FRANCE 🇫🇷 (Air cocaïne) : la justice a tranché

Heureux hommes que les pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret, respectivement âgés de 61 et 60 ans, qui après avoir été condamnés en première instance à six ans de prison, le 5 avril 2019 et, contre lesquels lundi, l’avocat général Pierre Cortes, par un raisonnement logique avait requis six ans de prison contre eux deux, ont donc été acquittés.

Ils sont sortis, sans un mot, du palais de justice d’Aix-en-Provence, totalement sonnés par ce verdict annonçant  la fin d’un cauchemar, qui avait débuté en mars 2013 sur l’aéroport de Punta Cana en République Dominicaine alors que 26 valises contenant 700 kilos de cocaïne venaient d’être embarquées dans leur Falcon 50.

Souvenons nous pourtant de Marc Fievet, cet agent infiltré condamné lui, à perpétuité puis à 20 ans en France, sans prise en compte de son temps de détention passée en Espagne, Angleterre et Canada, qui aurait aimé être jugé par une cour d’assises spéciale d’appel, si les autorités douanières ne lui avaient pas déconseillé tout appel qui, d’après elles,  retarderait son élargissement pour privilégier le recours en grâce présidentiel.

La suite, on la connait, le Directeur général de l’époque, un dénommé François Auvigne refusa d’assumer les engagements pris par la Douane française et, somma le directeur de la DNRED Jean Puons de ne plus l’importuner avec cette affaire.

François Auvigne laissa pourrir délibérément Marc Fievet, 9 ans encore dans les meilleurs établissements pénitentiaires français.

Depuis sa sortie en 2005, Fievet se bat pour faire reconnaitre cette triste affaire juridico-administrative malgré le fait que le « Secret défense » soit toujours appliqué sur son dossier.

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Un tribunal francés absolvió este jueves a los dos pilotos del caso « Air cocaína », poniendo así fin a ocho años de un enredo judicial que comenzó en República Dominicana con la incautación de 700 kg de droga en un jet.

Bruno Odos y Pascal Fauret, de 61 y 60 años respectivamente, habían sido condenados en primera instancia a seis años de cárcel en abril de 2019. El lunes el fiscal general Pierre Cortes pidió seis años de prisión para los dos.

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DNRED 🇫🇷 (Douane française): opérations d’infiltration menées par NS 55 pour plus de 100 tonnes de drogues saisies

D’un clic : le tableau des opérations menées par Marc Fievet
Pour l’agent NS 55, pas de félicitations mais silence total des agents de la DNRED comme de la hiérarchie douanière qui ont laissé partir Marc Fievet pour 3.888 jours de détention « non stop » dans quatre pays (Espagne, Angleterre, Canada et France), 23 prisons et 392 cellules !
Aujourd’hui, le dossier de Marc Fievet est toujours classé ‘Secret Défense’

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FRANCE 🇫🇷 : ce que vous n’apprendrez pas en allant au musée de la Douane française à Bordeaux

ESPAGNE 🇪🇸 (Andalousie) : depuis plus de 30 ans, les structures mises en place, la logistique criminelle, les contacts et ramifications avec différents services spéciaux sont toujours d’actualité

NARCOTRAFIC : le trombinoscope des années 90

Carlos Gaston Ferran, dit « Le Grand »

ICI lors d’un séjour en Algérie dans sa jeunesse.


Jean Gilbert Para, un proche collaborateur de Charles Ferran, disparu le 11 mai 2002, dans la région de Ronda en Andalousie. (Son 4X4 a été retrouvé criblé de balles!)

Il était copropriétaire avec Carlos Ferran, Edouard ´Doudou´ Mari-Chica et Abdel Omar (Adiel OUANOUGLU) »Le Chacal » du ´My Lady Palace´ y ´Play Boy´ de Marbella et d’autres établissements similaires à Torremolinos et Benalmádena. Il gérait aussi un restaurant Plaza del Socorro à Ronda.



Adiel OUANOUGLU ou Abdel OMAR, dit « Le Chacal ».

enregistré par les autorités françaises de la DNRED et de l’OCRTIS

« C’est un personnage qui a fait bénéficier la DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, NDLR) comme d’autres services français d’un carnet d’adresses très étoffé« , expliquait Jean-Michel Pillon, chef de bureau au sein de la direction des douanes lors d’une audition devant la brigade financière en mars 2016

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Alain David Benhamou dit ´Doudou´ Mari-Chica

Le beau-frère de Carlos Ferran

ici à Marbella

 


Ricardo RUIZ COOL, commissaire de Police à Estepona (Andalousie) dans les années 90, chargé de la sécurité des GAL sur la Costa del Sol, était un contact très proche de Carlos Ferran. Il mettait à sa disposition le fichier de la Police Nationale espagnole et sécurisait les rendez-vous de Carlos Ferran avec Rafael Vera, le ministre espagnol de la sécurité.

Son adjoint à Estepona, Florentino Villabona Madera pourrait, j’en suis certain nous parler de cette grande époque, s’il n’est pas frappé d’amnésie sélective. Aujourd’hui, il est « Director Adjunto Operativo (DAO) de la Policía »!


Le GAL

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Felipe Gonzalez (au centre), le fondateurs du GAL et ses meilleurs collaborateurs Rafael Vera (à gauche) et José Barrionuevo.

