FRANCE 🇫🇷 : pendant que Gérald Darmanin fait la tournée des commissariats, la « Mexicanisation » continue

lu dans Le Dauphiné

Gérald Darmanin au commissariat de Cavaillon

Des habitants de la cité du Dr-Ayme sont venus crier leur colère. Ils espéraient pouvoir parler au Ministre. Ce n’est pas prévu.

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Lu dans le FIGARO

Cavaillon : les fusillades se multiplient sur fond de trafic de drogue

Depuis plusieurs semaines, des trafiquants se livrent une lutte acharnée pour contrôler un point de deal très lucratif.

Mercredi 25 août, vers 11h, les policiers sont appelés pour des coups de feu dans la cité du Dr Ayme, rue Vincent Van Gogh. Des tirs provenant d’un véhicule Citroën C3 viennent de viser un point de deal nommé «La Tour», blessant un individu.

La veille déjà, mardi 24 août au matin, des coups de feu avaient été tirés dans cette même cité. Trois individus y ont fait irruption pour viser un jeune homme de 22 ans, connu des services de police. Ce dernier a reçu une balle dans la cuisse. Et ce n’est pas tout. Durant tout l’été, le quotidien de la cité du Dr Ayme a été rythmé par des violences : tirs émanant d’une moto visant un point de deal le 4 août, individus cagoulés brandissant des Kalachnikov le 10, fortes détonations entendues le 11….

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lu dans le PARISIEN

Une quatrième fusillade en quelques semaines

C’est la quatrième fois en quelques semaines qu’une fusillade se produit dans le quartier du Docteur-Ayme. Mardi matin, un peu plus tôt, devant le bâtiment M de la rue Vincent-Van-Gogh, une Golf noire fonce en direction d’un groupe de jeunes et canarde. L’arme employée est probablement un pistolet-mitrailleur Uzi, de calibre 9 mm.

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lu dans FRANCE INFO 3 

Trafic de drogue : à Marseille c’est « un plan de carrière » que les narcotrafiquants proposent aux jeunes des cités

À Marseille depuis 2012, la magistrate Karine Sabourin déclare:

« Le trafic de stupéfiants ne va pas être éradiqué uniquement par la répression. Il va falloir agir sur tous les plans. Ça commence par l’école, l’éducation, les parents, ça passe par la formation professionnelle, par l’insertion, par l’emploi, ce sont des mesures sociales et économiques qui dépassent largement le cadre judiciaire et le cadre policier.« 

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lu dans BFM

Etienne Liebig, éducateur des « GG », estime qu’il y a une vraie nécessité de prendre en charge les jeunes qui quitte l’école pour entrer dans des trafics. Il estime qu’une fois qu’ils passent devant la justice, c’est déjà trop tard.

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FRANCE 🇫🇷 (Drogue) : tout ce qu’il faut savoir sur l’économie du narcotrafic

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OFAST 🇫🇷 (antistups francais) : en conférence inventaire à l’IHEMI, Stéphanie Cherbonnier enfonce consciencieusement des portes ouvertes depuis des décennies

Violences, corruption, santé… : l’ OFAST pointe cinq menaces du trafic de drogue

Selon l’office antistups, le trafic de drogue représente une menace pour l’Etat en valorisant un contre-modèle et en exploitant les « vulnérabilités sociales »

Violences, valorisation de contre-modèles, corruption, santé, environnement : l’Office français de lutte anti-stupéfiants (Ofast) a présenté mercredi les cinq principales menaces du trafic de drogue, qui génère quelque « 21 000 » emplois en France.

Chargé de combattre le trafic de stupéfiants, déclaré comme un combat prioritaire par Emmanuel Macron, l’Ofast a élaboré un « état de la menace » visant à mieux « s’adapter aux stratégies des trafiquants ». Ce document sera prochainement transmis aux partenaires de l’office mais n’est pas diffusé au grand public.

Cinq « grandes menaces » ont été identifiées et présentées mercredi par la cheffe de l’office, la contrôleure générale Stéphanie Cherbonnier, lors d’une conférence de la police judiciaire et de l’Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur (IHEMI) sur la criminalité organisée en France.

Règlements de comptes

Première menace identifiée, « la montée en puissance des violences liées au trafic », a indiqué Mme Cherbonnier, en rappelant que 80 % des règlements de comptes sont liés au trafic de stupéfiants. Le trafic représente aussi une menace pour l’Etat, en valorisant un contre-modèle, en exploitant les « vulnérabilités sociales » avec le recours à des « mules » ou des « nourrices », et en favorisant la corruption « publique et privée », a-t-elle noté.

Les gendarmes au dessus de tous soupçons

Autre menace, la corruption d’agents publics, selon Mme Cherbonnier qui distingue trois catégories. Les agents qui « maîtrisent les flux », à l’instar des dockers, mis en cause dans plusieurs récentes affaires. Ceux qui peuvent « faciliter le sort des trafiquants » : policiers, douaniers, agents pénitentiaires etc. Et les agents « qui contrôlent les territoires », notamment les « agents municipaux » qui peuvent mettre des équipements publics à disposition des trafiquants. Un phénomène que « l’on voit de plus en plus dans les enquêtes », a-t-elle souligné.

Santé et environnement

Quatrième menace identifiée, celle pesant sur « la santé publique », avec des produits stupéfiants « de plus en plus concentrés ». Enfin, la cheffe de l’Ofast a aussi pointé la menace pesant sur l’environnement, avec notamment des atteintes à la biodiversité et l’utilisation de produits chimiques dans la fabrique des stupéfiants.

Le trafic de drogue, marqué par « une production mondiale et européenne particulièrement soutenue », représente environ trois milliards d’euros de revenus chaque année en France, a rappelé Mme Cherbonnier.

Avec « 4 000 points de deal » recensés en France, il génère l’équivalent de « 21 000 emplois » et seuls « 95 millions d’euros » ont été saisis lors des enquêtes, a-t-elle ajouté.

