Archives de la catégorie ‘Police’

C’est une opération de lutte contre le trafic de stupéfiants de grande ampleur qui s’est tenue mercredi, du côté de l’immeuble Cyprès.

En tout, près d’une quarantaine de fonctionnaires de police ont été mobilisés au cours de cette journée. Vers 17 heures, après plusieurs heures de planque, ils ont pu procéder à l’interpellation en flagrant délit de neuf personnes, aussi bien majeures que mineures.

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Huit personnes, dont six agents de la brigade anticriminalité du 18e arrondissement de Paris, seront jugées à partir du 3 novembre dans le cadre d’une affaire hors norme qui secoue la police de la capitale.

Par Nicolas Chapuis et Simon Piel

Tout dans ce dossier hors norme convoque les codes du banditisme : les surnoms des protagonistes, les établissements gérés en sous-main, l’argent liquide qui circule, la valse des téléphones portables, le langage codé, et surtout, l’impressionnante liste des charges retenues par la justice : corruption, transport et trafic de cocaïne, de crack, d’herbe, vol, blanchiment d’argent, violence volontaire…

Sur les huit personnes qui sont renvoyées devant le tribunal correctionnel à partir du 3 novembre, six sont des « personnes dépositaires de l’autorité publique », à savoir des fonctionnaires de la brigade anticriminalité (BAC) du commissariat du 18e arrondissement de Paris.

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Les policiers de Vannes ont interpellé deux personnes impliquées dans le trafic de stupéfiants ce mercredi, l’une à Kercado, l’autre à Ménimur.

Les deux personnes interpellées ont eu le droit à la même réponse judiciaire : un rappel à la loi pour chacun et l’interdiction de fréquenter la ville de Vannes dans les six mois qui viennent.

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Les policiers avaient réussi à interpeller les deux suspects habitués à faire remonter en Haute-Savoie de la résine de cannabis d’Espagne sur une aire d’autoroute dans l’Ain, rapporte Le Dauphiné Libéré. Les deux trafiquants de drogue circulaient à bord d’une l’Opel Zafira. Leur véhicule a été transporté à la frontière de Bardonnex.

Lors de son démontage du véhicule réalisé avec le soutien technique du Corps des gardes-frontières suisse, les policiers ont découvert 6,5 kilogrammes de résine de cannabis soigneusement emballés, estampillés Batman ou encore sous le logo de la marque Milka, dissimulés dans le réservoir de carburant.

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Au moins une dizaine de passeurs de cocaïne arriverait chaque jour à Paris en provenance de Cayenne

Le marché de la poudre blanche s’étend désormais à tout l’hexagone et à toutes les catégories sociales.

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Pendant ce temps-là, il y a 140 véhicules saisis dans différentes affaires qui dorment sur un parking

 

« Ils sont en tout dix policiers à travailler sur les stups et l’économie souterraine », précise un responsable du commissariat de Nîmes.

Le maire a révélé mardi qu’il voyait les effets du trafic de drogue avec des guetteurs un peu partout en ville et notamment à la Placette.

Dans de nombreux quartiers comme à Richelieu, le quartier Gambetta, des rues proches du boulevard Courbet, les dealers pullulent au centre-ville mais aussi dans les secteurs du Chemin-Bas d’Avignon, du Mas de Mingue, Pissevin (avec la galerie Wagner, haut lieu du trafic de drogue) ou encore Valdegour. Dans certains quartiers, les habitants sont « même filtrés à l’entrée de leur propre logement », note un syndicaliste.

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Puisque incapable de récupérer des voitures saisies aux dealers, le commissaire n’a plus qu’à équiper ces dix policiers de vélos

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POLICE  des cultures

Puy-de-Dôme : 500 pieds de cannabis découverts dans deux camps du voyage près de Clermont-Ferrand et détruits par la police clermontoise

Des interventions qui se sont déroulées sans heurt. A l’issue de cette intervention, menée avec les renforts du Service d’intervention d’aide et d’assistance à la population, l’ensemble des pieds de cannabis ont été détruits.
Ces opérations qui ne visaient qu’à détruire ces plants n’ont pas donné lieu à des interpellations.

