Archives de la catégorie ‘Aeronarcotrafic’

Contrario a lo que se cree, la pandemia del Covid-19 no ha detenido el narcotráfico en América y menos en Guatemala.

Una investigación de The Washington Post revela que el movimiento de la droga ha sido mixto y que la dificultad para trasladar el « producto » por fronteras bloqueadas ha reducido el precio de la hoja de coca en América del Sur.

A pesar de la pandemia, los narcotraficantes siguen transportando su droga por las Américas, se lee en el reportaje y mucho de ese tráfico ha sido detectado en Guatemala.

El 21 de junio, las autoridades encontraron un turbopropulsor gemelo en un área despejada de la selva en Petén.

Las fuerzas de seguridad encontraron 50 narco avionetas abandonadas en el país el año pasado (Foto ilustrativa: Ejército)

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Reunión entre funcionarios salteños y jefes militares en un vivac de las tropas del Ejército desplegadas en la frontera

Reunión entre funcionarios salteños y jefes militares en un vivac de las tropas del Ejército desplegadas en la frontera

Los grupos de élite de la policía local y los refuerzos de la Gendarmería Nacional ya se encuentran desplegados en los puntos más conflictivos de la frontera norte, donde esta provincia se conecta con Bolivia a través de dos puentes internacionales y decenas de pasos clandestinos en el monte. En esta zona, según información oficial a la que accedió LA NACION, los principales problemas provienen de las actividades de grupos de narcotraficantes que, con una estructura « empresarial », despliegan del lado boliviano a sus productores nómades de cocaína en rudimentarias cocinas y luego « bombardean » el noroeste argentino con cargas de droga que lanzan desde avionetas.

El fiscal Ricardo Toranzos enfatizó: « Los narcos pretenden que las distintas células que producen, reciben y trasladan la droga no se conecten. Los bombardeos se realizan en montes indescifrables, en sitios donde no hay señal de celular, y la coordinación se lleva adelante con teléfonos satelitales. Nosotros buscamos estos sitios, estos nudos, y los esperamos allí. Pusimos puestos de investigaciones que pudiesen dar alerta de manera inmediata« . »Muchos pilotos jóvenes de Bolivia se dedican a ‘bombardear’. Sacan los asientos, el copiloto va en cuclillas, y lanza la droga en los lugares marcados. Ellos no pueden volar mucho sobre territorio argentino porque no pueden reabastecerse de combustible. Cuando tienen que volar hacia Tucumán o hacia el norte de Santiago del Estero lanzan la droga en un sitio y aterrizan en otro punto para cargar combustible con calma, ya sin la droga en su poder« , agregó.

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Le jet ‘Hawker 700’ chargé de drogue, qui a pénétré en territoire mexicain ce dimanche, s’est heurté au SIVA  (Système complet de surveillance aérienne), un réseau technologique de pointe complexe composé de radars et d’intercepteurs.

L’avion, selon des sources militaires consultées par MILENIO, a été suivi de près puisqu’il a décollé à 05h00 d’une piste au sud de Maracaibo, au Venezuela, puis a survolé les Caraïbes à destination du Mexique.

Sur sa route, de plus de 4 heures, l’avion a toujours été suivi par le radar SIVA, car il avait le profil d’un vol clandestin.

Immédiatement, selon les sources consultées, deux avions « Embraer 145 » ont été déployés depuis la base aérienne d’Ixtepec à Oaxaca. Ces deux avions ont des radars supplémentaires, avec lesquels la route exacte de l’avion a été tracée.

Une fois sa position définie, un intercepteur T6C a décollé de la base aérienne de Cozumel, Quintana Roo,  a réussi à localiser le Hawker déjà sur le territoire de Quintana Roo; là, il a reçu par radio l’ordre de suivre l’avion jusqu’à la base aérienne numéro 4, à Cozumel.

Après plusieurs tentatives de communication avec l’équipage du Hawker par radio, des signaux visuels ont été utilisés depuis la cabine du Texan. Ils ont également été ignorés par l’équipage de l’avion clandestin, qui est descendu sur une route où une camionnette l’attendait déjà. Le point d’atterrissage a été signalé à la Force de réaction aéroportée, qui avait déjà été déployée depuis Cozumel dans un hélicoptère Bell 412, avec des éléments des forces spéciales à bord.

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A l’époque, ces 1 332 kilos dissimulés dans une trentaine de valises à bord d’un vol Air France Caracas-Paris étaient considérés comme la plus belle saisie dse coke sur le territoire francais .

Le 23 septembre 2013, le ministre de l’Intérieur d’alors, Manuel Valls, est venu en personne à l’OCRTIS, au siège de la ­Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), à Nanterre, pour féliciter les enquêteurs et saluer le fruit de plusieurs semaines de collaboration avec les polices espagnole, britannique et néerlandaise.

«Cette ­affaire illustre l’intérêt d’un renforcement de la coopération internationale dans la lutte contre les trafiquants», conclut Manuel Valls sur un ton martial.

A côté de lui sur la photo, le commissaire François Thierry savoure sa victoire.

Et comme dans ces grosses affaires de stups, rien n’est simple, Libération révèle aujourd’hui de nouveaux éléments sur cette saisie record de Roissy.

