FRANCE 🇫🇷 (Douane Française) : le transport de drogue, un marché en constante évolution

Extraits de l’article écrit par Gerard Feldzer

L’industrie de la drogue représente une véritable multinationale planétaire, où le transport joue un rôle clé. Dans le jeu du chat et de la souris que se livrent les trafiquants avec les douaniers, le moyen de transport représente un point névralgique où frapper. 

Face aux enjeux financiers et à l’amélioration constante des techniques de saisie des douanes, les trafiquants redoublent d’ingéniosité pour passer toujours plus de marchandises en limitant les risques qu’elles soient interceptées et de capture de passeurs. Les services des douanes doivent donc être prêts à constamment se remettre en cause pour s’adapter à une menace toujours en évolution.

Un trafic qui ne connaît pas la crise

Pour Ronan Boillot, directeur national des garde-côtes des douanes:

« Les saisies  depuis le début de l’année sont trois fois supérieures à celles qui ont été faites en 2020. Nous avons saisi à ce stade 2,3 tonnes de cocaïne et 4,2 tonnes de cannabis.« 

En effet, les voies d’entrée sur le territoire sont multiples, et les douaniers ne peuvent contrôler que 1% des conteneurs entrant sur le territoire français.

(Pour Marc Fievet, des solutions existent, mais les décideurs se refusent à les mettre en œuvre.)

Les avions sont enfin opérationnels

Pour répondre à ce défi, la douane française, notamment, ne cesse de s’améliorer… Elle s’appuie déjà sur 7 avions, (enfin compatibles avec les équipements de surveillance devant être installés à bord et sur la carlingue. Le radar, la boule optronique équipée de caméras haute définition et infrarouges, le scanner et les moyens de communication par satellite . En novembre 2016, cinq ans après la réception du premier appareil, aucun des sept nouveaux avions n’était opérationnel pour les missions prévues.)… et 7 hélicoptères, ainsi que plus d’une trentaine de bateaux, pour permettre l’interception et le contrôle des navires suspects.

Pour les repérer, la douane se base à la fois sur son expérience et son instinct, mais aussi sur l’intelligence artificielle pour identifier les trajectoires suspectes.

Une fois à terre, de nombreux moyens sont encore disponibles pour contrôler les conteneurs, vecteur principal de l’entrée de drogue en France. Quand un conteneur est identifié comme suspect, la douane peut le contrôler grâce à un scanner capable de vérifier un camion complet, voire un train en marche. 

Dans le grand marché de la drogue, les douaniers se sont lancés dans une course poursuite éternelle, face à un marché en constante évolution et à des trafiquants toujours plus imaginatifs.

Mais ils peuvent compter sur leur flair et leur expérience et ça, même le meilleur des robots n’en est pas encore capable !

Sans oublier les innombrables informations remontées et le travail d’intelligence de la DNRED.

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DNRED 🇫🇷 (opérations anti-stups internationales): le regard de Jean-Henri Hoguet, ancien patron de la DNRED (1987-1991), qui a « recruté » Marc Fiévet.

Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.
Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991)

Sans fioritures:

Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?

Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.


Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?

Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.

L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.


Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…

C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.


Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?

En Europe , je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des États aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?


Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?

Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.

Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.

Publié le 09 décembre 2007, par David Servenay

Dans la peau d’un narco infiltré au coeur de la mafia de Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc

Au service de l’État à travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan

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OCEANO ATLANTICO : la Armada francesa abordó un barco pesquero venezolano con más de 4.200 kilos de cocaína con destino a Galicia

Un total de 4.248 kilos de cocaína han sido interceptados en un pesquero venezolano con destino a Galicia en el marco de una operación internacional que se ha saldado con la detención de 20 personas, tres de ellas como supuestas máximas responsables de la organización criminal propietaria de la droga intervenida.

Fuentes policiales han detallado que el pasado mes de junio de 2020 se comenzó a investigar una organización criminal dedicada a la introducción en Europa de importantes partidas de cocaína por vía marítima. Así, se sospechó que la dirigía un hombre hispano-marroquí que se escondía en algún lugar de Cataluña dado que le constaba una orden para su extradición por un delito de tráfico de drogas en vigor.

La acción conjunta permitió comprobar que un barco pesquero que remolcaba una embarcación de alta velocidad se encontraba en el punto de entrega de la mercancía ilegal, supuestamente para proporcionar seguridad a la operación de trasvase. Así, observaron que el pesquero navegaba hacia el punto de encuentro.

