SURINAME 🇸🇷 : 900 kilos de cocaïne saisie au sommet d’une montagne

L’homme était chargé de surveiller la cocaïne sur un terrain d’aviation situé sur le plateau de Tafelberg, dans la Réserve naturelle centrale, où la police est intervenue mercredi.

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VENEZUELA 🇻🇪 (État de Falcón – municipio Píritu) : le narco-bimoteur s’est crashé sur la plage

Après vérification et fouille du bimoteur, les agents de la ‘Guardia Nacional Bolivariana’ ont trouvé 120 kilos de cocaïne.

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EQUATEUR 🇪🇨 (Milagro – Canton de Guayas) : saisie de deux monomoteurs et 40 bidons de cocaïne liquide

La police a saisi deux avions et 40 bidons de drogue liquide à Milagro, un canton de Guayas.

Par un communiqué, le parquet a indiqué que les deux appareils avaient atterri dans une sucrerie. Les bidons de coke était cachés dans un fossé marécageux.

source et plus en Espagnol

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AERO-NARCOTRAFIC : des jets privés chargés de cocaïne voyagent du Brésil vers l’Europe

Les jets d’affaires sont dans le collimateur des autorités européennes après le démantèlement d’un réseau qui utilisait des avions privés pour faire passer de la cocaïne du Brésil au Portugal.

par KATYA BLESZYNSKA

Huit avions détenus par des sociétés opérant illégalement au Brésil ont été saisis lors d’une opération de police menée le 12 avril pour démanteler le réseau de contrebande, qui a été mis au jour après la saisie de deux avions privés, a rapporté le média brésilien O Globo.

En février, des agents de la police fédérale ont saisi une demi-tonne de cocaïne dissimulée dans un avion à l’aéroport international de Salvador, au Brésil, qui était destiné au Portugal. Les mécaniciens ont découvert la cocaïne – marquée de logos sportifs – après que le pilote eut signalé par radio à la tour de contrôle des problèmes techniques. Selon le journal portugais Correio da Manhã, l’avion appartenait à une compagnie charter.

Auparavant, en octobre 2020, les autorités de l’aéroport international de Lisbonne avaient découvert 175 kilogrammes de cocaïne à bord d’un jet d’affaires privé qui avait décollé de la ville brésilienne de Belo Horizonte. Trois personnes ont été arrêtées, selon le rapport d’O Globo.

Une source policière a déclaré à l’agence de presse Lusa que les autorités portugaises et brésiliennes avaient été alertées d’un potentiel trafic de cocaïne entre les deux pays via des jets privés, en raison de la diminution des vols commerciaux, a rapporté le média portugais Espresso.

Analyse criminelle InSight

Avec des agents portuaires européens en état d’alerte pour la cocaïne dans les cargaisons maritimes et des restrictions permanentes pour les voyages aériens commerciaux, les méthodes éprouvées de contrebande vers l’Europe depuis le Brésil ont été perturbées depuis le début de la pandémie. Mais le système de contrebande de cocaïne par avion privé montre que les trafiquants ont trouvé d’autres moyens d’atteindre les marchés lucratifs de l’Europe.

Au cours des cinq dernières années, le Brésil est devenu le principal point de transit de la cocaïne sud-américaine destinée à l’Europe. Le Portugal, quant à lui, est depuis longtemps un point de passage essentiel pour la cocaïne destinée à d’autres pays de la région.

Traditionnellement, la contrebande de drogue entre les deux pays a été facilitée par leurs grandes infrastructures portuaires. Toutefois, l’augmentation du nombre de saisies importantes de cocaïne dissimulée dans des cargaisons maritimes arrivant dans les principaux ports européens a conduit les groupes criminels organisés à explorer d’autres méthodes.

