Archives de la catégorie ‘SVA’

Une question me taraude depuis plusieurs mois!

Comment un type comme Erwan Guilmin a pu arriver aux manettes de la DOD, l’un des services les plus ‘pointus’ de la Douane française en matière d’opérations et pourquoi l’a t’on nommé?

La DOD, c’est le service opérationnel par excellence, formé d’agents sélectionnés uniquement par la DNRED, triés sur le volet et ayant déjà un cursus douanier conséquent et réussi. Pour les cadres, il s’agit d’agents ayant tous une forte expérience douanière et sélectionnés souvent après deux concours internes:

1 – le concours d’entrée en Douane suivi d’un stage à l’école de formation

2 – le concours de l’inspection principale et un stage de formation pour les chefs supérieurs, chefs de division, chefs d’échelon

Et pour les directeurs, choix et nomination à ce grade après une longue expérience confirmée et probante au niveau des postes déjà occupés .

Alors pourquoi l’énarque Erwan Guilmin?

guilminenaEn aout 2018, j’écrivais à son sujet: « Le poste devait le faire bander et quand on sort de l’ENA, on passe devant les autres, même plus compétents! Par leur réseau, les grands corps ont de facto un droit de tirage sur les plus beaux postes ouverts aux fonctionnaires. Un haut fonctionnaire à Bercy ou à la Santé peut être parfait pour tel poste ou tel poste. Si un corpsard ou un énarque lorgne aussi dessus – même avec peu d’expérience préalable – il aura souvent la priorité et y fera son nid tel le coucou.

Pour mémoire, cet oiseau est réputé pour occuper le nid d’autres espèces et y pondre ses propres œufs…

Un corpsard/énarque peut toujours revenir dans son corps en attendant qu’un beau poste se libère ensuite, ou parce qu’il n’a pas vraiment fait ses preuves ailleurs. Quand il n’y a plus de débouchés – surtout après 50 ans – et si le corpsard ou l’énarque ne veut pas ou ne peut pas partir dans le privé, il attendra patiemment la retraite, en étant chargé de quelques missions ou rapport officiel peu prenant. »

Erwan Guilmin est d’abord parachuté comme directeur régional des douanes à la direction régionale des douanes Ile de France Ouest en septembre 2010, sous la haute recommandation du DG Jérôme Fournel avant d’atterrir comme directeur de la DOD en septembre 2014.

Dès le départ, il y a quelque chose qui ne correspond pas aux habitudes de la DNRED, qui est effectivement un service pointu, jalousé parfois et toujours redouté par les marquis qui hantent le siège de la Direction générale à Montreuil, véritable panier de crabes ou courbettes, bassesses et manipulations diverses occupent le temps de ces éminences grises. On s’observe, on monte voir le ou la DG au dernier étage pour présenter un projet qu’on a récupéré et qui pourrait servir à se positionner! On fait dans la probabilité, on suppute, on devient stratège, bref on est hyper productif pour soigner son image! Et on ne veut pas que la DNRED nous perturbe avec ce qu’elle sait sur nos lâchetés quotidiennes et nos arrangements entre gens de la bonne société.

INFILTRATION?

Eureka! s’exclama joyeusement le grand manitou, pourquoi ne pas infiltrer un des nôtres dans ce service d’enquêteurs ? Certes, on a déjà quelques taupes, mais, elles ne sont pas issues de notre caste de grands seigneurs de l’ENA. Oui, il faut infiltrer un des nôtres pour exercer un véritable contrôle, voire même les discréditer, pourquoi pas!

Que la personne soit incompétente pour diriger…Ça, c’est vraiment pas un problème!

D’ailleurs, le sommes nous compétents, nous les mamamouchis du système?

Erwan Guilmin arriva donc aux manettes sans jamais avoir été douanier…

Avec cet arriviste sans scrupules, toutes les dérives étaient possibles comme vient de le montrer cette affaire.

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Éclairage – Le trafic de cannabis se poursuit en Afrique du Nord – Espagne malgré les restrictions liées à la pandémie du Covid-19

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Selon le site arabophone alyaoum24.com, qui cite des données officielles espagnoles, ces réseaux font passer le cannabis des côtes marocaines jusqu’en Libye en longeant les côtes algériennes et tunisiennes avant de traverser la mer vers la Catalogne en Espagne avec des chargements pouvant atteindre pour une seule embarcation jusqu’à 6 tonnes de chira, d’une valeur de plus de 35 milliards de centimes.

Pour la seule année 2019, environ 179 tonnes de cannabis ont été saisies par les différents services de contrôle et de sécurité au Maroc, selon bilan officiel., ce qui permet d’en conclure que prés de 2000 tonnes sont passées!

Éviter le détroit de Gibraltar très surveillé

De son côté, les services de police en Espagne y compris la Catalogne ont récemment révélé le démantèlement d’un réseau criminel international, qui tentait depuis 2019 de s’imposer comme une alternative puissante à tous les autres réseaux de trafic de cannabis entre le Maroc et le « Triangle Ibérique », c’est-à-dire la route de la Méditerranée orientale, selon les mêmes sources.

Fin 2018, les services de la police ont découvert l’existence d’un réseau criminel transnational essayant de lier des contacts pour le trafic de haschich en Espagne via le « Triangle ibérique » de la région de Catalogne. Les chefs de file du réseau semblent résider dans les provinces de Catalogne et de Valence et ils comptaient promouvoir la route de la Méditerranée orientale loin du détroit de Gibraltar, qui est devenu très surveillé depuis l’été 2018.

Il est probable que ce réseau « charge le cannabis dans les eaux marocaines et l’achemine via les côtes algérienne et tunisienne vers la Libye, d’où il partait vers l’Espagne », qui est considéré comme l’un des débouchés européens du cannabis.

Selon un responsable de la Vigilancia Aduanera, le réseau ne craint pas le coronavirus ou les mauvaises conditions météorologiques, car ses membres essaient de profiter de ces circonstances pour augmenter leurs bénéfices et profiter de l’arrêt de l’activité des autres réseaux pour écouler leur cannabis « à un prix très élevé ».

Par ailleurs, la police espagnole a révélé, vendredi dernier, qu’en coordination avec son homologue marocaine, elle avait démantelé un réseau de trafic de cannabis et de cocaïne qui opérait à partir du Maroc, ajoutant que 51 suspects ont été arrêtés alors qu’ont été saisis 1 tonne 255 de cocaïne, 390 kg de haschich, 6 bateaux et 3 armes à feu.

La même source a également indiqué que « parallèlement, 476 kilogrammes de cocaïne, stockés entre Casablanca et Rabat, ont été saisis au Maroc », ajoutant que « grâce aux enquêtes menées par la police espagnole et à la coopération des autorités marocaines, le chemin emprunté par la cocaïne d’Amérique du Sud vers l’Europe peut être retracé ».

Le trafic de drogue se poursuit aussi sur terre au Maroc, malgré les mesures de l’état d’urgence sanitaire.

La police judiciaire de Casablanca a ainsi annoncé avoir saisi, tôt lundi, 7,2 tonnes de chira destinées au trafic international par voie maritime au cours d’une opération qui a permis l’arrestation de 3 individus soupçonnés d’implication présumée dans cette affaire. Les mis en cause se trouvaient à bord d’un camion portant de fausses plaques minéralogiques, lors de son passage dans plusieurs villes marocaines vers le port de Jorf Lasfar.

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L’opération anti-drogue du week-end dernier, qui a entraîné l’arrestation de 28 personnes et la saisie d’environ 4 500 kilos de cocaïne, a permis de « désarticuler  l’organisation de trafic de drogue la plus importante de Galice », comme le rapporte le ministère des Finances dans une note informative. Le dispositif a été organisé et exécuté conjointement par la surveillance douanière de l’administration fiscale et la police nationale.

Le MV Karar, battant pavillon togolais, a été intercepté au nord de Madère avec environ 4 tonnes de cocaïne à son bord destinées aux narco-organisations de Galice en Espagne.

Battant pavillon togolais, ce navire qui était en mer depuis vingt jours a été intercepté avec plus de quatre tonnes de cocaïne à bord.

Quinze membres d’équipage, en majorité du Bangladesh et du Népal, ont été arrêtés tout comme treize membres du réseau sur la terre ferme en Galice après plusieurs perquisitions.

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Des agents du service de surveillance des douanes et des policiers ont saisi un navire contenant environ 4 000 kilos de cocaïne à bord, près des îles Canaries.

La DEA avait signalé ce transport de cocaïne, et les Espagnols, bien mieux équipées que les Français en matière d’équipements maritimes ont fait le job.

L’opération, toujours ouverte, s’est terminée pour le moment avec plusieurs arrestations, à la fois sur le bateau lui-même et en Galice, une destination estimée possible pour cette cargaison de cocaïne.

Source

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Le Pacifico

Le mercredi vingt-deux octobre 1997, les gendarmes Degresley et Fournier de la GRC Bathurst rendent visite à Marc Fievet au pénitencier de Springhill en Nouvelle Écosse et lui ont rapporté une partie de son dossier de défense. Le reste sous quinzaine lui diront-ils… Le gendarme Degresley lui demanda alors d’agir sur le capitaine du Pacifico, Jürgen Kirchhoff, détenu dans le même établissement pour qu’il supprime son appel.

Fievet accepte, pour que personne ne se méprenne sur son appartenance à la DNRED.

A sa demande, Jürgen Kirchhoff, le capitaine propriétaire du cargo Pacifico se désistera, malgré le fait que les avocats de Kirchhoff étaient sûrs de faire casser le jugement de la saisie du M/S Pacifico qui étant illégale ne pouvait que rester illégale.

Le Poséidon

La « légalisation » de la saisie du M /V Pacifico en Eaux Internationales n’avait pu intervenir qu’en utilisant la seule jurisprudence créée par la saisie en haute mer du M/V Poseidon, décrétée légale par le juge Devonshire dans le jugement de Mills.

La GRC avait déjà récupéré le montant de la vente du Pacifico, obtenue après le dessaisissement du juge Alex Deschenes qui ne voulait pas légaliser cet acte de piraterie et ne voulait entendre parler de restituer les fonds.

Pourquoi se compliquer la vie, ici au Canada, comme ailleurs, quand un juge ne veut pas enfreindre la loi, il suffit d’en changer!

Le nouveau juge canadien Roger McIntyre se verra offrir un voyage à Londres pour rencontrer le juge Devonshire pour conforter la décision qu’il doit prendre et demander au juge Devonshire d’ajouter dans le jugement de Mills, le narco anglais condamné, la saisie « légale » en haute mer du Poseidon afin que cette dernière soit utilisée comme jurisprudence. La GRC fait une très forte pression sur le juge Roger McIntyre puisque le fils du juge Roger McIntyre est poursuivi par la GRC pour trafic de stupéfiant.

Pour récompenser la docilité et la soumission de ce juge acceptant la collusion, les poursuites contre le fils du juge McIntyre seront abandonnées.

Vous avez dit Justice!

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Des agents du SVA (Agencia Tributaria) et des agents de la ‘Policia nacional’  ont démantelé une organisation de trafiquants de haschich lors d’une enquête qui a abouti à l’arrestation de douze personnes, dix à Huelva et deux à Séville.

Quatre d’entre eux ont été arrêtés alors qu’ils tentaient d’introduire 2 100 kilos de haschich au cours de la même semaine en deux expéditions à bord de deux bateaux interceptés.

L’enquête a commencé au mois de novembre sur des habitants de la ville de Punta Umbría (Huelva), qui auraient preparé et mis en place les moyens  pour introduire à travers la côte de Huelva d’importantes quantités de haschisch en provenance du Maroc.

