FRANCE 🇫🇷 (Surv de la Douane – BSI de Millau) : saisie de 929 kilos de pollen de cannabis

Le 29 avril, les agents de la brigade de Millau procèdent au contrôle d’un semi-remorque frigorifique, immatriculé aux Pays-Bas, à la barrière de péage du viaduc de Millau sur l’A75. Le chauffeur indique effectuer un trajet Espagne – Pays-Bas et le CMR révéle qu’il s’agit d’un chargement de granulés plastiques destinés à l’industrie.

Les douaniers , toujours suspicieux et souvent bien rencardés décident de poursuivre les investigations au siège de l’unité.

Là, bingo ! Ils découvrent 100 sachets transparents rectangulaires, contenant chacun plus ou moins 9 kg de pollen de cannabis pour un poids total brut de 929 kg de pollen de cannabis

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FRANCE 🇫🇷 (Surv de la Douane – BSI de Millau) : les douaniers interceptent 929 kilos de haschich

Vendredi 30 avril, peu avant 10 heures, à l’occasion d’une opération, les douaniers de la BSI  ont procédé à l’interpellation d’un chauffeur de camion en provenance d’Espagne dont le véhicule était lesté de 929 kilos de résine de cannabis.

Le chauffeur, d’origine polonaise en provenance d’Espagne, se rendait,  au Pays-Bas.

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EUROPE 🇪🇺 (narco-communications): l’application What3Words est un système de géolocalisation utilisé par des organisations criminelles pour faciliter les livraisons de stupéfiants

Dans une note établie en février par la cellule analyse et recoupements du centre de coopération policière et douanière franco-belge, les autorités belges ont ainsi avisé leurs homologues françaises que la police néerlandaise avait identifié plusieurs groupes criminels ayant recours à What3Words pour faciliter les livraisons et les réceptions de drogue.

« Les services de police judiciaire [des Pays-Bas], est-il indiqué, attirent notre attention, ayant remarqué lors de surveillances techniques que des organisations criminelles ont détourné le dispositif. Lors de conversations ou mails surveillés, des rendez-vous sont passés avec précision en employant uniquement trois mots de la conversation courante ».

L’intérêt des trafiquants ? En utilisant des mots du langage courant, d’un usage quotidien, ceux-ci peuvent déjouer écoutes et surveillances des services spécialisés et compliquer singulièrement la collecte de preuves. « Une conversation ou un SMS évoquant des termes parfaitement banals pour évoquer une livraison de drogue peut difficilement incriminer des truands », avance une source policière.

L’appli What3Words n’est que le nouvel avatar d’une pratique déjà ancienne des narcotrafiquants, qui ont toujours eu à cœur de préserver la confidentialité de leurs échanges.

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PORTUGAL 🇵🇹 (Narco-blanchiment – Coke en stock [CCCXXXIII]) : un gros tas d’euros à Lisbonne

Toutes ces  opérations de transfert de drogue rapportent beaucoup d’argent. Mais on a du mal à se rendre compte de ce que ça représente en tas de billets. Mais maintenant on le sait avec la découverte d’un tas énorme chez un trafiquant, et pas n’importe lequel car c’est lui l’organisateur principal du trafic brésilien vers l’Europe.

Depuis, il se fait passer pour mort, ce dont les policiers ne sont pas du tout persuadés…  En voilà un qui a essayé de détourner les effets mortels du Covid19 pour jouer au fantôme !

L’opération Cavok avait eu des conséquences ailleurs qu’au Brésil, on s’en serait douté avec un trafic international d’une telle ampleur. A Lisbonne, au Portugal, c’est un tas de billets impressionnants que les enquêteurs on trouvé devant eux. Le tas d’euros paraît sans fin en effet, empilé sur deux tables (cf ici à droite) où il tient à peine. « La police judiciaire portugaise a annoncé vendredi (le 27 novembre 2020) la saisie d’environ 12 millions d’euros de billets dans une maison de Lisbonne. Le montant, équivalent à plus de 76 millions de reais, a été trouvé lors d’une perquisition qui fait partie de la branche portugaise ‘Operation Enterprise’, un groupe de travail qui enquête sur un système international de trafic de drogue et de blanchiment d’argent depuis 2017. Selon la police portugaise, l’argent a été retrouvé dans plus de 10 valises dans une voiture à Lisbonne. La justice a également déterminé la saisie de deux maisons au Portugal, qui, ensemble, ont une valeur estimée à 2,5 millions d’euros (voir à la fin du rapport pour d’autres numéros de la task force). L’opération a arrêté 45 personnes depuis lundi, dont 38 rien qu’au Brésil. Au Portugal, où l’action s’appelle «Opération Camaleão», personne n’a été arrêté jusqu’à présent, selon les autorités locales. Avec l’opération, les enquêteurs internationaux estiment avoir démantelé un gang chargé de transporter 45 tonnes de cocaïne en Europe chaque année. Outre la police portugaise, des autorités d’autres pays comme la Belgique, l’Espagne, les Pays-Bas, la Roumanie et les Émirats arabes unis ont participé à l’action. La PF a rempli plus de 200 mandats dans le cadre d’une enquête contre le trafic de drogue. Le dispositif de blanchiment d’argent, toujours selon la PF, impliquait des multimillionnaires au Brésil et à l’étranger avec l’utilisation de plusieurs personnes interposées, appelées oranges, et des sociétés écrans, dans le but de donner une apparence légale au profit du trafic ». L’énorme tas d’argent, lui, appartenant à un trafiquant bien précis… et c’était l’aboutissement, en quelque sorte de l’opération commencée en 2019 au Brésil, et même deux ans auparavant.

