Archives de la catégorie ‘OFAST’

De mémoire de procureur et d’enquêteur, on n’avait jamais vu ça. C’est une affaire hors normes qui débute en juin 2019 par un signalement à la gendarmerie d’un trafic d’armes dont l’épicentre s’avère être l’Ice Palace, un établissement de nuit de Jarry. L’enquête vient de démarrer. 

6 mois plus tard, 216 kilos de cocaïne sont saisis à l’aéroport d’Orly dans une palette contenant des ignames. L’enquête permet d’établir des liens avec plusieurs individus impliqués dans le trafic d’armes. Les deux dossiers sont alors rassemblés et confiés à la JIRS de Fort de France, la Juridiction interrégionale spécialisée.

Une cellule de logistique qui tombe

Pendant 18 mois, gendarmes et policiers vont travailler en étroite collaboration. Ils vont notamment identifier un réseau logistique chargé d’acheminer la drogue par voie aérienne depuis l’aéroport Pôle Caraïbe.

Un réseau impliquant plusieurs salariés et dirigeants de sociétés aéroportuaires.

Les investigations se poursuivent désormais sous la direction de la juge d’instruction en charge du dossier. De nouveaux développements pourraient rapidement intervenir dans les prochains jours.

Un douanier est toujours en garde à vue au Morne Vergain.

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Renaud Gaudeul, procureur de la République à Fort-de-France, a tenu un point presse, ce vendredi, sur l’affaire de trafic de drogue et d’armes en bande organisée

Éclairage

« Une affaire exceptionnelle à plus d’un titre. » « Un dossier qui fera date. » Voici les propos de Renaud Gaudeul, procureur de la République à Fort-de-France (Martinique), à la tête de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) pour les Antilles et la Guyane.
Ce vendredi, lors d’un point presse au tribunal judiciaire de Pointe-à-Pitre, il révélait les dessous de l’affaire de trafic de drogue et d’armes en bande organisée démantelée en Guadeloupe et dans l’Hexagone.
Il est à noter que les protagonistes ont tous des profils différents : du sans-emploi, au gérant de boîte de nuit en passant par l’employé lambda de Fret aérien ou encore le douanier. Ils sont âgés de 30 à 70 ans et certains ne sont pas connus de la justice.

Plus encore

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Depuis deux ans, le trafic de cocaïne explose sur la ligne aérienne entre la Guyane et Paris-Orly comme le confirme à L’Express le chef de la division judiciaire de l’Ofast, le commissaire William Hippert.

La ligne aérienne entre Cayenne et Orly est ainsi devenue l’une des principales portes d’entrée de la drogue sur le territoire national avec 15% des saisies nationales sur ce seul axe.  

Le produit, acheté à bas prix dans les pays voisins de la Guyane (Suriname, Brésil…), est acheminé quotidiennement par des passeurs sur les vols opérés entre le DOM et la métropole.

Un phénomène de masse, durable, qui donne du fil à retordre aux  Douaniers de la BSE d’Orly et de la PAF (Police aux Frontières) qui voient débarquer quotidiennement des dizaines de passeurs.

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Bassin d’Arcachon : il faisait venir du khat séché à Gujan-Mestras par colis depuis la Guinée

Le 15 décembre dernier, les douaniers ont eu le nez creux : ils ont contrôlé un colis en provenance de Guinée (Afrique) destiné à un habitant de Gujan-Mestras et y ont trouvé à l’intérieur 16 kilos de khat séché. Il s’agit d’un arbuste cultivé dans la région de la corne de l’Afrique, dans le sud de l’Arabie et le long de la côte est de l’Afrique et dont les feuilles, quand on les mâche, ont des effets stimulants.

Voilà pourquoi cette substance est classifiée parmi les produits stupéfiants.

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Le 16 janvier 2021, les douaniers de l’aéroport ont découvert dans les bagages en soute de deux passagères en partance pour Orly plusieurs paquets cadeaux contenant près de 23 kilos de pains de cocaïne.

