Archives de la catégorie ‘Douane française’

Placé en garde à vue, les policiers de l’OFAST auront 96 heures pour l’interroger sur un projet d’importation de cannabis qui aurait bien pu lui coûter la vie.

Me Hugues Vigier, l’avocat de Hambli, assure qu’il « ne connaît encore rien de ce dossier ». « Je ne peux pas imaginer que mon client soit impliqué dans une nouvelle affaire liée aux stupéfiants, avance-t-il. Mais compte tenu de sa réputation, je ne serais pas étonné qu’on essaie de lui faire endosser ce genre de faits ».

Rappel mémoire

Erwan Guilmin

Le 17 octobre 2015, les douaniers de la DOD Paris d’Erwan Guilmin de la DNRED avaient saisi sept tonnes de cannabis dans trois fourgonnettes garées dans le XVI e arrondissement sur le boulevard Exelmans.

L’enquête révélera que Sofiane Hambli était derrière cette importation de cannabis et les investigations ont démontré que ce dernier opérait pour le compte de l’ OCRTIS, rebaptisé depuis en OFAST.

Par effet boomerang, les investigations menées par la Gendarmerie, l’OCRTIS ayant été dessaisi du dossier, précipiteront la DNRED dans une tourmente dont elle n’est toujours pas remise.

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Le 18 novembre, les douaniers de la BSI (brigade de surveillance intérieure) de Dijon ont contrôlé un camion de marque Volvo immatriculé en Espagne, sur l’autoroute A31, au niveau de Til-Châtel, alors qu’il faisait route en direction du nord-est de la France.

Le contrôle de son chargement, constitué de 28 palettes de cartons, a amené la découverte de 1 089,55 kg de résine de cannabis et 456,3 kg d’herbe de cannabis, soit un total de 1 545,85 kg de stupéfiants. Le conducteur de nationalité allemande, demeurant en Allemagne et âgé de 58 ans, a été placé en retenue douanière.

Le parquet de Dijon a ensuite saisi la direction interrégionale de la police judiciaire de Dijon de la poursuite de l’enquête en flagrance.

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Lorsqu’un vol en provenance de Cayenne (Guyane) atterrit à l’aéroport d’Orly, très souvent l’un des chiens de la douane marque une valise.

Ce fut le cas le 16 novembre 2020 et après un passage aux rayons X, des masses suspectes ont été repérées.

En ouvrant le bagage, les agents remarquent que les parois ont été recollées. Il fallait bien loger les 4 kilos de cocaïne.

Test… et confirmation que c’est bien de la coke!

Les explications de la jeune femme qui avait la valise n’arrivent pas à convaincre les douaniers…Donc en route pour le tribunal, qui après plus d’une heure de délibérations, a condamné cette jeune femme, habituellement  femme de ménage, à 24 mois de prison, dont 6 avec sursis, et en prime une amende douanière de 5 000 €. Son silence n’a pas permis au tribunal d’être plus indulgent.

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Aveyron : la soirée sous drogue et sans attestation coûte cher à La Cavalerie

Les gendarmes ont saisi 65 grammes d’herbes de cannabis, samedi soir, dans un logement de La Cavalerie où une soirée avait lieu.

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Rennes : Seize personnes interpellées dans un coup de filet anti-drogue

Une importante opération de police judiciaire a été menée tôt ce mardi matin à Rennes et dans plusieurs communes des environs pour démanteler un réseau de trafic de stupéfiants, a-t-on appris auprès du parquet. Près de 120 policiers, dont une trentaine d’effectifs du Raid de Paris et de Rennes, ont été mobilisés dans le cadre de cette enquête menée par la Sûreté départementale de Rennes.

L’opération a débouché sur l’interpellation de 16 personnes et sur « des saisies significatives » de produits stupéfiants…

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HAUTS DE FRANCE – Une mitraillette et deux kilos de drogue chez lui à Calais

 

Encore du ‘boulot’ pour l’OFAST

Le mercredi 10 novembre, une escouade de la BSI de Laon s’était positionnée sur la Route Nationale 2 à hauteur de la ville de Chambry.

Les douaniers ont sélectionné une automobile immatriculée aux Pays-Bas avec à bord trois 3 individus.

Des douaniers qui ont eu du flair.