En particulier le témoignage d’un douanier présent ce jour-là, jamais joint à l’enquête, et oui, ça simplifie les procédures, qui montre l’opacité qui a entouré cette opération et la dissimulation d’éléments majeurs à l’autorité judiciaire.

Des révélations qui lèvent un peu plus le voile sur certaines pratiques des services régaliens en charge de lutter contre les stups et qui pourraient, surtout, remettre en cause toute la procédure devant la « Cour d’appel spéciale de Paris ».

Je n’imagine pas Robert Dawes plaider coupable pour éviter un fiasco judiciaire!

Et pourtant, tout avait si bien commencé en 2013, dans la nuit du 10 au 11 septembre.

Vers minuit et demie, un renseignement parvient à l’OCRTIS en provenance de l’Office national antidrogue (ONA) du Venezuela : le vol Air France numéro AF435, qui vient de décoller de Caracas pour Paris, contiendrait une grosse quantité de cocaïne destinée à un réseau britannique.

Des passagers fantômes

Branle-bas de combat à la DCPJ. Dès le lendemain matin, à 7 heures, un dispositif de surveillance est mis en place à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle…

la suite : A lire sur Libé

Pour mémoire

Lors d’une audition dans un autre dossier, Sofiane Hambli avait pourtant lui même reconnu sa participation à la saisie record de Roissy. «Il y a eu une importation de cocaïne en 2013 et j’ai fait croire que c’est moi qui allais permettre de faire sortir de la cocaïne de l’aéroport,a-t-il expliqué. J’ai fait croire que je connaissais des gens qui travaillaient à l’aéroport et qui allaient permettre de faire sortir la drogue

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Déjà, à la DNRED, on ne rêvait que de faire mieux!

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Les autorités britanniques le considèrent comme «l’un des criminels les plus influents et redoutés en Europe». *

Surnommé «le Général» ou «Drug Lord», Robert Dawes, 48 ans, est jugé à partir de ce lundi devant la cour d’assises spéciale d’appel de Paris pour l’importation de plus de 1,3 tonne de cocaïne à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle en septembre 2013.

Avant d’écoper, en décembre 2018, de vingt-deux ans de réclusion criminelle en première instance à la suite de cette saisie controversée, l’homme n’avait encore jamais été condamné pour trafic de drogue.

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* Connaissant bien toutes ces autorités britanniques, italiennes, espagnoles ou françaises , il est certain qu’elles ne sont jamais avares, parfois de suppositions hasardeuses, pour conforter un dossier…

A l’OCRTIS de Francois Thierry, comme à la DNRED de Jean Paul Garcia, une telle saisie ne pouvait laisser indifférent et ne pouvait que conforter des rancoeurs déjà bien établies !

Marc Fievet

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Video: Ejército Mexicano derriba NarcoJet en Quintana Roo

Cancun, Quintana Roo – Un jet a atterri en urgence et a pris feu au kilomètre 61, sur le tronçon autoroutier Chunhuhub-José María Morelos, dans la zone maya de Quintana Roo.

Selon des versions de témoins présumés, l’avion a été attaqué en vol par un hélicoptère des Forces fédérales, et a été contraint de descendre avec le feu sur une partie du fuselage.

Le secrétaire à la Sécurité publique, Alberto Capella Ibarra, a rapporté le fait et publié quelques vidéos du site; dans l’un d’eux, il a déclaré que la plaque d’immatriculation était « apparemment » XB-RCM « et pouvait être liée à des activités illégales ».

Des éléments et des véhicules de l’armée mexicaine, ainsi que de la marine mexicaine, sont intervenus et ont pris le contrôle de la zone.

source et video

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Le groupe américain ADVANCED WARNING SYSTEMS INC a proposé le dernier système de numérisation automatique IGRIS (INELASTIC GAMMA RAY IMAGING SYSTEM) utilisé par le Pentagone pour inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision.

La nouvelle technologie IGRIS est utilisée par ‘Le Pentagone’, le ministère américain de la Défense (Joint Improvised Explosive Device Defeat Organization – JIEDDO).

Selon les explications fournies, le système IGRIS, grâce à ses générateurs de neutrons scanne la cible avec plus d’un million neutrons par seconde, ce qui permet de divulguer des détails précis (niveau moléculaire) de tout le contenu des conteneurs et strictement avec un système tridimensionnel précis et à une vitesse de 25km/h.

Le système de contrôle central envoie également une notification immédiate aux douanes, aux services de sécurité, aux organes de contrôle des drogues, aux départements ministériels et aux ministères souverains concernés.
Ce système devrait être adopté dans les ports, les aéroports et les postes frontières de tous les États responsables et conscients des graves perturbations causées par les fraudes, le narcotrafic et le terrorisme dans le monde d’aujourd’hui.

Les seuls à détecter les céramiques et autres polymères (couteau, armes à feu, etc…)

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Une enquête du MPF (ministère public fédéral) et de la police fédérale a détecté l’utilisation du port de Suape, à Pernambuco, comme base logistique de sortie de la cocaïne produite en Bolivie et destinée à l’Espagne. Sur la base de ces informations, le MPF a dénoncé la semaine dernière huit personnes impliquées dans le régime de délits liés au trafic de drogue.