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ESPAGNE (les années sombres du terrorisme et du narcotrafic d’Etat): retour sur les cloaques de Felipe Gonzalez, José Barrionuevo, José Luis Corcuera, Rafael Vera et des mercenaires du GAL

LIRE: NARCO-TERRORISMO (G.A.L.): los mercenarios de la OAS en España.

ET aussi: l’histoire du GAL

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La DNRED était copropriétaire de ce restaurant en bordure de mer à Estepona avec Marc Fievet

Lire plus :
DOUANE FRANÇAISE : quand la DNRED tenait un restaurant à Estepona en Andalousie

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UK 🇬🇧 (Dover Docks) : Friends on coach trip ‘jolly’ to Belgium tried to smuggle 243 kilos of cocaine into UK

A search by Border Force uncovered the cocaine hidden in a specially constructed wastewater tank on the coach

Two men who tried to smuggle 243 kilos of cocaine into the UK on an empty passenger coach are now facing long prison sentences.

St Helens man Christopher Bullows was driving the coach when it was stopped and searched by Border Force officers at Dover Docks in September last year.

Border Force, who are responsible for UK customs controls, found 243 kilos of cocaine worth around £19.4 million hidden in a specially constructed wastewater tank.

Bullows, 50, of Lord Street, St Helens, told National Crime Agency (NCA) investigators that he had taken the coach to Belgium so that the air conditioning system, which was under warranty there, could be repaired. He said that Tucker was a friend and had come along ‘for the jolly’.

Mark Tucker, 53, of Longshaw Street, Blackburn, said he was a mechanic and had joined Bullows on the trip to check on the repairs.

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FRANCE 🇨🇵 (Marseille-Fos) : les gabelous ont même dressé le barème de rémunération de ceux qui flanchent

Une autre inquiétude grandit : que les bassins connaissent une « dérive havraise », où la criminalité organisée a mis le pied dans le port avec la complicité des dockers les plus jeunes.

Pour Guy Jean-Baptiste : « Le renseignement est particulièrement difficile à obtenir dans un port en raison notamment de la puissance des corporations qui y travaillent », relève le directeur des douanes à Marseille.

« Ce n’est pas un scoop qu’il est difficile de travailler sur le port » souffle en écho le patron de la police judiciaire Éric Arella, « pour des raisons que vous connaissez et sur lesquelles je ne m’étendrai pas »

Extrait d’ une enquête d’Olivier-Jourdan Roulot et Xavier Monnier à lire dans le numéro de mai de GQ (en kiosques cette semaine)

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Marc Fievet

 » J’ajouterai qu’hormis l’omerta établie par la peur de représailles qui peuvent aller jusqu’à l’élimination pure et simple de celui qui rencarderait les autorités, qu’elles soient douanières ou policières, le flou de la Perben 2 vis à vis des repentis qui n’offrent aucune garantie à ces derniers et l’exemple accablant de la lâcheté et du manque d’honneur des DG de la Douane Française, toujours en mémoire suite au lâchage de Marc Fievet, cet agent free-lance  infiltré pour le compte de la DNRED et adoubé par le ministre Michel Charasse ne peut encourager des vocations. Ce serait suicidaire !  »

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FRANCE 🇫🇷 (Marseille): ses docks et son trafic conteneur n’entrainant aucune saisie…

COKE SUR LES DOCKS

Dans le plus grand port français, les saisies de drogue sont rares. De là à imaginer que la ville de la French n’existe pas sur la carte d’un trafic mondial, qui explose ? GQ a enquêté dans un des lieux les plus fermés de la cité phocéenne.
 
Entre passé, présent et futur, entre activités traditionnelles et digitalisation, immobilier et data, le port de Marseille cherche un avenir. Curieusement, les statistiques des prises de drogue y sont notoirement faibles depuis des années, contrairement aux autres grands ports européens, où elles explosent. Ça valait le coup d’aller voir et respirer l’air sur les docks, alors qu’il s’agit d’ouvrir de nouveaux horizons à ces 12 km qui ourlent la ville.
C’est ce qu’ont fait Olivier-Jourdan Roulot et  Xavier Monnier.
C’est une enquête à lire dans le numéro de mai de GQ (en kiosques cette semaine).
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EXTRAIT

Un rapport confidentiel de la DNRED (Direction nationale du renseignement douanier) et de  l’OFAST (l’Office anti-stupéfiants), que GQ a pu consulter, est explicite : depuis 2014, à peine 379 kg de cocaïne ont été saisis dans le premier port de France.

Surtout, et pire encore, pas un gramme depuis 2016. Seule une cargaison de 400 kg avait été découverte par un mécanicien lors de la réparation d’un navire à Fos en 2018. Un bilan étonnant alors que la production mondiale de cocaïne explose, que les conteneurs ont les faveurs des trafiquants et que les saisies dans les grands ports européens, d’Algésiras à Barcelone en passant par Anvers ou Rotterdam, se chiffrent chaque année en demi-douzaines voire en dizaines de tonnes.