Les avions privés, malgré leur coût, sont devenus attrayants dans la contrebande transatlantique de drogue. En janvier 2018, les autorités d’un aéroport de Londres ont saisi 15 valises chargées de cocaïne et arrêté cinq passagers d’un jet privé qui avait décollé de Bogota. En 2019, un membre de l’armée de l’air brésilienne a fait passer près de 40 kilogrammes de cocaïne dans un avion militaire se rendant à Séville, en Espagne.

L’Afrique de l’Ouest a également servi de point de transit pour des jets transportant de la cocaïne sud-américaine vers l’Europe.

En 2009, un Boeing 727, qui aurait pu transporter jusqu’à 10 tonnes de cocaïne, s’est écrasé dans le désert au Mali. L’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a ensuite mis en garde contre les vols transatlantiques de drogue à destination de la région.

Les petits avions à réaction transportent de la cocaïne vers les États-Unis depuis les années 1970, et ils restent des véhicules de contrebande populaires dans la région. L’utilisation de jets privés pour les vols de drogue à destination de l’Amérique centrale et du Mexique a récemment augmenté. L’année dernière, la police guatémaltèque a mis sous séquestre au moins 15 jets, qui se déplacent plus rapidement que les avions à hélices légers généralement utilisés pour les vols de drogue et peuvent transporter davantage de cocaïne.

Des jets privés ont également transporté de la cocaïne et de l’argent de la drogue à travers les États-Unis, profitant d’aéroports plus petits avec moins de ressources de sécurité.
Un homme d’affaires californien a plaidé coupable en 2017 d’avoir utilisé des jets privés pour le trafic de milliards de dollars de drogue pour le compte du cartel mexicain de Sinaloa.

En plus d’avoir moins de sécurité en général, les aéroports qui reçoivent les jets privés évitent également d’interférer avec leur riche clientèle, ce qui les rend idéaux pour les trafiquants.

Les jets, cependant, sont des véhicules de contrebande coûteux, qui nécessitent souvent la complicité des pilotes. Dans le cas de la récente affaire au Brésil, les autorités affirment que plusieurs partenaires et exploitants d’avions étaient probablement impliqués.

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LIBAN 🇱🇧 (Beyrouth) : les douaniers saisissent onze kilos de cocaïne à l’AIB

En provenance du Brésil mardi à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB), ce  Libanais, détenteur d’un passeport brésilien, a été arrêté avec 11 kilos de cocaïne alors qu’il arrivait à Beyrouth après une escale à Doha.

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PORTUGAL 🇵🇹 (Narco-blanchiment – Coke en stock [CCCXXXIII]) : un gros tas d’euros à Lisbonne

Toutes ces  opérations de transfert de drogue rapportent beaucoup d’argent. Mais on a du mal à se rendre compte de ce que ça représente en tas de billets. Mais maintenant on le sait avec la découverte d’un tas énorme chez un trafiquant, et pas n’importe lequel car c’est lui l’organisateur principal du trafic brésilien vers l’Europe.

Depuis, il se fait passer pour mort, ce dont les policiers ne sont pas du tout persuadés…  En voilà un qui a essayé de détourner les effets mortels du Covid19 pour jouer au fantôme !

