), Yahya Ould Abdi ». Un Elu de l’Assemblée nationale mauritanienne et signataire d’un texte fustigeant l’attaque terroriste du 24 décembre 2008 à Aleg. Un texte émanant des « mauritaniens vivant aux Etats-Unis »  : « Les Mauritaniens vivant aux Etats-Unis appellent leurs compatriotes à s’unir et à mesurer à sa juste valeur la gravité de la situation. Nous avons affaire à des groupes fanatiques, idéologiquement alimentés par des Fatwas sans fondement, promues par des idéologues de la désespérance humaine et qui sont prisonniers d’une logique négationniste totalement incompatible avec le principe fondateur de l’Islam auquel se réfère le verset 256 de Sourate Al-Baghara « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s’est distingué de l’égarement. Donc, quiconque mécroit au Rebelle tandis qu’il croit en Dieu saisit l’anse la plus solide, qui ne peut se briser. Et Dieu est Obedient et Omniscient. ». Notre Foi et nos convictions morales nous imposent de condamner et de combattre cette idéologie nihiliste. Il y va de notre avenir et de celui de l’humanité toute entière. » On comprend alors le problème du président malien, que Nicolas Sarkozy était venu supplier de libérer Camatte, en élargissant quatre prisonniers, des islamistes extrémistes ayant commis des attentats, justement. Yahya Ould Abdi avait-il participé aux négociations ? Etait-ce lui qui aurait été visé par la phrase d’ATT ?

Le négociateur aurait donc été lui-même empêtré dans le trafic ? Ça se conçoit aisément quand on sait comment ce dernier est sélectionné : « Le Malien Omar Ag Aly, un des médiateurs en 2008 ayant obtenu la libération de deux touristes autrichiens enlevés en Tunisie avant d’être transférés au Mali, se souvient que les commanditaires d’Aqmi ont, dans un premier temps, versé 7 500 euros aux intermédiaires ayant participé au rapt. « Les intermédiaires sont des volontaires ou des gens contactés par Aqmi pour enlever les otages. Le tarif varie selon les circonstances », affirme-t-il ». Un tarif qui peut être plus élevé encore (et qui peut donc faire naître des vocations. « Lors de l’enlèvement, le 14 décembre 2008, de deux diplomates canadiens dans la région de Niamey, rien que les intermédiaires se sont partagés plus de dix millions de FCFA (15 000 euros), car la distance était longue, les otages étant venus au nord du Mali », explique une source sécuritaire malienne. » Les négociateurs sont-ils pour autant complices ? A voir certaines transactions, on peut effectivement le penser : « Une fois la rançon versée, certains médiateurs ont droit à leur part. En 2004, « Ibrahim » faisait partie d’un groupe de médiateurs maliens ayant obtenu la libération d’une dizaine d’Européens retenus prisonniers au Mali : « Pour être franc, même les salafistes (membres d’Aqmi) ont donné de l’argent à certains d’entre nous quand ils ont eu la rançon », affirme-t-il ».

Cela semble une évidence : « Il se souvient avoir croisé, juste après la libération des otages, « un autre groupe de médiateurs, qui voulait monnayer ses services. Il y a beaucoup d’escrocs qui cherchent à se faire de l’argent ». L’un d’eux, surnommé « Monsieur commission », très connu dans le nord du Mali, est soupçonné d’être à la fois au centre d’enlèvements et de libérations d’otages : il est aujourd’hui l’un des plus importants propriétaires de bétail du Sahel ». Dans le cas de la libération de Pierre Camatte, on est même allé plus loin en relâchant des talibans : « Un autre Malien, « Omar le Sahraoui », qui avait été condamné en Mauritanie à douze ans de prison pour l’enlèvement d’Espagnols, a participé fin août à leur libération juste après avoir été extradé au Mali« . Pire encore, quand on découvre qui décide du sort des otages : « Dans le cas des sept otages (cinq Français, un Togolais et un Malgache) enlevés mi-septembre au Niger et transférés au Mali, après les preuves de vie, les revendications tardent à venir. « C’est normal. Les auteurs du rapt attendent de recevoir des ordres de leur hiérarchie basée en Algérie », affirme un responsable de la région de Kidal (nord-est du Mali) très au fait du dossier ». Et qui dit Algérie, dit plutôt RDS qu’islamiste, on le sait.