Où l’on retrouve nos fameux camions brésiliens

A l’origine, il y a trois ans alors, un cargo au Brésil et un envoi de coke raté : « Le Service fédéral des impôts a déclaré que les enquêtes avaient commencé après une saisie en septembre 2017, lorsque 776 kilogrammes de cocaïne, qui étaient exportés via le port de Paranaguá vers le port d’Anvers, en Belgique, avaient été saisis. A partir de cette appréhension, toujours selon l’IRS, le PF a ouvert une enquête policière et les deux agences publiques ont agi de concert dans les enquêtes jusqu’à découvrir l’organisation criminelle ». A noter que le 19 mars 2020 on avait intercepté au même endroit 766 kg de cocaïne dissimulés dans un chargement de bois au départ pour le Havre (cf les deux photos ci-contre). Le 14 octobre 2019, c’était 1 300 kilos de coke qui avaient été interceptés dans le même port… décidément récidiviste.

A Paranagua la drogue arrivait par… camions, comme le montrait déjà ce rapport de 2014… une enquête qui avait été toute simple : elle avait analysé en effet les urines des camionneurs… « Soixante-deux conducteurs ont été inclus dans l’étude. Les analyses toxicologiques ont montré que 8,1% (intervalle de confiance à 95% [IC], 2,7 à 17,8%) des échantillons d’urine étaient positifs pour les drogues (4,8% pour la cocaïne, 1,6% pour l’amphétamine et 1,6% pour les deux); 8,1% ont déclaré avoir consommé de la drogue au cours des 30 jours précédents dans le questionnaire et un seul a été testé positif pour le médicament dans l’échantillon d’urine. Aucun échantillon n’était positif pour les cannabinoïdes. Au total, au moins 14,5% (IC à 95%, 6,9-25,8%) avaient consommé des drogues illicites au cours des 30 jours précédents sur la base d’auto-déclarations et de tests d’urine. Les conducteurs qui ont déclaré avoir été impliqués dans des accidents de la route l’année précédente ont été plus souvent testés positifs à la détection de drogues dans des échantillons biologiques (P <0,05). » Ici à droite la tonne découverte le 9 juillet 2018. Le 10 juin c’était 390 kilos de chlorhydrate de cocaïne, cachée dans un conteneur chargé de contreplaqué et à destination du port d’Anvers, encore une fois. Le lendemain, le 11, la coke était dissimulée dans le bras mécanique d’une pelle excaveuse qui devait également être envoyée en Belgique. Dans le même conteneur, un tracteur était également transporté. Il y en avait cette fois 881 kilos au total, qu’il a fallu extraire en découpant le fer de la structure avec des meules spéciales apportées par les pompiers !!! Ci-dessous un autre chargement de contreplaqué découvert en Itlalie (avec des trafiquants fans d’History Channel, visiblement (1) !):

L’organisateur principal  du trafic vivait à Marbella

En réalité la police portugaise cherchait autre chose, ou plutôt quelqu’un de précis. Le maître d’œuvre d’une bonne cinquantaine de cargaisons de plus d’une tonne de coke :  « le raid a été mené dans l’espoir de mettre fin au fugitif international, Sérgio Carvalho, 62 ans, soi-disant originaire du Surinam, alias Paul Wouter, un ancien major de la police militaire brésilienne, surnommé «le major», qui est le cerveau derrière un énorme transport de cocaïne qui a été saisi sur la côte galicienne de l’Espagne en 2017, pour lequel une peine de 13 ans de prison a été prononcée par la police espagnole, qui affirme que ses activités criminelles remontent à 1997, alors qu’il était apparemment toujours dans la police brésilienne. Carvalho-Wouters aurait «vécu comme un roi» dans la station balnéaire de luxe espagnole de Marbella, et récemment, des histoires circulaient selon lesquelles il était mort d’un coronavirus et avait été incinéré, une réclamation auprès des autorités n’achetant pas, comme il y en a eu aucune confirmation officielle de sa mort. Luís Neves, chef de la police de PJ, a déclaré que le transport n’était « qu’une petite partie de l’argent provenant du trafic », et qu’il est connu pour être un visiteur régulier à Lisbonne, où ses deux appartements de luxe, d’une valeur d’environ 2,5 millions d’euros, ont ont été confisqués, dans lesquels la police a trouvé « divers comptes bancaires et documents, qui permettront à la police d’avancer encore plus loin », le total cumulé jusqu’à présent récupéré lors des raids antérieurs contre Carvalho se chiffrant à 163 propriétés, 70 voitures, 37 avions et diverses cachettes de trésorerie en Belgique et au Brésil. » Sous le nom de Wouter, il se présentait comme responsable de plusieurs entreprises d’importation de fruits de mer au Maroc et à Dubaï.