L’opération Cavok avait eu des conséquences ailleurs qu’au Brésil, on s’en serait douté avec un trafic international d’une telle ampleur. A Lisbonne, au Portugal, c’est un tas de billets impressionnants que les enquêteurs on trouvé devant eux. Le tas d’euros paraît sans fin en effet, empilé sur deux tables (cf ici à droite) où il tient à peine. « La police judiciaire portugaise a annoncé vendredi (le 27 novembre 2020) la saisie d’environ 12 millions d’euros de billets dans une maison de Lisbonne. Le montant, équivalent à plus de 76 millions de reais, a été trouvé lors d’une perquisition qui fait partie de la branche portugaise ‘Operation Enterprise’, un groupe de travail qui enquête sur un système international de trafic de drogue et de blanchiment d’argent depuis 2017. Selon la police portugaise, l’argent a été retrouvé dans plus de 10 valises dans une voiture à Lisbonne. La justice a également déterminé la saisie de deux maisons au Portugal, qui, ensemble, ont une valeur estimée à 2,5 millions d’euros (voir à la fin du rapport pour d’autres numéros de la task force). L’opération a arrêté 45 personnes depuis lundi, dont 38 rien qu’au Brésil. Au Portugal, où l’action s’appelle «Opération Camaleão», personne n’a été arrêté jusqu’à présent, selon les autorités locales. Avec l’opération, les enquêteurs internationaux estiment avoir démantelé un gang chargé de transporter 45 tonnes de cocaïne en Europe chaque année. Outre la police portugaise, des autorités d’autres pays comme la Belgique, l’Espagne, les Pays-Bas, la Roumanie et les Émirats arabes unis ont participé à l’action. La PF a rempli plus de 200 mandats dans le cadre d’une enquête contre le trafic de drogue. Le dispositif de blanchiment d’argent, toujours selon la PF, impliquait des multimillionnaires au Brésil et à l’étranger avec l’utilisation de plusieurs personnes interposées, appelées oranges, et des sociétés écrans, dans le but de donner une apparence légale au profit du trafic ». L’énorme tas d’argent, lui, appartenant à un trafiquant bien précis… et c’était l’aboutissement, en quelque sorte de l’opération commencée en 2019 au Brésil, et même deux ans auparavant.

Où l’on retrouve nos fameux camions brésiliens

A l’origine, il y a trois ans alors, un cargo au Brésil et un envoi de coke raté : « Le Service fédéral des impôts a déclaré que les enquêtes avaient commencé après une saisie en septembre 2017, lorsque 776 kilogrammes de cocaïne, qui étaient exportés via le port de Paranaguá vers le port d’Anvers, en Belgique, avaient été saisis. A partir de cette appréhension, toujours selon l’IRS, le PF a ouvert une enquête policière et les deux agences publiques ont agi de concert dans les enquêtes jusqu’à découvrir l’organisation criminelle ». A noter que le 19 mars 2020 on avait intercepté au même endroit 766 kg de cocaïne dissimulés dans un chargement de bois au départ pour le Havre (cf les deux photos ci-contre). Le 14 octobre 2019, c’était 1 300 kilos de coke qui avaient été interceptés dans le même port… décidément récidiviste.

A Paranagua la drogue arrivait par… camions, comme le montrait déjà ce rapport de 2014… une enquête qui avait été toute simple : elle avait analysé en effet les urines des camionneurs… « Soixante-deux conducteurs ont été inclus dans l’étude. Les analyses toxicologiques ont montré que 8,1% (intervalle de confiance à 95% [IC], 2,7 à 17,8%) des échantillons d’urine étaient positifs pour les drogues (4,8% pour la cocaïne, 1,6% pour l’amphétamine et 1,6% pour les deux); 8,1% ont déclaré avoir consommé de la drogue au cours des 30 jours précédents dans le questionnaire et un seul a été testé positif pour le médicament dans l’échantillon d’urine. Aucun échantillon n’était positif pour les cannabinoïdes. Au total, au moins 14,5% (IC à 95%, 6,9-25,8%) avaient consommé des drogues illicites au cours des 30 jours précédents sur la base d’auto-déclarations et de tests d’urine. Les conducteurs qui ont déclaré avoir été impliqués dans des accidents de la route l’année précédente ont été plus souvent testés positifs à la détection de drogues dans des échantillons biologiques (P <0,05). » Ici à droite la tonne découverte le 9 juillet 2018. Le 10 juin c’était 390 kilos de chlorhydrate de cocaïne, cachée dans un conteneur chargé de contreplaqué et à destination du port d’Anvers, encore une fois. Le lendemain, le 11, la coke était dissimulée dans le bras mécanique d’une pelle excaveuse qui devait également être envoyée en Belgique. Dans le même conteneur, un tracteur était également transporté. Il y en avait cette fois 881 kilos au total, qu’il a fallu extraire en découpant le fer de la structure avec des meules spéciales apportées par les pompiers !!! Ci-dessous un autre chargement de contreplaqué découvert en Itlalie (avec des trafiquants fans d’History Channel, visiblement (1) !):