Le 18, les douaniers ont intercepté un homme en possession de près de 6 kg de cocaïne liquide dans des bouteilles et des flacons de parfum, et un autre avec treize pains de cocaïne, pour un poids total de 15 kg, dans ses bagages.

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Cette opération de lundi fait suite à une première vague d’interpellations menée en novembre dernier à Behren, Schoeneck, Stiring-Wendel, Freyming-Merlebach et L’Hôpital. Neuf personnes ont été arrêtées et mises en examen pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs

Agés entre 20 et 37 ans, ces hommes constituent la partie haute du réseau : les financeurs, chez qui plus de 45 000 euros en liquide ont été retrouvés.

Il y a aussi ceux qui assurent la logistique. La drogue était acheminée depuis la région parisienne, la Belgique et les Pays-Bas. Et enfin le grossiste local, où les enquêteurs ont saisi, près de 9 kg de résine de cannabis et 48 grammes de cocaïne.

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Gros dispositif ce mardi 19 janvier 2021 au petit matin dans le quartier de Méan-Penhoët à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). 

L’opération a mobilisé 300 gendarmes, assistés du GIGN et de brigades cynophiles.

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Après le gros coup de filet de lundi, dans une vaste affaire de trafics présumé d’armes et de stupéfiants, les gardes à vue se poursuivent et d’autres interpellations ont eu lieu. L’enquête se concentre principalement autour de l’Ice Palace, un club privé et cabaret de Jarry, à Baie-Mahault.

Dans cette affaire, il est notamment question de trafic international de stupéfiants.

Il serait désormais question de 240 kilos de cocaïne, qui auraient été transportés de Pointe-à-Pitre, vers Paris, par conteneur, sur un vol Air Caraïbes. Un transport rendu possible, grâce à l’implication présumée de plusieurs personnels travaillant sur la plate-forme aéroportuaire.

Un employé d’Assistair Cargo, une société de fret aérien, basée à l’aéroport Guadeloupe – Pôle Caraïbes, est actuellement en garde à vue.

L’Ice Palace plaque tournante d’un réseau de trafiquants ?

C’est autour de l’Ice palace, boite de nuit de la zone industrielle et commerciale de Jarry, à Baie-Mahault, que l’essentiel de l’enquête tournerait.
Les policiers soupçonnent le patron de cet établissement, Damien Jacob, d’être à la tête d’un vaste trafic d’armes, de cocaïnes, ainsi que d’herbe et de résine de Cannabis. Cet homme fait partie des personnes actuellement en garde à vue.
Plusieurs autres personnes de son entourage professionnel et familial seraient également impliquées… et dans le collimateur de la justice : des enfants de bonne familles et des membres de la communauté syro-libanaise de Pointe-à-Pitre, avec des ramification en Martinique, en Guyane, à Saint-Martin et à Sainte-Lucie.

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Aucune ville n’y échappe. Toutes sont touchées depuis déjà très longtemps. Les trafics de stupéfiants se multiplient et l’économie souterraine gagne du terrain. Dans le Tarn-et-Garonne et à Montauban, en particulier, les autorités ont décidé d’agir. La reconquête passe par des actions ciblées aux cœurs des endroits de trafic. C’est le sens des contrôles de police, réalisés mercredi soir, à Beausoliel bas, par les policiers sous l’autorité du commissaire Régis Allegri, agissant sur réquisition du procureur de la République, Laurent Czernik.

C’est en présence de la préfète, Chantal Mauchet, que les policiers ont menée, pendant deux heures, de méticuleuses recherches, dans les caves des immeubles, les cages d’escalier: « l’objectif est clair c’est de déstabiliser les trafiquants, a indiqué Régis Allegri. Il est aussi de rassurer les honnêtes citoyens: « Nous intervenons régulièrement, sur différents quartiers, à la suite notamment de renseignements obtenus par nos référents, déployés dans les quartiers, dans le cadre de la police de sécurité du quotidien ».