Un homme très organisé et très puissant que cet ancien policier brésilien : « jusqu’à six cellules parfaitement équipées fonctionnent à son service, chacune avec une fonction spécifique. Ainsi, il dispose d’un groupe dédié au transport de drogue par bateau, d’un autre qui fournit des infrastructures aériennes (dans l’opération Enterprise plusieurs avions de grande capacité de fret ont été saisis) et jusqu’à trois organisations différentes pour expédier de la cocaïne cachée dans des conteneurs, avec deux ports de départ vers l’Europe: Natal (ici à gauche) et Paraguaná. Ces deux quais étaient les principaux, mais pas les seuls, utilisés par l’organisation. Les autorités judiciaires et policières de Pontevedra sont claires: « Il est plus puissant que n’importe lequel des trafiquants de drogue galiciens » En tant que portes d’entrée vers l’Europe, outre la Galice, le cartel de Carvalho a opéré en Espagne et au Portugal, également en Afrique, en Allemagne, en France, en Italie et même au Danemark, mais surtout il l’a fait via les deux ports ayant le plus de trafiquants de drogue au mètre carré au monde: Rotterdam et Anvers. Les deux sont pleins de taupes. La preuve en est que seuls six des 59 envois attribués au groupe ont été saisis dans les enclaves susmentionnées. La police fédérale, cependant, gère les preuves que 14 autres conteneurs contenant des milliers de kilos de cocaïne saisis à l’origine (au Brésil) étaient destinés à ces endroits. »

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SUISSE 🇨🇭 : un Néerlandais pincé avec six kilos de cocaïne

La police a pincé samedi à Zurich un touriste néerlandais avec six kilos de cocaïne et 25’000 francs. L’homme de 45 ans avait dissimulé la drogue et l’argent dans sa voiture.

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ÉQUATEUR 🇪🇨 (port de Guayaquil) : saisies de cocaïne, 1,9 tonne pour l’Angleterre 🇬🇧 et 2 tonnes en partance pour les Pays-Bas 🇳🇱

 

Le dimanche 4 avril, des agents anti-narcotiques ont trouvé 1,9 tonne de cocaïne dans un autre conteneur qui allait être chargé sur un navire à destination du Royaume-Uni.  source

Le lundi 5 avril, des policiers ont trouvé 26 sacs de jute contenant 1 854 colis emballés de cocaïne à l’intérieur d’un conteneur dans le port de Guayaquil qui devait être embarquée sur un navire à destination des Pays-Bas, en Europe.

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PAYS-BAS 🇳🇱 (Rotterdam) : les douaniers bataves saisissent 400 kilos de coke…dans un conteneur

Le 2 avril, les douaniers en service au port de Rotterdam ont trouvé une cargaison de cocaïne pesant environ 400 kg, cachée dans un conteneur de minerais en provenance du Pérou.

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FRANCE 🇫🇷 (EncroChat) : les recours se multiplient contre la justice française qui semble avoir perdu la raison

Le 21 mai 2015, Aviseur international mettait en ligne l’article suivant sur les capacités d’écoute des services officiels

NARCOTRAFICANTS: grâce à ses IMSI-catchers, la DNRED (Douane française) vous a écoutés, vous écoute et vous écoutera

La loi autorise la collecte de données par des réquisitions classiques aux opérateurs ou l’utilisation d’« IMSI-catcher », des bornes relais portatives qui interceptent les communications, mais elle interdit le détournement de 100 % du flux transitant par un serveur.

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AFFAIRE EncroChat

Aujourd’hui, les recours se multiplient contre la justice française

La justice française aurait-elle péché par précipitation dans l’une des plus importantes affaires de crime organisé de son histoire ?

Connue sous le nom d’EncroChat, une messagerie cryptée réputée inviolable, piratée par les gendarmes français, elle a permis jusqu’en juin 2020 à vingt polices européennes de suivre, en direct, les activités occultes du narcotrafic, des marchands d’armes, des réseaux de blanchiment d’argent sale ou de traite d’êtres humains. Mais huit mois après avoir crié victoire, la justice voit se multiplier des requêtes en nullité qui dénoncent l’illégalité des moyens employés. Et la députée européenne Cornelia Ernst a même demandé, fin décembre, des comptes au Parlement sur cette collecte massive de données.

Tout débute le 7 décembre 2018 avec l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Lille à la demande des gendarmes, qui veulent percer le mystère de cette messagerie cryptée qu’ils trouvent souvent dans les mains des malfaiteurs. Les experts du Centre de lutte contre les criminalités de Pontoise localisent, à Roubaix (Nord), le serveur de la messagerie enregistrée au nom d’Eric Miguel de la société Virtue Imports, domicilié à Vancouver, au Canada, et finissent par arriver à briser le secret de ce réseau payant qui promettait à ses 70 000 clients dans le monde « une sécurité absolue ».

Intégralité des flux détournée

La surveillance va s’arrêter dans la nuit du 12 au 13 juin 2020 lorsque EncroChat diffuse un message d’alerte sur « une saisie illégale » de la part « d’entités gouvernementales » des données de ses clients. Depuis, les réseaux tombent dans toute l’Europe. C’est aussi le début de dizaines de procédures judiciaires, en France, selon le lieu de résidence des suspects. Les avocats français découvrent, disent-ils, le fossé abyssal entre le droit et la puissance de la technologie. D’après eux, l’euphorie d’avoir pu casser le cryptage des communications du crime organisé international aurait fait perdre le sens commun à l’institution judiciaire.

