Les NARCONEWS sur TWITTER

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – Douane française) : Marc Fievet, AKA NS 55, était interviewé par « Génération WeeD »

La video

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ESPAÑA 🇪🇸 (Guardia Civil) : Intento de secuestro a un camionero para conseguir 1.800 kilos de cocaína que transportaba por error en Valencia

Agentes de la Guardia Civil han detenido a cuatro personas como presuntas autoras del intento de secuestro a un camionero , que creía que simplemente transportaba una carga de zumo de piña, pero llevaba también 1.861 kilos de cocaína debido a un error en el reparto de mercancías en el Puerto de Valencia por parte de una red dedicada al tráfico de drogas .

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NARCO-LOGISTIQUE (Maroc 🇲🇦 – Europe 🇪🇺) : le gang « Montparlet » disposait d’une « puissante infrastructure » pour mener ses activités narco-criminelles sur toute la côte andalouse 

L’organisation qui est connue sous le nom de « Monparlet » transportait le haschich à l’intérieur des terres en utilisant le fleuve espagnol Guadalquivir avant de dissimuler les valises marocaines dans des camions de fruits à destination de la France pour approvisionner des revendeurs à travers l’Europe.

Quelque 5.040 kg de résine de cannabis et 230 kg de marijuana (herbe) ont été saisis.

La police a fait savoir que ce vaste réseau disposait d’une « puissante infrastructure » pour mener ses activités de logistique criminelle « sur toute la côte andalouse », et disposait même d’une équipe dédiée à s’assurer que les hors-bord étaient toujours ravitaillés et prêts à démarrer.

« Une branche de l’organisation a lancé les bateaux sur le fleuve Guadalquivir, une autre a convoyé la drogue vers l’Europe dans des camions depuis un entrepôt situé à Dos Hermanas, et une troisième a effectué des opérations de ravitaillement en carburant depuis des marinas situées entre La Línea et Manilva », a indiqué la Garde civile espagnole.

Le gang est également accusé de fournir à d’autres groupes criminels des bateaux, des équipages, de la nourriture et du carburant.

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NARCOTRAFIC MARITIME 🇪🇺: comment inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision?

En France, les contrôles aléatoires sont tellement rares que la sécurité est remise en cause et nos savants continuent de réfléchir et de se refiler le dossier de ministères en ministères puis de services en services pour savoir si l’on va équiper nos ports de systèmes performants de contrôles qui existent !

Que du bonheur pour les narcos qui savent pouvoir compter sur le pinaillage des administrations françaises pour les laisser continuer à exporter des cargaisons de drogues.

Le groupe américain ADVANCED WARNING SYSTEMS INC a proposé le dernier système de numérisation automatique IGRIS (INELASTIC GAMMA RAY IMAGING SYSTEM) utilisé par le Pentagone pour inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision.

La nouvelle technologie IGRIS est utilisée par ‘Le Pentagone’, le ministère américain de la Défense (Joint Improvised Explosive Device Defeat Organization – JIEDDO).

Selon les explications fournies, le système IGRIS, grâce à ses générateurs de neutrons scanne la cible avec plus d’un million neutrons par seconde, ce qui permet de divulguer des détails précis (niveau moléculaire) de tout le contenu des conteneurs et strictement avec un système tridimensionnel précis et à une vitesse de 25km/h.

Le système de contrôle central envoie également une notification immédiate aux douanes, aux services de sécurité, aux organes de contrôle des drogues, aux départements ministériels et aux ministères souverains concernés.
Ce système devrait être adopté dans les ports, les aéroports et les postes frontières de tous les États responsables et conscients des graves perturbations causées par les fraudes, le narcotrafic et le terrorisme dans le monde d’aujourd’hui.

Les seuls à détecter les céramiques et autres polymères (couteau, armes à feu, etc…)

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OCÉAN ATLANTIQUE 🇪🇸 (sud Canaries – opération AVIO) : le SVA intercepte l’ALBATROS, bateau de pêche battant pavillon panaméen, chargé de 18 tonnes 985 kilos de haschich

L’Agence fiscale a intercepté au sud des îles Canaries, un navire de pêche battant pavillon panaméen qui transportait 18 985 kilos de haschich. Ils ont arrêté ses trois membres d’équipage, de nationalité ukrainienne.

L’opération dite «  Avio  », réalisée par le service de surveillance douanière basé à Las Palmas de Gran Canaria, s’est achevée samedi matin.

