Archives de la catégorie ‘Narcotrafic maritime’

Première intrigue sur l’île

Au début de l’année 2019, le 12 février, un petit avion privé immatriculé N18GC, un Piper Aztec s’était écrasé lui à Môle Saint-Nicolas dans le département du Nord-Ouest d’Haïti. Et là le cas était très différent. L’île avait bien été choisie cette fois pour faire l’objet d’un transfert de cocaïne.

Les agents de la Police Nationale Haïtienne (PNH) accourus y avaient découvert de la drogue. La quantité n’avait pas été indiquée, mais l’avion était un Piper Aztec, dont on connaît la capacité d’emport élevée par rapport à sa taille plutôt modeste.

C’est le propriétaire de l’avion qui cette fois faisait lever le sourcil. L’appareil était immatriculé N18GC (ici à gauche) propriété due Strong Tower Services, LLC Trustee (1). Autrement dit, un « anonymisé » par un de ces fameux « Trustee ». Le hic cette fois étant le propriétaire lui-même du Trustee, et son CV suspicieux. A savoir Daniel Piriano, ancien pilote de Delta Airlines engagé depuis longtemps dans les affaires douteuses en République Démocratique du Congo, dans la province du Katanga, notamment auprès de l’intriguant Moise Katumbi avec sa société « Ask, LLC » (on évoquait à son propos bien sûr du commerce illicite d’armes). Piriano affichant d’étranges liens avec le pouvoir là-bas. « Plus intrigant encore, l’une des autres entreprises de Daniel Piriano a conclu un accord de fiducie pour gérer un jet privé appartenant à l’épouse de Katumbi, Carine, qui faisait partie des bus armés de Raphael Soriano pour frauder en Zambie. Cet accord a permis à l’avion à 8 millions de dollars d’être réenregistré aux États-Unis en tant que N2SA, (un Gulfstream G-IV !) et de demander une couverture d’assurance ici ».

« Piriano a obtenu cette assurance, et par la suite le jet s’est écrasé le 12 février 2012, tuant un ancien gouverneur du Katanga (le même État où Katumbi était gouverneur),  Augustin Ktumba Mwanke. Ktumba était un allié très proche du président de la RDC, Joseph Kabila. » (ça baigne en tout cas pour Parain, à voir sa villa ici à gauche de Wilmington).

Pour en revenir à notre crash du jour, les deux pilotes de l’avion étaient eux, des Bahamas : Stephen Hanna Remington 46 ans et Taylor Michael 35 ans. A côté, un pickup Montero Mitsubishi de couleur noire, occupé par quatre hommes : Clerveaux Yvenson le chauffeur, un ex policier de la PNH, équipé sur lui d’un Glock 19 de calibre 9mm, Nelson Markenley 26 ans, un américain, et deux deux haïtiens : Henry Junior Petit 39 ans, et Lucien Junior 45 ans.  Surprise, deux jours plus tard est également arrêté le maire de la commune de Môle Saint-Nicolas, Christian Joseph, élu sous la bannière du Parti OPL (de Jovenel).

A gauche, il est ici en photo en campagne avec le président Jovenel Moîse… les vieux démons laissés par son infâme  prédécesseur sont bien toujours présents sur l’île !!!

Un Jovenel Moïse bien cerné, désormais, et qui avait exprimé cette phrase en février dernier, qui sonne étrangement aujourd’hui comme quoi « il ne ne livrait pas le pays aux gangs armés et à des trafiquants de drogue« … Il est vrai aussi que lors d’une manifestation récente, un chef de gang recherché par la police, Arnel, avait défilé dans les rues avec ses partisans bien armés !!!

Il avait adroitement essuyé d’un revers le cas de l’appareil qui s’était écrasé, en en faisant l’objet d’un complot contre lui : « selon le président, des gens ont profité des moments de troubles au pays pour faire passer au Môle Saint-Nicolas un avion transportant de la drogue, libéré des prisonniers dans le Sud, « utilisé des fugitifs internationaux pour tenter d’assassiner le président… ».  

