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FRANCE 🇫🇷 (DNRED de la Douane française): relire l’interview de Marc Fievet par 24 Ore

Publié: 29 février 2020 par Marc Fievet dans 36, Aeronarcotrafic, AFRIQUE, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du NORD, AMERIQUE du SUD, Balkans, Belgique, Blanchiment, Canada, Canaries, Cannabis - Hachis - Haschich, Ceuta, Cocaïne, Colombie, Corse, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza, HM Customs Excise (UK), INTERPOL, Irlande, Italie, Justice, MAFIA, Malte, Maroc, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, Narcotrafic maritime, NCA, NS 55, OCRTIS, OFAST, Pays-Bas, Police, Policia, Pologne., Portugal, Saint-Martin, Santo Domingo, Sardaigne, Sénégal, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, Suisse, SVA, TRACFIN, UK, USA, Venezuela
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Marc Fiévet est une sorte de Donnie Brasco à la française – du nom de cet agent qui a infiltré des années durant une des principales familles de la mafia italo-américaine et dont l’histoire avait été portée à l’écran avec le duo Johnny Depp-Al Pacino.

Michel Charasse

A partir de1988, à la demande des autorités douanières françaises et de leur service action, la DNRED, l’agent NS55 a vécu au cœur d’une des principales organisations du trafic mondial, en devenant le numéro deux opérationnel. Fiévet a notamment été encouragé dans son action par le ministre du Budget de l’époque, Michel Charasse. Présenté par la justice canadienne comme le n° 1 du trafic mondial, condamné à perpétuité au Canada, finalement extradé, il aura au final payé de 11 années de prison les risques qu’il a pris pour le compte du gouvernement français, après avoir été lâché par ceux qui l’avaient envoyé au combat. En première ligne.

Claudio Pasquale Locatelli

24 Ore : C’est nous qui lui avons appris la nouvelle de la chute de Locatelli. Fiévet a travaillé à ses côtés pendant des années. Au cœur d’une des principales organisations du trafic international de came. En dépit de son évasion de la prison de Grâce en 1989, peu de monde sait qui est Locatelli en France. Après ceci, vous n’aurez plus d’excuses…

24 Ore: On vient d’apprendre ce week-end l’arrestation de Pasquale Claudio Locatelli. Pas vraiment un inconnu, pour vous…Alors, Locatelli, c’est qui?

Marc Fievet

Locatelli, c’était, c’est, et je suis certain que ce sera demain encore, un des principaux distributeurs de la cocaïne colombienne en Europe, doublé d’un des plus importants fournisseurs de cannabis marocain, notamment sur la péninsule italienne. C’est un gros faiseur, comme on dit. Un industriel de la came, pas un petit trafiquant. Du très très lourd. À l’époque où je m’étais rapproché de lui – j’étais chargé du transport et de la logistique de son réseau –, on dépassait toujours les 20 ou 30 tonnes en matière de cannabis. Et en matière de cocaïne, il n’était pas rare de parler de 5, 10 ou 15 tonnes.

24 Ore: Ce Locatelli a plusieurs noms, je crois, de multiples identités…

Oui. Moi, je connaissais Mario Maroni et Claudio Pasquale Locatelli. Plus une autre, que j’ai oubliée.

24 Ore: C’est vraiment la pointure au-dessus?

Quelqu’un d’excessivement brillant. Une belle machine, dotée d’une intelligence supérieure. Un type qui prend d’ailleurs lui-même de la coke pour accélérer ses propres capacités de raisonnement.

24 Ore: Si on établit une sorte de classement du business international de la came, avec de telles quantités, comme celles que vous évoquez, ça le placerait comment?

Écoutez…Là, on parle de l’élite mondiale. Avec Locatelli, on est face aux dix ou quinze personnes capables dans le monde de donner confiance aux expéditeurs et aux fournisseurs, d’une part, et, de l’autre côté, d’être en mesure d’exiger de la part des mafias locales un bon règlement, dans les meilleures conditions. Le genre de choses que peu de personnes sont capables de faire. C’est-à-dire que son nom est une garantie. Clairement, ici, on est au niveau du trafic d’État. Ce monsieur fait partie de ceux qui gèrent un business qui ne peut pas être stoppé par l’activité policière traditionnelle.

24 Ore: Quand on s’appelle Locatelli, les sommes en jeu, ça pèse quoi?

Quand je travaillais avec lui, il prenait 30%de la marchandise. Ça, c’était le prix du passage. En échange, il mettait à disposition les bateaux, l’avion et les infrastructures nécessaires. Très souvent, il négociait aussi l’acquisition des 70 % restants avec les expéditeurs. Il s’occupait lui-même de la redistribution et négociait le prix dans le territoire de destination. À l’époque, le kilo de coke, récupérée par parachutages en mer, se négociait à 2000 dollars. Derrière, pour la revente sur le territoire espagnol, c’était entre 18000 et 20000dollars le kilo. Dans ce cas, généralement, Locatelli redistribuait par 500 kg.

24 Ore: Au fond, il a quoi de plus que les autres? Qu’est-ce qu’il a su faire mieux, ou différemment?

Il a simplement fait grimper le volume des mouvements, n’hésitant pas à passer au stade industriel. Il a été un des tout premiers à faire du regroupement pour plusieurs organisations mafieuses à la fois. Du transport mutualisé, en réalité. Pour ça, il faut avoir la capacité de garantir l’atterrissage de la marchandise, sa tranquillité et sa bonne organisation. Notamment pour éviter que les différents destinataires ne se rencontrent au même moment, et que ça ne dégénère pas. En résumé, Locatelli est à la fois un très fin diplomate, mais avec, derrière, certainement une force de frappe. Deux qualités qui lui permettent d’imposer sa façon de concevoir le business.