L’organisateur principal  du trafic vivait à Marbella

En réalité la police portugaise cherchait autre chose, ou plutôt quelqu’un de précis. Le maître d’œuvre d’une bonne cinquantaine de cargaisons de plus d’une tonne de coke :  « le raid a été mené dans l’espoir de mettre fin au fugitif international, Sérgio Carvalho, 62 ans, soi-disant originaire du Surinam, alias Paul Wouter, un ancien major de la police militaire brésilienne, surnommé «le major», qui est le cerveau derrière un énorme transport de cocaïne qui a été saisi sur la côte galicienne de l’Espagne en 2017, pour lequel une peine de 13 ans de prison a été prononcée par la police espagnole, qui affirme que ses activités criminelles remontent à 1997, alors qu’il était apparemment toujours dans la police brésilienne. Carvalho-Wouters aurait «vécu comme un roi» dans la station balnéaire de luxe espagnole de Marbella, et récemment, des histoires circulaient selon lesquelles il était mort d’un coronavirus et avait été incinéré, une réclamation auprès des autorités n’achetant pas, comme il y en a eu aucune confirmation officielle de sa mort. Luís Neves, chef de la police de PJ, a déclaré que le transport n’était « qu’une petite partie de l’argent provenant du trafic », et qu’il est connu pour être un visiteur régulier à Lisbonne, où ses deux appartements de luxe, d’une valeur d’environ 2,5 millions d’euros, ont ont été confisqués, dans lesquels la police a trouvé « divers comptes bancaires et documents, qui permettront à la police d’avancer encore plus loin », le total cumulé jusqu’à présent récupéré lors des raids antérieurs contre Carvalho se chiffrant à 163 propriétés, 70 voitures, 37 avions et diverses cachettes de trésorerie en Belgique et au Brésil. » Sous le nom de Wouter, il se présentait comme responsable de plusieurs entreprises d’importation de fruits de mer au Maroc et à Dubaï.

Un homme très organisé et très puissant que cet ancien policier brésilien : « jusqu’à six cellules parfaitement équipées fonctionnent à son service, chacune avec une fonction spécifique. Ainsi, il dispose d’un groupe dédié au transport de drogue par bateau, d’un autre qui fournit des infrastructures aériennes (dans l’opération Enterprise plusieurs avions de grande capacité de fret ont été saisis) et jusqu’à trois organisations différentes pour expédier de la cocaïne cachée dans des conteneurs, avec deux ports de départ vers l’Europe: Natal (ici à gauche) et Paraguaná. Ces deux quais étaient les principaux, mais pas les seuls, utilisés par l’organisation. Les autorités judiciaires et policières de Pontevedra sont claires: « Il est plus puissant que n’importe lequel des trafiquants de drogue galiciens » En tant que portes d’entrée vers l’Europe, outre la Galice, le cartel de Carvalho a opéré en Espagne et au Portugal, également en Afrique, en Allemagne, en France, en Italie et même au Danemark, mais surtout il l’a fait via les deux ports ayant le plus de trafiquants de drogue au mètre carré au monde: Rotterdam et Anvers. Les deux sont pleins de taupes. La preuve en est que seuls six des 59 envois attribués au groupe ont été saisis dans les enclaves susmentionnées. La police fédérale, cependant, gère les preuves que 14 autres conteneurs contenant des milliers de kilos de cocaïne saisis à l’origine (au Brésil) étaient destinés à ces endroits. »

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AFGHANISTAN 🇦🇫 (premier producteur d’héroïne au monde) : comment les Etats-Unis ont consolidé un narco-Etat ?

L’Afghanistan, où les talibans avaient éradiqué  en 2001 le pavot, est redevenu la principale source de l’héroïne mondiale tout au long des vingt années d’intervention américaine.

