NARCO-LOGISTIQUE (Maroc 🇲🇦 – Europe 🇪🇺) : le gang « Montparlet » disposait d’une « puissante infrastructure » pour mener ses activités narco-criminelles sur toute la côte andalouse 

L’organisation qui est connue sous le nom de « Monparlet » transportait le haschich à l’intérieur des terres en utilisant le fleuve espagnol Guadalquivir avant de dissimuler les valises marocaines dans des camions de fruits à destination de la France pour approvisionner des revendeurs à travers l’Europe.

Quelque 5.040 kg de résine de cannabis et 230 kg de marijuana (herbe) ont été saisis.

La police a fait savoir que ce vaste réseau disposait d’une « puissante infrastructure » pour mener ses activités de logistique criminelle « sur toute la côte andalouse », et disposait même d’une équipe dédiée à s’assurer que les hors-bord étaient toujours ravitaillés et prêts à démarrer.

« Une branche de l’organisation a lancé les bateaux sur le fleuve Guadalquivir, une autre a convoyé la drogue vers l’Europe dans des camions depuis un entrepôt situé à Dos Hermanas, et une troisième a effectué des opérations de ravitaillement en carburant depuis des marinas situées entre La Línea et Manilva », a indiqué la Garde civile espagnole.

Le gang est également accusé de fournir à d’autres groupes criminels des bateaux, des équipages, de la nourriture et du carburant.

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BELGIQUE 🇧🇪 : quand les gendarmes jouent aux pirates pour rattraper les voleurs !

« Il est clair qu’on ne pouvait pas moralement se permettre de laisser passer certaines choses. Les images sont pires que ce que j’ai déjà vu dans certaines séries » entame Frédéric Van Leeuw. Concrètement ? « Des règlements de compte, des tueurs à gage, des photos de victimes, des personnes qui sont envoyées d’un pays à un autre pour tuer quelqu’un, des messages qui disent que si on ne trouve pas une cible, on s’attaque à la famille. C’est une violence incroyable, un monde où la morale a totalement disparu. »

Les policiers ont intercepté au total 1 milliard de messages, dont la moitié a déjà pu être décryptée à ce stade. Pour donner une idée : 3 millions de messages cryptés, écrits, enregistrements ou photos, s’échangent chaque jour entre les utilisateurs de Sky ECC.

Belgique, plaque tournante du trafic de drogue

Si l’on peut parler en ces termes, 2020 a été une année record : 65 tonnes de cocaïne ont été saisies au port d’Anvers l’an dernier. C’était 62 en 2019 contre 50 en 2018. Un chiffre qui augmente donc d’année en année. Selon plusieurs experts, le port d’Anvers capitalise à lui seul 20 à 25% des importations européennes de cocaïne.

 Frédéric Van Leeuw, procureur fédéral.

« La lutte contre le trafic de drogue devrait devenir une priorité absolue dans le monde entier« , commente le procureur fédéral. « C’est en train de tout pourrir : il y a évidemment le côté catastrophique de la consommation de drogue, mais il y a aussi ces sommes d’argent extravagantes qui pourrissent des systèmes entiers et qui génèrent une extrême violence. La vie n’a plus de valeur avec cet argent. »

Des structures venues de l’étranger et dont les méthodes arrivent en Belgique pour notre interlocuteur : « Je suis allé au Brésil il y a deux ans pour un accord de coopération. Le parquet général de Brasilia m’a présenté des situations de violence que je pensais inimaginables en Belgique. Force est de constater qu’en deux ans, chez nous, les attentats à la grenade et les tirs à la kalachnikov deviennent quasiment hebdomadaires. »

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : retour sur l’affaire Fievet – NS 55 DNRED

Madame la directrice générale de la Douane française Isabelle Braun-Lemaire sera-t-elle comme son prédécesseur lointain l’énarque – IGF François Auvigne et tous ses successeurs qui ont refusé d’assumer les engagements pris par l’administration qu’elle dirige ?