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Mon cher Michel

Mon cher administrateur des douanes

Mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses

Mon cher menteur

Mon cher tartuffe

Relisant en ces journées de confinement que je supporte avec légèreté après celles que je dus subir suite aux cascades de lâcheté de tes semblables de la DG de la douane française, j’ai pu constater avec effroi que tu étais particulièrement performant dans l’art de la rhétorique mensongère. Il fallait que la lâcheté de François Auvigne fût effacée.

Ô, mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, constater une fois encore tes savantes manœuvres pour dégager la responsabilité de l’administration des douanes ne m’ont permis que de faire un constat, accablant pour toi, comme pour tes prédécesseurs Elizabeth Melscoet, Thomas Charvet et le gredin Erwan Guilmin : vous êtes des menteurs institutionnels !

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, sais tu que je ne peux accepter cette infamie savamment distillée par tes écris mensongers. Il m’est insupportable de constater qu’après avoir été encensé puis encouragé à infiltrer et infiltrer encore, tu ne souhaitais que flétrir tant de lauriers amassés. Mes actions qu’avec respect toute la hiérarchie de la DNRED admirait, mes informations précises qui tant de fois ont permis des saisies importantes, tant de fois valorisaient un service… aux actions que tu ne connais même pas! Tu m’as trahi comme tu as trahi l’honneur de la douane tout entière en ne faisant rien pour moi. Ô cruel souvenir de ma gloire passée ! Œuvre de tant de jours en un jour effacée ! Précipice élevé d’où tomba mon honneur ! Sans qu’un seul instant, ta réflexion ne te permit de retrouver le chemin de l’honneur!

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, toi qui occupe un haut rang d’administrateur, comment peux tu l’occuper sans honneur? Tu as préféré emprunter les affabulations de tes prédécesseurs pour m’écarter de toutes réparations. Seras-tu un sprinter comme ce faquin de Gérard Schoen si tu me rencontrais ou préférerais-tu jouer les timides dédaigneux, comme le fit Corinne Cleostrate, et t’éloigner sans me regarder?

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, relire encore que toutes les turpitudes subies ne seraient la résultante que d’une erreur d’appréciation de ma part sur l’engagement de la douane sur lequel j’étais persuadé pouvoir compter, me trouble. En homme d’honneur que je suis, habitué à la parole donnée, il m’était difficile d’imaginer que tant de bassesses pouvait t’habiter.

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, je te croyais honnête et factuel, n’hésitant pas à t’informer avant de m’emballer dans des écrits totalement infondés. Non, tu n’as rien demandé, te permettant alors de tordre le cou à la vérité des faits.

Mon cher Michel, mon cher administrateur des douanes, mon cher responsable des affaires juridiques et contentieuses, mon cher menteur, mon cher tartuffe, merci de transmettre mes meilleures civilités à ton entourage…douanier.

Marc Fievet

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El narcotráfico no cesa ni en tiempos de coronavirus. La Guardia Civil y la Agencia Tributaria han confiscado en las últimas semanas más de dos toneladas de cocaína que llegaron al Puerto de Valencia en cuatro contenedores. Tres de los alijos de droga fueron interceptados en las terminales y el cuarto lo descubrieron los trabajadores de una empresa de Montaverner, cuyo propietario desconocía que una banda de narcotráfico había ocultado 370 kilos de cocaína en un cargamento.

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Face à la propagation de la pandémie du Covid-19, l’Espagne a décrété le 14 mars l’état d’alerte avec un fort déploiement de l’armée dans les villes du pays. Le Maroc a emboité le pas à son voisin du nord en déclarant le 20 mars l’état d’urgence sanitaire.

Deux mesures qui ne semblent guère eu aucun impact sur l’activité des réseaux de trafic de drogue opérant entre les deux pays. En Témoigne la saisie de 5,626 tonnes de haschich par les équipes de la Guardia Civil dans les eaux de la Méditerranée séparant le Maroc de l’Espagne durant les deux dernières semaines.

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Arrêté du 20 septembre 2005 portant délégation de signature (direction générale des douanes et droits indirects) – Article 19

 

 » Délégation est donnée à M. Erwan Guilmin, administrateur civil et à Mme Elisabeth Melscoet , inspectrice principale des douanes, à l’effet de signer, au nom du ministre délégué au budget et à la réforme de l’Etat, porte-parole du Gouvernement, toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’Etat, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs ainsi que tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects. »

Le 30 juillet 2010, Erwan Guilmin a été le signataire au nom du Ministre du budget, d’un mémoire de onze pages destiné à transformer l’action menée par Marc Fievet, AKA NS 55 DNRED, pour permettre de rejeter sa demande d’indemnisation que ses avocats avaient déposée auprès du tribunal administratif.

Après vérifications faites auprès des douaniers du service opérationnel de la DNRED, Erwan Guilmin n’a jamais posé la moindre question concernant l’action de cet aviseur, pourtant considéré par le ministre Michel Charasse et par toute la hiérarchie douanière comme accomplissant une mission d’agent infiltré.

 

Christian Gatard, chef de l’échelon DNRED de Nantes écrira à Marc Fievet le 4 mars 2014:

« Comme je viens de te le dire par tel, j’ai lu ce mémoire dont je n’avais jamais entendu parler, ce qui veut dire que l’on ne m’a jamais consulté depuis mon départ à la retraite en 2006.
Je partage ton analyse globale: j’ai notamment noté que dès les premiers § il est écrit que tu as donné « quelques renseignements » ou quelque chose comme ça. Inutile de te préciser que ton rôle est largement sous estimé. »

Jean Henri Hoguet, (photo à gauche), patron de la DNRED, qui avait organisé le recrutement de Marc Fievet à Gibraltar, n’a jamais été contacté.

Est-ce à dire que l’administrateur civil Erwan Guilmin s’est autorisé à déformer la vérité des faits pour satisfaire les souhaits du directeur général de l’époque Jérôme Fournel (photo à droite)

Certes, la récompense est venue quelques années plus tard lorsqu’Erwan Guilmin a pris la direction de la DOD (Direction des opérations Douanières) à la suite de Vincent Sauvalere.

Comment puis-je aujourd’hui écrire ces quelques lignes ?

C’est qu’il s’avère en effet que l’énarque, administrateur civil, Erwan Guilmin est un faussaire, d’État certes, mais un faussaire quand même, puisque non content d’avoir faussé la totalité de l’action de Marc Fievet auprès de la DNRED, il a quelques années plus tard confirmé sa qualité de faussaire en étant confondu d’avoir modifier délibérément un document classé « Secret Défense » qui démontrait sa connaissance et sa participation à des faits habituellement reprochés aux escrocs internationaux et au monde du crime organisé. De caviardage tout simplement, l’énarque Erwan Guilmin s’est rendu coupable sur un document que l’on devrait considéré comme sacré puisque classé secret défense.

Pour Erwan Guilmin, tout va bien, Jérôme Fournel l’a reclassé à Bercy comme « Chargé de mission à la sous-direction des politiques sociales – Secrétariat général » au Ministère de l’économie et des finances et ce depuis janvier 2018, où il n’apparait jamais.

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Thomas Charvet – Bruxelles

Conseiller Douanes – Contrôle et gestion du risque, accises et autres fiscalités, OMD), Union douanière GUD (législation, systèmes d’information, douane électronique, tarif douanier, accords internationaux, mouvements argent liquide, biens culturels

qui, au nom du ministre chargé des douanes, rédigea les 26 janvier 2012, 17 février 2012 et 30 spetembre 2013, trois réponses en défense pour le ministre du Budget sans se renseigner sur la réalité du dossier de Marc Fievet auprès des douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia.

Document incomplet et arrangé, dans lequel les mensonges sont entremêlés savamment au milieu de vérités.

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Elizabeth Melscoet de la DG de la Douane (DGDDI), au nom du ministre chargé des douanes, dans la limite de ses attributions, peut signer toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’État, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs, tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects, les pouvoirs de représentation en justice, les décisions relatives aux demandes de bénéfice de la protection fonctionnelle des agents de l’État ainsi que les habilitations des agents des douanes visées à l’article 64 du code des douanes, à l’article L. 38 du livre des procédures fiscales et à l’article 64 du code des douanes dans ses versions respectivement applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie…. ne posa aucune question aux douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia, concernés par l’affaire de Marc Fievet, AKA NS 55, avant de rédiger le 21 mai 2015 une réponse incomplète, arrangée et mensongère au TA (Tribunal administratif).

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Michel Baron – administrateur des douanes, qui, au nom du ministre chargé des douanes, dans la limite de ses attributions, peut signer toutes pièces relatives aux affaires de la compétence du Conseil d’Etat, des cours administratives d’appel ou des tribunaux administratifs, tous documents comptables intéressant la direction générale des douanes et droits indirects, les pouvoirs de représentation en justice, les décisions relatives aux demandes de bénéfice de la protection fonctionnelle des agents de l’Etat ainsi que les habilitations des agents des douanes visées à l’article 64 du code des douanes, à l’article L. 38 du livre des procédures fiscales et à l’article 64 du code des douanes dans ses versions respectivement applicables à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Wallis-et-Futuna, en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie…. ne posa aucune question aux douaniers directeurs de la DNRED, Jean Henri Hoguet, Bernard Pouyanné, Jean Puons, Gérard Estavoyer, Jean Paul Garcia, concernés par l’affaire de Marc Fievet, AKA NS 55, avant de rédiger le 19 janvier 2016 une réponse incomplète, arrangée et mensongère au TA (Tribunal administratif).

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A Bercy, l’administrateur civil voyou Erwan Guilmin, l’administrateur civil Thomas Charvet, l’administrateur des douanes Michel Baron comme Elizabeth Melscoet de la DG de la Douane (DGDDI), certainement des grands spécialistes des actions d’infiltration à l’international, ont réécrit l’histoire en interprétant les actions que Marc Fievet a menées pour le compte de la DNRED, dans le seul but de dégager la Douane Française et la DNRED de toutes responsabilités.

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La tentative des trafiquants de drogue galiciens de contourner les mesures du confinement du coronavirus a échoué.

Tout a commencé à l’aube, lorsque les bateaux « attendus » ont été positionnés, par deux hélicoptères (de la douane (Agencia Tributaria) et de la Guardia civil) et trois  patrouilleurs (deux des douanes et un de la Benemerita) durant l’approche de l’estuaire d’Arousa, à exactement dix miles de l’île de Sálvora.

Parmi les détenus, on trouve Antolín Fernández Pajuelo et son frère Alberto.

Des sources  indiquent que son centre logistique serait situé à A Guarda, avec une « succursale » sur les rives de l’estuaire d’Arousa disposant de l’infrastructure, des connaissances et des contacts nécessaires pour réceptionner tous types de drogues dans un rayon d’environ deux cents kilomètres de la côte atlantique, couvrant à la fois la Galice et le nord du Portugal.

Introduire 3700 kilogrammes de cocaïne, la nuit et à bord de deux bateaux rapides, comme ces gens essayaient de le faire samedi matin, n’est pas à la portée de tous.

Quelle que soit la quantité volumineuse de cocaïne saisie, 3 700 kilos, l’opération a pour l’instant conduit à l’arrestation de sept personnes. Deux d’entre elles sont tombées (un Galicien, lié au monde du trafic de drogue dans l’estuaire et un citoyen péruvien) aux toutes premières heures de samedi, alors qu’ils tentaient de fuir après être entrés dans l’estuaire, près de la rivière Umia.

Ils ont été rejoints en prison, ce dimanche,  par cinq autres personnes qui sont tombées à A Guarda à la suite d’une série de recherches. Les agents n’ont pas trouvé plus de marchandises, mais ils ont trouvé un troisième bateau de type zodiac, qui a également été saisi.

