FRANCE 🇫🇷 (DNRED – TRACFIN) : dans les rouages du blanchiment de l’argent des trafics de drogue, à Marseille

Quand on parle de blanchiment d’argent, on pense d’abord aux trafiquants de drogue. Mais ils ne sont pas les seuls à y recourir.

Les trafiquants d’armes ou les réseaux de la prostitution utilisent les mêmes réseaux, mais aussi les notables qui pratiquent la fraude fiscale ou l’abus de biens sociaux.

Les mécanismes du blanchiment d’argent n’ont aucun secret pour Quentin Mugg, ancien capitaine de police à l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière de 2005 à 2015.

Désormais en poste à Europol, au centre européen de lutte contre le crime organisé, il vient de publier « L’argent sale : la traque » chez Fayard.

Dans ces réseaux souterrains, le cash circule par centaines de millions d’un bout à l’autre de la planète.

Le marché du blanchiment est international et Marseille y tient « une place particulière » d’une part parce que « c’est un port et il y a dans les zones portuaires plus de trafic qu’ailleurs », comme l’indique Quentin Mugg, et d’autre part à cause des trafics de drogue.

Des courtiers occultes

Et pour blanchir de l’argent, c’est finalement « très simple » souligne le policier même si « ça peut paraître surprenant ». 

Certains montages de blanchiment peuvent être très complexes mais c’est rarement le cas dans le crime organisé, notamment le trafic de drogue à Marseille.

« On a affaire à des sommes d’argent en liquide et les mécanismes qui sont à l’œuvre pour blanchir cet argent, pour l’exfiltrer, sont des mécanismes très anciens qui existent depuis des siècles puisqu’on s’en servait déjà sur les routes de la soie », note-t-il.  

« L’idée consiste à avoir un ensemble d’agents, disposés un peu partout dans le monde et qui sont connectés entre eux et à qui on peut s’adresser pour remettre des sommes en liquide à un endroit, de manière à récupérer des sommes équivalentes – moins les commissions – dans un autre lieu », explique le policier spécialisé. 

C’est finalement aussi simple que de s’adresser à son banquier pour faire un virement à l’étranger…

Sauf que dans le cas présent, l’agent de change s’appelle « saraf » s’il est en Afrique du Nord, « moneybroker » aux États-Unis ou « dolleros » au Brésil.

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FRANCE 🇫🇷 (Douane Française) : le transport de drogue, un marché en constante évolution

Extraits de l’article écrit par Gerard Feldzer

L’industrie de la drogue représente une véritable multinationale planétaire, où le transport joue un rôle clé. Dans le jeu du chat et de la souris que se livrent les trafiquants avec les douaniers, le moyen de transport représente un point névralgique où frapper. 

Face aux enjeux financiers et à l’amélioration constante des techniques de saisie des douanes, les trafiquants redoublent d’ingéniosité pour passer toujours plus de marchandises en limitant les risques qu’elles soient interceptées et de capture de passeurs. Les services des douanes doivent donc être prêts à constamment se remettre en cause pour s’adapter à une menace toujours en évolution.

Un trafic qui ne connaît pas la crise

Pour Ronan Boillot, directeur national des garde-côtes des douanes:

« Les saisies  depuis le début de l’année sont trois fois supérieures à celles qui ont été faites en 2020. Nous avons saisi à ce stade 2,3 tonnes de cocaïne et 4,2 tonnes de cannabis.« 

En effet, les voies d’entrée sur le territoire sont multiples, et les douaniers ne peuvent contrôler que 1% des conteneurs entrant sur le territoire français.

(Pour Marc Fievet, des solutions existent, mais les décideurs se refusent à les mettre en œuvre.)

Les avions sont enfin opérationnels

Pour répondre à ce défi, la douane française, notamment, ne cesse de s’améliorer… Elle s’appuie déjà sur 7 avions, (enfin compatibles avec les équipements de surveillance devant être installés à bord et sur la carlingue. Le radar, la boule optronique équipée de caméras haute définition et infrarouges, le scanner et les moyens de communication par satellite . En novembre 2016, cinq ans après la réception du premier appareil, aucun des sept nouveaux avions n’était opérationnel pour les missions prévues.)… et 7 hélicoptères, ainsi que plus d’une trentaine de bateaux, pour permettre l’interception et le contrôle des navires suspects.