Depuis 4 ans, environ 100 tonnes de cannabis et plus de 10 tonnes de cocaïne sont saisies chaque année en France, a-t-elle encore dit.

Source

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EUROPOL 🇪🇺 : coordinated action cuts off access to VPN service used by ransomware groups

Takedown of DoubleVPN makes it harder for criminal hackers to cover their tracks

This week, law enforcement and judicial authorities in Europe, the US and Canada have seized the web domains and server infrastructure of DoubleVPN. This is a virtual private network (VPN) service which provided a safe haven for cybercriminals to attack their victims. 

This coordinated takedown, led by the Dutch National Police (Politie), under jurisdiction of the National Public Prosecutor’s Office (Landelijk Parket), with international activity coordinated by Europol and Eurojust, has now ended the availability of this service.

Servers were seized across the world where DoubleVPN had hosted content, and the web domains were replaced with a law enforcement splash page. This coordinated takedown was carried out in the framework of the European Multidisciplinary Platform Against Criminal Threats (EMPACT).

DoubleVPN was heavily advertised on both Russian and English-speaking underground cybercrime forums as a means to mask the location and identities of ransomware operators and phishing fraudsters. The service claimed to provide a high level of anonymity by offering single, double, triple and even quadruple VPN-connections to its clients.

DoubleVPN was being used to compromise networks all around the world. Its cheapest VPN-connection cost as little as €22 ($25).

International coordination

International cooperation was central to the success of this investigation as the critical infrastructure was scattered across the world.

  • Europol’s European Cybercrime Centre (EC3) supported the investigation from the onset, bringing together all the involved countries to establish a joint strategy. Its cybercrime specialists organised over 30 coordination meetings and four workshops to prepare for the final phase of the takedown, alongside providing analytical and crypto-tracing support. A virtual command post was set up by Europol on the action day to ensure seamless coordination between all the authorities involved in the takedown.
  • Eurojust facilitated the judicial cross-border cooperation and coordination, to ensure an adequate response in order to take down the network. For this purpose, and since October last year, six dedicated coordination meetings took place, organised by Eurojust, and set up a coordination centre during the action day, during which the operation was rolled on the ground by the various national authorities involved.

The leading Dutch Public Prosecutor Ms Wieteke Koorn stated:

This criminal investigation concerns perpetrators who think they can remain anonymous, while facilitating large-scale cybercrime operations. By taking legal action, including the special investigatory power for digital intrusion, we want to make it very clear there cannot be any safe havens for these kind of criminals. Their criminal acts damage the digitalised society and erode the trust of citizens and companies in digital technologies, therefore their behaviour has to be stopped.

The Head of Europol’s EC3, Edvardas Šileris, commented:

Law enforcement is most effective when working together and today’s announcement sends a strong message to the criminals using such services: the golden age of criminal VPNs is over. Together with our international partners, we are committed to getting this message across loud and clear.

 

Participating authorities and agencies: 

  • The Netherlands: National Police (Politie), National Public Prosecutor’s Office (Landelijk Parket)
  • Germany: Federal Criminal Police Office (Bundeskriminalamt), Prosecutor General’s Office Frankfurt am Main – Cyber Crime Center
  • United Kingdom: National Crime Agency (NCA)
  • Canada: Royal Canadian Mounted Police (RCMP)
  • United States: Federal Bureau of Investigation (FBI), US Secret Service (USSS), US Department of Justice (DOJ)
  • Sweden: Swedish Police Authority (Polisen), Swedish Prosecution Authority (Åklagarmyndigheten)
  • Italy: State Police (Polizia di Stato, Servizio Polizia Postale e delle Comunicazioni Roma, Compartimento Polizia Postale e delle Comunicazioni Lombardia), Public Prosecutor’s Office of Milan (Procura della Repubblica di Milano)
  • Bulgaria: General Directorate for the Fight against Organised Crime of the Bulgarian Ministry of Internal Affairs (Главна дирекция « Борба с организираната престъпност » при Министерството на вътрешните работи на Република България)
  • Switzerland: Cantonal Police Ticino (Polizia Cantonale del Cantone Ticino), Public Prosecutor’s Office Ticino (Ministero Pubblico del Cantone Ticino)
  • Europol: European Cybercrime Centre (EC3)
  • Eurojust

EMPACT

In 2010 the European Union set up a four-year Policy Cycle to ensure greater continuity in the fight against serious international and organised crime. In 2017 the Council of the EU decided to continue the EU Policy Cycle for the 2018 – 2021 period. It aims to tackle the most significant threats posed by organised and serious international crime to the EU. This is achieved by improving and strengthening cooperation between the relevant services of EU Member States, institutions and agencies, as well as non-EU countries and organisations, including the private sector where relevant. Cybercrime is one of the priorities of the Policy Cycle.

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FRANCE 🇫🇷 : ce que vous n’apprendrez pas en allant au musée de la Douane française à Bordeaux

FRANCE 🇨🇵 (réseaux sociaux) : Telegram, Twitter, Snapchat, Instagram sont devenus indispensables pour se fournir en drogue en quelques secondes depuis son smartphone

Opérations promotionnelles, fidélisation de la clientèle, livraison à domicile: ces canaux de communication sont désormais largement utilisés par les trafiquants de drogue.

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FRANCE 🇨🇵 (Forcalquier – Alpes-de-Haute-Provence) : le général Darmanin a assuré que la lutte contre le trafic des stupéfiants est « la mère des batailles contre la délinquance »

« Les trafiquants ne gagneront pas et les policiers et les gendarmes qui sont en deuil aujourd’hui auront les moyens de continuer de lutter contre ces trafics« , a déclaré Gérald Darmanin, ajoutant que « le trafic des stupéfiants c’est vraiment la mère des batailles contre la délinquance, c’est celle qui provoque des cambriolages, des agressions sur la voie publique, des morts sur la route« .