Joe Biden a décidé de mettre fin en Afghanistan, en septembre prochain, à la plus longue guerre de l’histoire des Etats-Unis. Tout a déjà été écrit, et très bien écrit, sur le paradoxe de ce conflit, déclenché pour renverser les talibans, avec qui Washington négocie aujourd’hui les conditions les moins défavorables de son retrait. En revanche, peu d’attention a été accordée au fait que l’Afghanistan, où les talibans étaient parvenus en 2001 à interdire la culture du pavot, est redevenu la principale source de l’héroïne mondiale durant chacune des vingt années de l’intervention américaine. Avec 20% à 30% du PNB afghan liés à l’opium, la République islamique de Kaboul est gangrénée à bien des égards par la production et le trafic de stupéfiants (à titre de comparaison, seuls 6% du PNB colombien étaient liés à la cocaïne au plus fort de l’activité des cartels, à la fin du siècle dernier).

LE RETOUR DES PARRAINS DE L’OPIUM

LES ETATS-UNIS ÉPARGNÉS PAR L’HÉROÏNE AFGHANE

L’héroïne écoulée sur le marché américain vient essentiellement du Mexique, alors que c’est la drogue produite et raffinée en Afghanistan qui fait des ravages en Europe (la France compte plus de 150.000 héroïnomanes).

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Relire :

La Mafia albanaise…et la base militaire étasunienne de Bondsteel

et aussi

AFGHANISTAN: les réseaux des barons afghans du trafic d’opium et d’héroïne et le terrorisme

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NARCONEWS (Coke en stock – CCCXXXI) : pilotes et caïds arrêtés

Il y a les avions bien sûr, mais aussi les pilotes, derrière ce trafic immense qui ravage tout le Brésil. Certains, on va le voir, sont des beaux cas d’espèce. Comme le sont les trafiquants, parmi lesquels de très jeunes… réputés comme étant les plus violents, sur le modèle des mexicains. On va en décrire un, une sorte de jeune freluquet devenu le second chef du PCC, pas moins, arrêté en bord  de plage d’Ipanema, dans sa villa luxueuse, alors qu’il s’activait surtout à la frontière avec le Paraguay, le pays relais indispensable aux boliviens et aux péruviens.

Les pilotes : hélicoptères et piments, la bonne recette ?

L’une des personnes repérées dans la rafle, en qualité de pilote narco, s’appelle Victor Pessoa. Il a été cité dans le long et excellent reportage TV de Fantastico (Globo) sur la saisie. Il détient l’entreprise Victor André Hoalnda Pessoa de Helicopter Aviation Support Servicos e Comercio Ltda, installée dans le Hangar 23C2 de l’aérodrome « municipal » Augusto de Oliveira Salvação d’Americana, et sa petite piste de 1100 m… , mais ses  24 hangars, étalés le long du même kilomètre !!!

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NARCONEWS (coke en stock – CCCXXX) : les avions saisis l’été 2020

On arrive donc à notre saisie annoncée. Il y a de tout, comme modèles, comme on a affaire à différents groupes et différents aérodromes : des plus petits appareils aux plus grands, c’est fou le nombre d’engins qu’ont utilisé au Brésil les trafiquants. La plus grosse prise étant un Falcon 50, denrée rare dans le secteur, qui mène au final la drogue… en Europe, via un dernier trajet par container le plus souvent !

Un rappel historique pour commencer

C’est l’Etat du Goias qui avait ouvert le bal déjà, fin 2019, en déclarant avoir mis sous séquestre la quarantaine d’avions déjà cités comme liés à João Soares Rocha, avec comme photo d’appui le petit Embraer EMB-711B Coriscoe PT-NRV aperçu ici le 1er septembre 2018 sur l’aérodrome de Canarana. Selon les registres, c’est celui d’Hilario Moacir Herter de Asa Agropecuária Santo Antônio Ltda.