Pour les repérer, la douane se base à la fois sur son expérience et son instinct, mais aussi sur l’intelligence artificielle pour identifier les trajectoires suspectes.

Une fois à terre, de nombreux moyens sont encore disponibles pour contrôler les conteneurs, vecteur principal de l’entrée de drogue en France. Quand un conteneur est identifié comme suspect, la douane peut le contrôler grâce à un scanner capable de vérifier un camion complet, voire un train en marche. 

Dans le grand marché de la drogue, les douaniers se sont lancés dans une course poursuite éternelle, face à un marché en constante évolution et à des trafiquants toujours plus imaginatifs.

Mais ils peuvent compter sur leur flair et leur expérience et ça, même le meilleur des robots n’en est pas encore capable !

Sans oublier les innombrables informations remontées et le travail d’intelligence de la DNRED.

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DNRED 🇫🇷 (opérations anti-stups internationales): le regard de Jean-Henri Hoguet, ancien patron de la DNRED (1987-1991), qui a « recruté » Marc Fiévet.

Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.
Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991)

Sans fioritures:

Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?

Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.


Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?

Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.

L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.


Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…

C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.


Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?

En Europe , je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des États aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?


Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?

Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.

Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.

Publié le 09 décembre 2007, par David Servenay

Dans la peau d’un narco infiltré au coeur de la mafia de Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc

Au service de l’État à travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan

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FRANCE 🇫🇷 (DGDDI) : la DNRED recherche un (e) Chef(fe) de la division Ciblage et Contrôle de la Contrebande

Descriptif du poste

Rattaché(e) au directeur de la DRD (administrateur supérieur des douanes), son chef, il ou elle :
– pilote et anime le service et en évalue la performance ;
– coordonne son action avec celle des autres services de la DNRED ;
– participe au suivi de certains dossiers transversaux nécessitant l’expertise de la division ;
– propose des mesures visant à adapter les productions de la division en matière d’orientation des contrôles :
– représente la DNRED auprès de différentes instances (publiques ou privées) y compris à l’étranger et en anglais pour les questions relevant de la compétence de la division.

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française – DNRED) : l’honneur perdu du ministre Charasse et de ses dirigeants

Le Directeur général de la Douane française François Auvigne, un énarque inspecteur des finances, est totalement responsable de cette dérive juridico-administrative.

Sa couardise avérée et son refus d’assumer les engagements pris auprès de Marc Fievet par les dirigeants de la DNRED et par les envoyés douaniers venus rencontrer Fievet au Canada, confirment que chez ces gens-là, l’honneur n’existe pas .

Chargé de mission auprès de Dominique Strauss-Kahn, ministre de l’Economie et des Finances, à qui Fievet avait écrit de sa prison canadienne de Renous, François Auvigne avait envoyé Messieurs Gatard de Marseille et Roux de Washington DC pour convaincre Fievet de Plaider coupable au Canada en faisant préciser que l’on arrangerait sa situation dès son retour en France

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – ministre du Budget) : lorsque Michel Charasse pètait les plombs

Pour arriver à cette réunion publique, après avoir dû trouver des chemins de traverse, les gendarmes ayant établi des barrages, le contact avec Michel Charasse fut plutôt frais. C’est à la suite de cette visite que je partis pour rencontrer Nicolas Sarkozy.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED de la Douane Française) : quand politiques et hauts-fonctionnaires n’assument pas les opérations qu’ils ont montées

LIRE ou RELIRE

Un document stupéfiant sur le monde des stups et des narcotrafics. Au cœur des réseaux internationaux du trafic de drogue, dans un univers où les bénéfices se chiffrent en millions de dollars. Une plongée palpitante également dans les coulisses d’une sale guerre. Celle que livrent les États aux trafiquants, avec des méthodes surprenantes.

Une vie trépidante au cœur de la lutte contre les trafics de drogue. Pour le compte des douanes françaises, il est devenu le meilleur des agents infiltrés. Remontant patiemment les filières, jusqu’à se hisser au sommet d’une des principales organisations mondiales du trafic.