24 Ore: Il est très bien entouré, je crois…

Oui. Il a des relais et des connections incroyables. À l’époque, on se retrouvait à l’apéro avec un magistrat. Il avait un avocat rayé du barreau pour quelques irrégularités mais qui avait une connaissance approfondie des procédures judiciaires. Il est capable aussi de trouver des appuis chez les policiers, des services qui lui permettent de repartir (Locatelli a été arrêté à plusieurs reprises en Espagne, avant d’être de façon assez incompréhensible relâché, alors que plusieurs pays demandaient son extradition, ndlr] et d’être à nouveau dehors. Enfin, j’en suis persuadé, il a des connexions étroites avec la DEA (le service anti-stups des Américains, ndlr), qui l’ont certainement aidé à sortir plus d’une fois d’un mauvais pas. Je ne peux pas imaginer avoir payé pour son compte, alors que ma situation d’agent infiltré des douanes était connue, et que lui n’ait pas été poursuivi, sans qu’il y ait eu une intervention des Américains. Il y a eu une guerre des services, et on a préféré sacrifier un agent infiltré français pour laisser se développer un marché qui génère d’énormes profits en matière d’économie souterraine.

24 Ore: Vous semblez toujours amer, même après l’annonce de cette arrestation…

Il y a de quoi. Ce monsieur a été arrêté dix jours avant moi, en 1994. Il a fait un peu de prison. Il est ressorti et s’est arrangé pour être de nouveau arrêté, plusieurs fois.
À chaque fois, il se débrouille pour faire frapper d’annulation toutes les demandes d’extradition, alors qu’il est poursuivi par la France, les États-Unis, le Canada…Une fois encore, j’ai la nausée. Pas parce qu’on vient de l’arrêter, mais parce qu’on m’a laissé pourrir en prison et que je suis toujours considéré comme un narco par le Canada.
Je vais vous dire…On a affaire à des ‘petites frappes’ policières qui font tout, sauf empêcher que nos économies et nos propres banques soient financées par le narcotrafic. Le reste, c’est encore du cinéma.

D’après 24 Ore

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Une partie de la flotte de Claudio Pasquale Locatelli

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General cargo ships PACIFICO

Enregistré à Chypre 🇨🇾 – propriétaire Jurgen Kirchoff financé par Locatelli

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MV Poseidon

Enregistré à Saint Vincent 🇻🇨 – Propriétaire Fortitude Maritime Research ltd à Gibraltar

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MY Sea Harmony

Enregistré à Jersey 🇬🇧 – Propriétaire Charles Henri De Bossieu, un des noms d’emprunt de NS 55

 

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FRANCE 🇫🇷 (Stups): l’interview de Marc Fievet par France Info

Publié: 16 janvier 2019 par Marc Fievet dans Cannabis - Hachis - Haschich, Cocaïne, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, GRC - RCMP (Canada), HM Customs Excise (UK), Narcotrafic INFOS, OCRTIS, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS
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Écouter … ou réécouter

(Le Directeur général des douanes cité est François Auvigne!)

source

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Avec Christian Gatard, lors d’un passage en camion sur Nantes

L’interview de Christian Gatard

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CANADA 🇨🇦 (justice): chez les tartuffes de la RCMP-GRC aussi, les carabistouilles, la collusion, la corruption, le chantage, les menaces et Alzheimer sont au programme

Publié: 14 décembre 2018 par Marc Fievet dans Aeronarcotrafic, AMERIQUE du NORD, Canada, Cocaïne, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, GIBRALTAR, Justice, MAFIA, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, Narcotrafic maritime, NS 55, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, UK
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PARODIE de Justice à BATHURST

Nouveau Brunswick Canada

Parodie de justice à Bathurst-NB Canada!En juin 1998, la Justice canadienne…poursuit Carlos Hernandes Rumbaut et…acquitta ce narcotrafiquant avec l’aide de la GRC/RCMP en octobre !
Le procès de Carlos Miguel Hernandes-Rumbaut, accusé de conspiration dans le but d’importer de la cocaïne au pays, a débuté à Bathurst. L’homme de 53 ans avait été arrêté en 1994, suite à une importante descente policière au large de Shelburne, en Nouvelle-Écosse, qui avait mené à la saisie de cinq tonnes de cocaïne d’une valeur totale de plus d’un milliard de dollars.
Rumbaut est soupçonné d’être une des têtes dirigeantes du groupe qui tentait de faire entrer la drogue au pays.

Dix personnes ont déjà été emprisonnées pour leur participation dans ce crime, dont Marc Fievet, qui sert une peine de prison à vie au pénitencier de Springhill, en Nouvelle-Écosse.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/11/11363.htm
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Parodie de justice à Bathurst-NB Canada! Dans les quelques 3 000 pages que le gendarme Fournier a donné à Marc Fievet, seules preuves auxquelles il eut accès, il s’avère qu’il n’y avait aucune trace des enregistrements des conversations téléphoniques de Messieurs Claudio Locatelli et Carlos Hernandes Rumbaut en place à Montréal au moment des faits.