Precisamente, la utilización de este tipo de lanchas resulta indetectable en esas latitudes y ofrece una mayor flexibilidad para evitar la acción de los cuerpos policiales.

Durante la operación tuvieron lugar problemas de comunicación que impidieron que el barco controlado desde España interceptase la cocaína transportada por la embarcación de alta velocidad. Por ello, la Armada francesa abordó la embarcación que ocultaba la droga, lo que permitió detener a ocho personas de nacionalidad venezolana e intervenir 177 fardos cuyo peso alcanzaba los 4.248 kilogramos.

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FRANCE 🇫🇷 (DGDDI) : la DNRED recherche un (e) Chef(fe) de la division Ciblage et Contrôle de la Contrebande

Descriptif du poste

Rattaché(e) au directeur de la DRD (administrateur supérieur des douanes), son chef, il ou elle :
– pilote et anime le service et en évalue la performance ;
– coordonne son action avec celle des autres services de la DNRED ;
– participe au suivi de certains dossiers transversaux nécessitant l’expertise de la division ;
– propose des mesures visant à adapter les productions de la division en matière d’orientation des contrôles :
– représente la DNRED auprès de différentes instances (publiques ou privées) y compris à l’étranger et en anglais pour les questions relevant de la compétence de la division.

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française – DNRED) : l’honneur perdu du ministre Charasse et de ses dirigeants

Le Directeur général de la Douane française François Auvigne, un énarque inspecteur des finances, est totalement responsable de cette dérive juridico-administrative.

Sa couardise avérée et son refus d’assumer les engagements pris auprès de Marc Fievet par les dirigeants de la DNRED et par les envoyés douaniers venus rencontrer Fievet au Canada, confirment que chez ces gens-là, l’honneur n’existe pas .

Chargé de mission auprès de Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’Economie et des Finances, à qui Fievet avait écrit de sa prison canadienne de Renous, François Auvigne avait envoyé Messieurs Gatard de Marseille et Roux de Washington DC pour convaincre Fievet de Plaider coupable au Canada en faisant préciser que l’on arrangerait sa situation dès son retour en France

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – ministre du Budget) : lorsque Michel Charasse pètait les plombs

Pour arriver à cette réunion publique, après avoir dû trouver des chemins de traverse, les gendarmes ayant établi des barrages, le contact avec Michel Charasse fut plutôt frais. C’est à la suite de cette visite que je partis pour rencontrer Nicolas Sarkozy.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED de la Douane Française) : quand politiques et hauts-fonctionnaires n’assument pas les opérations qu’ils ont montées

LIRE ou RELIRE

Un document stupéfiant sur le monde des stups et des narcotrafics. Au cœur des réseaux internationaux du trafic de drogue, dans un univers où les bénéfices se chiffrent en millions de dollars. Une plongée palpitante également dans les coulisses d’une sale guerre. Celle que livrent les États aux trafiquants, avec des méthodes surprenantes.

Une vie trépidante au cœur de la lutte contre les trafics de drogue. Pour le compte des douanes françaises, il est devenu le meilleur des agents infiltrés. Remontant patiemment les filières, jusqu’à se hisser au sommet d’une des principales organisations mondiales du trafic.

Prenant tous les risques, croisant la route du milieu, corse, sicilien, des cartels colombiens, de l’IRA et du GAL. Bien d’autres encore.


Mal lui en a pris car il a payé cet engagement, au risque de sa peau, par une condamnation à perpétuité au Canada, et de 20 ans de prison dont 10 de sécurité en France.

Enfin libre après plus d’une décennie derrière les barreaux, l’aviseur demande des comptes. Et entend présenter l’addition à ceux qui l’ont lamentablement abandonné à son triste sort. Dans ce livre trépidant, il révèle son histoire hallucinante, celle d’un scandale d’état.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : lorsque Marc Fievet offrait son livre à Nicolas Sarkozy

La police m’avait pourtant fait partir !

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EUROPE 🇪🇺 (Belgique) : Anvers est la porte d’entrée ouverte du trafic de cocaïne en Europe

Le Reportage de la Rédaction par Benjamin Illy

Dans son dernier rapport, Europol, l’agence européenne de police, constate que l’épicentre du marché de la cocaïne en Europe s’est déplacé vers le Nord, notamment vers Anvers, en Belgique. Son port gigantesque est très perméable et année après année les saisies de drogues y battent des records.