L’enquête a commencé le 22 avril, lorsque le PF a été informé qu’un avion quitterait Goiânia pour la municipalité d’Igarassu, dans la région métropolitaine de Recife, avec un chargement de cocaïne.

La police a arrêté les responsables du transport de la drogue en flagrant délit.

L’avion transportait 650 kg de cocaïne. Il était prévu de transférer la coke au port de Suape, d’où elle devait être envoyée en Espagne.

« Les faits désormais dénoncés ont été commis et créés par une association criminelle transnationale qui n’a pas encore été entièrement dévoilée, qui a des succursales ou des activités, au moins, en Bolivie, au Brésil et en Espagne« , indique la plainte déposée par le bureau du procureur général à Pernambuco contre ceux qui sont impliqués.

 

Une femme arrêtée en tant que membre du groupe, citée par le MPF avait en sa possession un agenda dans lequel les mouvements du groupe vers la Bolivie étaient enregistrés pour organiser le transport de la drogue.

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Au total, plus de 100 tonnes de stupéfiants ont été saisis en France et en haute mer.

En baisse de 18%, le cannabis a fait l’objet de la majorité des saisies, avec 52,3 tonnes. En baisse également de 27,8%, les saisies de cocaïne se chiffrent quand même à 8,8 tonnes.

Pour Gérald Darmanin, c’est la faute à la création de l’OFAST…! Explication bizarre puisque l’OFAST n’est devenu opérationnel qu’au 1er janvier 2020!

Par contre, forte hausse des saisies de drogues de synthèse (+56%) et d’amphétamines (+400% sur un an).

A ces chiffres s’ajoutent 22,33 tonnes de saisies réalisées à l’étranger sur renseignement de la DNRED de la douane française.

La douane a aussi saisi 360,3 tonnes de tabac, soit 49% de plus que l’année précédente.

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La coke arrivait dans des valises à Roissy, mais les policiers avaient infiltré l’organisation

Les neuf membres présumés de ce réseau seront jugés à partir du 2 juin à Paris.

Dogan et Mehdi viendront-ils s’exprimer à la barre? Effectivement, ces deux hommes ne sont pas des témoins ordinaires, puisque tous deux étaient des policiers infiltrés du service interministériel d’assistance technique (SIAT).

Plusieurs avocats de la défense souhaitent obtenir l’audition des deux enquêteurs devant le tribunal, estimant qu’ils ont joué un rôle actif dans l’opération.

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A la frontière avec le Brésil, dans la région de Loreto, les forces de sécurité péruviennes ont intercepté un avion alors qu’il s’apprêtait à décoller avec 420 kilogrammes de cocaïne à bord et ont arrêté le pilote, un citoyen brésilien.

L’avion a été intercepté peu de temps après avoir été chargé de drogue sur une piste clandestine. La drogue était cachée dans des sacs à l’intérieur de l’avion et devait se rendre au Brésil.

Opération menée par la police nationale péruvienne, la police fédérale brésilienne et l’armée de l’air brésilienne.

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Las mafias del narcotráfico de Venezuela,relacionadas con el régimen de Nicolás Maduro y el Cartel de los Soles, trasladan la cocaína a Honduras, Belice y Guatemala. De allí la llevan a Estados Unidos, su destino final, utilizando México.

«Centroamérica es importante, ideal para el Cartel de los Soles», indicó Claudio Sandoval, embajador del gobierno de Juan Guaidó en Honduras.

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Au Venezuela, où l’on ment ouvertement sur les arrivées d’avions et leur départ chargés de cocaïne, comme j’ai pu vous le rappeler dans l’épisode précédent, on assiste en mars dernier à l’arrivée d’un énième gros porteur, un bimoteur à hélice dont l’aspect extérieur a laissé pantois. L’avion était impeccable et venait visiblement juste d’être repeint à neuf avant de jouer les ‘Deliveroo à cocaïne’ des airs.

Un type d’appareil qui nous en a rappelé un autre, datant de fin 2017, et resté célèbre pour une belle mise en scène du pouvoir vénézuélien, vers qui tournent tous les regards depuis des années maintenant pour ses facultés à détourner l’attention sur sa propre participation au trafic…

Encore des brésiliens

Le 10 février 2020, la Force armée nationale bolivarienne (FANB), très fière d’elle, nous montre deux jeunes hommes, de dos et menottés, arrêtés à leur descente d’avion de l’aéroport international Jacinto Lara, à Barquisimeto, dans l’État de Lara.

Il s’appellent  Jhackes Villeneuve Da Silva Costa (22 ans !) et Matheus Chaves Fernández (27 ans), deux noms brésiliens.

Leur avion est un Piper Seneca littéralement plein à ras  bord : il contient en effet 482 kilogrammes de cocaïne, en plus de 420 litres de carburant pour avion léger (AV-Gas).

A l’intérieur il reste peu de place pour les occupants : le siège du copilote est constitué par des sachets de pains de coke (ici à gauche) !

L’intérieur est en effet complètement vide sans le chargement : même les parois internes de la cabine ont été enlevées, la laine de verre isolante est à nue.

On découvre une pompe à manivelle rouge, celle qui répartissait le carburant entre les bidons pour alimenter les moteurs (ici à droite).