Prenant tous les risques, croisant la route du milieu, corse, sicilien, des cartels colombiens, de l’IRA et du GAL. Bien d’autres encore.


Mal lui en a pris car il a payé cet engagement, au risque de sa peau, par une condamnation à perpétuité au Canada, et de 20 ans de prison dont 10 de sécurité en France.

Enfin libre après plus d’une décennie derrière les barreaux, l’aviseur demande des comptes. Et entend présenter l’addition à ceux qui l’ont lamentablement abandonné à son triste sort. Dans ce livre trépidant, il révèle son histoire hallucinante, celle d’un scandale d’état.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED) : lorsque Marc Fievet offrait son livre à Nicolas Sarkozy

La police m’avait pourtant fait partir !

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EUROPE 🇪🇺 (Belgique) : Anvers est la porte d’entrée ouverte du trafic de cocaïne en Europe

Le Reportage de la Rédaction par Benjamin Illy

Dans son dernier rapport, Europol, l’agence européenne de police, constate que l’épicentre du marché de la cocaïne en Europe s’est déplacé vers le Nord, notamment vers Anvers, en Belgique. Son port gigantesque est très perméable et année après année les saisies de drogues y battent des records.

Quand on arrive aux abords des entrepôts et des conteneurs à perte de vue, micro en main, pour parler de trafic de drogue aux employés du port d’Anvers, la réponse est souvent la même : « Non, non je ne veux pas parler ». Sujet sensible donc.  

Selon le rapport publié début septembre par Europol, plus de 65 tonnes de cocaïne ont été saisies sur le port d’Anvers en 2020. Un chiffre multiplié par environ 14 depuis 2013.

Et pour 2021, même si l’année n’est pas terminée, le record est déjà battu. Les douanes belges nous l’annoncent : 80 tonnes ont été saisies depuis le mois de janvier. Les principaux pays expéditeurs sont la Colombie, l’Équateur, le Brésil notamment, l’Amérique du Sud plus globalement. La drogue s’échappe ensuite vers les Pays-Bas, puis le reste de l’Europe.

Un travailleur du port corrompu peut gagner 100 000 euros pour déplacer un conteneur

La clé du trafic est la corruption, confirme Joris Van Der Aa, journaliste à Gazet Van Antwerpen (GVA), un journal belge néerlandophone. Depuis vingt ans, il couvre les affaires criminelles liées au trafic de drogue à Anvers. C’est une référence et une encyclopédie en la matière. Il nous raconte que les mafias « payent des gens« , dockers, agents de sécurité, personnels qui interviennent sur les quais, « de temps en temps le chef d’une entreprise ». 

Les employés peuvent-ils dire non aux trafiquants ? Il précise que « parfois des travailleurs du port sont menacés ou intimidés, mais dans la plupart des cas ils sont payés. Un travailleur qui met un conteneur sur une place favorable pour les trafiquants, peut gagner cent mille euros »

Le trafic au Port d’Anvers a des conséquences en ville, avec une montée des violences. Joris Van Der Aa note ces dernières années des dizaines « de jets de grenade, des tirs sur des maisons ». Il s’agit de règlements de compte entre groupes criminels, « des groupes albanais, italiens, la Moccro Mafia -mafia des Pays-Bas composée de ressortissants marocains- est aussi présente à Anvers ». 

Des personnes décapitées, des salles de torture, quand 80 à 90 % de la drogue arrivant d’Amérique du Sud échappe aux autorités

La police fédérale belge mobilise en ce moment 20 % de ses effectifs sur des affaires de trafics de drogue. Un constat : le niveau de violence augmente sous l’influence directe des cartels sud-américains. Ils ont déjà importé ici leurs méthodes de corruption pour faire circuler la marchandise, mais l’inquiétude d’Eric Van Duyse, porte-parole du Parquet Fédéral de Belgique, va plus loin : 

On a découvert des photos, des images, des vidéos, qui glaçaient le sang. De personnes décapitées, de salles de torture, une criminalité dont on imaginait parfois qu’elle pouvait exister mais on n’avait jamais de preuve. Là, nous avons une série de preuves éclatantes. Cela a débouché rien que sur le territoire belge sur plus de trois cents interpellation. 

