PARAGUAY 🇵🇾 (région de Chaco Paraguaio): précurseurs, coke et avion dans la ferme El Tigre du trafiquant de drogue brésilien Jarvis Pavão

En plus de plus de 3800 litres d’acétone, qui seraient utilisés pour raffiner la cocaïne, la police paraguayenne a également trouvé 1400 kilogrammes de drogue et même un avion dans la ferme El Tigre, propriété du trafiquant de drogue brésilien Jarvis Pavão.

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BRÉSIL 🇧🇷 (Paraná): la police fédérale saisit 247,5 kg de cocaïne

La police fédérale a saisi 247 kg de cocaïne dans une plantation de soja à Santa Monica, une ville située dans la région de Maringá, à 467 km de Curitiba

Au moment de l’approche de la police, la drogue était stockée dans un hélicoptère.

Trois hommes étaient sur les lieux, le pilote présumé de l’avion et deux auxiliaires.
Tous ont été arrêtés en flagrant délit pour trafic international de drogue et organisation criminelle;
L’action s’est déroulée ce dimanche 21 dans la matinée.

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MEXIQUE 🇲🇽 (Quintana Roo): de paradis pour touristes à zone d’atterrissage des narcos

Au cours des derniers mois, l’État de Quintana Roo, dans les Caraïbes mexicaines, est passé du statut de zone touristique à  nouveau couloir de la drogue dans le pays.

Le dernier des événements qui en donne la preuve a eu lieu le 5 février lorsque divers médias ont souligné qu’un avion de type Cessna, prétendument utilisé par le crime organisé pour transporter de la drogue, avait été retrouvé partiellement incinéré après son atterrissage dans la communauté de Nuevo Tabasco, près de la frontière des états de Quintana Roo et Campeche.

2020 a également permis de constater ce type d’événements. En octobre, le président Andrés Manuel López Obrador a confirmé lors d’une de ses habituelles conférences de presse du matin qu’un avion transportant 1,5 tonne de cocaïne avait atterri à l’aéroport de Chetumal. En juillet, un avion s’est crashé sur un tronçon d’autoroute dans le sud de Quintana Roo, et une fois au sol, il a commencé à prendre feu; il aurait transporté un peu plus d’une tonne de cocaïne d’Amérique du Sud. Et en janvier, les autorités ont intercepté un avion piloté par deux citoyens boliviens voyageant d’Argentine vers l’île de Cozumel, à qui ils ont saisi une tonne de cocaïne.

Il convient de noter que la plupart de ces équipages ont réussi à échapper à la capture, bien qu’ils aient été localisés et poursuivis par les autorités mexicaines. Le site spécialisé dans les questions de sécurité au niveau mondial, InSight Crime, a publié une analyse de la situation dans laquelle il indique que les vols illégaux qui débarquent dans l’État de Quintana Roo ont largement transporté des cargaisons considérables de cocaïne en raison de la production record de drogue qui s’est produite dans des pays comme la Colombie, la Bolivie et le Pérou. Puis ils ont fait le décompte des vols de ce type qui ont été surpris dans l’État des Caraïbes: un en 2021; huit avions liés au trafic de drogue en 2020; 14 de plus en 2019. Citant l’agence de presse Quadratín, ils soulignent également que le système de surveillance aérienne du Mexique, contrôlé par l’armée de l’air nationale, rapporte en moyenne trois vols irréguliers effectués dans les limites de l’État par semaine. «Bien que la cocaïne soit passée par Quintana Roo depuis des décennies, l’analyste de sécurité Alejandro Hope a déclaré à InSight Crime qu’un plus grand nombre de vols avec de la drogue atterrissant dans l’État ces dernières années pourrait être dû au resserrement de la frontière terrestre entre le Mexique et les états de l’Amérique centrale, ainsi que la pression de l’ancien président américain Donald Trump sur le gouvernement mexicain pour qu’il agisse à cet égard », souligne le texte.

Jet abandonné sur une piste clandestine

Ainsi, selon Hope, la plupart des stups qui sont transportés avec succès depuis Quintana Roo atteignent leur destination finale: les États-Unis.

D’autres sont envoyés en Europe ou restent au Mexique pour la consommation nationale. L’analyste a ajouté que ceux qui reçoivent de la cocaïne à Quintana Roo peuvent être liés au CJNG (Jalisco Nueva Generación Cartel).

Les stups peuvent également être collectés par les membres résiduels du cartel du Golfe et de Los Zetas, qui sont connus pour opérer dans l’État, indique le rapport.

L’analyse du site spécialisé dans le trafic de drogue et la sécurité rappelle que, comme ils l’ont enregistré, Quintana Roo a récemment connu une recrudescence de la violence liée au crime organisé, menée par des cartels indépendants qui luttent pour le contrôle des points de distribution de drogue dans ce secteur.

