Archives de la catégorie ‘DEA (USA)’

Sonora

Encuentran 19 Narco fosas en Guaymas, Sonora

El colectivo Madres Buscadoras de Sonora reportó el hallazgo de 19 fosas clandestinas en el Municipio de Guaymas. Tras varias horas de labores de búsqueda en una zona desértica …
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Les documents citent le président hondurien Juan Orlando Hernández comme disant qu’il voulait  » pousser la drogue jusqu’au nez des gringos, en inondant les États-Unis de cocaïne « .

Les motions déposées vendredi auprès du district sud des États-Unis de New York ne nomment pas spécifiquement le président, le qualifiant de «CC-4», ou co-conspirateur n ° 4, mais l’identifient clairement en nommant son frère et son propre poste comme Président.

Le président, qui n’a pas été inculpé, a nié à plusieurs reprises tout lien avec des trafiquants malgré la condamnation en 2019 d’un de ses frères, Juan Antonio Hernandez. Au cours de ce procès, le président a été accusé d’avoir accepté plus d’un million de dollars du trafiquant de drogue mexicain Joaquín «El Chapo» Guzmán – une accusation répétée dans les nouvelles requêtes.

Pour toute réponse, Il a rétorqué que les trafiquants l’accusaient à tort et cherchaient à se venger.

L’ambassadeur du Honduras aux États-Unis, Luis Fernando Suazo, a rejeté samedi les nouvelles dépositions, qualifiant les affirmations des procureurs de «sans fondement» et réitérant la position du président selon laquelle elles se basent uniquement sur les déclarations de trafiquants de drogue.

Affaire à suivre

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La Policía informó a través de un escueto comunicado de que en horas de la mañana de este viernes agentes adscritos a la Unidad de Fuerzas Unidas de Rápida Acción, junto al personal de la división de inteligencia de Fajardo, llevaron a cabo una intervención en la Marina Sardinera de ese municipio.

El comunicado destaca que en el lugar se ubicaba una embarcación marca Donzi, de 9 metros de eslora, la cual tenía en su interior 7 bultos de color azul y negro que contenían 204 bloques de cocaína.

Agentes de la Administración para el Control de Drogas (DEA, en inglés) se hicieron cargo de la investigación.

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En ce moment, les suspects sont  à Puerto Caldera à Puntarenas, a informé une source concernée par cette affaire à CRHoy.com. 

Ce sont 3 Costaricains, 2 Equatoriens et un Guatémaltèque, tous venus d’Amérique du Sud et arrêtés alors qu’ils se trouvaient à 150 miles nautiques de Quepos à Puntarenas.

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January 4, 2021

St. Louis man sentenced to 20 years for drug-related murder

ST. LOUIS – U.S. District Judge Catherine D. Perry sentenced Armond Calvin to 240 months in prison today for one count of conspiracy to distribute fentanyl and one count of using a firearm to commit murder in furtherance of a drug trafficking crime. Calvin, 22, of St. Louis City, previously pleaded guilty on October 5, 2020.

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January 4, 2021

South Texas siblings plead guilty for their roles in marijuana smuggling venture

LAREDO, Texas – Two South Texas men have admitted they organized the smuggling of approximately 170 kilograms of marijuana from El Cenizo to Laredo, announced Drug Enforcement Administration (DEA) Special Agent in Charge Steven S. Whipple and U.S. Attorney Ryan K. Patrick.

Roberto Chavarria, 38, pleaded guilty today, while his brother  – Daniel Chavarria, 35, entered his plea Dec. 1, 2020. The El Cenizo men admitted to conspiring to possess with intent to distribute marijuana.

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January 4, 2021

St. Louis man sentenced to 25 years for heroin, cocaine distribution

ST. LOUIS – U.S. District Judge Ronnie L. White sentenced Robert Hill to 25 years in prison today for drug distribution and being a felon in possession of a firearm.

A jury had convicted Hill on Sept. 16, 2020 of one count of conspiracy to possess with intent to distribute heroin and cocaine, and one count of felon in possession of a firearm .