Marc Fievet a eu accès au dossier de Jürgen Kirchhoff, le capitaine du Pacifico, et, grâce à sa complaisance, il a pu récupérer les enregistrements de ces trafiquants.

Marc Fievet précise que:

Le mercredi vingt-deux octobre 1997, les gendarmes Degresley et Fournier sont venus me rendre visite au pénitencier de Springhill en Nouvelle Ecosse et m’ont rapporté une partie de mon dossier de défense. Le reste sous quinzaine me diront-ils. Degresley me demande d’agir sur le capitaine du Pacifico, Jürgen Kirchhoff, détenu dans le même établissement pour qu’il supprime son appel. J’accepte, pour que personne ne se méprenne sur mon appartenance à la DNRED.
A ma demande, Jürgen Kirchhoff, le capitaine propriétaire du cargo Pacifico se désistera, pourtant les avocats de Kirchhoff étaient sûrs de faire casser le jugement de la saisie du M/S Pacifico qui étant illégale reste illégale.
La « légalisation » de la saisie du M /V Pacifico en Eaux Internationales n’avait pu intervenir qu’en utilisant la seule jurisprudence créée par la saisie en haute mer du M/V Poseidon, décrétée légale par le juge Devonshire dans le jugement de Mills[1].
La GRC a déjà récupéré le montant de la vente du Pacifico, obtenue après dessaisissement du juge Alex Deschenes qui ne voulait pas légaliser cet acte de piraterie. Pourquoi se compliquer la vie, ici au Canada, comme ailleurs, quand un juge ne veut pas enfreindre la loi, il suffit d’en changer! Le nouveau juge canadien Roger McIntyre se verra offrir un voyage à Londres pour rencontrer le juge Devonshire pour conforter la décision qu’il doit prendre et demander au juge Devonshire d’ajouter dans le jugement de Mills, le narco anglais condamné pour la saisie « légale » en haute mer du Poseidon afin que cette dernière soit utilisée comme jurisprudence. La « pression » qu’il a de la GRC est très forte puisque le fils du juge Roger McIntyre est poursuivi par la GRC pour trafic de stupéfiant.

Pour récompenser la docilité et la soumission de ce juge acceptant la collusion, les poursuites contre le fils du juge McIntyre seront abandonnées.

Le Narco trafiquant Carlos Hernandez-Reumbeaut, toujours incarcéré à Renous, plaide non coupable sur les charges sur lesquelles, moi Marc Fiévet, l’agent infiltré, j’ai dû plaider coupable. Il ne craint plus qu’un seul témoignage: mon témoignage. Les Autorités canadiennes, par le sergent Degresley et le gendarme Fournier, m’informent que Carlos Hernandez-Reumbeaut a émis des menaces de mort sur ma famille si  je me décidais à témoigner contre lui.

Ils utiliseront le service de sécurité de la prison de Springhill, N.S, pour me faire parvenir ces menaces. Ces menaces seront également transmises à l’ambassade de France d’Ottawa, Ambassadeur Loïc Hennekinne[1] et aux Douanes françaises.
Le consul général de France à Moncton, Monsieur Olivier Arribe me confirme ces menaces et me dit lors d’une visite, que ces menaces ont été prises très au sérieux par les Autorités françaises.

[1] En 2000, par courrier, le secrétaire général du Quai d’Orsay qu’est devenu Loîck Hennekinne, me dira qu’il n’avait plus souvenir des menaces transmises par les gendarmes canadiens…

[1]  Mills: Narco anglais impliqué dans l’affaire Poseidon

Carlos Hernandes Rumbaut acquitté….

Carlos Hernandes Rumbaut, le présumé co-dirigeant d’un complot pour importer 5,5 tonnes de cocaïne au Canada, qui a été acquitté lundi à Bathurst, est en route pour Montréal où Immigration Canada décidera de son sort. L’avocat de Carlos Rumbaut, Scott Fowler, a indiqué à Radio-Canada que les autorités avaient placé son client dans un avion lundi soir à Moncton sans que celui-ci puisse le contacter. L’homme a cependant été pris d’un malaise à bord de l’appareil et les autorités ont dû opter de faire le trajet jusqu’à Montréal en automobile. Rumbaut n’a pas été libéré immédiatement après son acquittement car Immigration Canada affirme qu’il est techniquement au pays illégalement.

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/16/16662.htm

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Quelles sont  les raisons qui poussèrent les enquêteurs à ne pas utiliser ces preuves accablantes pour faire condamner Carlos Hernandes-Rumbeaut ?

Carlos Hernandez Rumbaut travaillait pour la DEA!

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Parodie de justice à Bathurst-NB Canada!

Drugs and the CIA         

by Ralph McGehee

The CIA’s anger over the issue of its involvement in drug trafficking is somewhat understandable — primarily because it knows little. It seldom reports such details on its own agent operations; and, it does not catalogue its own sins. (The CIA protested details of the Discovery Channel’s program on the CIA — especially Part III « Blowback, » to be broadcast tonight.)

CIA’s Public Relations officers must rely on the Operations Directorate to provide it with information and that process/element
inevitably practices internal deceit even when it knows the details. So genuine denials by the CIA’s PR offices should not be taken  at facevalue.

Other elements contributing to this problem are the policies of « Need To Know » and « Compartmentation. »  The top management knows some, but individual case officers frequently are unaware of what others in their offices do. But top officers
are interested in moving projects forward, not mentally or otherwise cataloguing details, especially details of illegal
activities.