Un coup de filet, mais le travail est loin d’être terminé, sur le port d’Anvers. Les douanes belges le reconnaissent : 80 à 90 % de la drogue arrivant d’Amérique du Sud leur échappe. Les quantités sont phénoménales. 40 % de toutes les saisies de cocaïne en Europe sont réalisées à Anvers. 

Opération des douanes dans le port d'Anvers le 9 juin 2021.
Opération des douanes dans le port d’Anvers le 9 juin 2021.• Crédits : Stéphanie Lecocq / EFE / EPAMaxppp

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane – BSI de Millau) : saisie au péage du viaduc de plus de 600 kilos de pollen de cannabis

Plus de 600 kilos de pollen de cannabis ont été saisis mercredi 29 septembre lors d’un contrôle effectué par les douaniers de la BSI de Millau sur un poids lourd arrivant d’Espagne et se dirigeant vers la Belgique.

Les deux chauffeurs routiers qui conduisaient le poids lourd ont été écroués ce lundi 4 octobre par le tribunal judiciaire de Rodez et seront jugés le 18 octobre prochain.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – CELTICS) : ciblé et suivi, le minéralier « TRUDY » était lesté d’une tonne de cocaïne

Intercepté par les douaniers, le ciblage réalisé par la CELTICS de la DNRED (peut-être conforté par un signalement de la DEA) a déclenché l’arraisonnement du cargo qui a été intercepté dans le détroit du Pas de Calais.

Le minéralier restera à quai, au moins jusqu’à jeudi, pour les besoins de l’enquête.

Le minéralier restera à quai, au moins jusqu’à jeudi, pour les besoins de l’enquête.

Ce minéralier battant pavillon du Liberia, était parti du Brésil pour livrer du vrac à Anvers.

Après vérification par les douaniers, ce sont 1127 kilos de cocaïne qui ont été saisis.

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – CELTICS) : quand on dit que le port du Havre est une passoire, le ministre Olivier Dussopt ne nous croit pas !

Cellule d’étude et de lutte contre le trafic illicite par conteneur.

La CELTICS, par manque d’effectifs, n’avait pas ciblé ce conteneur de crevettes arrivant d’Équateur. Sa sortie du port du Havre se fit donc sans autres formes de contrôle officielle !

Des hommes attendaient le camion porte-conteneur de 44 t 00 et n’ont pas hésité à forcer l’arrêt de cet ensemble articulé pour en prendre les commandes.

A l’intérieur du conteneur réfrigéré, stoppé non loin du péage d’Epretot en Seine-Maritime, les gendarmes qui avaient été prévenus par des témoins du kidnapping, ont découvert parmi les cartons de crevettes 11 sacs de sport contenant au total 687 kg de cocaïne.

Madame Isabelle Braun-Lemaire, la directrice de la Douane française pourrait-elle enfin s’intéresser au fait que l’approvisionnement des circuits de distribution de la cocaïne n’éprouvent aucune difficulté pour satisfaire la demande des consommateurs chaque année plus nombreux. Certes, la douane se doit de fluidifier le trafic…mais quand même, lutter contre le trafic illicite !!!

Allez, un petit effort Isabelle Braun-Lemaire, des moyens existent pour contrôler efficacement ! Il serait temps de vous y intéresser !

Comment inspecter de près les marchandises et les conteneurs avec précision?

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ESPAGNE 🇪🇸 (Port de València) : saisie de 450 kilos de cocaïne

Les agents de la Guardia Civil ont contrôlé un conteneur en provenance du Brésil. Après ouverture, ils ont découvert 450 kilos de coke.

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FRANCE 🇫🇷 (Toulouse) : les douaniers saisissent 150 kilos de cannabis et de la cocaïne à l’aéroport

Lors de contrôles dimanche 26 septembre à Grenade, au nord de Toulouse, puis lundi sur l’autoroute près de Fronton, 153 kg de cannabis ont été saisis par les douaniers. Et de la cocaïne a été découverte sur un voyageur à l’aéroport de Toulouse-Blagnac dimanche matin.