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POLICE  Deux grands pieds de cannabis découverts sur un balcon à Niortdes cultures

Niort : il cultivait des pieds de cannabis sur son balcon

Une patrouille de la police de Niort, dans les Deux-Sèvres, a fait une découverte peu banale ce dimanche : des pieds de cannabis qui poussaient sur …

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Gendarmes Champêtres

Les gendarmes saisissent 60 pieds de cannabis à Nouvron-Vingré près de Soissons

L’Union
Les gendarmes viennent de saisir une soixantaine de plants de cannabis chez un particulier à Nouvron-Vingré. Un jeune homme qui produisait pour …

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Gendarmes Champêtres

Villasavary : quinze pieds de cannabis saisis chez un cultivateur usager

ladepeche.fr
l’essentiel Il y a une dizaine de jours, c’est par l’odeur de ces plantes vertes dans un jardin que les gendarmes ont été attirés. Après Cuxac-d’Aude, …

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Le 2 avril 2018, Aviseur international passait l’info suivante:

De passage à Mazamet, j’ai constaté que les adeptes du pétard et autres loisirs stupéfiants pouvaient s’approvisionner sans difficultés dans deux commerces locaux.

Il me semble difficile d’imaginer que nos services officiels ne soient pas informés d’une telle situation, et seule la tolérance peut justifier le laxisme total démontré.

Surtout ne pas plaider l’ignorance, car depuis plus d’un an, la ville de Mazamet dispose d’une police municipale qui, je l’espère de par sa vocation première de proximité, est informée de l’existence de ces points de vente de produits illicites.

Aujourd’hui, en septembre 2020, suite à l’opération anti-stups de ces derniers jours, reproche est adressé à la justice pour sa lenteur…

« Elles seront convoquées devant le tribunal correctionnel au mois de novembre ou décembre… Deux mois, au moins, entre l’infraction constatée et la sanction c’est tout le problème de la justice ! »

André Amalric, adjoint au maire à la sécurité,

le maire Olivier Fabre, le commandant Sintès

et Lionel Mahoux de la police municipale.

Le commandant Philippe Sintès, patron du commissariat de Mazamet, a fait le point sur l’opération de police réalisée à Mazamet dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue qui a permis l’interpellation de plusieurs individus il y a quelques jours.

« On avait décidé de monter une opération un peu plus musclée que d’habitude. On a monté cette opération dans plusieurs points que l’on surveillait. Il nous fallait un chien parce que sans chien il est difficile de trouver ce que l’on cherche. Ce chien vient de Montauban et il est extrêmement sollicité. J’espère quand même l’avoir au moins une fois par mois. »

Cette opération avait été programmée et le commandant Sintès a précisé qu’il avait des instructions pour mener régulièrement des opérations de ce style : « C’est une priorité gouvernementale et ce sont des opérations qui vont se répéter ».

Le maire Olivier Fabre a tenu à délivrer un message : « je sais combien ces petits trafics sont pénibles à vivre pour les riverains. Mais c’est compliqué de les éradiquer et ça ne peut pas se faire en claquant des doigts. Mais notre objectif est de casser ces nuisances et d’adresser un message très clair à ces petits trafiquants : A Mazamet vous ne serez jamais tranquilles pour faire vos trafics. »

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Peu après minuit dans la nuit de mercredi à jeudi, des policiers en patrouille ont voulu procéder au contrôle d’un véhicule sur l’A25, non loin de Lille. 

Le conducteur de la voiture a refusé d’obtempérer et pris la fuite. Il a été poursuivi jusqu’à Ronchin. L’automobiliste a commis plusieurs infractions et percuté la façade d’une maison avant d’abandonner son véhicule et de tenter de prendre la fuite à pied. Il a malgré tout été interpellé dans la foulée.

De l’héroïne dans la voiture

La fouille de son véhicule a permis de rapidement comprendre les raisons de sa fuite. En effet, ce jeune homme de 20 ans transportait plusieurs paquets contenant cinq pains, soit 2,2 kg d’héroïne. Il a été placé en garde à vue. Une enquête est en cours.

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La fusillade a éclaté, ce vendredi après-midi, sur le boulevard Fellen, dans le XVIe arrondissement

Un homme âgé d’une trentaine d’années a été grièvement blessé par balle sur le boulevard Fellen, dans le 16e arrondissement. La fusillade a eu lieu tout près de l’école maternelle Saint-André Boisseau, quelques minutes avant la sortie des classes.