Les trois ressortissants néerlandais expliquaient arriver de la région parisienne. Le contrôle de l’automobile et des individus ont permis de découvrir des ovules de cocaïne et de mettre en évidence que l’une de ces personnes transportait encore des ovules de cocaïne qui avaient été ingérés.

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La cocaïne est un produit mondialisé.

Si le cœur de la production et du trafic est bien l’Amérique latine et si les cartels criminels les plus actifs sont mexicains, les groupes de trafiquants peuvent être aussi bien des mafias italiennes actives du Venezuela à l’Amérique du Nord et à l’Europe, que des Nigérians qui contrôlent la moitié du trafic transitant par l’Afrique, ou des groupes terroristes jihadistes dans le Sahel et le Sahara.

On estime la production actuelle de cocaïne pure entre 746 et 943 tonnes, suivant le rendement estimé lors de la conversion de la feuille de coca en cocaïne. Un rendement réévalué d’ailleurs, car les laboratoires se perfectionnent. Globalement, le marché mondial augmente peu, après un pic en 2007. En revanche, il se diversifie : stagnant chez les consommateurs historiques (Américains et Européens), il augmente en Asie, en Océanie, en Afrique de l’Ouest et au Brésil. De fait, de nouvelles routes transpacifiques, et surtout transatlantiques vers l’Afrique, se sont ouvertes au cours des années 2000.

Stéphanie Cherbonnier (Ofast) : « Nous poursuivrons les dealers jusqu’au bout du monde »

Minée par les rivalités entre services, la lutte contre le trafic de drogues en France a été entièrement repensée en janvier 2020. C’est désormais Stéphanie Cherbonnier qui dirige le nouvel Office anti-stupéfiants (Ofast).

Entretien.

Vous êtes à la tête de l’Ofast depuis dix mois. Pourquoi avoir tout réorganisé ?

Parce que le constat était sans appel : il existait un défaut de gouvernance dans la lutte contre les stupéfiants. L’ancien office n’était plus reconnu comme légitime [à la suite de la mise en examen de son patron, François Thierry, due à une concurrence fratricide entre l’OCTRIS et la DNRED ].

Il était incapable de coordonner les autres services

Il fallait donc restaurer la confiance, en particulier avec la justice. Mais aussi avec la gendarmerie et la douane, pour éviter, par exemple, que deux équipes d’enquêteurs ne travaillent sur les mêmes cibles sans le savoir, ce qui n’était pas rare.

Cela fait perdre un temps fou…

Source

« Il était incapable de coordonner les autres services… » dites vous! En serez vous capable?

A priori, chère Stéphanie, la confiance entre DNRED et OFAST ne semble pas être revenue…malheureusement!

Entre police et douane, cela fait des décennies que les agents et la hiérarchie se tirent la bourre et se montent des chantiers pour le plus grand profit des narcotrafiquants. Faut-il vous rappeler les difficultés qu’il y eut à l’époque pour obtenir enfin une qualification d’OPJ (officier de police judiciaire) pour être habilité à effectuer, sur l’ensemble du territoire, des enquêtes judiciaires (secteur douanier, économique ou financier) pour constater des infractions, rechercher les auteurs et réunir des preuves permettant de les déférer à l’autorité judiciaire.

La première demande émanait de Jean Henri Hoguet, d’abord auprès du DG de l’époque Weber qui n’y voyait aucun intérêt… puisque ne connaissant rien à la douane!

Par la suite, grâce à Michel Charasse, la qualité d’OPJ a été finalement reconnue aux douaniers avec l’appellation d’ODJ malgré les tirs de barrage organisés par la hiérarchie policière, mais entre temps on avait fait la peau à Hoguet en le mutant à l’inspection des services douaniers. Comme toujours, et c’est là le mal français, ceux qui veulent rendre l’administration plus performante et compétente se heurtent au conservatisme des cooptés incompétents.

Pour rappel, l’ODJ met en œuvre des pouvoirs d’officier de police judiciaire dans les domaines définis par le code pénal et agit sur réquisition du procureur de la République ou sur commission rogatoire du juge d’instruction !

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On en parle « chez vous », avec deux spécialistes du sujet, le mardi 16 juin de 18h à 20h.

Accès libre via l’application Zoom, qu’il disait!