Donc si l’on résume : le gouvernement du Mali, celui qui a tout fait pour libérer Camatte, était donc parfaitement au courant du trafic de drogue, et devait donc aussi savoir d’où venait ce Boeing, et à qui il était destiné. Et devait aussi savoir que celui qu’il faisait libérer sur fortes pressions françaises n’était pas venu pour faire dans l’ONG mais bien pour examiner ce trafic, et même certainement s’être rendu sur le lieu du crash pour ramener des éléments d’enquête à Paris. Le trafic a persisté bien après : le 17 octobre 2010, des touaregs, soutenus par l’armée malienne, désormais, échangeaient des tirs près de Kidal avec des trafiquants, justement. Parfaitement au courant, mais manquant de moyens pour surveiller le territoire. « Nous sommes les otages d’une situation qui nous dépasse » constatait le président Amadou Toumani Toure (di ATT), visiblement incapable d’éradiquer le problème. Un aveu qu’il réitérera en décembre de la même année :« la bande sahélo saharienne, c’est la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger, l’Algérie, la Libye , le Tchad et elle va jusqu’au Darfour. C’est le quart du continent africain. Quelqu’un va-t-il me dire qu’il y a une armée pour garder ça ? Il peut aller le dire ailleurs, mais à un général comme moi, s’il le dit, je ne réponds pas, par respect, mais, je sais que ce qu’il dit n’est pas vrai. ‘’ Et c’est l’opinion d’un ancien militaire !

Une théorie renforcée par l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali qui évoque ainsi ses rencontres avec ATT : « Il a également parlé des nouvelles fissures entre les factions AQMI. Le succès du Mali a suscité un certain intérêt des voisins. ATT avait précédemment (et désespérément) demandé une coopération. Le message central d’ATT a été que le Mali s’est engagé résolument à l’action lutter AQMI. ATT a souhaité que les Maliens puissent maintenant compter sur des amis comme les Etats-Unis pour les aider dans cette lutte. Ses demandes spécifiques restent, comme indiqué précédemment : le transport et la logistique, les communications, le soutien du renseignement, la construction de petites bases, de points de repos pour les soldats maliens postés dans le désert et la réhabilitation de la piste d’atterrissage de Tessalit comme un point clé pour réaffirmer le contrôle de l’Etat sur le Nord. Il a également parlé d’une aide financière pour soutenir ses troupes. La discussion a porté sur la valeur possible des campagnes d’information pour renforcer le désaccord entre le Nord du Mali et d’autres Arabes et AQMI, et l’importance de rapidement mettre en place des programmes de développement dans le Nord pour donner des solutions de rechange ».