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En las últimas horas, en uno de los primeros operativos del año contra el tráfico de drogas se decomisaron cerca de tres toneladas de cocaína que tenían destinos internacionales.

La Policía Nacional de Colombia a través de la Dirección de Antinarcóticos y en cooperación con la Agencia Antidrogas D.E.A, Guardacostas de los Estados Unidos y la Armada de República Dominicana, logró realizar en aguas internacionales mediante tres operativos, la captura de ocho personas y la incautación 2.750 kilos de cocaína. Al mismo tiempo, se incauta un material de guerra en la Alta Guajira”, indicó la Policía.

El operativo que se dio en Colombia y aguas internacionales dejó a ocho personas capturadas, según las autoridades.

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A l’origine, c’est l’action des deux cotés de l’Atlantique de policiers et d’agents infiltrés, cornaqués par la DEA, l’agence anti-drogue américaine, qui ont surveillé le manège de ces trafiquants internationaux et permit le procès sous haute sécurité qui s’est ouvert ce matin devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.

En novembre 2017, c’est une tonne 300 de cocaïne qui a été découverte dans une villa de Lacanau par les hommes du défunt OCRTIS, depuis rebaptisé OFAST.

Le renseignement, bien que remis en question par les fans des nouvelles technologies, reste indispensable aux régaliennes pour tenter de remplir la mission dont elles ont la charge.

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Au cours d’une opération spéciale, le FSB et la DEA (Drug Enforcement Administration) ont démantelé un réseau de contrebande de cocaïne d’Amérique du Sud destinée à la Russie et au reste de l’Europe.

Au moins 330 kilogrammes de cocaïne ont été saisis.

Déroulement de l’opération

En mai, dans le cadre de la première opération conjointe avec le DEA à Saint-Pétersbourg, un dealer a été arrêté et un kilogramme de cocaïne a été saisi. Un mois plus tard, les services spéciaux ont arrêté les participants et l’un des organisateurs du groupe criminel alors qu’ils tentaient de vendre de la drogue. Les agents du FSB ont réussi à saisir 34 kilogrammes de cocaïne. Au stade final de l’opération, en novembre 2020, une cache a été trouvée dans la région de Moscou. Au cours de la perquisition, au moins 295 kilogrammes de drogue ont été trouvés.

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December 23, 2020

10 Arrested in McAlester for Federal Drug Trafficking Charges

MUSKOGEE, OKLAHOMA – The DEA announced today that ten defendants have been indicted for their roles in a conspiracy to distribute and possess with the intent to distribute heroin and methamphetamine in the Eastern District of Oklahoma and elsewhere.

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Al revelar las cifras, el ministro de Defensa destacó que entre el primero de enero y el 17 de diciembre de 2020, fueron incautadas más de 486 toneladas de clorhidrato de cocaína; decomisadas más de 508 toneladas de marihuana, y destruidas más de 5.412 infraestructuras para la producción de drogas ilícita

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La participation des Mozambicains au trafic d’héroïne et cocaïne est devenue une des composantes du PIB du pays.

Venant par voie maritime d’ Afghanistan via le Pakistan, avec transit par Dar-es-Salam, Zanzibar, Mocímboa da Praia et Pemba et destination pour l’Afrique du Sud et l’Europe, ce trafic se renforce depuis le milieu des années 1990, avec des flux annuels compris entre 10 et 40 tonnes.

Plus récemment, il a été rejoint par le trafic de cocaïne de Colombie via le Brésil, avec des plaques tournantes à Durban et Maputo, vers Pemba et Zanzibar, à destination de l’Europe. L’estimation basse des flux de coke se situerait aux alentours de 20 tonnes para an.

Corruption des autorités locales

Le rôle du Mozambique, qui dispose de plus de 2 400 km de côtes sur l’océan Indien, inquiète depuis des années les chancelleries occidentales. Dès 2009, des télégrammes diplomatiques américains révélés par WikiLeaks avaient fait du pays la « deuxième place africaine la plus active pour le transit des narcotiques » après la Guinée-Bissau. « Pas tout à fait un narco-Etat corrompu, mais la tendance est inquiétante », avait estimé l’un d’eux.