Another major problem is record-keeping. Once an operational plan becomes an operation, the operation is given a cryptonym
and virtually all reporting goes into the operational file with no attempt made to record details in an information-retrieval system.
(Exceptions are some personality information that goes into an individuals file, intelligence reporting being considered for dissemination, and a few other items.) Once an operational monthly or periodic report
is filed, the information is recoverable only by a document-by-documentreview. Consider that the 1975-1976 Church Committee said at one pointthat in a multi-year period the CIA ran 900 major covert operations and
thousands of lesser operations. Knowing that each operation generates some to massive amounts of documents, we can appreciate what happens.

The CIA’s Inspector General promised months ago to compile a report on the CIA’s drug trafficking/suppression consequences.
To do a thorough job his staff would have to review all operational files — this is impossible so his report will only touch the surface.

For my part I have catalogued overt reporting on the drug trafficking/suppression operations which the IG is welcome to use as one part of his search for the truth. A few of these citations are listed below.

Ralph McGehee
CIABASE

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Drugs

In  71  nixon made a  CIA official, Lou Conein, a drug intel agency boss.

CIA hand Lucien Conein named head of DEA’s special operations branch.

He created a deep-cover CIA/DEA narcotics op in Miami, code-named buncin/deacon, and recruited a staff of 19 – anti-castro contract agents. documents released under FOIA to researcher john hill describe a gentlemen’s agreement between CIA and the justice department to ask for dismissals rather than expose sources or techniques. convicted drug smuggler and baof pigs vet Carlos Hernandez Rumbaut, continued his trafficking activity through 1976.

Justice dumped the agreement in 1976, but Conein had worked out a « crossover » arrangement whereby DEA would claim that any CIA asset busted for narcotics smuggling was on a deep-cover DEA assignment. none of CIA’s cubans were prosecuted for drug smuggling.

27 u.s. prosecutions of latin america drug cases and two other major cases had to be dropped because of CIA’s domestic involvement. information from the book by a former FBI officer — William Turner; and, writer warren hinckle (1992).Deadly secrets xxxvii

source

http://www.acorn.net/jfkplace/03/rm/cia-drugs

Bay of Pigs veterans

http://www.pinknoiz.com/covert/bop.html

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DNRED 🇫🇷 (opérations anti-stups internationales🇪🇺🇬🇮🇪🇸🇹🇷🇮🇹🇬🇹🇧🇪🇨🇭🇩🇯🇬🇧🇨🇦🇨🇴🇱🇮🇳🇱🇵🇹🇻🇪🇺🇸🇪🇬): le regard de Jean-Henri Hoguet, ancien patron de la DNRED (1987-1991), qui a « recruté » Marc Fiévet.

Publié: 22 novembre 2018 par aviseurinternational dans 36, Aeronarcotrafic, AFRIQUE, Allemagne, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du SUD, Andorre, ASIE, Balkans, BAN, Blanchiment, Canada, Cannabis - Hachis - Haschich, Cap-Vert, CELTIC, Cocaïne, Colombie, Corse, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, EUROPE, France, Gendarmerie, GIBRALTAR, GRC - RCMP (Canada), Guardia di Finanza (Italie), Guatemala, HM Customs Excise (UK), INTERPOL, Justice, Maroc, Narco-logistique, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, Narcotrafic maritime, NS 55, OCRTIS, Police, Saint-Martin, Santo Domingo, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR, UK, Venezuela
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Pour Rue89, Jean Henri Hoguet ancien patron de la DNRED (1987-1991) a accepté de répondre, par mail, à quelques questions.

Sans fioritures:

Comment expliquez-vous l’absence de soutien des responsables politiques vis-à-vis de Fiévet ?

Les dits « responsables » se sentent éventuellement concernés par les actions qu’ils ont conduites ou autorisées ou qui sont intervenues durant leur mandat, mais rarement pour celles qui sont intervenues des années auparavant. A fortiori lorsque la majorité politique a changé.
Pensez-vous que cette affaire puisse remettre en cause le système des aviseurs ?

Plus qu’un aviseur, Fiévet était un infiltré. Il est clair que ne pas soutenir un infiltré ne peut que tarir le recrutement.

L’aviseur normal ne doit pas s’attendre à une protection particulière. Il donne une information, on l’exploite et si il y a un résultat il sera rémunéré en fonction de celui-ci. Tout ce qu’on lui garantit, c’est de conserver son anonymat.
Marc Fiévet estime que certains de ses signalements n’ont pas débouché sur une intervention des douanes…

C’est vraisemblable et c’est normal. Toutes ces affaires sont internationales, elles mettent en jeu de nombreux services et les informations doivent transiter par des chaines hiérarchiques relevant de plusieurs pays.Vous pouvez ajouter le facteur temps, souvent essentiel, le facteur météo, la chance ou la malchance, pour comprendre que donner une info et réaliser une affaire sont deux choses différentes.
Comment se situe la France, en matière de lutte contre le trafic international ?

En Europe ,je crois que nous sommes parmi les gens qui comptent, comme les Britanniques. Il faut tout de même savoir que l’on estime que l’on n’arrête que 5 à 10% de la drogue et qu’il a été jusqu’ici impossible de faire mieux. Beaucoup de pays font plus mal ! C’est le problème de la demande qu’il faudrait traiter, car il est illusoire de croire que l’on règlera la question en jugulant l’offre, ce qui est impossible dans un monde de plus en plus ouvert, avec des Etats aux motivations souvent antagonistes. Croit-on résoudre l’alcoolisme en supprimant l’alcool ?
Que faudrait-il changer pour accroître l’action des douanes en la matière ?