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AERO-NARCOTRAFIC (Coke en stock – CCCXVII) : en fin d’année 2020, les crashs ont continué

Malgré la covid, en cette fin d’année 2020 et au début 2021, les accidents d’avions chargés de cocaïne, comme ceux décrits déjà ici cet été, ont continué.

On retrouve la même variété d’appareils et de terrains d’atterrissage, avec le Guatemala en première place, comme la tendance débutée il y a plusieurs mois et décrite ici, (et ici également):  le Mexique toujours aussi représenté en bonne place et on note le retour du Honduras, Belize ne voyant arriver qu’un seul engin… mais de bonne taille puisqu’il s’agit d’un gros Gulfstream II.

Retour sur les derniers mois d’un commerce toujours aussi vivant, avant de repartir étudier le Brésil, où là aussi l’année 2020 a été fort chargée, avec le démantèlement de deux gros réseaux de drogue…

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BRÉSIL 🇧🇷 (cocaïne noire): les narcos changent la couleur de la coke et font passer les envois pour de la poudre d’açaï

Des stupéfiants modifiés sont en circulation depuis les années 80 en Amérique du Sud, mais les saisies sont rares; ce narcotique frelaté n’a pas d’odeur et échappe aux tests d’identification chimique.

Une commande d’açaï en poudre (L’açaï est une espèce de palmier provenant de l’Amérique du Sud, et notamment du Brésil) est arrivée dans la ville de Novo Hamburgo via la poste et, au lieu de fruits déshydratés, les colis contenaient un type de drogue rarement détecté au Brésil: la cocaïne noire.

Cette forme de stupéfiants est présente dans le trafic de drogue depuis les années 80 et, pendant cette période, elle est largement passée inaperçue des autorités.

Modifiée chimiquement, la cocaïne noire est de couleur foncée, n’a pas d’odeur, mais est généralement perçue par les chiens renifleurs alors qu’elle résiste au narcotest, un examen dans lequel un réactif est appliqué sur le produit suspect et il change de couleur s’il s’agit en fait d’un narcotique.

Ces caractéristiques font de la cocaïne noire un type de drogue considéré comme parfait pour l’exportation.

Selon la police, les stupéfiants ont été produits en Colombie, et le Colombien arrêté dans le cadre de l’opération Açaí a reçu 10 000 R $ pour chaque envoi reçu. Il est en état d’arrestation et son nom n’a pas été divulgué.

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BRÉSIL 🇧🇷: 500 kg de cocaïne saisis dans un avion qui devait décoller pour le Portugal

La police fédérale brésilienne a saisi une demi-tonne de cocaïne cachée dans un avion privé qui, plan de vol déposé, avait déjà reçu l’autorisation de décoller de la ville de Salvador vers le Portugal.

L’appréhension n’a été possible que parce que le pilote de l’avion privé a fait savoir à la tour de contrôle que ses commandes de vol indiquaient une sorte de dysfonctionnement.

Les mécaniciens qui se sont rendus dans l’avion pour vérifier le problème ont découvert une partie de la drogue et l’ont alors signalé à la police fédérale.

« Avec le soutien d’experts fédéraux en matière criminelle et de chiens entraînés à détecter les drogues par la police civile, d’autres cachettes où le reste de la drogue a été trouvée ont été découverts dans l’avion« , a déclaré la police fédérale dans un communiqué publié aujourd’hui. Les pains de cocaïne  portaient les logos de grandes marques de sport.

Les trois membres d’équipage et les deux passagers de l’avion ont été entendus par la police fédérale à Salvador, mais la police brésilienne n’a pas précisé s’ils avaient été arrêtés.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – Info CELTICS): le trafic de cocaïne par conteneurs est toujours d’actualité

Les premiers partisans du trafic de conteneurs ont privilégié une stratégie que les autorités appellent «à l’intérieur du chargement», où la cocaïne est camouflée dans les exportations quotidiennes. La technique qui consiste de placer ses expédition de cocaïne au sein de la charge oblige les trafiquants à gérer des sociétés écrans, qu’ils créent eux-mêmes ou qu’ils achètent afin de pouvoir être les propriétaires d’entreprises ayant une longue histoire d’exportations propres. Ensuite c’est un jeu d’enfants que de cacher la cocaïne dans leurs exportations ostensiblement légales.

La plupart du temps, cela consiste simplement à fourrer des briques de cocaïne dans des boîtes de cargaison, mais dans d’autres cas, les trafiquants ont tout utilisé, des ananas évidés aux barils de produits chimiques dangereux, et ont même transformé chimiquement la cocaïne pour la déguiser en produits comme la nourriture pour animaux de compagnie ou les engrais. Quand aux cargaisons de bananes contaminées par la coke, c’est un secret de polichinelle et la fluidité est le ‘maître mot’ généralisé à Anvers, Rotterdam et dans les ports français!