Selon John Hanlon, la situation ne s’est pas améliorée. « Depuis vingt-cinq ans, le trafic est contrôlé par quelques familles de commerçants locaux et étroitement régulé par le Frelimo, le parti au pouvoir », écrit le chercheur. La corruption des autorités locales et leur manque de moyens empêchent de lutter efficacement contre le trafic. « Certaines compagnies [maritimes] ne sont pas contrôlées et la corruption règle tous les problèmes », note M. Hanlon, ajoutant que « le Mozambique ne dispose pas de garde-côtes ».

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Las fiestas navideñas siempre han sido fechas clave en el calendario de los narcos, que se ven desbordados por una mayor demanda y tienen que trabajar a destajo. Una tradición que también obliga a la Policía a estar alerta. La isla de Lanzarote ha sido esta semana el epicentro de una importante operación en la que cayeron seis integrantes de una potente red de narcos dirigida por individuos de nacionalidad croata que introducía cocaína en el archipiélago canario.

Esta operación conjunta de la Policía Nacional, Guardia Civil y Agencia Tributaria contó con la colaboración de la agencia antidroga de EE UU (DEA). Entre los detenidos figura un histórico lanchero gallego, Emiliano Bermúdez Montero, con amplios antecedentes en el tráfico de cocaína y hachís. Él era el encargado del desembarco de la droga del barco nodriza, fletado por la organización que tenía conexiones con cárteles sudamericanos que les proporcionaban la mercancía de forma habitual.

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Veysel Filiz, lobbyiste de la coalition AKP/MHP au pouvoir en Turquie, a été arrêté, début décembre, avec une centaine de kilos d’héroïne dans ses bagages, alors qu’il tentait d’entrer sur le territoire de l’Union européenne. Anciennement vice-président du Cojep (organisation pro-Erdogan en Europe), puis attaché de presse de l’ambassade de Turquie à Bruxelles, il avait été expulsé par la Belgique en raison de ses activités d’espionnage.

Diplômé en turcologie à l’université de Strasbourg, Veysel Filiz faisait depuis des années du lobbying pour le régime d’Erdoğan en Europe.

Espionnage pour le régime turc

Sa tâche, non officielle, consistait à recueillir des informations sur les opposants au régime d’Erdogan en Europe, en particulier sur les Kurdes, et à communiquer ces informations à Ankara. En 2017, la police belge a découvert que Filiz menaçait des militants de l’opposition vivant en Europe à partir de comptes sociaux enregistrés sous de faux noms.

Porte-parole de l’association de lobbying islamiste EMISCO

En Europe, le lobbyiste de l’AKP a également été le porte-parole de l’Initiative musulmane européenne pour la cohésion sociale (EMISCO). Son nom est apparu pour la dernière fois sur le site web de l’association islamiste, le 29 mars 2020, lorsqu’il a soutenu Ahmet Mete, un prédicateur pomak condamné en Grèce pour incitation à l’antisémitisme.

Le 9 décembre, l’agent turc a été arrêté par hasard à la frontière bulgare, avec une centaine de kilos d’héroïne d’une valeur de cinq millions d’euros. L’affaire n’a été révélée que maintenant, car les autorités turques ont tout fait pour dissimuler l’événement.

Contrairement à l’ordinaire, cette grosse saisie de drogue n’a pas été étalée dans la presse.

Le fils de l’intéressé, Fatih Filiz, parle d’un “complot” contre son père, disant qu’il sera bientôt libéré. Reste à savoir s’il peut espérer une amnistie similaire à celle dont a bénéficié récemment le parrain de la mafia et du crime organisé, Alaattin Çakıcı.

Les Loups gris et la mafia de la drogue

Plusieurs recherches menées au cours des dernières années ont démontré l’implication des régimes turcs successifs dans le trafic de drogue vers l’Europe, ce depuis les années 1970.

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Así lo asegura la Polícia Federal de Brasil, el cuerpo de seguridad que le sigue los pasos desde que ostentaba un alto cargo en las fuerzas armadas de su país, mucho antes de aparecer en escena en Pontevedra.