Le problème ne concerne pas que la douane, mais aussi la police et la gendarmerie. Il faut développer le renseignement aux plans national et international. L’échange de renseignements se heurte à de nombreuses difficultés : égoïsme des services qui travaillent d’abord pour eux mêmes, rivalités entre services, confidentialité des sources, rémunération des indics,etc.

Après le triste exemple Fiévet, il faudrait se donner les moyens d’avoir des infiltrés, de s’en occuper, de leur fournir protection. Ce qui implique des moyens considérables, notamment juridiques. Je doute qu’on en prenne le chemin, car les efforts à consentir ne peuvent être garantis au niveau des résultats à en escompter.

Par David Servenay

Dans la peau d’un narco infiltré au coeur de la mafia de Marc Fiévet et Oliver-Jourdan Roulot, éditions Hugodoc

Au service de l’Etat à travers la douane, 1954-1996 de Jean-Henri Hoguet, éditions l’Harmattan

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DNRED (Douane Française): qui se souvient de Georges Aubry? Passé comme tant d’autres en pertes et profits!

Publié: 22 juin 2017 par Marc Fievet dans 36, Aeronarcotrafic, AFRIQUE, AMERIQUE CENTRALE - CARAÏBE, AMERIQUE du NORD, AMERIQUE du SUD, ASIE, Australian Customs and Border Protection Service., BAN, Blanchiment, CELTIC, Customs and Border Protection, Cyberdouane, DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, EUROPE, FSKN (Russie), Gendarmerie, GRC - RCMP (Canada), Guardia Civil, Guardia di Finanza, Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), INTERPOL, Justice, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, Narcotrafic maritime, NS 55, OCEAN INDIEN, OCRTIS, Police, Policia, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN, UAR
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Qui s’interroge sur les frontières entre le légal et l’illégal y trouvera de quoi songer.

Peut-être le Président Emmanuel Macron, mais à coup sûr Rodolphe Gintz, le Directeur Général de la Douane Française  qui devrait lire ces témoignages avant la nomination du successeur de Jean Paul Garcia.

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Georges AUBRY

A la demande de LA DNRED (Direction Nationale du Renseignement et des Enquêtes Douanières), du temps où elle oeuvrait à partir de la rue de Charonne, Georges Aubry est parti acheter pour 30 000 dollars de cocaïne en Equateur afin d’infiltrer un réseau de trafiquants. Evidemment ce beau plan capote, les patrons de la drogue n’étant, pas plus que les policiers équatoriens, des enfants de choeur. 

Le récit du jeu mortel de « qui piège qui? » qui démontre une fois encore que l’objectif premier était avant tout de réaliser des prises spectaculaires au mépris de toutes règles élémentaires de sécurité!

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Lire aussi:

Marc FIEVET

Un document stupéfiant sur le monde des stups et des narcotrafics. Pour le compte des douanes françaises, Marc Fiévet est devenu le meilleur des agents infiltrés. Remontant patiemment les filières, jusqu’à se hisser au sommet d’une des principales organisations mondiales du trafic, prenant tous les risques. Mal lui en a pris car il a payé cet engagement, au risque de sa peau, par une condamnation à perpétuité au Canada, et de 20 ans de prison dont 10 de sécurité en France. Enfin libre après plus d’une décennie derrière les barreaux, l’aviseur demande des comptes, et entend présenter l’addition à ceux qui l’ont lamentablement abandonné à son triste sort.

Dans ce livre trépidant, il révèle son histoire hallucinante, celle d’un scandale d’État. 

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Hubert AVOINE

« Pendant six ans, mon rôle a été de pénétrer les réseaux, d’identifier les intermédiaires, de recueillir des informations et de les transmettre. Pour qui ? Pour quoi ? Je l’ignorais et je n’avais pas à le savoir, persuadé que cela contribuait à un combat juste et nécessaire. Malgré les méthodes troubles qu’il m’arrivait d’observer, j’ai cru sincèrement au bien-fondé de ces missions. Après tout, je travaillais directement sous les ordres du patron de l’Office des stups, et je n’avais aucune raison de m’inquiéter quant à la légalité de ces opérations. Mais au fil des mois, le doute s’est épaissi et la méfiance a fini par s’installer. J’étais devenu complice d’un système qui, au prétexte de lutter contre le trafic de drogue, contribuait à sa diffusion massive. Jusqu’à la rupture, aussi brutale que violente. »

À l’origine d’une enquête judiciaire ouverte par le parquet de Paris pour « trafic de stupéfiants » et visant les méthodes de la police, Hubert Avoine raconte pour la première fois le détail de ses missions, d’abord pour l’Office français des stups, puis pour le département de la Justice américain.

Un récit sidérant, à la lisière du polar, qui pourrait dissimuler un des plus gros scandales de la Ve République.

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DOUANE FRANÇAISE: lorsque NS 55 écrivait au directeur du Budget Pierre Mathieu Duhamel

Publié: 5 juin 2017 par Marc Fievet dans Blanchiment, DNRED, Espagne, France, GIBRALTAR, INTERPOL, Justice, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, NS 55, Secret Defense, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, TRACFIN
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Marc F.X. Fievet- NS 55 DNRED

4827 X – F106 – C.D. Les Vignettes

27107 – Val de Reuil Cedex

À

Pierre-Mathieu Duhamel – Directeur du Budget

Ministère des Finances – Bureau des cabinets – TELEDOC 144

139 rue de Bercy

75572 Paris cedex 12

Réf : NS 55 021 04 – VAL – 3470

Monsieur,

Le 28 mars dernier j’écrivais à François Mongin, le directeur général des douanes françaises. Le copié-collé ci-après vous permettra d’en prendre connaissance.