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Mercredi 16 septembre, quatre Montpelliérains – trois hommes et une femme âgés de 31 à 42 ans – sont arrêtés par la police, soupçonnés de participer à un trafic de drogue dans le quartier des Sabines à Montpellier.

L’affaire commence par un renseignement anonyme. Courant juin, les policiers reçoivent l’appel d’une personne qui dit avoir vu des sacs de drogue cachés dans le local technique d’un immeuble du quartier.

Sur place, les enquêteurs découvrent trois sachets : l’un contient 3,8 kilos d’herbe de cannabis, l’autre 120 grammes de résine de cannabis et le troisième 225 grammes de cocaïne. Une enquête est ouverte et des surveillances sont mises en place.

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Les policiers ont mis un terme à un trafic de produits stupéfiants, en Martinique le 7 septembre dernier.

Ils ont saisi plus de 15 kg de résine de cannabis, plus de 4,5 kg de cocaïne. Les protagonistes principaux sont deux frères dont l’un était déjà connu pour trafic de stupéfiants.

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 Au final, seulement deux personnes ont été interpellées, mais l’objectif des forces de l’ordre était avant tout de marquer leur présence.

Opération de police dans le quartier Ousse des Bois à Pau le mardi 15 septembre.© FTV
Soixante policiers investissant un quartier. Il est 17h30 ce mardi 15 septembre 2020 lorsque l’opération menée par la Direction Départementale de la sécurité publique est lancée au Grand Parc à Bordeaux.
Drone, chiens, policiers de la brigade des stupéfiants, de la brigade anti criminalité et de la compagnie départementale d’intervention. Contrôles d’identité, caves et cages d’escalier fouillées, il est 20h30 lorsque les forces de l’ordre repartent, laissant la police technique et scientifique finir son travail.Deux interpellations à Bordeaux, aucune à Pau

Bilan de l’opération : « sur 10 personnes contrôlées, deux individus ont été placés en garde à vue pour des faits liés à la législation sur les stupéfiants et sur les armes », indique ce mercredi le parquet de Bordeaux. 11 D’après le bilan communiqué ce mercredi soir par la Procureur de la République adjoint, Rachel Bray,  onze armes ont été découvertes, diverses munitions et quelques dizaines de grammes d’herbe et de résine de cannabis.
Au même moment à Pau, une autre « descente » est organisée au quartier Ousse des Bois. La police en fait même état sur twitter. Preuve qu’il faut marquer les esprits et surtout communiquer. Le butin est pourtant maigre. « Sur un lieu collectif ont été découverts des petits conditionnements de cocaïne », relate Cécile Gensac, procureur de la République de Pau ce mercredi.

Aucune interpellation, mais « une enquête est en cours afin d’attribuer ces objets à des personnes ».
Le parquet de Pau n’en dira pas plus. Pareil du côté de Bordeaux.

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Invitant à «ne pas se leurrer», le maire de Dijon François Rebsamen  a tenu à dénoncer ce lundi 14 septembre la vente de «cette drogue qui pourrit les quartiers».
Des points de vente qui font l’objet de missions de la police nationale qui attend toujours les renforts promis par le Premier ministre en juillet dernier. Le premier édile anticipe que «les vingt postes de policiers seront affectés à la voie publique». Pourtant, selon nos informations, une partie d’entre eux pourraient être orientés vers les renseignements territoriaux.

«Il y a des points de vente de drogue»

«Je souhaite que la police nationale démantèle ces lieux de vente de drogue» a lancé François Rebsamen. Le maire de Dijon avait été plusieurs fois interpellé sur le sujet par des habitants lors des réunions sur le thème de la sécurité.

«Il y a des points de vente de drogue, faut pas se leurrer» a martelé François Rebsamen avant de se lancer dans une cartographie des points chauds dijonnais : la Maison du Tram en contrebas du jardin Darcy, la résidence Debussy située avenue Jean-Baptiste-Greuze près du parc de la Colombière, l’avenue du Drapeau et «peut-être à Stalingrad».