Devant une telle impuissance, on reste coi

Où sont donc passés les conseillers américains venus montrer au maliens dès 2007 comment mater ces fameux islamistes d’al-Qaida, en réalité des trafiquants de cocaïne ? A quoi ont servi les avions de surveillance dépêchés sur place, ce qu’avait révélé le crash du Dash 8 de l’U.S. Africa Command (U.S. AFRICOM), le 20 novembre 2009, soit 21 jours après le crash du 727 ? Un crash survenu faute de kérosène suffisant (!) à Tarakigné, village situé à 30 kms à peine de Kolokani. 5 jours après à peine, le général Ward rencontrait le Président de l’Algérie, et deux jours plus tard ATT. Lors de ce rendez-vous, ATT avait déclaré que « le Mali allait coopérer avec les pays amis pour essayer d’obtenir des informations sur la nature du vol et allait déposer des plaintes concernant la violation de son espace aérien auprès d’Interpol et auprès du Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime ». Or on sait par la dépêche de Wikileaks qu’il n’en a strictement rien fait : difficile de croire que ce soit de sa seule initiative. Il est évident qu’on a cherché à minimiser le crash du 727, qui montrait une pratique courante de transfert de grandes quantités de drogue dans la région. En réponse, « le général Ward a déclaré avec l’ambassadeur Milovanovic, que nous sommes très attentifs à la façon dont nous pouvons accroître la capacité de l’armée malienne à éliminer la menace. Les États-Unis cherchent à assurer un continuum de formation et de renforcement des capacités de maintenance. Garder les unités entraînées ensemble et utiliser le matériel fourni de manière durable pour aider le Mali à atteindre ses objectifs. » Bref il noyait complètement le poisson. Histoire de ne pas révéler les liens avec les trafiquants colombiens d’un côté et le DRS de l’autre, l’Algérie étant le but final en territoire africain pour la drogue. Lors de la prise d’otages du Niger, tragiquement terminée pour deux français, on le sait, le convoi de quatre voitures de preneurs d’otages se dirigeait vers… le Mali.

Mieux encore : le 8 décembre, le Major General David R. Hogg, commandant de l’Africom, déclarait que les Etats-Unis n’avaient pas de base en Algérie, et refusait d’évoquer le contenu des documents de Wikileaks y faisant allusion « repris par la presse française ». Le 14 décembre, devant les révélations trop pressantes, changement de déclaration : « les Etats-Unis songeraient à établir une base en Afrique du Nord » : selon l’agence UPI, une déclaration signifiant aussi que « les Etats-Unis allaient augmenter la traque d’Al-Qaida dans la région »  : on avait affaire à un scénario écrit à l’avance : celui d’amener dans les bagages un fantomatique Al-Qaida pour trouver le prétexte idéal pour installer des bases militaires. Dès le 30 décembre 2009, l’Algérie avait déjà accordé le droit de survol de son territoire aux EP-3 Orion américains, pour de la surveillance de type SIGINT. « Sabri Boukadoum (« le directeur général Amérique au ministère des Affaires étrangères algérien »), a demandé des informations sur la trajectoire de vol prévue de l’EP-3 dans l’espace aérien algérien (DCM a confirmé que, au départ de Rota, les missions consisteraient probablement à survoler la région sud-ouest, près de Tindouf), si l’aéronef chercherait à survoler la Mauritanie et le Mali à chaque mission (DCM a répondu que les missions seraient divisés entre celles principalement survolant le Mali ou la Mauritanie, mais pas les deux), et si la collecte se produirait à l’intérieur de l’espace aérien algérien (DCM a réitéré la notation dans laquelle l’avion ne servirait pas à recueillir des informations sur l’AQMI en Algérie à moins que le GOA ne le demande expressément). En somme, L’AQMI serait surveillé par les Orions américains… mais pas en Algérie même.

Or cette base existe : c’est celle où sont stationnés les Orion P-3, justement  : « et en cherchant un peu dans les différents articles de la revue, on peut retrouver un papier daté d’il y a quelques mois intitulé « Afrique : la nouvelle frontière militaire ». Il y est fait état du financement par le Congrès américain en 2005 et pour une durée de six ans de l’Initiative Transaharienne de Contre-Terrorisme (TSCTI). Doté de 500 millions de dollars, ce fond vise à financer notamment…une base en Algérie d’avions P3 Orion qui serait aujourd’hui en activité dans le sud du pays. Les avions P3 Orion sont à la fois des avions de reconnaissances et des avions de troupes. Selon un expert militaire algérien interrogé par « toutsurlalgerie.com », « il s’agit effectivement d’une base construite et modernisée par BRC Halliburton à Tamanrasset depuis 2004 pour accueillir ce type d’avions. Il y a actuellement en Algérie un P3 Orion américain ainsi que 6 avions Beech-1900 Hisar qui ont le même rôle de reconnaissance ». Ainsi après les exercices militaires communs entre les forces spéciales américaines et les forces spéciales algériennes racontés par Robert Kaplan dans son livre « Hog Pilots, Blue Water grunts » et dont « toutsurlalgerie.com » s’était fait l’écho, voici de nouvelles révélations qui attestent de la présence militaire américaine sur le territoire algérien. Déjà Kaplan citait un haut responsable militaire qui appelait à cette coopération sous forme d’une présence américaine permanente ». Et voilà comment on arrive à implanter une base fondamentale pour les USA dans un pays qui s’est toujours tourné jusqu’ici vers les russes pour ses équipements militaire : chapeau, non ?