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  • Authorities in Spain confiscated 4.4 tons of cocaine after they were alerted by Colombian authorities after the vessel departed from Panama early April

 

  • The ship loaded 4,000 kilos of cocaine off Venezuela’s coast before it sailed across the Atlantic Ocean and was intercepted April 25 by Spain’s military

 

  • The United States confirmed with investigators in Spain that the massive shipment is connected to the Venezuelan President Nicolás Maduro’s regime

 

  • Authorities in Spain arrested 28 people connected to the shipment on the Karar, a vessel sailing under the flag of Togo

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Remember !!!

COLIN POWELL

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L’ar­mée mexi­caine a fait une décou­verte dans une forêt du Chia­pas: un avion aban­donné sur une piste d’at­ter­ris­sage clan­des­tine, chargé de 358 kg de cocaïne.

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Le défilé est devenu incessant au Belize, comme on l’a constaté au fil des épisodes précédents.

Mais décidément on n’avait encore rien vu à-bas.

Un record est en effet battu en mars dernier avec la plus grosse prise de cocaïne jamais faite dans le pays. Sans trop de surprises, elle a été amenée par un jet, un Gulfstream cette fois… Il avait été précédé d’un autre avion du même type, retrouvé vide celui-là, en février. Le hic pour le recordman étant qu’il appartenait à un homme déjà condamné pour trafic de coke voici 13 ans déjà à Cleveland, aux USA…

Le 22 janvier 2020, dans un endroit appelé Rhaburn Ridge, près de Crooked Tree et de la Philip Goldson Highway (longue de 153 km, elle joint Belize City à Corozal, au nord), un énième appareil s’est posé de nuit. Au lendemain matin, on le découvre, intact et plutôt impressionnant, comme on peut le voir.

Celui-là est resté en effet tel quel, en tout cas. Les riverains l’avaient entendu tourner cette nuit-là avant qu’il ne se pose.

Il est bien entendu vide.

Chester Williams

Le terrain est plat et ne paraît pas trop humide, ce qui n’empêche le chef de la police, Chester Williams d’en sortir une bonne comme à son habitude pour tenter de justifier un énième ratage : « nous avons depuis déployé nos officiers dans la région et ce n’est pas un endroit facile à atteindre; c’est un terrain extrêmement accidenté. Nous avons obtenu l’information, nous nous sommes mobilisés et nous n’avons pas pu arriver dans la région à cause du terrain boueux. Tous les véhicules de police finissent par s’enliser et ce sont des véhicules à quatre roues motrices. Et ils n’ont pas pu se rendre sur les lieux. »

 

En fait, cette explication plutôt oiseuse sur l’état véritable du terrain où le Gulfstream, à l’endroit où il est s’est posé sans s’enliser, cherchait à dissimuler quelque chose qu’une simple recherche sur Google Earth démontrait facilement.

Le point d’atterrissage donné par la police GPS est faux d’une bonne paire de kilomètres.

Le vrai se situe plus au nord, et c’est tout simplement une piste clandestine connue, puisque l’on y a fait exploser des charges il y a quelques années déjà pour creuser des trous pour empêcher son usage. On les distingue pleines d’eau sur Google Earth quand on remonte dans le temps ! Cette très longue piste a donc tout simplement été rebouchée et c’est très certainement pour cela que Williams a inventé la fable de ses 4×4 enlisés.

Une piste qui a été détruite au moins en 2011, dès sa mise en service il semble. En janvier 2018, tous les trous n’avaient pas encore été rebouchés.

 

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La Fuerza Especial de Lucha Contra el Nacotráfico (Felcn) incautó hoy una avioneta con más de 400 kilos de cocaína en Santa Ana de Yacuma, en Beni.

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En quelques mois, c’est à une véritable pluie de jets à laquelle on va assister au Belize : Hawker, Gulfstream, tout y passe. Le pays est devenu un vrai porte-avions pour appareils VIP !

Évidemment, avec de tels engins dépassant la quinzaine de tonnes, le volume de cocaïne apporté a fait un bond : pas moins d’une tonne à chaque voyage, sachant que les photos que l’on a sont celles de ceux qui sont restés coincés sur place : une grande partie a réussi à se poser et à redécoller ! Obligés de se poser, car au contraire des avions bimoteurs Beechcraft volant plus lentement, et constamment pressurisés, ces jets ne peuvent effectuer de largages en vol de type « wet drops« , devenu le nouveau sport local aérien a Belize… comme on l’a vu !

Après les bombardiers à hélices déversant des sacs de toile, voici les avions-cargos à réaction qui livrent à domicile !

Le Hawker échangé en 17 jours

 

Le 20 octobre 2019, nouvelle arrivée… d’un Hawker, un de plus.

C’est à Blue Creek, Orange Walk, au Belize toujours. Abandonné à nouveau sur la route, et retrouvé dans le brouillard du petit matin. C’est le vingtième depuis 2018 !!! Le précédent datant de 21 jours seulement! L’avion s’est posé au bord de la frontière mexicaine, à 2,5 miles seulement de là. On ne peut difficilement faire plus près.