« Pour les trafiquants, Marseille-Fos représente un important marché potentiel. Il concentre un trafic de plus d’un million de conteneurs et accueille un des premiers armateurs mondiaux, CMA-CGM », s’inquiète le renseignement douanier dans son rapport de 2019 sur le trafic de stupéfiants dans les ports commerciaux français. Avant de tempérer les angoisses naissantes : ce « port de destination finale présente un degré de sensibilité (…) inférieur aux hubs portuaires tels que le port du Havre ». Sur l’ampleur du trafic, il convient néanmoins de rester prudent. « Les saisies s’avèrent assez aléatoires et faibles en nombre, ce qui peut s’expliquer par un trafic de conteneurs moins important et le nombre limité de lignes directes depuis l’Amérique du Sud. » Pour autant, le rapport invite à « s’interroger sur l’exploitation par les trafiquants des lignes sans transborde-ment en provenance des pays du Maghreb et à destination de Marseille-Fos ».
Des lignes jugées « particulièrement à risque ».
Et les rédacteurs de conclure sur les difficultés à obtenir du renseignement, « amplifiées pour la zone de Marseille-Fos, particulièrement difficile à pénétrer ». « Évidemment, de la drogue passe par le port et on en a raté énormément », peste une magistrate du parquet, pointant les obstacles aux investigations : le grand port maritime Marseille-Fos s’étire sur trois sites et d’immenses superficies, notamment à Fos, et les bureaux des services douaniers chargés des enquêtes et du renseignement sont à l’extérieur – même si 220 gabelous travaillent au quotidien dans l’enceinte du port.  » Il faut dire les choses, reprend la parquetière, on n’a aucun informateur sur les quais. »

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C’est pas étonnant qu’il n’y ait aucun informateur qui vienne toquer à la porte de l’Échelon de la DNRED de Marseille quand on sait comment la Douane Française a traité l’un de ses meilleurs infiltrés !

Marc Fievet AKA NS 55 DNRED est un exemple accablant de la lâcheté et du manque d’honneur des DG de la Douane Française puisque malgré des informations de première ordre donnée à la DNRED, la Douane française l’a laissé partir pour une odyssée carcérale de 3888 jours en Espagne, Angleterre, Canada et en France.

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DOUANE FRANÇAISE (DNRED – Années 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1994): qui est donc Marc Fievet ?

LIRE et Video

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FRANCE 🇨🇵 (OFAST) : la « Darmaniphobie » en question

La lutte anti-drogues cible principalement les consommateurs et tend à automatiser la sanction avec des amendes, « au détriment des mesures sanitaires », selon une note publiée mardi par l’Observatoire français des drogues et toxicomanies.

« En Allemagne, on consacre plus de fonds à lutter contre le trafic qu’à interpeller des usagers »

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En FRANCE, aucune protection pour ceux qui luttent contre le narcotrafic

 

Malgré le témoignage de Jean Paul Garcia, attaché douanier en poste à Madrid, devant les magistrats espagnols, précisant que l’agent infiltré Marc Fievet serait plus utile dehors qu’incarcéré…Les autorités douanières françaises, au manque d’honneur avéré, l’ont laissé partir pour un périple carcéral de 3888 jours à travers l’ Espagne, l’Angleterre, le Canada et la France.

Explications avec

DOUANE FRANÇAISE (DNRED – Années 1988, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1994): qui est donc Marc Fievet qui ne peut « zapper » cette période?

 

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FRANCE 🇫🇷 (Douane – DNRED): l’interview de Marc Fievet, aka NS 55 DNRED

Aviseur International

International informant: Quand, en septembre 2007, un avion appartenant à la CIA s’est écrasé au Mexique et l’on a découvert qu’il transportait plus de 4 tonnes de cocaïne, qu’avez-vous pensé ?

Marc Fievet :
Lorsque j’ai lu cette news, j’ai immédiatement pensé que malgré les années qui passent, les gouvernements et les dirigeants des grands services de renseignements utilisaient toujours les mêmes méthodes pour trouver des fonds.

Comment ne pas se souvenir d’Oliver North du temps de Bush père et d’Air America au Vietnam, pour ne citer que ces deux exemples qui sont tombés dans le domaine public.
Ayant travaillé pour la DEA et ayant pu constaté le manque total d’éthique morale des fonctionnaires que j’ai rencontrés, je ne suis pas étonné de ce type de transport par ces avions occupés à plein temps pour « faciliter » le « travail » de la CIA ou…

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PORTUGAL 🇵🇹 (Narco-blanchiment – Coke en stock [CCCXXXIII]) : un gros tas d’euros à Lisbonne

Toutes ces  opérations de transfert de drogue rapportent beaucoup d’argent. Mais on a du mal à se rendre compte de ce que ça représente en tas de billets. Mais maintenant on le sait avec la découverte d’un tas énorme chez un trafiquant, et pas n’importe lequel car c’est lui l’organisateur principal du trafic brésilien vers l’Europe.

Depuis, il se fait passer pour mort, ce dont les policiers ne sont pas du tout persuadés…  En voilà un qui a essayé de détourner les effets mortels du Covid19 pour jouer au fantôme !