Quand on arrive aux abords des entrepôts et des conteneurs à perte de vue, micro en main, pour parler de trafic de drogue aux employés du port d’Anvers, la réponse est souvent la même : « Non, non je ne veux pas parler ». Sujet sensible donc.  

Selon le rapport publié début septembre par Europol, plus de 65 tonnes de cocaïne ont été saisies sur le port d’Anvers en 2020. Un chiffre multiplié par environ 14 depuis 2013.

Et pour 2021, même si l’année n’est pas terminée, le record est déjà battu. Les douanes belges nous l’annoncent : 80 tonnes ont été saisies depuis le mois de janvier. Les principaux pays expéditeurs sont la Colombie, l’Équateur, le Brésil notamment, l’Amérique du Sud plus globalement. La drogue s’échappe ensuite vers les Pays-Bas, puis le reste de l’Europe.

Un travailleur du port corrompu peut gagner 100 000 euros pour déplacer un conteneur

La clé du trafic est la corruption, confirme Joris Van Der Aa, journaliste à Gazet Van Antwerpen (GVA), un journal belge néerlandophone. Depuis vingt ans, il couvre les affaires criminelles liées au trafic de drogue à Anvers. C’est une référence et une encyclopédie en la matière. Il nous raconte que les mafias « payent des gens« , dockers, agents de sécurité, personnels qui interviennent sur les quais, « de temps en temps le chef d’une entreprise ». 

Les employés peuvent-ils dire non aux trafiquants ? Il précise que « parfois des travailleurs du port sont menacés ou intimidés, mais dans la plupart des cas ils sont payés. Un travailleur qui met un conteneur sur une place favorable pour les trafiquants, peut gagner cent mille euros »

Le trafic au Port d’Anvers a des conséquences en ville, avec une montée des violences. Joris Van Der Aa note ces dernières années des dizaines « de jets de grenade, des tirs sur des maisons ». Il s’agit de règlements de compte entre groupes criminels, « des groupes albanais, italiens, la Moccro Mafia -mafia des Pays-Bas composée de ressortissants marocains- est aussi présente à Anvers ». 

Des personnes décapitées, des salles de torture, quand 80 à 90 % de la drogue arrivant d’Amérique du Sud échappe aux autorités

La police fédérale belge mobilise en ce moment 20 % de ses effectifs sur des affaires de trafics de drogue. Un constat : le niveau de violence augmente sous l’influence directe des cartels sud-américains. Ils ont déjà importé ici leurs méthodes de corruption pour faire circuler la marchandise, mais l’inquiétude d’Eric Van Duyse, porte-parole du Parquet Fédéral de Belgique, va plus loin : 

On a découvert des photos, des images, des vidéos, qui glaçaient le sang. De personnes décapitées, de salles de torture, une criminalité dont on imaginait parfois qu’elle pouvait exister mais on n’avait jamais de preuve. Là, nous avons une série de preuves éclatantes. Cela a débouché rien que sur le territoire belge sur plus de trois cents interpellation. 

Un coup de filet, mais le travail est loin d’être terminé, sur le port d’Anvers. Les douanes belges le reconnaissent : 80 à 90 % de la drogue arrivant d’Amérique du Sud leur échappe. Les quantités sont phénoménales. 40 % de toutes les saisies de cocaïne en Europe sont réalisées à Anvers. 

Opération des douanes dans le port d'Anvers le 9 juin 2021.
Opération des douanes dans le port d’Anvers le 9 juin 2021.• Crédits : Stéphanie Lecocq / EFE / EPAMaxppp

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane – BSI de Millau) : saisie au péage du viaduc de plus de 600 kilos de pollen de cannabis

Plus de 600 kilos de pollen de cannabis ont été saisis mercredi 29 septembre lors d’un contrôle effectué par les douaniers de la BSI de Millau sur un poids lourd arrivant d’Espagne et se dirigeant vers la Belgique.

Les deux chauffeurs routiers qui conduisaient le poids lourd ont été écroués ce lundi 4 octobre par le tribunal judiciaire de Rodez et seront jugés le 18 octobre prochain.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – CELTICS) : ciblé et suivi, le minéralier « TRUDY » était lesté d’une tonne de cocaïne

Intercepté par les douaniers, le ciblage réalisé par la CELTICS de la DNRED (peut-être conforté par un signalement de la DEA) a déclenché l’arraisonnement du cargo qui a été intercepté dans le détroit du Pas de Calais.