La police sort à nouveau des propos lénifiants car elle n’a bien sûr rien intercepté encore une fois. « Well funded criminal activity is challenging » dit-elle, reconnaissant une fois de plus sa totale impuissance !

Les policiers étant incapables de retrouver quel était l’avion, on s’en est chargé à leur place à parti des indices habituels : âge, décoration et date des derniers changeants de propriétaire. Selon ces « pointeurs »  clés, c’est le Hawker 700A sn257176 immatriculé N322BC qui se retrouve candidat : sorti en qualité de N109G chez Gulf Oil en 1982, puis devenu un temps canadien chez Chevron en  C-FCHT ,de 2002 à 2004, puis N322BC chez TCA Air Llc et Vision Holdings 102 LLC pour être ensuite vendu vendu fin 2019 au Mexique, l’inscription US étant révoquée le 18 septembre 2019 pour s’envoler aussitôt de  Monterrey vers Victoria, toujours au Mexique, le 19 octobre. Le 1er octobre précédent, il venait juste d’été acheté par TWA International Inc, de Cheyenne… notre désormais célèbre vendeur d’avions aux trafiquants de tous poils !!! Il ne l’a gardé chez lui que 17 jours ! Juste le temps de faire la transaction avec les narcos !

Pour la police, avec ce Hawker intact, un autre problème devient crucial dans ses hangars : elle a déjà accumulé parmi ceux qui n’ont pas été brûlés 2 Hawker 125 (avec celui trouvé ce jour-là), 2 Beech King Air, 2 Cessna 210 et un 1 Piper, selon 7 News. L’un des King Air a été visité par le présentateur -plutôt frimeur- Ross Kemp, qui exploite comme filon sa notoriété obtenue en jouant jadis le rôle de Grant Mitchell dans le soap opéra télévisé à partir des années 90 pour faire une série documentaire appelée « Ross Kemp au Cœur des Gangs ». (la série à remporté un BAFTA award en mai 2007).

Dans cet épisode, on peut en effet le voir tourner autour d’un King Air C90 dans le hangar bélizien des saisies, il y montre même du doigt un trou laissé par une balle dans le pare-brise du King Air. Mais hélas, l’immatriculation de ce de dernier a été occultée par les autorités… Si l’émission ne donne pas l’endroit où a été confisqué cet appareil, ni son pedigree, nous on le sait ; c’est notre fameux « YV678 » (une fausse appellation) de la Northern Highway; arrivé le 7 mars 2008 !!! Des retrouvailles, en quelque sorte ! Le reportage est en effet de la même date,et à l’époque c’était donc du tout frais au moment des prises de vues !

Un jet cassé en deux !

Le 30 septembre 2019, à Blue Creek, Orange Walk, Belize, c’est à dire toujours dans le même secteur, ce qui devient lassant pour les habitants, note 7 News, ce n’est pas un Hawker que l’on retrouve au petit matin dans la brume, mais un énorme Gulfstream, un modèle ancien, de type G-1159 Gulfstream II B. Il s’est complètement cassé en deux, celui-là. L’engin est intégralement blanc, il porte sur ses réacteurs une appellation « PVO », seulement. Voilà qui ne devrait pas aider encore une fois à le cerner. Il aurait tenté de se poser vers 4 h du matin sur la longue ligne droite pas beaucoup plus large que son train d’atterrissage principal, ce qui était somme toute fort risqué.  Ses réacteurs montrent des volets de freinage par inversion de flux déployés, mais ça ne semble pas avoir suffit à le maintenir en ligne droite.

L’avion semble avoir un large cercle sur lui-même vers la droite, dans l’herbe avant de se casser. Il a dérapé sur les cultures !!!

L’image est très impressionnante en tout cas : l’avion s’est en effet brisé en deux net et son arrière au niveau des réacteurs est venu se replier sur l’aile gauche (en raison du mouvement giratoire initié dont on parlait).  C’est en descendant dans un fossé longeant la route qu’il a dû se briser, emporté par son élan, tous inverseurs poussés à fond.  Un choc terrible ! Encore une fois, à son propos, on a droit au même discours vide de la police de Belize, qui n’a fourni qu’un seul cliché (?) de l’événement : pas de photos de fouille de l’intérieur, pas d’autres détails, rien : on n’a rien trouvé non plus dedans , pas de blessés, de cadavres ou  de chargement. Bref, pour elle, c’était en quelque sorte un touriste ordinaire qui a raté sa visite !!!  Circulez, il n’y  rien à voir ! Il faudra attendre 4 jours seulement pour qu’on retrouve pas loin, mais au Mexique, dans la municipalité d’Othón P. Blanco, déjà cité ici, 48 sacs de coton blanc numérotés, contenant chacun vingt pains de coke toutes marquées « AP » (ou « Venao ») et contenant 925 kilos de cocaïne :  très certainement ce qu’avait apporté le  malheureux Gulfstream.

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La Marina abate a un sicario y captura a trece sicarios del C.D.G tras enfrentamiento

Posted: 15 Apr 2020 09:17 AM PDT

San Fernando, Tamaulipas 15//04/20.-Personal de la Secretaria de Marina y Armada de Mexico logró este lunes la detención de 13 sicarios.