L’action opérationnelle a commencé vendredi dernier, 26 mars, et s’est terminée dans les premières heures de samedi avec l’interception du navire de pêche, nommé «  Albatros Guard VSL  », alors qu’il se trouvait à environ 170 milles au sud-ouest de l’île de Gran Canaria, naviguant dans les eaux internationales, comme indiqué par l’Agence fiscale.

Le bateau saisi et gardé par le patrouilleur «  Sacre  », est arrivé dimanche après-midi à la base navale de Las Palmas.

L’enquête a été menée par les zones régionales de surveillance douanière de Galice et des îles Canaries, avec la collaboration du Centre d’analyse et d’opérations maritimes (MAOC-N), du Centre de renseignement contre le terrorisme et la criminalité organisée (CITCO ) et la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED).

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BRÉSIL 🇧🇷 (justice militaire de Brasilia) : arrestation des complices du militaire qui a emmené de la cocaïne en Espagne dans dans l’avion de réserve du président Jair Bolsonaro

Brasilia, 18 mars (EFE)

Les autorités brésiliennes ont arrêté trois membres de l’armée de l’air brésilienne et une femme accusée de complicité avec le sergent de l’armée de l’air Manoel Silva Rodrigues arrêté en 2019 en Espagne avec une valise contenant 37 kilos de cocaïne qu’il transportait dans l’avion de réserve du président Jair Bolsonaro.

Il s’agit d’un lieutenant-colonel et de deux sergents de l’armée de l’air, ainsi que de l’épouse du sergent détenu en Espagne, a rapporté le ministère public militaire dans un communiqué. Les quatre détenus ce jeudi ont été accusés de liens avec le trafic international de drogue dans un processus dirigé par le juge fédéral Frederico Magno de Melo Veras, chef du deuxième audit du onzième district de la justice militaire de Brasilia.

Au moins à deux autres occasions, en avril 2019 et en juin 2019, le même sergent détenu en Espagne a transporté «des quantités considérables de stupéfiants vers Madrid et Séville».

Au moment de l’arrestation, Bolsonaro, capitaine de la réserve de l’armée, a exigé « une punition sévère » pour le sergent et a garanti que son gouvernement ne « tolérerait pas ce manque de respect » pour le pays. Il a également reconnu que l’incident avait «endommagé» l’image du Brésil et «brouillé» le nom des institutions, tout en soulignant que de tels événements n’étaient pas exclusifs à son pays, mais se produisaient partout dans le monde…

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : l’énarque, inspecteur des finances, Florian Colas, deviendra-t-il le patron de la DNRED ?

C’est Florian COLAS,  directeur de cabinet au Ministère délégué chargé des comptes publics qui devrait prendre les manettes de la DNRED à la suite de la douanière Corinne Cleostrate.

 

Il arriverait à ce poste prestigieux à la suite de Jean Henri Hoguet, Joseph Le Louarn, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Guy Gouin, Jean Paul Garcia les prédécesseurs de Corinne Cleostrate, naturellement tous douaniers de formation et au fait de la réglementation douanière.

Contrairement à la tradition, il est surprenant de constater que ce n’est pas un douanier qui arriverait à la tête de ce service. Doit-on en conclure qu’aucun cadre supérieur de la Douane ne pouvait prétendre à diriger ce prestigieux service ?

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FRANCE 🇫🇷 (Douane Française – DNRED) : comment François Auvigne a démontré sa lâcheté dans la gestion du dossier de NS 55 malgré les demandes de Jean Puons, DI DNRED

Comment l’Etat assassine les lanceurs d’alerte (Quatrième partie)

par

Stéphanie Gibaud

De très nombreux citoyens sont victimes du mensonge de nos dirigeants politiques, économiques, financiers, mais aussi administratifs, militaires, sanitaires.

Les lanceurs d’alerte de tous horizons ont prouvé depuis des années que la vérité fait peur, isole. Il est plus simple de détruire les vies de ceux qui agissent avec leur conscience, avec bienveillance pour le bien de la communauté que de proposer des solutions pérennes. Mais les lanceurs d’alerte au sens de la loi Sapin II ne sont pas les seuls à alerter des dysfonctionnements de l’Etat.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Madrid): la police nationale espagnole, en collaboration avec des agents colombiens, a démantelé un réseau de distribution de cocaïne à Madrid

En tout, douze personnes ont, dont des Marocains, été arrêtées et 600 kilos de cocaïne saisis.