« J’ai appris par Gérard ESTAVOYER, le D.I. des Douanes françaises, chef de la DNRED qu’il avait abordé avec vous ma situation et vous avait transmis les copies des derniers courriers que je lui ai adressés. Je vous sais donc maintenant informé de ce que l’on peut commencer à appeler une anomalie de traitement judiciaire due à un « jurisme » exacerbé de magistrats intégristes. Pourquoi alors que l’aggravation de ma peine est devenue réalité, ces défenseurs du « Saint  Dalloz » ne s’étonnent pas que les accords de transferts internationaux ne soient pas respectés.

J’ai appris par mon conseil, Maître Pech de Laclause que le conseiller technique du Président Chirac, Monsieur Laurent Le Mesle, le recevrait le 14 avril 2004 à 11 H 00. Que sortira-t-il de cette réunion ?

Ce rendez-vous pourrait peut-être me permettre enfin de retrouver les miens après 10 ans de détention à travers 2 continents et quatre pays. Encore faut-il que les Douanes ne s’opposent pas à ce que solution soit trouvée pour d’après vos collaborateurs : «  Si on le sortait de là, ce serait un casus belli. » C’était cette raison qui était mise en avant par vos collaborateurs dans le Figaro du 24 avril 2003 pour expliquer que vous ne feriez rien!

    Les RCMP officers que j’ai contactés m’ont réaffirmé qu’ils pensaient, eux, que j’aurais été libéré dans les mois suivant mon retour et que le « casus belli » invoqué n’était qu’un artifice, seulement dans la tête des responsables douaniers français!

Au Canada, sur documents officiels qui le confirment, j’aurais eu des visites familiales arrangées depuis le début de mon incarcération, j’aurais eu droit aux permissions depuis juin 2001 et je serais en semi-liberté depuis le 12 décembre 2003. Le 12 Juin 2004, j’aurais été libéré. Ce traitement  étant réservé au narco que j’étais par les autorités judiciaires canadiennes qui m’avaient condamné! Ces autorités ne sachant pas que je n’étais qu’un narco fictif, puisqu’elles n’ont pas, délibérément, été informées de ma qualité d’agent infiltré.

Si Messieurs Christian Gatard et Bernard Roux, l’attaché en poste à Washington D.C. hauts fonctionnaires des douanes de l’époque Pierre Mathieu Duhamel, lors de la visite qu’ils me rendirent au Canada, ne m’avaient pas aussi mal « conseillé » pour un plaidoyer de culpabilité totalement contraire à ce que l’attaché londonien Philippe Galy m’avait affirmé, m’empêchant toutes explications de ma présence non fortuite et parfaitement connue au sein de cette organisation mafieuse, jamais je n’aurais connu ces trop nombreuses années en prison.

Le constat que les autorités  judiciaires canadiennes, comme d’ailleurs les françaises, préfèrent libérer et ne pas poursuivre les vrais mafieux, continue à me perturber, mais comme je l’écrivais voici déjà plusieurs années, pour ces magistrats narcissiques, qu’importe le flacon pourvu qu’ils aient l’ivresse.

Le retour vers la France n’était que la solution « conseillée » par ces « missi dominici » douaniers de l’époque du D.G. Pierre Mathieu Duhamel pour que ma situation soit arrangée. Je n’ose penser qu’ils me précipitèrent délibérément dans le cloaque kafkaïen de la pénitentiaire française. Faire de la prison au Canada étant paradisiaque à côté des conditions françaises de détention, de la véritable désinsertion et du constat journalier accablant de la sublimation dans un administratisme  abscons, contreproductif et totalement incohérent qui continue malheureusement à se développer.

Que les Douanes françaises exigent que les autorités judiciaires françaises n’aggravent pas la sanction prononcée au Canada, me semble parfaitement justifié.

Je vous prie de bien vouloir accepter mes carcérales salutations. »

Ce 14 avril, à 17 H 00, j’ai appris par mon conseil que le rendez-vous avec Laurent Le Mesle, le conseiller technique justice de l’Elysée avait été  annulé dans la matinée. J’ai informé François Mongin immédiatement via le directeur des douanes de Marseille, Jean Paul Garcia en l’absence de Gérard Estavoyer le DI de la DNRED et lui ai confirmé par courrier dont le copié collé ci-après vous informera totalement :

« L’entretien téléphonique que j’ai eu ce jour avec le député Thierry Mariani qui a mis en exergue que la continuité du service de l’Etat, comme il me l’a souligné si justement, n’a pas été respecté aujourd’hui par Laurent Le Mesle, l’ex-conseiller technique du Président de la République, qui avait décidé de recevoir le 14 avril 2004 à 11 H 00, mon conseil Christophe Pech de Laclause et qui a fait décommander ce matin même arguant du fait qu’étant devenu le directeur de cabinet de Dominique Perben, il n’avait plus compétence sur un dossier relevant uniquement désormais de la présidence. Je trouve cette attitude particulièrement cavalière avec mon conseil et humainement parlant incompréhensible, démontrant un mépris inacceptable.