La Marina abate a un sicario y captura a trece sicarios del C.D.G tras enfrentamiento La Marina abate a un sicario y captura a trece sicarios del C.D.G tras enfrentamiento

Integrantes de un grupo delictivo que opera en la región de Matamoros, durante recorridos de vigilancia aérea y terrestre en la zona de la Laguna Madre, dentro del municipio de San Fernando, en Tamaulipas.  Además, fueron aseguradas en la acción 12 armas, municiones, equipo táctico y 2 vehículos. Informes iniciales indican que los sujetos iban en varias camionetas en inmediaciones de los ejidos La Loma y Barrancón del Tío Blas y al notar la presencia de los elementos de las fuerzas armadas hicieron disparos contra los marinos. La agresión fue repelida. Uno de los civiles armados murió en el hecho.

Controlada la situación se procedió a la detención de los 13 individuos, los cuales fueron trasladados por aire y tierra hacia la capital del estado para su presentación ante autoridad ministerial federal para las investigaciones y acciones legales que procedan.

Cabe mencionar que minutos después de la situación, elementos de la Policía Estatal localizaron en una zona aledaña dos camionetas abandonadas con blindaje artesanal.

La Marina apoya a las corporaciones estatales y federales en la disuasión y combate a la acción de grupos delictivos generadores de violencia en esa zona del estado.

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Les avions remplis de drogue, c’est devenu commun au Belize. Le problème c’est que ça a pris une dimension absolument hallucinante depuis ces deux dernières années, avec une nette accélération des arrivées, dont désormais celle de gros jets à réaction qui se posent de façon quasiment mensuelle désormais, le reste, les appareils plus petits ou à hélices, le faisant de façon hebdomadaire.

Le jet posé sur la route

Le 24 avril 2018, c’est le choc des photos, pas besoin de celui des mots : on vient de découvrir en effet un jet, un biréacteur de plus de 10 tonnes, parqué sur le bord de la route (non bitumée) chemin reliant San Estevan à Progresso, à 3 miles du village de San Estevan dans l’Orange Walk District de Belize.  Ce matin là, à la découverte de l’engin, on ne peut que constater que les transferts aériens de cocaïne viennent de prendre une toute autre dimension en effet !

L’engin est un Hawker 125-700, un biréacteur portant l’immatriculation (fausse) N818LD (c’est une immatriculation réelle, mais celle d’un autre appareil à l’évidence. C’est aussi celle d’un autre Hawker retrouvé sous les feuillages le 7 mars 2018 qui précédait au Venezuela (1) : les trafiquants se sont passé le mot, à l’évidence. A l’intérieur de celui d’Orange Walk, tout a été complètement vidé, et on a tenté d’y mettre le feu, mais sans y parvenir, selon la police.

Pour les autorités, c’est un vraie claque, car peu de temps auparavant, en décembre, elles venaient d’inaugurer en grande pompe au Belize Civil Aviation, leur réseau de surveillance aérienne, doté d’une « nouvelle technologie » vantée par les responsables. En fait, c’est une simple application d’ordinateur surveillant les transpondeur à bord des aéronefs, un peu comme FlightRadar. Le hic étant que ça nécessite que l’appareil le mette en marche, ce qui est rarement le cas, on le comprend aisément, des vols illégaux de contrebande de coke !!! Une seule arrivée d’avion chargé de coke vient de ruiner leur communication !!! Le pays ne dispose en effet d’aucun radar !!!

Dans le reportage visible ici,  on comprend mieux ce qui s’est passé ce soir-là ; l’aile droite de l’avion a heurté des branches et l’appareil, roue avant tombée dans le bord de ruine herbeux, s’est immobilisé en travers.

Les traces noires d’une tentative d’incendie sont visibles sous l’aile gauche.

L’avion était destiné à pouvoir redécoller, en fait. On l’aurait comme les autres ravitaillé et il serait reparti une fois son chargement déposé !!! Dernier défi pour les policiers bien dépassés par l’événement et l’audace des trafiquants :« se présente aux responsables de la police bélizienne un défi majeur: comment déplacer le jet de taille moyenne de la route du village, où il est maintenant sous la garde des forces de sécurité du Belize. Bien qu’il soit très probablement encore en état de navigabilité, il n’y aurait aucun pilote au Belize qui pourrait le piloter depuis son emplacement actuel, » note la radio Amandala, qui rappelle que c’était le septième appareil de trafiquants de l’année… et nous n’en étions qu’en avril !

Pour ce qui est de l’appareil lui-même, une fois désembourbé et réparé, un pilote de talent dégoté, il a réussi à redécoller de la même route (chapeau !) pour rejoindre le 26 avril, soit à peine deux jours plus tard, la base de l’ADF Airwing, située à Ladyville sur l’aéroport Philip S. W. Goldson International (appelée aussi Price Barracks chez les militaires).

Plus facile pour lui en effet de se poser sur une piste en dur de 3200 m en effet !

Le 17 janvier 2020, enfin, les autorités de Belize décidaient de se munir d’un radar à 12 millions de dollars. Il était temps !!!