Un petit aérodrome fort discret, visité par une foule de petits engins, dont le PT-WIP, un Embraer EMB-810D Seneca III repeint (ici sa vieille livrée de 2008) qui avait jadis défrayé la chronique du CPI lorsque le 7 mas 2000 vers 13 h il avait dérapé sur la piste de l’aéroport de Pindamonhangaba. L’avion, appartenant désormais à Diego Alonço Dos Reis (aux nombreux ennuis judiciaires), avait glissé sur la piste de l’aéroport de Pinda en blessant sévèrement ses passagers. Il appartenait alors à à la société Cruz de Malta et avait été loué par Dispetro, qui travaillait pour Petroforte dirigé alors par Ari Natalino da Silva. La raison de son atterrissage raté était la pluie, mais aussi.. son chargement trop lourd de cocaïne qui s’était volatilisé, juste après comme par miracle… Trois jours après le passage des députés de la CPI à Campinas, l’ancien directeur du distributeur de carburant Brasil Petro, Hipólito de Oliveira, 48 ans, était abattu de trois coups de feu à Paulínia, le début d’un long dossier mêlant vente de pétrole frelaté, mafia brésilienne et… cocaïne ! Lire ici le détail.  « en moins de dix ans, le distributeur (Petroforte) a donné naissance à plus de 200 entreprises qui, selon l’accusation, constituaient l’une des plus grandes organisations criminelles de l’histoire du pays. Parmi les crimes signalés par le député figurent également l’évasion fiscale, la falsification de documents, la mise sous séquestre, les délits de banqueroute et le détournement d’actifs ». L’aérodrome de Jetaï était le fief narco de l’époque…  A droite c’est l’un des premiers avions utilisé par les trafiquants, le Cessna Skylane PT-JTH (aujourd’hui au Centro De Uro-Nefrologia LTDA). La coke par avion au Brésil c’est une vieille histoire, qui aujourd’hui du Paraguay a rejoint la côte Est : « la police fédérale de Pernambuco a passé deux ans à surveiller les criminels en collaboration avec les autorités internationales, telles que la National Crime Agency (NCA), à Londres, et a révélé que le programme continuait de fonctionner même pendant la pandémie » peut-on lire ici.

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MEXIQUE 🇲🇽 (Chiapas) : un bimoteur localisé dans la commune d’Arriaga, incendié après son atterrissage

Ce dimanche, un avion bimoteur apparemment blanc a été incinéré après avoir touché terre. Les événements se sont produits vers 14h00, devant Santa Brígida et La Gloria, dans la commune d’Arriaga. Il semblerait que trois personnes auraient été arrêtées et on parle d’une saisie présumée de 114 kilogrammes de cocaine.

Se dice que hubo detenidos y un presunto decomiso

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CARIBE CENTRO-AMERICANO 🇨🇴 🇭🇳 🇨🇷 🇩🇴 🇺🇸 : Incautadas cerca de seis toneladas de clorhidrato de cocaína en operaciones Internacionales

En desarrollo de siete operaciones militares sostenidas contra el narcotráfico, adelantadas con información de valor suministrada por la Armada de Colombia a las autoridades de Honduras, Costa Rica, República Dominicana y Estados Unidos, el fin de semana se logró la incautación de 5.844 kilogramos de clorhidrato de cocaína en el Caribe centroamericano.

En la primera operación, uniformados de la Fuerza Naval de Honduras, guiados con información naval colombiana llegaron hasta el sector Barra de Río Miel, en la región de Colón, donde ubicaron una caleta con 76 costales negros, los cuales almacenaban 1.675 kilogramos de clorhidrato de cocaína.

La segunda incautación, también en Honduras, se dio cuando autoridades de ese país efectuaron la interdicción de una aeronave tipo CESSNA y una embarcación tipo artesanal, a nueve millas náuticas al sur de Brus Laguna, del departamento Gracias a Dios, en donde fueron incautados 12 bultos los cuales contenían 272 kilogramos de sustancia ilícita.