Les premières requêtes en nullité déposées en France, les 27 février et le 4 mars, devant la cour d’appel de Nancy, soulignent « l’illégalité et la dangerosité » de cette procédure. Selon Mes Robin Binsard et Guillaume Martine, auteur de l’un des recours, « c’est par le biais d’une introduction frauduleuse dans un système de traitement automatisé de données que les enquêteurs ont obtenu le contenu des messages ». D’après eux, si la loi autorise la collecte de données par des réquisitions classiques aux opérateurs ou l’utilisation d’« IMSI-catcher », des bornes relais portatives qui interceptent les communications, elle interdit le détournement de 100 % du flux transitant par un serveur.

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POUR MEMOIRE

Une information judiciaire pour complicité d’actes de torture en Libye a été ouverte à l’encontre d’Amesys, société du groupe français Bull spécialisée dans la conception et l’intégration de systèmes critiques.

À la suite d’une plainte déposée en octobre par la Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme (FIDH) et la Ligue des droits de l’Homme (LDH), une information judiciaire visant l’intégrateur Amesys à été ouverte auprès du pôle « crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocides » du tribunal de grande instance (TGI) de Paris.

Re lire

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PAYS-BAS 🇳🇱 (Rotterdam) : la douane néerlandaise a saisi mercredi quatre tonnes de cocaïne lors d’un contrôle dans le port de Rotterdam

La drogue était dissimulée dans un conteneur en provenance de l’Equateur et qui avait transité mardi par le port d’Anvers. Le conteneur était destiné à une entreprise fruitière de Rotterdam.

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BELGIQUE 🇧🇪 (narco-communication) : les messages décryptés de SKY ECC donnent un aperçu unique du fonctionnement des organisations criminelles

La cryptocommunication est un terme général qui désigne les communications cryptées – par exemple via des cryptophones – qui sont massivement utilisées par ces organisations, qui sont prêtes à payer beaucoup pour protéger leurs communications de la police et de la justice.

persconferentie operatie Sky Dans un dossier du parquet fédéral, plus de 200 perquisitions ont été menées et 48 personnes ont été privées de liberté et emmenées pour audition. Cela  dans le cadre d’un dossier du parquet fédéral dirigé par un juge d’instruction du tribunal de première instance d’Anvers, division Malines. Cette enquête a été initiée par la police judiciaire fédérale (PJF), et plus particulièrement la PJF d’Anvers. Elle concerne une organisation criminelle soupçonnée de fournir intentionnellement des téléphones cryptés au milieu criminel.

Le dossier a été ouvert fin 2018 à la suite de plusieurs enquêtes menées dans toute la Belgique au cours de ces dernières années. Il a été constaté que les membres d’organisations criminelles utilisaient de plus en plus souvent des « cryptophones » [1]

En Belgique, avant cette opération, environ 185 de ces téléphones avaient déjà été saisis dans différents dossiers. Ces GSM étaient équipés du logiciel de cryptage de SKY ECC, une société opérant depuis le Canada et les États-Unis.

Sur les appareils fournis par SKY ECC, toutes les applications sont bloquées sauf celles de SKY ECC elle-même. Grâce à cette application, seuls des messages cryptés, écrits ou enregistrés, et des photos peuvent être envoyés et reçus, et uniquement à destination et en provenance d’un autre utilisateur d’un téléphone SKY ECC.

Il n’est pas possible de faire autre chose avec ces appareils, comme par exemple envoyer des SMS, passer des appels téléphoniques (sauf en cas d’appel d’urgence), etc…

Lors de la saisie d’un tel téléphone, il s’est avéré techniquement impossible d’en retirer des informations. Autrement dit, les contacts, le contenu des messages et l’historique du téléphone n’ont pas pu être retrouvés.

L’objectif des services offerts par SKY ECC semble donc être de rendre la détection par la police et les poursuites judiciaires aussi difficiles que possible.

L’organisation dispose d’un contrôle total qui permet de fournir des services à distance. Elle utilise sa propre infrastructure, des serveurs privés et ses propres cartes SIM.

Ainsi, par exemple, il est prévu d’effacer automatiquement toutes les données contenues dans le téléphone après une certaine période de non-utilisation ou en cas de saisie par la police.

SKY ECC semble refuser toute coopération avec les autorités policières ou judiciaires et adapter son site Web et ses services en fonction des résultats des enquêtes judiciaires menées dans le monde entier.

Le prix d’un téléphone SKY est de 800 à 2.200 euros /6m.

Étant donné que les services fournis par l’organisation semblent être de nature quasi exclusivement criminelle, le parquet fédéral a décidé fin 2018 d’ouvrir une information contre SKY ECC et contre les personnes qui mettent ces téléphones à la disposition du milieu criminel. En juin 2019, un juge d’instruction a été saisie.

Quelques chiffres

A travers la planète, on compte environ  171.000 téléphones SKY ECC en service ; principalement en Europe, en Amérique du Nord, dans certains pays d’Amérique centrale et latine (essentiellement en Colombie) et au Moyen-Orient. Chaque mois, environ 70.000 de ces téléphones communiquent activement sur le réseau SKY ECC.