Ce démantèlement fait suite aux enquêtes débutées en 2020 sur un réseau marocain de trafiquants de drogues installés à Madrid et Marbella

L’organisation avait en sa possession une importante quantité de cocaïne destinée à la distribution dans toute l’Espagne, notamment à Badajoz, Guadalajara, Madrid, Malaga et Valence, ainsi que des armes blanches, des pistolets automatiques et des armes légères, indique un communiqué de la police.

Quelque 700 000 euros en espèces et 20 véhicules d’une valeur de 250 000 euros chacun, ont été également saisis.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Andalousie) : un camion frigorifique prévu pour transporter 540 kilos de haschich intercepté par la Guardia Civil

La Guardia Civil, suite à l’arrivée du coté de la plage de « Los lances » à Tarifa d’une embarcation pneumatique et repérée suite à sa ligne de flottaison particulièrement basse, a assisté au débarquement et au transfert de la marchandise dans  un camion frigorifique immatriculé en Espagne avec le n° 8148 FHN qui devait servir à transporter les 540 kilos de cannabis qui arrivaient du royaume chérifien. Un véhicule immatriculé en France avec la fausse plaque EC 348 EL devait servir à ouvrir la route.

Le chauffeur Florian Alexandre Moussa  Chrhila a été incarcéré.

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PORTUGAL 🇵🇹 (Opération ‘SISMO’) : plus de 800 kilos de cocaïne saisis dans des isolateurs sismiques au port de Leixoes

La police judiciaire portugaise et le ‘Greco’ et  l »Udyco’ de la « Policia de España » ont saisi 806 kilos de cocaïne d’Amérique latine et arrêté deux hommes de nationalité portugaise.

La cargaison était planquée dans 12 isolateurs sismiques utilisés dans la construction de ponts.

Le SVA de l’Autorité fiscale et douanière Espagnole a participé à cette opération.

https://twitter.com/VictorMendezYLC/status/1371428376930627584/photo/1

La drogue provenait d’un pays d’Amérique latine et a été transportée par voie maritime vers un port portugais. La méthode de dissimulation, jusqu’alors inconnue des autorités, rend la détection des drogues extrêmement difficile. Pour procéder à leur retrait de l’intérieur des isolateurs sismiques, il a été nécessaire de recourir à des machines de coupe lourdes, généralement utilisées dans l’industrie de la métallurgie.

L’opération policière complexe, appelée  » SISMO  » (Tremblement de terre), impliquait des agents du Portugal et d’Espagne. Elle a abouti à la saisie, sur le territoire portugais, d’environ 806 kg de cocaïne et à l’arrestation de deux Portugais, âgés de 46 et 47 ans, qui sont fortement soupçonnés d’appartenir à une organisation criminelle internationale vouée à l’introduction de grandes quantités. de cocaïne sur le continent européen pour redistribution facile dans l’espace Schengen.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Opération FERRO) : coordonnée par Europol, 52 personnes ont été arrêtées et 3300 kilos de cocaïne et 700 de haschich ont été saisis

La police espagnole a saisi un bateau semi-submersible capable de transporter jusqu’à deux tonnes de drogue d’Amérique du Sud, dans le cadre d’une opération internationale au cours de laquelle 52 personnes ont été arrêtées et 3300 kilos de cocaïne et 700 de haschich ont été saisis. .

Le commissaire général de la police judiciaire espagnole, Rafael Pérez, a expliqué ce vendredi lors d’une conférence de presse que le narco-sous-marin, fabriqué à la main, de neuf mètres de long, trois de large et trois de profondeur, était situé dans un entrepôt industriel dans la zone côtière de la ville de Malaga. Il n’était pas encore terminé et, selon l’enquête, il allait être utilisé pour se rendre auprès d’un bateau-mère pour y charger de la cocaïne pour la transporter sur les côtes espagnoles.

À l’opération de police, appelée FERRO, plus de 300 agents d’Espagne et de Colombie, des Pays-Bas, du Portugal, du Royaume-Uni et des États-Unis ont participé pendant plus d’un an, coordonnée par Europol.

L’enquête a commencé lorsque des entreprises espagnoles basées dans la région de Catalogne ont été détectées qui prévoyaient d’introduire de la cocaïne en Espagne camouflée avec des produits légaux importés d’Amérique du Sud. 52 personnes ont été arrêtées, dont 30 ont été provisoirement incarcérées, et 47 perquisitions ont été effectuées dans des villes des régions de Catalogne, de Murcie, d’Estrémadure (ouest) et d’Andalousie (sud).

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BELGIQUE 🇧🇪 : quand les gendarmes jouent aux pirates pour rattraper les voleurs !