Missions de sécurisation de la police nationale

Le guide de la drogue à Dijon correspond justement à des points où les policiers sont récemment intervenus pour des missions de sécurisation ou de lutte contre les trafics de stupéfiants sur réquisition du procureur de la République de Dijon : la Maison du Tram le 23 juillet, le quartier Greuze le 10 septembre ainsi que les quartiers Junot, Drapeau, Blanqui et des Grésilles le 14 septembre justement.

Plusieurs personnes ont été interpellées, certaines ont été verbalisées dans le cadre de la nouvelle amende forfaitaire délictuelle de 200 euros (lire notre article) et des saisies de drogue ont été effectuées.

Prévention, dissuasion et sanction

Durant les débats du conseil municipal, Emmanuel Bichot, président du groupe d’opposition Agir ensemble pour Dijon, a demandé «la mise en place d’une police municipale renforcée» et «une police métropolitaine des transports». Ce à quoi François Rebsamen a répondu que «la police municipale n’a pas à régler les problèmes de grande délinquance, de criminalité ou de trafics de drogue».

L’élu socialiste a rappelé son approche de la lutte contre la délinquance qui «commence par la prévention tant que nécessaire et la sanction dès que possible». «L’éducation spécialisée dans les rues» étant vue comme le moyen de faire de la prévention. François Rebsamen a renvoyé la balle dans le camp du conseil départemental de la Côte-d’Or dont le président de la majorité LR-UDI «a supprimé totalement la prévention spécialisée».

Si François Rebsamen aspire à augmenter les effectifs de la police municipale, effectifs qui sont parfois difficiles à recruter (lire notre interview de la première adjointe), il souhaiterait surtout voir dans les rues «des policiers nationaux qui soient chargés de la lutte contre la drogue et c’est cette drogue qui pourrit les quartiers et qui rend la vie des gens insupportable».

Les magistrats ne sont pas assez nombreux

Après la prévention par l’éducation spécialisée, après la dissuasion par la présence policière, «il faut de la sanction» a lancé François Rebsamen tout en précisant l’avoir dit au ministre de la Justice lors de sa venue à Dijon (lire notre article).

Souhaitant se différencier des critiques de l’extrême-droite sur la justice, l’élu socialiste a pris de soin de préciser que «les magistrats ne sont pas assez nombreux parce qu’on a jamais donné les moyens à la justice d’être suffisamment équipée». Ce qui explique que «les dossiers sont reportés un an après et, un an après, la sanction n’a plus aucun sens». Une tirade applaudie dans les rangs de la majorité municipale.

Jean-Christophe Tardivon

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DROGUE – Un réseau de trafic de stupéfiant de la cité des Oliviers à Marseille a été démantelé après plusieurs mois d’enquête, 180 kg de drogue ont été saisis, ainsi que deux fusils d’assaut et 3.000 euros

Un coup de filet très médiatisé.

Les enquêteurs de l’office anti-stupéfiant de la police judiciaire de Marseille ont interpellé mercredi matin un individu dans la cité des Oliviers, dans les quartiers Nord de Marseille. Agé de 25 ans, il a été identifié comme le chef d’un point de vente de produits stupéfiants après plusieurs mois d’enquête.

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Une ubérisation de la vente de drogue ?

Désormais les policiers procèdent en tous cas à des contrôles d’un autre genre. Pour l’équipe du commissaire Clémenti, les dealers sont désormais de plus en plus insaisissables.

En cause, leur utilisation des réseaux sociaux, de snapchat en particulier.
Les vendeurs de drogue utilisent en effet « des communications pas toujours accessible aux services de police, pour faire de la publicité, avec des techniques qui se rapprochent du marketing« , explique le commissaire Anthony Clementi.LIRE

Ou comment changer la donne !

A coup sûr, les dealers pourront compter sur l’aide des consommateurs qui ne supporteront pas longtemps de servir de vache à lait du gouvernement.

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Ce mardi 8 septembre, 27 fonctionnaires de police, accompagnés par la brigade cynophile de Rennes, se sont rendus au square de la Bourdonnaye sur les coups de 15 h.

Cinq personnes ont été interpellées.

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La DNRED (échelon de Lyon) à l’origine de cette deuxième saisie

Après plusieurs semaines d’enquête, les policiers du SRPJ de Montpellier ont interpellé le mercredi dernier au soir, sur l’autoroute A9, deux voitures conduites par deux Montpelliérains, qui transportaient 430 kg de cannabis.