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Ces deux dernières années (2019 et 2018) les arrivées d’appareils chargés de cocaïne ont augmenté à Belize.
De façon répétée on a retrouvé des vestiges de grosses carcasses d’avions en plein champ, abandonnés incendiés par
les trafiquants, comme au Guatemala voisin, et comme avant eux au Honduras, dont j’ai tenu ici la litanie des arrivées de ce type. Des arrivées de plus en plus nombreuses, non suivies d’arrestations, ni de saisie de drogue, pour la majeure partie d’entre elles. Jusqu’à ce jour d’octobre 2018 où l’on attrape des trafiquants venus attendre un de ces avions chargé de drogue : parmi eux, un responsable de la police, venu nous démontrer par l’exemple le fond du problème dans ce pays essentiellement corrompu à tous les niveaux…
Une apparition soudaine 
En 2015, c’est une visite impromptue et mystérieuse qui intrigue les autorités de Belize. Là on a affaire à un cas particulier car l’avion a atterri sur un aéroport tout ce qu’il y a des plus officiel, le Philip Goldson International Airport celui de Belmopan, vers 5H30 du matin alors que celui-ci ouvre à 6H, sans l’accord des autorités de l’aéroport donc. Problème, depuis, plus personne n’a vu son pilote ni son passager : l’avion a été abandonné sur place Le Piper Seneca PA-34 à  7 places est immatriculé N32812  et d’après son plan de vol il était encore à Managua, au Nicaragua, à environ quatre heures et demie de vol de Belmopan.
Le vol précédent datait du 30 septembre précédent, de Fullerton, à San Jose, en Californie.
Un rapide examen de l’avion montre qu’il n’était pas été équipé de réservoirs supplémentaires pour effectuer des vols plus longs. Mais le 25 octobre précédent il avait fait le trajet Aruba-Belize City (il s’y était rendu le 22). L’avion est depuis le 28 mars 2014, immatriculé au nom d’un pilote américain James A. Stallings d’Irvine, en Californie.
Cela, je vous l’ai décrit ici. Au 28 octobre, l’avion n’avait toujours pas été réclamé par son propriétaire légitime…
L’affaire ne semble par contre n’avoir eu aucune suite : le 25 juillet 2016 on le photographiait revenu aux Etats-Unis, tranquillement venu assister à la grande fête aérienne de la mecque d’OshKosh
Un mois avant, c’est un hélicoptère gris de type BELL-407 qui avait ainsi été abandonné à Blue Creek dans l’Orange Walk District.  Il arborant le numéro d’immatriculation N607AZ, une fausse immatriculation. Il aurait pu s’agir du XA-FMC, repeint plus discrètement
A la fin de l’année 2015, c’est un Cessna qui tente sa chance sur une route non macadamisée sur Spanish Lookout, près de la lagune d’Aguacate…(ici à droite) et que l’on retrouve incendié : il n’en reste que l’empennage de visible. La presse commente de façon ironique : « les détails officiels sont pratiquement inexistants, peut-être parce que la police n’a pas grand-chose à offrir pour le moment« .
Selon News Five « au cours de l’année écoulée, un autre avion qui transportait des stupéfiants avait atterri au même endroit et avait été brûlé » (c’est notre Cessna 210 de l’épisode précédent, retrouvé  à un mile de l’autre !). Le Cessna 210 incendié était immatriculé YV3241. C’est en fait celle d’un hélicoptère Agusta A109C, ex N111TS !!! Rien à voir avec l’original !
Encore raté !
En décembre 2016, encore raté pour la police de Belize. Et en même temps première inquiétude sur l’apparition d’avions bien plus imposants venant visiter régulièrement le pays. Sur une piste clandestine, une de plus, près de la Coastal Road, vers La Democracia, dans le Belize District, on n’a pas trouvé d’avion cette fois  mais de drôles de choses : des bidons énormes, une vingtaine (16 exactement encre pleins de kérozène et 4 vides), de quoi ravitailler un gros avion, donc. Mais aussi des sièges bicolores, de style plutôt anciens, à accoudoirs, repliables et assez hauts, encore juchés sur leurs piétements de tubes, un assortiment de ce qui semble être des tuyaux ou des câbles électrique, voire de la corde, quatre batteries, bref tout ce qui reste d’un vidage complet de gros porteur de type indéterminé. Les sièges sont ceux  d’un Beechchraft 200, signe que l’on est déjà passé au stade supérieur dans le trafic. Selon la population locale, la piste existait depuis trois années au moins ! Sidérant !

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La maman d’El Chapo et le Président

le Président Andrés Manuel López Obrador

«Je vous salue, ne descendez pas. J’ai déjà reçu ta lettre. Oui, oui, oui, j’ai déjà reçu votre lettre », répéta l’homme en tendant la main pour serrer la main d’une femme assise à l’intérieur d’un fourgon.

Cela s’est produit à Badiraguato, Sinaloa, le 29 mars. C’était la salutation entre Andrés Manuel López Obrador et María Consuelo Loera Pérez. La scène pourrait être banale, une courtoisie avec un nonagénaire.

Sauf que l’homme est le président du Mexique et que la femme est la mère du trafiquant de drogue le plus connu de la planète: Joaquín Guzmán Loera, El Chapo.

C’est dans cette lettre que la dame demande au président d’intercéder auprès des autorités américaines pour l’autoriser à voyager pour rendre visite à son fils, qui purge une peine à perpétuité dans une prison du Colorado. « Je vais faire la procédure« , a déclaré le président le lendemain, invoquant « des raisons humanitaires« .