Adicionalmente, unidades de Guardacostas de Estados Unidos lograron interdictar una lancha de bajo perfil o semisumergible transportando 2.501 kilogramos de estupefacientes. Se presume que la embarcación habría salido desde el departamento de La Guajira y tenía como destino Centroamérica.

Otros tres resultados más se dieron en aguas de República Dominicana, en donde uniformados de la Armada y la Dirección Nacional de Control de Drogas de ese país, lograron interdictar tres motonaves tipo Go Fast, una transportando 315 kilogramos de estupefacientes y las otras dos llevando ocultas en los espacios modificados de sus estructuras 320 y 115 kilogramos de clorhidrato de cocaína, respectivamente.

El último evento se dio igualmente gracias a información de valor naval colombiana y a la oportuna reacción de las autoridades costarricenses, quienes lograron detectar una motonave sospechosa navegando por aguas cercanas al Parque Nacional Tortuguero, ubicado en el distrito de Colorado, Limón. La embarcación que, al notar la presencia de los uniformados, terminó emplayada en la costa, transportaba 646 kilogramos de clorhidrato de cocaína.

Con estas incautaciones propinadas gracias al trabajo coordinado entre países de la región, se logró evitar que más de 198 millones de dólares ingresaran a las estructuras financieras de las organizaciones narcotraficantes.

Fuente: prensa – Armada de Colombia 

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Les NARCONEWS sur TWITTER

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EUROPE 🇪🇺 (Europol) : augmentation de la corruption liée au trafic de drogue

« Des quantités de cocaïne sans précédent entrent dans l’UE en provenance d’Amérique latine, générant des bénéfices de plusieurs milliards d’euros »

De surcroît, la pureté de la cocaïne ainsi acheminée est désormais au plus haut niveau jamais atteint dans l’UE

« Le trafic de cocaïne alimente des structures criminelles qui se servent de leurs énormes ressources pour infiltrer et saper l’économie de l’UE, les institutions publiques et la société« , relève encore Europol.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – Douane française) : Marc Fievet, AKA NS 55, était interviewé par « Génération WeeD »

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BRÉSIL 🇧🇷 (Porto Velho) : FAB (Force aérienne brésilienne) intercepte un avion avec une demi-tonne de cocaïneFAB interceptent un avion avec une demi-tonne de cocaïne

L’armée de l’air brésilienne (FAB) a intercepté et approché un avion chargé de 579 kg de cocaïne, dans la région de Porto Velho lors d’une action menée ce jeudi 8.


Les enquêtes du PF (La police fédérale) ont mis en évidence ce transport de drogue et rendu possible le rôle des FAB dans l’interception de l’avion, grâce à l’utilisation de chasseurs. Le pilote a tenté de s’échapper en atterrissant dans une zone de pâturage, mais les agents ont réussi à s’approcher de la zone d’atterrissage et à arrêter le suspect.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Coke en stock – CCCXXIX) : des ‘jets’ au pays des magouilles politiques

Au Brésil il y a les trafiquants… et les politiques.  Certains font les deux, comme au Venezuela. Cette fois, on va s’intéresser à un bien étrange cadeau de Lula aux gros industriels, dissimulé sous l’aspect de la relance industrielle du pays : des prêts à taux très bas pour acheter des jets privés, plutôt brésiliens, ceux d’Embraer bien sûr. C’est fou ce qu’ils ont eu comme succès. Et c’est fou aussi comment Lula a voyagé des années en avion privé…

La clinique du Diable

D’autres moyens détournés ne sont pas loin des techniques chères aux trafiquants de drogue. La médecine non plus n’échappe pas à la voracité des voyous et des magouilleurs brésiliens : « l’opération de police civile qui enquête sur des écarts présumés de 50 millions de reais en fraude lors d’audits médicaux entre l’Institut d’assistance aux fonctionnaires de l’État de Goiás (Ipasgo) et l’Institut d’oncologie et d’hématologie de Goiano (Ingoh) a saisi un avion, des voitures de luxe, œuvres d’art et documents à 19 adresses à Goiânia, liées principalement à Ingoh. Au siège de l’institut, les agents ont collecté les médicaments et les dossiers médicaux des patients vus dans les cliniques de la chaîne. Les équipes de police ont également procédé à des mandats de perquisition et de saisie dans les maisons et appartements des dirigeants d’Ingoh et d’anciens dirigeants d’Ipasgo ».