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En France, dans la bibliothèque du Sénat

Elise Lucet :
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.
Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet :Honhon !
Michel Charasse : Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues
Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleursparce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse :On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet ; Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Michel Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

La preuve par l’image:

Quelques années plus tard:


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ESPAGNE 🇪🇸: saisie de 3 tonnes de cocaïne par le SVA, la Guardia et la Policia

La Agencia Tributaria (SVA), la Guardia Civil et la Policia Nacional, avec le soutien de la marine, ont intercepté un cargo au cours des dernières heures et saisi trois tonnes de cocaïne (zéro zéro zéro) arrivant d’Amérique du Sud.

Les narcos-marins avaient l’intention de livrer cette cargaison à un groupe de transporteurs de drogue des Rías Baixas pour son introduction en Europe.

Ces 3 000 kilos ne sont que la moitié de la cargaison que transportait le Nehir d’environ 50 mètres, qui s’est retrouvé au fond de l’océan par la seule volonté des criminels.

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el barco Nehir

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CANARIES 🇪🇸 (Las Palmas): l’UAR a permis la saisie de 220 kilos de coke

L’Unité d’analyse des risques (UAR) de Puerto de la Luz et Las Palmas, composée d’agents de la Douane (SVA) et de la Guardia civil, a permis la saisie de 220 kilos de cocaïne au port de Gran Canaria.

Un communiqué du commandement de Las Palmas souligne ce mardi que l’UAR a intensifié sa surveillance des conteneurs en provenance du Brésil en raison de « l’augmentation notoire des saisies de cocaïne », détectée dans les envois commerciaux à destination ou en transit dans les ports espagnols.

Les narcos ont utilisé la méthode de dissimulation connue sous le nom de «  Rip-Off  »  qui consiste à introduire des valises ou des sacs à dos contenant la drogue à l’intérieur de conteneurs maritimes commerciaux préparés pour l’exportation.

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ESPAGNE 🇪🇸 (SVA Aduanera): 200 kilos de coke saisis dans un conteneur au port de Valencia

Des agents du SVA de la Douane espagnole, de la Policia nacional et de la  Guardia Civil ont saisi ce vendredi 200 kilogrammes de cocaïne dans le port de Valencia.

Dans l’opération NOA, 182 colis contenant de la coke de haute pureté ont été trouvés à l’intérieur de l’un des conteneurs.

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ESPAGNE 🇪🇦 (SVA Douane): saisie de 1600 kilos de cocaïne

Port d’Algeciras – Les douaniers espagnols du SVA (Servicio de Vigilancia Aduanera) ont saisi 1.600 kilos de cocaïne cachés dans un conteneur arrivant de Colombie.

La cargaison de coke était au milieu d’un chargement de bananes .

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ESPAGNE 🇪🇸 (cannabis): Porte d’entrée depuis des décennies du haschich marocain en Europe, l’Espagne est devenue un pays producteur de cannabis attirant des organisations criminelles de toute l’Europe

Une plantation illégale de cannabis à Martorell, près de Barcelone, le 6 octobre 2020. – AFP

A la frontière française, la Catalogne (nord-est) est devenue «la ferme (de cannabis) de l’Europe», selon Ramon Chacon, adjoint aux enquêtes criminelles de la police régionale catalane.

L’Espagne représente un tiers des saisies au sein de l’Union européenne, selon le dernier rapport européen sur les drogues, publié en 2019.

Tout a commencé il y a dix ans, lorsque les organisations distribuant le haschich marocain sur la côte méditerranéenne espagnole, qui disposaient déjà d’infrastructures solides et de contacts, «se sont rendues compte qu’elles gagnaient plus d’argent avec la marijuana», poursuit-il.

Avec 25 millions de consommateurs, le cannabis est la drogue la plus consommée en Europe et son commerce y pèserait environ 11,6 milliards d’euros en 2019, selon les estimations d’Europol.

Ces juteux bénéfices attirent en Espagne «les groupes organisés étrangers et multinationaux qui y créent de grandes installations de production pour répondre à la demande dans leurs pays», explique Jan Op Gen Oorth, porte-parole d’Europol.

Des groupes anglais, suisses, serbes, polonais ou français sont séduits par les faibles coûts et la législation espagnole et ses «zones grises», explique Ramon Chacon.

Le commerce et la consommation publique du cannabis sont interdits en Espagne mais la production pour la consommation personnelle est autorisée. Une législation qui a permis la création d’associations de consommateurs sans statut légal qui produisent du cannabis pour leurs membres.