Le chargement permet donc aux trafiquants d’avoir un contrôle direct sur l’expédition. Cependant, depuis que les autorités ont commencé à enquêter et à profiler les entreprises d’exportation à la recherche de schémas suspects, le risque d’interception a légèrement augmenté.

Cela a conduit à un changement vers la méthode de rip-off, où les trafiquants évitent le profilage en ouvrant les conteneurs d’exportations légitimes pour expédier les drogues, puis utilisent des scellés douaniers clonés pour dissimuler la falsification. Au départ, le rip-off était pratiqué par les petits trafiquants qui envoyaient des dizaines de kilogrammes. Mais à mesure que cette méthode gagnait en popularité, les expéditions ont augmenté en taille, les transports de plusieurs tonnes étant désormais monnaie courante. Dans la plupart des cas, les conteneurs sont contaminés car ils attendent d’être chargés, ce qui signifie que les trafiquants doivent accéder aux zones portuaires. Bien qu’il y ait eu au moins un cas de soi-disant «ninjas» glissant dans des ports cachés dans des compartiments secrets dans des camions, il est beaucoup plus facile de recruter des travailleurs portuaires. Au Pérou, par exemple, le contrôle violent exercé par le gang Barrio King sur les équipages de dockers lui a permis d’appliquer un quasi-monopole sur le trafic via le port de Callao. Cependant, dans d’autres cas, les trafiquants n’entrent jamais dans le port, comme au Costa Rica, où les trafiquants recrutent des chauffeurs corrompus, des entreprises de transport et des ouvriers de la cour à conteneurs pour charger de la drogue dans des conteneurs alors qu’ils parcourent la longue route entre la zone agricole de San Carlos et le port de Limón.

Des sources dans plusieurs pays affirment également que les trafiquants cherchent de plus en plus à éviter les risques liés au profilage en cachant des drogues dans la structure même du conteneur. Les trafiquants enfoncent des briques de cocaïne dans les cavités des murs, des plafonds, des planchers et des portes, ou dans l’équipement d’isolation ou de refroidissement des conteneurs réfrigérés – appelés «reefers». L’utilisation des structures de conteneurs réduit les risques que les autorités détectent de faux scellés douaniers, mais cela nécessite la complicité des personnes au sein des compagnies maritimes ou des chantiers de conteneurs. Certains narcotrafiquants ont contourné ce problème en créant des sociétés écrans pour altérer les conteneurs, comme au Costa Rica, où plusieurs sources ont décrit comment les trafiquants ont créé une société d’entretien des conteneurs pour masquer leurs activités.

Les autorités ont répondu à la montée en puissance de ces méthodes de trafic par l’utilisation de scanners dans les ports, qui sont déployés à la fois au hasard et à la suite du profilage des risques. Cependant, dans certains endroits, comme le port de Santos au Brésil, les trafiquants ont réagi en contaminant des conteneurs déjà inspectés – les ouvrant au dernier moment possible avant le chargement.

Comme les procureurs américains pensent que le chargement du MSC Gayane a effectivement eu lieu, une autre réponse à l’augmentation de la numérisation et à d’autres mesures de sécurité consiste à utiliser des dépotoirs ou à contaminer les conteneurs en mer après le départ du navire. Ce ‘modus operandi’ dépend généralement d’une corruption importante au sein de l’équipage. Mais les autorités de Guayaquil, en Équateur, signalent également que des bandes armées montent maintenant à bord des navires et forcent les équipages à prendre des charges sous la menace des armes. Les largages se produisent maintenant non seulement lorsque les navires se mettent en route, mais aussi lorsqu’ils traversent les eaux d’autres pays, des sources signalant que l’état de Falcón au Venezuela est un point chaud particulier. Pour l’instant, les autorités s’attaquent à cette méthode de trafic à l’aide de l’appareil GPS du navire, qui donne des informations sur la vitesse du navire. Si un navire ralentit ou s’arrête soudainement, une alarme retentit.

Les trafiquants, cependant, explorent déjà de nouvelles options, n’ayant qu’un seul objectif: l’efficacité!

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Dans le même temps, en France, on continue de réfléchir et de se refiler le dossier de ministères en ministères puis de services en services pour savoir si l’on va équiper nos ports de systèmes performants de contrôles qui existent!

Que du bonheur pour les narcos qui savent pouvoir compter sur le pinaillage des administrations françaises pour les laisser continuer à exporter des cargaisons de drogues.