On verra ici un peu plus loin que ce genre de phrase pouvait être la clé d’une autre affaire étrange en effet survenue dans l’île au même moment

Un trafiquant heureux d’être extradé aux USA !!!

En juin dernier, étrange arrestation aux USA, à Fort Lauderdale (Floride) : celle de Joris Mergelus (ici à gauche), un ancien commandant de la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS) en Haïti. Il avait en sa possession la somme de sept-mille dollars, une vraie fortune dans l’île miséreuse. Selon le « Miami Herald », Mergelus aurait en effet reçu de l’argent venant des trafiquants, pour bloquer l’enquête sur le Manzanares, ce cargo arraisonné le 15 avril 2015 avec plus de 700 kg de cocaïne (10 fois plus que ce que j’avais indiqué au départ ici même !!). Surprise, car cela tranchait avec les propos de 2013 du même Mergelus qui s’était alors targué d’avoir arrêté, en vingt mois de présence à la tête de l’office antidrogue, 238 suspects de trafiquants de drogue et saisi plus de 2 000 kilogrammes illicites de drogue. « Sur 38 personnes arrêtées en août de cette année, 31 sont des femmes et 18 ont été extradées vers les États-Unis, les Bahamas et la République dominicaine » avait-il aussi présidé, faisant du trafic une organisation extérieur au pays, en quelque sorte. La vantardise affichée du responsable avoisinant un gros coup de cirage à son seul supérieur… le chef de l’Etat de l’époque : « Bien sûr, c’est un défi car les trafiquants de drogue ont de gros moyens, mais nous faisons des progrès dans la lutte contre le trafic de drogue en Haïti », a déclaré Mergelus. Le haut responsable de la lutte contre les stupéfiants a déclaré que son bureau et l’effort anti-drogue dans son ensemble avaient reçu un soutien sans précédent des plus hautes autorités politiques du pays et confirmé qu’une telle position constituait une source de motivation pour son équipe. « Depuis que je fais partie de l’unité anti-drogue, c’est pour la première fois que je constate une telle volonté politique de lutter contre le trafic de drogue », a expliqué Mergelus qui a intégré l’unité depuis sa création en 1997. « Le président (Michel) Martelly et le Premier ministre (Laurent) Lamothe nous ont personnellement demandé d’appliquer la tolérance zéro contre les trafiquants de drogue et ils nous ont donné des moyens supplémentaires pour faire le travail », a déclaré Mergelus ». Mouai….(si tu crois ça, c’est que t’es bon pour l’asile!)

La suite des affaires allait ruiner cet argument comme on va le voir…

Le blocage par Mergelus de l’enquête sur le cargo, cela, on se doute de pourquoi en effet, à avoir ici suivi l’affaire de près : l’affaire remonte directement en effet à Olivier Martelly, le fils du président outrancier qui aura décidément tout raté durant sa mandature et ravagé son pays autant qu’un tremblement de terre et un ouragan réunis, comme j’ai déjà pu le dire ici.

Le Manzanares, « un cargo appartenant société Nabatco, propriété des Acra, l’une des plus riches familles d’Haïti;  venue du Liban (lire ici un excellent reportage sur ces familles qui ont en fait toujours été du côté des dictatures » avais-je écrit. L’autre grande famille mise en cause étant celle des Mevs, propriétaire du terminal Varreux où le bateau avait été déchargé (voir ici un exemple de ces grandes familles ayant pillé l’île). L’homme visé principalement s’appelant Marc Antoine Acra, héritier de l’empire sucrier qui était alors associé à Grégory Georges, alias Ti Ketant, qui, curieux hasard aussi venait alors d’être extradé aux USA, le 3 mai précédent à bord d’un avion de la Drug Enforcement Administration (DEA) !!!

