Archives de la catégorie ‘Aeronarcotrafic’

On avait un peu laissé de côté le Brésil, avec la folie furieuse des atterrissages au Belize, au Guatemala et au Quintana Roo.

La dernière fois que je vous en parlais, c’était en raison de politiciens véreux (dont Geddel Vieira Lima ou les copains de l’ex président Michel Temer, accusé depuis de corruption) ou plus récemment pendant le Covid-19 où le trafic par petits avions de type Embraer, copies de Piper, s’est tenu comme à l’habitude. En fait le pays, rongé par la drogue lui aussi, notamment dans les favelas, a été secoué par plusieurs gros raids successifs de la police, deux en 2019 et celui de cet été qui ont démantelé de grosses organisations fort bien équipées en moyens aériens et expédiant leur production venue de Bolivie ou du Pérou (via le Paraguay) vers l’Europe, par les moyens détournés habituels comme on va le voir. Directement, ou via un détour par l’Afrique, avec au bout pour recevoir la marchandise l’inévitable Ndrangheta calabraise, maîtresse d’œuvre au final du trafic.

On commence par une histoire d’hélicoptère, puisque la-bas l’engin circule beaucoup chez les narcotrafiquants comme chez les hommes politiques, comme on l’a vu.

C’est l’une des particularités du pas, avec l’omniprésence des Embraer copiés sur les Piper, mono ou bimoteur, et la bête de somme locale qu’est le robuste Beechcraft Baron 58.

Le 15 février 2019, un vendredi, c’est donc un hélicoptère qui fait la une : un bel Eurocopter EC 130B4 (4388) tout noir immatriculé PR-DHL saisi par la police à Presidente Prudente dans le district de Brasilia, posé (ici à gauche) dans un champ de canne à sucre.

Il vient de refaire le coup préféré de Tadeu dos Santos, le mentor et formateur de Felipe Ramos Morais, les deux noms qui reviennent acec c mode de tansport. L’engin c’est flagrant, a ses coffres remplis de plaquettes de coke empilées dans les moindre recoins (et non pas dans de grands sacs de toile comme à l’accoutumée, cf ici à gauche). Dès la parution de sa capture réapparaît le syndrome du député Zézé Parella (souvenez-vous !). Parella et son Robinson 44 PR-GZP, baladeur et transporteur de coke était  un allié et un proche d’Aécio Neves, candidat à la présidence choisi par le PSDB (lire ici le premier compte-rendu de l’affaire dans « Coke en Stock (CXIV) : au Brésil on tire sur les avions, en vrai comme au cinéma, et la corruption est partout« ) !!! L’affaire qui avait fait grand bruit (et ruiné les espoirs de Parella) était devenue celle du « Helicoca » dans la presse. Car celui qui bient de se poser  est enregistré selon certaines infos hâtivement dévoilées auprès de l’Anac au nom de Posto Sul Sul Petroleum Station, une société basée à Brasilia, dont les associés seraient Marcio Soares de Queiroz, M1 Participacoes Ltda, Rvs Participacoes Ltda, Remi Vitorino Sorgatto, Phillipe Oliveira Vilela, Posto Park Sul Derivado de Petroleo Ltda. Or Remi Vitorino Sorgatto, présenté comme l’un des propriétaires du Park Sul Derivado de Petróleo, n’est autre que le père de Diego Sorgatto, représentant de l’État à Goiás pour le PSDB, le parti de Lula da Silva et Dilma Roussef devenu membre de celui de Temer, le Mouvement démocratique brésilien (MDB). D’où d’emblée un parfum de scandale !

LIRE LA SUITE

000000

L’Histoire est toujours là pour faire comprendre des choses qui nous ont échappées et Belize n’échappe pas à la règle.