Dans le même temps, Gérald Darmanin, le ministre de l’intérieur français actuel, laisse penser sur Twitter que les succès permis par EncroChat sont dus au seul travail des cybergendarmes français qui n’arrivent toujours pas à supprimer toutes les propositions de ventes d’armes, de stups et autres propositions pédocriminelles que l’on peut constater sur les grands réseaux sociaux.

@GDarmanin – Fierté

🇫🇷

Partout dans le monde, des réseaux de trafics de stupéfiants d’ampleur tombent grâce aux cyber- gendarmes français qui ont pu infiltrer une messagerie cryptée utilisée par de nombreux narcotrafiquants. Plus de 1000 arrestations en découlent !

Le coup de maître des cyber-gendarmes français qui ont piraté le «WhatsApp des dealers»
En piratant la messagerie cryptée EncroChat, utilisée par des narcotrafiquants du monde entier, les cybergendarmes français ont déstabilisé.. A lire dans leparisien.fr

Au Mexique, on en rit encore!

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BOLIVIE 🇧🇴 (Interpol): Wilson Maldonado Balderrama a été arrêté et sera extradé vers l’Argentine

Pour garantir la qualité de la cocaïne, chaque brique de coke portait la lettre W. C’était le trait caractéristique des envois que Wilson Maldonado Balderrana faisait parvenir en Argentine depuis Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie.

Ce cachet était apparu dans les enlèvements de grandes quantités de cocaine lors d’opérations à Rosario, Cordoue et la banlieue de Buenos Aires, comme sur les pains cocaïne qui ont été «bombardés» par un avion dans la région d’Anta et Metán, à Salta.

Les procureurs fédéraux de Salta n’ont aucun doute que cette lettre est la marque de commerce qui correspond à Wilson Maldonado Balderrama, un homme d’affaires bolivien accusé d’être l’un des plus grands fournisseurs de cocaïne de la région et qui porte un ordre de capture du 30 mars 2016 et une demande d’extradition arrivée en Bolivie le 16 juin de la même année.

Après quatre ans, Balderrama a été rattrapé hier par Interpol à Santa Cruz de la Sierra, alors qu’il conduisait un pick-up Toyota Tundra.

Il a été détenu à la prison de Palmasola, dans l’attente de son extradition vers l’Argentine.

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La lutte contre le trafic de drogue nuit-elle aux politiques de développement ?

Chercheur invité au GSI, et secrétaire exécutif de la Global Commission on Drug Policy, Graduate Institute – Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID)

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Depuis la ratification de la Convention unique sur les stupéfiants de 1961, le régime mondial de contrôle des drogues a tenté de changer le comportement humain et de prévenir la consommation de drogues par la punition, afin d’atteindre un « monde sans drogues ».

Cette ambition clé, basée sur la simple prédiction que la prohibition assécherait éventuellement la demande des drogues illégales, a été réaffirmée par la communauté internationale depuis trente ans à travers des déclarations politiques aux Nations unies.

Pourtant, la demande, l’offre et le trafic des drogues illégales augmentent chaque année et de manière ininterrompue dans le même laps de temps. De plus, le paradigme de la prohibition, qui base la quasi-totalité des interventions publiques sur la répression, a créé des conséquences négatives majeures qui remettent en cause l’accomplissement d’autres objectifs globaux de développement.

Contrôle des drogues et conséquences « surprises »

Ce sont ces conséquences, reconnues par les Nations unies en 2008 comme conséquences « inattendues » du régime du contrôle des drogues, qui semblent montrer que le régime de contrôle (somme toute construit sur de bonnes intentions mais mis en place par la répression) met à mal la réalisation des objectifs du développement durable et l’Agenda de 2030.

Elles incluent les dommages causés par la prohibition : déplacement budgétaire et politique dans les priorités nationales (du secteur de la santé vers celui de la justice, par exemple) ; déplacement géographique de la production et de la violence sans qu’elles soient réduites pour autant (effet ballon gonflable) ; et un marché illégal de plus de 500 milliards de dollars dans les mains d’intérêts illégaux.

Un policier se tient devant une pile de drogue lors d'une cérémonie de destruction
Cérémonie de destruction de drogue à l’occasion de la Journée internationale contre l’abus et le trafic de drogues des Nations unies à Yangon (Myanmar), le 26 juin 2020. Sai Aung Main/AFP

Autres conséquences dont la source est corrélée au contrôle répressif des drogues : l’augmentation de la violence et de l’insécurité du fait de l’affrontement entre forces de l’ordre et trafiquants dans des quartiers souvent défavorisés ; la surincarcération et la surpopulation carcérale pour des délits mineurs ; l’enrichissement de groupes criminels ; ou encore la transmission de maladies infectieuses.