Le minéralier restera à quai, au moins jusqu’à jeudi, pour les besoins de l’enquête.

Le minéralier restera à quai, au moins jusqu’à jeudi, pour les besoins de l’enquête.

Ce minéralier battant pavillon du Liberia, était parti du Brésil pour livrer du vrac à Anvers.

Après vérification par les douaniers, ce sont 1127 kilos de cocaïne qui ont été saisis.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – CELTICS) : quand on dit que le port du Havre est une passoire, le ministre Olivier Dussopt ne nous croit pas !

Cellule d’étude et de lutte contre le trafic illicite par conteneur.

La CELTICS, par manque d’effectifs, n’avait pas ciblé ce conteneur de crevettes arrivant d’Équateur. Sa sortie du port du Havre se fit donc sans autres formes de contrôle officielle !

Des hommes attendaient le camion porte-conteneur de 44 t 00 et n’ont pas hésité à forcer l’arrêt de cet ensemble articulé pour en prendre les commandes.

A l’intérieur du conteneur réfrigéré, stoppé non loin du péage d’Epretot en Seine-Maritime, les gendarmes qui avaient été prévenus par des témoins du kidnapping, ont découvert parmi les cartons de crevettes 11 sacs de sport contenant au total 687 kg de cocaïne.

Madame Isabelle Braun-Lemaire, la directrice de la Douane française pourrait-elle enfin s’intéresser au fait que l’approvisionnement des circuits de distribution de la cocaïne n’éprouvent aucune difficulté pour satisfaire la demande des consommateurs chaque année plus nombreux. Certes, la douane se doit de fluidifier le trafic…mais quand même, lutter contre le trafic illicite !!!

Allez, un petit effort Isabelle Braun-Lemaire, des moyens existent pour contrôler efficacement ! Il serait temps de vous y intéresser !

Comment inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision?

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ESPAGNE 🇪🇸 (Port de València) : saisie de 450 kilos de cocaïne

Les agents de la Guardia Civil ont contrôlé un conteneur en provenance du Brésil. Après ouverture, ils ont découvert 450 kilos de coke.

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FRANCE 🇫🇷 (Toulouse) : les douaniers saisissent 150 kilos de cannabis et de la cocaïne à l’aéroport

Lors de contrôles dimanche 26 septembre à Grenade, au nord de Toulouse, puis lundi sur l’autoroute près de Fronton, 153 kg de cannabis ont été saisis par les douaniers. Et de la cocaïne a été découverte sur un voyageur à l’aéroport de Toulouse-Blagnac dimanche matin.

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PANAMA 🇵🇦 (province de Colon) : le SENAN saisit plus d’une tonne de coke en partance pour l’Europe

Deux conteneurs en provenance du Chili, le premier destiné a être débarqué au Havre en France et le deuxième à Anvers en Belgique, ont été interceptés par le SENAN dans un port des caraïbes panaméen. Au total, ce sont 1.057 colis de cocaine qui ont été saisis.

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FRANCE 🇫🇷 (Drogues): la prohibition, une efficacité illusoire

Par Jean-Pierre Couteron, Pierre-Yves Geoffard et Katia Dubreuil

Publié le 05/05/2021 à 09:46, Mis à jour le 05/05/2021 à 14:13

La régulation des drogues contient trois volets essentiels: le volet sanitaire, avec le contrôle du produit et la prévention éducative surtout chez les plus jeunes; le volet judiciaire; et le volet économique.

TRIBUNE – Trois experts des problèmes liés à la consommation de drogues (l’un est addictologue, l’autre économiste de la santé, la troisième magistrate) expliquent en quoi la régulation des usages serait, selon eux, plus efficace que la prohibition pure et simple.