Je tenais à vous en informer et vous prie d’accepter mes plus vifs remerciements pour toutes les démarches déjà entreprises, espérant qu’enfin une solution soit trouvée pour qu’au moins la France ne me garde pas dans ses geôles plus longtemps que ne l’aurait fait le Canada. Il reste 58 jours.

 Je vous prie de bien vouloir accepter mes sincères salutations. »

Vous qui aviez demandé à votre collègue Madame Strachan que les « services rendus » soient pris en compte au cas où je serais condamné, pourriez-vous intervenir pour que la France fasse preuve de bon sens et que je puisse enfin retrouver ma famille.

Je vous remercie par avance de toutes les interventions possibles et vous prie d’accepter mes sincères salutations

Val de Reuil, le 15 avril 2004

Marc F.X. Fievet

NS 55 DNRED

4827 X – F106

C.D. Les Vignettes

27107 – Val de Reuil Cedex

COPIE  pour info.

Destinée  à  Gérard Estavoyer, DI DNRED Paris

Un courrier à l’identique a été adressé à Jean Luc Vialla. J’espère que tu pourras faire en sorte que le cauchemar prenne fin ce prochain 12 juin.

Bien sincèrement

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DOUANE FRANÇAISE 🇫🇷: quand la DNRED tenait un restaurant à Estepona en Andalousie 🇪🇸

Publié: 1 juin 2017 par Marc Fievet dans DEA (USA), DG de la Douane française, DNRED, Douane française, GRC - RCMP (Canada), Guardia di Finanza (Italie), HM Customs Excise (UK), Narcotrafic INFOS, NS 55, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA
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C’était le Saint Georges sur la RN 340, carretera de Cadiz, en bordure de mer, à Estepona (Malaga).

 


Le ministre Michel Charasse était venu personnellement vérifier que les fonds de la trésorerie générale avaient été bien employés. Pour cela il était descendu avec un « King Air » préempté à un narco et avait séjourné à l’hôtel « Puente Romano » à Marbella.

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Depuis le mois de décembre, la CGT avait demandé à la Direction générale une audience chez le Ministre au sujet de la DNRED. Il aura fallu un nouveau Directeur général pour prendre conscience de la gravité de la situation et enfin obtenir ce que nous demandions.

A la demande de la CGT, l’ensemble des organisations syndicales ont été reçues par Messieurs Eckert et Gintz ce matin afin d’évoquer la situation actuelle à la DNRED.

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Le Ministre a tout d’abord souhaité réaffirmer sa confiance dans la Douane et a rappelé que tout était fait dans le souci du respect des agents.

Le DG a exposé les propositions qui ont été faites afin de mettre fin aux dysfonctionnements importants de cette direction :

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Changement de direction à la DNRED (un nouveau d’ici 1 mois), la DOD, les bureaux D et D 3 de la DG.

La DNRED est désormais directement rattachée au Directeur Général:

  • Fonctionnement collégial dans les processus décisionnels
  • Mise en place d’un plan de contrôle interne
  • Sécurisation des procédures
  • Refondation des processus de recrutement et de formation professionnelle y compris dans l’encadrement
  • Mise en place d’une cellule de soutien psychologique pour les agents engagés dans des opérations à haut risques.

Le DG a également reconnu qu’il était plus que nécessaire de repenser la logique des résultats, la « politique du chiffre », qui comme la CGT le dénonce depuis déjà longtemps, n’est pas sans lien avec les événements dramatiques dont il est question aujourd’hui. Il a rappelé que si on ne s’interrogeait pas sur la manière dont étaient faits les chiffres, il existait forcément un risque.

A la demande de la CGT, le Ministre a accepté que ce plan de refondation soit piloté au niveau de la direction générale et non de la DNRED seule.

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Rodolphe Gintz, DG de la douane française

La CGT n’a pu que se féliciter des décisions prises par le Directeur puisque nous demandions, dès le mois de décembre, à ce que l’ensemble du commandement opérationnel soit mis face à ses responsabilités.

Toutefois, et parce que nous ne pouvons ignorer que si nous sommes là aujourd’hui c’est parce que cette affaire a été judiciarisée, nous voulons être sûrs que ces propositions ne seront pas que contextuelles.

La CGT rappelle également l’effet pervers de cette course aux résultats sur l’ensemble des services douaniers.

La CGT a demandé, au regard du contexte, le remplacement immédiat du médecin de prévention, la titulaire étant absente depuis de nombreux mois. Le Ministère a dit en faire une priorité. De même, la CGT a exigé que tous les DUERP soient faits et mis à jour. Le Ministère a bien entendu accepté.

La CGT a demandé la communication du rapport de l’IS utilisés lors des différentes GAV. Nous avons également demandé la communication de la lettre de mission du directeur inter-régional, signée de l’ancienne Directrice générale (Hélène Crocquevieille).
La CGT a également demandé à ce que les organisations syndicales soient auditionnées par l’Inspection des Services, ce que la DG a accepté.

Nous exigeons enfin que les collègues soumis à un interrogatoire écrit soit désormais accompagnés par un représentant syndical. En effet, ces interrogatoires, si suites juridiques il y a, sont transmis aux services de la police et de la justice. 
Ainsi, et tant que cette revendication n’aura pas abouti, nous invitons tous les collègues à invoquer leur droit au silence lors d’éventuels interrogatoires et ce, quelque soit le contexte.