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PANAMA 🇵🇦 (province de Colon) : le SENAN saisit plus d’une tonne de coke en partance pour l’Europe

Deux conteneurs en provenance du Chili, le premier destiné a être débarqué au Havre en France et le deuxième à Anvers en Belgique, ont été interceptés par le SENAN dans un port des caraïbes panaméen. Au total, ce sont 1.057 colis de cocaine qui ont été saisis.

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FRANCE 🇫🇷 (Pays basque – BSI de Bayonne) : les douaniers saisissent 24 kg de résine de cannabis à Urrugne

Au Pays basque, mercredi 22 septembre, les douaniers ont interpellé un homme, sur la commune d’Urrugne, alors qu’il transportait de la drogue.

Au total 24 kilos de résine de cannabis, dissimulés dans des réfrigérateurs que transportait ce routier dans son camion. 

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FRANCE 🇫🇷 (DNRED – CELTICS) : les douaniers de Loon-plage saisissent 420 kilos de cocaïne

Le conteneur qui arrivait du Brésil a été contrôlé suite au ciblage réalisé par les agents de la CELTICS.

source

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FRANCE 🇫🇷 (SURV de la Douane) : 387 kilos de cannabis interceptés, quatre hommes écroués

Quatre hommes ont été mis en examen, lundi, par un magistrat de la juridiction interrégionale spécialisée de Lyon, avant d’être placés en détention provisoire. Ils avaient été interpellés jeudi matin dans la Drôme par les douaniers à bord de trois voitures. Dans deux d’entre elles se trouvaient 387 kilos de résine de cannabis.

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FRANCE 🇫🇷 (Marseille) : la lutte sanglante de territoires ou les dessous de la guerre des stups

A Beauvau, on continue à utiliser la lutte contre la drogue comme arme de propagande pour Gerald Darmanin, le locataire des lieux

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Les guerres de territoires que se livrent les réseaux de trafiquants de drogue ont fait 16 morts depuis le début de l’été à Marseille. Un enquêteur de la brigade des stups qui travaille depuis sept ans dans les cités des quartiers nord nous livre les dessous de cette lutte sanglante.

 Comment expliquer ces « réglos » en série ?

À Frais-Vallon, les Oliviers, Campagne Lévêque, la Castellane, la Paternelle, les guerres de territoires ont toujours existé. La « vague » d’homicides constatée depuis quatre mois est un phénomène bien connu des enquêteurs locaux.

Dans ces cités gangrénées par les trafics, on tue « soit pour récupérer un point de vente, soit c’est du « carottage », quelqu’un qui a volé une nourrice ou de l’argent… » explique ainsi un enquêteur de la brigade des stupéfiants qui souhaite rester anonyme.

« Il y a aussi ceux qui étaient en prison et qui essaient de reprendre leurs points de vente à la sortie, c’est tout ça qui est mélangé. Pour savoir exactement ce qu’il s’est passé pour tel ou tel règlement de comptes, c’est très compliqué ». 

L’enquêteur ne croit pas aux vertus des passages par la case prison. « Aujourd’hui, la prison c’est un lieu de rencontre! ». « La répression comme elle est faite ne fonctionne pas. J’entends parler de guerre contre les stupéfiants, nous, à la brigade des stups, on est tous morts de rire. »

Il y a aucune guerre contre les stupéfiants, c’est une guerre de com.

Lors de sa venue à Marseille le 2 septembre, Emmanuel Macron a préconisé une politique de « harcèlement des trafics », annonçant le renfort de 200 policiers en 2022, pour « pilonner les quartiers ». 

Ces descentes de flics pour faire tomber des points de vente sont sans effet sur les trafics, selon l’enquêteur de la brigade des stups. Pour preuve, la dernière opération coup de poing qui a permis de saisir 30 kilos de drogue à Campagne-Lévêque ces derniers jours.

« Combien d’interpellés ? zéro ! ça ne sert à rien, on leur a pris 30 kilos mais ils font 70 et 100.000 euros/jour… ils n’en ont rien à faire. Même si vous interpellez le guetteur qui a 15 ans et le charbonneur qui en a 17, ça ne va pas casser le réseau… Derrière, la réponse pénale est très faible, quand il y en a une ».