Les policiers se sont donc déployés en nombre, mercredi soir, fouillant caves et cages d’escalier, aidés notamment le chien spécialisé, Idax, un malinois de 8 ans, au flair quasi infaillible.
Au front, les fonctionnaires de l’unité de lutte contre les stupéfiants, créée cet automne et composée de plusieurs fonctionnaires, spécialisée dans cette délicate mission : « Nous avons déjà obtenu des résultats probants avec des interpellations, des trafics cassés et des personnes incarcérées. Des produits et des véhicules ont été saisis », a résumé Régis Allegri le patron des policiers tarn-et-garonnais.

Selon les informations recueillies par LA DEPECHE, le commissariat de police de Montauban a saisi en 2020 un total de 45,9 kilos de cannabis, soit 7 kgs de résine et le reste en herbe.

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Dernière heure

C’est la nouvelle lubie de Gérald Darmanin, rhabiller les flics !

Les uniformes actuelles seront mis au vestiaire et quoiqu’il en coute la nouvelle panoplie sera distribuée aux policiers pour qu’ils puissent la porter pour défiler au 14 juillet. La dernière tenue dessinée par Cécilia, pourtant griffée Balenciaga ne plaisait plus…

Le coût sera faramineux…

On parle d’environ 800 euros par fonctionnaire! Mais qu’importe. Rien ne peut être trop beau pour le ministre couturier Darmanin.

Avec le montant de cette dépense inutile, on aurait pu équiper nos ports de systèmes rapides et performants pour contrôler l’ensemble des arrivages de conteneurs sur notre territoire.

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La JUNALCO (Juridiction nationale chargée de la lutte contre la criminalité organisée) a du pain sur la planche!

Le parquet de Paris a finalement requis ce 5 janvier 2021 le renvoi en correctionnelle de sept agents de la DNRED pour «trafic de stupéfiants» et «complicité de trafic de stupéfiants».

Dans une affaire précédente, du même tonneau, six anciens hauts responsables de la DNRED, dont l’énarque Erwan Guilmin, ont déjà été renvoyés en correctionnelle pour «corruption», «blanchiment» et «détournement de fonds publics».

Le tribunal devra trancher!

Le dérives de plus en plus nombreuses de ces dernières années de la DNRED ne sont une nouveauté que pour ceux qui veulent aujourd’hui ouvrir les yeux.

J’ai en mémoire le chargement qu’avait effectué Marc Fievet, dans le détroit de Gibraltar, de 1.250 kilos de résine de  cannabis et 35 kilos de pollen de cannabis sur son motor/yacht « Windarar », initialement sous pavillon britannique, rebaptisé pour l’occasion « Tancrède » battant pavillon Francais avec document fourni par la Douane.

Il devait livrer cette cargaison à Port la Nouvelle aux agents de l’échelon DNRED de Lyon, venus au nombre de sept pour accélérer le déchargement de cette précieuse marchandise et son chargement dans un petit camion.

Pour Fievet, la marchandise livrée, il lui restait seulement à percevoir le montant promis par Michel Ribatet, le chef d’échelon de Lyon avec lequel il avait traité au siège parisien de la DNRED. C’était du temps de Jean Henri Hoguet, de Gabriel Bastien, de Gérard Estavoyer et en présence de son officier traitant Christian Gatard.

La somme qui lui avait été promise, à l’arrivée, fut divisée par deux et il apprit par la suite que cette somme ponctionnée avait servi à financer l’installation d’une grue hydraulique sur un bateau en partance pour charger de la cocaïne.

Quand aux 1.285 kilos de cannabis transportés et livrés…Seuls 900 furent officiellement saisis place Bellecourt à Lyon et le reste, sans aucun doute, s’évapora dans les mains de quelques revendeurs à la solde de la DNRED!

A l’époque, le Juge Jacques Dallest instruisit cette affaire…en vain!