Nous avons vu dans des épisodes précédents que le trafic de cocaïne par avion s’est installé en trois étapes en Amérique Centrale ; ça a d’abord été de la contrebande, notamment des États vers le Mexique (1), puis du trafic de marijuana dans l’autre sens à l’arrivée de la vague hippie des année 70-80, pour se transformer en trafic de « colombienne », de la cocaïne à qui on a donné comme surnom celui du pays producteur principal à l’époque, qui a culminé avec la période Escobar des années 90 et ses Caravelle (2).

L’attitude des USA, durant toute cette période n’a cessé d’intriguer : le pays a déclaré officiellement faire la guerre aux trafiquants, mais officieusement il a nourri le trafic pour lui permettre en retour d’approvisionner la lutte anticommuniste devenue obsession sous des présidents tels que Nixon ou Reagan qui vont partager le même conseiller ; Edward Meese, chantre de cette guerre d’une rare hypocrisie.

 

Le célèbre Edwin Meese, le conseiller de Reagan, organisateur et planificateur du trafic de cocaïne nécessaire à la CIA, celui qui a reçu des mains du président-baudruche actuel la plus haute distinction civile existante aux USA (ici à droite) !!! Sidérant !!! Que n’a-t-on pas fait pour fournir en armes les Contras !!!

Dans ce marécage politique, la Jamaïque, point de relais obligatoire par avion de la « dope » sud-américaine se retrouve alors à utiliser un autre petit pays comme allié ; c’est bien entendu le Belize, en droite ligne le plus proche de l’île à « ganja » passée de porte-avions à coke…

Les tripatouillages américains à Belize remontent à bien des années…

lire la suite dans Coke en stock (CCCV) : la pierre de Rosette du trafic découverte à Santa Elena

000000

Nous avons déjà vu que le Honduras a été de la partie, alors que le Guatemala et le Venezuela ont été abondamment cités eux aussi. Et nous n’en étions alors qu’au milieu de l’été !!! Dans la deuxième partie du mois, l’avalanche a continué, preuve que le Covid 19 n’a en rien ralenti de ce trafic devenu dantesque avec ces jets, dont certains achetés plus d’un million de dollars sont incendiés par les narcotrafiquants une fois leur tâche effectuée, comme s’il s’agissait d’un kleenex à se débarrasser.

On notera cette fois l’apparition d’un modèle d’avion inusité jusqu’ici, venu du Brésil mais retrouvé planté… au Guatemela !

Un avion de plage

Le 11 août, c’est une autre vision encore : sur une plage, un cockpit caractéristique émerge à peine des vagues. Nous sommes sur la côte de la péninsule de Paraguana au Venezuela, cette avancée vers la mer de l’Etat de Falcon (l’île d’Aruba se trouve à 27 km de là seulement), toujours avec un avion qui provenait du Mexique et qui avait tenté de se poser sur la plage. C’est à El Conejal, sur la plage d’Ibrahim, exactement dans la municipalité de Buchivacoa. Son cockpit à l’ancienne, chromé nous laisse entrevoir un un vieux Sabreliner 75A de 1978 (380-25, ex N50PM Philip Moriss) qui était encore il y a peu bleu et blanc.

C’est le N400RS (ici à droite), devenu intégralement blanc pour l’occasion. Selon les vénézuéliens, ce sont des avions de l’armée qui l’ont forcé à atterrir ainsi, ce que rien encore ne prouve encore une fois: l’avion s’est en tout cas crashé, ses deux pilotes ont été tués lors de la tentative d’atterrissage ou en voulant voler trop bas au ras des flots.