El Mayor Carvalho, que para la Policía Nacional empezó siendo el surinamés Paul Wouter (identidad que utilizó incluso para simular su muerte hace apenas unas semanas), es sin duda uno de los narcotraficantes más poderosos que jamás han pisado las Rías Baixas. « Es más poderoso que cualquiera de los grandes capos gallegos, y eso es decir mucho« . Palabra de una autoridad de la máxima relevancia en la materia.

El caso es que el Mayor consiguió maniobrar para salir de prisión tras ser detenido por el Greco Galicia en el marco de la operación Barranca-Bermeja en agosto de 2018.

Siguió organizando envíos colosales de cocaína desde España. Dos años y medio después ya no se cree que se esconda en la mansión de Jacinto Santos Viñas a los pies del monte Castrove, donde, según la Policía, se alojaba cuando cerraba tratos con las mafias gallegas. Tampoco en ninguna de sus lujosas propiedades de Marbella ni de Lisboa, último paradero en el que se le sitúa en la Península. De allí se esfumó a principios de noviembre, cuando explotó la operación Enterprise. La Polícia Federal le quiso poner el cascabel al gato. Y el Mayor no dudó en abandonar su centro de operaciones de la capital lusa dejando atrás 12 millones de euros en efectivo. Minucias para alguien que organiza en menos de tres años alijos valorados en 1.500 millones de euros.

En febrero de 2021, Sergio Roberto de Carvalho debería ser juzgado en Pontevedra por intentar colar 1.700 kilos al lado del citado Santos Viñas y de un puñado de narcos más. Interpol le busca por medio mundo. Le sitúan en Emiratos Árabes y en países de la esfera rusa. Parece poco probable que se enfrente a la justicia en la Audiencia. El fiscal Antidroga pediría para él 13 años de cárcel, poca cosa si se compara con lo que le esperaría si cayese en manos de las autoridades de su país. Los policías españoles se tiran de los pelos sabiendo que consiguieron atraparle y meterle entre rejas. No sabían bien de su poder.

Ahora ya lo conocen.

Los antidroga brasileños efectúan una precisa radiografía de la organización liderada por el Mayor. Le sitúan en la cúspide de un auténtico cártel con más de un centenar de personas a su servicio que operarían en compartimentos estanco, dando cuentas cada uno de ellos solo a su superior directo.

La primera premisa de Carvalho siempre ha sido eludir una persecución por parte de Estados Unidos y su poderosa Drug Enforcement Administration (DEA).

Es por ello que fijó su mercado en el igualmente lucrativo Viejo Continente.

Para desarrollar su actividad domina, en primer lugar, las zonas de producción de hoja de coca y los laboratorios en origen. Tiene control sobre varios puntos clave en distintos países sudamericanos, con flotas de aviones y camiones para los traslados. Paraguay y Bolivia son dos de esos puntos, pero también Perú y Colombia, según los investigadores.

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Le Mexique vient de voter discrètement une loi qui pourrait avoir d’importantes répercussions sur la lutte internationale contre le narcotrafic. Sous couvert d’une nécessaire révision des prérogatives des agents des forces de l’ordre étrangères au Mexique, la loi entrave drastiquement leur travail, dénoncent les experts à l’unisson.

Le texte affecte en particulier le travail de la DEA, l’agence anti-drogues américaine qui a 50 agents au Mexique. Il prévoit que les agents étrangers devront transmettre les renseignements récoltés à un panel d’autorités mexicaines.

Tout fonctionnaire mexicain devra rédiger un rapport après chaque contact avec un agent étranger. Intenable, avertit l’ex-agent de la DEA Mike Vigil : « Cela n’arrivera pas. Dans le passé nous avons transmis des informations qui ont été filtrées aux cartels. Et cela met en danger nos informateurs et nos enquêtes. D’autre part je peux garantir que les fonctionnaires mexicains cesseront de prendre les appels de la DEA car ils ne veulent pas remplir de rapport à chaque fois. Tout cela va limiter les échanges d’informations. »

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December 18, 2020

Meth “mules” plead guilty in 23-kilo bust on I-75

MACON, Ga. Two women arrested in possession of more than 23 kilos of methamphetamine during a traffic stop on I-75 have pleaded guilty to possession with intent to distribute methamphetamine and are both facing a maximum twenty years in prison for their crimes, said Peter D.