Des tripatouillages informatiques laissaient les comptes clients abonder la clinquante même après l’arrêt des soins, des factures jusqu’à dix fois le montant des autres cliniques, tout était bon pour faire de l’argent. Y compris fourguer des traitements très onéreux inadéquats contre le cancer !

Les policiers étaient remontés jusqu’aux responsables grâce à leurs grosses voitures trop voyantes, comme les mafieux… et un avion : un Beechcraft Baron de 1999 immatriculé PT-OEV, saisi bien sûr lui aussi ! L’avion étant justement au nom de l‘hématologue Edmo Dias Pinheiro.

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Brésil : le torchon brûle entre l’armée et Jair Bolsonaro

Les chefs des trois branches de l’armée brésilienne (terre, mer, air) ont donc démissionné. Visiblement en raison de la démission du ministre de la Défense hier.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Coke en stock – CCCXXVIII) : l’été dernier, deux raids fructueux

Le démantèlement du réseau du clan Rocha l’année 2019 (voir épisodes précédents) n’a pas arrêté, loin s’en faut, les vols de cocaïne dans le pays. Un pays immense dans lequel les petits avions circulent un peu comme les trains en Europe, avec des secteurs clés pour le trafic, comme celui des ports à l’Est, ou de la frontière avec le Paraguay qui demeure fort sensible grâce à l’héritage historique du pays de la contrebande en tous genres. L’été 2020, deux grosses opérations policières ont mis fin à deux réseaux importants, pour une trentaine d’avions au total et une infrastructure solide de démantelée, contenant notamment des camions citernes aux parois secrètes destinées à dissimuler la drogue. L’une à la frontière du Paraguay, l’autre sur la côte du côté de Récife et de Sao Paulo notamment.

L’Opération Cavok

Les brésiliens se réveillent au début du mois d’août avec un énième raid policier, déclenché cette fois par le 1er tribunal fédéral de Ponta Porã (Mato Grosso do Sul, ville-frontière dont le pendant au Paraguay s’appelle Pedro Juan Caballero et dans laquelle sévissent des gangs qui se tirent dessus en pleine ville à la mitrailleuse lourde, comme on l’a vu). Le raid fait main basse le 6 août sur pas moins de 23 petits avions circulant vers les pays voisins et en priorité le Paraguay, et les biens des narcotrafiquants, les habituelles voitures de luxe, des fazendas toutes neuves toutes situées dans l’État de Goiás, des saisies évaluées à environ 40 millions de reais au total. La frontière avec le Paraguay a été ciblée en priorité : l’enquête a également compté sur la collaboration du Centre intégré des opérations frontalières de Foz do Iguaçu, la quatrième plus grande ville de l’État du Paran, située à 600 km à l’ouest de la capitale de l’état, Curitiba, qui est reliée par un pont à sa voisine immédiate de Ciudad del Este, un haut lieu des trafics en tous genres, du Centre de recherche et d’enquête de Campo Grande, et de l’ANAC (pour les avions), et a bénéficié de l’assistance  de la Police nationale paraguayenne et du Ministère public du Paraguay. Bref, on a mis le paquet !

Des avions tous venus du Paraguay

Les mandats ont été émis par le 1er tribunal fédéral de Ponta Porã. Le choix du nom lui-même de l’opération est significatif : l’acronyme CAVOK (Ceiling and Visibility OK) est utilisé dans l’environnement aéronautique pour définir une situation dans laquelle il y a de bonnes conditions de toit et de visibilité, c’est-à-dire de bonnes conditions de vol.

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