FRANCE 🇫🇷 (Drogue) : tout ce qu’il faut savoir sur l’économie du narcotrafic

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MASSALIA 🇫🇷 (Μασσαλία) : pour Saïd Ahamada, député LREM des Bouches-du-Rhône, ce qui manque aujourd’hui, c’est un travail collaboratif entre toutes les autorités locales et nationales pour arriver à l’objectif qui est de réduire l’insécurité à Marseille

Trafic de drogue à Marseille : « La moitié de la ville est ghettoïsée en matière de transports en commun », selon un député LREM des Bouches-du-Rhône

Saïd Ahamada dénonce « des coups de menton » du maire de Marseille, qui a souhaité la création d’un parquet spécial anti-drogue dans la cité phocéenne, après une nouvelle tuerie entre trafiquants. Le député LREM mise, lui, sur une meilleure collaboration entre les collectivités locales et l’Etat.

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Radio France
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Le député LREM des Bouches-du-Rhône Saïd Ahamada, le 21 février 2020, à Marseille. (CLEMENT MAHOUDEAU / AFP)

« La moitié de la ville est ghettoïsée en matière de transports en commun. Il n’est pas possible, pour quelqu’un qui habite les quartiers nord de Marseille, d’aller travailler tôt le matin ou de rentrer tard le soir », affirme lundi 23 août sur franceinfo Saïd Ahamada, député LREM des Bouches-du-Rhône. À Marseille, le trafic de drogue a causé la mort de trois personnes dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 août. franceinfo : Que pensez-vous de la proposition du maire, Benoît Payan, de créer un parquet antidrogue à Marseille ? Est-ce que les moyens judiciaires sont suffisants ? 

Saïd Ahamada : Je suis aussi sceptique que les professionnels des forces de l’ordre. Toutes les idées sont bonnes à donner. Venant du maire de Marseille et des autres autorités locales, j’attends un travail d’introspection, plutôt que tout de suite se retourner vers l’Etat en lui disant de mettre des moyens. Peut-être faut-il que le maire de Marseille s’interroge sur ce que peut faire la municipalité ? Et que chacun à son niveau s’interroge sur ce qu’il peut faire. Cette année aura été l’année où les moyens judiciaires n’auront jamais été aussi importants depuis plus de dix ans. On est arrivés à l’objectif que les forces de police soient augmentées à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône. On est passé à plus de 300 hommes sur deux ans, et 100 déjà cette année. Le travail du côté de l’Etat, on le fait du mieux que l’on peut.

« Ce qui manque aujourd’hui, c’est un travail collaboratif entre toutes les autorités locales et nationales pour arriver à l’objectif qui est de réduire l’insécurité à Marseille. »

Saïd Ahamada, député LREM des Bouches-du-Rhône

à franceinfo

Il ne s’agit pas uniquement de problèmes sécuritaires. Il faut évidemment tenir sur la partie sécuritaire, mais à Marseille vous avez un terreau pour cette violence. Qui est responsable de l’état des écoles ? C’est la mairie de Marseille. Qui est responsable du fait que la moitié de Marseille soit ghettoïsée en matière de transports en commun ? Ce ne sont pas les compétences de la Ville ou de l’État, ce sont les compétences de la métropole. Si on veut agir sur le long terme sur ces questions de sécurité, il faut que l’on ait un travail commun. Je demande à ce que ce travail d’introspection, que M. Payan veut que l’État fasse, qu’il le fasse aussi à son niveau. Et que les consommateurs aussi qui alimentent ce trafic, parce que l’argent de la drogue, c’est d’abord l’argent des consommateurs, fassent aussi ce travail d’introspection.

Pourquoi n’arrivez-vous pas à travailler ensemble aujourd’hui ? 

Ce que je demande à la fois à l’État mais aussi aux responsables des collectivités locales, c’est de mener ce travail partenarial pour arriver à des résultats. Qu’on ait un plan d’action sur le court terme, le moyen terme, le long terme, les aspects sécuritaires, les aspects de prévention, d’éducation, de retour de la République dans ces territoires, pour faire en sorte qu’on ait des résultats effectifs. C’est comme ça qu’on arrivera à avoir ces résultats, et pas avec des coups de menton dès qu’un mort survient sur la ville.