L’opération Cavok avait eu des conséquences ailleurs qu’au Brésil, on s’en serait douté avec un trafic international d’une telle ampleur. A Lisbonne, au Portugal, c’est un tas de billets impressionnants que les enquêteurs on trouvé devant eux. Le tas d’euros paraît sans fin en effet, empilé sur deux tables (cf ici à droite) où il tient à peine. « La police judiciaire portugaise a annoncé vendredi (le 27 novembre 2020) la saisie d’environ 12 millions d’euros de billets dans une maison de Lisbonne. Le montant, équivalent à plus de 76 millions de reais, a été trouvé lors d’une perquisition qui fait partie de la branche portugaise ‘Operation Enterprise’, un groupe de travail qui enquête sur un système international de trafic de drogue et de blanchiment d’argent depuis 2017. Selon la police portugaise, l’argent a été retrouvé dans plus de 10 valises dans une voiture à Lisbonne. La justice a également déterminé la saisie de deux maisons au Portugal, qui, ensemble, ont une valeur estimée à 2,5 millions d’euros (voir à la fin du rapport pour d’autres numéros de la task force). L’opération a arrêté 45 personnes depuis lundi, dont 38 rien qu’au Brésil. Au Portugal, où l’action s’appelle «Opération Camaleão», personne n’a été arrêté jusqu’à présent, selon les autorités locales. Avec l’opération, les enquêteurs internationaux estiment avoir démantelé un gang chargé de transporter 45 tonnes de cocaïne en Europe chaque année. Outre la police portugaise, des autorités d’autres pays comme la Belgique, l’Espagne, les Pays-Bas, la Roumanie et les Émirats arabes unis ont participé à l’action. La PF a rempli plus de 200 mandats dans le cadre d’une enquête contre le trafic de drogue. Le dispositif de blanchiment d’argent, toujours selon la PF, impliquait des multimillionnaires au Brésil et à l’étranger avec l’utilisation de plusieurs personnes interposées, appelées oranges, et des sociétés écrans, dans le but de donner une apparence légale au profit du trafic ». L’énorme tas d’argent, lui, appartenant à un trafiquant bien précis… et c’était l’aboutissement, en quelque sorte de l’opération commencée en 2019 au Brésil, et même deux ans auparavant.

Où l’on retrouve nos fameux camions brésiliens

A l’origine, il y a trois ans alors, un cargo au Brésil et un envoi de coke raté : « Le Service fédéral des impôts a déclaré que les enquêtes avaient commencé après une saisie en septembre 2017, lorsque 776 kilogrammes de cocaïne, qui étaient exportés via le port de Paranaguá vers le port d’Anvers, en Belgique, avaient été saisis. A partir de cette appréhension, toujours selon l’IRS, le PF a ouvert une enquête policière et les deux agences publiques ont agi de concert dans les enquêtes jusqu’à découvrir l’organisation criminelle ». A noter que le 19 mars 2020 on avait intercepté au même endroit 766 kg de cocaïne dissimulés dans un chargement de bois au départ pour le Havre (cf les deux photos ci-contre). Le 14 octobre 2019, c’était 1 300 kilos de coke qui avaient été interceptés dans le même port… décidément récidiviste.

A Paranagua la drogue arrivait par… camions, comme le montrait déjà ce rapport de 2014… une enquête qui avait été toute simple : elle avait analysé en effet les urines des camionneurs… « Soixante-deux conducteurs ont été inclus dans l’étude. Les analyses toxicologiques ont montré que 8,1% (intervalle de confiance à 95% [IC], 2,7 à 17,8%) des échantillons d’urine étaient positifs pour les drogues (4,8% pour la cocaïne, 1,6% pour l’amphétamine et 1,6% pour les deux); 8,1% ont déclaré avoir consommé de la drogue au cours des 30 jours précédents dans le questionnaire et un seul a été testé positif pour le médicament dans l’échantillon d’urine. Aucun échantillon n’était positif pour les cannabinoïdes. Au total, au moins 14,5% (IC à 95%, 6,9-25,8%) avaient consommé des drogues illicites au cours des 30 jours précédents sur la base d’auto-déclarations et de tests d’urine. Les conducteurs qui ont déclaré avoir été impliqués dans des accidents de la route l’année précédente ont été plus souvent testés positifs à la détection de drogues dans des échantillons biologiques (P <0,05). » Ici à droite la tonne découverte le 9 juillet 2018. Le 10 juin c’était 390 kilos de chlorhydrate de cocaïne, cachée dans un conteneur chargé de contreplaqué et à destination du port d’Anvers, encore une fois. Le lendemain, le 11, la coke était dissimulée dans le bras mécanique d’une pelle excaveuse qui devait également être envoyée en Belgique. Dans le même conteneur, un tracteur était également transporté. Il y en avait cette fois 881 kilos au total, qu’il a fallu extraire en découpant le fer de la structure avec des meules spéciales apportées par les pompiers !!! Ci-dessous un autre chargement de contreplaqué découvert en Itlalie (avec des trafiquants fans d’History Channel, visiblement (1) !):