Avec pour résultat, estime Ramon Chacon, une banalisation du cannabis et des «tentacules» du trafic de drogue qui atteignent «toutes les couches de la société», y compris en corrompant policiers et politiciens.

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NARCO-BUSINESS: le trafic se déplace, se transforme, s’adapte.

Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort…

Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir.

Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous,  Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale.

Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place.

Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

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MAROC 🇲🇦 – ESPAGNE 🇪🇸: la meilleure route pour approvisionner le marché européen 🇪🇺

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DOUANE FRANÇAISE 🇫🇷 (DNRED): la controverse suite à la sortie du film Gibraltar et la réponse de Marc Fievet publiée sur Allociné et complétée

La controverse suite à la sortie du film Gibraltar et ma réponse publiée sur AllocinéRéponse de Marc Fiévet, suite à la polémique autour du tournage de Gibraltar, dans son intégralité

Bonjour à toutes et à tous, je m’appelle Marc Fievet, je suis l’homme qui a inspiré le film « GIBRALTAR » après la parution de mon livre « L’AVISEUR ».

Suite aux vidéos mises en ligne sur Allociné (celles d’Abdel Raouf Dafri et Julien Leclercq) et la controverse soulevée, j’estime nécessaire d’apporter quelques précisions supplémentaires sur le film produit par Dimitri Rassam et réalisé par Julien Leclercq, avec dans le rôle de Marc Duval, Gilles Lelouche, dans le rôle de l’officier recruteur des douanes françaises et agent traitant, Tahar Rahim et dans le rôle du narco – considéré comme le Copernic du narcotrafic mondial par Roberto Saviano dans son dernier livre Zero, zero, zero – Riccardo Scamarcio. Surprise dans ce livre de Saviano qui consacre plus de 50 pages à Claudio Pasquale Locatelli, aucune trace de moi, certainement modification des faits souhaitée par les autorités italiennes et américaines. Bizarre! Vous avez pensé bizarre, comme c’est bizarre!

L’AVISEUR
Le  scénario initial tiré du livre « L’Aviseur » que j’ai écrit, et qui a inspiré l’écriture par Abdel Raouf Dafri, du scénario auquel j’ai participé et pour lequel j’ai signé un contrat de consultant, n’a pas été respecté par le réalisateur et ne correspond en rien à ce qui devait être tourné…

Comment aurais-je pu accepter d’être présenté comme ce Marc Duval, tenancier d’un « bar à tapas » de troisième zone, incapable de faire marcher son business et s’entêtant toutefois à garder un voilier qu’il n’était pas capable d’assumer financièrement ?

Comment aurais-je pu accepter que le réalisateur Julien Leclercq tourne des scènes qui n’ont strictement rien à voir avec la réalité de mon vécu ?

Comment aurais-je pu accepter de voir sali le rôle que j’ai joué auprès des autorités régaliennes et des ‘opérations undercover’ des services de lutte contre le narcotrafic ?

J’ai rencontré le réalisateur Julien Leclercq pour la première fois lors de la projection privée à laquelle j’ai assisté, accompagné de mes avocats, le 15 juin 2013. Je lui ai immédiatement demandé pour quelles raisons la scène de ma rencontre avec le ministre Michel Charasse ne figurait pas dans le film (alors qu’elle se trouvait dans le scénario d’Abdel Raouf Dafri)?  Après un bafouillage, il m’expliqua que c’était une question de coût !

Fichtre, tourner une scène dans un bureau avec un ventru à bretelles fumant le « Cohiba » aurait au moins démontré la volonté politique des actions d’infiltration. Mais c’était trop cher ! Ce sera l’unique rencontre que j’aurais eu avec ce « grand » professionnel.

Pourtant, si l’on en croit les propos de Christian Gatard :

Christian Gatard (le douanier joué par Tahar Rahim) interviewé par Ouest France le 7 octobre 2013:

« Marc Fiévet a été très productif et très professionnel en matière de renseignements. Il travaillait de manière rigoureuse avec une production dense, riche et intéressante sur les individus et les mouvements de bateaux. Il a rencontré plusieurs fois le ministre, Michel Charasse, et les Douanes lui ont même financé l’achat d’un restaurant près de Marbella.