« Il est clair qu’on ne pouvait pas moralement se permettre de laisser passer certaines choses. Les images sont pires que ce que j’ai déjà vu dans certaines séries » entame Frédéric Van Leeuw. Concrètement ? « Des règlements de compte, des tueurs à gage, des photos de victimes, des personnes qui sont envoyées d’un pays à un autre pour tuer quelqu’un, des messages qui disent que si on ne trouve pas une cible, on s’attaque à la famille. C’est une violence incroyable, un monde où la morale a totalement disparu. »

Les policiers ont intercepté au total 1 milliard de messages, dont la moitié a déjà pu être décryptée à ce stade. Pour donner une idée : 3 millions de messages cryptés, écrits, enregistrements ou photos, s’échangent chaque jour entre les utilisateurs de Sky ECC.

Belgique, plaque tournante du trafic de drogue

Si l’on peut parler en ces termes, 2020 a été une année record : 65 tonnes de cocaïne ont été saisies au port d’Anvers l’an dernier. C’était 62 en 2019 contre 50 en 2018. Un chiffre qui augmente donc d’année en année. Selon plusieurs experts, le port d’Anvers capitalise à lui seul 20 à 25% des importations européennes de cocaïne.

 Frédéric Van Leeuw, procureur fédéral.

« La lutte contre le trafic de drogue devrait devenir une priorité absolue dans le monde entier« , commente le procureur fédéral. « C’est en train de tout pourrir : il y a évidemment le côté catastrophique de la consommation de drogue, mais il y a aussi ces sommes d’argent extravagantes qui pourrissent des systèmes entiers et qui génèrent une extrême violence. La vie n’a plus de valeur avec cet argent. »

Des structures venues de l’étranger et dont les méthodes arrivent en Belgique pour notre interlocuteur : « Je suis allé au Brésil il y a deux ans pour un accord de coopération. Le parquet général de Brasilia m’a présenté des situations de violence que je pensais inimaginables en Belgique. Force est de constater qu’en deux ans, chez nous, les attentats à la grenade et les tirs à la kalachnikov deviennent quasiment hebdomadaires. »

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : retour sur l’affaire Fievet – NS 55 DNRED

Madame la directrice générale de la Douane française Isabelle Braun-Lemaire sera-t-elle comme son prédécesseur lointain l’énarque – IGF François Auvigne et tous ses successeurs qui ont refusé d’assumer les engagements pris par l’administration qu’elle dirige ?

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En France, dans la bibliothèque du Sénat

Elise Lucet :
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.
Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet :Honhon !
Michel Charasse : Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues
Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleursparce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse :On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet ; Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Michel Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

La preuve par l’image:

Quelques années plus tard:


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ESPAGNE 🇪🇸 (opération Asgard Collar) : la Guardia Civil a arrêté 46 personnes lors de 22 perquisitions menées dans les provinces de Cadix, Malaga, Almeria (Andalousie), Murcie (Murcie), Barcelone (Catalogne) et dans la ville autonome de Ceuta, en Afrique du Nord

La police espagnole, en collaboration avec la police judiciaire portugaise, a arrêté 46 personnes et démantelé une organisation criminelle ayant des ramifications au Portugal qui se consacrait au trafic de drogue et au blanchiment d’argent. Au cours de l’opération, 8 500 kilos de haschich, six bateaux semi-rigides, une arme à feu et divers appareils électroniques ont été saisis.

L’organisation, qui avait une grande capacité logistique et une activité «élevée», était basée principalement dans la région de la «Costa del Sol» (Malaga), même si tout au long de l’enquête, la grande mobilité géographique de ses membres est devenue évidente. Pour l’exécution de ses actions illicites liées au trafic de drogue, le groupe disposait d’un soutien logistique principalement dans la province d’Almeira, où il conservait les navires semi-rigides qui ont ensuite été utilisés pour transporter les balles de haschich du Maroc vers les côtes espagnoles.

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ETATS-UNIS 🇺🇸 (aéro-narcotrafic) : « Wright Brothers Aircraft Title Inc. » et « Aircraft Guaranty Corporation » ont immatriculés plus de 2 000 avions dans plus de 160 pays différents

Peu importe qui est impliqué dans l’achat d’un aéronef par l’intermédiaire d’un fiduciaire, la FAA considère le fiduciaire comme le propriétaire de l’aéronef.

Le propriétaire est donc responsable de la conformité réglementaire. La responsabilité des propriétaires-fiduciaires en matière de conformité réglementaire n’est pas nouvelle; la FAA a souligné cela dans une clarification de politique en 2013, décrivant clairement ce qu’elle attend des propriétaires d’aéronefs qui sont également des fiduciaires aux fins d’aider un citoyen non américain à acheter un avion et à l’immatriculer aux États-Unis.