« Ti-Ketant », étant un surnom pour Gregory Georges, en référence au célèbre roi de la cocaïne haïtienne, Beaudouin « Jacques » Ketant, qui avait accusé l’ancien président Jean-Bertrand Aristide d’avoir accepté des pots-de-vin liés à la drogue !!! Avant de réussir à être extradé, George avait réussi à éviter plusieurs tentatives d’assassinat sur place ; en voilà un qui, pour une fois, apprécie de pouvoir se rendre encore vivant dans une prison américaine…Visiblement on craint en effet qu’il ne balance pas mal de personnes ! Marc Antoine Acra, on le rappelle, ayant à l’époque accusé nommément Martelly père d’être le commanditaire du lot de cocaïne saisie sur son propre navire !!! Selon Global Security, il y a une dizaine d’années maintenant,  »

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par Ariel Ávila

La Fondation pour la paix et la réconciliation a publié un rapport révélateur sur la dynamique du trafic de drogue en Colombie et les voies de sortie des drogues.

L’information survient à un moment où le gouvernement des États-Unis a mis un prix sur la direction de Chavismo et lorsqu’une force navale a été mobilisée vers la mer des Caraïbes, près des eaux vénézuéliennes.

Le rapport donne quatre données révélatrices.

La première est que pour 2017, selon les données de services officiels des États-Unis, 85% du trafic de drogue était maritime, ce qui signifie que 15% était aérien. Mais sur le trafic maritime total, 70% ont transité par le Pacifique, ce qui signifie que les 30% restants ont transité par la mer des Caraïbes.


Ce qui précède indique que le Venezuela n’est pas la principale voie de sortie de la cocaïne produit en Colombie. En outre, le rapport cite un rapport de l’organisation Wola, qui dit que les données de la Consolidated Interagency Drug Database (CCDB, pour son acronyme en anglais) des États-Unis. USA montrent que les flux de cocaïne à travers le Venezuela ont diminué par rapport à leur pic de 2017. Selon les données du CCDB, la quantité de cocaïne traversant le Venezuela a diminué de 13% de 2017 à 2018, et semble continuer à diminuer légèrement jusqu’à mi 2019.

Les secondes données complètent les premières. Fondamentalement, nous avons le gros problème dans le Pacifique colombien, où la majeure partie de la drogue provient de la Colombie en Amérique centrale et de là aux États-Unis.

Dans cette partie du pays, il y a une véritable reconfiguration criminelle.

Une vingtaine d’organisations criminelles contestent ce territoire mètre par mètre. Les comptables, le Oliver Sinisterra Front, l’ELN, le Gulf Clan, The Company et différents dissidents des Farc font partie de ces structures.

Il en résulte des dizaines d’homicides, de déplacements forcés et de séquestration contre la population de ces territoires, ainsi que le meurtre de dirigeants sociaux et, en général, un massacre constant contre la population noire et indigène.

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59% des Néerlandais, dont le président du plus grand syndicat de police, pensent que leur pays est désormais un narco-état

« Nous avons définitivement les caractéristiques d’un narco-état« , confie Jan Struijs, président du plus grand syndicat de police néerlandais.

« Bien sûr que nous ne sommes pas le Mexique. Nous n’avons pas 14 400 meurtres. Mais si vous regardez l’infrastructure, les gros revenus du crime organisé, l’économie parallèle. Oui, nous avons un narco-état. »

Ses paroles résonnent dans une société qui a été convulsée par un meurtre qui a dépassé de loin la bulle du monde criminel.

La fusillade meurtrière de Derk Wiersum a détruit une idée fausse courante ici: que les cartels de la drogue ne tuent que les leurs. Père de deux enfants, âgé de 44 ans, il a été abattu devant sa femme devant leur domicile d’Amsterdam en septembre.

Comment ne pas revenir sur ce rapport confidentiel du ministère de la Justice qui révèlait que la police néerlandaise est infiltrée par le crime organisé.

Une onde de choc aux Pays-Bas est née d’un rapport confidentiel du ministère de la Justice dont le contenu a été publié par le quotidien néerlandais Algemeen Dagblad. Il révèle qu’une grande partie de la police néerlandaise entretient des liens étroits avec le crime organisé, le tout dans un pays généralement considéré comme respectueux de la loi.