L’organisateur principal  du trafic vivait à Marbella

En réalité la police portugaise cherchait autre chose, ou plutôt quelqu’un de précis. Le maître d’œuvre d’une bonne cinquantaine de cargaisons de plus d’une tonne de coke :  « le raid a été mené dans l’espoir de mettre fin au fugitif international, Sérgio Carvalho, 62 ans, soi-disant originaire du Surinam, alias Paul Wouter, un ancien major de la police militaire brésilienne, surnommé «le major», qui est le cerveau derrière un énorme transport de cocaïne qui a été saisi sur la côte galicienne de l’Espagne en 2017, pour lequel une peine de 13 ans de prison a été prononcée par la police espagnole, qui affirme que ses activités criminelles remontent à 1997, alors qu’il était apparemment toujours dans la police brésilienne. Carvalho-Wouters aurait «vécu comme un roi» dans la station balnéaire de luxe espagnole de Marbella, et récemment, des histoires circulaient selon lesquelles il était mort d’un coronavirus et avait été incinéré, une réclamation auprès des autorités n’achetant pas, comme il y en a eu aucune confirmation officielle de sa mort. Luís Neves, chef de la police de PJ, a déclaré que le transport n’était « qu’une petite partie de l’argent provenant du trafic », et qu’il est connu pour être un visiteur régulier à Lisbonne, où ses deux appartements de luxe, d’une valeur d’environ 2,5 millions d’euros, ont ont été confisqués, dans lesquels la police a trouvé « divers comptes bancaires et documents, qui permettront à la police d’avancer encore plus loin », le total cumulé jusqu’à présent récupéré lors des raids antérieurs contre Carvalho se chiffrant à 163 propriétés, 70 voitures, 37 avions et diverses cachettes de trésorerie en Belgique et au Brésil. » Sous le nom de Wouter, il se présentait comme responsable de plusieurs entreprises d’importation de fruits de mer au Maroc et à Dubaï.

Un homme très organisé et très puissant que cet ancien policier brésilien : « jusqu’à six cellules parfaitement équipées fonctionnent à son service, chacune avec une fonction spécifique. Ainsi, il dispose d’un groupe dédié au transport de drogue par bateau, d’un autre qui fournit des infrastructures aériennes (dans l’opération Enterprise plusieurs avions de grande capacité de fret ont été saisis) et jusqu’à trois organisations différentes pour expédier de la cocaïne cachée dans des conteneurs, avec deux ports de départ vers l’Europe: Natal (ici à gauche) et Paraguaná. Ces deux quais étaient les principaux, mais pas les seuls, utilisés par l’organisation. Les autorités judiciaires et policières de Pontevedra sont claires: « Il est plus puissant que n’importe lequel des trafiquants de drogue galiciens » En tant que portes d’entrée vers l’Europe, outre la Galice, le cartel de Carvalho a opéré en Espagne et au Portugal, également en Afrique, en Allemagne, en France, en Italie et même au Danemark, mais surtout il l’a fait via les deux ports ayant le plus de trafiquants de drogue au mètre carré au monde: Rotterdam et Anvers. Les deux sont pleins de taupes. La preuve en est que seuls six des 59 envois attribués au groupe ont été saisis dans les enclaves susmentionnées. La police fédérale, cependant, gère les preuves que 14 autres conteneurs contenant des milliers de kilos de cocaïne saisis à l’origine (au Brésil) étaient destinés à ces endroits. »

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AFGHANISTAN 🇦🇫 (premier producteur d’héroïne au monde) : comment les Etats-Unis ont consolidé un narco-Etat ?

L’Afghanistan, où les talibans avaient éradiqué  en 2001 le pavot, est redevenu la principale source de l’héroïne mondiale tout au long des vingt années d’intervention américaine.

Joe Biden a décidé de mettre fin en Afghanistan, en septembre prochain, à la plus longue guerre de l’histoire des Etats-Unis. Tout a déjà été écrit, et très bien écrit, sur le paradoxe de ce conflit, déclenché pour renverser les talibans, avec qui Washington négocie aujourd’hui les conditions les moins défavorables de son retrait. En revanche, peu d’attention a été accordée au fait que l’Afghanistan, où les talibans étaient parvenus en 2001 à interdire la culture du pavot, est redevenu la principale source de l’héroïne mondiale durant chacune des vingt années de l’intervention américaine. Avec 20% à 30% du PNB afghan liés à l’opium, la République islamique de Kaboul est gangrénée à bien des égards par la production et le trafic de stupéfiants (à titre de comparaison, seuls 6% du PNB colombien étaient liés à la cocaïne au plus fort de l’activité des cartels, à la fin du siècle dernier).

LE RETOUR DES PARRAINS DE L’OPIUM

LES ETATS-UNIS ÉPARGNÉS PAR L’HÉROÏNE AFGHANE

L’héroïne écoulée sur le marché américain vient essentiellement du Mexique, alors que c’est la drogue produite et raffinée en Afghanistan qui fait des ravages en Europe (la France compte plus de 150.000 héroïnomanes).

D’UN CLIC, LIRE l’article de

Relire :

La Mafia albanaise…et la base militaire étasunienne de Bondsteel

et aussi

AFGHANISTAN: les réseaux des barons afghans du trafic d’opium et d’héroïne et le terrorisme

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FRANCE 🇫🇷 (DG de la Douane) : baratiner, manipuler, mentir et savoir se prosterner sont des qualités essentielles pour gravir les échelons

« Le mélange du vrai et du faux est plus faux que le faux lui-même. »

Paul Valery

La hiérarchie douanière continue de nier la réalité de l’action que j’ai menée en tant qu’agent infiltré dans des organisations internationales du narcotrafic.