Notre coopération opérationnelle a duré six ans et malheureusement il a été arrêté par les Britanniques, à la demande des Canadiens.
À la question « Pourquoi a-t-il été arrêté ? » :
« Au fil du temps, il s’est infiltré dans les réseaux et a été, entre autre, en relation avec un gros baron de la drogue, Claudio Locatelli. Il a participé à de nombreuses opérations, notamment six tonnes de cocaïne au Canada. Bien que les Britanniques aient profité des renseignements de Marc Fievet, ils avaient une dent contre lui au sujet d’une livraison de cocaïne pour l’IRA qui n’avait pas eu lieu et ils l’ont « flingué ».
Grâce à lui, on les avait informés de cette livraison, ils étaient très intéressés, ils espéraient arrêter des membres de l’IRA et ont donné des instructions précises.
Marc Fievet devait attendre en pleine mer la livraison par avion, en provenance du Vénézuela. Mais, dans la zone concernée, les Américains ont procédé inopinément à des contrôles renforcés et le largage n’a donc pas eu lieu.
Après un mois d’attente, Marc Fievet est reparti et les Anglais ont été très désappointés.
Cet épisode est d’ailleurs relaté dans le film de manière déformée. Après son arrestation, il n’a pas été soutenu par la France. Il aurait peut-être pu bénéficier d’une remise de peine suite à son rapatriement du Canada, deux ans après sa condamnation, mais le directeur général des douanes avait changé ainsi que le ministre. »
Que pensez-vous du film ?
« Il est assez violent. Heureusement, ces meurtres n’ont pas existé ! Il y a des invraisemblances. On me fait faire des contrôles en Espagne alors que c’est impossible. Il y a des choses aménagées par rapport à la réalité.
Je n’ai pas un mauvais rôle, mais le film ne retrace pas les nombreux échanges qu’on a eus avec Marc Fievet. J’ai toujours des contacts avec lui et une certaine admiration, car il fallait du courage pour faire ce qu’on lui demandait. »
Interrogé à mon tour le 18 octobre 2013 par Ouest France
Comment avez-vous rencontré Christian Gatard ?
« J’étais en recherche d’emploi, il m’a contacté par téléphone puis nous nous sommes rencontrés à Gibraltar. J’ai accepté de travailler pour les douanes car c’était une activité d’observation dans laquelle je pensais pouvoir m’intégrer et obtenir des résultats. J’estimais que j’étais en capacité de donner le change afin d’éviter le danger et de pouvoir passer au travers des suspicions et de la paranoïa des narco-trafiquants.
Nous avions des résultats exceptionnels. Cela a bien marché jusqu’à un changement de politique en mars 1993. Nicolas Sarkozy devenu ministre du budget du gouvernement Balladur a donné pour directive de supprimer toutes les actions d’infiltration, mais moi, j’étais déjà infiltré dans l’organisation dirigée par Claudio Locatelli, baron de la drogue.
le cargo MELOR
Les responsables des douanes avec lesquels j’étais en relation ont été mutés.
À l’époque, je naviguais sur un bateau, financé à 50 % par les douanes françaises et pour le reste par des narco-trafiquants anglais. N’étant pas informé de cette nouvelle orientation politique, j’ai continué mon activité et fin juin 1993, j’ai organisé à l’hôtel Meurice un rendez-vous avec deux financiers d’un trafic de quatre-vingts tonnes de cannabis. J’ai avisé Christian Gatard pour que soit mis en place un dispositif afin de les identifier. La direction parisienne a refusé de mettre à disposition des hommes pour soutenir l’équipe nantaise et le dispositif a échoué. (C’était Joseph Le Louarn qui dirigeait la DNRED et qui a tout fait pour entraver mon action.)
Quelles ont été vos relations avec Christian Gatard ?
« Christian Gatard me disait d’être prudent, mais j’étais axé sur la culture du résultat et infiltré à un niveau tel que je ne pouvais plus reculer. Je me suis retrouvé sous la coupe de Locatelli qui m’a mis à l’abri avec ma famille à un moment où j’étais menacé ; les douanes françaises que j’avais sollicitées m’avaient laissé tomber.
Christian Gatard a ensuite été muté à Marseille et a reçu l’ordre de ne plus suivre mon affaire. Il a cependant été sollicité par sa hiérarchie pour se rendre au Canada après mon arrestation pour me dire que je devais plaider coupable, que je serai après rapatrié en France et qu’on solliciterait une grâce présidentielle.
Quand je suis rentré, l’énarque, inspecteur des finances François Auvigne, directeur général des douanes à l’époque, a refusé d’intervenir et d’assumer la continuité du service de l’État.