Des dizaines de policiers ont été démis de leurs fonctions au cours des dernières semaines à la suite d’enquêtes sur des affaires de corruption et de violation du secret de la fonction, des révélations qui ne seraient que la «partie émergée de l’iceberg».

Selon un rapport obtenu par le journal AD, des divisions de la police à travers le pays seraient infiltrées par le crime organisé.

Jan Struijs, président du syndicat de police NPD, exige que l’on fasse beaucoup plus pour empêcher que des policiers soient recrutés par des milieux criminels. «Nos collègues sont approchés par des criminels. Cela se produit à tous les niveaux. Les agents doivent donc être formés pour gérer cela de manière responsable.», a-t-il déclaré.

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Il s’agit de la première saisie effectuée par le HMAS Toowoomba depuis son arrivée dans cette zone, il y a plus d’un mois.

La frégate de classe Anzac de la Marine royale australienne est déployée dans le cadre de l’opération Manitou, la contribution de l’Australie pour soutenir les efforts internationaux visant à promouvoir la sécurité, la stabilité et la prospérité dans la région du Moyen-Orient.

Au cours de son déploiement, le HMAS Toowoomba travaille également avec des partenaires internationaux pour surveiller et décourager les activités déstabilisatrices et soutenir le passage en toute sécurité des navires commerciaux et civils dans le cadre de l’International Maritime Security Construct.

 

 

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La Police du contrôle des drogues (PCD), le Service national des garde-côtes et le Service de surveillance aérienne (SVA), en collaboration avec des représentants de la Marine nationale colombienne et du Panama Naval Service (Senan), ont réussi à intercepter une nouvelle cargaison de drogue dans les eaux des Caraïbes costaricaines.

Un bateau a été intercepté et 3 ressortissants costaricains ont été arrêtés: Wright, 23 ans, Araya, 30 ans, et Green, 25 ans; tous avec déjà des antécédents dans le trafic de drogue.

Au total, ce sont 491 colis d’environ 1 kilo de cocaïne que transportaient le bateau qui ont été saisis.

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Dans un nouveau livre, «  »Kilo: Inside the Deadliest Cocaine Cartels » », le correspondant de guerre Toby Muse rapporte les histoires humaines derrière le passage de la drogue à travers la Colombie, des cueilleurs de feuilles de coca et des chimistes de la jungle aux sicarios du cartel et aux contrebandiers du hors-bord.

Co-caïne.

Le nom à lui seul fait écho à Caïn et marquerait l’entreprise dès le départ, frère massacrant son frère. Un commerce qui corrompt les pays, fausse les économies, emploie des centaines de milliers de personnes et rend des monstres multimilliardaires. Une vie dans la cocaïne a cette énergie nerveuse d’un casino où tout le monde continue de gagner de l’argent, le sexe est partout et à tout moment, quelqu’un peut intervenir et vous mettre une balle dans la tête.

La drogue du glamour.

Le champagne des stupéfiants, la drogue des riches. Et ceux qui aspirent à l’être. Exclusif et promiscuité. La cocaïne suit l’argent. Il était là pour les banquiers de New York et de Londres dans les années 80, les oligarques russes des années 90. Les trafiquants colombiens ciblent désormais les nouveaux entrepreneurs chinois.

Et il y en a plus que jamais auparavant. Vous le savez, nous le ressentons. Les États-Unis ont trouvé près de 20 tonnes de cocaïne en une seule opération l’année dernière, un record. L’Allemagne a fait de même, le Costa Rica aussi. Au Royaume-Uni, la police recueille plus de cocaïne que jamais auparavant.

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Le président Donald Trump a annoncé mercredi que des navires de l’US Navy se dirigeaient vers le Venezuela alors que son administration renforçait les opérations de lutte contre les stupéfiants dans les Caraïbes à la suite de l’acte d’accusation américain contre Nicolás Maduro.