François Auvigne

Incapables de reconnaître des faits pourtant démontrés, ne serait-ce que par les résultats obtenus, ces hauts fonctionnaires ont perdu tout sens de l’honneur en continuant d’adopter la logique utilisée par François Auvigne l’énarque DG de la Douane qui, refusant de répondre favorablement aux demandes formulées par Jean Puons, le directeur de la DNRED, m’a délibérément précipité dans la dérive juridico-administrative et sa suite carcérale entraînant des dommages familiaux irréparables que j’ai encaissés.

Début avril 2020, je publiais:

FRANCE 🇫🇷 (Énarques, administrateurs civils et douaniers et autres DG de la Douane française): seraient-ils tous des menteurs?

Arrêté du 20 septembre 2005 portant délégation de signature (direction générale des douanes et droits indirects) – Article 19

 » Délégation est donnée à M. Erwan Guilmin, administrateur civil et à Mme Elisabeth Melscoet , inspectrice principale des douanes, à l’effet de signer, au nom du ministre délégué au budget et à la réforme de l’Etat, porte-parole du Gouvernement, toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’Etat, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs ainsi que tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects. »

Le 30 juillet 2010, Erwan Guilmin a été le signataire au nom du Ministre du budget, d’un mémoire de onze pages destiné à transformer l’action menée par Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED, pour permettre de rejeter sa demande d’indemnisation que ses avocats avaient déposée auprès du tribunal administratif.

Michel Charasse au Budget

Après vérifications faites auprès des douaniers du service opérationnel de la DNRED, Erwan Guilmin n’a jamais posé la moindre question concernant l’action de cet aviseur, pourtant considéré par le ministre Michel Charasse et par toute la hiérarchie douanière comme accomplissant une mission d’agent infiltré.

Témoignage de Christian Gatard, chef de l’échelon DNRED de Nantes qui écrira à Marc Fievet le 4 mars 2014:

« Comme je viens de te le dire par tel, j’ai lu ce mémoire dont je n’avais jamais entendu parler, ce qui veut dire que l’on ne m’a jamais consulté depuis mon départ à la retraite en 2006.
Je partage ton analyse globale: j’ai notamment noté que dès les premiers § il est écrit que tu as donné « quelques renseignements » ou quelque chose comme ça. Inutile de te préciser que ton rôle est largement sous estimé. »

Jean Henri Hoguet, (photo à gauche), patron de la DNRED, qui avait organisé le recrutement de Marc Fievet à Gibraltar, n’a jamais été contacté.

Est-ce à dire que l’administrateur civil Erwan Guilmin s’est autorisé à déformer la vérité des faits pour satisfaire les souhaits du directeur général de l’époque Jérôme Fournel (photo à droite)

Certes, la récompense est venue quelques années plus tard lorsqu’Erwan Guilmin a pris la direction de la DOD (Direction des opérations Douanières) à la suite de Vincent Sauvalere.

Comment puis-je aujourd’hui écrire ces quelques lignes ?

C’est qu’il s’avère en effet que l’énarque, administrateur civil, Erwan Guilmin est un faussaire, d’État certes, mais un faussaire quand même, puisque non content d’avoir faussé la totalité de l’action de Marc Fievet auprès de la DNRED, il a quelques années plus tard confirmé sa qualité de faussaire en étant confondu d’avoir modifier délibérément un document classé « Secret Défense » qui démontrait sa connaissance et sa participation à des faits habituellement reprochés aux escrocs internationaux et au monde du crime organisé. De caviardage tout simplement, l’énarque Erwan Guilmin s’est rendu coupable sur un document que l’on devrait considéré comme sacré puisque classé secret défense.

Pour Erwan Guilmin, tout va bien, Jérôme Fournel l’a reclassé à Bercy comme « Chargé de mission à la sous-direction des politiques sociales – Secrétariat général » au Ministère de l’économie et des finances et ce depuis janvier 2018, où il n’apparait jamais.

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Thomas Charvet – Bruxelles

Conseiller Douanes – Contrôle et gestion du risque, accises et autres fiscalités, OMD), Union douanière GUD (législation, systèmes d’information, douane électronique, tarif douanier, accords internationaux, mouvements argent liquide, biens culturels

qui, au nom du ministre chargé des douanes, rédigea les 26 janvier 2012, 17 février 2012 et 30 septembre 2013, trois réponses en défense pour le ministre du Budget sans se renseigner sur la réalité du dossier de Marc Fievet auprès des douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia.

Document incomplet et arrangé, dans lequel les mensonges sont entremêlés savamment au milieu de vérités.

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Elizabeth Melscoet de la DG de la Douane (DGDDI), au nom du ministre chargé des douanes, dans la limite de ses attributions, peut signer toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’État, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs, tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects, les pouvoirs de représentation en justice, les décisions relatives aux demandes de bénéfice de la protection fonctionnelle des agents de l’État ainsi que les habilitations des agents des douanes visées à l’article 64 du code des douanes, à l’article L. 38 du livre des procédures fiscales et à l’article 64 du code des douanes dans ses versions respectivement applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie…. ne posa aucune question aux douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia, concernés par l’affaire de Marc Fievet, AKA NS 55, avant de rédiger le 21 mai 2015 une réponse incomplète, arrangée et mensongère au TA (Tribunal administratif).