December 17, 2020

DEA launches “Secure Your Meds” winter campaign

OMAHA, Nebraska – As part of its continuing efforts to reduce drug misuse and overdose, the Drug Enforcement Administration (DEA) is launching a winter campaign urging the public to “Secure Your Meds.” The current health crisis has magnified the importance of addressing the issue of prescription-drug misuse.


December 17, 2020

St. Louis man gets 15 years for drug trafficking at Clinton-Peabody Housing Complex

ST. LOUIS – Demetrius Tyrese Johnson was sentenced today to 180 months in prison. The 26-year-old St. Louis, Missouri, resident pleaded guilty to one count of conspiracy to distribute fentanyl and one count of felon in possession of a firearm.

Johnson was involved in a conspiracy to distribute more than 400 grams of fentanyl centered on the Clinton-Peabody housing complex in the City of St. Louis.


December 17, 2020

Kansas City man pleads guilty to meth conspiracy

JEFFERSON CITY, Mo. – A Kansas City, Missouri, man pleaded guilty in federal court today to his role in a conspiracy to distribute methamphetamine in Camden County, Missouri.

Stephen Joseph Sanchez, 35, pleaded guilty before U.S. Magistrate Judge Willie J. Epps Jr. to one count of conspiracy to distribute methamphetamine. Co-defendant Jo Marie Pollina, 37, of Kansas City, Mo.  pleaded guilty to the same charge on June 30, 2020.


December 16, 2020

Eight East Bay residents charged with crimes related to drug distribution scheme

SAN FRANCISCO – A federal grand jury indicted seven East Bay residents, charging them with crimes related to a scheme to supply drug users and dealers in San Francisco’s Tenderloin District with narcotics, including fentanyl and heroin, announced United States Attorney David L. Anderson, Drug Enforcement Administration (DEA) Special Agent in Charge Daniel C.


December 16, 2020

Il est 4h30 du matin et Amrullah Khan est en train de prier chez lui avant de se rendre dans son champ de pavot. Il vit dans le district peu sûr de Khogyani, dans l’est de la province de Nangarhar.

Il a appris à cultiver de son père, et ce dernier du sien, et il a formé ses enfants à l’art de cette plante interdite, sur laquelle ils ont commencés à travailler vers l’âge de dix ans. Amrullah est l’un des 590 000 paysans qui ont fait de l’Afghanistan le premier vendeur mondial d’opium, produit de cette fleur.

«C’est la chose la plus dure qui soit», dit celui qui nourrit les 13 membres de sa famille avec la vente de la résine: «Il faut travailler pendant des mois du matin à l’après-midi, cela nuit à la santé et ruine l’avenir de nos enfants« .

Vêtus de leurs vêtements les plus anciens, qui seront bientôt rendus inutiles par le brun intense de la résine, les ouvriers commencent à faire des incisions dans les capsules, d’où ils extraient ce qu’on appelle le «lait de pavot».

L’opium est vendu secrètement. Il est révolu le temps où cela se faisait ouvertement « à la campagne ou dans les bazars locaux ». Maintenant, les « négociants » s’approchent discrètement du village, ou les agriculteurs eux-mêmes transportent le pavot «secrètement dans les zones d’insécurité et contrôlées par les talibans». Ce qui ne manque pas, ce sont les acheteurs. « Tout le monde est impliqué pour gagner quelques centimes, que ce soit des responsables gouvernementaux, des talibans ou des trafiquants de drogue« , dit Amrullah.

La récolte est souvent interrompue par des combats entre les forces de sécurité afghanes, les talibans et le groupe djihadiste État islamique (EI). On ne sait jamais d’où vient la dernière rafale de tirs qui les force à courir.

La culture du pavot n’a pas été bonne cette année et Amrullah n’a fait que 400 $ de sa vente, contre 2000 $ l’an dernier. L’argent obtenu couvre à peine les engrais et la main-d’œuvre, il demandera donc à un trafiquant de drogue une avance pour la prochaine récolte.