Le 19 avril, le Président de la République a fait part de sa volonté de «lancer un grand débat national sur la consommation de drogue». L’usage de substances et objets pour se sentir «bien», «mieux» ou «plus performant» accompagne depuis ses débuts le développement de l’humanité. Des usages de plantes aux molécules pharmaceutiques, de l’usage du feu à celui des écrans, chaque étape a nécessité une évaluation des bénéfices apportés et des risques rencontrés, évaluation difficile tant elle mobilise d’expertises diverses. À découvrir

Les rapports de Bernard Roques (1998) puis de David Nutt (2009) ont pu proposer des classements de la dangerosité des psychotropes, mais le tableau complet de leurs bienfaits et méfaits reste à faire… La récente mission parlementaire sur les usages du cannabis a osé explorer l’angle des usages. Usage médical, qui répondra aux attentes de nombreux concitoyens, usage social, visant le bien-être. Le CBD s’y est introduit, arguant de son absence d’effets «psychoactifs» et de ses effets «myorelaxant». Quant au cannabis, il a joué d’une comparaison avantageuse avec l’alcool, produit à l’usage banalisé mais aux effets psychoactifs et aux risques sanitaires importants, pour revendiquer un libre usage.

Nous partageons le constat d’une nécessaire régulation des usages des substances psychoactives, autant que celui des effets délétères de la prohibition du cannabis associée au laxisme de la régulation de l’alcool. Ce constat doit conduire les pouvoirs publics, non à se perdre sur le seul axe «sécurité», mais à assumer une fonction de régulateur, avec trois volets essentiels. « Sur l’alcool, l’État a abandonné, au nom d’enjeux financiers, la posture régulatrice qu’il semblait adopter avec la loi Evin dont nous avons célébré les trente ans. »

Le volet sanitaire justifie un contrôle du produit, de sa production à sa vente. Pour l’usage médical, ce contrôle revient aux acteurs de la médecine et de la pharmacie; à eux d’en poser indications, galénique, règles d’usage et de délivrance. Pour les usages sociaux, la régulation devrait s’inspirer de celle réclamée pour l’alcool. L’étude scientifique des différentes régulations de l’alcool, selon les pays, a bien documenté l’intérêt d’une politique de santé publique répondants au déterminants sociaux, associant prix minimum et taxes, encadrement de la publicité et de la vente et information sur les risques. Mais en France, l’État a abandonné, au nom d’enjeux financiers, la posture régulatrice qu’il semblait adopter avec la loi Evin dont nous avons célébré les trente ans.

Depuis vingt-cinq ans, l’OFDT établit que l’entrée dans l’usage du cannabis se joue entre la fin du collège et le début du lycée, période que les neurosciences décrivent comme celle d’un décalage de maturation du cerveau, entre émotion et contrôle. Dans un contexte fortement addictogène, l’expérience d’usage va se substituer aux apprentissages de compétences sociales: affirmation de soi, gestion des conflits, expression des émotions, etc. Ces risques éducatifs justifient un volet prévention et intervention précoce, soutenant les familles et les institutions d’éducation, prenant en compte les déterminants individuels des usages, répondant aux standards des pratiques de réduction des risques et des dommages. « Cet abandon éducatif n’a donné lieu qu’à des effets de nostalgie et de postures sur l’autorité perdue. »

Or malgré les données des travaux d’évaluation, ni les programmes de développement des compétences psychosociales, ni les consultations jeunes consommateurs, ni l’«aller vers» de la réduction des risques, ni l’intervention précoce n’ont été portés et financés sur la durée. Cet abandon éducatif n’a donné lieu qu’à des effets de nostalgie et de postures sur l’autorité perdue, des sauvageons de l’un à l’ensauvagement de l’autre.

La politique répressive innefficace

Sur le pan judiciaire, on ne peut que constater l’ineffectivité́ d’une politique publique engloutissant des moyens énormes dans la répression. La France est le pays européen dans lequel la consommation de cannabis des adolescents, qui a fortement augmenté depuis les années 1990, est la plus importante alors même qu’elle expose à une peine d’emprisonnement et que le nombre d’interpellations pour usage de stupéfiants a explosé́ ces vingt dernières années. La réponse pénale s’est accrue, par le biais de procédures simplifiées permettant de porter des peines au casier judiciaire sans passer par un procès – la dernière étant l’amende forfaitaire délictuelle autorisant les forces de l’ordre à décider seules de condamnations pénales. « Faire des magistrats – aujourd’hui des policiers – qui ne sont pas des spécialistes de l’évaluation sanitaire, des intervenants de première ligne face aux consommateurs est absurde. »