« Si on ne compte que sur l’Etat pour y arriver, on n’y arrivera pas. Cela ne dépend pas que de l’Etat. »

Saïd Ahamada, député LREM des Bouches-du-Rhône

à franceinfo

La moitié de la ville est ghettoïsée en matière de transports en commun. Il n’est pas possible, pour quelqu’un qui habite les quartiers nord de Marseille, d’aller travailler tôt le matin ou de rentrer tard le soir. Ce n’est pas de la compétence de l’Etat et si on n’en prend pas conscience, je pense qu’on ira droit dans le mur. Je travaille actuellement avec les autorités maritimes pour qu’on ait une école de la mer à Marseille. C’est quelque chose sur lequel on peut travailler, État, collectivité, mairie, métropole, pour arriver à des résultats. Sans travail partenarial, on n’y arrivera pas, et je ne jette pas la pierre ni d’un côté, ni de l’autre.

Existe-t-il une impunité des trafiquants à Marseille ?  

Non, je ne dirai pas ça. Assez bizarrement, lorsqu’il y a des morts, souvent c’est parce que la police travaille bien. Malheureusement, il y a des morts, malheureusement il y a des victimes collatérales. Mais lorsque la police fait ce qu’elle fait aujourd’hui, tape des réseaux, fait un travail de harcèlement, elle met en insécurité ces réseaux. Pour continuer à pouvoir tenir ces territoires, ils se livrent à des guerres de gangs. C’est un moment difficile que l’on a à passer à Marseille. Si la police continue à faire ce travail, je ne désespère pas qu’on arrive à des résultats sur le long terme, qui ne se fera pas sans ce travail partenarial.

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OFAST 🇫🇷 (antistups francais) : en conférence inventaire à l’IHEMI, Stéphanie Cherbonnier enfonce consciencieusement des portes ouvertes depuis des décennies

Violences, corruption, santé… : l’ OFAST pointe cinq menaces du trafic de drogue

Selon l’office antistups, le trafic de drogue représente une menace pour l’Etat en valorisant un contre-modèle et en exploitant les « vulnérabilités sociales »

Violences, valorisation de contre-modèles, corruption, santé, environnement : l’Office français de lutte anti-stupéfiants (Ofast) a présenté mercredi les cinq principales menaces du trafic de drogue, qui génère quelque « 21 000 » emplois en France.

Chargé de combattre le trafic de stupéfiants, déclaré comme un combat prioritaire par Emmanuel Macron, l’Ofast a élaboré un « état de la menace » visant à mieux « s’adapter aux stratégies des trafiquants ». Ce document sera prochainement transmis aux partenaires de l’office mais n’est pas diffusé au grand public.

Cinq « grandes menaces » ont été identifiées et présentées mercredi par la cheffe de l’office, la contrôleure générale Stéphanie Cherbonnier, lors d’une conférence de la police judiciaire et de l’Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur (IHEMI) sur la criminalité organisée en France.

Règlements de comptes

Première menace identifiée, « la montée en puissance des violences liées au trafic », a indiqué Mme Cherbonnier, en rappelant que 80 % des règlements de comptes sont liés au trafic de stupéfiants. Le trafic représente aussi une menace pour l’Etat, en valorisant un contre-modèle, en exploitant les « vulnérabilités sociales » avec le recours à des « mules » ou des « nourrices », et en favorisant la corruption « publique et privée », a-t-elle noté.

Les gendarmes au dessus de tous soupçons

Autre menace, la corruption d’agents publics, selon Mme Cherbonnier qui distingue trois catégories. Les agents qui « maîtrisent les flux », à l’instar des dockers, mis en cause dans plusieurs récentes affaires. Ceux qui peuvent « faciliter le sort des trafiquants » : policiers, douaniers, agents pénitentiaires etc. Et les agents « qui contrôlent les territoires », notamment les « agents municipaux » qui peuvent mettre des équipements publics à disposition des trafiquants. Un phénomène que « l’on voit de plus en plus dans les enquêtes », a-t-elle souligné.

Santé et environnement

Quatrième menace identifiée, celle pesant sur « la santé publique », avec des produits stupéfiants « de plus en plus concentrés ». Enfin, la cheffe de l’Ofast a aussi pointé la menace pesant sur l’environnement, avec notamment des atteintes à la biodiversité et l’utilisation de produits chimiques dans la fabrique des stupéfiants.

Le trafic de drogue, marqué par « une production mondiale et européenne particulièrement soutenue », représente environ trois milliards d’euros de revenus chaque année en France, a rappelé Mme Cherbonnier.

Avec « 4 000 points de deal » recensés en France, il génère l’équivalent de « 21 000 emplois » et seuls « 95 millions d’euros » ont été saisis lors des enquêtes, a-t-elle ajouté.

Depuis 4 ans, environ 100 tonnes de cannabis et plus de 10 tonnes de cocaïne sont saisies chaque année en France, a-t-elle encore dit.

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