Les pilotes ne semblaient pourtant pas des novices : « l’un des défunts avait environ 38 ans, avait le teint blanc, les cheveux noirs et portait un pantalon noir et une chemise blanche à rayures bleues et rouges. L’autre, âgé d’environ 54 ans, avait le teint blanc, les cheveux gris, portait un pantalon noir et une chemise orange » raconte ici /nuevodia.com. L’avion connaissait le chemin : le 15 juin il avait effectué  une liaison entre Toluca et Chetuma, deux fiefs narcos comme on le sait. Sans trop de surprise, on apprend qu’il avait appartenu ces derniers mois à Technical Aviation LLC, déjà moult fois cité ici comme fournisseur d’avions narco, qui l’avait acheté aux américano-mexicains de T-Air LLC pour le revendre… à d’autres mexicains le 8 juin 2020… (T-Air le possédant depuis 2017 semble-t-il).

lire plus

000000

Eskandar Momeni, secrétaire général du siège du contrôle des drogues de la République islamique d’Iran, a déclaré que, selon des informations crédibles, les avions de l’OTAN et des États-Unis font le trafic de stupéfiants en provenance d’Afghanistan.

En 2000, la production totale de stupéfiants en Afghanistan était d’environ 200 tonnes, qui en 2017 a atteint plus de 9000 tonnes, soit une augmentation de près de 50 fois, a-t-il déploré.

Selon Momeni, environ 500 tonnes de drogues ont été découvertes au cours des cinq premiers mois de cette année, ce qui a augmenté de 30% par rapport à la même période l’année dernière.

L’Iran a saisi quelque 1000 tonnes de stupéfiants au cours de l’année civile iranienne précédente (terminée le 20 mars), plaçant le pays au premier rang mondial, a déclaré Momeni en juillet.

L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a salué les efforts de l’Iran pour lutter contre le trafic de stupéfiants à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic illicite des drogues.

L’organisation a également annoncé officiellement que la première place au monde dans la découverte d’opium, d’héroïne et de morphine appartient à l’Iran.

-Selon l’ONUDC, l’Iran reste l’une des principales routes de transit du trafic de drogue de l’Afghanistan vers les pays européens et a joué un rôle de premier plan au niveau mondial dans les campagnes de contrôle des drogues.

-Le Rapport mondial sur les drogues de l’ONUDC 2020 estime qu’en 2018, 91% de l’opium mondial, 48% de la morphine mondiale et 26% de l’héroïne mondiale ont été saisis par l’Iran.

-Les efforts de contrôle des drogues de l’Iran ont conduit à la saisie de 266 tonnes de différents types de drogues au cours de la période d’avril à juin 2020, soit une augmentation de 20% par rapport à la même période en 2019.

-Pendant la pandémie du COVID-19 en Iran, le siège du contrôle des drogues a fourni et distribué des équipements de protection individuelle (EPI) et d’autres produits sanitaires aux usagers de la rue et aux ONG travaillant avec les consommateurs de drogues

Read more

0000

Pour Deborah Bonello de Vice, le constat, amer, est là : la période du Covid a été faste pour le trafic de coke au Honduras.

« Avec deux saisies massives récentes de cocaïne, le Honduras a confisqué davantage de drogue au cours des sept premiers mois de cette année que pour l’ensemble de 2019.

——————————

Un été chargé, malgré la pandémie

Cela fait plusieurs épisodes que je vous le dis : cela ne s’arrête jamais, ces transferts de cocaïne par avions privés. On s’était quitté pendant la pandémie de juin et juillet (article paru le 7 août) avec de gros porteurs à hélice ou a réaction bourrés de coke, accompagnés par les éternels petits Piper Navajo, posés ici et là et au 21 août, date à laquelle est rédigé cet épisode, on recommence pareil en égrenant une nouvelle liste d’arrivées. En débutant par une livraison exceptionnelle, il est vrai, de deux tonnes.

Le 5 juillet, la répétition des expéditions via le Guatemala et la région du Peten, moult fois décrite ici, avait provoqué un copieux article plutôt retentissant du Washington Post qui avait décrit en détail ce qu’il avait appelé « le jeu du chat et de la souris des narcotrafiquants avec la DEA américaine », un chat ne sachant plus où donner de la tête vu l’ampleur du nombre de souris gavées de coke…

La main de Dieu ?