Intervenants

Thierry Colombié, économiste, spécialiste du crime organisé

Stéphanie Cherbonnier, contrôleuse générale de la police nationale et cheffe de l’office anti-stupéfiants

Le débat a été animé par Christophe Soullez, chef de l’ONDRP.

Alors qu’il était donc possible d’intervenir, VOULANT PARTICIPER, j’ai d’abord été accepté et dans la minute qui suivit, j’ai été écarté, sans pouvoir me reconnecter…

Entre spécialistes, on reste entre-soi !!!

Les ‘sachants’ ne peuvent accepter la contradiction, voire la présentation d’une approche différente!

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Les douaniers de la BSI de Montbéliard ont réalisé une saisie de 184 kilos de cannabis ce lundi sur l’A36, au péage de Fontaine, dans le Territoire de Belfort.

Dans le détail, la brigade des douanes de Montbéliard a mis la main sur 149 kilos d’herbe de cannabis et 35 kilos de résine de cannabis.

La drogue était entreposée au fond d’une camionnette, conduite par un ressortissant allemand. Il a été condamné ce vendredi à quatre ans de prison ferme.

source

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Pays basque : 900 kg de cannabis saisis près de la frontière espagnole

 Près de 900 kg de cannabis saisis dans un véhicule passé par les cols entre l’Espagne et la France. Un homme est en garde à vue.

Le parquet de Bayonne ouvre une information judiciaire ce lundi après-midi 9 novembre.

L’homme arrêté dans la nuit de vendredi 6 à samedi 7 novembre par les douaniers de la BSI d’Hendaye avait choisi de rejoindre la France par des petites routes par les cols.
Il a été interpellé sur une petite route, dans un véhicule 4X4, du côté de Saint-Etienne de Baïgorry.

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Exploitant vite et bien un renseignement, les douaniers se sont rendus sur l’aire de repos de Cestas…

La drogue était cachée dans des appareils électriques.

L’ enquête a été confiée à l’OFAST.

SOURCE

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France Bleuil y a 17 heures
Un trafic de drogue qui durait depuis plusieurs années à Montélimar vient d’être démantelé. Des perquisitions ont été menées dans la commune …
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Vannes. Sur un point de deal, avec drogue et argent, il dit qu’il …

Ouest-Franceil y a 16 heures
Sur un point de deal, avec drogue et argent, il dit qu’il ne trafiquait pas. Un jeune homme de 20 ans a fait l’objet d’un rappel à la loi après avoir …
À Vannes, le présumé baron de la drogue jugé le 12 novembre
Source localeLe Télégrammeil y a 16 heures

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Le vendeur présumé de drogue tente de fuir menottes au …

Ouest-Franceil y a 17 heures
Le vendeur présumé de drogue tente de fuir menottes au poignet. Jeudi 5 novembre, un homme, qui venait tout juste d’être interpellé à …

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Rennes. Incendie dans l’appartement : les pompiers …

Ouest-Franceil y a 14 heures
Incendie dans l’appartement : les pompiers découvrent armes, drogue et des milliers d’euros. Appelés samedi 31 octobre dans la soirée pour un …

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Cholet. Un petit trafiquant de drogue interpellé et condamné

Ouest-Franceil y a 15 heures
Avec la drogue, les forces de sécurité saisissent tout le matériel du petit trafiquant : sachets à fermeture, balance de précision et cutter noirci.
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Mazan. Vaucluse : un homme aurait drogué sa femme pour la …

Le Dauphiné Libéréil y a 14 heures
Mazan Vaucluse : un homme aurait drogué sa femme pour la violer et la filmer. Le sexagénaire aurait contacté d’autres hommes et filmé alors …

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Seine-Maritime : il s’empresse de cacher la drogue dans son …

InfoNormandie.comil y a 13 heures
L’homme a été interpellé pour détention de drogue dans le cadre d’un contrôle mis en place sur réquisition du procureur de la République.
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La police démantèle un gros trafic de drogue à Chenôve

France Bleuil y a 18 heures
La guerre aux trafiquants de drogue se poursuit en Côte-d’Or et donne lieu à de jolies prises pour la police. Elle annonce avoir démantelé sans …
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Un trafic de drogue démantelé entre Rennes et les Côtes-d …