De son côté, Michel Charasse, que j’avais rencontré cinq fois, n’est pas intervenu auprès de Jacques Chirac pour que je sois gracié. Ce sont eux les deux responsables. Christian Gatard ne m’a pas laissé tomber, on a travaillé ensemble pendant six ans et je ne vois pas pourquoi je lui en voudrais. On se rencontre de temps en temps et c’est toujours un plaisir, même si cela provoque chez moi un retour d’adrénaline et me renvoie des années en arrière. »

Que pensez-vous du film Gibraltar ?
« Il ne reflète pas du tout la réalité, ce n’est pas mon histoire. Je passe pour une vieille tâche. On oublie les relations politiques, il n’y a plus d’adoubement. La chronologie n’est pas du tout respectée et (lors de la promo de sortie du film faite par Gilles Lellouche) Je suis présenté par les médias comme un narco-trafiquant repenti, ce qui est faux. »
Au début, j’ai eu un contrat de coscénariste et j’ai participé aux quatre premiers scénarios (il y en a eu sept). Après j’ai été écarté et je n’ai plus eu de nouvelles. Je n’ai pas été approché par Julien Leclercq, le réalisateur, ni par Gilles Lellouche qui joue mon personnage.

Comment aurais-je pu approuver le rôle du personnage censé me représenter, tel que le joue Gilles Lelouche, alors même que ce dernier s’est refusé à toute rencontre avec moi, arguant du fait qu’il ne voulait pas être « subjugué » ou « déçu ».

Un acteur, pour moi, lorsqu’il joue le rôle d’un individu bien réel qui a inspiré un scénariste,  doit respecter le profil de celui qu’il incarne à l’écran. Et s’il a la chance que ce dernier soit vivant et qui plus est consultant sur le film, le minimum semble au moins qu’il accepte de passer quelques jours avec lui sur le tournage. Au lieu de cela, et c’est Gilles Lelouche lui-même qui le précisera lors d’une interview le 7 septembre 2013 avec Charlotte Bouteloup (Télématin-France 2),  il réécrivait les dialogues et revoyait la mise en scène avec Tahar Rahim lors des soirées à l’hôtel, pendant le tournage en Andalousie. L’acteur a donc arrangé le scénario et les dialogues à sa façon, avec l’aval du prétendu réalisateur.

Dans ces conditions, les états d’âme de Gilles Lelouche sont surprenants.

Alors, pourquoi ce film qui ne représente en rien la réalité ? C’est la question que je me pose et que je pose à Dimitri Rassam !

Pourquoi avoir changé le scénario, le titre du film et le nom du personnage principal ?
J’ai appris de la bouche même d’Abdel Raouf Dafri (qui le tient de Dimitri Rassam avec lequel il a eu une conversation téléphonique assez houleuse à ce sujet) que le changement de mon nom en Marc Duval venait d’informations transmises à SND (le distributeur du film) par un agent de la DST (La Direction de la Surveillance du territoire était un service de renseignements du ministère de l’Intérieur, au sein de la Direction générale de la Police)… Ce mystérieux agent aurait informé la société SND que je serais un individu sulfureux… Et qu’il valait mieux changer mon nom.
Dafri n’en a pas cru un mot, s’est brouillé définitivement avec le producteur et le réalisateur et a tourné le dos au film, 8 jours avant le début du tournage.
Personnellement, je pense qu’il vaut mieux en rire quand on sait que la DST n’existait déjà plus à l’époque de la mise en chantier du film, car remplacée par la DCRI (Direction centrale du Renseignement intérieur) au 1er juillet 2008, et que la postface de mon livre, « Infiltré, au coeur de la mafia », fut écrite par un ancien patron de la DST !

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NARCO-COMMUNICATION: des polices européennes 🇫🇷 🇳🇱 ont piégé EncroChat

Par Sabrina Fekih

Plusieurs polices européennes ont collaboré pour mettre la main sur des milliers de données criminelles récupérées sur EncroChat, un réseau de communication chiffré. L’investigation, révélée en fin de semaine, a permis près d’un millier d’arrestations.