Voici deux problèmes liés que le régime international – en termes de droit international – pose aux politiques et aux objectifs de développement : alors que les conventions internationales sur les drogues sont construites autour de la notion que la dépendance est un fléau (un terme exclusif aux conventions sur les drogues dans l’arsenal normatif international), le système international n’arrive pas à y intégrer la définition même du syndrome de la dépendance par l’OMS, qui inclut un désir incontrôlable de consommation ; un risque réaliste de rechute ; et des symptômes physiques et psychologiques de sevrage. Cette situation s’aggrave même lorsqu’est pris en compte le manque d’évaluation scientifique dans la classification de ces substances, entre ce qui est légal ou pas, dangereux ou moins.

Les objectifs de développement durable mis à mal

Sur la base de ces conclusions, le récent numéro spécial de International Development Policy consacré aux politiques de développement et de contrôle des drogues tente de répondre à une question simple : ces politiques se renforcent-elles mutuellement ou sont-elles contradictoires ? Il examine un large spectre de problématiques liées au développement, afin d’identifier les impacts réels du contrôle des drogues, et d’analyser à quel point les barrières au développement durable sont endogènes ou exogènes au contrôle des drogues.

 

L’exploration des interactions entre le développement et le contrôle des drogues commence par les programmes de « développement alternatif », qui sont vus principalement du point de vue agricole ou répressif, sans prise en compte des autres problématiques socio-économiques induites par ces programmes d’éradication ou de substitution des cultures agricoles, et spécifiquement dans les communautés rurales des pays producteurs. L’Afghanistan sert de miroir de l’incapacité de ces programmes à tenir compte des besoins des populations locales, ou de leur offrir des perspectives de long terme. Toutefois les agences gouvernementales adoptent une autre position, tout en reconnaissant les lacunes du développement alternatif.

Ces interactions concernent également des dimensions du développement qui subissent elles-mêmes des changements profonds actuellement : le climat, l’égalité des genres, les droits de l’enfant ou la santé publique. En effet, comment concilier la protection des enfants et un contrôle des drogues moins répressif ? Pourquoi les femmes subissent-elles bien plus les impacts négatifs de la répression que les hommes ? Est-ce lié aux structures patriarcales des systèmes de justice ? De la même manière, le numéro spécial aborde l’impact de la production illégale et intensive du cannabis sur le climat ; le débat autour du commerce équitable en cas de légalisation globale du cannabis afin de ne pas laisser les producteurs traditionnels sur le côté ; ou la difficulté de déploiement des services sanitaires nécessaires aux consommateurs de drogues, souvent sur des bases idéologiques.

Politique et dilemmes sociétaux

Ce numéro spécial apporte surtout une première lecture « politique » du désaccord entre développement et contrôle des drogues : à travers l’analyse des flux financiers illicites dans les zones de conflits ; l’utilisation du contrôle des drogues afin d’influencer, par l’émotion politique, la compétition et la participation aux processus électoraux ; ou la définition large des acteurs du contrôle des drogues (par ailleurs tous acteurs du développement), des dimensions nouvelles sont ajoutées à la littérature existante. Ces discussions conceptuelles sont ancrées dans la théorie et dans l’empirique à travers différents exemples nationaux, de l’Afrique du Sud au Mexique, et du Maroc au Croissant d’Or (Afghanistan-Myanmar-Pakistan).

« Drogue : le Covid contre le trafic » (Arte).

Il semble ainsi certain que l’agenda de développement durable pourrait être mis en place pour la majorité des populations sans la réforme du régime de contrôle des drogues. Toutefois, ce développement laisserait de côté les personnes concernées par les drogues illégales (consommateurs, producteurs, chimistes, trafiquants, passeurs, etc.) ainsi que leurs communautés, qui sont statistiquement peu nombreuses pour influencer le résultat quantitatif de l’agenda de 2030.

La conclusion finale tirée de ce numéro spécial est la « vulnérabilisation » par la loi des personnes concernées par les drogues illégales, ces personnes perdant par leur implication dans le marché des drogues leur place dans le débat public et leur poids politique comme citoyens, et peuvent ainsi être négligées par les politiques de développement.

Ceci s’entend dans le cadre de politiques de contrôle des drogues qui ne réduisent ni le trafic ni la consommation problématique, tout en ne permettant pas aux communautés concernées d’être plus résilientes ou plus intégrées dans la société.

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FRANCE 🇫🇷 (Drogues): la politique en matière de lutte contre la drogue est un échec

A l’initiative du Collectif pour une nouvelle politique des drogues (CNPD) réunissant des associations telles que la Fédération addiction, le Syndicat de la magistrature ou encore Médecins du monde, un sondage a été réalisé par l’institut CSA pour savoir ce que pensent les Français de ces politiques.

Pour 66% des Français, la pénalisation pour usage n’est pas efficace pour lutter contre la consommation de drogues.