Depuis ces années folles, Marc Fievet pensait très sincèrement que les méthodes de nos chers douaniers avaient évoluées, préférant les actions de pure infiltration aux opérations douteuses avec des informateurs eux mêmes directement impliqués dans le business de la drogue. Mais pour cela il faut se sentir couvert par la haute hiérarchie, mais le malheureux exemple donné avec le honteux lâchage de l’agent infiltré NS 55,  n’encourageât personne et, naturellement le recours à la facilité aura donc été donc la norme en vigueur.

Extrait de l’article paru dans Libération

Pendant des années, les deux groupes «stups» de la prestigieuse DNRED (Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières) ont multiplié les belles saisies et fait la fierté de Bercy, leur ministère de tutelle. La plupart des gros dossiers fonctionnaient de la même façon : les agents utilisaient leurs informateurs pour hameçonner des trafiquants et piéger ces derniers grâce à des «livraisons surveillées».

Une technique légale qui permet, sous le contrôle d’un magistrat, de laisser passer de la drogue sans la saisir pour en suivre le cheminement et retarder les interpellations.

Mais de leurs aveux mêmes à la justice, des douaniers avaient pris l’habitude de laisser passer une ou deux cargaisons avant d’intercepter la marchandise au troisième voyage. Ce stratagème leur permettait de mettre en confiance les trafiquants tout en détournant une partie de la drogue pour rémunérer leurs «aviseurs», le nom donné aux indics dans le jargon douanier. Des méthodes encouragées par les chefs des groupes «stups» et largement connues de la hiérarchie, selon plusieurs témoignages recueillis par Libération.

LIRE la suite de l’article de Libé

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Deux hommes sont en garde à vue depuis lundi 11 janvier au commissariat de Lorient (Morbihan). Ils sont mis en cause après la saisie de 10 kg d’héroïne et de plusieurs armes à Plœmeur, Larmor-Plage et Landaul.

L’enquête était ouverte depuis mi-décembre 2020, à l’initiative du commissariat de Lorient (Morbihan) rapporte ce mercredi 13 janvier 2021, le Télégramme. Confiée à la sûreté départementale, avec une co-saisie de la police judiciaire de Rennes, elle a débouché sur une enquête en flagrance vers 18 h, ce lundi 11 janvier, à l’occasion de l’interpellation de deux hommes.

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La Guardia civil enquête sur la mort d’un homme dont le corps a été retrouvé à Benahavís, dans l’urbanisation ‘Capanes del Golf’, à l’intérieur d’un véhicule de sport de marque Bentley, immatriculé au Maroc. Il avait plusieurs blessures par balle au cou et à la tête.

Les premières constatations ont permis d’apprendre que Hakim, alias Zidane venait de se garer et n’était pas encore sortie de sa voiture, qui avait le moteur en marche, lorsqu’il a été abattu de l’extérieur.

Les enquêteurs émettent l’hypothèse que les coups de feu auraient pu être tirés avec deux armes différentes, mais que les tirs ont été entravées par le fait que la voiture avait le verrouillage automatique des portes activé.

D’aucuns disent que ce règlement de comptes ne serait que la suite logique de l’assassinat de Samir Labdazi, abattu à Kingersheim en Alsace, non loin de Mulhouse en août 2019.

A l’époque, Aviseur international avait tenté de décrypter ce règlement de compte en émettant une hypothèse sur les vraies raisons de l’élimination de ‘Samir les yeux bleus‘.

Et si Hakim, alias Zidane, avait été le commanditaire de l’assassinat de Samir ?

Son élimination serait-elle le fruit d’un règlement de comptes « post-mortem » de Samir, ou tout simplement l’élimination d’un concurrent envahissant.

Que savent les plus fins limiers de l’OFAST?

Inutile de les questionner, ils resteront muets, se retranchant derrière le secret professionnel qui est toujours tellement confortable…

A suivre !

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Deux Français ont été arrêtés vendredi 8 janvier au péage de Saint-Jean-de-Védas.