Depuis la chute du régime taliban en 2001 grâce à l’invasion américaine, le gouvernement afghan et la communauté internationale ont dépensé plus de 9 milliards de dollars pour mettre fin à la culture de l’opium, sans succès.

L’Afghanistan est toujours le producteur de 80% de l’héroïne mondiale

Selon les données de l’Office des Nations Unies contre le crime et la drogue (ONUDC), la production de pavot n’a fait qu’augmenter: de 185 tonnes en 2001 sous le régime des Taliban et de 3400 tonnes en 2002 (première récolte en présence des forces étrangères), à 6400 tonnes en 2019. Les surfaces occupées pour la culture du pavot sont passées de 800 hectares en 2001 à 163000 en 2019. On peut donc se poser de sérieuses questions sur l’action des organismes en charge de la lutte contre les stups!

L’insécurité serait une des raisons de l’échec des programmes de lutte contre les stupéfiants

« 83% de la culture a lieu dans des zones dangereuses contrôlées par les talibans facilite le trafic de drogue », souligne le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Tariq Arian.

La police afghane, avec le soutien des forces américaines, a détruit un total de 500 laboratoires de traitement de la drogue entre 2009 et 2019 par des frappes aériennes, des opérations spéciales et la campagne médiatique « Iron Tempest » entre 2017 et 2018 menée par les États-Unis.

Les talibans tirent environ 200 millions de dollars par an de la vente de drogue, un montant, selon les données de l’armée américaine, supérieur à ce dont ils ont besoin pour couvrir les dépenses de leur guerre contre les troupes internationales et locales.

Les talibans nient toute implication

« L’émirat islamique – comme aiment s’appeler les talibans, n’a rien à voir avec la culture, le trafic et les autres activités liées à la drogue », a déclaré à EFE le principal porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid.

Le Narco Malang Amani (le nom a été changé) est un trafiquant de drogue de niveau intermédiaire. Il achète généralement de petites quantités d’opium à des commerçants locaux ou directement à des agriculteurs de confiance dans l’est de l’Afghanistan. Amani, 59 ans, a passé les 18 dernières années dans le business et le trafic de drogue et regrette l’époque après l’effondrement du régime taliban où la contrebande était « facile et rentable« .  » On pouvait conduire une voiture remplie d’opium à 600 kilomètres de Nangarhar au sud de Kandahar sans problèmes, en payant à la police «une petite somme ou un cadeau» « .

Ces dernières années, cependant, les « expéditions » ne pèsent plus que 20, 30 voire 50 kilos dans le meilleur des cas, et en plus « il faut changer plusieurs fois de voiture, utiliser de fausses plaques d’immatriculation, des fausses cartes d’identité et même porter une kalachnikov« .

Dans le sud de l’Afghanistan, les gros trafiquants de drogue achètent de l’opium à des intermédiaires comme Amani, des transactions qui sont toujours effectuées dans des zones dangereuses et donc cachées. Une fois les différentes livraisons intermédiaires rassemblées, elles sont ensuite expédiées en gros envois à travers les zones contrôlées par les Taliban vers le Pakistan et l’Iran.

La  frontière s’étend sur de 900 kilomètres entre les deux pays voisins

 

L’Iran, la première base logistique

En Iran,  les gardes-frontières ont construit des fossés entourés de barbelés, des murs et des tours de guet sur la ligne de 900 kilomètres entre les deux pays voisins. Soutenus par la Police Anti-Narcotiques, ils se consacrent principalement à empêcher les drogues d’entrer dans leur pays. Au cours des trois dernières décennies, ils auraient démantelé quelque 50 000 gangs.

Les provinces les plus actives sont le Sistan et le Baloutchistan et le Sud-Khorasan, dans le sud-est du pays. C’est la route terrestre traditionnelle, à laquelle il faut ajouter la route maritime, qui a son épicentre dans la région sud d’Hormozgan, dans le golfe Persique.