Amorcée en 2017, l’enquête débute lorsque des smartphones Android utilisant le moyen de communication sécurisé « EncroChat » sont détectés. Rapidement les autorités françaises et néerlandaises appuyées par les agences de police Europol et Eurojust ont débuté des investigations techniques afin de comprendre le fonctionnement et l’étendue de l’utilisation de cette solution de communication.

Utilisé par plus de 60 000 utilisateurs, Encrochat fonctionne via des serveurs installés en France pour des utilisateurs éparpillés dans le monde entier. L’utilisation du service nécessitait un téléphone entièrement modifié pour être ensuite agrémenté d’une messagerie instantanée chiffrée.

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ESPAGNE 🇪🇸 (Campo de Gibraltar): pendant le confinement, les narcos-transporteurs ont continué à faire le job

« Prépare m’en deux bonnes comme j’aime. »

Isco Tejón, Castaña, affirme que lorsqu’il a fait cette demande au Marocain qui l’écoutait de l’autre côté d’un téléphone sur écoutes policières, il ne parlait que de femmes. Avec le roi du haschich et ses 30 millions d’euros de fortune, c’est presque un acte de foi de croire qu’il ne faisait pas référence à deux de ces narco-bateaux qui alimentent l’Europe avec des tonnes de drogues, dans un flux constant que même la crise des coronavirus n’a pas atteint.

Dans le détroit de Gibraltar, les services de la Vigilancia Aduanera, de la Guardia Civil et de la Police ont arrêté Tejon, son frère Antonio et bien d’autres encore, mais le trafiquant de drogue du sud sait toujours s’adapter à toutes les situations qui perturbent ses rotations.

« Une réserve de drogue prise en flagrant délit à côté de l’urbanisation luxueuse de Sotogrande, du coté de San Roque. La remorque d’un bateau semi-rigide abandonné dans le sable d’une plage d’Almería. Un ‘Ceutí’ avec une expérience dans le trafic de drogue, découvert à un barrage routier à Jerez avec 278 000 euros en billets de 10, 20 et 50 euros emballés dans trois sacs en plastique. »

Ce sont toutes des actions de la police, de la Guardia civil et du SVA  qui se sont produites en pleine pandémie.

« Nous pensions que le trafic allait baisser, mais non. Ils continuent jour et nuit! », explique un chercheur qui lutte contre le trafic de drogue en Andalousie. Les chiffres lui donnent raison. Les deux premières semaines de détention, OCON Sur, le corps créé par la Guardia civil pour lutter contre le trafic de drogue plus particulièrement dans le Campo de Gibraltar, a arrêté 58 personnes et saisi 5,5 tonnes de haschisch, des chiffres très proches des périodes antérieures au coronavirus.

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Lire le reportage d’El Pais

 

Operación Mayis. Operaciones de la Guardia Civil. OCON sur, EDOA Málaga, Policía Francesa

Enquête conjointe de la garde civile et de la police française

Démantèlement d’une organisation dédiée au trafic de drogue à destination de Madrid et de la France

Il y a 16 personnes arrêtées et 2400 kilos de haschisch, neuf kilos de marijuana et 17 véhicules ont été saisis.

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BRÉSIL 🇧🇷: la Police Fédérale a découvert la route maritime du trafic de cocaïne de Pernambuco vers l’Espagne

Une enquête du MPF (ministère public fédéral) et de la police fédérale a détecté l’utilisation du port de Suape, à Pernambuco, comme base logistique de sortie de la cocaïne produite en Bolivie et destinée à l’Espagne. Sur la base de ces informations, le MPF a dénoncé la semaine dernière huit personnes impliquées dans le régime de délits liés au trafic de drogue.

L’enquête a commencé le 22 avril, lorsque le PF a été informé qu’un avion quitterait Goiânia pour la municipalité d’Igarassu, dans la région métropolitaine de Recife, avec un chargement de cocaïne.

La police a arrêté les responsables du transport de la drogue en flagrant délit.

L’avion transportait 650 kg de cocaïne. Il était prévu de transférer la coke au port de Suape, d’où elle devait être envoyée en Espagne.