Vendredi, vers 17 h, les douaniers ont procédé au contrôle d’un semi-remorque en provenance de l’Espagne au péage de Saint-Jean-de-Védas. Après vérification des lettres de voyage, les gabelous ont demandé à contrôler la cargaison et en lieu et place des quatre palettes de pièces détachées annoncées, les douaniers ont découvert huit palettes.

Les quatre dernières accueillant ballots de résine et d’herbe de cannabis pour un poids de plus d’1 tonne.

L’OFAST enquête !

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Trafic de stupéfiants et blanchiment ne se sont jamais aussi bien portés

Les abondantes publications des services officiels se glorifiant de résultats chaque année plus spectaculaires et en hausse constante pourraient laisser penser aux citoyens-électeurs lambda que la problématique drogue qui frappe nos sociétés est en passe d’être résolue.

Que nenni! Les drogues circulent librement comme n’importe quelle marchandise bien qu’elles soient liées à d’autres activités illégales (l’immigration clandestine, les réseaux de prostitution, le trafic d’armes), et rien n’est vraiment décidé pour contrôler efficacement les arrivages massifs de drogues via le trafic-conteneurs.

Le constat de l’Observatoire Géopolitique des Drogues, est accablant pour les décideurs des politiques menées puisque les quinze dernières années ont fait de l’Europe de l’espace Schengen le plus important marché de drogues de la planète.

Le blanchiment de l’argent issu des trafics a bénéficié de la mondialisation des flux financiers.

Aucune des mesures proposées mollement pour contrôler le recyclage de « l’argent sale » des trafics, ne s’est révélée efficace. L’absence évidente de volonté politique pour réguler les marchés et la financiarisation de l’économie laissent le champ libre au blanchiment. Profitant du laxisme en place, les établissements financiers empochent les retombées lucratives des opérations de transferts vers des « paradis fiscaux », qu’ils organisent au profit des gros narco-trafiquants. La drogue est devenue un paramètre déterminant dans l’économie de certains pays.

Que font nos services spécialisés?

Jusqu’à ce jour, ils n’ont pas démontré une réelle efficacité, se contentant de retirer du marché, dans le meilleur des cas, 10 % des drogues illicites qui abreuvent les circuits alimentant la consommation.

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Le dealer avait une clientèle plutôt âgée et essentiellement féminine, entre 20 et 50 ans. Des femmes « accrocs » qui, en s’endettant, ont pu être forcées de se prostituer pour payer leurs doses.

Parmi elles, deux sœurs quinquagénaires, filles d’une châtelaine allemande. Leur addiction à la drogue semble les avoir entraînées dans une spirale. Le château familial a été pillé notamment de ses œuvres d’art et des bijoux appartenant à leur mère, une vieille dame de 90 ans, pour payer leur consommation de plus en plus grande de cocaïne.

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par Stéphane Joahny

EXTRAITS

Vendredi soir, vers 20h30, dans le quartier sensible du Mas-de-Mingue, un homme de 27 ans a été blessé par balle au niveau de la cuisse. La veille de Noël, en fin de matinée, des coups de feu avaient encore retenti Chemin Bas d’Avignon. Pas de blessé mais une grosse frayeur. Une de plus. Dix jours plus tôt, toujours en plein jour, un môme de 18 ans avait été grièvement touché. La scène a été immortalisée par des riverains médusés. Sur la vidéo, on voit deux individus marcher tranquillement armes à la main et faire feu tout en progressant.

Selon le procureur Eric Maurel, depuis le printemps 2019, les conflits liés au narco banditisme nîmois ont laissé six hommes sur le carreau et plus de dix blessés à l’hôpital.

Policiers, magistrats, avocats, élus, habitants, tous font le même constat.