A Vilagarcía, des agents d’Udyco ont passé au peigne fin les quartiers d’A Lomba et de San Roque et A Illa de Arousa, où EDOA a effectué une perquisition, en plus de Tragove, à Cambados.

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Après la politique, le terrorisme.

John Short me l’a clairement indiqué: le Melor ne va pas faire du cabotage.

Mon gentil trafic entre le Maroc et l’Espagne, voire l’Italie, n’était que de l’artisanat à côté de ce que Short me laisse entrevoir. On ne parle plus de cannabis, ni de Tanger, mais de cocaïne et des Caraïbes, et je dois impérativement en tenir compte pour les travaux de mise à niveau de mon cargo. Celui-ci doit être absolument fiable, je ne peux m’aventurer en haute mer, pour de longues traversées, sans un maximum de sécurité. J’en parle longuement avec Ralf De Groot qui m’avertit que la sécurité et la belle mécanique ont un coût. Lorsqu’il me montre le calcul, le total me donne le vertige. J’en avise mon commanditaire anglais qui tousse un peu mais finit par se ranger à mes arguments et accepte de régler les factures. En bon commerçant, il comprend que la fiabilité du bateau rassure le client, convaincu que ses commandes arriveront à bon port.

Parkhave Rotterdam


Le principe de réparations et d’aménagements lourds est donc acquis, ce qui va m’obliger à rester à Rotterdam pendant deux mois et demi. Le Melor disposera d’une autonomie de soixante-dix jours de mer. Mais pour cela il faut installer de nouveaux réservoirs de fuel et donc, également, de nouvelles canalisations. Nous sommes loin du bricolage prévu au départ et cette nouvelle orientation n’échappe pas aux douaniers hollandais.Mon équipement de bord les avait déjà intrigués, voilà qu’ils s’interrogent maintenant sur mes aménagements et me demandent des comptes sur mes projets.Cette fois l’heure n’est plus aux civilités et je me fâche lorsqu’un officier de la Douane hollandaise vient à nouveau me poser des questions :-Ceci est mon bateau, j’en fais ce que je veux. Pour votre information, j’ai l’intention de commercer et de monter une affaire avec un pays d’Amérique centrale. J’aurai besoin de mon cargo pour transporter du matériel et des marchandises. Jusqu’à preuve du contraire ce n’est pas interdit et je suis bien aimable de vous en aviser. Le douanier grommelle quelques remarques que je n’écoute pas, puis rejoint le quai. Je sais fort bien qu’il ne va pas se contenter de ces explications et qu’il me demandera d’autres précisions. Je devrai les lui fournir et pour cela une évidence apparaît : je dois effectivement lancer un projet avec un pays d’Amérique centrale, ou, en tout cas, en donner l’impression.Je ne manque pas d’imagination et la démesure ne m’effraie pas. Je consulte un atlas et je décide tout à fait arbitrairement d’implanter une affaire sur la côte Atlantique du Guatemala. La base étant définie, j’opte pour la création d’un complexe hôtelier autour d’une marina. C’est ambitieux, mais seul un projet ambitieux peut motiver les autorités locales et les pousser à me fournir les cautions et les justifications que les douaniers vont me demander à coup sûr. Aidé par un juriste, j’échafaude mon projet avec le plus grand sérieux pour le rendre crédible, puis je prends contact avec l’attaché commercial de l’ambassade du Guatemala à Madrid. Un rendez-vous est fixé et je fais un aller-retour en Espagne pour peaufiner le projet et lui donner corps. Un lieu précis est déterminé : Puerto Barrios, qu’il faut aller reconnaître. Pour me justifier aux yeux des douanes, je dois aller jusqu’au bout de l’illusion et j’envoie à Guatemala City mon fils Laurent et un ami, cadre commercial, totalement étranger à tous trafics, rencontré à Gibraltar, qui parle parfaitement espagnol. Avant leur départ je les invite, bien sûr, à susciter et multiplier les actes écrits avec les autorités et les entreprises. Paré de ce côté, je dois maintenant m’occuper de l’autre volet de mes travaux sur le Melor : leur financement. Le chantier de Parkhaven m’a présenté une première facture que je dois régler et j’appelle mon caissier à Londres. John Short tient parole et m’invite aussitôt à le rejoindre au Croydon Palace Hôtel, juste en face de la Cour de Justice, dans la banlieue de Londres où il me remettra l’argent. Mais il s’inquiète :

-Comment comptes-tu sortir une telle somme en argent liquide d’Angleterre ?

-Je me débrouillerai, j’ai l’habitude. En fait d’habitude j’appelle aussitôt Gatard pour qu’il demande de l’aide à son homologue anglais. Il ne peut tout de même pas refuser. Quelques jours plus tard, je suis assez satisfait de passer devant les douaniers de l’aéroport d’Heathrow sous la discrète protection de John Hector, l’un des leurs, sans même leur montrer la moindre pièce d’identité. Je n’ai même pas cherché à dissimuler les liasses de livres sterling serrées dans une pochette en plastique au fond de mon sac de voyage, puisque pour plus de sûreté, c’est John Hector lui-même qui portait mon sac. Sous l’impulsion de Ralf, les travaux ne prennent pas de retard et je peux bientôt communiquer avec exactitude à John Short la date où le Melor sera prêt à appareiller. Il me donne alors plus de détails sur l’opération que je vais mener et, brusquement, je comprends pourquoi les Anglais s’intéressent tant à lui :-Marc, tu pars dès que le bateau est paré. Tu vas charger une tonne de cocaïne aux Caraïbes que tu livreras à des gens de l’IRA. C’est urgent, ils ont besoin d’argent, et moi aussi. Nous avons déjà perdu trop de temps. Je te préciserai le programme plus tard. Pour l’instant je peux juste te dire que tu déchargeras près d’Oban, en Écosse. Tu peux aller repérer les lieux et chercher le site qui te convient. Tiens-moi au courant. Je sens que Short ne tient pas à en dire plus pour le moment mais je l’interroge tout de même car l’information qu’il vient de me donner sans la moindre précaution me paraît énorme :

-John, l’IRA donne dans le trafic de drogue ?

Allons Marc, tu n’es pas naïf, ça coûte cher la clandestinité. A ton avis, ils vivent de quoi ? Des dons des militants ? Et les armes, les bombes, ça pousse dans les champs comme les salades ? Au revoir Marc, je te rappelle.

Après le GAL en Espagne, l’IRA en Irlande… Décidément les trafics de drogue ne profitent pas qu’aux dealers des banlieues et je me pose des questions sur la volonté de certains États d’y mettre un terme. Pour alimenter certaines caisses noires quoi de plus anonyme et discret qu’une livraison dans un charmant petit port ? Pas de paperasse, pas de trace, pas de TVA et le contribuable n’est même pas floué…En tout cas j’ai la certitude que je viens de franchir un palier. Je naviguais en eaux troubles, je plonge en eaux profondes.

Christian Gatard

Christian Gatard, le patron de la DNRED de Nantes émet un long sifflement lorsque je lui révèle mon information:

C’était donc ça, les British se doutaient que par Bob Mills, puis John Short, ils allaient remonter jusqu’à l’IRA. Je comprends mieux, il ne s’agit plus seulement de saisir des stups mais surtout de coincer salement des indépendantistes irlandais. C’est une toute autre dimension.

Bobby Mills

Avec Christian je ne cherche pas à jouer l’oisillon tombé du nid: depuis le temps, je suppose quand même que les flics anglais se doutent bien que l’IRA ne vit pas d’oboles ?

C’est certain. Tu vois bien qu’ils ne pistaient pas Mills par hasard. Mais, entre savoir et prouver, il y a un grand vide juridique.

Je constate encore que tous les mouvements clandestins du monde, qu’ils soient de droite ou de gauche, n’existent que par les trafics, mais que le lien entre la drogue et le financement du mouvement n’est jamais évident, sans compter que, bien souvent, la politique vient encore compliquer les choses. Même très riches, les États n’aiment pas mettre la main à la poche, alors, si leurs protégés peuvent subvenir à leurs besoins, ils ferment pudiquement les yeux sur les méthodes et, éventuellement, donnent même un petit coup de pouce. Ce qui ne les empêche pas, parallèlement, d’engloutir des sommes colossales dans la lutte contre les trafics à grand renfort de beaux discours et de bonnes intentions.Tous les policiers, tous les douaniers du monde sont d’accord sur ce point, ce qui ne les empêche pas de traquer les trafiquants pour la plupart d’entre eux avec pugnacité, conviction, voire avec courage, ce qui est d’autant plus admirable. Pour l’heure c’est ce que font les douaniers de Nantes et ceux de Londres, les HM Customs excise officers.

George Atkinson

En apprenant que je vais livrer pour l’IRA, le contrôleur George Atkinson s’autorise une sorte de glapissement qui doit traduire chez lui une intense euphorie, et propose immédiatement de mettre l’un de ses hommes à ma disposition pour aller repérer les lieux de la livraison.

Un rendez-vous est prévu à l’ambassade de France, dans le bureau de l’attaché des Douanes, Marc Lerestre, pour monter l’opération. Nicole, la secrétaire de la DNRED de Nantes m’y accompagne pour représenter le service et ramener quelques documents confidentiels que Lerestre doit lui remettre. Il fait gris et il pleut

lorsque nous arrivons devant le King’s Gate House, 115 High Holborne, annexe de l’ambassade de France. Dans le hall, Marc Lerestre discute déjà avec un officier des Douanes anglais, John Hector. C’est lui qui va nous accompagner en Écosse. Les présentations effectuées, nous montons dans le bureau de l’attaché des Douanes qui a déjà étalé une carte des côtes écossaises sur une table ronde. John Hector pointe tout de suite son doigt sur le golfe de Murray, à l’ouest, et le canal Calédonien qui relie la côte ouest à la côte est de l’Ecosse. C’est dans cette zone que l’on m’a demandé de livrer et c’est donc là où nous allons nous rendre demain. Je loue une voiture à mon nom à l’aéroport de Glasgow et j’inscris John Hector comme conducteur parce que je n’ai pas l’habitude de la conduite à gauche. Un tout petit détail qui me lie par contrat aux douanes anglaises et scelle notre coopération.

King’s Gate House, 115 High Holborne

Pour mes trois compagnons de voyage, notre séjour écossais se transforme bien vite en circuit touristique. Ne connaissant rien aux manœuvres que je vais avoir à exécuter, ils ne me sont d’aucune utilité. Aussi, la plupart du temps, je leur laisse la voiture, préférant prospecter les ports et longer les côtes seul et à pied.

Nous restons trois jours sur le secteur et je fixe mon choix sur un tout petit port assez isolé, près d’Oban, face auquel je pourrai mouiller sans trop attirer l’attention. Un Zodiac viendra prendre la marchandise et la mènera jusqu’à un camion garé le long du canal Calédonien. La suite ne me regarde plus, elle concerne John Hector qui m’assure que son service n’a encore rien prévu. Le repérage est terminé, je rentre à Rotterdam.

Pas pour longtemps. Je reçois très vite un appel téléphonique de John Short. Je dois partir à Dublin


immédiatement et prendre une chambre dans un hôtel dont il me donne le nom. Puis il m’indique un jour, et l’heure exacte à laquelle je devrai me trouver au bar de cet hôtel. C’est concis. Au jour dit, à l’heure dite, je suis à mon poste. J’ai repéré le téléphone posé au bout d’un assez joli bar en bois et je me suis installé à la table la plus proche en commandant une « lager beer ». Cet instant m’excite, mais en même temps je pense que tout cela n’est qu’un jeu. Ce téléphone que je fixe intensément ne peut pas sonner, on ne voit cela que dans les films…Et pourtant il sonne. Incrédule, je refuse de regarder le barman, qui fait répéter un nom pour la troisième fois, et j’accroche mon regard sur le programme d’un singing-pub affiché en face de moi entre un jeu de fléchettes et une vieille publicité pour la Pelforth.