Il est frappant de constater qu’environ 25% des utilisateurs actifs de ces téléphones se trouvent en Belgique (6.000) et aux Pays-Bas (12.000).

L’épicentre de l’utilisation de ces téléphones se trouve dans l’arrondissement judiciaire d’Anvers (environ 50%) et plus précisément dans le port et ses environs. Les autres régions qui comptent relativement le plus d’utilisateurs de SKY ECC sont Bruxelles, le Limbourg (zone frontalière), la Flandre orientale, Liège et Charleroi.

Au total, environ 1 milliard de messages cryptés ont été interceptés dans ce dossier, dont près de la moitié ont pu être décryptés à ce jour.

Cette opération a permis d’obtenir une image plus claire et plus détaillée du fonctionnement des organisations criminelles, de leur caractère mondial, de leurs moyens financiers illimités, de leur absence de scrupules et de leur agressivité.

La collaboration avec les Pays-Bas a permis de mettre en commun nos expériences et expertises dans le déchiffrement des messages cryptés.

Comme nous l’avons dit, le dossier été a initialement ouvert par la police judiciaire fédérale d’Anvers. Vu l’ampleur de l’enquête, elle a rapidement reçu le soutien de nombreuses autres directions de la police fédérale. Le Centre de Cybersécurité belge a également fourni une assistance spécialisée en tant qu’expert judiciaire.

La Sûreté de l’État a également collaboré à l’enquête.

Afin d’établir que SKY ECC fournit effectivement des services criminels de manière volontaire, l’enquête s’est attelée à vérifier que les téléphones étaient exclusivement utilisés pour effectuer des communications à des fins criminelles, et cela en pleine connaissance de cause de SKY ECC.

L’enquête a connu différentes phases.

Dans la première phase, les communications cryptées ont été interceptées et stockées. Un travail d’enquête approfondi, une coopération internationale étendue et l’appui d’une expertise particulière ont été mis en œuvre pour trouver un moyen de déchiffrer autant que possible les communications cryptées.

Dans une deuxième phase, le contenu des messages décryptables a été lu en direct pendant environ 3 semaines. Étant donné le nombre considérable de messages, des priorités ont été fixées sur la base de certains critères. Il est en effet impossible de contrôler toutes les communications passées via ces appareils : quelque trois millions de messages sont envoyés chaque jour dans le monde entier. La plus haute priorité a donc été accordée aux messages pouvant présenter un danger de mort (dossiers « live-in-danger »).

Pour gérer ces communications en Belgique, un poste de commandement a été mis en place à la Direction centrale des opérations (DJO) de la police judiciaire fédérale. Et ce, afin de réagir de manière ciblée, rapide et aussi adéquate que possible en cas de détection d’une atteinte urgente, menaçante et grave à l’intégrité physique de personnes. Pour chaque message individuel, il a été examiné comment réagir le plus adéquatement possible.

Lorsqu’il y avait une menace effective pour l’intégrité physique d’une personne, un magistrat fédéral décidait de la manière de réagir.

Outre le suivi des situations de « danger de mort », il a été tenté d’utiliser le contenu des messages de « chat » pour parvenir à d’autres identifications des utilisateurs sélectionnés et pour démontrer ou réfuter la nature criminelle de leurs communications.

Un poste de commandement a pour cela été mis en place par la police judiciaire fédérale d’Anvers.

Si des activités criminelles nécessitant une réaction judiciaire immédiate étaient détectées pendant la phase de lecture en direct, des dossiers distincts étaient ouverts ou des interventions étaient menées.

Cela a notamment conduit à l’interception de plus de 14 tonnes de cocaïne.

Une opération judiciaire simultanée a été exécutée, au cours de laquelle plus  de 200 perquisitions ont été menées, entre autres à Anvers, Bruxelles, Charleroi et Liège.

L’opération en Belgique s’est concentrée sur le démantèlement de l’infrastructure de SKY ECC, sur le démantèlement du réseau de distribution et sur la saisie des avoirs criminels des distributeurs. Plusieurs téléphones SKY ECC ont également été saisis chez les utilisateurs sélectionnés qui ont pu être identifiés.

48 personnes ont été privées de liberté et emmenées pour audition. Le juge d’instruction décidera ultérieurement d’éventuelles comparutions et/ou mandats d’arrêt.

Plus 1,2 million d’euros, 15 armes prohibées, dont six armes à feu, huit véhicules de luxe, trois machines servant à compter l’argent, des uniformes de police et des balises GPS ont été également saisis ce jour.

Au cours des semaines et des mois à venir, de nouveaux dossiers seront créés et des procès-verbaux subséquents seront établis dans les dossiers existants car l’enquête sur l’organisation criminelle SKY ECC a permis de mettre au jour plusieurs nouvelles infractions pénales grâce aux messages de « chat » des utilisateurs identifiés des téléphones SKY ECC.

Ceux-ci seront traités de manière autonome au niveau des différents parquets concernés.

Les utilisateurs des téléphones SKY ECC ne sont pas les seuls visés à cet égard. Les utilisateurs et les organisations du « circuit légal » qui ont aidé les organisations criminelles font également l’objet d’une enquête. Une structure de coordination nationale a été mise en place à cette fin.