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Michel Baron – administrateur des douanes, qui, au nom du ministre chargé des douanes, dans la limite de ses attributions, peut signer toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’Etat, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs, tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects, les pouvoirs de représentation en justice, les décisions relatives aux demandes de bénéfice de la protection fonctionnelle des agents de l’Etat ainsi que les habilitations des agents des douanes visées à l’article 64 du code des douanes, à l’article L. 38 du livre des procédures fiscales et à l’article 64 du code des douanes dans ses versions respectivement applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie…. ne posa aucune question aux douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia, concernés par l’affaire de Marc Fievet, AKA NS 55, avant de rédiger le 19 janvier 2016 une réponse incomplète, arrangée et mensongère au TA (Tribunal administratif).

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A Bercy, l’administrateur civil voyou Erwan Guilmin, l’administrateur civil Thomas Charvet, l’administrateur des douanes Michel Baron comme Elizabeth Melscoet de la DG de la Douane (DGDDI), certainement des grands spécialistes des actions d’infiltration à l’international, ont réécrit l’histoire en interprétant les actions que Marc Fievet a menées pour le compte de la DNRED, dans le seul but de dégager la Douane Française et la DNRED de toutes responsabilités.

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Les NARCONEWS sur TWITTER

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – Douane française) : Marc Fievet, AKA NS 55, était interviewé par « Génération WeeD »

La video

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ÉQUATEUR 🇪🇨 (port de Guayaquil) : saisies de cocaïne, 1,9 tonne pour l’Angleterre 🇬🇧 et 2 tonnes en partance pour les Pays-Bas 🇳🇱

 

Le dimanche 4 avril, des agents anti-narcotiques ont trouvé 1,9 tonne de cocaïne dans un autre conteneur qui allait être chargé sur un navire à destination du Royaume-Uni.  source

Le lundi 5 avril, des policiers ont trouvé 26 sacs de jute contenant 1 854 colis emballés de cocaïne à l’intérieur d’un conteneur dans le port de Guayaquil qui devait être embarquée sur un navire à destination des Pays-Bas, en Europe.

SOURCE

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : l’énarque, inspecteur des finances, Florian Colas, deviendra-t-il le patron de la DNRED ?

C’est Florian COLAS,  directeur de cabinet au Ministère délégué chargé des comptes publics qui devrait prendre les manettes de la DNRED à la suite de la douanière Corinne Cleostrate.

 

Il arriverait à ce poste prestigieux à la suite de Jean Henri Hoguet, Joseph Le Louarn, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Guy Gouin, Jean Paul Garcia les prédécesseurs de Corinne Cleostrate, naturellement tous douaniers de formation et au fait de la réglementation douanière.

Contrairement à la tradition, il est surprenant de constater que ce n’est pas un douanier qui arriverait à la tête de ce service. Doit-on en conclure qu’aucun cadre supérieur de la Douane ne pouvait prétendre à diriger ce prestigieux service ?

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FRANCE 🇫🇷 (Douane Française – DNRED) : comment François Auvigne a démontré sa lâcheté dans la gestion du dossier de NS 55 malgré les demandes de Jean Puons, DI DNRED

Comment l’Etat assassine les lanceurs d’alerte (Quatrième partie)

par

Stéphanie Gibaud

De très nombreux citoyens sont victimes du mensonge de nos dirigeants politiques, économiques, financiers, mais aussi administratifs, militaires, sanitaires.

Les lanceurs d’alerte de tous horizons ont prouvé depuis des années que la vérité fait peur, isole. Il est plus simple de détruire les vies de ceux qui agissent avec leur conscience, avec bienveillance pour le bien de la communauté que de proposer des solutions pérennes. Mais les lanceurs d’alerte au sens de la loi Sapin II ne sont pas les seuls à alerter des dysfonctionnements de l’Etat.

lire l’article

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BELGIQUE 🇧🇪 : quand les gendarmes jouent aux pirates pour rattraper les voleurs !

« Il est clair qu’on ne pouvait pas moralement se permettre de laisser passer certaines choses. Les images sont pires que ce que j’ai déjà vu dans certaines séries » entame Frédéric Van Leeuw. Concrètement ? « Des règlements de compte, des tueurs à gage, des photos de victimes, des personnes qui sont envoyées d’un pays à un autre pour tuer quelqu’un, des messages qui disent que si on ne trouve pas une cible, on s’attaque à la famille. C’est une violence incroyable, un monde où la morale a totalement disparu. »

Les policiers ont intercepté au total 1 milliard de messages, dont la moitié a déjà pu être décryptée à ce stade. Pour donner une idée : 3 millions de messages cryptés, écrits, enregistrements ou photos, s’échangent chaque jour entre les utilisateurs de Sky ECC.

Belgique, plaque tournante du trafic de drogue

Si l’on peut parler en ces termes, 2020 a été une année record : 65 tonnes de cocaïne ont été saisies au port d’Anvers l’an dernier. C’était 62 en 2019 contre 50 en 2018. Un chiffre qui augmente donc d’année en année. Selon plusieurs experts, le port d’Anvers capitalise à lui seul 20 à 25% des importations européennes de cocaïne.

 Frédéric Van Leeuw, procureur fédéral.