Le 20 juillet, pour reprendre fil des arrivages, c’est au Honduras que ça s’est passé, avec un bimoteur à hélices, retrouvé dans un endroit bien connu : la région entourant Brus Laguna, objet d’atterrissages irréguliers depuis des lustres comme vous le savez. L’armée envoyée sur zone, guidée par un observateur radar aéroporté (US ?) après un bref accrochage avec les narco-trafiquants, avait découvert 806 kilos de cocaïne; à bord du Beechcraft B-200 N740P (le numéro de série BB-1218), répartis en 26 sacs dûment ficelés portant tous la mention « Disney »,

L’avion ayant été retrouvé planté le nez en avant, jambe de train avant pliée ou plutôt le train d’atterrissage enfoncé dans un terrain trop souple pour supporter un tel poids, comme le montrent les larges traces des pneumatiques laissées derrière lui.

Une vidéo a été prise de son laborieux atterrissage, prise par une caméra infra-rouge embarquée; suivi de l’arrivée de nombreux aides des narcos venus tenter de le vider (ici à droite). Le 1er février 2020 il avait effectué un trajet de Los Mochis, le fief d’El Chapo à Guadalajara, tous deux au Mexique… un habitué des cieux Mexicains, donc. Selon les autorités, il serait venu du Venezuela. L’avion était encore enregistré chez SYF LLC à Okmulgee en Oklahoma au nom des époux Abbott, Paul et Betty (c’est toujours le leur, on ne trouve rien à propos d’une quelconque vente). Il avait au préalable appartenu à des indiens Navajo à qui il servait d’avion VIP (cf ci-dessous). Le couple est aussi à la tête d’Abbott Industries Inc, une entreprise de maintenance en aviation et de pièce détachées. Et de Convington Aircraft également, racheté en 1975 à son fondateur.

lire beaucoup plus

000000

La majorité de la cocaïne était cachée à l’intérieur d’ignames et de patates douces

Au cours du mois d’août, les agents du « HM Customs & Excise » ont effectué trois saisies de cocaïne successives à l’aéroport Gatwick de Londres.

La majeure partie de la drogue était cachée dans des légumes, principalement des ignames et des patates douces.

Source et plus

0000

Les forces anti-narcotiques guatémaltèques ont retrouvé un avion brûlé et 735 kilos de cocaïne sur une piste clandestine dans une zone reculée du département nord du Petén, à la frontière du Mexique, ont rapporté samedi le gouvernement et le bureau du procureur général.

L’avion et la cargaison de drogue ont été retrouvés vendredi dans le cadre d’une opération de l’armée dans le parc national de la Laguna del Tigre, dans la municipalité de San Andrés, a détaillé le gouvernement guatémaltèque dans un communiqué.

Des images publiées par le ministère de la Défense nationale montraient l’avion incendié au bout d’une piste illégale construite dans une zone de jungle, ainsi que plusieurs sacs blancs contenant des colis de drogue.

De même, les autorités  ont annoncé que jusqu’à présent cette année, les forces de sécurité ont localisé 23 avions légers et jets dans des zones désolées utilisées dans des opérations de trafic de drogue, principalement dans le nord et le sud du pays.

En 2019, le Guatemala a confisqué 54 avions soupçonnés d’avoir été utilisés pour transporter de la drogue provenant principalement des cartels mexicains.

source

La cargaison a été transféré à la capitale.

 

000000

Tout ce que nous venons de lire depuis l’épisode CCLXI (261) peut se résumer à ce titre.

Les « cafards », ce sont les trafiquants bien sûr, obligés de se cacher et de se déplacer depuis la « guerre à la drogue » déclarée au Mexique par le gouvernement précédent de Felipe Calderon (de 2006 à 2012), et qui, pour y échapper, ont choisi de constamment bouger, en traversant comme bon leur semble trois frontières, celle du Mexique, du Guatemala et de Belize, pour s’installer de façon régulière (ou provisoire, selon le besoin) dans ce que l’on peut appeler un nouveau « triangle d’or de la drogue ».