A la demande expresse du juge d’instruction, toute personne utilisant un téléphone SKY ECC à des fins légales est priée de se faire connaître au sein de la police fédérale d’Anvers.

L’opération et les moyens déployés par la police (par La police judiciaire fédérale – Directeur général)

La police judiciaire fédérale belge travaille sur cette enquête depuis plus de deux ans.

Les premières mesures prises par notre direction d’Anvers, avec le soutien d’autres services, ont porté sur le décryptage technique des données de télécommunications.

Il y a un mois, nous nous sommes organisés tant à Anvers qu’au niveau de la direction des opérations à Bruxelles afin de lire en permanence un certain nombre de communications. Cette phase, dite « en direct », a nécessité le déploiement quotidien de plus de 120 enquêteurs des différentes PJF et de nos services centraux.

L’opération de grande envergure de ce matin est la première manifestation visible de ce dossier. Il s’agit de la plus grande opération de police judiciaire simultanée jamais menée dans notre pays.

Depuis 5 heures ce matin, 1.400 policiers et policières ont été déployés dans six arrondissements judiciaires différents, conduisant à plus de 200 perquisitions.

En ce qui concerne la capacité déployée, il est question de :

  • plus de 1.000 enquêteurs de la police judiciaire fédérale, provenant de la PJF d’Anvers, mais aussi et même surtout des 14 PJF du pays et des directions centrales, dont l’Office central pour la répression de la corruption.
  • nos unités spéciales DSU, impliquées dans un certain nombre de perquisitions renforcées, et exceptionnellement soutenues par les unités spéciales de la police du Grand-Duché de Luxembourg
  • plus de 300 agents de la police fédérale, dont le corps d’intervention, l’appui aérien et l’appui canin.

Ces collègues sont assistés par certains services d’appui de la police fédérale, sans lesquels une telle opération serait impossible.

Toute l’opération a été conduite opérationnellement depuis un poste de commandement déployé à la PJF d’Anvers et depuis un poste de commandement stratégique à Bruxelles, en parfaite synergie avec le parquet fédéral, le parquet d’Anvers et, évidemment, le juge d’instruction compétent.

Plusieurs enquêteurs travaillent encore sur le terrain au moment où je vous parle.

Outre les résultats communiqués par le parquet fédéral, je suis heureux de pouvoir communiquer que l’opération d’aujourd’hui s’est déroulée sans incident notable.

Je tiens à remercier tous nos collègues pour leur engagement, en cette période de crise sanitaire qui pèse lourdement sur nos policiers.

Depuis ce matin, certaines unités de la police locale sont également présentes pour le maintien de l’ordre public, principalement à Anvers. Ce travail policier intégré doit être salué.

La police judiciaire fédérale – enquête, technologie et renseignements

En substance, la police judiciaire fédérale a aujourd’hui contribué à mettre un terme aux activités d’une entreprise de télécommunications dont nous soupçonnons que les services étaient utilisés par le crime organisé international.

La coopération policière internationale, avec nos a été et reste essentielle pour atteindre ces résultats.

Mais la gestion d’une opération aussi complexe démontre clairement que nos services exigent un très haut degré de spécialisation.

Les organisations criminelles internationales que nous combattons chaque jour utilisent des procédés numériques extrêmement complexes. Ces procédés nous posent des défis techniques et technologiques majeurs.

Les « big data » générées par les nouvelles technologies exigent un plus grand professionnalisme dans la gestion des informations et des renseignements.

L’éventail complet des techniques spéciales de lutte contre la criminalité organisée a dû et devra encore être déployé pour relever les défis auxquels nous sommes confrontés dans ce domaine. Je pense à nos computer crime units, à l’analyse criminelle, à nos unités spéciales NTSU, et à bien d’autres encore. Ces unités spécialisées soutiennent nos enquêteurs, dont le défi consiste à établir un lien entre le monde virtuel et le monde réel et à comprendre les mécanismes sophistiqués utilisés par la criminalité organisée, par exemple pour blanchir les sommes illégales colossales qui sont générées.

Ce que nous avons découvert et découvrons encore à travers ce dossier exige que nous continuions à développer la police judiciaire fédérale pour répondre aux défis posés par la criminalité organisée, avec le soutien conjoint de nos ministres de l’Intérieur et de la Justice.

Ce dossier démontre que cela est d’une importance cruciale pour la sécurité de nos citoyens et la crédibilité de notre pays.

Police judiciaire fédérale d’Anvers – Directeur judiciaire

Nous assistons à un tournant important dans l’histoire du travail d’enquête. En tant que directeur judiciaire de la PJF d’Anvers, je suis extrêmement fier de ce qui a été réalisé, et je tiens à exprimer mes sincères remerciements à mes collègues via ce forum. Je souhaite remercier tout particulièrement l’équipe restreinte qui a rendu possible le dossier A-Limit. Sans leur persévérance et leurs efforts exceptionnels, il n’y aurait pas eu de dossier ; leur engagement et leur détermination ne peuvent être suffisamment salués.