Un travail de Sisyphe

En fait, pour lui, la saisie de stups n’est pas le plus important. Pour frapper fort et désorganiser un réseau, il faut identifier et « taper » tous les maillons de la chaîne, du livreur jusqu’au gérant de point.

« Dernièrement sur Tarascon, on a pris 11 personnes, du guetteur au jusqu’au patron, le point n’a pas rouvert à ce jour », assure l’enquêteur, qui ne se fait pas pour autant d’illusion. « Bien sûr qu’il va réouvrir, mais là, vous avez de l’impact ».

À Marseille, un point de vente qui tombe rouvre… quasi instantanément. « Ma plus grosse saisie, c’est 324 kilos sur une cité, une heure et demi après, le point était rouvert parce qu’on a tapé que dans les approvisionneurs pas dans la hiérarchie », raconte l’enquêteur de la brigade des stups. « Si vous enlevez les têtes, pour se réorganiser c’est très compliqué. Je ne dis pas que ça ne se remontera pas, mais ça va prendre du temps ». 

Si les descentes régulières sont à ses yeux nécessaires, la vraie solution pour lui, c’est une présence policière permanente au pied des immeubles.

« Si on veut faire la guerre, il faut se donner les moyens, mettre une compagnie de CRS, à l’année, nuit et jour, 365 jours par an, 24 heures sur 24, dans chaque cité, et il n’y a plus de réseaux, plus de deals. Aujourd’hui, on met des CRS mais de 10h à 16h, et à 16h quand ils s’en vont, le point de vente rouvre… »

La guerre contre les trafics de drogue doit se livrer « à la source ». À Marseille, les trafics s’organisent principalement autour de l’herbe et de la résine de cannabis. 90 % du shit arrive du Maroc.

« Tout le monde sait que ça vient de là-bas, alors qu’est-ce qu’on attend ?, interroge l’enquêteur, c’est bien de faire une guerre contre les stups, mais si on ne va pas à la source, ça ne sert à rien… c’est de la com. Si on veut vraiment s’attaquer au fond du problème, il faut verrouiller les frontières, c’est diplomatique. »

Le constat est amer. Le policier, qui a fait dix ans de Bac avant d’entrer aux stups, est allé voir le dernier film de Cédric Gimenez BAC Nord qui cartonne au cinéma. « C’est romancé, mais c’est totalement ça, ça colle à la réalité, j’ai vu des scènes que j’ai vécues », confie-t-il.

À Marseille, la réalité dépasse tristement la fiction !

source et plus

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : Stéphanie Cherbonnier aurait-elle fait des cachotteries à la Policía et à la Guardia civil d’Espagne ?

Par Marc Fievet – modifié à 22 h 30, le 7/09/2021

Le Parisien toujours bien informé nous apprend que nos meilleurs agents français de l’Ofast se seraient fait doublés par les meilleurs limiers d’Espagne dans la saisie de 26 tonnes de ‘chichon’ (cannabis sativa) en zone andalouse.

Mais ce n’est qu’une supposition, très mal prise par certains, alors que l’expression se faire doubler manquait de précisions. Qu’on se rassure, les policiers espagnols n’ont pas doublé les policiers de l’OFAST, ils ont intercepté le camion qui semblait prendre une direction non prévue au départ…Ce qui semble certain, c’est que policiers français et espagnols étaient bien rencardés sur ce transport.

Fichtre, si la Policía et la Guardia civil se mettent à taper tout ce qui passe, les consommateurs français, complices naturellement de la situation du trafic en France, vont devoir organiser des croisières Maritimes en mer d’Alboran pour pouvoir satisfaire leur passion pour le cannabis.

Les années décidément se suivent et ne se ressemblent pas et je ne manquerai pas de vous raconter , très prochainement, l’histoire d’une « guéguerre interservices » où l’on retrouvera les meilleurs éléments de la haute hiérarchie douanière et des opérationnels de la DNRED, tous ou presque tous, d’un courage total pour démontrer leur capacité à prendre la fuite devant les responsabilités.