Il existe d’autres routes hors d’Afghanistan pour l’héroïne, l’opium et les amphétamines, entre autres drogues: vers le nord et l’ouest du pays, via le Pakistan ou vers le sud via l’océan Indien; mais ce sont des itinéraires plus longs qui impliquent des difficultés et nécessitent des capacités plus grandes.

« La route la plus proche de l’Europe est celle qui mène aux frontières de la République islamique d’Iran avec la Turquie et pour les passeurs, il est important que les drogues arrivent plus rapidement« , explique le chef de la police anti-stupéfiants iranienne, le brigadier général Mohammad Massoud Zahedian.

Les chiffres sont frappants. Au cours de la seule année 1398 du calendrier persan (jusqu’au 20 mars 2020), les forces iraniennes ont saisi 950 tonnes de drogue, 150 de plus que l’année précédente. 80% étaient de l’opium et le reste de l’héroïne, de la morphine et du cristal. Il y a eu 2 319 opérations et 1 886 gangs de drogue démantelés, selon les données du quartier général iranien de contrôle des drogues.

Mohammad Massoud Zahedian précise que l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime sait que l’Iran saisit plus de 90% de l’opium dans le monde, 26% d’héroïne et 48% de morphine. Pour la République islamique d’Iran, la  lutte est constante en essayant d’empêcher l’entrée sur notre territoire et de l’utiliser comme voie de transit.
Cet effort, ajout-t-il, est entravé par la faible aide internationale, à la fois financière et logistique, et par les sanctions des États-Unis, qui empêchent l’Iran d’acquérir les équipements nécessaires et modernes, notamment pour lutter contre le trafic sur la voie maritime du golfe Persique. qui est en plein essor.

La coopération est étroite avec d’autres pays touchés tels que le Pakistan et l’Afghanistan, dont le siège de coordination est situé à Téhéran. La surveillance des trafiquants de drogue commence au point de production et se termine au point de consommation afin de mener des opérations conjointes qui démantèlent l’ensemble du réseau de contrebande.

Ces réseaux ont parfois des liens avec le terrorisme, ce qui ajoute du danger aux opérations: «Des groupes djihadistes comme Daesh et Yeish al Adl vendent de la drogue pour couvrir leurs dépenses et l’acquisition d’armes», explique Mohammad Massoud Zahedian , ajoutant « Cette bataille pèse lourdement sur l’Iran. 3 850 membres du personnel de sécurité sont morts dans des opérations de lutte contre le trafic de drogue au cours des trois dernières décennies et quelque 12 000 ont été handicapés. Quelque 700 millions de dollars ont également été dépensés pour sécuriser nos frontières »

Mais ces drogues n’arrivent pas en Iran uniquement pour être transporté. «Nous avons 2 millions de toxicomanes en Iran», admet Abás Deilamizadeh, directeur de l’ONG «Tavalode Dobareh» , qui travaille dans des programmes de désintoxication depuis deux décennies. À ces deux millions s’ajoutent 800 000 consommateurs occasionnels. En Iran, l’opium était fumé dans une pipe. Aujourd’hui, comme dans le reste du monde, l’héroïne et le crystal sont ses formes les plus demandées.

Depuis la fin du siècle dernier, l’héroïne a dévasté plusieurs générations aux États-Unis

Un énorme camion à ordures s’arrête avec le moteur en marche devant un centre de traitement de la toxicomanie à Baltimore, aux États-Unis, où le Dr Jordan Narhas-Vigon attend. Le chauffeur, un homme d’âge moyen, sort nerveusement, demande l’ordonnance et revient au véhicule en courant.

« Le problème de l’héroïne est profondément enraciné. Un des patients que nous avons traités m’a dit qu’il en consommait depuis l’âge de 11 ans. Et maintenant, il a 50 ans, travaille et continue de lutter contre la toxicomanie« , explique le médecin. Les problèmes d’héroïne, dans de nombreux cas, passent des grands-parents, aux parents et aux enfants.

L’équipe médicale qui est installée à l’extérieur du centre de détention de la ville de Baltimore, compte près d’un millier de détenus, dont beaucoup attendent d’être jugés. A mi-chemin entre Philadelphie et Washington, Baltimore, avec près de 2,5 millions d’habitants, est l’un des épicentres historiques de la consommation d’héroïne sur la côte Est. Et il y a des histoires similaires à Boston, New York, Atlanta, Cleveland ou Pittsburgh.