– Mister Fiévet ?

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Dans les rangs du FBI, l’entrée du garçon dans les rangs de la pègre ne passe pas inaperçue. Plutôt que de l’encourager à poursuivre ses études, les agents fédéraux proposent à l’adolescent (sans lui laisser beaucoup le choix) de se lancer dans le trafic en gros, sous leur supervision. Il devient ainsi le plus jeune informateur que le Bureau ait jamais engagé. Le scénario un tantinet didactique de Undercover, fait se heurter amoralité des représentants de la loi (incarnée avec superbe par Jennifer Jason Leigh) et les hésitations de White Boy Rick, ballotté entre les tentations de l’argent facile et l’espoir d’échapper à son destin de citoyen d’une ville fantôme.

On trouvera, dans un reportage long format publié en 2014 sur la plate-forme multimédia américaine The Atavist, la relation du triste sort que le système policier et judiciaire a réservé à cet auxiliaire.

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Une autre histoire vraie, celle de Marc Fiévet, qui a inspiré le film « Gibraltar »

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Histoire du trafic de drogue

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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange.

Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition.

Au XIXe siècle, l’opium se répand à travers toute l’Asie, sous l’impulsion des puissances coloniales. Parallèlement, l’industrie pharmaceutique occidentale découvre des produits miraculeux : morphine, cocaïne, héroïne. L’addiction devient un fléau mondial et un enjeu de santé publique ; la prohibition va progressivement s’imposer. L’interdit donne naissance aux premiers réseaux du trafic de drogue, qui ne vont cesser de chercher la protection des États. Cette criminalité connaît un essor sans précédent pendant la guerre froide, quand les services secrets utilisent les drogues comme un instrument politique. Les États-Unis en paient le prix : en 1970, un tiers de leurs soldats au Viêtnam sont accros à l’héroïne. Un an plus tard, le président Richard Nixon lance la guerre contre la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (1/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 20:55
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Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort. Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir. Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous, Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale. Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place. Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (2/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 21:50
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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange. Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition. Dernier volet : les trafiquants de drogue d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme…

Le paysage s’est désormais morcelé, voire atomisé. Les trafiquants d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme. Le trafic s’enracine dans des zones hors de contrôle, comme l’Afghanistan ou la Colombie, où une guerre d’intensité variable se poursuit. Au Mexique, les cartels ont fait entrer le pays entier dans une spirale de violence sans précédent, et partout, le bilan de la guerre contre la drogue se réduit à un décompte macabre. Faciles à fabriquer et à dissimuler, les drogues de synthèse, comme le fentanyl, cinquante fois plus puissant que l’héroïne, annoncent la génération à venir, celle des trafiquants en blouse blanche. Aux États-Unis, les antidouleurs prescrits sur ordonnance ont ouvert la voie aux opioïdes, qui sèment la mort à l’échelle d’une épidémie.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (3/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 22:45
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Le marché basque de la drogue est en plein essor.

Au cours de la dernière décennie, près de quatre tonnes de différents stupéfiants ont été saisies. Et cela leur donne une vision globale de ce qui bouge: ce qui est acheté et ce qui est consommé. Comme dans le reste du pays, l’héroïne, la « foutue » drogue des années 80, est de retour.

Dans ce supermarché particulier, il y a aussi les amphétamines. Au cours des dix dernières années 250 kilos ont été saisis dans différentes opérations anti-drogue. Pas mal compte tenu des autres records: 2 642 kilos de marijuana, 997 kilos de cocaïne, 512 de speed et 37 d’héroïne, ainsi que deux tonnes de précurseurs.

Dans le cas de l’héroïne, cette année en à peine deux mois, les opérations effectuées ont permis de taper pas moins de 16 kilos, un peu plus d’un tiers de ce qui a été réalisé depuis 2010. Comme l’a dit à Europa Press le responsable de  l’UDYCO (Unité des Drogues et du Crime Organisé) de la Police Nationale de Bilbao, le «cheval» est revenu parmi les stupéfiants  le plus commercialisé par les «narcos», qui recherchent «le plus d’argent avec le moindre risque »et ne savent pas« quelle drogue est la plus nocive ».

Selon lui, les stupéfiants qui sont au Pays Basque «font beaucoup de dégâts». Par conséquent, ils considèrent qu’il est essentiel que « tous les niveaux » soient impliqués dans la sensibilisation aux drogues et la lutte contre le trafic et la consommation.

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Del Campo de Gibraltar, una magistrada llegó a decir: «Se ha convertido en el Nápoles que imperaba en la era de Falcone, de la cosa nostra, se ha convertido en el nuevo territorio ETA». Y añadió que el objetivo de los narcos era «el libre tráfico de drogas y el disfrute de los placeres que otorga el alto poder adquisitivo que se consigue con esta actividad».

En Algeciras, el año pasado se llevaron a cabo 353 actuaciones contra ese tráfico de drogas, muy por encima de las que se hicieron en muchas comunidades autónomas, lo que supuso un incremento del 47,7 por ciento, casi el doble que el año anterior en el que ya en los últimos meses se empezaron a tomar medidas contundentes, que siguen.

Otro ejemplo de territorio en el que se acumulan modalidades delictivas de impacto es la Costa del Sol: 41 homicidios dolosos y asesinatos consumados o en grado de tentativa se produjeron el año pasado en ocho municipios, incluida Málaga capital, una cifra que se aproxima a la de las dos grandes ciudades españolas: Madrid y Barcelona.

Fuente y mas

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Les 3 tonnes 300 de cocaïne se trouvaient dans un conteneur à bord de l’Alexis, affrété par CMA CGM pour sa ligne Méditerranée-Caraïbes.

Après une escale de 12 heures à Marseille, il a fait route pour Barcelone où il est resté 22 heures avant de repartir vers Valencia où il est arrivé vers 02 h 00 ce 1er mars.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED de la Douane française): relire l’interview de Marc Fievet par 24 Ore

Publié: 29 février 2020 par Marc Fievet dans 36, Aeronarcotrafic, AFRIQUE, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du NORD, AMERIQUE du SUD, Balkans, Belgique, Blanchiment, Canada, Canaries, Cannabis - Hachis - Haschich, Ceuta, Cocaïne, Colombie, Corse, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza, HM Customs Excise (UK), INTERPOL, Irlande, Italie, Justice, MAFIA, Malte, Maroc, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, Narcotrafic maritime, NCA, NS 55, OCRTIS, OFAST, Pays-Bas, Police, Policia, Pologne., Portugal, Saint-Martin, Santo Domingo, Sardaigne, Sénégal, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, Suisse, SVA, TRACFIN, UK, USA, Venezuela
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Marc Fiévet est une sorte de Donnie Brasco à la française – du nom de cet agent qui a infiltré des années durant une des principales familles de la mafia italo-américaine et dont l’histoire avait été portée à l’écran avec le duo Johnny Depp-Al Pacino.

Michel Charasse

A partir de1988, à la demande des autorités douanières françaises et de leur service action, la DNRED, l’agent NS55 a vécu au cœur d’une des principales organisations du trafic mondial, en devenant le numéro deux opérationnel. Fiévet a notamment été encouragé dans son action par le ministre du Budget de l’époque, Michel Charasse. Présenté par la justice canadienne comme le n° 1 du trafic mondial, condamné à perpétuité au Canada, finalement extradé, il aura au final payé de 11 années de prison les risques qu’il a pris pour le compte du gouvernement français, après avoir été lâché par ceux qui l’avaient envoyé au combat. En première ligne.

Claudio Pasquale Locatelli

24 Ore : C’est nous qui lui avons appris la nouvelle de la chute de Locatelli. Fiévet a travaillé à ses côtés pendant des années. Au cœur d’une des principales organisations du trafic international de came. En dépit de son évasion de la prison de Grâce en 1989, peu de monde sait qui est Locatelli en France. Après ceci, vous n’aurez plus d’excuses…

24 Ore: On vient d’apprendre ce week-end l’arrestation de Pasquale Claudio Locatelli. Pas vraiment un inconnu, pour vous…Alors, Locatelli, c’est qui?

Marc Fievet

Locatelli, c’était, c’est, et je suis certain que ce sera demain encore, un des principaux distributeurs de la cocaïne colombienne en Europe, doublé d’un des plus importants fournisseurs de cannabis marocain, notamment sur la péninsule italienne. C’est un gros faiseur, comme on dit. Un industriel de la came, pas un petit trafiquant. Du très très lourd. À l’époque où je m’étais rapproché de lui – j’étais chargé du transport et de la logistique de son réseau –, on dépassait toujours les 20 ou 30 tonnes en matière de cannabis. Et en matière de cocaïne, il n’était pas rare de parler de 5, 10 ou 15 tonnes.

24 Ore: Ce Locatelli a plusieurs noms, je crois, de multiples identités…

Oui. Moi, je connaissais Mario Maroni et Claudio Pasquale Locatelli. Plus une autre, que j’ai oubliée.

24 Ore: C’est vraiment la pointure au-dessus?

Quelqu’un d’excessivement brillant. Une belle machine, dotée d’une intelligence supérieure. Un type qui prend d’ailleurs lui-même de la coke pour accélérer ses propres capacités de raisonnement.

24 Ore: Si on établit une sorte de classement du business international de la came, avec de telles quantités, comme celles que vous évoquez, ça le placerait comment?

Écoutez…Là, on parle de l’élite mondiale. Avec Locatelli, on est face aux dix ou quinze personnes capables dans le monde de donner confiance aux expéditeurs et aux fournisseurs, d’une part, et, de l’autre côté, d’être en mesure d’exiger de la part des mafias locales un bon règlement, dans les meilleures conditions. Le genre de choses que peu de personnes sont capables de faire. C’est-à-dire que son nom est une garantie. Clairement, ici, on est au niveau du trafic d’État. Ce monsieur fait partie de ceux qui gèrent un business qui ne peut pas être stoppé par l’activité policière traditionnelle.

24 Ore: Quand on s’appelle Locatelli, les sommes en jeu, ça pèse quoi?

Quand je travaillais avec lui, il prenait 30%de la marchandise. Ça, c’était le prix du passage. En échange, il mettait à disposition les bateaux, l’avion et les infrastructures nécessaires. Très souvent, il négociait aussi l’acquisition des 70 % restants avec les expéditeurs. Il s’occupait lui-même de la redistribution et négociait le prix dans le territoire de destination. À l’époque, le kilo de coke, récupérée par parachutages en mer, se négociait à 2000 dollars. Derrière, pour la revente sur le territoire espagnol, c’était entre 18000 et 20000dollars le kilo. Dans ce cas, généralement, Locatelli redistribuait par 500 kg.

24 Ore: Au fond, il a quoi de plus que les autres? Qu’est-ce qu’il a su faire mieux, ou différemment?

Il a simplement fait grimper le volume des mouvements, n’hésitant pas à passer au stade industriel. Il a été un des tout premiers à faire du regroupement pour plusieurs organisations mafieuses à la fois. Du transport mutualisé, en réalité. Pour ça, il faut avoir la capacité de garantir l’atterrissage de la marchandise, sa tranquillité et sa bonne organisation. Notamment pour éviter que les différents destinataires ne se rencontrent au même moment, et que ça ne dégénère pas. En résumé, Locatelli est à la fois un très fin diplomate, mais avec, derrière, certainement une force de frappe. Deux qualités qui lui permettent d’imposer sa façon de concevoir le business.