La perspective d’une amende est manifestement inopérante pour ceux dont la consommation est motivée par l’effet d’apaisement du produit dans une situation issue d’événements traumatiques ou de pathologies somatiques. Elle n’est pas plus adaptée lorsqu’il s’agit de réguler des comportements de consommation aux motivation sociales et personnelles souvent diversifiées et complexes. Faire des magistrats – aujourd’hui des policiers – qui ne sont pas des spécialistes de l’évaluation sanitaire, des intervenants de première ligne face aux consommateurs est absurde. Enfin, dans le suivi des condamnés, l’interdit pénal relatif aux stupéfiants fait obstacle à l’articulation santé/justice, les magistrats étant incités à exiger une abstinence totale et à sanctionner les rechutes qui font pourtant partie du parcours normal de soin de la personne.

La fable d’une société sans drogues

Ce constat s’étend à l’ensemble du contentieux pénal, de nombreux délits et crimes, des violences commises sous l’emprise de l’alcool aux vols commis pour financer l’achat de drogues, étant en lien avec les consommations problématiques de produits, interdits ou non: alcool, médicaments, stupéfiants. Malgré cet échec, le gouvernement continue de servir la fable d’une société sans drogues: l’amende fera diminuer la consommation de stupéfiants, puisqu’il n’y aura plus de demande… affaiblissant par magie des trafics que les juridictions sanctionnent systématiquement de plusieurs années de prison, tandis que d’autres reprennent la place, donnant ainsi aux magistrats l’impression de vider la mer à la petite cuillère.

L’analyse économique, quant à elle, part d’un constat simple: dès lors qu’un bien est peu coûteux à produire, et que des usagers sont disposés à payer bien plus que ce coût de production, un marché s’établit avec sa logique propre de distribution et d’organisation de la filière. Lorsqu’un bien est licite, cette organisation peut être régulée, afin de réduire les dommages éventuels causés par certains de ses usages, pour certains de ses usagers. Les pouvoirs publics disposent de nombreux outils pour agir sur les usages, en particulier par la fiscalité: toutes les drogues légales sont ainsi lourdement taxées, un prix plus élevé permettant de réduire la consommation tout en assurant des recettes fiscales parfois importantes (15 milliards par an sur le seul tabac). L’analyse montre aussi les gains à remplacer une filière illicite, organisée par et pour les mafias, à l’écart de l’état de droit et où la violence prospère, par des filières régulées, protégeant les travailleurs comme les investisseurs. Les Etats, de plus en plus nombreux, engagés dans la régulation légale du cannabis ont tous connu, malgré la grande diversité des modalités de la régulation, des milliers de création d’emplois pérennes, revitalisant parfois des territoires ou des populations en souffrance. « Aucun Etat engagé dans la régulation légale du cannabis n’envisage de revenir à la prohibition. »

Malgré des erreurs ici ou là, malgré parfois des résultats sanitaires, sécuritaires ou économiques qui tardent à se manifester, force est de constater qu’aucun Etat engagé dans la régulation légale du cannabis n’envisage de revenir à la prohibition.

Puisse le débat sur la consommation de drogue, s’il s’ouvre dans notre pays, se nourrir de ces expériences étrangères, des connaissances acquises par la recherche, et de décennies d’expérience des acteurs du terrain, davantage que de postures idéologiques.

Jean-Pierre Couteron, psychologue clinicien, exerce dans un CSAPA (Centres de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie), association Oppelia, Boulogne-Billancourt.

Pierre-Yves Geoffard, économiste spécialiste des systèmes de santé, est professeur à l’Ecole d’économie de Paris. Il a co-écrit avec Emmanuelle Auriole l’avis du Conseil d’analyse économique sur la régulation du cannabis (2019).

Katia Dubreuil, magistrate, juge d’instruction au tribunal judiciaire de Paris et président du Syndicat de la magistrature.

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FRANCE 🇫🇷 (Cambrai) : dans le Cambrésis, le trafic de drogues dures augmente depuis le confinement

L’arrondissement de Cambrai, 160 000 habitants et des démantèlements de trafics de stupéfiants devenus hebdomadaires.

Ce territoire rural, situé loin des grandes agglomérations, a longtemps été épargné par le trafic de drogue mais subit désormais ce fléau de plein fouet. En témoignent les interpellations à répétition de trafiquants et l’activité pénale du tribunal de Cambrai qui ne cesse d’augmenter.