« Quand les autorités s’en vont, d’autres prennent le pouvoir… »

Si l’on en croit le procureur de Nîmes, Eric Maurel, 6 à 700 kg de résine de cannabis changent de propriétaire chaque semaine sur Nîmes Ouest (Pissevin et Valdegour) et le meilleur point de vente assurerait un chiffre d’affaire quotidien de l’ordre de 25.000 euros. Epicentre du trafic : la triste galerie Richard Wagner, encastrée dans la cité. Les deux tiers des commerces ont baissé le rideau. Les autres vivotent sous l’œil de très jeunes guetteurs avachis aux endroits stratégiques.

« Chaque année, les saisies d’armes de guerre progressent de 50% »

A trois reprises en début d’année les « kalach » ont parlé. Une première fois pour intimider. C’est un miracle si la deuxième n’a touché personne dans la brasserie mitraillée. La troisième a blessé trois jeunes gens sur un point de deal.

Un conflit de générations

« Celui qui n’a pas fait de détention passe pour un looser « , reconnaît Me Baptiste Scherrer. L’avocat nîmois le confesse, du simple usage au trafic international, 70% de ses dossiers concernent les stupéfiants. Et la clientèle ne cesse de rajeunir. « Plus qu’à une guerre des territoires, nous sommes confrontés à Nîmes à un conflit de générations, explique le procureur Maurel. Pour simplifier : les jeunes de 18–20 ans, veulent prendre la place des vieux, de 25–30 ans« . « Quand le chef est en cavale à l’étranger ou en prison, ses lieutenants veulent s’émanciper« , complète le commissaire Fougereau, patron de la PJ de Montpellier.

La police ne se contente pas de compter les coups.

Fin septembre 2020, neuf suspects ont été écrouées par la JIRS de Marseille pour leur participation aux fusillades de la galerie Wagner de janvier et février. « Le commanditaire est en prison. Il avait recruté des ‘mercenaires’ d’un autre quartier de Nîmes pour intimider ses anciens lieutenants qui l’avaient évincé« , décrypte une source proche du dossier. « Ces enquêtes demandent du temps parce qu’il nous faut comprendre ces conflits et établir une stratégie pour neutraliser ces équipes« , explique le patron de la PJ de Montpellier qui plaide pour une approche régionale : « On s’aperçoit qu’il existe des alliances entre équipes de différentes villes pour mutualiser les achats de drogue mais aussi pour les règlements de compte« . Des interactions qui se jouent notamment en prison.

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Hélicoptère et militaires réquisitionnés

Une arrestation qui a nécessité de grands moyens, car le jeune homme a forcé le barrage douanier avant de prendre la fuite à pieds sur les hauteurs de Saint-Germain.

Un hélicoptère de la gendarmerie ainsi qu’une quarantaine de militaires ont été réquisitionnés pour le retrouver.

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VUE AERIENNE DU VIADUC DE MILLAU

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Inopinés, ou ciblés, les contrôles permettent toujours une bonne pioche pour les douaniers

Lors d’un contrôle inopiné au péage du Capitou sur l’A8, à hauteur de Fréjus, dans la nuit du mercredi 30 décembre au jeudi 31 décembre, les agents de la Brigade de surveillance des douanes ont découvert 195 kilos de cannabis et plusieurs milliers d’euros dans un petit camion. Le véhicule arrivait d’Espagne et circulait en direction de l’Italie. 

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A l’origine, c’est l’action des deux cotés de l’Atlantique de policiers et d’agents infiltrés, cornaqués par la DEA, l’agence anti-drogue américaine, qui ont surveillé le manège de ces trafiquants internationaux et permit le procès sous haute sécurité qui s’est ouvert ce matin devant le tribunal correctionnel de Bordeaux.

En novembre 2017, c’est une tonne 300 de cocaïne qui a été découverte dans une villa de Lacanau par les hommes du défunt OCRTIS, depuis rebaptisé OFAST.

Le renseignement, bien que remis en question par les fans des nouvelles technologies, reste indispensable aux régaliennes pour tenter de remplir la mission dont elles ont la charge.

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