24 Ore: Il est très bien entouré, je crois…

Oui. Il a des relais et des connections incroyables. À l’époque, on se retrouvait à l’apéro avec un magistrat. Il avait un avocat rayé du barreau pour quelques irrégularités mais qui avait une connaissance approfondie des procédures judiciaires. Il est capable aussi de trouver des appuis chez les policiers, des services qui lui permettent de repartir (Locatelli a été arrêté à plusieurs reprises en Espagne, avant d’être de façon assez incompréhensible relâché, alors que plusieurs pays demandaient son extradition, ndlr] et d’être à nouveau dehors. Enfin, j’en suis persuadé, il a des connexions étroites avec la DEA (le service anti-stups des Américains, ndlr), qui l’ont certainement aidé à sortir plus d’une fois d’un mauvais pas. Je ne peux pas imaginer avoir payé pour son compte, alors que ma situation d’agent infiltré des douanes était connue, et que lui n’ait pas été poursuivi, sans qu’il y ait eu une intervention des Américains. Il y a eu une guerre des services, et on a préféré sacrifier un agent infiltré français pour laisser se développer un marché qui génère d’énormes profits en matière d’économie souterraine.

24 Ore: Vous semblez toujours amer, même après l’annonce de cette arrestation…

Il y a de quoi. Ce monsieur a été arrêté dix jours avant moi, en 1994. Il a fait un peu de prison. Il est ressorti et s’est arrangé pour être de nouveau arrêté, plusieurs fois.
À chaque fois, il se débrouille pour faire frapper d’annulation toutes les demandes d’extradition, alors qu’il est poursuivi par la France, les États-Unis, le Canada…Une fois encore, j’ai la nausée. Pas parce qu’on vient de l’arrêter, mais parce qu’on m’a laissé pourrir en prison et que je suis toujours considéré comme un narco par le Canada.
Je vais vous dire…On a affaire à des ‘petites frappes’ policières qui font tout, sauf empêcher que nos économies et nos propres banques soient financées par le narcotrafic. Le reste, c’est encore du cinéma.

D’après 24 Ore

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Une partie de la flotte de Claudio Pasquale Locatelli

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General cargo ships PACIFICO

Enregistré à Chypre 🇨🇾 – propriétaire Jurgen Kirchoff financé par Locatelli

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MV Poseidon

Enregistré à Saint Vincent 🇻🇨 – Propriétaire Fortitude Maritime Research ltd à Gibraltar

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MY Sea Harmony

Enregistré à Jersey 🇬🇧 – Propriétaire Charles Henri De Bossieu, un des noms d’emprunt de NS 55

 

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Pour faire suite à une question posée par un lecteur d’Aviseur International suite à l’interception de l’Aressa au sujet de son  immatriculation au Cameroun: est-elle frauduleuse (c’est-à-dire délivrée sans l’accord du Cameroun)?

Les autorités d’Aruba ne manqueront pas de réclamer aux autorités compétentes du Cameroun toutes informations nécessaires à l’authentification des documents.

SUR LE SITE « A la Casse n° 57 de Novembre 2019 – Bulletin d’information et d’analyses sur la démolition des navires »

Cameroun : 45 navires sous pavillon de complaisance ou sous pavillon pirate?

Deux navires sont partis à la casse ce trimestre sous pavillon du Cameroun:

l’Aberdeen (OMI 7800540) un roulier arrêté pour trafic de drogue en Italie, 42,7 tonnes de cannabis saisies par la police financière italienne suite aux directives données par la DNRED de la Douane française.

et le Sevastopol (OMI6523951) ex ferry sous pavillon ukrainien puis russe exploité dans le détroit de Kerch en mer Noire. Ils ont tous deux été dirigés vers les chantiers d’Aliaga. Il s’agit des premiers navires échoués pour démolition sous ce pavillon corbillard émergent.

La question se pose de savoir s’il s’agit d’immatriculations officiellement agréées par les autorités camerounaises ou si elles résultent en totalité ou en partie d’une usurpation facilitée par le manque de vigilance de l’administration du Cameroun.

Dans les deux hypothèses, le gouvernement du Cameroun ne serait pas exempt d’imprudence et de reproche. L’Organisation Maritime Internationale (OMI) a alerté sur les immatriculations frauduleuses et étudie les cas des registres des Fidji, des Maldives, de la Micronésie, de Nauru, des Samoa, de la Tanzanie,de la République Démocratique du Congo et du Vanuatu.

La crainte que le registre du Cameroun soit à son son tour contaminé par le virus de l’usurpation ou de la corruption mérite d’être dissipée.

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Agentes de la Guardia Civil, de la Policía Nacional y de la Agencia Tributaria han desarticulado una importante organización criminal dedicada al tráfico de drogas y el blanqueo de capitales. En una investigación que ha durado más de dos años han resultado finalmente detenidas 39 personas, entre las que
se encuentran « antiguos capos de cárteles colombianos asentados en Alicante », señalan los investigadores.

Leer

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UNODC
Alijo de cocaína
27 Febrero 2020

Un nuevo informe sobre el estado de los estupefacientes en la región revela cómo los máximos históricos de narcotráfico van de la mano con el aumento de la violencia, los esfuerzos por acabar con esta lacra y los desafíos que supone a nivel mundial, entre ellos el uso del lado oscuro de internet, a través de la llamada red oscura o dark web.

El cultivo de cocaína en América del Sur se ha duplicado entre 2013 y 2017, al tiempo que la violencia vinculada a la droga ha aumentado, especialmente en Brasil, Colombia y Venezuela, país este último en el que ha aparecido una nueva red informa de narcotráfico conocida como el Cartel de los Soles”, según revela el último informe 2019 de la Junta Internacional de Fiscalización de Estupefacientes.

La superficie total destinada al cultivo ilícito de la planta de coca en América del Sur creció de las 120.600 hectáreas en 2013 a un récord histórico de 245.000 en 2017.

Al mismo tiempo, el estudio estima que la fabricación ilegal mundial de cocaína también alcanzó un nuevo máximo histórico de 1976 toneladas en 2017, impulsada principalmente por el aumento de la fabricación de cocaína en Colombia.

Pese a la disminución del 1,2% del cultivo ilícito de la planta de coca en Colombia, Luis Alberto Otárola, miembro de la Junta de la Junta definió este problema como “muy complejo y grave”.

“No olvidemos que América del Sur es responsable de la producción total de la hoja de coca, pasta base y clorhidrato de cocaína en todo el mundo. Toda la red y las mafias que se originan para trasladar este producto a Europa y, sobre todo a América del Norte ha corrompido a funcionarios y está implicada con la poca predisposición para combatir esta situación en sistemas corruptos”.

Además, ha creado una economía ilegal que se enfrenta a dos problemas.

“Uno, existe una sofisticación en el envío de estos productos, recordemos las incautaciones que se han realizado de minisubmarinos que utiliza el narcotráfico, se han detectado avionetas que van a África, avionetas que permanentemente hacen una ruta del norte de Sudamérica hacia Honduras y El Salvador y de ahí a América del Norte; y también los problemas de violencia social que esto genera. En el informe confirmamos que el 33% de los homicidios mundiales ocurren en América Latina y el Caribe, lo que la convierte en una de las regiones más violentas del mundo”.

El estudio indica que en el Brasil, Colombia y Venezuela la tasa de homicidios es superior a la media regional de 22 por 100.000.

Hay que mejorar la coordinación ente países

Otárola destacó que trabajan codo a codo con los Gobiernos para tratar de apoyarlos en los grandes esfuerzos que la Junta, conocida por sus siglas como JIFE, ha detectado para enfrentar este tema.

“La gran preocupación que tiene JIFE en estos momentos es el crecimiento en la superficie de coca ilegal en los países de la región andina. ¿Por qué? Porque también se ha incrementado la producción potencial de cocaína a un récord histórico de casi 2000 toneladas, según nuestras mediciones”.

Destacó que estas aproximadamente 2000 toneladas se reparten al resto del mundo creando un serio problema internacional.

“Lo que nosotros creemos es que los países también tienen en este momento que mejorar la coordinación y la medición. Hay un país de la región andina que no está midiendo la superficie ilegal de coca generando algunos problemas para elaborar un informe conjunto sobre la región andina. Pero en la perspectiva que hemos trabajado recomendamos que se retome la iniciativa y el modelo de desarrollo alternativo, integral y sostenible que en el caso de Perú ha funcionado muy bien en los últimos años y que tiene que replicarse en las regiones de Sudamérica”.

JIFE
Luis Otárola Peñaranda, abogado miembro de la Junta Internacional de Fiscalización de Drogas.

Las rutas de la cocaína

La gran mayoría de estas 2000 toneladas va del mercado colombiano hacia los Estados Unidos donde se detectó una alta pureza de la cocaína, con el consiguiente aumento de los precios y un rebrote del consumo debido a su alta sofisticación.

Otra gran parte se destina al mercado europeo a través de los puertos africanos o directamente a los muelles del viejo continente, principalmente en Holanda y España.

“Y de la cocaína que sale de Perú y baja desde Colombia por el río Amazonas también se proyectan como países de tránsito por Guyana y Venezuela. También tenemos datos que estaría saliendo ingentes cantidades de este producto hacia Europa por esta ruta: Brasil, Guyana, Venezuela”.

Según el experto, los mayores envíos se producen por vía marítima adheridos a mercancías aparentemente lícitas ya que es más barato.

Venezuela y el “Cartel de los soles”

El informe señala que “en los últimos años, los grupos delictivos organizados han transportado grandes cantidades de drogas ilícitas a Europa y los Estados Unidos desde Colombia, pasando por la República Bolivariana de Venezuela”.

Para controlar ese tráfico, según el documento, en particular el de cocaína a través de Centroamérica con destino a los Estados Unidos, los grupos delictivos organizados controlan los puertos marítimos y utilizan aeronaves ligeras, con las que realizan vuelos ilegales.

A continuación, revela que “hay indicios de que, en la República Bolivariana de Venezuela, los grupos delictivos han logrado infiltrarse en las fuerzas de seguridad gubernamentales y han creado una red informal conocida como el ‘Cártel de los Soles’ para facilitar la entrada y salida de drogas ilegales”.

A este respecto, Otárola indicó que las fuentes de la Junta son “confiables y verificadas”.

“Es uno de los casi 900 párrafos de nuestro informe en el que, efectivamente, se recoge el problema de tránsito en Venezuela y la probable infiltración de una red informal en los sistemas de seguridad. Eso es lo que ha informado la JIFE. Se lo ha alertado también a los Estados que guardan relación con este tema y lo que nosotros conversamos con los Estados es una cooperación reservada”.

El experto indicó que, antes de su publicación comparten el informe con todos los Estados y, posteriormente , se producen reuniones bilaterales con muchos de ellos donde trabajan para mejorar algunos temas detectados en sus estudios anuales.

“Con Venezuela hubo una reunión en Viena y esa reunión la JIFE la mantiene en reserva porque solo es de interés para los Estados y nuestra institución”, dijo.

El problema de las pandillas en América central

En América Central y el Caribe, la JIFE observa dos problemas concretos: que forma parte de una zona de tránsito, en especial de cocaína en dirección a los Estados Unidos y la carencia de una estructura de programas de atención de los grupos delictivos organizados, como las bandas locales.

“Las pandillas locales y los grupos delictivos siguen explotando la subregión de Centroamérica y el Caribe como zona de tránsito y, dado que el tráfico de cocaína sigue siendo la fuente de ingresos más lucrativa, se intensifica la competencia, sobre todo en los segmentos jóvenes, para controlar los mercados y para incentivar el consumo de otras sustancias como los opioides y las drogas duras”.