«La FAA ne considère pas le statut du fiduciaire en tant que propriétaire de l’avion en vertu d’un accord de fiducie comme ayant un effet différent sur ses responsabilités en matière de conformité réglementaire par rapport aux autres propriétaires d’un avion immatriculé aux États-Unis», a écrit l’agence. «La FAA a déterminé qu’il n’y a rien d’inhérent au statut de propriétaire fiduciaire d’un aéronef immatriculé aux États-Unis qui affecterait ou limiterait ses responsabilités en matière de conformité aux lois et réglementations applicables. La FAA n’a connaissance d’aucune raison de traiter un type de propriétaire – comme un fiduciaire sous une fiducie non citoyenne – différemment de tout autre propriétaire d’un aéronef civil inscrit au registre américain lorsqu’elle examine les questions de conformité réglementaire. »

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Debbie Mercer-Erwin

L’acte d’accusation contre « Wright Brothers Aircraft Title Inc. » et « Aircraft Guaranty Corporation » a précisé:

Premièrement, les défendeurs enfreignent les règlements de la FAA et du Département du commerce concernant l’immatriculation des aéronefs aux États-Unis, tout en dissimulant la véritable propriété et l’exportation de l’avion. Deuxièmement, lorsque les forces de l’ordre saisissent un aéronef immatriculé chargé de stupéfiants, les défendeurs se désinscrivent ou transfèrent autrement la propriété de l’aéronef.

Enfin, les défendeurs ont participé à une série de fausses transactions de vente d’avions afin de dissimuler le mouvement de fonds obtenus illégalement.

Debbie Mercer-Erwin qui est la propriétaire de « Wright Brothers Aircraft Title Inc. » et « Aircraft Guaranty Corporation », a été accusé d’avoir « aidé » des narcos à enregistrer des avions aux États-Unis.

Les ‘Marshalls américains’ ont perquisitionné les bureaux d’Oklahoma City de « Wright Brothers Aircraft Title » avant Noël et ont arrêté Debbie Mercer-Erwin et sa fille Kayleigh Moffett.

Les deux ont été libérées avant la nouvelle année.

Les procureurs fédéraux ont accusé Debbie Mercer-Erwin, Moffett et six autres personnes extérieures à l’entreprise de sept chefs d’accusation différents.

Divers accusés sont accusés d’avoir géré un projet complexe de Ponzi de 350 millions de dollars, et d’avoir aidé des trafiquants de drogue à se désenregistrer et à modifier les registres de propriété d’aéronefs et/ou à ne pas enregistrer les exportations d’aéronefs et à participer à une série de fausses transactions d’aéronefs. (Les projets de Ponzi incitent les investisseurs à faire des investissements et à verser des bénéfices aux investisseurs précédents avec des fonds d’investisseurs plus récents).

350 millions de dollars d’activités criminelles

Plusieurs de ces avions ont été utilisés par des cartels de la drogue en Colombie, au Venezuela, en Équateur, au Belize, au Honduras, au Guatemala et au Mexique pour faire passer de grandes quantités de cocaïne aux États-Unis. L’acte d’accusation allègue en outre que le produit illicite des ventes ultérieures de drogue a ensuite été transporté sous forme d’espèces des États-Unis vers le Mexique et utilisé pour acheter encore plus d’avions et de cocaïne. Les achats d’aéronefs ont généralement été effectués  en transférant des fonds provenant des services de change et / ou des banques au Mexique à des sociétés écrans opérant aux États-Unis en tant que vendeurs / courtiers d’aéronefs.

Ces aéronefs étaient détenus en fiducie par « Aircraft Guaranty Corporation » au profit de sociétés ou de particuliers étrangers. Debbie Mercer-Erwin, Moffett et Federico Machado, propriétaire de « South Aviation » et « Pampa Aircraft Financing » ont été accusés d’avoir participé à un stratagème de fraude lié à l’acquisition d’aéronefs.

Les actes d’accusation indiquent que Machado a recruté des investisseurs pour investir dans des dépôts d’achat d’avions pour des transactions de vente qui n’ont jamais eu lieu. Les investisseurs auraient placé leurs fonds sur un compte bloqué détenu par « Wright Brothers Title Company ». La société dirigeait un projet de Ponzi et investissait l’argent à des fins personnelles.

Machado aurait détourné des fonds vers une mine de minéraux au Guatemala.