« Les faits désormais dénoncés ont été commis et créés par une association criminelle transnationale qui n’a pas encore été entièrement dévoilée, qui a des succursales ou des activités, au moins, en Bolivie, au Brésil et en Espagne« , indique la plainte déposée par le bureau du procureur général à Pernambuco contre ceux qui sont impliqués.

 

Une femme arrêtée en tant que membre du groupe, citée par le MPF avait en sa possession un agenda dans lequel les mouvements du groupe vers la Bolivie étaient enregistrés pour organiser le transport de la drogue.

SOURCE

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ESPAGNE 🇪🇸 (Opération Pantín): après son interception avec 4.500 kilos de coke, le supplyer MV KARAR est arrivée à Vigo

L’opération anti-drogue du week-end dernier, qui a entraîné l’arrestation de 28 personnes et la saisie d’environ 4 500 kilos de cocaïne, a permis de « désarticuler  l’organisation de trafic de drogue la plus importante de Galice », comme le rapporte le ministère des Finances dans une note informative. Le dispositif a été organisé et exécuté conjointement par la surveillance douanière de l’administration fiscale et la police nationale.

Le MV Karar, battant pavillon togolais, a été intercepté au nord de Madère avec environ 4 tonnes de cocaïne à son bord destinées aux narco-organisations de Galice en Espagne.

Battant pavillon togolais, ce navire qui était en mer depuis vingt jours a été intercepté avec plus de quatre tonnes de cocaïne à bord.

Quinze membres d’équipage, en majorité du Bangladesh et du Népal, ont été arrêtés tout comme treize membres du réseau sur la terre ferme en Galice après plusieurs perquisitions.

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DÉTROIT DE GIBRALTAR 🇬🇮(Atlantique – Méditerranée): en plein Covid-19, le trafic du haschisch entre le Maroc 🇲🇦 et l’Espagne 🇪🇸 se porte bien

Face à la propagation de la pandémie du Covid-19, l’Espagne a décrété le 14 mars l’état d’alerte avec un fort déploiement de l’armée dans les villes du pays. Le Maroc a emboité le pas à son voisin du nord en déclarant le 20 mars l’état d’urgence sanitaire.

Deux mesures qui ne semblent guère eu aucun impact sur l’activité des réseaux de trafic de drogue opérant entre les deux pays. En Témoigne la saisie de 5,626 tonnes de haschich par les équipes de la Guardia Civil dans les eaux de la Méditerranée séparant le Maroc de l’Espagne durant les deux dernières semaines.

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DOCUMENTAIRE: Histoire du trafic de drogues

Histoire du trafic de drogue

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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange.

Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition.

Au XIXe siècle, l’opium se répand à travers toute l’Asie, sous l’impulsion des puissances coloniales. Parallèlement, l’industrie pharmaceutique occidentale découvre des produits miraculeux : morphine, cocaïne, héroïne. L’addiction devient un fléau mondial et un enjeu de santé publique ; la prohibition va progressivement s’imposer. L’interdit donne naissance aux premiers réseaux du trafic de drogue, qui ne vont cesser de chercher la protection des États. Cette criminalité connaît un essor sans précédent pendant la guerre froide, quand les services secrets utilisent les drogues comme un instrument politique. Les États-Unis en paient le prix : en 1970, un tiers de leurs soldats au Viêtnam sont accros à l’héroïne. Un an plus tard, le président Richard Nixon lance la guerre contre la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (1/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 20:55
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Avec leur bras armé, la DEA (Drug Enforcement Administration), les États-Unis frappent fort. Mais le trafic se déplace, se transforme, s’adapte. Une nouvelle génération de trafiquants émerge à la fin des années 1970, qui recherche à la fois l’argent et le pouvoir. Si Pablo Escobar est le plus emblématique de tous, Totò Riina en Sicile, Khun Sa dans le Triangle d’or, et Félix Gallardo au Mexique ont aussi bouleversé le destin de leur pays et fait exploser le trafic à l’échelle mondiale. Ils défient les États, menacent les pouvoirs en place. Il faut près de vingt ans pour que ces derniers s’organisent et fassent tomber les quatre barons de la drogue.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (2/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 21:50
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Comment, deux siècles durant, les pouvoirs en place ont fait naître et prospérer le commerce des drogues, envers occulté du libre-échange. Cette fresque dense et limpide pulvérise les idées reçues en démontrant l’impasse de la prohibition. Dernier volet : les trafiquants de drogue d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme…