Sin embargo, indicó que la noticia alentadora de la subregión fueron las grandes incautaciones de cocaína en Costa Rica o Panamá, o las más de 13 toneladas aprendidas en El Salvador en 2018, cuando se produjo la mayor confiscación subregional.

Por otro lado, el estudio señala que la mayoría de los países de la región de Centroamérica y el Caribe no recopilan sistemáticamente datos sobre el consumo de drogas ni sobre la disponibilidad de sustancias fiscalizadas para fines médicos y que es necesario que establezcan sistemas y procesos para hacerlo.

El especialista indicó que la JIFE trabaja básicamente con fuentes oficiales de los Estados y con instituciones dedicadas al estudio de fiscalización de estupefacientes.

“En América Central, efectivamente, no se ha podido contactar con cifras oficiales. Existe un desfase en cuanto a la información o no está actualizada o no ha sido trabajada adecuadamente”.

Aclaró que hay un esfuerzo de la Comisión Interamericana para el Control del Abuso de Drogas de la Organización de los Estados Americanos (CICAD) “por articular los observatorios de drogas de América Central y el Caribe”, pero que la información sobre este tema es limitada y no está estandarizada a nivel regional.

Otros datos destacados fueron:

  • El consumo de opioides con fines médicos y el de sustancias sicotrópicas
    continúan siendo bajos en la mayoría de los países de Centroamérica
  • El consumo de drogas, en particular de cannabis, parece incrementarse en todos los países de la región
  • La mayoría de los países de Centroamérica y el Caribe no recopilan sistemáticamente datos sobre el consumo de drogas ni sobre la disponibilidad de sustancias fiscalizadas para fines médicos. Se destaca la necesidad de establecer sistemas y procesos para captar datos

La crisis de los opioides en América del Norte

Pese a la ligera disminución del número total de muertes por sobredosis registrada en los Estados Unidos en 2018, la crisis de los opioides de América del Norte sigue siendo motivo de preocupación.

Aunque durante 2018 las muertes relacionadas con los opioides sintéticos, como el fentanilo, aumentaron; las relacionadas con los opioides semisintéticos, como la oxicodona, disminuyeron.

Además, el informe indica que tanto en Estados Unidos como en Canadá la heroína es fácil de obtener y que aumentó el número de organizaciones delictivas involucradas en el mercado ilícito de esta sustancia.

Asimismo, aumentó la disponibilidad y demanda de cocaína en Estados Unidos y Canadá.

La red oscura y el tráfico de drogas, un futuro problema mundial

En América del Norte, el tráfico de drogas en línea a través de redes anónimas sigue agravando las crisis de uso indebido de drogas y sobredosis.

Otárola destacó que hay una red internacional de tráfico de drogas que viene usando la Red Oscura (Dark web) donde las grandes corporaciones del narcotráfico internacional “minimizan la seguridad” para el tráfico y han conseguido hacer “más eficiente” la llegada del producto y “la penalización del traslado de este”.

“Cada día se pueden inventar hasta uno o dos sustancias distintas. Las legislaciones de los Estados no son lo suficientemente rápidas como para ingresar a las listas prohibidas o controladas de diversas sustancias (…) en ese contexto, las criptomonedas vienen circulando en estas redes oscuras y hace muy difícil la persecución judicial de tráfico de drogas”.

La JIFE destaca en su informe que las autoridades estadounidenses han creado un Equipo Conjunto de Control de Venta de Opioides en la Web Oscura “en las que se persigue el delito, pero también las cuentas de internet de estos traficantes que requiere una especialización de la policía”.

Otárola indicó que es un delito que cuenta con dos características específicas: es transnacional y que, por su propia naturaleza, tiene mucha facilidad para evadir los controles policiales de los Estados.

“Creemos que en los próximos años esto se podría convertir en un problema mundial, si es que no se establecen las estrategias y la cooperación internacional para tener una visión común y una capacitación a las autoridades policiales de los países que sufren este problema”.

Otros aspectos destacados en América del Norte:

  • El Plan Nacional de Desarrollo de México 2019–2024 prevé una reforma de las políticas en materia de drogas y la ampliación del tratamiento de la drogadicción.
  • Los grupos delictivos organizados de México también podrían haber encontrado un nuevo método para sintetizar metanfetamina a partir de sustancias químicas no fiscalizadas.
  • Las medidas de legalización y despenalización del cannabis se extienden por América del Norte.

fuente

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Par Marc Fievet

Depuis que Christian Gatard m’a présenté ‘El Señor Ayuso’, le directeur des Douanes de Madrid  et le chef du SVA d’Algésiras (Servicio de Vigilancia Aduanera),  le service de surveillance des Douanes espagnoles, Don Fernando[1], j’ai retrouvé le plaisir de voler. Ma rencontre avec l’ensemble des douaniers espagnols a été chaleureuse et constructive. Ils avaient hâte de me connaître. Cet agent français hors norme que je suis les intriguait parce que, visiblement, je n’avais pas le profil des aviseurs habituels. Muñoz d’ailleurs me l’a dit devant Gatard dès notre premier entretien. En quelques minutes j’étais passé de l’agent trouble au collègue et, à ses yeux, je faisais partie intégrante du service français. Quand je lui ai révélé que j’étais aussi pilote il n’a pas hésité une seconde :

Il faut absolument que vous participiez à nos reconnaissances aériennes. Pourquoi ne viendriez-vous pas de temps en temps travailler avec nos équipages ?

Puis se tournant vers Gatard il ajoute en riant :

En plus nous pourrions bénéficier de vos renseignements à moindre coup…

Je n’ai pas laissé passer l’opportunité. Quelques jours plus tard, Fernando Muñoz m’a  convié dans la zone affaires de l’aéroport de Malaga où ses appareils, des avions Casa 235, et des hélicoptères M.S. 530  sont parqués. Le chef des Douanes m’a présenté à ses pilotes et depuis je vole régulièrement avec eux. Cette collaboration est rentable pour moi. L’échange inévitable d’informations et la vision aérienne du trafic dans le détroit de Gibraltar me permettent de multiplier sans cesse mon chiffre d’affaires. Il ne se passe pas une journée sans que je  signale un mouvement à ma maison mère de Nantes, et quelquefois je livre même deux ou trois bateaux  par jour. Le rythme est si rapide que j’ai l’impression que mes amis de la DNRED s’essoufflent et laissent filer les embarcations que je leur signale, ce qui commence à m’agacer. Je m’en suis ouvert à Gatard qui, en gros, m’a prié de m’occuper de mes oignons. Je ne supporte ni l’amateurisme, ni le travail bâclé ou inachevé et, je l’avoue volontiers, je ne supporte pas plus que l’on m’envoie aux pelotes.

Furieux et vexé, je décide ce même jour de chercher un « employeur » un peu plus efficace et je pense au service des stupéfiants de la Police Judiciaire. Je téléphone au  Ministère de l’Intérieur et, après les présentations d’usage,  une standardiste me dirige vers le service concerné où un policier m’écoute avec attention puis me prie de le rappeler le lendemain. Ce que je fais ponctuellement :

-L’un de nos inspecteurs est actuellement en mission à Malaga, vous pourriez le rencontrer ?

Je prends les coordonnées et je compose aussitôt le numéro pour fixer un rendez-vous le soir même, dans un hôtel du centre ville. Lorsque j’arrive, le policier m’attend déjà au bar de l’établissement. Je lui expose la situation en essayant d’être le plus convaincant possible. J’insiste sur le nombre d’affaires que j’ai déjà apportées aux douanes, mais je vois bien que mon interlocuteur pense à autre chose et condescend juste à m’accorder un peu de temps parce que Paris lui a demandé de le faire. En regagnant Gibraltar je ne suis guère optimiste sur la suite de cette entrevue et je n’entendrai d’ailleurs plus jamais parler du service des stupéfiants. Je ne comprends pas bien cette attitude, tant des douanes que des policiers et j’en parle  un jour à Fernando Muñoz. Il réfléchit et me lance sur une autre piste :

-Vous devriez aller voir le représentant du DEA à Malaga. Je vais vous donner ses coordonnées.

Le DEA (Drug Enforcment Administration(, le service des stups américain. Muñoz en parle avec respect. Depuis que je travaille pour les douanes, je sais moi aussi qu’ils ont beaucoup d’argent, qu’ils disposent d’une logistique exceptionnelle, et qu’ils peuvent être redoutables et efficaces…s’ils en ont envie.

Nouveau coup de téléphone, et nouveau rendez-vous dans un hôtel de Malaga, un  cinq étoiles en bordure de mer. D’entrée le ton est tout autre. L’agent américain, type gringalet latino, me reçoit en chemisette en se gavant de cacahuètes. Il me pose des questions et écourte mes réponses la plupart du temps. C’est mon bateau qui l’intéresse. Brusquement sur un ton parfaitement badin, comme s’il me demandait des nouvelles de ma famille, il me met un incroyable marché en main :

Je sais que  des narcos du coin cherchent un bateau pour enlever trois tonnes de cocaïne en Colombie. Est-ce que vous voulez y aller? Mon service vous couvre et on fait la saisie  à l’arrivée.

J’atterris sur une autre planète. L’Américain s’en rend compte et il engloutit une tonne de cacahuètes en poursuivant :

Ça n’a rien d’exceptionnel, je monte souvent ce genre d’opérations. Je ne vous demande que de faire le transport. C’est votre job, non ?

Oui, bien sûr, officiellement c’est mon job. La société Rio Plata est répertoriée comme entreprise de transports. Ce que mon interlocuteur ne sait pas, c’est que je ne peux  toujours pas sortir le Windarra du port puisque je n’ai toujours pas réglé la totalité de son achat.  Mais, de toutes façons, cette cargaison m’affole, même si je sais très bien ce qu’elle peut me rapporter. Pour des convoyages normaux, les skippers traditionnels sont payés au mile parcouru et au temps passé en mer. Pour un transport de drogue, le prix est multiplié par dix. Malgré cet attrait, je n’hésite pas une seconde, trois tonnes de coke, ce type est fou : je refuse tout net et mon vis-à-vis en paraît réellement surpris. Il écarte largement les bras, lâche un retentissant OK boy et quitte le tabouret sur lequel il est assis, me signifiant que la conversation est terminée et qu’il n’envisage absolument pas de boire un verre avec moi. Je n’ai pas plus envie que lui de prolonger la discussion et je reprends la route vers Gibraltar. Finalement, les douanes françaises c’est très bien, je vais juste les secouer un peu…

En attendant, demain matin je dois m’occuper de mon ami Yvon Jouguet. Il bricole sur son bateau depuis plusieurs jours et je sais très bien quel genre d’aménagements il effectue. Il installe des réservoirs spéciaux comportant une cache pour de la drogue et il est tout à fait possible que d’autres compartiments soient déjà prévus ailleurs. Jouguet n’est pourtant pas le mieux équipé, bien des bateaux sont construits dans les chantiers en prévision des transports douteux qu’ils vont effectuer. On ne prévoit pas des caches sur le navire, on construit le navire autour des caches…

À l’aube, des visiteurs  s’installent sur le bateau d’Yvon. Je parviens à les photographier au téléobjectif et à neuf heures  vais faire développer les films chez un photographe de La Linéa à neuf heures. D’habitude je préfère  envoyer ce genre de pellicules à un laboratoire industriel, beaucoup plus anonyme, mais quand le temps presse je suis bien obligé de faire appel à un artisan, à chaque fois différent cependant. Et aujourd’hui je suis pressé car je me doute que Jouguet va aller charger rapidement au Maroc avant de filer vers la France, et je veux envoyer les portraits de ses coéquipiers en express à Gatard pour qu’il les identifie. Je fais bien car, dès le lendemain, il me rappelle :

-Ceux- là on les connaît, ce sont de grosses pointures.