En février 2020, les autorités béliziennes ont saisi un avion contenant 2310 kg de cocaïne, ce qui en fait la plus importante saisie de drogue jamais réalisée dans le pays. Selon les documents déposés, plusieurs autres «aéronefs immatriculés par le défendeur ont été saisis ou détruits lors de la contrebande de drogue».

Criminalité transnationale

Le procureur américain par intérim, Nicholas J. Ganjei, a déclaré: « La menace posée par la criminalité transnationale ne peut être sousestimée. Le public américain peut s’attendre à ce que le district oriental du Texas soit implacable dans sa lutte contre la menace parfois invisible, mais toujours dangereuse, du crime organisé transnational. »

« L’acte d’accusation dans cette affaire démontre que les personnes qui choisissent de contourner les réglementations fédérales relatives à l’immatriculation et à la propriété des aéronefs seront poursuivies dans toute la mesure de la loi« , a déclaré Todd Damiani, agent spécial en charge, Région du Sud, Département américain de Bureau des transports de l’inspecteur général.

S’ils sont reconnus coupables, les accusés risquent une peine de prison allant d’un minimum de 10 ans à la prison fédérale à perpétuité pour les accusations de complot de drogue et jusqu’à 20 ans pour les infractions de blanchiment d’argent, d’exportation et de fraude électronique.

Cependant, les autorités soulignent que tous les accusés restent innocents jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie. «Il est important de noter qu’une plainte, une arrestation ou un acte d’accusation ne doit pas être considéré comme une preuve de culpabilité et que toutes les personnes accusées d’un crime sont présumées innocentes jusqu’à ce que leur culpabilité soit prouvée hors de tout doute raisonnable», selon le document du procureur américain. Bureau, District Est du Texas.

Personne de « Wright Brothers » n’était disponible pour répondre aux questions de « Corporate Jet Investor » au sujet des allégations.

Les spécialistes des transactions de l’Oklahoma affirment que « Wright Brothers » est l’une des six sociétés les plus actives impliquées dans les transactions aériennes. Le site Web de « Aircraft Guaranty Corporation » affirme que la société «contrôle plus d’un milliard de la valeur des avions. Avec plus de 2 000 avions immatriculés dans plus de 160 pays différents ».

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ESPAGNE 🇪🇸 (province de Malaga) : à la tête d’un labo, trois hispano-américains ont été arrêtés

La police espagnole a arrêté quatre personnes, dont deux vénézuéliens et un colombien, dans la ville côtière d’Estepona (sud), prétendument responsables d’un laboratoire clandestin dédié à la manipulation de la cocaïne.
Au cours de l’enquête, les agents ont vérifié que les suspects avaient deux maisons dans les villes touristiques de Mijas et Estepona (province de Malaga); celle de cette dernière ville était utilisée pour manipuler, falsifier et cacher des drogues.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : confinement et trafic de stupéfiants

J’avais prévu d’intervenir dans ce débat! Je m’étais arrangé pour m’arrêter dans un parking avec une bonne couverture 4G et je me suis connecté avec le serveur dédié…

Connexion établie, mais coupée 10 secondes après sans aucune possibilité de reconnexion !

C’est vrai que la lutte anti-stups n’est qu’affaire d’experts désignés !

°°°

À quoi ressemblera le « monde d’après » du trafic de stupéfiants ? Conférence sur l’évolution de la délinquance liée aux drogues en temps de confinement, avec Stéphanie Cherbonnier (Police nationale) et Thierry Colombié (expert).

Le Rendez-vous de la recherche en visioconférence avait pour objectif de présenter les conséquences de la crise sanitaire sur le trafic de stupéfiants et sur l’activité des services de police.

Pour traiter ce sujet, l’Institut a convié Stéphanie Cherbonnier, contrôleuse générale de la Police nationale et cheffe de l’office anti-stupéfiants (OFAST), et Thierry Colombié, économiste, spécialiste du crime organisé.La séance a été animée par Christophe Soullez, chef de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). Ce résumé a été rédigé par Juliette Papon, étudiante du Master 2 Droit et stratégies de la sécurité de l’Université Paris II Panthéon-Assas (association A2S).

La  crise sanitaire du Coronavirus et la période de confinement de la  population qui été décidée par le gouvernement ont, au moins durant un  temps, considérablement bouleversé le paysage criminel.

Fermeture des frontières, attestations de sorties, multiplication des contrôles, baisse de la demande et de l’offre… la situation a modifié les pratiques des trafiquants et des consommateurs, ainsi que la nature des crimes et délits enregistrés depuis deux mois.