Plus de 750 000 personnes sont mortes de surdose depuis 1999 en grande majorité à cause des opiacés, selon les données du Center for Disease Control (CDC) et plus de 71000 rien qu’en 2019.

L’héroïne est dans les rues des États-Unis depuis 1970, la plupart en provenance d’Asie du Sud-Est

Le marché a changé récemment avec l’entrée du Mexique comme principal fournisseur et l’arrivée du fentanyl, un opiacé utilisé pour traiter la douleur causée par le cancer, entre autres maladies. On estime qu’elle est jusqu’à 50 fois plus puissante que l’héroïne.

Les cartels mexicains, selon deux hauts responsables de la DEA (Drug Enforcement Administration) des États-Unis, se sont simplement adaptés à la demande. Pour ce faire, ils ont augmenté leur capacité de culture du pavot dans leur Triangle d’Or, qui regroupe les États de Sinaloa, Chihuahua et Durango, près de la frontière américaine.

Augmentation du surdosage

Petit à petit, se perdant dans ses pensées, les «clients» apparaissent. Les voitures sur l’autoroute voisine bourdonnent comme des moustiques à côté du fourgon du Behavioral Health Leadership Institute (BHLI), une organisation non gouvernementale dédiée à fournir des services de santé aux toxicomanes les plus vulnérables QUI  prescrit principalement des médicaments, car très peu bénéficient d’une couverture médicale, et propose des inhalateurs de «narcan» (naloxone), le médicament utilisé pour traiter les surdoses d’opiacés.

Aux commandes, Deborah Agus, sa directrice, une petite avocate énergique qui parle sans arrêt: avec des «clients», comme elle appelle les patients; avec les agents de la prison qui vont et viennent, avec les policiers qui vont et viennent; même avec les quelques marcheurs.

« Nous sommes une vieille ville typique, urbaine et sur la côte est. Avec des problèmes liés aux niveaux élevés de pauvreté, aux questions raciales, au manque de financement fédéral et étatique pour l’éducation, et au fil des ans, il y a eu des problèmes avec la police, des émeutes… » dit-elle.

«Il y a toujours eu des problèmes de consommation d’héroïne à Baltimore, mais, comme ailleurs, on n’y a pas prêté attention jusqu’à ce que les garçons de familles blanches aisées commencent à faire une surdose. C’était un problème caché», explique Deborah Agus. Et c’est toujours le cas: « Pendant la pandémie, les décès par surdose ont de nouveau augmenté de façon spectaculaire. »

Maintenant, en plus, la rue exige un mélange de stupéfiants. « Fentanyl avec de l’héroïne, avec de la marijuana, avec n’importe quoi« , quelque chose d’extrêmement dangereux qui augmente le risque de surdose.

Rapport de Baber Khan Sahel (Khogyani), Marina Villén et Artemis Razmipour (Téhéran), Alfonso Fernández (Baltimore). Edité par Moncho Torres, Susana Samhan, Raquel Godos et Javier Marín.

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L’embarcation qui est arrivée sur l’Atoll d’Ailuk

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Les policiers des Îles Marshall ont réalisé la plus grosse saisie de cocaïne de leur histoire, à bord d’un bateau qui s’est échoué sans personne à bord sur un atoll après avoir peut-être dérivé pendant un an ou deux.

Le procureur général Richard Hickson a précisé mercredi que le bateau de 5,5 mètres avait été découvert la semaine dernière sur l’atoll d’Ailuk, au nord de Majuro.

Il a précisé que cette petite embarcation avait probablement dérivé depuis l’Amérique centrale ou l’Amérique du Sud: « Il se peut qu’elle ait dérivé pendant un an ou deux ».

Les 649 kilos de cocaïne étaient dissimulés dans un compartiment aménagé.

 

Un échantillon de la cocaïne a été récupéré pour expertise par la  DEA, l’Agence américaine de lutte contre les stupéfiants.

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