Le paysage s’est désormais morcelé, voire atomisé. Les trafiquants d’aujourd’hui ont muté. L’invisibilité est leur arme. Le trafic s’enracine dans des zones hors de contrôle, comme l’Afghanistan ou la Colombie, où une guerre d’intensité variable se poursuit. Au Mexique, les cartels ont fait entrer le pays entier dans une spirale de violence sans précédent, et partout, le bilan de la guerre contre la drogue se réduit à un décompte macabre. Faciles à fabriquer et à dissimuler, les drogues de synthèse, comme le fentanyl, cinquante fois plus puissant que l’héroïne, annoncent la génération à venir, celle des trafiquants en blouse blanche. Aux États-Unis, les antidouleurs prescrits sur ordonnance ont ouvert la voie aux opioïdes, qui sèment la mort à l’échelle d’une épidémie.

Frontières mouvantes
Héroïne, cocaïne : deux produits qui pèsent aussi lourd dans l’économie mondiale que le pétrole ou le textile. Ces drogues, responsables en deux siècles de millions de morts, ont d’abord été mises au point, le plus légalement du monde, par l’industrie pharmaceutique occidentale. Les systèmes bancaires et les services secrets du monde entier, en lien plus ou moins direct avec des organisations criminelles, ont contribué à les faire prospérer. La répression s’est toujours révélée impuissante à mettre fin à ce commerce immensément lucratif, car le secteur des stupéfiants, « le plus agile du monde« , selon l’un des passionnants analystes interrogés ici, parvient à se recomposer chaque fois qu’un coup lui est porté. Surtout, les masses d’argent qu’il injecte dans l’économie mondiale ne cessent de remodeler les frontières d’une légalité dont Julie Lerat et Christophe Bouquet (Mafia et République) démontrent la porosité. Tissant avec fluidité archives, lumineux entretiens et, dans la dernière partie, séquences de reportages, leur brillant traité de géopolitique mondiale dévoile les logiques cachées du trafic de drogue et ses liens organiques avec les pouvoirs en place.

Histoire du trafic de drogue (3/3)

VIDÉO d’un clic

53 min
Disponible du 24/03/2020 au 29/05/2020
Prochaine diffusion le mardi 31 mars à 22:45
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ESPAÑA 🇪🇸 (Andalucia): el plan Gibraltar dispara las estadísticas de la droga

Del Campo de Gibraltar, una magistrada llegó a decir: «Se ha convertido en el Nápoles que imperaba en la era de Falcone, de la cosa nostra, se ha convertido en el nuevo territorio ETA». Y añadió que el objetivo de los narcos era «el libre tráfico de drogas y el disfrute de los placeres que otorga el alto poder adquisitivo que se consigue con esta actividad».

En Algeciras, el año pasado se llevaron a cabo 353 actuaciones contra ese tráfico de drogas, muy por encima de las que se hicieron en muchas comunidades autónomas, lo que supuso un incremento del 47,7 por ciento, casi el doble que el año anterior en el que ya en los últimos meses se empezaron a tomar medidas contundentes, que siguen.

Otro ejemplo de territorio en el que se acumulan modalidades delictivas de impacto es la Costa del Sol: 41 homicidios dolosos y asesinatos consumados o en grado de tentativa se produjeron el año pasado en ocho municipios, incluida Málaga capital, una cifra que se aproxima a la de las dos grandes ciudades españolas: Madrid y Barcelona.

Fuente y mas

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NARCOTRAFIC MARITIME: en Europe 🇪🇺, quelles sont les mesures pour surveiller le narcotrafic maritime?

Les 3 tonnes 300 de cocaïne se trouvaient dans un conteneur à bord de l’Alexis, affrété par CMA CGM pour sa ligne Méditerranée-Caraïbes.

Après une escale de 12 heures à Marseille, il a fait route pour Barcelone où il est resté 22 heures avant de repartir vers Valencia où il est arrivé vers 02 h 00 ce 1er mars.

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