Ouest-France6 nov. 2020
Un trafic de drogue démantelé entre Rennes et les Côtes-d’Armor : un agent immobilier écroué. Les gendarmes de la brigade de Châtelaudren …
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Le Mans. 785 g de cocaïne dans le ventre de la « mule »

Ouest-Franceil y a 18 heures
785 g de cocaïne dans le ventre de la « mule ». Interpellé sur l’aire d’autoroute de La Ferté-Bernard le 1er novembre 2020, le Guyanais est …

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Angers. Ils transportaient 2 kg de cocaïne, les suspects libérés …

Ouest-France4 nov. 2020
Deux jeunes Guyanais interpellés vendredi 30 octobre avec le ventre rempli d’ovules de cocaïne ont été remis en liberté ce mercredi 4 novembre …
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Saint-Aybert: plus de 550 grammes de cocaïne dans son sac …

La Voix du Nord5 nov. 2020
Elle est contrôlée par les douaniers sur l’A 2 au poste de St-Aybert avec 550 g de cocaïne, enveloppés …

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Photo tirée d’une video diffusée par LCI en novembre 2019

Par Abdelkader Abderrahmane

Analyste géopolitique et consultant international sur les questions de paix et de sécurité en Afrique

Le Maroc est depuis des décennies le plus grand cultivateur de haschich au monde.

Et si Rabat s’est engagé à partir de 1992 dans une «guerre contre la drogue», diminuant de manière considérable les surfaces de terres utilisées pour cette culture, la production de résine de cannabis n’a toutefois pas diminué dans les mêmes proportions.

En outre, au fil des années, du fait de sa position géographique et de sa longue histoire de producteur de cannabis, le Maroc est aussi devenu une voie de transit-clé pour d’autres trafics de drogues, telles que la cocaïne, l’héroïne et les drogues de synthèse. Ce faisant, le royaume chérifien est en passe de devenir aussi un pays de consommation, créant ainsi de nouveaux défis de santé publique pour la société marocaine et au-delà.

EXTRAITS des différents paragraphes

Histoire du cannabis

Les premières plantations de cannabis au Maroc sont apparues au XVe voire au VIIe siècles, sans doute introduites par les Arabes après leur invasion de l’Afrique du Nord. Au XIXe siècle, le sultan Moulay Hassan autorisa ensuite la culture du cannabis dans des zones restreintes. Cette politique fut poursuivie sous les protectorats espagnol et français, puis pour des raisons économiques, sous le règne du roi Mohammed V qui toléra lui aussi cette culture après l’indépendance du Maroc en 1956.

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Culture hybride

La raison pour laquelle la quantité de drogue n’a pas diminué en parallèle de la diminution des terres utilisées pour la culture du cannabis est essentiellement due à la nouvelle culture hybride du cannabis, de plus en plus utilisée par les trafiquants marocains. Selon Pierre-Arnaud Chouvy et Kenza Afsahi, auteurs de Le haschich marocain, du kif aux hybrides, c’est l’introduction de variétés hybrides, au rendement trois à cinq fois supérieur au cannabis traditionnel qui explique que malgré une baisse réelle des surfaces utilisées pour la culture du cannabis, la production de résine de cannabis demeure stable.

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De producteur de cannabis à consommateurs de drogues

En sus du trafic de résine de cannabis, la cocaïne ainsi que d’autres stupéfiants ont aussi fait leur entrée sur le territoire marocain depuis plusieurs années. Si la cocaïne demeure encore inaccessible pour la plupart des Marocains, au cours des quinze dernières années, le prix d’un gramme de cocaïne a toutefois considérablement diminué, coûtant aujourd’hui environ 600 dirhams (60 euros). Cette baisse est aussi une indication de la disponibilité croissante de la cocaïne au Maroc, en particulier au sein des classes moyennes. Ceci dit, le pays est surtout devenu une zone de transit vers l’Europe ou les pays du Golfe à travers les routes du Sahel, du Maghreb et maritimes.