Car c’est bien une base de la NSA qui a été installée : une base à « grandes oreilles »

Qui sert déjà à beaucoup de choses : « Depuis le début de l’épisode des deux touristes autrichiens enlevés dans le désert tunisien puis transférés dans le nord du Mali, les Américains semblent particulièrement bien informés sur la situation des otages et même l’endroit où ils pourraient se trouver. On peut difficilement ne pas faire un lien avec une éventuelle présence de forces américaines dans cette région, avec des moyens de reconnaissance efficaces de type…P3 Orion, par exemple » note El Watan. Les américains ont toujours su où étaient tous les otages, cela signifie, en effet. Grâce à des procédés bien rodés. En Irak, pour surveiller les groupes de terroristes, ils avaient laissé s’organiser un trafic de 4×4 neufs ou volés qui avaient tous une particularité : d’avoir des numéros de châssis US, tous, et d’être passés dans le même garage de Floride où leur était apposé une puce émettrice, captable de Boeing RC-135 River Joint de surveillance d’IEDs (redoutables il paraît) ou d’avion de taille d’un P-3… laissant la presse écrire « on ne sait pas où sont les otages de l’AQMI »…

Récemment, le FBI avait refait de même avec un étudiant... soupçonné d’avoir des liens avec Al-Qaida ! Une base où bientôt les Orions seront remplacés par des drones, dont les USA expérimentent aux Seychelles une nouvelle variante dotée d’un étrange chargement, à ce jour inconnue… un drone sous les ordres de l’Africom.

Il y en a déjà trois de positionnés. Pas d’armes à bord, c’est interdit avec les accords passés… avec Mahé et la République des Seychelles.

Si l’Afrique devient un nouveau Pakistan ou un nouvel Afghanistan, les drones tueurs sont déjà prêts…

source

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED): lorsque la faconde de Michel Charasse était mise en défaut rien qu’en évoquant Marc Fievet

LIRE ou RELIRE

l’interview de Michel Charasse par Elise Lucet

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Pour Michel Charasse, »On ne fait pas la guerre avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet »

Elise Lucet : Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.

Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?

Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en  mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation

Elise Lucet : Honhon !

Michel Charasse : Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues

Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs

Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…

Elise Lucet : Beaucoup ?

Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse : Et c’est d’ailleurs parce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue

Elise Lucet : Oui !

Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal

Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.

Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées…. Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,

Elise Lucet : Oui

Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…

Elise Lucet : Oui…
Michel Charasse : On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet

Elise Lucet :Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !

Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont

Elise Lucet : Honhon.

Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…

Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.

Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.

Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…

Miche Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….

Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…

Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’État de droit qui est assez flexible…

Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…

Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…

Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?

Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…

Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…

Michel Charasse : (6 secondes de silence) Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.

Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

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Depuis cet interview, tous les hauts fonctionnaires de la Douane française ont refusé d’assumer les actions menées par Marc Fievet pour le compte de la DNRED.

Plus fort, le TA (tribunal administratif) a refusé le témoignage de Christian Gatard, l’officier traitant de Marc Fievet certifiant que ce dernier n’avait jamais manqué d’honneur envers la Douane.

Il semblerait que l’honneur ne soit pas une vertu connue par les DG Comolli, Viala, Duhamel, Cadiou, Auvigne, Mongin, Fournel, Crocquevieille, Gintz et Braun-Lemaire.

Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « SECRET DÉFENSE »

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