« Je ne peux pas accepter de baisser les bras »

Pour le ministre, c’est cette « hyper-présence » des policiers et des gendarmes déployés pour lutter contre ces trafics qui provoquent « une instabilité chez les trafiquants qui répondent […] et je crois que le drame d’Avignon est l’une de ces réponses ».

« Je ne peux pas accepter de baisser les bras », a ajouté le ministre de l’Intérieur.

Source et plus

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EUROPE 🇪🇺 (narco-communications): l’application What3Words est un système de géolocalisation utilisé par des organisations criminelles pour faciliter les livraisons de stupéfiants

Dans une note établie en février par la cellule analyse et recoupements du centre de coopération policière et douanière franco-belge, les autorités belges ont ainsi avisé leurs homologues françaises que la police néerlandaise avait identifié plusieurs groupes criminels ayant recours à What3Words pour faciliter les livraisons et les réceptions de drogue.

« Les services de police judiciaire [des Pays-Bas], est-il indiqué, attirent notre attention, ayant remarqué lors de surveillances techniques que des organisations criminelles ont détourné le dispositif. Lors de conversations ou mails surveillés, des rendez-vous sont passés avec précision en employant uniquement trois mots de la conversation courante ».

L’intérêt des trafiquants ? En utilisant des mots du langage courant, d’un usage quotidien, ceux-ci peuvent déjouer écoutes et surveillances des services spécialisés et compliquer singulièrement la collecte de preuves. « Une conversation ou un SMS évoquant des termes parfaitement banals pour évoquer une livraison de drogue peut difficilement incriminer des truands », avance une source policière.

L’appli What3Words n’est que le nouvel avatar d’une pratique déjà ancienne des narcotrafiquants, qui ont toujours eu à cœur de préserver la confidentialité de leurs échanges.

source

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FRANCE 🇫🇷 (Cyber-narco-distribution) : Twitter, pour les dealers, c’est le meilleur

Vous utilisez peut-être le mot-dièse #Annecy sur le réseau social Twitter pour chercher de l’information ou admirer des photos de la petite Venise des Alpes. Mais depuis plusieurs mois, en tapant #Annecy, vous aurez plutôt tendance à trouver… des tweets de vente de cannabis et autres cachets peu légaux.

Ces annonces pullulent. Différentes villes de France et même de l’étranger sont aussi identifiées. Ces tweets étant à la vue de tous, et bien sûr des plus jeunes, nous avons voulu voir s’il était si facile de se procurer ces drogues à Annecy via ces plateformes. Et le constat est sans appel…

source et plus

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FRANCE 🇫🇷 (Douane – DNRED): l’interview de Marc Fievet, aka NS 55 DNRED

Aviseur International

International informant: Quand, en septembre 2007, un avion appartenant à la CIA s’est écrasé au Mexique et l’on a découvert qu’il transportait plus de 4 tonnes de cocaïne, qu’avez-vous pensé ?

Marc Fievet :
Lorsque j’ai lu cette news, j’ai immédiatement pensé que malgré les années qui passent, les gouvernements et les dirigeants des grands services de renseignements utilisaient toujours les mêmes méthodes pour trouver des fonds.

Comment ne pas se souvenir d’Oliver North du temps de Bush père et d’Air America au Vietnam, pour ne citer que ces deux exemples qui sont tombés dans le domaine public.
Ayant travaillé pour la DEA et ayant pu constaté le manque total d’éthique morale des fonctionnaires que j’ai rencontrés, je ne suis pas étonné de ce type de transport par ces avions occupés à plein temps pour « faciliter » le « travail » de la CIA ou…

Voir l’article original 2 380 mots de plus

Les NARCONEWS sur TWITTER

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EUROPE 🇪🇺 (Europol) : augmentation de la corruption liée au trafic de drogue

« Des quantités de cocaïne sans précédent entrent dans l’UE en provenance d’Amérique latine, générant des bénéfices de plusieurs milliards d’euros »

De surcroît, la pureté de la cocaïne ainsi acheminée est désormais au plus haut niveau jamais atteint dans l’UE

« Le trafic de cocaïne alimente des structures criminelles qui se servent de leurs énormes ressources pour infiltrer et saper l’économie de l’UE, les institutions publiques et la société« , relève encore Europol.

Plus sur ce sujet


FRANCE 🇫🇷 (DNRED – Douane française) : Marc Fievet, AKA NS 55, était interviewé par « Génération WeeD »

La video

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST) : Stéphanie Cherbonnier et Corinne Cleostrate de la DNRED vont-elles enfin réellement travailler ensemble ?

Stéphanie Cherbonnier – OFAST

L’Office anti-stupéfiants a permis l’identification de près de 4 000 points de deal, 450 ont été démantelés, mais « Entre connaître des points de deal et conduire des opérations visant à leur démantèlement, ce sont deux étapes différentes, c’est un processus compliqué« , a rappelé Stéphanie Cherbonnier.

Corinne Cleostrate – DNRED

L’objectif de l’Office anti-stupéfiants (Ofast) est de permettre « une meilleure coordination des acteurs chargés de la lutte contre les stupéfiants« , a expliqué à franceinfo sa cheffe Stéphanie Cherbonnier, mercredi 17 mars. Cet office, recomposé en février 2020, a pour but de mener des opérations anti-drogue, notamment pour « éradiquer les points de deal ».

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FRANCE 🇫🇷 (Drogues) : dans un entretien au Parisien – Aujourd’hui en France, Gérald Darmanin dresse un un bilan positif sur près d’un an d’action contre le trafic de stupéfiants

QUID de la cyber-distribution via Twitter ?

QUID de l’incapacité de nos cyber-services pour supprimer les milliers de propositions de stups, d’armes et d’offres pédocriminelles ?

QUID de l’implantation des nouveaux points de vente ?