L’annonce est intervenue au début de la conférence de presse quotidienne de la Maison-Blanche pour discuter de la pandémie de coronavirus.

« Le peuple vénézuélien continue de souffrir énormément en raison de Maduro et de son contrôle criminel sur le pays, et les trafiquants de drogue saisissent cette anarchie« , a déclaré le secrétaire à la Défense Mark Esper après l’annonce du président.

Le déploiement est l’une des plus grandes opérations militaires américaines dans la région depuis l’invasion du Panama en 1989 pour retirer le général Manuel Noriega du pouvoir et l’amener aux États-Unis pour faire face à des accusations de drogue. Il s’agit de matériels comme des navires de guerre de la Marine, des avions de surveillance AWACS et des forces spéciales au sol rarement vues auparavant dans la région.

L’objectif est de presque doubler la capacité américaine de lutte contre les stupéfiants dans l’hémisphère occidental, avec des forces opérant à la fois dans les Caraïbes et dans le Pacifique oriental.

Esper a déclaré que pour mener les opérations, le président avait ordonné le déploiement de ressources militaires dans la zone de responsabilité du Southern Command (Southcom) des États-Unis.

«Ces opérations comprendront des destroyers et des navires de combat littoraux de la Marine, des chasseurs de la Garde côtière, des avions de patrouille P-8 et des éléments d’une brigade d’assistance des forces de sécurité de l’armée. Ces forces supplémentaires doubleront presque notre capacité à mener des opérations de lutte contre les stupéfiants dans la région », a-t-il déclaré.

Esper a déclaré que la mission serait soutenue par 22 pays partenaires.

«Alors que les gouvernements et les nations se concentrent sur le coronavirus, il existe une menace croissante que les cartels, les criminels, les terroristes et d’autres acteurs malveillants tentent d’exploiter la situation pour leur propre profit», a déclaré Trump. « Nous ne devons pas laisser cela se produire. »

Boeing P8

Il est devenu plus urgent de renforcer les opérations après la mise en accusation la semaine dernière de Maduro, le leader socialiste assiégé du Venezuela et des membres de son entourage et de l’armée. Ils sont accusés d’avoir dirigé un complot narcoterroriste responsable de la contrebande de 250 tonnes métriques de cocaïne par an aux États-Unis, dont environ la moitié par voie maritime.

Le ministre des Communications de Maduro, Jorge Rodriguez, a qualifié le déploiement de « tentative désespérée de détourner l’attention de la tragique crise humanitaire » aux États-Unis causée par le coronavirus. Dans un jargon ironique, il a déclaré que «pour la première fois» depuis des décennies, les États-Unis tentaient d’étouffer l’approvisionnement en cocaïne, qui, selon lui, proviendait principalement de la Colombie, un allié fidèle des États-Unis.

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Face à la propagation de la pandémie du Covid-19, l’Espagne a décrété le 14 mars l’état d’alerte avec un fort déploiement de l’armée dans les villes du pays. Le Maroc a emboité le pas à son voisin du nord en déclarant le 20 mars l’état d’urgence sanitaire.

Deux mesures qui ne semblent guère eu aucun impact sur l’activité des réseaux de trafic de drogue opérant entre les deux pays. En Témoigne la saisie de 5,626 tonnes de haschich par les équipes de la Guardia Civil dans les eaux de la Méditerranée séparant le Maroc de l’Espagne durant les deux dernières semaines.

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Le trafic de cocaïne par voie aérienne et maritime a augmenté en mars entre l’Amérique du Sud et la Belgique, les trafiquants anticipant une réduction des voyages et du commerce en raison de la nouvelle pandémie de coronavirus.

« Ces derniers jours, nous avons constaté une augmentation substantielle des saisies« , a expliqué à l’AFP Kristian Vanderwaeren, administrateur général des douanes de ce pays, sur la route de la cocaïne vers l’Europe via le port d’Anvers.