Un peu comme le premier du nom, qui existait entre le Laos, la Birmanie (Myanmar) et la Thaïlande (et celui plus proche de , le second, réunissant Chihuahua, Durango et Sinaloa).

C’est là qu’atterrissent désormais des volumes impressionnants de cocaïne, venus par air, une augmentation importante due aussi au
renforcement de la coercition navale côté Pacifique comme dans l’arc du Golfe du Mexique.

L’expression « effet cafard » (« cockroach effect ») ayant été inventée par un chercheur qui lui-même a été à le surprise générale récemment accusé de blanchiment d’argent, signifiant que très peu de personnes résistent au flot d’argent que déverse cet immense trafic !

LIRE

0000

Le Quintana Roo revenu à la une des journaux avec tous ces jets qu’y s’y écrasent ? Ce n’est pas un hasard.

Plutôt une simple continuation de ce qui perdure depuis la grande époque de Pablo Escobar et d’un de ses barons surnommé le « Seigneur des Cieux », autrement dit Carilio Fuentes.

Déjà à l’époque, Cancun, la ville du tourisme de masse et des clubs de foot, faisait figure de fief narco et aujourd’hui encore:  cela fait plus de trente ans que cela dure, en effet, là-bas (1) …  Retour sur l’histoire désastreuse d’un pays qui ne connaît plus depuis des décennies que la corruption, la gangrène des trafics et la trahison de ses élites politiques…

La photo est représentative : malgré le temps, et un accoutrement bien différent de ces costumes cintrés d’antan, on le reconnaît bien avec son visage si reconnaissable et son éternel rictus.

L’homme qui descend de la la camionnette de police, c’est bien en effet Mario Villanueva, 72 ans aujourd’hui, l’ancien chef de la municipalité de Benito Juárez, dans le Quintana Roo, puis plus tard le gouverneur de l’Etat, l’ancien responsable du Parti révolutionnaire institutionnel au pouvoir (le PRI), au parcours assez sidérant.

L’homme vient de profiter en quelque sorte de la crise du Covid-19 puisque que « pour des raisons humanitaires« , le gouvernement fédéral du Mexique vient de l’autoriser à poursuivre « sa procédure pénale en cours » depuis son domicile, une autorisation accordée par le Président Andrés Manuel López Obrador, qui a tenu à faire savoir que c’était bien au risque de contagion du COVID-19 et non une faveur, ce qu’on n’a pas hésité à lui reprocher en effet. Villanueva n’est qu’un exemple en plus : en 15 ans, le pays a connu 7 gouverneurs différents, qui ont été accusés de corruption !!!

Outre Mario Villanueva (Quintana Roo), on compte en plus Andrés Granier (Tabasco), Tomas Yarrington (Tamaulipas), et Jesús Reyna (Michoacán), Salazar Mendiguchia (Chiapas), Luis Armando Reynoso Femat (León Guanajuato). Humberto Moreira (Coahuila).

lire

000000

Coke en stock (CCXCVIII) : d’autres surprises encore

Nous ne sommes pas au bout de nos surprises pendant la pandémie. D’autres pays et d’autres avions ont participé bien sûr à perpétuer et entretenir le trafic, avec là encore de belles surprises dont la principale est bolivienne, avec la découverte d’une vraie entreprise à retaper les épaves d’avions pour les faire revoler …

 

Lire la suite

————————————————————————–

Coke en stock (CCXCVII) : les surprises de la periode Covid19

D’autres surprises sont apparues durant cette période exceptionnelle, notamment l’arrestation surprise d’un membre éminent du cercle proche de Nicolas Maduro, piégé au Cap Vert lors du ravitaillement d’un de ses jets privés, avec lequel il sillonne le monde. L’occasion de s’apercevoir aussi que Maduro est aussi le roi du poulet ! Au Honduras c’est une ambulance …
Lire la suite
————————————————————————–