QUID du contrôle efficace possible dans nos ports maritimes ?

QUID de l’embouteillage des services judiciaires ?

QUID de l’économie souterraine qui alimente des quartiers défavorisés ?

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EXTRAITS

de

l’interview cocorico !

Par Jean-Michel Décugis et Damien Delseny

Il y a neuf mois vous avez fait de la lutte contre le trafic de drogue une priorité. Quel est votre bilan ?

Nous sommes en train de regagner le terrain. Et c’est sans précédent. Nous menons la bataille sur deux fronts : l’offre et la demande. L’offre, avec la lutte contre les trafics internationaux, les grossistes et tous les points de deal que nous avons recensés et ciblés, mais aussi en travaillant sur la demande, avec les consommateurs et les amendes forfaitaires délictuelles (AFD) pour usage de stupéfiants (NDLR : 200 euros et une inscription au fichier des antécédents judiciaires).

Cela signifie que la demande reste forte ?

Oui. La preuve, c’est que dans une année 2020 marquée par le confinement et le couvre-feu, les saisies de drogue ont été très importantes.

Est-ce lié, selon vous, à la création de l’Office anti-stupéfiants, l’OFAST ?

Il y a tout un dispositif. Avant, les services travaillaient en silo, l’ OFAST, voulu par le président de la République, c’est la task-force au service d’une mobilisation générale anti-drogue, une DEA (la Drug Enforcement Administration aux Etats-Unis) à la française. Dans chaque département, désormais, une cellule du renseignement opérationnel sur les stupéfiants coordonne l’action. Cela a contribué à démanteler 12622 réseaux l’an dernier.

Vous aviez recensé en septembre 3952 points de deal en France, combien ont été démantelés ?
Quatre cent cinquante. Et nous allons accélérer la cadence.
Justement, ces attaques contre la police vous les attribuez à la lutte contre le trafic de drogue ?
Il y a un lien évident entre le trafic de drogue et la violence. Mais pas seulement contre les forces de l’ordre.
Vous pensez aux règlements de compte et aux rixes entre bandes ?
En tout cas, tous les règlements de compte commis pendant l’été étaient en lien avec le trafic de drogue, à l’exception des épisodes violents survenus à Dijon avec la communauté tchétchène. C’est une inquiétude et, en même temps, la conséquence du travail mené par la police sur le terrain.
Il y a aussi les armes ?

Les dealers se sont beaucoup armés aussi. A titre d’exemple, en novembre 2019, quand on démantelait un trafic, 8% des personnes interpellées étaient porteuses d’armes à feu. Aujourd’hui, c’est 22%. C’est la preuve d’une militarisation du trafic de drogue.

Y a-t-il toujours une loi du silence dans ces quartiers ?
De moins en moins, et je m’en réjouis. C’est tout l’intérêt de la plate-forme de signalement mise en place (moncommissariat.fr et la brigade numérique de la gendarmerie).
Cela veut-il dire que les méthodes des trafiquants s’adaptent à la conjoncture ?
Entre mars et juin, période de confinement, le trafic s’est effondré. Notamment en raison de l’arrêt du trafic aérien et de la limitation de la circulation routière. Mais, en réalité, ce trafic s’est transformé avec le développement de la livraison à domicile. On a vu arriver des plates-formes sur les réseaux sociaux comme sur Snapchat pour passer les commandes et, ensuite, des livraisons avec scooters, motos ou même voitures. Il y a aussi les livraisons par voie postale.
Votre action vise aussi les consommateurs. Grâce aux AFD, les amendes forfaitaires délictuelles, peut-on dresser une cartographie précise de cette consommation, et un profil des clients ?
J’ai demandé une analyse plus fine de cette question. Il y a d’abord une consommation de proximité par des habitants de ces quartiers populaires. Mais il y a aussi une population plus bourgeoise qui consomme et qui, elle, se fait livrer à domicile. La consigne que j’ai donnée, notamment à la préfecture de police de Paris, c’est aussi d’être présent dans les quartiers plus « huppés » pour contrôler ces livraisons à scooter ou moto. Arrêtons d’accepter la consommation mondaine de la drogue.
Dans votre guerre contre le trafic, vous comptez aussi sur les élus ?
Nous allons proposer aux 100 maires les plus concernés de travailler étroitement avec nous. Parce que nous avons besoin d’eux aussi pour un travail plus social, afin de sortir certains consommateurs de leurs addictions, de travailler sur la re scolarisation. Dans les écoles parmi les plus touchées, nous allons renforcer, avec Jean-Michel Blanquer, la vidéoprotection et les contrôles aux abords.
Pour lutter contre ces équipes très organisées, il faut aussi du matériel. Où en est-on de l’utilisation des drones ?
Cela va être débattu cette semaine devant le Sénat dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la sécurité globale. Pour l’instant, faute de cadre législatif, ils sont au garage.
L’occupation des halls d’immeuble se poursuit même durant le confinement ou le couvre-feu…
C’est un délit, mais il est difficile à réprimer puisque personne ne témoigne. Donc nous allons mettre en place en octobre, là aussi, un système d’amende forfaitaire, ce qui permettra de verbaliser mais aussi d’inscrire ces personnes contrôlées au fichier des antécédents judiciaires et ainsi de mieux identifier ceux qui travaillent comme petites mains dans les réseaux.
A Paris, la consommation de crack reste un problème récurrent…
Le problème du crack, c’est qu’il engendre une très forte dépendance. Les effets sur la santé physique et mentale sont dévastateurs et la détérioration de ceux qui consomment est rapide et souvent inéluctable. C’est une toxicomanie qui touche particulièrement des personnes fragilisées déjà, venant des classes populaires et parfois une population immigrée clandestine. L’intervention et le rôle de la police sont très compliqués. Il y a des saisies et des revendeurs arrêtés tous les jours, mais c’est une drogue très facile à fabriquer. Il faut travailler avec le corps médical et social des villes touchées pour pouvoir faire un accompagnement qui ne soit pas que policier.
Vous parlez de prévention. Votre plan de bataille comporte-il un volet préventif ?
Oui, et nous devons être plus efficaces sur la prévention. Nous n’avons pas encore gagné la bataille pour expliquer que la drogue, c’est vraiment de la merde. Le Premier ministre a donné son accord pour lancer une vaste campagne de communication sur le sujet. Il n’y en a pas eu depuis le début des années 1980. Il faut démontrer la nocivité absolue des stupéfiants dans le décrochage scolaire, dans les maladies psychologiques, dans les violences conjugales, dans les accidents de la route.  La drogue n’est pas un produit sympathique. La drogue, c’est la mort.