J’en profite pour déverser mon fiel :

-Et vous allez encore les laisser filer, comme d’habitude…

Gatard cette fois ne fait aucun commentaire.

Pour me détendre je vais saluer mes amis pilotes à Algésiras et rendre compte à Muñoz de mon entretien avec le représentant de la DEA. Cela  devrait l’amuser.

Lorsque j’arrive sur la base, un pilote d’hélicoptère, Federico, s’apprête à décoller à bord d’un  MS 530. Il est seul et me propose de l’accompagner. Quelques minutes plus tard nous survolons le bateau qu’il cherchait, un petit voilier de onze mètres qui file vers les côtes marocaines, au sud de Gibraltar. Federico aimerait voir ce qui se trame à bord.  Je prends les jumelles, et prépare un appareil photo pendant que Federico, après un premier survol en altitude effectue une large boucle et revient se positionner loin derrière le bateau. Il le rattrape rapidement et au dernier moment pique vers le pont alors que j’enclenche le moteur du Nikon qui va assurer une série de clichés. À notre passage, je vois deux hommes s’engouffrer dans une petite cabine. Nous reprenons de l’altitude et quelques secondes plus tard, le voilier change de cap, bifurquant vers le large. Nous les avons dérangés. Méfiants, ils vont différer le chargement de la marchandise. Federico effectue encore quelques passages de routine entre les deux côtes puis nous rentrons.

Avant de regagner le Windarra je m’arrête pour prendre un verre Chez Bianca et là j’apprends que Sergio fait route vers la Corse avec le Seliti, le voilier que j’avais conduit en Italie. Je connais le parcours et je peux donc assurer à Gatard  qu’il y a de la drogue à bord. Je lui indique même l’endroit des caches que je connais  grâce à quelques indiscrétions de Sergio. Je vais regretter ce luxe de détails car les douaniers de la Méditerranée qui réalisent l’opération débarquent sur le bateau avec d’énormes sabots. Ou ils sont très pressés, ou ils sont franchement idiots, toujours est-il qu’à peine sur le pont, ils foncent directement vers les caches, découvrent la marchandise et passent les menottes à tout le monde. Sergio n’est pas dupe. Il comprend instantanément que les douaniers ont été parfaitement renseignés et il réfléchit aux  donneurs potentiels.

Dans l’Estafette qui le conduit vers Ajaccio il se tourne vers un douanier et grince :

-C’est le Français de Gib’ qui m’a donné ?

Quand l’histoire me revient par une indiscrétion depuis Nantes, je suis fou de rage.  Ces crétins me mettent en grand danger et il faut que je prépare à toute vitesse une défense solide au cas ou quelqu’un viendrait me demander des comptes. Mais avant tout, j’en touche deux mots à Gatard. L’incident arrive à point car je devais régler d’autres problèmes avec lui. Nous sommes au mois d’août et je n’ai pas touché un centime depuis sa visite du mois de mai. Je commence à avoir d’énormes difficultés  financières et je ne peux même pas reprendre mes activités de charters qui, au moins m’assureraient le quotidien. Tant que je n’aurai pas réglé le maudit solde du Windarra je serai bloqué au port. Je ne vois vraiment pas où  aller chercher deux cent soixante mille francs.

Ma collaboration avec les douanes est prospère et j’enrage à l’idée qu’elle ne soit pas récompensée à sa juste valeur. Il faut vraiment que j’aie foi en mon action pour continuer ainsi.  J’ai fait un premier bilan : 80% des affaires  indiquées ont été des succès. Ce pourcentage est tout à fait exceptionnel car je sais qu’en moyenne les douanes, sur toute la France, saisissent,  huit à dix tonnes de drogue par an. Moi, en six mois j’ai permis la saisie de quinze tonnes de cannabis et  cent-cinquante kilos de cocaïne. Et mon bilan serait encore meilleur si mes correspondants de Nantes n’avaient pas laissé filer bien des bateaux suspects que je leur avais signalés. Tout cela me met de méchante humeur. En plus je sens que bientôt mes voisins de Marina Bay  vont s’interroger sur mes sources de  revenus. Pour l’instant je peux laisser croire que je dispose d’un petit pécule, mais ça ne durera pas et je deviendrai suspect.

J’appelle Gatard  pour lui  exposer tous ces problèmes. Pour me calmer, il me jure qu’il va me débloquer de l’argent le plus vite possible :

-Merci, c’est la moindre des choses, mais ça ne règle pas l’essentiel. Il faut trouver une solution pour l’achat du Windarra et je souhaite que vous me précisiez ce que vous attendez de moi. Je ne vais pas continuer à prendre des risques si ce que j’apporte ne vous intéresse pas…

Gatard m’interrompt et, pour la première fois depuis que nous nous connaissons, il me tutoie :

-Mais non, Marc, comprends que du cannabis il en circule des tonnes dans le monde. Nous le savons bien mais nous ne pouvons pas courir après tous les dealers. Nous n’en avons pas les moyens…

-Pas les moyens ou pas l’envie ?

-En ce qui me concerne, pas les moyens. Pour l’envie, il faut demander plus haut  à ceux qui déterminent précisément ces moyens. Moi j’expose mes besoins à ma hiérarchie. Après j’adapte au mieux avec ce que je reçois.

-Christian, tu es chef d’échelon, pourquoi n’essayes-tu pas de te faire entendre. Qui va enfin prendre conscience de la situation ? À qui faut-il aller expliquer ce qui se passe là, sous mes yeux à Gibraltar, ce qui se passe en Colombie, en Bolivie…

Gatard éclate de rire, mon discours l’amuse, tous les jeunes douaniers doivent lui tenir le même :

-Va expliquer ça à notre ministre Marc, va voir Charasse à Bercy, c’est lui qui s’occupe du budget et il paraît qu’il est très ouvert…

-Tu as raison Christian, je vais l’appeler.

-Excellente idée. Tu me tiens au courant, je m’occupe de tes primes.

En raccrochant le téléphone je pense instantanément à ma mère qui ne m’avait pas cru lorsque, enfant, je lui avais annoncé que j’allais écrire au président de la République pour sauver le château de Versailles. L’attitude de Gatard ne fait qu’accroître ma motivation. Le temps de trouver le numéro de téléphone du ministère des Finances et j’appelle Michel Charasse au Budget.

Une secrétaire prend mes coordonnés, note le motif de mon appel, m’assure qu’elle va transmettre mon message au ministre, et me prie de rappeler le lendemain pour savoir s’il accepte de m’accorder le rendez-vous que je lui demande.

À l’heure dite je compose à nouveau le numéro. Une chance sur deux… Au moins j’aurai essayé… J’ai la même jeune femme en ligne:

-Ah oui, monsieur Fiévet, je vous passe monsieur le Ministre.

Gagné, je jubile, j’aimerais que Gatard entende ça…

De la manière la plus claire et la plus concise possible j’expose le but de mon appel à Michel Charasse, je lui brosse un tableau rapide de la situation  que je constate, et avance quelques suggestions pour l’améliorer. Nous parlons depuis  une dizaine de minutes lorsque le ministre me dit :

-Monsieur Fiévet j’aimerais parler de tout cela de vive voix avec vous. Je vous repasse ma secrétaire. Voyez avec elle pour un rendez-vous. Dîtes-lui bien : le plus vite possible.

À Nantes, mon rendez-vous avec le ministre provoque un véritable cataclysme. Dans un premier temps, Gatard a du mal à me croire. Puis il reçoit confirmation par sa direction parisienne. Avant de voir Charasse on me demande de passer au siège, rue du Louvre, afin que l’on prépare l’entrevue. Je ne suis pas dupe, en fait la haute direction veut surtout savoir ce que j’ai l’intention de dire à Charasse et compte peut-être sur moi pour transmettre quelques messages.

Il fait encore beau en ce mois de septembre 1988 lorsque je débarque à Paris et je suis content de retrouver la capitale. Je me promène longuement dans les Halles, le quartier du  Sentier, avant de me rendre à mon rendez-vous rue du Louvre. L’immeuble des douanes est tout à fait discret. Pas un drapeau, pas un nom, même pas une plaque. Heureusement qu’on m’avait dit que l’entrée était juste en face du Figaro, autrement j’aurais cru à une erreur. Un ascenseur douteux me dépose au cinquième étage où mes chefs m’attendent. Christian Gatard est là et il me présente le directeur de la DNRED à Paris, Jean-Henri Hoguet, ainsi que plusieurs de ses collaborateurs. L’accueil est glacial. Nous nous asseyons autour d’une table ronde et mon officier traitant prend aussitôt la parole pour exposer ma situation et mes problèmes d’argent.

Après un bref tour de table il apparaît évident pour tous  qu’il faut débloquer le Windarra. D’abord parce que j’en ai besoin pour vivre et pour justifier de mes activités officielles, ensuite parce que ce motor-yacht me sera bien plus utile en mer qu’à quai, pour mes activités officieuses. Il est certain que je serai beaucoup plus efficace si je peux naviguer dans le détroit et au large des côtes marocaines. Chacun en est conscient, mais les différents responsables présents, et en premier lieu Jean-Henri Hoguet, refusent de débloquer les deux cent soixante mille francs  nécessaires  pour payer mon bateau. Il faut donc trouver une autre solution et plus la discussion avance, plus je la sens se profiler, mais ce n’est certainement pas moi qui vais la proposer. Et pourtant elle est là, elle éclate, elle s’impose : pour finir de payer mon bateau sans que cela coûte aux douanes, je dois entrer dans le trafic de drogue… Rendons lui cet hommage, c’est Gatard qui ose enfin le dire. Le plus dur est fait et  tout le monde paraît soulagé, l’atmosphère se détend brusquement, et chacun y va maintenant de son commentaire. Un léger brouhaha s’installe même dans la pièce. C’est tout juste si l’on ne me félicite pas alors que je suis le seul à n’avoir toujours pas dit un mot. Personne n’a encore songé à me demander mon avis. Je suis pourtant le premier concerné. Lorsque Christian se tourne enfin vers moi il me lance simplement:

-Voilà Marc, nous avons enfin résolu le problème. Tu vas pouvoir l’acheter ton bateau…

Je devrais quasiment me lever et embrasser tout le monde pour remercier alors que j’ai conscience que ces gens m’envoient à l’abattoir pour leur plus grand bien et sans débourser un centime. Et malgré les promesses de Christian, je n’ai toujours pas été payé depuis le mois de mai. Je le souligne tout en acceptant l’étrange marché qui vient de m’être proposé. Pendant que chacun se félicite d’avoir résolu mon problème je m’interroge sur la perversité du système. Pour bénéficier de mes services  en limitant leurs frais, les autorités douanières non seulement m’autorisent à collaborer à des trafics, mais elles m’y invitent. Je me demande si la morale y trouve son compte mais c’est la seule façon d’y retrouver le mien. Je n’ai pas tellement le choix si je veux continuer à vivre à Gibraltar sur le Windarra. L’affaire est donc entendue et nous passons à d’autres sujets avant que je ne parte pour mon entretien avec le ministre.

En me serrant la main, le directeur de la DNRED croit utile d’ajouter :

-Nous comptons beaucoup sur vous, Monsieur Fiévet.

Alors qu’il me conduit vers la rue de Bercy, Gatard me fait encore ses dernières recommandations : ne pas m’énerver, ne pas dénoncer, ne pas froisser de susceptibilités… J’ai vraiment l’impression d’être un gamin. Gatard ferait mieux de s’interroger : en quelques minutes, j’ai obtenu ce qu’il n’avait jamais osé demander en quelques années.