Le dernier exploit de Gérald Darmanin dans l’arsenal répressif en instaurant une amende forfaitaire délictuelle, mise en place le 1er septembre 2020, n’est soutenu que par une hiérarchie policière préférant s’assurer de bonnes statistiques plutôt que de lutter efficacement contre la consommation de drogues qui explose, surtout auprès des adolescents.

La responsabilité morale de tous les tartuffes qui cautionnent encore cette politique rétrograde est engagée.

lire l’article de Libération pour ce cinquantième anniversaire

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CARAÏBES 🇫🇷 (Guadeloupe): un douanier travaillait-il avec le réseau logistique qui était chargé d’acheminer la drogue par voie aérienne depuis l’aéroport Pôle Caraïbe

De mémoire de procureur et d’enquêteur, on n’avait jamais vu ça. C’est une affaire hors normes qui débute en juin 2019 par un signalement à la gendarmerie d’un trafic d’armes dont l’épicentre s’avère être l’Ice Palace, un établissement de nuit de Jarry. L’enquête vient de démarrer. 

6 mois plus tard, 216 kilos de cocaïne sont saisis à l’aéroport d’Orly dans une palette contenant des ignames. L’enquête permet d’établir des liens avec plusieurs individus impliqués dans le trafic d’armes. Les deux dossiers sont alors rassemblés et confiés à la JIRS de Fort de France, la Juridiction interrégionale spécialisée.

Une cellule de logistique qui tombe

Pendant 18 mois, gendarmes et policiers vont travailler en étroite collaboration. Ils vont notamment identifier un réseau logistique chargé d’acheminer la drogue par voie aérienne depuis l’aéroport Pôle Caraïbe.

Un réseau impliquant plusieurs salariés et dirigeants de sociétés aéroportuaires.

Les investigations se poursuivent désormais sous la direction de la juge d’instruction en charge du dossier. De nouveaux développements pourraient rapidement intervenir dans les prochains jours.

Un douanier est toujours en garde à vue au Morne Vergain.

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Renaud Gaudeul, procureur de la République à Fort-de-France, a tenu un point presse, ce vendredi, sur l’affaire de trafic de drogue et d’armes en bande organisée

Éclairage

« Une affaire exceptionnelle à plus d’un titre. » « Un dossier qui fera date. » Voici les propos de Renaud Gaudeul, procureur de la République à Fort-de-France (Martinique), à la tête de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) pour les Antilles et la Guyane.
Ce vendredi, lors d’un point presse au tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre, il révélait les dessous de l’affaire de trafic de drogue et d’armes en bande organisée démantelée en Guadeloupe et dans l’Hexagone.
Il est à noter que les protagonistes ont tous des profils différents : du sans-emploi, au gérant de boîte de nuit en passant par l’employé lambda de Fret aérien ou encore le douanier. Ils sont âgés de 30 à 70 ans et certains ne sont pas connus de la justice.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – Surv de la Douane – BSE d’Orly – PAF): sur le Cayenne-Orly, « les trafiquants de drogue saturent la ligne de cocaïne »

Depuis deux ans, le trafic de cocaïne explose sur la ligne aérienne entre la Guyane et Paris-Orly comme le confirme à L’Express le chef de la division judiciaire de l’Ofast, le commissaire William Hippert.

La ligne aérienne entre Cayenne et Orly est ainsi devenue l’une des principales portes d’entrée de la drogue sur le territoire national avec 15% des saisies nationales sur ce seul axe.  

Le produit, acheté à bas prix dans les pays voisins de la Guyane (Suriname, Brésil…), est acheminé quotidiennement par des passeurs sur les vols opérés entre le DOM et la métropole.

Un phénomène de masse, durable, qui donne du fil à retordre aux  Douaniers de la BSE d’Orly et de la PAF (Police aux Frontières) qui voient débarquer quotidiennement des dizaines de passeurs.

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GUYANE 🇫🇷 (OFAST – SURV de la Douane – BSI Cayenne): les gabelous ont interpellé quatre mules qui transportaient en tout 44 kilos de cocaïne

Le 16 janvier 2021, les douaniers de l’aéroport ont découvert dans les bagages en soute de deux passagères en partance pour Orly plusieurs paquets cadeaux contenant près de 23 kilos de pains de cocaïne.

Le 18, les douaniers ont intercepté un homme en possession de près de 6 kg de cocaïne liquide dans des bouteilles et des flacons de parfum, et un autre avec treize pains de cocaïne, pour un poids total de 15 kg, dans ses bagages.

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AERO-NARCOTRAFIC: les narcos des Amériques, accros aux avions d’affaires. En Europe, on ferme les yeux!