SOURCE et l’intégralité de l’interview


Étant tous égaux devant la loi, merci de signer la pétition pour un contrôle dépistage de drogues sur l’ensemble de nos élus faiseurs de lois, des décideurs, des douaniers, des policiers, des gendarmes et des magistrats

Pour signer la pétition

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BELGIQUE 🇧🇪 : quand les gendarmes jouent aux pirates pour rattraper les voleurs !

« Il est clair qu’on ne pouvait pas moralement se permettre de laisser passer certaines choses. Les images sont pires que ce que j’ai déjà vu dans certaines séries » entame Frédéric Van Leeuw. Concrètement ? « Des règlements de compte, des tueurs à gage, des photos de victimes, des personnes qui sont envoyées d’un pays à un autre pour tuer quelqu’un, des messages qui disent que si on ne trouve pas une cible, on s’attaque à la famille. C’est une violence incroyable, un monde où la morale a totalement disparu. »

Les policiers ont intercepté au total 1 milliard de messages, dont la moitié a déjà pu être décryptée à ce stade. Pour donner une idée : 3 millions de messages cryptés, écrits, enregistrements ou photos, s’échangent chaque jour entre les utilisateurs de Sky ECC.

Belgique, plaque tournante du trafic de drogue

Si l’on peut parler en ces termes, 2020 a été une année record : 65 tonnes de cocaïne ont été saisies au port d’Anvers l’an dernier. C’était 62 en 2019 contre 50 en 2018. Un chiffre qui augmente donc d’année en année. Selon plusieurs experts, le port d’Anvers capitalise à lui seul 20 à 25% des importations européennes de cocaïne.

 Frédéric Van Leeuw, procureur fédéral.

« La lutte contre le trafic de drogue devrait devenir une priorité absolue dans le monde entier« , commente le procureur fédéral. « C’est en train de tout pourrir : il y a évidemment le côté catastrophique de la consommation de drogue, mais il y a aussi ces sommes d’argent extravagantes qui pourrissent des systèmes entiers et qui génèrent une extrême violence. La vie n’a plus de valeur avec cet argent. »

Des structures venues de l’étranger et dont les méthodes arrivent en Belgique pour notre interlocuteur : « Je suis allé au Brésil il y a deux ans pour un accord de coopération. Le parquet général de Brasilia m’a présenté des situations de violence que je pensais inimaginables en Belgique. Force est de constater qu’en deux ans, chez nous, les attentats à la grenade et les tirs à la kalachnikov deviennent quasiment hebdomadaires. »

lire

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française) : retour sur l’affaire Fievet – NS 55 DNRED

Madame la directrice générale de la Douane française Isabelle Braun-Lemaire sera-t-elle comme son prédécesseur lointain l’énarque – IGF François Auvigne et tous ses successeurs qui ont refusé d’assumer les engagements pris par l’administration qu’elle dirige ?

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En France, dans la bibliothèque du Sénat