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Drogues de synthèse

Mais comme dans le reste de la région du Maghreb et d’Afrique de l’Ouest – voire à travers le monde –, c’est la présence croissante de drogues de synthèse qui est en train de faire une percée au sein de la population marocaine. Tramadol, Captagon, Rivotril, Lyric ou encore Artane (aussi connu sous le nom de Madame Courage) sont de plus en plus populaires parmi la jeunesse marocaine. Ces drogues de synthèse, telles que le karkoubi ou al shaghala anglyzyya (une colle) utilisée en Egypte ne sont pas sans conséquence pour la santé des utilisateurs souvent très pauvres. Le karkoubi, très répandu au Maroc, est un mélange de psychotropes, tels que le Xanax, le Valium ou le Rivotril. L’utilisation croissante de ce médicament est due au fait qu’il est facilement disponible ainsi qu’à son prix extrêmement bas, qui varie de 1 à 10 dirhams (0,50 à 1,00 euro) par dose selon les régions. Ces prix bas qui les rendent attrayants pour de nombreux consommateurs aux ressources et aux revenus limités représentent un énième défi sanitaire pour les autorités marocaines.

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Violence et questions sanitaires

Cette consommation croissante de drogues est devenue source d’inquiétude et de préoccupations pour les autorités marocaines et professionnels de la santé. Contrairement aux drogues traditionnellement dominantes, telles que le cannabis – il est estimé que près d’un million de Marocains sont des consommateurs réguliers de cannabis –, ces médicaments, qui devraient normalement être obtenus sur ordonnance, sont souvent utilisés à des fins récréatives et leurs effets addictifs ont des conséquences négatives sur la santé des utilisateurs, les rendant souvent très agressifs. La criminalité et la violence des jeunes sont d’ailleurs souvent imputables à la drogue. En outre, beaucoup au Maroc s’interrogent sur le fait que la consommation croissante de substances n’érode la morale culturelle et cultuelle.

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Business as usual

Comme l’indiquent les trafics de cocaïne et de drogues de synthèse provenant respectivement d’Amérique latine et d’Asie, le Maroc est devenu en quelques années un hub majeur pour toutes sortes de trafics de drogues liés à l’Europe et à l’Afrique de l’Ouest. Le fait que les Marocains consomment de plus en plus de drogues autres que le cannabis ne fait que renforcer cela.

Le trafic de drogues au Maroc a ainsi de beaux jours devant lui. Et si les difficultés de transports et d’acheminements vers l’Europe et ailleurs se dressent devant les trafiquants de manière régulières, ceux-ci ne sont pas à court d’idées pour poursuivre leurs activités illégales. Dans le passé, de la cocaïne a bien été trouvée dans des copies du Coran dont les pages avaient été arrachées au préalable !

Par ailleurs, le trafic de drogues de manière générale bénéficiant aussi à de nombreux notables, officiers de l’armée et autre fonctionnaires, il demeure donc très peu probable que cela cesse de sitôt.

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par Marc Fievet

Le Mahkzen est-il impliqué et jusqu’à quel niveau ?

Le rôle confirmé de la structure financière Attijariwafa Bank dans la dissimulation des fonds engrangés par le trafic de cannabis ne laisse aucune place au doute quant à l’implication personnelle du roi Mohammed VI dans ces activités criminelles.

En juin 2015, à Mornas, une bourgade du Vaucluse, les douaniers français mettent la main sur la somme rondelette de 300 000 euros en espèces à l’intérieur d’un véhicule.

L’affaire est confiée à des enquêteurs de Marseille, membres d’une section spécialisée dans la délinquance financière. En coopération avec leurs confrères de plusieurs pays d’Europe, un travail de fourmi permet de remonter la filière aux ramifications importantes et dont le quartier général se situerait au sommet de l’Etat marocain.

Comme toujours, la DG des douanes, bien qu’interrogée, n’avait pas souhaité communiquer.

La conférence de presse animée par Xavier Tarabeux, le procureur de Marseille, restera dans les annales de la justice française.

Les 300 000 euros saisis à Mornas, ce n’est donc que de la petite monnaie. Selon l’AFP, Xavier Tarabeux, qui représente le ministère public, annonce le chiffre faramineux de 400 millions d’euros qui ont été blanchis sur ces quatre dernières années.

Une partie aurait transité par la France où Attijariwafa Bank possède plusieurs agences.