Le dossier A-Limit est un dossier systémique. L’enquête sur l’organisation criminelle qui semble mettre les cryptophones presque exclusivement à la disposition du milieu criminel, contraint désormais les organisations criminelles à organiser autrement leurs communications. De plus, cela a eu pour effet de nous donner un aperçu du monde hallucinant de l’économie criminelle parallèle. Dans la scène anversoise, nous voyons des targets de premier plan qui dirigent simultanément plusieurs transports de cocaïne ; cela représente des tonnes de cocaïne, des dépôts d’argent hebdomadaires de millions d’euros, des ordres de représailles physiques, la corruption à tous les niveaux de la société, … incroyable !

Ce dossier a également une incidence sur notre manière de travailler en tant que police judiciaire fédérale.

Les défis technologiques, en particulier le décryptage, le traitement des « big data » par les services de renseignement et la conduite d’enquêtes complexes se conjuguent.

Une tâche titanesque nous attend dans les mois à venir : le lancement des centaines d’enquêtes découlant de A-Limit. Mais le dossier crée également une énorme opportunité pour mettre rapidement en œuvre le « nouveau travail d’enquête ».

Procureur du Roi d’Anvers

Grâce à l’enquête sur l’organisation criminelle qui semble mettre des cryptophones à la disposition presque exclusive du milieu criminel, nous avons pu nous faire une idée de la manière dont les criminels opèrent lorsqu’ils discutent quotidiennement de leurs activités qui minent la société.

Grâce notamment au travail acharné du juge d’instruction et de la police judiciaire fédérale, nous sommes parvenus à créer une brèche dans les murs du crime organisé à travers tout le pays. À partir d’aujourd’hui, nous nous engouffrons dans cette brèche, ce tunnel obscur.

Le premier pas, le plus essentiel, a été franchi, mais – ne soyons pas naïfs – le combat est loin d’être gagné, … la criminalité est flexible … cependant, nous pouvons maintenant mener ce combat avec encore plus de connaissances … à armes égales.

Cette enquête montre comment les criminels utilisent abusivement le port d’Anvers comme un parasite. L’économie légale et son infrastructure logistique sont détournées et exploitées de manière abusive. Et nous ne pouvons pas laisser faire, car le port est le moteur de l’économie belge. Le port d’Anvers donne à notre pays du prestige, des opportunités et assure que chaque jour, plus de 142.000 personnes et leurs familles bénéficient d’une source de revenus équitable. En d’autres termes, le port est une infrastructure critique pour notre pays, un domaine de préoccupation très spécifique qui doit être protégé dans notre intérêt général, économique et social.

C’est pourquoi il est nécessaire d’élaborer un plan de sécurité spécifique pour ce port. Une approche spécifique de la sécurité qui est adaptée à la spécificité du port et aux défis et aux besoins qui s’y présentent.

Cela signifie investir dans un ministère public efficace et dans des services de police spécialisés, tant en termes de personnel compétent que de matériel adapté, en particulier dans le domaine de l’intelligence artificielle.

En tant que magistrat de parquet, je me réjouis particulièrement que la figure du procureur portuaire apparaisse explicitement dans la déclaration de politique du ministre de la Justice.

En tant que ministère public, nous ne pouvons évidemment pas mener ce combat seuls. Nous avons besoin de partenaires solides au sein de la chaîne (police spécialisée, douanes, etc.), mais certainement aussi d’un tribunal fort.

Seule une approche intégrée en chaîne, où les informations peuvent être facilement partagées entre les différents partenaires de la chaîne, est la clé du succès.

 

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BELGIQUE 🇧🇪 (Anvers) : disparition mystérieuse de Naïma Jillal

DUBAÏ 🇦🇪 (appartements luxueux, grosses cylindrées et prostituées) : la vie des barons de la drogue

À Dubaï, presque personne ne remet en question l’origine des dollars, surtout s’ils se comptent par millions.

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L’époque où les dealers se planquaient à Marbella est révolue.

Dubaï est désormais the place to be. Les barons de la drogue se prélassent au bord des piscines de leurs luxueux appartements ou hôtels, bien souvent accompagnés de prostituées venues des quatre coins du monde.

“Il y en a deux à Dubaï qui pèsent des milliards”, déclarait le bourgmestre d’Anvers, Bart De Wever, au lendemain de l’opération Sky. De Wever n’a pas cité de noms, mais il faisait allusion à Nordin El H.,32 ans, surnommé “‘Dikke Nordin van den Dam”, et à Othman El B., 33 ans. Deux barons, qui se cachent à Dubaï depuis des années, où ils blanchissent l’argent de la coke en investissant dans l’immobilier, entre autres excès.

 

Pêche aux gros poissons

En revanche, pas question à Dubaï de sniffer la coke gardée pour soi. Les Emirats adoptent une posture claire en matière de drogues: la tolérance zéro. En 2012, un père de famille anglais en transit a été condamné à quatre ans de prison pour seulement 0,003 gramme de cannabis. Un morceau microscopique de cannabis qui était collé sur une de ses chaussures.

Les autorités dubaïotes s’attaquent aussi de temps à autres aux gros poissons, qu’elles parviennent parfois à pêcher.

Ridouan Taghi, célèbre mafieux néerlandais d’origine marocaine, a ainsi été arrêté à Dubaï en 2019 et croupit désormais dans une cellule aux Pays-Bas.

L’année passée, “Dikke Nordin” a lui aussi été arrêté, avant d’être finalement libéré après le paiement de sa caution. Pour l’instant, la justice semble le laisser tranquille, mais la Belgique fait maintenant pression pour lui mettre des bâtons dans les roues.