Elise Lucet :
Invité de Pièces à conviction, Michel Charasse, bonsoir…

Michel Charasse :
Bonsoir.
Elise Lucet :
Vous êtes l’ancien ministre du budget de 1988 à 1992 et sénateur du Puy de dôme, c’est la raison pour laquelle, nous sommes exceptionnellement au Sénat pour réaliser cet interview…Euh, vous ne souhaitez pas parler de, de l’affaire Marc Fievet…Est-ce que je peux vous demander quels étaient vos rapports, lorsque vous étiez ministre du budget avec ces aviseurs, je crois que vous avez souhaité les rencontrer, pourquoi ?
Michel Charasse : Lorsque je suis arrivé au ministère du budget en mai…juin 88 , l’administration des douanes  dont l’une des fonctions importantes est de lutter contre tous les trafics …de drogue, d’argent,  euh, contre-façon..etc. prenaient par an à peu près 5 tonnes de drogue. Lorsque j’ai quitté le ministère le 2 octobre 1992, nous étions à 35 tonnes par an. C’est à dire multiplier par 5, par 7 pardon…
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : En, en un peu plus de quatre ans………..Vous pensez bien que tout ceci a nécessité une organisation
Elise Lucet :Honhon !
Michel Charasse : Ou une réu.. Ou .une réorganisation….Bien entendu ce n’est pas moi qui est tout inventé, mais j’ai donné à la douane beaucoup de moyens…avec l’argent du contribuable, pour en faire une véritable arme contre les trafiquants et notamment les trafiquants de drogues
Elise Lucet : Et parmi ces armes, il y avait les aviseurs
Michel Charasse : Et parmi ces armes il y avait la collecte de renseignement et dans l’ensemble des renseignements, il y avait bien entendu les renseignements fournis par les aviseurs…
Elise Lucet : Beaucoup ?
Michel Charasse :  Des aviseurs plus nombreux, mieux organisés, des relais mieux organisés par l’intermédiaire des , des, des correspondants que la douane pouvait avoir à l’étranger sous couverture planquée ou officielle, attachés douaniers dans les ambassades etc. etc…Donc bien entendu, on a dû beaucoup, enfin beaucoup a été dû aux renseignements
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse : Et c’est d’ailleursparce que l’affaire a pris une ampleur importante pendant le temps où j’étais au ministère, en  particulier avec la technique de ce que l’on appelle les livraisons contrôlées, c’est à dire l’infiltration de nos aviseurs ou quelques fois de douaniers d’ ailleurs, dans les réseaux de drogue
Elise Lucet : Ouais !
Michel Charasse :  Et de fonctionnaires donc, de la douane, dans les réseaux de drogue..Euh, qui a conduit à…  justement un incident grave. ..Euh…entre 90 et 92, qui s’est retrouvé devant le tribunal de Dijon, puisqu’à l’époque la législation française n’autorisait pas la livraison contrôlée,…le code pénal
Elise Lucet : Vous parlez des quatre douaniers qui ont été incarcérés.
Michel Charasse : Voilà, donc il y a eu l’affaire de Dijon  et ces douaniers ont failli être condamné et ..euh, ils ne l’ont pas été que parce que d’une part j’ai fait voter la légalisation des livraisons contrôlées….Comme je l’ai déclaré un jour, on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre,
Elise Lucet : Oui
Miche Charasse : Quand on fait la guerre on fait la guerre…
Elise Lucet : Ouais…
Michel Charasse :On ne fait pas la guerre avec le, avec le code pénal dans la poche ou avec des prières ou la bible ou le portrait de Mahomet.
Elise Lucet ; Donc si on veut coincer des trafiquants, il faut utiliser leurs méthodes !
Miche Charasse : Donc, très bien euh…Il faut utiliser leurs méthodes, il faut aller les chercher là où ils sont.
Elise Lucet : Honhon.
Michel Charasse : Vous savez ce sont des tueurs, je parle pas du petit, du petit merdeux, du petit dealer, du pauvre gamin…
Elise Lucet : Non, non, on parle des Locatelli, des gens comme ceux qu’on a vu dans le reportage.
Michel Charasse : Etc… je parle, voilà, des gros. Ce sont des tueurs ! Par conséquent, on va pas attraper les tueurs en leur récitant des cantiques.
Elise Lucet : Alors, on en vient à la situation actuelle, si vous le voulez bien…
Michel Charasse : On tire d’abord et on discute après……………………….
Elise Lucet :……………….Euh, on va en venir à la situation actuelle si vous le voulez bien…
Michel Charasse : J’ai sur ce plan là, quand on a affaire à des tueurs, une notion  de l’Etat de droit qui est assez flexible…
Elise Lucet :.Michel Charasse, pour terminer, on a bien compris que vous ne vouliez pas parler du dossier de Fievet, mais est-ce qu’il y a en France … des aviseurs de la douane et là je parle pas forcément du moment où vous, vous y étiez, qu’on a laissé tomber…
Michel Charasse : ……………..A mon époque, je n’ai pas entendu dire qu’on avait laissé tomber qui que ce soit…
Elise Lucet : Donc, on laisse pas tomber les aviseurs ?
Michel Charasse :………Mais, on laisse tomber personne …Il faut laisser tomber personne. Lorsque vous êtes  engagé dans une bataille….Euh, et ben…Euh…Euh, vous faites le nécessaire pour sauver tous vos soldats…
Elise Lucet : C’est pas ce que Fievet a l’air de penser…
Michel Charasse : (6 secondes de silence).Chacun pense ce qu’il veut, moi je vous dis simplement que quand on voit les résultats qu’on voit, il faut bien que…euh, l’administration des douanes soit soutenue par son ministre et qu’elle soutienne tous ceux qui collaborent, fonctionnaires ou non à ses activités.
Elise Lucet : Michel Charasse, merci d’avoir répondu à nos questions.

La preuve par l’image:

Quelques années plus tard:


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FRANCE 🇫🇷 (Cyber-services) : les réseaux sociaux sont les meilleurs alliés de la « grande distrib » de drogues

Sur Twitter, d’innombrables annonces semblables à celle ci-dessous sont postées à longueur de journée. https://france3-regions.francetvinfo.fr/image/zZSlv0XhrCj0OWjlB5CRR7XmUGA/930x682//filters:format(webp)/regions/2021/03/10/6048cefeb4c7a_1f-5225078.jpg

© DR Twitter

Grâce à ces réseaux sociaux, plus besoin d’aller traîner dans des points de deal mal fréquentés pour acheter une barrette de shit ou un gramme de coke. Pour les moins téméraires, il suffit d’envoyer un message et d’attendre tranquillement sa livraison à la maison.

Une cybercriminalité difficile à traquer

Le procureur Eric Vaillant

Toutefois, ces cyberpatrouillages demandent du temps et des moyens aux forces de l’ordre. « Tout ce qui est sur internet demande de longues investigations, il y a des délais de réquisition. Ce n’est pas si simple« , reconnaît le procureur Eric Vaillant.

Yannick Biancheri, le syndicaliste membre de la Police Nationale de l’Isère, est plus sévère : « Nos méthodes évoluent, on s’adapte. Mais on aura toujours un train de retard. Les trafiquants ont des moyens quasiment illimités, sans problèmes d’argent ni de paperasse. Nous, on n’est pas aussi réactifs, on est toujours à la traîne. Le jour où on comprendra qu’il faut des moyens conséquents, comme du matériel et des formations, là, on pourra peut-être rivaliser« .

Cette forme de délinquance est prise très au sérieux par les forces de l’ordre et le Parquet, mais tous s’accordent sur une chose : les trafiquants s’adaptent à la vitesse de la lumière et ils trouveront toujours de nouvelles combines pour vendre leurs produits.

A ce jour, les TWITTER, Snapchat et autre Wahtsapp ne modèrent toujours pas !

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FRANCE 🇫🇷 (Marseille) : près de 250 policiers mobilisés pour mener a bien une opération dans la cité de la Savine au nord de la ville

Des enquêteurs de l’OFAST, le RAID, des CRS… 250 policiers au total ont démantelé un vaste réseau de trafic de haschich, d’herbe de cannabis et de cocaïne dans la cité de la Savine à Marseille, dans le 15ème arrondissement.