Cette arrestation fait suite à une saisie effectuée en avril sur l’autoroute A7, près de Valence, où plus de 700 kg de haschich avaient été saisis. L’opération avait été réalisée par les agents de la DNRED (Douane française).

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Un docker du Havre (Seine-Maritime) a été retrouvé conscient chemin rural entre les falaises et l’aéroport, avec des hématomes et une balle dans la jambe, mardi 8 septembre 2020, à 7h30.

L’homme âgé d’une quarantaine d’années a été déclaré en « urgence absolue » par un médecin du Service mobile d’urgence et de réanimation (Smur). Il a été évacué, médicalisé, vers le centre hospitalier Jacques-Monod.

Selon nos informations, l’homme a été enlevé dans le « contexte habituel d’enlèvements liés au trafic de cocaïne », indique une source judiciaire.

Sa disparition a été signalée aux services de police vers minuit, mardi. Ces deux dernières années, une quinzaine de dockers du Havre ont été victimes d’enlèvement, sur fond de trafic de cocaïne.

L’enquête ne fait que commencer.

Elle a été confiée à l’antenne havraise du service régional de police judiciaire (SRPJ). La victime devrait être opérée dans la journée et entendue mercredi par les enquêteurs.

lire sur INFO 76ACTU. 

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La dernière phrase de l’entretien donné par le tandem Gérald Darmanin – Marlène Schiappa à Olivier Beaumont et Jean-Michel Décugis dans un article publié par Le Parisien précise que toute la politique et donc le combat que mènera le ministère de l’intérieur sera aussi d’empêcher la progression du RN…

A relire

Du Plan anti-drogue présenté le 17 septembre 2019 à Marseille, à l’époque,  un ancien des stups faisait un constat  accablant: « c’est de la gesticulation, de l’affichage politique »

Un ancien des stups n’y croit pas

Ancien commandant de police, Jean-Pierre Colombies, a été enquêteur pendant dix ans à la brigade des stupéfiants, dont cinq à Paris (aux fameux 36, depuis transféré au Bastion dans le XVIIe arrondissement de la capitale) puis cinq ans à Marseille. Contacté par RT France, il estime que le phénomène du trafic de stupéfiants n’est pas considéré de la bonne manière par le ministère de l’Intérieur : «Ce plan antidrogue ne résoudra jamais rien tant que ce gouvernement ne raisonnera qu’en terme de fric et de répression. On parle de toxicomanie, mais le ministre de la Santé n’est pas présent, alors que c’est en réalité un sujet de santé publique. De toute façon, je rappelle que la détention de stupéfiants est déjà punie dans le droit français, il faudrait relire l’article L.627 du code pénal ! Par ailleurs, pour information, il y avait 50 fonctionnaires aux stups de la Sûreté départementale à Marseille en 1993 et il y en a une trentaine aujourd’hui. Si Castaner s’intéresse tant que ça à Marseille, il pourrait réfléchir à cette donnée-là
C’est de la démagogie motivée par la peur de passer pour des mous et de laisser le terrain sécuritaire au Rassemblement national

L’ancien policier va plus loin et considère que l’usage des drogues doit également être considéré comme un marqueur social : «La consommation de stup, c’est le baromètre d’une société qui va mal, au même titre que la consommation d’antidépresseurs et il n’aura échappé à personne que les Français en consomment beaucoup. Ce plan, c’est de la gesticulation, de l’affichage politique. Pendant ce temps, on a des quartiers entiers qui vivent de ça et qui se considèrent comme des quartiers retranchés… Alors les mesures de ce type se succèdent, mais elles ne résoudront jamais rien si on ne travaille pas en profondeur. Il faut dénoncer le malaise social qui sous-tend cette consommation. Pour mettre fin à la crise de l’héroïne dans les années 1980, on a eu recours aux produits de substitution sous contrôle médical et ça a fonctionné parce qu’on a pris en compte les utilisateurs au lieu de chercher à faire du chiffre. Ce que je vois là, c’est de la démagogie motivée par la peur de passer pour des mous et de laisser le terrain sécuritaire au Rassemblement national dans les urnes

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