Selon le chef des douanes, « les narcos en Amérique du Sud ont organisé et placé autant de marchandises que possible dans les conteneurs, sachant que le trafic de conteneurs diminuerait vers l’Europe dans les prochains mois« .

Plus de 1,6 tonne de cocaïne a ainsi été interceptée dans le port d’Anvers, le deuxième plus grand d’Europe derrière Rotterdam (Pays-Bas), entre le 27 et le 30 mars, dans trois contrôles.

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Un chargement de cocaïne a été saisi mardi matin 31, au port d’Itapoá, sur la côte nord de l’État.

Photo: Douane du Brésil

La saisie a été effectuée par les douaniers de  » Receita Federal do Brasil » à São Francisco do Sul.

Les stupéfiants étaient cachés parmi du contreplaqué de bois provenant d’un conteneur à destination du port de Hambourg, en Allemagne.

Selon le délégué Mota de la Douane brésiliennes, personne n’a été arrêté dans l’opération. Les enquêtes sont toujours en cours par l’IRS.

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La tentative des trafiquants de drogue galiciens de contourner les mesures du confinement du coronavirus a échoué.

Tout a commencé à l’aube, lorsque les bateaux « attendus » ont été positionnés, par deux hélicoptères (de la douane (Agencia Tributaria) et de la Guardia civil) et trois  patrouilleurs (deux des douanes et un de la Benemerita) durant l’approche de l’estuaire d’Arousa, à exactement dix miles de l’île de Sálvora.

Parmi les détenus, on trouve Antolín Fernández Pajuelo et son frère Alberto.

Des sources  indiquent que son centre logistique serait situé à A Guarda, avec une « succursale » sur les rives de l’estuaire d’Arousa disposant de l’infrastructure, des connaissances et des contacts nécessaires pour réceptionner tous types de drogues dans un rayon d’environ deux cents kilomètres de la côte atlantique, couvrant à la fois la Galice et le nord du Portugal.

Introduire 3700 kilogrammes de cocaïne, la nuit et à bord de deux bateaux rapides, comme ces gens essayaient de le faire samedi matin, n’est pas à la portée de tous.

Quelle que soit la quantité volumineuse de cocaïne saisie, 3 700 kilos, l’opération a pour l’instant conduit à l’arrestation de sept personnes. Deux d’entre elles sont tombées (un Galicien, lié au monde du trafic de drogue dans l’estuaire et un citoyen péruvien) aux toutes premières heures de samedi, alors qu’ils tentaient de fuir après être entrés dans l’estuaire, près de la rivière Umia.

Ils ont été rejoints en prison, ce dimanche,  par cinq autres personnes qui sont tombées à A Guarda à la suite d’une série de recherches. Les agents n’ont pas trouvé plus de marchandises, mais ils ont trouvé un troisième bateau de type zodiac, qui a également été saisi.

A Vilagarcía, des agents d’Udyco ont passé au peigne fin les quartiers d’A Lomba et de San Roque et A Illa de Arousa, où EDOA a effectué une perquisition, en plus de Tragove, à Cambados.

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4,8 tonnes étaient destinées à la Belgique

 

Plus de 20,5 tonnes de cocaïne ont été saisies au cours des trois premiers mois de l’année dans 45 affaires différentes en Amérique latine et dans les Caraïbes, dont 4,8 tonnes étaient destinées à la Belgique, rapporte lundi le Programme de contrôle des conteneurs (CCP) des Nations unies.

 

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Histoire du trafic de drogue

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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange.

Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition.