Au total 19  personnes interpellées et placées en garde à vue, tous les lieux de stockage découverts. En plus des 450 kilos de cannabis , 258.100 euros ont été saisis ainsi que 235 grammes de cocaïne et un fusil à pompe.

Cette opération est le fruit de plus d’un an d’investigation et de surveillance.A Marseille de nombreux quartiers sont gangrenés par le trafic de drogue. Les réseaux se professionnalisent et deviennent plus violents, selon des spécialistes de criminologie.  D’après les derniers chiffres policiers, la ville compterait 156 « plans stups », c’est  à dire des points de deal.

Certains accueilleraient jusqu’à 2.000 clients par jour.

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QUID des consommateurs ?

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FRANCE 🇫🇷 (trafic de drogues) : le trafic irrigue la quasi-totalité de la délinquance et utilise aujourd’hui tous les réseaux sociaux

Lu dans FIGAROVOX/TRIBUNE 

EXTRAIT

Pour le délégué général de l’IPJ (Institut pour la Justice), Pierre-Marie Sève, la lutte contre le trafic de drogue est essentielle pour endiguer la montée de la délinquance, mais en venir à bout, nécessitera la mise en place de moyens colossaux.

Le trafic de drogue est également le financeur de phénomènes bien plus graves comme l’achat d’armes de guerre mais surtout le terrorisme.

La drogue irrigue la quasi-totalité de la délinquance et en constitue véritablement le système vasculaire.
Estimé à 3 ou 4 milliards d’euros et net d’impôts, le trafic de drogue fait vivre des dizaines de milliers de personnes dans toute la France et est en constante expansion.

Michel Aubouin, haut-fonctionnaire et préfet, a publié un livre «40 ans dans les cités» dans lequel il décortique le processus d’autonomisation des cités. Il annonce notamment que si un jour le gouvernement décidait de lutter contre le trafic de drogue, les cités pourraient entrer dans un mode insurrectionnel et «alors la France pourra trembler, car il ne s’agira plus d’opérations de maintien de l’ordre classiques mais d’opérations de guerre exigeant des moyens dont nous ne sommes pas sûrs de disposer».

Le ministre de l’Intérieur est prévenu, la guerre contre la drogue nécessitera de prendre des moyens encore jamais vus.

Lire plus

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FRANCE 🇫🇷 (Douane française – DNRED) : l’histoire d’un homme ordinaire devenu presque par hasard agent secret

Après avoir épuisé tous les recours en France, mes avocats ont adressé une requête à la Cour Européenne (CEDH) pour jugement inéquitable (maintien du secret défense sur mon dossier). La requête a été rejetée au bout de 4 ans sans explications et sans avoir motivé ce refus.

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST – Info CELTICS): le trafic de cocaïne par conteneurs est toujours d’actualité

Les premiers partisans du trafic de conteneurs ont privilégié une stratégie que les autorités appellent «à l’intérieur du chargement», où la cocaïne est camouflée dans les exportations quotidiennes. La technique qui consiste de placer ses expédition de cocaïne au sein de la charge oblige les trafiquants à gérer des sociétés écrans, qu’ils créent eux-mêmes ou qu’ils achètent afin de pouvoir être les propriétaires d’entreprises ayant une longue histoire d’exportations propres. Ensuite c’est un jeu d’enfants que de cacher la cocaïne dans leurs exportations ostensiblement légales.

La plupart du temps, cela consiste simplement à fourrer des briques de cocaïne dans des boîtes de cargaison, mais dans d’autres cas, les trafiquants ont tout utilisé, des ananas évidés aux barils de produits chimiques dangereux, et ont même transformé chimiquement la cocaïne pour la déguiser en produits comme la nourriture pour animaux de compagnie ou les engrais. Quand aux cargaisons de bananes contaminées par la coke, c’est un secret de polichinelle et la fluidité est le ‘maître mot’ généralisé à Anvers, Rotterdam et dans les ports français!

Le chargement permet donc aux trafiquants d’avoir un contrôle direct sur l’expédition. Cependant, depuis que les autorités ont commencé à enquêter et à profiler les entreprises d’exportation à la recherche de schémas suspects, le risque d’interception a légèrement augmenté.

Cela a conduit à un changement vers la méthode de rip-off, où les trafiquants évitent le profilage en ouvrant les conteneurs d’exportations légitimes pour expédier les drogues, puis utilisent des scellés douaniers clonés pour dissimuler la falsification. Au départ, le rip-off était pratiqué par les petits trafiquants qui envoyaient des dizaines de kilogrammes. Mais à mesure que cette méthode gagnait en popularité, les expéditions ont augmenté en taille, les transports de plusieurs tonnes étant désormais monnaie courante. Dans la plupart des cas, les conteneurs sont contaminés car ils attendent d’être chargés, ce qui signifie que les trafiquants doivent accéder aux zones portuaires. Bien qu’il y ait eu au moins un cas de soi-disant «ninjas» glissant dans des ports cachés dans des compartiments secrets dans des camions, il est beaucoup plus facile de recruter des travailleurs portuaires. Au Pérou, par exemple, le contrôle violent exercé par le gang Barrio King sur les équipages de dockers lui a permis d’appliquer un quasi-monopole sur le trafic via le port de Callao. Cependant, dans d’autres cas, les trafiquants n’entrent jamais dans le port, comme au Costa Rica, où les trafiquants recrutent des chauffeurs corrompus, des entreprises de transport et des ouvriers de la cour à conteneurs pour charger de la drogue dans des conteneurs alors qu’ils parcourent la longue route entre la zone agricole de San Carlos et le port de Limón.