Malgré une chute estimée entre 30% et 40% pendant le confinement, le trafic et la revente de produits  stupéfiants ont connu des évolutions remarquables et le marché s’est immédiatement restructuré – parvenant à assurer les 60 % restant.

De la même manière, les services de lutte contre le trafic de stupéfiants, et notamment les services spécialisés de la police  judiciaire, ont du s’adapter à cette nouvelle configuration.

Quelles sont les conséquences de ces crises sur ces organisations et sur les services de police, à court et long terme ?

On en parle « chez vous », avec deux spécialistes du sujet, le mardi 16 juin de 18h à 20h.

Accès libre via l’application Zoom.

Contexte

La crise sanitaire du Coronavirus et la période de confinement de la population ont considérablement bouleversé le paysage criminel. La fermeture des frontières, les attestations de sorties, la multiplication des contrôles ou encore la baisse de la demande et de l’offre, ont modifié les pratiques des trafiquants et des consommateurs, ainsi que la nature des crimes et délits enregistrés sur ces deux mois.

Intervention de Stéphanie Cherbonnier

Durant le confinement, quatre phases ont été observées.Tout d’abord, la première phase est la désorganisation des trafics avec une rupture quasiment immédiate des approvisionnements. Le vecteur routier est le principal vecteur d’approvisionnement de cannabis en France depuis le Maroc et l’Espagne (90 % du cannabis est importé par la voie routière). Pour la cocaïne, l’arrêt progressif du trafic aérien (fermeture de l’aéroport d’orly) a coupé la voie d’approvisionnement par le système des passeurs (communément appelés «mûles»), depuis la Guyane notamment. Cependant, certains distributeurs/consommateurs avaient anticipé la crise, on a donc vu se former, avant le confinement, des files d’attente devant les points d’approvisionnement. Une véritable stratégie d’entrave a été mise en place par les forces de sécurité (police/douane/gendarmerie), de manière à limiter l’arrivée de produits sur le territoire. Durant le confinement on a observé un mouvement de ralentissement global du trafic de l’ordre de 30%. Toutefois, la fermeture des frontières n’a pas totalement empêché la poursuite, à moindre mesure, de l’approvisionnement des marchandises.

Ensuite les trafiquants se sont adaptés aux nouvelles contraintes et ils ont mis en place une stratégie de contournement. Nous avons constaté un recours important aux réseaux sociaux (Snapchat, WhatsApp) pour des commandes, via un système de drive ou de livraison à domicile. Nous avons parlé d’«ubérisation» du trafic. Des saisies importantesde stupéfiants ont été observées pendant le confinement avec le développement de la culture «indoor» . Pendant longtemps, cette culture était plutôt cantonnée à l’Outre-Mer et depuis quelques années, on assiste une augmentation forte de ces cultures en métropole. Les saisies réalisées ces dernières années portent sur de nombreux plants de cannabis, pouvant aller de 500 à 1000 pieds. On parle de Cannabis Factory (industrialisation du phénomène). Le matériel est parfois acquis sur le darknet et de grands moyens logistiques sont déployés pour produire. Les techniques utilisées sont celles d’organisations criminelles, leur production génère des profits colossaux.La troisième phase est celle de la pénurie, effectivement, nous étions en flux tendu puisque le stock de produits permettait de tenir environs une dizaine de jours, au-delà la pénurie était assez inéluctable. On estime une augmentation de la violence de l’ordre de 20%, résultant des conquêtes et reconquêtes de territoires notamment dans de nombreuses villes de province (Rennes, Strasbourg ou Bordeaux) et une augmentation de 40 à 60% des prix, tous produits confondus. L’augmentation des prix a été moins observée dans les régions frontalières (Perpignan, Lille), où les consommateurs pouvaient encore s’approvisionner, pour de plus petites quantités en Espagne ou aux Pays-Bas. Enfin, la dernière phase est la reprise du trafic juste avant le déconfinement, des saisies majeures ont été réalisées par des services de la douane et de la police. La crise a bénéficié aux organisations les plus structurées. Elles avaient la capacité de mettre en œuvre des importations malgré le ralentissement de l’ensemble des vecteurs d’approvisionnement. Il y a eu une augmentation de la demande, pas forcément plus de nouveaux consommateurs mais une demande plus forte de quantité chez les consommateurs. Durant le confinement l’OFAST a développé la collecte de renseignements, en faisant appel à tous les capteurs (sources humaines, services locaux, recours à la technique). La coopération internationale durant cette période a joué un rôle majeur, nous avons continué à beaucoup échanger avec nos homologues d’Espagne, de Belgique, des Pays-Bas, du Brésil et de Colombie.