Coke en stock (CCXCVI) : de gros porteurs retrouvés incendiés pendant le Covid-19

Pour ceux qui s’attendaient à du changement durant cette période troublée de pandémie, c’est raté : on a retrouvé des avions incendiés, une fois venus livrer leur chargement de coke, comme précédemment ces derniers temps. Aux endroits les plus courus ces derniers mois, dont le Mexique, comme on l’a vu, et au Venezuela, où l’on continue toujours à tromper la populace …
Lire la suite
————————————————————————–

Coke en stock (CCXCV) : la situation pendant le Covid19

La pandémie a changé les choses, y compris chez les trafiquants qui se sont vite reconvertis en distributeurs de masques, pour les profits, ou de nourriture, pour leur image de marque. Mais cela n’a en fait que fort peu ralenti les arrivées de jets bourrés de coke, comme on a pu …
Lire la suite
————————————————————————–

Coke en stock (CCXCIV) : un gouverneur en ligne de mire

Dans le Campeche ou le Quintana Roo, dans le Yucatan, au Mexique,  la facilité avec laquelle les appareils atterrissent et leurs pilotes s’échappent, ou les enquêtes qui suivent tombent à l’eau laissent entendre des interventions politiques favorisant le trafic. Ce n’est donc pas vraiment une surprise quand on tombe sur l’un d’entre eux, de politicien, détenteur en prime …
Lire la suite
————————————————————————–

Coke en stock (CCXCIII) : champs de soja et poupées russes

On est loin d’en avoir terminé avec les visites surprises dans le Campeche. Des jets, là-bas, atterrissent en effet parfois en plein champ de soja ! D’autres se posent sur des routes sommaires de terre, entre deux exploitations mennonites. L’un d’entre eux, un superbe jet fraîchement repeint, résiste aujourd’hui encore aux investigations. Il est vrai que l’on semble avoir tout fait …
Lire la suite
————————————————————————–

Coke en stock (CCXCII) : de toutes sortes, dans le Campeche

Dans le Campeche, partie Est du Yucatan, de nombreux avions ont été retrouvés porteurs de cocaïne.  On a tenté d’en faire disparaître certains en les enterrant, d’autres ont été incendiés, d’autre encore ont été retrouvés noyés, emportés par les crues, certains ont même été réparés à ciel ouvert, preuve de …
Lire la suite
————————————————————————–

Coke en stock (CCXCI): l’invasion du Yucatan

 

000000

 

 

000000

0000

Lors de l’opération ‘Além-Mar’, la police brésilienne a démantelé un réseau international de trafic de drogue qui envoyait des tonnes de cocaine en Europe et opéré dans 13 États du pays.

Plus de 600 agents fédéraux ont signifié 139 mandats de perquisition et de saisie.

Sept avions, cinq hélicoptères, 42 camions et 35 bâtiments ont été saisis


Le groupe criminel était divisé en sous-groupes agissant conjointement et individuellement pour envoyer des cargaisons de cocaïne sur le continent européen, et une cellule était responsable des actions de blanchiment d’argent.

L’action des autorités brésiliennes a été dénommée << opération au-delà de la mer >> car  faisant l’objet d’enquête concernant l’expédition de coke par des navires depuis les ports des États brésiliens de Rio Grande do Norte et de Pernambuco, qui sont plus situés géographiquement. proche de l’Europe que le reste du territoire brésilien.

L’opération menée ce mardi a mobilisé 630 agents dans les États d’Alagoas, Bahia, Ceará, Paraíba, Rio Grande do Norte, Pernambuco, Goiás, Mato Grosso do Sul, District fédéral, Paraná, Santa Catarina, Pará et São Paulo.

source

000000

Dans une zone protégée du Guatemala qui abrite une jungle épaisse, les trafiquants de drogue ont trouvé un point de chute pour faire transiter leur marchandise dans des jets privés, avant de l’acheminer vers les États-Unis. Un journaliste du Washington Post a enquêté sur cette nouvelle route de la drogue.