Des sources dans plusieurs pays affirment également que les trafiquants cherchent de plus en plus à éviter les risques liés au profilage en cachant des drogues dans la structure même du conteneur. Les trafiquants enfoncent des briques de cocaïne dans les cavités des murs, des plafonds, des planchers et des portes, ou dans l’équipement d’isolation ou de refroidissement des conteneurs réfrigérés – appelés «reefers». L’utilisation des structures de conteneurs réduit les risques que les autorités détectent de faux scellés douaniers, mais cela nécessite la complicité des personnes au sein des compagnies maritimes ou des chantiers de conteneurs. Certains narcotrafiquants ont contourné ce problème en créant des sociétés écrans pour altérer les conteneurs, comme au Costa Rica, où plusieurs sources ont décrit comment les trafiquants ont créé une société d’entretien des conteneurs pour masquer leurs activités.

Les autorités ont répondu à la montée en puissance de ces méthodes de trafic par l’utilisation de scanners dans les ports, qui sont déployés à la fois au hasard et à la suite du profilage des risques. Cependant, dans certains endroits, comme le port de Santos au Brésil, les trafiquants ont réagi en contaminant des conteneurs déjà inspectés – les ouvrant au dernier moment possible avant le chargement.

Comme les procureurs américains pensent que le chargement du MSC Gayane a effectivement eu lieu, une autre réponse à l’augmentation de la numérisation et à d’autres mesures de sécurité consiste à utiliser des dépotoirs ou à contaminer les conteneurs en mer après le départ du navire. Ce ‘modus operandi’ dépend généralement d’une corruption importante au sein de l’équipage. Mais les autorités de Guayaquil, en Équateur, signalent également que des bandes armées montent maintenant à bord des navires et forcent les équipages à prendre des charges sous la menace des armes. Les largages se produisent maintenant non seulement lorsque les navires se mettent en route, mais aussi lorsqu’ils traversent les eaux d’autres pays, des sources signalant que l’état de Falcón au Venezuela est un point chaud particulier. Pour l’instant, les autorités s’attaquent à cette méthode de trafic à l’aide de l’appareil GPS du navire, qui donne des informations sur la vitesse du navire. Si un navire ralentit ou s’arrête soudainement, une alarme retentit.

Les trafiquants, cependant, explorent déjà de nouvelles options, n’ayant qu’un seul objectif: l’efficacité!

source

Dans le même temps, en France, on continue de réfléchir et de se refiler le dossier de ministères en ministères puis de services en services pour savoir si l’on va équiper nos ports de systèmes performants de contrôles qui existent!

Que du bonheur pour les narcos qui savent pouvoir compter sur le pinaillage des administrations françaises pour les laisser continuer à exporter des cargaisons de drogues.

Dans le même temps, Gérald Darmanin, le ministre de l’intérieur français actuel, laisse penser sur Twitter que les succès permis par EncroChat sont dus au seul travail des cybergendarmes français qui n’arrivent toujours pas à supprimer toutes les propositions de ventes d’armes, de stups et autres propositions pédocriminelles que l’on peut constater sur les grands réseaux sociaux.

@GDarmanin – Fierté

🇫🇷

Partout dans le monde, des réseaux de trafics de stupéfiants d’ampleur tombent grâce aux cyber- gendarmes français qui ont pu infiltrer une messagerie cryptée utilisée par de nombreux narcotrafiquants. Plus de 1000 arrestations en découlent !

Le coup de maître des cyber-gendarmes français qui ont piraté le «WhatsApp des dealers»
En piratant la messagerie cryptée EncroChat, utilisée par des narcotrafiquants du monde entier, les cybergendarmes français ont déstabilisé.. A lire dans leparisien.fr

Au Mexique, on en rit encore!

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FRANCE 🇫🇷 (OFAST): la contrôleuse générale Stéphanie Cherbonnier joue les ingénues qui découvrent le trafic d’armes

Le Journal du Dimanche de ce 7 février 2021 a rapporté les propos tenus par Stéphanie Cherbonnier de l’OFAST. Sa surprise face à l’arsenal découvert sur Saint-Ouen est inquiétante ou peut-être n’est ce dû qu’au fait que les grands services régaliens des FDO jouent encore chacun dans leur cour.

Avec toutes les offres d’armes et de drogues qui circulent sur TWITTER, Stéphanie Cherbonnier devrait se rapprocher des ‘cyber services’ et des plateformes en charge de recevoir les signalements pour améliorer ses connaissances.

Peut-être aussi, se rapprocher de François Thierry, son prédécesseur au défunt OCRTIS, qui pourrait sans aucun doute la mettre au parfum des réalités qu’il a découvert tout au long de son action.

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EXTRAIT du JDD

Le « parrain » de Saint-Ouen arrêté en possession d’un arsenal de guerre

« On est vraiment dans le haut du panier du narco banditisme« , analyse la cheffe de l’Office antistupéfiants après le démantèlement de l’organisation du principal grossiste de Seine-Saint-Denis.

« On s’attendait à trouver des armes, mais pas autant…« , confie Stéphanie Cherbonnier.

Kalach, M 16, Mauser, Glock, TNT…

La « nourrice » de l’organisation _ un couple domicilié dans un pavillon du Val-de-Marne _, ne cachait pas seulement des stupéfiants mais aussi un véritable arsenal de guerre.

Une vingtaine d’armes à feu, et des munitions par centaines, ont été saisies parmi lesquelles des fusils d’assaut (kalachnikov, HK, M 16…), des pistolets mitrailleurs, un Glock ou encore un fusil de précision Mauser.

Mais aussi des explosifs (TNT et pentrite) avec leurs systèmes de mise à feu.

Plusieurs services de police, Brigade Criminelle ou SDPJ 93 notamment en charge de nombreuses enquêtes sur les assassinats et tentatives qui ponctuent l’actualité de Saint-Ouen à un rythme effrayant depuis 2019, attendent avec impatience les résultats des expertises balistiques pour savoir si ces armes ont été utilisées récemment.

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