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FRANCE 🇫🇷 (Fontaine-lès-Clerval – A36) : 50 kilos d’herbe de cannabis saisis sur une aire de repos par les douaniers

Dimanche matin, à Fontaine-lès-Clerval, les douaniers ont interpellé le chauffeur qui transportait 50 kilos d’herbe de cannabis. L’homme, qui s’était visiblement arrêté sur une petite aire d’autoroute, circulait en direction de Belfort.

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FRANCE 🇫🇷 (Bordeaux) : deuxième jour tendu au procès de Moufide Bouchibi, le narco-businessman

Le procès a viré au bras de fer procédural entre magistrats et avocats, provoquant neuf suspensions. Moufide Bouchibi jusque-là n’a pas été entendu.

Les avocats ont accusé le tribunal de vouloir juger le prévenu «à marche forcée», les magistrats dénonçant, eux, une obstruction.

Appel de l’acte de renvoi, contestation des écoutes téléphoniques, et du mandat d’arrêt lancé en 2012: les avocats sont encore revenus à la charge jeudi pour torpiller la procédure et tenter de faire annuler le procès, en vain. «Il n’a jamais été informé qu’il était poursuivi et qu’il était en fuite (…) ce procès est impossible, il faut arrêter le massacre», a plaidé Me Thomas Bidnic.

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Nos « Dalloziens » distingués n’aiment pas que les avocats de la défense remettent en cause les procédures. Eux, toujours tellement respectueux des textes qu’ils savent, si nécessaire, s’en affranchir !

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En mémoire le magistrat Frederick Arseneault du tribunal Provincial de Barhurst au Nouveau Brunswick qui condamna à perpétuité Marc Fievet, l’agent infiltré de la Dnred de la Douane Française qui avait plaidé coupable à la demande de la Direction générale de la Douane Française, du ministre DSK et de son dircab François Auvigne. Perpétuité obtenue, alors que Fievet n’avait pas d’avocats, et retour en France où l’adaptation de la sentence à Bobigny, prononcée à huis clos, qui devait arranger la situation de Fievet se transforma alors en véritable catastrophe juridico-administrative puisque, non contente de transformer la sentence en 20 ans de taule sans prendre en compte son temps de détention déjà effectué, la substitut du procureur Djemni-Wagner qui obtint 20 ans, conseilla à Fievet de déposer un recours en grâce présidentiel, se lavant les mains à la Ponce-Pilate..

Jean Puons, le directeur de la DNRED, rendit visite à Fievet pour lui dire que l’on allait privilégier le recours en grâce et qu’il ne fallait surtout pas faire appel de la sentence prononcée pour ne pas retarder encore sa libération !

Le DG François Auvigne refusa alors au directeur de la DNRED Jean Puons l’intervention pour obtenir la grâce.

L’ancien directeur de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), Jean Henri Hoguet, affirme qu’il n’avait « jamais entendu la DNRED dire que ce dernier avait tenté de faire du trafic pour son propre compte ». Il confirme que plusieurs responsables des douanes sont allés rendre visite à Marc Fiévet en Espagne, puis en Angleterre et au Canada : « On lui a dit de plaider coupable et qu’ensuite on le ferait rapatrier en France pour arranger les affaires », assure le haut fonctionnaire. Cependant, Jean-Henri Hoguet assure qu’il s’est passé ensuite « quelque chose de tout à fait inhabituel » : le nouveau directeur général des douanes, qui ne connaissait pas l’affaire, devait intervenir auprès du ministre des Finances, qui devait lui-même avertir le ministère de la Justice pour tenter d’obtenir — via le parquet — sa remise en liberté. « Une peine symbolique, comme par exemple cinq ans avec sursis », précise l’ex patron de la DNRED. Une promesse faite à l’agent infiltré qui n’a jamais été tenue. La situation a scandalisé M. Hoguet : « Si je suis sorti de ma réserve, c’est que je trouve inadmissible ce qui s’est passé (…). C’est la première fois que je rencontre un tel comportement qui fait que la continuité de l’État n’est pas assurée ou assumée ».

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