Au cours des cinquante dernières années de lutte contre le trafic de la drogue aux États-Unis, une vérité a prévalu : lorsqu’un moyen de transport est grillé, un nouveau émerge rapidement. Auparavant, les cartels transportaient essentiellement leurs drogues par des sous-marins et des bateaux de pêche. Les gardes côte américain ont mis un terme à cette filière. Depuis deux ans ce sont les avions privés qui ont pris le relais.

Le site « Aviation Safety Network » a dénombré entre 2015 et 2020, 56 avions d’affaires accidentés ou abandonnés par leurs propriétaires en Amérique centrale. Il n’y en a eu que 6 de 2015 à 2018, puis 19 en 2019 et 31 en 2020.

Cette liste n’est que la partie visible d’iceberg, celui d’un trafic de stupéfiants endémique.

Initialement, les avions des trafiquants utilisaient le Mexique et le Honduras, jusqu’à ce que ces pays mettent en place des systèmes efficaces de surveillance de leur espace aérien. Maintenant, 90% de la cocaïne vendu aux États-Unis transite par le Guatemala. Les cartels de drogue colombiens, vénézuéliens et mexicains s’associent souvent pour d’importantes expéditions destinées aux USA via le Guatemala.

Cette nouvelle route traverse la « Laguna del tigre », la plus grande forêt tropicale d’Amérique centrale, d’une superficie supérieure à la moitié de celle de la France, et qui fut le berceau de la civilisation maya. Le département d’État guatémaltèque a constaté que les contrôleurs aériens étaient achetés par des trafiquants de drogue.

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FRANCE 🇫🇷 (Bordeaux – Tribunal correctionnel): vingt-quatre prévenus de nationalité colombienne, albanaise, italienne, turque ou française sont jugés depuis ce lundi matin dans le cadre d’un trafic international de cocaïne

A l’origine, c’est l’action des deux cotés de l’Atlantique de policiers et d’agents infiltrés, cornaqués par la DEA, l’agence anti-drogue américaine, qui ont surveillé le manège de ces trafiquants internationaux et permit le procès sous haute sécurité qui s’est ouvert ce matin devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.

En novembre 2017, c’est une tonne 300 de cocaïne qui a été découverte dans une villa de Lacanau par les hommes du défunt OCRTIS, depuis rebaptisé OFAST.

Le renseignement, bien que remis en question par les fans des nouvelles technologies, reste indispensable aux régaliennes pour tenter de remplir la mission dont elles ont la charge.

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PARAGUAY 🇵🇾 (distrito de Santaní – Departamento de San Pedro): narcos abandonan 410 kilos de cocaína tras enfrentamiento

El hecho habría ocurrido a causa del aterrizaje de una avioneta en una estancia sin contar el permiso del propietario.

La droga fue abandonada en el predio de una estancia luego de que agentes de la Policía Nacional se enfrentaran a supuestos narcotraficantes que estaban por cargar la mercancía en una avioneta.

Los mismos se dieron a la fuga y no hubo heridos.

Tras el pesaje, el director policial de San Pedro, Silvino Jara, confirmó que se trata de un cargamento de 410 kilogramos. El jefe policial aseguró que en un 99% se puede confirmar que se trata de cocaína.

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GUYANE 🇫🇷 (OFAST – SURV de la Douane – BSI de Cayenne): les gabelous trouvent la coke qui était cachée dans des pruneaux et des bouteilles en plastique

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Deux mules arrêtées avec 22 kg à l’aéroport Félix Eboué

Belle prise pour les douaniers de l’aéroport Félix Eboué. Ils ont arrêté deux personnes qui tentaient de passer avec de la cocaïne, 8kg d’un côté et 14kg de l’autre.

La marchandise était dissimulée dans des sacs de produits alimentaires ainsi que des bouteilles, un procédé qui n’est pas nouveau. La poudre blanche était cachée dans des pruneaux et des bouteilles en plastique.

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GUATEMALA 🇬🇹 (Petén): localizan 12 tulas con cocaína en avioneta accidentada

A través de radares de la Fuerza Aérea Guatemalteca se detectó una traza ilegal y se localizó una aeronave accidentada al noreste de la Laguna del Tigre en Petén.

Luego de un proceso de rastreo unidades militares localizaron 12 tulas con varios paquetes de posible ilícito.

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ROYAUME UNI 🇬🇧 (NCA): arrivant à Heathrow la veille de Noël , un étudiant brésilien accusé d’avoir tenté de faire passer de la cocaïne

Luan Irving Dos Santos Monteiro, 30 ans, originaire de Macapá au Brésil, a été interrogé par les enquêteurs de la National Crime Agency après son interception à Heathrow.

Il aurait avalé une centaine de sachets contenant de la cocaïne, pesant au total environ un kilo, avant de prendre un vol au départ de São Paulo.