Au XIXe siècle, l’opium se répand à travers toute l’Asie, sous l’impulsion des puissances coloniales. Parallèlement, l’industrie pharmaceutique occidentale découvre des produits miraculeux : morphine, cocaïne, héroïne. L’addiction devient un fléau mondial et un enjeu de santé publique ; la prohibition va progressivement s’imposer. L’interdit donne naissance aux premiers réseaux du trafic de drogue, qui ne vont cesser de chercher la protection des États. Cette criminalité connaît un essor sans précédent pendant la guerre froide, quand les services secrets utilisent les drogues comme un instrument politique. Les États-Unis en paient le prix : en 1970, un tiers de leurs soldats au Viêtnam sont accros à l’héroïne. Un an plus tard, le président Richard Nixon lance la guerre contre la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (1/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 20:55
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Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort. Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir. Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous, Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale. Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place. Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (2/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 21:50
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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange. Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition. Dernier volet : les trafiquants de drogue d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme…

Le paysage s’est désormais morcelé, voire atomisé. Les trafiquants d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme. Le trafic s’enracine dans des zones hors de contrôle, comme l’Afghanistan ou la Colombie, où une guerre d’intensité variable se poursuit. Au Mexique, les cartels ont fait entrer le pays entier dans une spirale de violence sans précédent, et partout, le bilan de la guerre contre la drogue se réduit à un décompte macabre. Faciles à fabriquer et à dissimuler, les drogues de synthèse, comme le fentanyl, cinquante fois plus puissant que l’héroïne, annoncent la génération à venir, celle des trafiquants en blouse blanche. Aux États-Unis, les antidouleurs prescrits sur ordonnance ont ouvert la voie aux opioïdes, qui sèment la mort à l’échelle d’une épidémie.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (3/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 22:45
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Le navire « Aressa » avait été intercepté le 25 février aux premières heures du matin alors qu’il naviguait dans les eaux territoriales d’Aruba.

Onze ressortissants monténégrins ont été arrêtés en tant que membres de l’équipage d’Aressa après avoir découvert plus de cinq tonnes de cocaïne sur ce navire.

Parmi les personnes arrêtées figurent Podgoricanin Andrew Mugosha (30), Kotorani Nikola Markic (29), Mihailo Djordjevic (58), Tripo Biskupovic (37), Vasko Radonjic (50), Vidoje Latkovic (42), Baranin Dragan Masanovic (46), Dragoljub Zivkovic (67) de Cetinje et né au Monténégro Novi Sad Nikola Martinović (42).

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Motor Yacht Windarra

Enregistré à Gibraltar 🇬🇧 – Propriétaire Rio Plata Ltd, compagnie off-shore de Marc Fievet, financé par Marc Fievet et opérations de la DNRED

A réalisé le transport pour l’échelon DNRED de Lyon d’une tonne 285 de cannabis du Maroc à Port la Nouvelle (Saisie fortuite place Belcourt à Lyon d’une tonne) – Opération d’achat-transport réalisée par Jean Pierre Cazet et Michel Ribatet

°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°General cargo ships MELOR

Enregistré à Gibraltar 🇬🇧 – Propriétaire Rio Plata Ltd, compagnie off-shore de Marc Fievet

Financé en cash à 50 % par le trésor public français et 50 % en cash par John Short, un des lieutenants de Tony White

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

A réalisé plusieurs opérations, aussi bien pour le HM Customs excise anglais que le dernier pour la DNRED: l’enlèvement de 32 tonnes de cannabis au large de Djibouti entrainant « fortuitement » les saisies de 27 tonnes au Canada et de 5 tonnes en Angleterre.

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MV Poseidon

Enregistré à Saint Vincent 🇻🇨 – Propriétaire Fortitude Maritime Research ltd à Gibraltar

Financé par Locatelli en cash sortie de Suisse, via ABN AMRO

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

saisie de 6 tonnes de cannabis

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General cargo ships PACIFICO

Enregistré à Chypre 🇨🇾 – propriétaire Jurgen Kirchoff financé par Locatelli en cash via Banco Atlantico de Gibraltar

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

saisie  de 5 tonnes 400 de cocaine

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MY Sea Harmony

Enregistré à Jersey 🇬🇧 – Propriétaire Charles Henri De Bossieu, un des noms d’emprunt de NS 55

Financé par Locatelli en cash via Banco Atlantico – Gibraltar

Infiltration de Marc Fievet dans le vrai narcobusiness

devait réaliser le transfert de 10 tonnes de cocaïne sur Propiano en Corse

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