Je me sens parfaitement détendu lorsqu’à dix-huit heures un huissier  m’introduit dans l’antichambre du ministre.

J’attends quelques minutes, puis Michel Charasse ouvre lui même la porte de son bureau et m’invite à entrer.

La pièce est vaste et lumineuse. Sur la droite, par une large baie vitrée on découvre les péniches qui glissent sur la Seine. Sur un mur, derrière le bureau et le fauteuil Louis Philippe du ministre est tendue une vaste tapisserie des Gobelins représentant une scène galante. Des livres sont soigneusement rangés au fond de la pièce sur un buffet massif, et en avant de celui-ci, sur un guéridon, je remarque tout de suite une photo de Michel  Charasse dans les bras de Gaston Deferre. Mon hôte ne se presse pas de regagner son fauteuil, comme s’il voulait me laisser le temps de m’imprégner des lieux. S’asseyant en face de moi, fidèle à son image, il sort un Cohiba d’une cave à cigares et entreprend de l’allumer sans le mettre en bouche mais en  chauffant l’extrémité avec une allumette, puis en soufflant doucement sur la feuille incandescente afin que la première bouffée soit plus douce. J’observe religieusement ce cérémonial et sans quitter son cigare des yeux le ministre lance la discussion :

-Vous travaillez donc pour nous. Et fort bien, m’a t-on dit. Alors qu’est ce qui ne va pas ?

-Nous pourrions faire beaucoup mieux. Monsieur le Ministre, je trouve inconcevable qu’à Gibraltar, où je suis basé, des trafiquants opèrent quasiment à visage découvert. Ils ne se cachent absolument pas pour dépenser chaque jour en repas, fêtes,  ou achats de deux mille à cinq mille francs, et quelquefois bien plus. Que l’on ne me dise pas que personne n’a jamais songé à leur demander la provenance de cet argent. Je crois plutôt qu’on ne veut pas le savoir et cela me choque. J’en arrive à me demander s’il y a, au niveau des gouvernements, une réelle volonté politique de faire cesser ces trafics, si chacun, à un  moment ou à un autre n’y trouve pas son compte.

-Peut-être, Monsieur Fiévet, mais pas en ce qui me concerne. Je vais demander à mon Directeur général des Douanes, Jean-Dominique Comolli de nous rejoindre, j’aimerais avoir son avis sur vos remarques.

En entrant dans le bureau, Jean-Dominique Comolli me fusille du regard. C’est l’archétype de l’Énarque. Il a pris la direction des Douanes parce que ses amis lui ont proposée de le faire, mais demain il pourrait tout aussi bien s’installer à la tête de France Télécom, de la Française des Jeux ou de la SEITA pour peu que le salaire soit à la hauteur de ses prétentions. Le trafic de drogue se limite pour lui en grande partie à des colonnes de chiffres, de résultats, de statistiques, de bénéfices et de coûts. Qu’on le détourne de ses courbes pour qu’il vienne écouter les balivernes d’un aventurier perdu à Gibraltar lui déplaît profondément. Ce mouvement d’humeur ne peut échapper à Charasse mais cela ne le perturbe absolument pas. Bien au contraire, en invitant Comolli à s’asseoir, lui se lève et tombe la veste, indiquant ainsi que nous nous engageons dans une longue séance de travail et non pas dans un échange de propos anodins sans suite.

Devant son directeur, le ministre réaffirme sa volonté politique de s’attaquer aux problèmes de la drogue. Pour lui, il n’y a pas d’équivoque sur ce point. J’en profite pour lui glisser  en souriant qu’il y a peu de temps j’ai vu des semi-remorques être déchargés au Main pier,  au vu et au su de tous, de tonnes de matériel informatique destiné à la Libye frappée d’embargo. Il n’y avait pourtant, là non plus, aucune équivoque pour les gouvernements, paraît-il. Charasse me renvoie mon sourire et me fait remarquer que ni les produits, ni les réseaux, ni les marchés, ne sont comparables,  et qu’il entend, pour le moment, réellement pourchasser les narcotrafiquants. Il a souhaité me rencontrer parce que je sors du lot habituel des aviseurs souvent plus proches de l’indic que de l’agent infiltré, et plus à l’aise avec les truands qu’avec les officiers des douanes. Je suis la perle rare, le maillon fort qui manquait à la chaîne et en plus je fais rentrer de l’argent dans les caisses car les douanes, lors des saisies, font jouer leur droit de préemption sur les matériels : bateaux, voitures, avions, ordinateurs… Autant de biens affectés  aux différents services et revendus plus tard. Ce rappel ne déride pas Comolli qui me gratifie juste d’un vague salut du menton. En revanche, pour moi l’occasion est trop belle et je saisis la perche que Michel Charasse me tend  pour évoquer mes soucis financiers et les paiements à retardement des primes sur saisies. Le ministre en convient, il y a là un problème réel dû à l’ambiguïté de la situation. Il estime anormal que je ne sois pas, au moins, reconnu par ses services, mais Comolli intervient immédiatement pour lui rappeler que c’est strictement impossible tant que les lois et le cadre juridique ne seront pas changés. Charasse le sait et il questionne:

-Justement, n’est-ce pas dans ce sens qu’il faut travailler ? Ne pourrait-on pas trouver des aménagements. L’infiltration comme la pratique notre ami comporte d’énormes risques. Cela se paie, mais devrait également se reconnaître.

Comolli nuance aussitôt le propos :

-Par définition, les aviseurs sont des gens infiltrés, et donc masqués. C’est à dire qu’ils participent aux opérations illicites et touchent à ce titre les dividendes du trafic avant d’être rémunérés par les douanes lorsque la saisie et les arrestations sont opérées. Doublement payés ils ne sont tout de même pas trop à plaindre. Monsieur Fiévet est payé lorsqu’il effectue des convoyages avec son bateau ou le bateau des autres lorsqu’il se contente d’être skipper.

Je  m’attendais un jour ou l’autre à entendre cet argument, mais j’ai encore parfaitement en tête les mots prononcés quelques heures plus tôt par mes « patrons » de la rue du Louvre et je revois leur embarras pour m’inviter clairement à solder mon bateau grâce aux gains du trafic de drogue. J’en fais part immédiatement à Jean-Dominique Comolli en le priant de m’indiquer s’il voit, lui, une autre solution. J’en profite aussi pour bien lui préciser que moi je n’ai jamais été trafiquant avant que les douanes ne m’y invitent, que je sais développer d’autres activités, ce que j’ai prouvé, et qu’elles me permettraient de vivre:

-Moins bien, ne peut s’empêcher de lâcher Comolli.

-Mais plus sereinement. Et pour l’instant si je ne comptais que sur vous, je serais au SMIC.

Levant légèrement la main, Charasse met un terme à l’échange avant qu’il ne s’envenime et rappelle que nous ne sommes pas réunis pour défendre chacun notre pré carré, mais pour trouver d’éventuelles solutions, acceptables pour tous, à une situation anormale mais pourtant incontournable. C’est la quadrature du cercle et l’éternel problème de la police depuis que la pègre  existe. Nous échangeons encore quelques idées puis Charasse met un  terme à l’entretien en me disant:

-Cher ami, nous réfléchissons à tous ces problèmes et nous nous revoyons. De votre côté, pensez  aussi à tous les moyens qui pourraient nous permettre d’améliorer notre action, notamment dans la lutte contre le blanchiment  d’argent et n’hésitez pas  à m’appeler. Je suis certain que dans ce domaine aussi nous pouvons être nettement plus efficaces  malgré les paradis fiscaux et les circuits bancaires.

Michel Charasse me tend une carte de visite sur laquelle est noté un numéro de ligne directe puis, en se levant, il se tourne vers Comolli :

-Dis en tout cas à tes équipes de suivre les directives de Monsieur Fiévet lorsqu’il les met sur une affaire. J’aimerais  que l’on ne passe plus à côté des bons coups qu’il lève.

Comolli  prend acte,  me tend vaguement la main en maugréant un bonsoir qu’il souhaiterait assassin.

La réunion a duré une heure vingt. Pour ma part, je la trouve extrêmement positive et j’ai hâte de savoir ce que mon ami Gatard va en penser. Nous avons prévu de dîner ensemble dans une brasserie près de la gare de Lyon après mon rendez-vous. Lorsque j’entre dans la salle Christian est déjà attablé et il consulte instinctivement sa montre :

-Tu t’es perdu ?

-Pas du tout, je sors seulement de chez le Ministre.

Je raconte tout dans le détail et je sens bien  que mon récit dérange Gatard. Il m’accorde une attention exceptionnelle, ce qui n’est pas toujours le cas chez lui, mais j’ai le sentiment que ces préoccupations sont tout autres que les miennes. Lorsque j’estime avoir terminé un  résumé correct de l’entrevue j’attends des questions et je n’obtiens qu’un commentaire perplexe :

-Quand même, le trafic de cannabis dans la baie d’Algésiras, ce n’est pas la French Connection. Bon, Charasse t’a reçu, tant mieux, c’est bon pour le service, mais qu’il passe autant de temps là-dessus, c’est tout de même surprenant.

Moi, ce qui me surprend, c’est la surprise de mon agent traitant. Je lui rappelle tout de même mon bilan sur six mois : quinze tonnes d’herbe, cent cinquante kilos de coke… Mais Gatard balaye les chiffres d’un revers de main :

-Oui, bien sûr, mais parce que ton prédécesseur ne fichait rien. Il ne travaillait pas, il se contentait d’écouter aux portes.

En résumé ce n’est pas moi qui suis bon, c’est Glacoz qui était mauvais. Voilà qui me fait chaud au cœur. Heureusement Christian me redonne le sourire :

-Avant de te rencontrer Charasse avait fait passer une note pour que l’on te paye immédiatement. J’ai fait virer cent mille francs  sur ton compte à la Barclay’s. Tu vas pouvoir souffler. Dès que tu rentres, il faut que tu trouves une opération pour payer le bateau. Maintenant que tu es couvert par le Ministre, tu peux tout te permettre…

Gatard rit, puis en se plongeant dans la carte du dîner, il change brusquement de sujet. Sa journée est terminée, il me demande :

-Tu t’intéresses au Football–Club de Nantes ?

[1] Fernando Muñoz : Responsables des opérations aériennes et maritimes de surveillance douanière à Algésiras.

 

Extrait de « l’Archipel des Soumis », écrit durant mes trois dernières années de détention

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« L’esprit des combats de Michel Charasse, la force de son engagement, ne nous quitteront pas. » Le président Emmanuel Macron et son épouse saluent avec émotion la disparition d’un monument du Puy-de-Dôme, du mitterrandisme, et de la République française, « Un homme qui a inlassablement servi nos valeurs cardinales et nos institutions, nos lois et notre Constitution, l’Etat et la démocratie. »

Souvenons-nous que ce grand serviteur de L’État promut une politique courageuse et ambitieuse pour lutter contre la drogue et les narcotrafiquants et permit à la DNRED de la Douane française d’obtenir des résultats très importants. Plus que tous les autres ministres du Budget, il n’hésita pas à promouvoir des actions importantes d’infiltration et permit au douaniers de réaliser de nombreuses opérations en mettant à disposition des moyens financiers importants.

Pourtant, une fois parti du ministère du Budget, il oublia d’assumer dans la durée les conséquences de la politique courageuse qu’il avait promue.

Mais que de souvenirs… de ce ministre couillu, utilisant parfois des méthodes peu conventionnelles pour la clique d’énarques qui l’entourait à Bercy.

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