Intervention de Thierry Colombié

Trois remarques préliminaires doivent être évoquées. Premièrement, on ne parle pas de «fermeture des frontières» mais d’une «restriction des échanges commerciaux». Deuxièmement, la plupart des usagers ont été confinés et n’ont ni pu rejoindre leur point de vente, ni se rendre en soirée pour acheter leurs marchandises.Troisièmement, jusqu’à la veille du confinement, personne ne savait quelle serait la durée de ce dernier, ce qui a accentué un sentiment d’impuissance et une volonté pour les consommateurs d’anticiper la pénurie. Ainsi, cela pose des problèmes, pour les trafiquants, de logistique pour s’approvisionner en produit et, pour les forces de l’ordre, pour adopter des stratégies efficaces. Toutefois, nous avons pu voir que les trafiquants ont su s’adapter, par exemple, en janvier, lorsque se profilait la pandémie, les réseaux criminels ont importer des marchandises pour avoir plus de stocks pour anticiper la crise sanitaire. Il y a le commerce de gros, de demi gros, de détail, filière par produit, filières annexes et connexes. Tout est organisé, en effet, post confinement, on peut voir que les choses sont comme avant, rien n’a fondamentalement changé, au contraire les réseaux ont pu apprendre de leurs erreurs. Par ailleurs, à cause de cet arrêt temporaire des approvisionnements, des dealers se sont retrouvés au chômage technique, et ont pu avoir tendance à créer des troubles à l’ordre public.La crise a révélé deux phénomènes. D’une part, l’«ubérisation» avec l’«uberweed» ou l’«ubercoke». Grâce à l’air numérique, nous commandons avec notre téléphone et nous sommes livrés à notre domicile. Cela met en évidence l’explosion des circuits courts. D’autre part, au-delà des cités, dans les zones péri-urbaines et rurales, on a des réseaux qui existent depuis très longtemps, qui sont peu visibles, ce sont les cannabiculteurs. En outre, pendant le confinement des usagers se sont tournés vers la kétamine. Produite par l’Asie, il y aujourd’hui, une grosse production aux Pays-Bas.

FOCUS sur l’office anti-stupéfiants

Le trafic de stupéfiants génère d’autres infractions, comme le trafic d’armes, les homicides volontaires ou encore les règlements de compte. La mise en place d’un plan national de lutte contre les stupéfiants permet de mieux structurer cette lutte. C’est dans ce contexte que l’OFAST a été créé. Il s’agit d’une mesure phare du plan annoncé le 17 septembre 2019 par trois ministres à Marseille.Le but de cet office est d’articuler les acteurs entre eux puisqu’une multitude d’acteurs (douanes, police, gendarmerie) travaillent ensemble pour lutter efficacement pour ce fléau mondial. Pour être efficace, il faut coordonner nos forces et travailler ensemble.Depuis le 1erjanvier 2020, l’office est devenu un service à compétence nationale (SCN). L’agence est directement rattachée au directeur central de la police judiciaire. L’OFAST est devenu le chef de file de la lutte contre les stupéfiants en France. Ainsi, cette agence sert à réceptionner des informations au niveau national et international mais aussi à envoyer des informations et à apporter son expertise aux autres services sur le territoire. L’office anti-stupéfiants ne doit plus être perçu comme un concurrent mais permet de produire et partager des renseignements.L’OFAST comptera à la fin de l’année 2020, cent soixante-dix enquêteurs et l’objectif est de parvenir à deux cent quarante enquêteurs en 2022 (plan triennal de renforcement).La lutte contre le trafic de stupéfiants nécessite une approche globale qui inclut la lutte contre le blanchiment issu de ces trafics. En effet, Thierry Colombié évoque l’affaire «Virus», et énonce que sans blanchiment, il n’y a pas de trafic et sans corruption, il n’y a pas de crime organisé.On ne peut pas travailler tout seul sur le blanchiment, il faut travailler avec des partenaires, tels que l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) ou le Service d’enquêtes judiciaires des finances (SEJF) au sein de Bercy.
Pour conclure, le but principal de l’OFAST est de décloisonner les structures et les compétences pour inscrire la lutte sur le long terme.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Estepona) : Giuseppe Refrigeri a été arrêté par l’UCO

Recherché en Italie, l’homme essayait visiblement de changer complètement de carrière en Espagne.

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