Parce que si la presse française avait évoqué une «Hawala (système traditionnel de paiement informel dans la culture arabe)», les milieux initiés n’ignorent pas que la banque marocaine Attijariwafa Bank couvre un important flux financier, notamment en Afrique de l’Ouest. Malgré la bienveillance des autorités de ces pays et malgré le système de blanchiment efficace, les experts antiterroristes ont repéré, dès l’année 2012, les mécanismes frauduleux du financement de groupes terroristes proches du Makhzen tel le Mujao dont les mercenaires ont tenté d’infiltrer les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf en même temps qu’ils ont investi le nord du Mali avant de disparaître dans la nature…

Ou comment faire pour que ça fasse ‘Pschitt’ !

En novembre 2016, des dizaines de personnes ont été arrêtées en France, en Belgique et aux Pays-Bas, et la montée au créneau des relais de Mohammed VI ont réussi à liquéfier cette affaire d’État, à coups de gros millions ou de demeures somptueuses à Marrakech (Rien de plus anonyme qu’une SCI …), dans les limites de corruptibilité des responsables européens chargés de l’enquête et… comme il est toujours bon de le rappeler, la complaisance créent toujours beaucoup d’amis!

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AQMI, main dans la main avec les cartels de drogues

L’Ameripol s’est aussi penchée dans son rapport sur le conflit malien qui, pour les cartels, n’a fait qu’interrompre momentanément les principales routes de la cocaïne dans la région.

L’A-10 (autoroute 10), nom donné à cette route par les experts, est la voie la plus importante au large du 10e parallèle menant en Europe. Le rapport cite Alain Rodier du Centre français de recherche sur le renseignement, lequel assure que «les trafiquants ont démontré leur capacité à anticiper la politique internationale et continuent à faire des affaires à travers d’autres voies». Mathieu Guidere, spécialiste en géopolitique et en histoire immédiate du monde arabe et musulman, souligne, quant à lui, que «les trafiquants de drogues payent aux mouvement islamistes radicaux un droit de passage représentant 10% de la valeur totale de la cargaison. Certains groupes armés «facturent» plus pour garantir la protection du convoi».

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Gibraltar, sur ICI Télé, le dimanche 1er novembre, à 1 h 09.

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Pour Marc Fievet: « l’esprit reste, mais c’est pas mon histoire »

C’est vrai que c’est tellement gros, ce qu’il raconte, Marc Fiévet.

Présenté par la Douane française aux autorités espagnoles du SVA comme l’agent mis en place sur la Costa del Sol, la Douane ouvrira un restaurant à Estepona en Andalousie avec Fievet et financera l’acquisition d’un cargo. Par la suite, il sera présenté aux autorités anglaises (HM Customs excise), allemandes et américaines (DEA), permettant l’interception de plus de 100 tonnes de stupéfiants.

Un scandale d’État, maintes fois évoqué.

Approché en 1988 par les douanes françaises alors qu’il réside à Gibraltar, il devient aviseur, chargé de mettre l’administration sur la piste des narcotrafiquants. Il est bon, Fiévet, c’est même le meilleur, dit-on de lui à Paris. Mais il est arrêté en Espagne en 1994, puis extradé au Canada, à la suite de l’arraisonnement d’un navire contenant plusieurs tonnes de cocaïne. Il fera par la suite « 3 888 jours de prison, une balade carcérale à travers l’Atlantique Nord ». Le pacte qui le liait avec les douanes françaises a été rompu par François Auvigne, un nouveau directeur général de la Douane française, un IGF, qui n’avait rien à faire de son histoire et qui a refusé d’accéder aux demandes insistantes de Jean Puons le patron d’alors de la DNRED.

Lâché par des pleutres

Cela fait vingt ans qu’il remue ciel et terre pour que ce « lâchage injuste et majeur » soit reconnu. La justice l’a blanchi en 2006, sans que la responsabilité de l’État soit établie. Il a écrit des livres (L’Aviseur, Gibraltar, Dans la peau d’un narco, Infiltré), effectué un tour de France en camping-car en 2007, squatté les médias…

Aujourd’hui, à 76 ans, Marc Fievet est chauffeur routier sillonnant l’Europe au volant d’un frigo de 44 tonnes, se levant à 3 h du matin quand il ne passe pas la nuit au volant pour livrer viande ou autres denrées périssables.  « Je dois travailler pour vivre et assurer mes responsabilités familiales », dit-il, sans sembler nourrir quelque amertume de sa situation. « Je ne suis pas malheureux ! J’ai vécu six ans dans le stress (ses années d’infiltré) puis j’ai fait onze ans de prison, alors… »

Il a profité et profite encore aujourd’hui de l’exposition médiatique du film pour « dénoncer et dénoncer encore l’irresponsabilité des hauts fonctionnaires de la Douane Française ».