“En plus de cinquante ans de guerre contre la drogue, les États-Unis ont pu constater que dès qu’une route de trafic est fermée, une autre surgit à sa place.”

Selon la DEA (l’agence fédérale chargée de la lutte contre les.stupéfiants), 90 % de la cocaïne consommée aux États-Unis transite désormais par le Guatemala.

Ces temps-ci, la nouvelle route de la drogue vers les États-Unis passe par une région reculée et sauvage du nord du Guatemala, dans le Petén, relate le Washington Post, qui a enquêté sur les lieux.

Lire

0000

Jeudi matin à onze heures, un narco-avion devait atterrir sur une piste clandestine dans le secteur de Lupuna, près de la ville de San Antonio du district de Papaplaya dans la province de San Martín pour embarquer 340 kilos de pâte de cocaïne de base qui allaient être transférés à l’étranger.

Les agents antidrogue ont été informés par des actions de renseignement ont mené une opération d’infiltration et trouvaient la cargaison de drogue, deux pistolets et un fusil de chasse.

«Nous n’avons pu arrêter personne, car ils ont fui vers la forêt et dans ces conditions, il est difficile de les poursuivre, c’est pourquoi nous n’avons saisi que les 340 kilos de drogue. Cependant, nous avons déjà identifié les membres de cette organisation de trafic de drogue et elle est composée de Boliviens, de Colombiens, de Brésiliens et de Péruviens », a déclaré le commandant César Ramírez Santillana, chef du Département des opérations tactiques anti-drogue de Tarapoto.

source

000000

Au total, les deux avions transportaient 1 150 kg de cocaïne.

L’opération comprenait quatre chasseurs A-29 Super-Tucano.

La première interception visait un monomoteur EMB-720 Minuano, dans le nord-ouest de l’état. Cet avion a été intercepté dans les airs, suivant les procédures habituelles.

Après poursuite, l’un des avions a atterri à Três Lagoas, puis redécollé et n’a été arrêté qu’à Ivinhema.

L’avion a été escorté. L’atterrissage a eu lieu à Rondonópolis (MT), où la police fédérale est intervenue, arrêtant deux personnes – pilote et copilote – et saisi 450 kg de cocaïne.

°°°°

La deuxième action de la journée s’est déroulée dans le sud-ouest de Campo Grande, lorsqu’un bimoteur B-58 Baron, plus puissant que le premier avion, a été intercepté dans les airs et escorté jusqu’à Três Lagoas, où il devait atterrir, mais la poursuite ne s’est terminée qu’à Ivinhema

Là, le bimoteur a effectué un atterrissage forcé dans un champ non préparé. On ne sait pas combien de personnes se trouvaient à bord de l’avion, car lorsque les hommes de la Force tactique de la police militaire (PM) sont arrivés sur les lieux, l’avion a été abandonné avec 700 kg de cocaïne, également saisis.

Outre les Super Tucanos, le FAB dispose également d’un avion E-99, utilisé comme une sorte de radar mobile, et de toute la structure du système de défense aérospatiale brésilien (Sisdabra).

Embraer E-99 AWACS

Força Aérea Brasileira

source

000000

Un Cessna s’est écrasé le 26 juillet, entre 13h et 14h30, alors qu’il tentait de décoller d’une piste d’atterrissage isolée, au nord de Port Moresby, en Papouasie Nouvelle-Guinée.

La police fédérale australienne (AFP) – en collaboration avec la police du Queensland et de Victoria, l’Australian Border Force, l’Australian Criminal Intelligence Commission et la Royal Papouasie-Nouvelle-Guinée Constabulary (RPNGC) – a inculpé cinq hommes, tous passibles de la réclusion à perpétuité.