« La lutte contre le trafic de drogue devrait devenir une priorité absolue dans le monde entier« , commente le procureur fédéral. « C’est en train de tout pourrir : il y a évidemment le côté catastrophique de la consommation de drogue, mais il y a aussi ces sommes d’argent extravagantes qui pourrissent des systèmes entiers et qui génèrent une extrême violence. La vie n’a plus de valeur avec cet argent. »

Des structures venues de l’étranger et dont les méthodes arrivent en Belgique pour notre interlocuteur : « Je suis allé au Brésil il y a deux ans pour un accord de coopération. Le parquet général de Brasilia m’a présenté des situations de violence que je pensais inimaginables en Belgique. Force est de constater qu’en deux ans, chez nous, les attentats à la grenade et les tirs à la kalachnikov deviennent quasiment hebdomadaires. »

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : retour sur l’affaire Fievet – NS 55 DNRED

Madame la directrice générale de la Douane française Isabelle Braun-Lemaire sera-t-elle comme son prédécesseur lointain l’énarque – IGF François Auvigne et tous ses successeurs qui ont refusé d’assumer les engagements pris par l’administration qu’elle dirige ?

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En France, dans la bibliothèque du Sénat

Elise Lucet :
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.
Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet :Honhon !
Michel Charasse : Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues
Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleursparce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse :On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet ; Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Michel Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

La preuve par l’image:

Quelques années plus tard:


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FRANCE 🇫🇷 (Douane française – DNRED) : l’histoire d’un homme ordinaire devenu presque par hasard agent secret

Après avoir épuisé tous les recours en France, mes avocats ont adressé une requête à la Cour Européenne (CEDH) pour jugement inéquitable (maintien du secret défense sur mon dossier). La requête a été rejetée au bout de 4 ans sans explications et sans avoir motivé ce refus.

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ROYAUME UNI 🇬🇧 (NCA): arrivant à Heathrow la veille de Noël , un étudiant brésilien accusé d’avoir tenté de faire passer de la cocaïne

Luan Irving Dos Santos Monteiro, 30 ans, originaire de Macapá au Brésil, a été interrogé par les enquêteurs de la National Crime Agency après son interception à Heathrow.

Il aurait avalé une centaine de sachets contenant de la cocaïne, pesant au total environ un kilo, avant de prendre un vol au départ de São Paulo.

Dos Santos Monteiro a d’abord été détenu par des agents du HM Customs excise au terminal 4 d’Heathrow avant d’être remis à la NCA.

Il a été accusé d’avoir tenté d’importer de la drogue de classe A le jour de Noël et a comparu devant les magistrats d’Uxbridge le lendemain de Noël. Il a plaidé coupable et a été placé en détention provisoire pour comparaître devant la Crown Court d’Isleworth.

source

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BULGARIE 🇧🇬 / TURQUIE 🇹🇷 (Schengen): Veysel Filiz, lobbyiste d’Erdogan arrêté avec 100 kilos d’héroïne à la frontière de l’UE

Veysel Filiz, lobbyiste de la coalition AKP/MHP au pouvoir en Turquie, a été arrêté, début décembre, avec une centaine de kilos d’héroïne dans ses bagages, alors qu’il tentait d’entrer sur le territoire de l’Union européenne. Anciennement vice-président du Cojep (organisation pro-Erdogan en Europe), puis attaché de presse de l’ambassade de Turquie à Bruxelles, il avait été expulsé par la Belgique en raison de ses activités d’espionnage.

Diplômé en turcologie à l’université de Strasbourg, Veysel Filiz faisait depuis des années du lobbying pour le régime d’Erdoğan en Europe.

Espionnage pour le régime turc

Sa tâche, non officielle, consistait à recueillir des informations sur les opposants au régime d’Erdogan en Europe, en particulier sur les Kurdes, et à communiquer ces informations à Ankara. En 2017, la police belge a découvert que Filiz menaçait des militants de l’opposition vivant en Europe à partir de comptes sociaux enregistrés sous de faux noms.

Porte-parole de l’association de lobbying islamiste EMISCO

En Europe, le lobbyiste de l’AKP a également été le porte-parole de l’Initiative musulmane européenne pour la cohésion sociale (EMISCO). Son nom est apparu pour la dernière fois sur le site web de l’association islamiste, le 29 mars 2020, lorsqu’il a soutenu Ahmet Mete, un prédicateur pomak condamné en Grèce pour incitation à l’antisémitisme.

Le 9 décembre, l’agent turc a été arrêté par hasard à la frontière bulgare, avec une centaine de kilos d’héroïne d’une valeur de cinq millions d’euros. L’affaire n’a été révélée que maintenant, car les autorités turques ont tout fait pour dissimuler l’événement.

Contrairement à l’ordinaire, cette grosse saisie de drogue n’a pas été étalée dans la presse.

Le fils de l’intéressé, Fatih Filiz, parle d’un “complot” contre son père, disant qu’il sera bientôt libéré. Reste à savoir s’il peut espérer une amnistie similaire à celle dont a bénéficié récemment le parrain de la mafia et du crime organisé, Alaattin Çakıcı.

Les Loups gris et la mafia de la drogue

Plusieurs recherches menées au cours des dernières années ont démontré l’implication des régimes turcs successifs dans le trafic de drogue vers l’Europe, ce depuis les années 1970.

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