Coscénariste dans une première mouture du projet, il n’a finalement pas participé à l’élaboration du long-métrage, qu’il juge « édulcoré  » par rapport à ce qu’il a vécu.  » L’esprit reste, mais c’est pas mon histoire. Nulle part n’apparait le fait que j’ai été adoubé par Michel Charasse, le ministre du Budget de l’époque! Par contre la lâcheté de la Douane française est bien démontrée. « 

Le dossier de Marc Fievet est toujours classé « secret défense »

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Le Cessna 182 avait atterri dans un champ à Salto, près de Tacuarembó.

Les hommes de la Direction générale de la répression du trafic illicite des drogues ont réussi à capturer quatre personnes sur place et trois autres lors d’autres raids simultanés.

Lorsque les militaires chargés de surveiller l’appareil l’ont vu redécoller…Il était trop tard! L’avion a été poursuivi par un hélicoptère de l’armée mais a réussi à s’échapper de l’autre côté de la frontière avec le Brésil.
La procédure correspondante consistait à ce que l’hélicoptère suive l’avion jusqu’à la frontière avec le Brésil et, lorsqu’il est entré dans le pays voisin, il a dû revenir. De plus, il n’était pas équipé d’armes pour tirer efficacement à distance.

FAU en « état critique »

Le ministre de la Défense, Javier García, a averti que l’armée de l’air passe un mauvais moment, et c’est pourquoi il est prévu d’investir dans l’achat de moyens aériens.

Espérons qu’il ne prenne pas conseil auprès de Jérôme Fournel, l’ex Dg de la Douane française qui, lors du renouvellement de la flotte douanière, avait démontré sa totale incompétence.

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Le tribunal correctionnel de Bordeaux jugeait depuis lundi 19 octobre onze personnes dans le cadre d’un trafic international de cocaïne entre la Colombie et Biarritz.

L’entourloupe écartée, les prévenus ont tous été condamnés ce vendredi.

C’est grâce à la coopération entre les services d’enquête français, américains, colombiens et espagnols, que ces onze trafiquants, de quatre nationalités différentes, ont été arrêtés.
Le procureur avait requis des peines allant de cinq à vingt ans d’emprisonnement, mais le tribunal s’est montré plus clément, peut-être influencé par le mutisme des services officiels. La peine maximale prononcée est de onze ans.

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Maroc-Espagne-Turquie, ainsi que les ports d’Anvers et du Havre, tout comme l’aéroport de Zaventem, ce sont les circuits empruntés par une bande de trafiquants pour convoyer en Belgique du cannabis, de la cocaïne et de l’héroïne, en les dissimulant dans des cargaisons de fruits et légumes.

Le procès des 23 individus suspectés d’appartenir à ce réseau s’est ouvert ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Bruxelles.

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La consommation de cocaïne en Europe a explosé ces vingt dernières années. Comment les trafiquants assurent-ils leur business à l’international malgré le durcissement des douanes ?

Pour abreuver le Vieux Continent, la cocaïne emprunte des routes toujours nouvelles et profite des faiblesses structurelles des pays. De la République dominicaine au Mali, de la Colombie à la France, les fleuves de poudre blanche charrient leur lot de corruption, de déstabilisation politique, de violence et de mort.

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https://www.lcp.fr/programmes/trafics/les-routes-de-la-cocaine-39089?s=09

Pour ceux qui ne connaitrait pas l’histoire de Marc Fievet…

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Le poids lourd qui arrivait d’Espagne était en transit dans la région.
En vérifiant la cargaison, les douaniers ont trouvé au milieu du matériel agricole, des palettes filmées, qui renfermaient 340 kilos d’herbe de cannabis.
Le chauffeur routier espagnol a été remis aux policiers de l’antenne bordelaise de l’OFAST;

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