Dos Santos Monteiro a d’abord été détenu par des agents du HM Customs excise au terminal 4 d’Heathrow avant d’être remis à la NCA.

Il a été accusé d’avoir tenté d’importer de la drogue de classe A le jour de Noël et a comparu devant les magistrats d’Uxbridge le lendemain de Noël. Il a plaidé coupable et a été placé en détention provisoire pour comparaître devant la Crown Court d’Isleworth.

source

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FRANCE 🇫🇷 (Les drogues – Faits et chiffres): le tabac et l’alcool sont responsables d’environ 130.000 décès par an, ce chiffre descend à 30 pour la cocaïne et en-dessous de la barre des 10 morts pour le cannabis

Bien que clivante, la question des drogues illicites prend de plus en plus de place au sein du débat public en France, et plus particulièrement concernant la légalisation ou non du cannabis. L’opinion publique est, en effet, très partagée sur le sujet : si 50 % se positionnent en faveur d’une autorisation de la consommation du cannabis, l’autre moitié y est opposée.

Publié par Statista Research Department,  le 20 oct. 2020

Le rapport qu’entretient la France avec le cannabis est empli de paradoxes : alors que l’Hexagone dispose d’une des législations européennes les plus restrictives, en pénalisant purement et simplement la consommation (à l’inverse d’autres pays comme l’Allemagne qui l’ont dépénalisée, ou encore les Pays-Bas et l’Espagne qui la tolèrent et l’encadrent), c’est aussi en France que l’on trouve la plus forte proportion de personnes ayant déjà expérimenté cette substance (45 %).

Si le cannabis est, et de loin, la substance illégale de prédilection des Français, les autres drogues ne sont pas en reste : la cocaïne arrive en deuxième position des produits illicites les plus expérimentés, suivie par l’ecstasy et la MDMA. Toutes sont en majorité consommées par les jeunes de 26 à 34 ans.
On dénombre, par ailleurs, 1,5 million de consommateurs réguliers d’herbe, preuve que le marché est florissant.

La valeur du marché des drogues illicites est en effet loin d’être négligeable : elle est estimée à plus de 2,3 milliards d’euros en France, donc la moitié est générée par le cannabis seul. À l’échelle européenne, ces chiffres dépassent les 11 milliards d’euros pour la marijuana et atteignent presque les huit milliards pour l’héroïne.

Et la tendance n’est pas à la baisse : entre 2007 et 2010, le nombre d’infractions liées au cannabis est passé de 84.000 à 107.000, de 4.200 à 5.000 pour l’héroïne et est resté stable pour la cocaïne (environ 4.000).
Seule exception : les drogues de synthèse, donc le nombre d’infractions n’a cessé de baisser au fil des années, pour atteindre moins 500 en 2010. Cela peut néanmoins s’expliquer par le fait que de nombreux nouveaux produits de synthèse (NPS) apparaissent avant que l’État n’ait eu le temps de légiférer sur leur interdiction. Ainsi, la consommation de certains produits de synthèse ne peut être punie par la loi.

Quoiqu’il en soit, un important durcissement de la répression des drogues est à constater : si en 2010, environ 36 tonnes de produits stupéfiants ont été saisis, ce volume a presque atteint les 101 tonnes neuf ans plus tard.

Pour Marc Fievet, d‘Aviseur International, les volume saisis ne correspondent en rien à ‘un important durcissement de la répression des drogues’, mais sont dus à la seule progression du marché !

Si toutes ces substances ont bien mauvaise réputation, elles sont loin d’être les plus mortelles : alors que le tabac et l’alcool (considérés comme des drogues licites) sont responsables d’environ 130.000 décès par an, ce chiffre descend à 30 pour la cocaïne et en-dessous de la barre des 10 morts pour le cannabis.

Ce texte fournit des informations générales. Statista ne peut garantir que les informations soient complètes ou exactes. En raison de cycles de mise à jour variables, les statistiques peuvent afficher des données plus récentes que celles référencées dans le texte.

source et plus

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COLOMBIA 🇨🇴 – COSTA RICA 🇨🇷 – PANAMA 🇵🇦 : en desarrollo de operaciones entre la Armada de Colombia y autoridades de Costa Rica, Panamá y Estados Unidos (DEA), se logró la incautación de 2.834 kilogramos de clorhidrato de cocaína que eran transportados en embarcaciones tipo Go Fast al parecer hacia Centroamérica

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Al revelar las cifras, el ministro de Defensa destacó que entre el primero de enero y el 17 de diciembre de 2020, fueron incautadas más de 486 toneladas de clorhidrato de cocaína; decomisadas más de 508 toneladas de marihuana, y destruidas más de 5.412 infraestructuras para la producción de drogas ilícita

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