Le geste présidentiel a été apprécié mais, connaissant peut-être que la réponse serait positive. la conclusion est significative:

María Consuelo Loera Pérez

« En attendant de continuer à compter sur votre soutien (emphase et emphase sur moi), j’espère que notre Seigneur Jésus-Christ vous illuminera et vous remplira de bénédictions dans cette tâche que le peuple du Mexique vous a assignée« .

Le «soutien» et l’empathie de Andrés Manuel López Obrador ne peuvent être considérés comme mineurs. Les actes d’un chef d’État sont toujours des actes de cet État, d’autant plus s’ils incluent la diligence diplomatique dans le contexte des relations bilatérales les plus importantes du pays. Cela est inexplicable, étant donné que trois jours plus tôt, le 26 mars, le ministère américain de la Justice a inculpé Maduro et 14 autres dirigeants de son régime pour terrorisme de drogue et délits connexes.
En d’autres termes, alors que le gouvernement des États-Unis intensifie sa pression sur le Cartel des Soleils, soutien à la dictature vénézuélienne, le président du Mexique décide d’intercéder auprès de ce même gouvernement au nom de la mère du chef d’un autre cartel, celui de Sinaloa. Incompréhensible pour dire le moins.

Arrestation et libération d’Ovidio Guzmán

Cette approche n’est pas non plus le premier signe de Andrés Manuel López Obrador envers le cartel de Sinaloa et la famille Guzmán. En octobre dernier, à Culiacán, les forces de l’ordre ont arrêté le fils d’El Chapo. Avec une puissance de feu accrue, le cartel a lancé une offensive massive contre l’armée et la police. Ovidio Guzmán a ensuite été libéré sur ordre du président lui-même, véritable capitulation de l’État. Soit dit en passant, Badiraguato est le berceau de Chapo lui-même.

Cela illustre et colore les nouvelles expressions de la narco-politique au Mexique, la constitution définitive du trafic de drogue en tant qu’acteur politique.

Deux structures de pouvoir interagissent avec de plus en plus d’intensité, dans une géographie large, présentant une plus grande capacité de pénétration des institutions publiques.

Séparément, ils ont fait du mal; en combinaison, des ravages.

Le premier est la double nature du système politique. Depuis la transition de 2000, deux ordres contradictoires ont coexisté au Mexique. L’une, fondée sur des institutions nationales démocratiques, adjacente et superposée à une série d’autocraties d’État. C’est «l’autoritarisme infranational», un pacte de complaisance entre les élites régionales, qui maintiennent leurs enclaves, et celles du centre, qui neutralisent ainsi les demandes. Une sorte de décentralisation perverse, sinon illégale.

Le second est l’émergence de nouvelles formes de criminalité organisée. Plus violent et organisé en cellules relativement autonomes, cette conception la rend plus résistante à la coercition du centre. Cela a permis au trafic de drogue de s’emparer des institutions du pouvoir infranational. C’est la collusion de la politique et du cartel, que j’ai appelé un jour l’autoritarisme sous-national « criminel ».

Avec cela, des économies d’échelle ont été développées, un modèle d’affaires ainsi qu’une stratégie de contrôle territorial, une condition qui garantit les profits. Cela ne suffit plus avec les fiefs provinciaux limités, Sinaloa, Chihuahua, Jalisco ou Michoacán. Il faut grandir ou périr, c’est l’impératif, au Mexique et au-delà. Les violences se sont multipliées, les morts sont comptés par dizaines.

Si l’entreprise est transnationale, le marché est mondial.

Ici aussi, le cartel de Sinaloa est le leader de l’industrie. Leur présence est courante dans l’État vénézuélien de Zulia, à la frontière de la Colombie, et le nombre croissant de vols illégaux et de délits collatéraux est une réalité quotidienne. Cela donne à penser qu’une stratégie de fusion de cartels (fusions et acquisitions) sera rationnelle, comme dans de nombreux secteurs de l’économie.

Trafic de drogue et domination, donc, économie d’échelle et contrôle territorial.

C’est un véritable État parallèle qui imprègne et compromet l’intégrité de l’État mexicain lui-même. Les gestes d’Andrés Manuel López Obrador avec la famille Guzmán ne font qu’exacerber le problème, normalisant le cartel de Sinaloa. Avec cela, l’État cesse d’être « de jure« . Il n’y a aucune excuse à cette naïveté. Il ne semble pas que le président perçoive le principal risque de ses actes. Les concessions explicites aux narcos ne servent qu’à nationaliser l’autoritarisme criminel infranational. Si cela se produit, l’avenir du Mexique sera identique à celui du Venezuela, précisément, où l’autoritarisme est national criminel et dont le siège est le palais de Miraflores lui-même.

L’enjeu est d’une importance vitale et au-delà du Mexique. Il s’agit de déterminer si la présence du trafic de drogue dans la politique de la région et sa politique en matière de drogue, est légitime. Si la réponse est oui, l’Amérique latine, autrefois appelée «zone de paix» lors d’un sommet régional, n’aura pas la paix et, bien sûr, encore moins la démocratie.

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