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BALKANS (Albanie 🇦🇱) : l’État balkanique approvisionne l’Allemagne en cannabis et en cocaïne depuis des années, mais pas que !

Dans les années 90, l’Albanie frappée par une grave crise économique était déjà affaiblie par la guerre en Yougoslavie. De nombreux jeunes Albanais considéraient le trafic de drogue comme le seul moyen de sortir de ce réseau de pauvreté et de corruption.

Depuis le pays est devenu le premier narco-État d’Europe. Et ceci en dépit du fait que l’Albanie est membre de l’OTAN et est sur le point de négocier son adhésion avec l’UE.

Dès le début des années 2000 de jeunes adolescents furent envoyés en Angleterre, en Allemagne, en Belgique en France, en Italie et aux Pays-Bas et, sous l’étiquette de réfugiés, s’implantèrent dans ces différents pays avec l’aide des services d’accueil à l’enfance. Ces jeunes gens devenus adultes et bien intégrés ont permis la mise en place de « cellules dormantes », disponibles pour toutes opérations de narcotrafic ou de vente d’armes.

Dans un rapport, VICE s’est entretenu avec deux trafiquants de cocaïne d’une banlieue délabrée de la capitale albanaise, Tirana.

Ils venaient de rentrer d’un voyage en Allemagne. Comme beaucoup de leurs collègues, Artin et Luli sont passés du cannabis à la cocaïne. Cela rapporte plus d’argent et le matériel est facile à obtenir. Ils gagnent environ 20 000 euros s’ils apportent un kilo de cocaïne dans les pays riches d’Europe. Et le marché se développe: « Il faut faire le tour de l’Allemagne, de l’Italie ou de l’Angleterre si l’on veut réaliser quelque chose ici. La cocaïne est un vrai travail », déclare Artan.

Le trafic de drogue en Albanie a une longue histoire

Entre-temps, le pays est devenu le premier narco-État d’Europe. Selon la définition du Fonds monétaire international, un narco-État est un pays «dans lequel toutes les institutions légitimes sont imprégnées de la puissance et de la richesse du trafic de drogues illicites».

Les exemples habituellement donnés sont le Venezuela, la Guinée-Bissau et l’Afghanistan, mais certains pays européens font aussi partie de la liste comme l’Albanie entre autres.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Opération FERRO) : coordonnée par Europol, 52 personnes ont été arrêtées et 3300 kilos de cocaïne et 700 de haschich ont été saisis

La police espagnole a saisi un bateau semi-submersible capable de transporter jusqu’à deux tonnes de drogue d’Amérique du Sud, dans le cadre d’une opération internationale au cours de laquelle 52 personnes ont été arrêtées et 3300 kilos de cocaïne et 700 de haschich ont été saisis. .

Le commissaire général de la police judiciaire espagnole, Rafael Pérez, a expliqué ce vendredi lors d’une conférence de presse que le narco-sous-marin, fabriqué à la main, de neuf mètres de long, trois de large et trois de profondeur, était situé dans un entrepôt industriel dans la zone côtière de la ville de Malaga. Il n’était pas encore terminé et, selon l’enquête, il allait être utilisé pour se rendre auprès d’un bateau-mère pour y charger de la cocaïne pour la transporter sur les côtes espagnoles.

À l’opération de police, appelée FERRO, plus de 300 agents d’Espagne et de Colombie, des Pays-Bas, du Portugal, du Royaume-Uni et des États-Unis ont participé pendant plus d’un an, coordonnée par Europol.

L’enquête a commencé lorsque des entreprises espagnoles basées dans la région de Catalogne ont été détectées qui prévoyaient d’introduire de la cocaïne en Espagne camouflée avec des produits légaux importés d’Amérique du Sud. 52 personnes ont été arrêtées, dont 30 ont été provisoirement incarcérées, et 47 perquisitions ont été effectuées dans des villes des régions de Catalogne, de Murcie, d’Estrémadure (ouest) et d’Andalousie (sud).

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : retour sur l’affaire Fievet – NS 55 DNRED

Madame la directrice générale de la Douane française Isabelle Braun-Lemaire sera-t-elle comme son prédécesseur lointain l’énarque – IGF François Auvigne et tous ses successeurs qui ont refusé d’assumer les engagements pris par l’administration qu’elle dirige ?

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En France, dans la bibliothèque du Sénat

Elise Lucet :
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.
Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet :Honhon !
Michel Charasse : Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues
Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleursparce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse :On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet ; Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Michel Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

La preuve par l’image:

Quelques années plus tard:


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PAYS BAS 🇳🇱 (Rotterdam): une tonne 500 d’héroïne saisie dans le cadre d’une opération internationale contre le narcotrafic menée par la NCA

Une tonne 500 d’héroine saisie dans le cadre d’une opération internationale contre le narcotrafic

En collaboration avec les forces de l’ordre néerlandaises et belges, la National Crime Agency a obtenu des renseignements menant à la récupération de plus de 1,5 tonne de drogue de classe A au port de Rotterdam et à l’arrestation le 9 février de cinq hommes aux Pays-Bas.

L’énorme cargaison a été retrouvée dans un conteneur rempli de sel gemme de l’Himalaya.

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