Dernier exemple en date, l’impressionnante saisie par les policiers mercredi 22 septembre 2021 dans un logement situé au nord de Cambrai : 2,6 kg de cocaïne, 5kg de speed, 228 grammes de cannabis, 424 cachets d’ecstasy, 50 000 euros en liquide et des armes de guerre chargées. Originaires de la métropole lilloise, deux jeunes hommes âgés de 21 et 22 ans ont été interpellés et placés en détention provisoire dans l’attente de leur jugement le 22 octobre prochain.

Rémy Schwartz, procureur de la République de Cambrai

« Ubérisation » du trafic dans l’arrondissement

Rémy Schwartz, procureur de la République de Cambrai, a pris ses fonctions au début de l’année 2015. Et il l’assure : en six ans, il a constaté une forte augmentation des trafics un peu partout dans l’arrondissement. « Je constate ce phénomène, c’est une évolution qui a commencé il y a plusieurs années. Cette projection des grandes agglomérations vers d’autres territoires a commencé il y a plus de 5 ans. On est aujourd’hui face à un problème nouveau, qu’on n’avait pas il y a quelques années ».

Selon lui, le trafic s’est « ubérisé ». Il s’explique. « Avant, on avait une structure traditionnelle de consommateurs qui s’approvisionnaient auprès de détaillants, qui eux-mêmes s’approvisionnaient auprès de grossistes en allant se fournir à Lille ou en Belgique. Depuis quelques années, c’est l’inverse qui se produit ». Comprendre désormais que ce sont les trafiquants qui vont directement à la rencontre des consommateurs.

Des trafiquants qui s’installent au domicile des toxicomanes

Ces trafiquants viennent de la métropole lilloise, de l’agglomération de Creil dans l’Oise mais également d’Île-de-France. Ils parcourent parfois plusieurs centaines de kilomètres avec un objectif : décrocher de nouvelles parts de marché.

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FRANCE 🇫🇷 (Pays basque – BSI de Bayonne) : les douaniers saisissent 24 kg de résine de cannabis à Urrugne

Au Pays basque, mercredi 22 septembre, les douaniers ont interpellé un homme, sur la commune d’Urrugne, alors qu’il transportait de la drogue.

Au total 24 kilos de résine de cannabis, dissimulés dans des réfrigérateurs que transportait ce routier dans son camion. 

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ESPAGNE 🇪🇸 (Algésiras) : saisie de 8.200 kilos de haschich dans un camion à des narcos de Cambados (Galicia)

La DEA est omniprésente en Afrique et en Europe, comme partout ailleurs dans le monde pour « aider » les services des différentes douanes, de la police et des gendarmes.

Pourquoi, alors qu’elle est dans l’incapacité de ralentir le narcotrafic vers le territoire des États-Unis et de faire diminuer la consommation de drogue sur son propre territoire ?

Certainement le partage d’informations récoltées par les innombrables agences dédiées à la lutte contre le narcotrafic.

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Du grand classique dans le détroit de Gibraltar

L’organisation démantelée utilisait un camion qui prenait un ferry entre Tanger et Algésiras.

La « Policia Nacional » espagnole, dans le cadre d’une opération conjointe menée avec la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) du Maroc et la DEA (Drug Enforcement Administration) des États-Unis, a démantelé un réseau de trafic de drogues à Algésiras.

Plus de huit tonnes de haschich marocain ont été saisies et cinq personnes dont un Marocain arrêtées lors de l’opération.

Les agents, après avoir identifié le camion, ont mis en place un dispositif au port d’Algésiras afin de connaître la destination de la drogue importée et d’identifier et appréhender les acteurs de ce trafic mené depuis la localité Pontevedra de Cambados (Galice).

SOURCE

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Incautan a unos narcos de Cambados 8.200 kilos de hachís dentro de un camión

Así, y merced a la citada cooperación internacional, la Brigada Central (en concreto, la unidad Greco Galicia con base en Pontevedra) coordinó el operativo de vigilancia que le sirvió para detectar la llegada de un camión cargado de droga por el puerto de Algeciras . Mediante un sigiloso seguimiento, los agentes comprobaron que el vehículo se dirigía a una finca en una zona apartada, donde también se ocultaba una narcolancha. Dos vehículos salieron a su encuentro, uno de los cuales ya había sido detectado horas antes en el puerto controlando la salida de la droga.

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