Le pilote de l’avion s’est livré à la police deux jours plus tard et cinq suspects ont été arrêtés dans le Queensland et à Victoria par les autorités australiennes

000000

 

Pour la troisième fois en moins d’un mois, un avion avec une cargaison de drogue en provenance du Venezuela a été intercepté. L’armée guatémaltèque, dans le cadre d’une opération avec les forces de sécurité du Service américain de l’immigration et du contrôle des douanes (ICE), a intercepté cet avion transportant plus de deux tonnes de cocaïne.

Depuis l’année dernière, les autorités antidrogue suivaient l’avion Gulfstream III, qui servait à transporter de la drogue. L’avion a effectué plusieurs vols à travers la péninsule du Yucatan au Mexique et s’est ensuite déplacé vers le Venezuela, pour y charger les 2.107 kilos de cocaïne.

Les forces militaires guatémaltèques, alertées de la présence de l’avion volant au-dessus de leur espace aérien, ont procédé à son interception.

Les trafiquants ont brûlé l’avion et tenté d’enterrer la cocaïne, mais l’unité d’enquête criminelle transnationale du Guatemala a réussi à saisir la cargaison.

source

000000

Un total de 48 avions ont été abandonnés au Guatemala l’année dernière sur des pistes clandestines après avoir sans aucun doute été utilisés pour transporter de la drogue, selon les autorités.

L’armée guatémaltèque a confirmé qu’un avion incendié, de la drogue et des véhicules avaient été trouvés dans la juridiction de la municipalité d’El Chal, Petén.

Après avoir été informé du vol illégal d’un avion, les forces de sécurité ont commencé une opération de localisation et localisé l’avion. L’appareil a été retrouvé à 14 kilomètres d’El Chal, au sud de la capitale départementale, indiquent les autorités qui ont publié des informations sur leurs réseaux sociaux.

L’avion a été incendié par les trafiquants de drogue, comme le montrent les photos partagées par l’armée sur Twitter.

°°°°°°°°

°°°°

000000

Dans le Campeche, partie Est du Yucatan, de nombreux avions ont été retrouvés porteurs de cocaïne. 

On a tenté d’en faire disparaître certains en les enterrant, d’autres ont été incendiés, d’autre encore ont été retrouvés noyés, emportés par les crues, certains ont même été réparés à ciel ouvert, preuve de l’implantation durable des trafiquants dans le secteur. 

Etat des lieux des trouvailles de ces derniers mois… 

 

 

Le push-pull de chez Cessna, c’est un oiseau à part

D’autres avions que ceux vus hier sont donc tombés dans le Yucatan.

Un dossier d’enquête mexicain de police, nous a appris autre chose encore, à propos d’un tout autre appareil, c’est celui dans le rapport numéroté  0000359/2019, du FGR, qui évoque la découverte le 26 mai 2019 par la police fédérale dans la vallée de Yohaltún, à Champotón, toujours dans le Campeche« que l’on a trouvé un petit avion blanc avec des rayures bleues et grises, avec l’inscription N971LP, qui était étiquetée « Riley Super Skyrocket »« .

Voilà quelque chose de nouveau, car ce « petit avion » est un cas à part : c’est en effet un bimoteur, mais push-pull, de chez Cessna, mais largement retravaillé par Jack Riley, autre magicien de la clé de douze. Un 337 déjà « supercharged » était alors perçu comme une Ferarri des airs, et avec Riley on est arrivé au stade ultime de l’appareil, devenu à la fois rapide et STOL, en plus d’être  désormais pressurisé. Il était vendu 225 000 dollars en 1989, une fortune. Une conversion à moteurs 310 hp est arrivée plus tard, il n’y en a eu qu’une douzaine de construits (et aujourd’hui moins de 10 volants, c’est dire la rareté du bidule !).

lire plus

000000