La délégation du SNAD CGT

Source

https://www.cgtdouanes.fr/missions/surveillance/article/dnred-audience-chez-le-ministre

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Jean Paul Garcia, le directeur de la  DNRED (direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières), l’équivalent de la DGSE pour Bercy, a donc dû quitter son poste sur demande de Christian Eckert. 

La DOD dans le collimateur 

Deux directeurs de la direction des opérations douanières et un chef d’antenne régionale étaient en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour détournement de fonds publics et importation frauduleuse de 43 tonnes de café de contrebande. Le tout, sur fond de caisse noire découverte au Havre…

Lire

https://www.franceinter.fr/justice/grand-nettoyage-a-la-tete-des-douanes-francaises

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Erwan Guilmin et Magalie Noël, numéro 1 et numéro 2 de la direction des opérations douanières, sont toujours en garde à vue ce jeudi soir à Paris. Les deux cadres du service le plus prestigieux et le plus secret sont suspectés d’avoir, au moins, cautionné l’importation frauduleuse de café de contrebande, avec pour objectif de faire grimper leurs statiques en 2015.

Lire

https://www.franceinter.fr/justice/faux-marche-de-cafe-deux-hauts-cadres-de-la-douane-en-garde-a-vue

Lire aussi: http://m.20minutes.fr/societe/2054467-20170421-deux-cadres-douane-mis-examen-pratiques-enquete-illegales

http://www.ouest-france.fr/normandie/le-havre-76600/le-havre-deux-hauts-responsables-des-douanes-mis-en-examen-4942363

http://mobile.lemonde.fr/police-justice/article/2017/04/21/pratiques-d-enquete-illegales-mise-en-examen-de-deux-hauts-responsables-des-douanes_5115358_1653578.html?xtref=acc_dir

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DNRED versus OCRTIS: le dossier s’enliserait-il?

Publié: 9 avril 2017 par Marc Fievet dans 36, BAN, Blanchiment, CELTIC, Cocaïne, Cyberdouane, DG de la Douane française, DNRED, Douane française, Drogues, Espagne, Gendarmerie, Guardia Civil, NARCOTRAFIC, Narcotrafic INFOS, NS 55, OCRTIS, Police, Policia, Secret Defense, SERVICES ANTI-DROGUES, SERVICES ESPAGNOLS, SERVICES FRANCAIS, SVA, TRACFIN
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Lire ou re lire cet article d’Emmanuel Fansten paru le 25 janvier 2017 dans Libération. 

Une bande audio réalisée lors d’une réunion à la direction du renseignement des douanes met en cause François Thierry, ex-patron de la lutte antidrogue soupçonné d’avoir récupéré des valises de came à Roissy.

C’est un enregistrement clandestin longtemps resté secret. Une bande audio explosive, versée à la justice et authentifiée par un huissier, qui révèle un nouvel épisode de la guerre des services au sommet de l’Etat et illustre les méthodes troubles de l’ancien patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) François Thierry. Déjà visé par plusieurs procédures judiciaires et aujourd’hui en poste à la Sous-direction antiterroriste (Sdat), le commissaire est soupçonné d’avoir personnellement récupéré des valises de drogue à l’aéroport de Roissy, en dehors de toute procédure judiciaire. A l’époque, les accusations d’une douanière auraient été étouffées par les policiers.

Grand flic

La scène se déroule le 21 septembre 2010. La veille, une informatrice de la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) a été interpellée par l’Ocrtis, provoquant un pataquès judiciaire et une crise ouverte entre les deux services rivaux. Une réunion est alors organisée en urgence par le patron de la Division des recherches, Roger Combes, au siège de la DNRED, situé à l’époque rue de Charonne, dans le XIe arrondissement de Paris. Autour de lui, ont pris place son adjoint, Claude Lubrano, le responsable de la division des recherches de Paris, Philippe Gozard, ainsi que quatre enquêteurs de l’équipe «stups» des douanes. Soucieux de garder une trace en cas de problème, un des participants enregistre discrètement l’échange. Au fil de cette longue discussion à sept voix, la conversation dévie sur François Thierry. Après avoir passé plusieurs années à la tête du Service interministériel d’assistance technique (Siat), l’unité ultraconfidentielle qui chapeaute tous les agents infiltrés, le grand flic a été nommé cinq mois plus tôt à la tête de l’Ocrtis. Plusieurs douaniers s’étonnent de sa présence régulière à Roissy.

«- Oui mais bon, ça, on fait avec , tempère Philippe Gozard. Et puis ça existe, et puis on peut pas faire, on peut pas faire autrement. François Thierry a été, même en temps que patron du Siat, il allait chercher les… les valises à l’aéroport.

– En plus directement, réagit un agent.

– Ah bah ça, on l’a vu, enchaîne une autre. Il est parti avec sa valise vert-fluo, 50 kg dedans, et encore, 50 kg, je suis généreuse.

– Le problème, c’est qu’il est flic, s’étrangle Roger Combes.

– Mais oui, mais on n’est pas là pour le balancer non plus, moi je suis pas l’inquisiteur.

– C’est ça, le souci, c’est que ce mec-là, tout le monde sait.

– Le jour où il tombera, j’aurai ma conscience, c’est pas moi qui l’aurai balancé, parce que j’en ai rien à foutre, il vit sa vie. Rien à caguer.

– Et il n’empêche que ce mec-là, c’est le patron de l’Office des stups. Et quand il va voir le magistrat, le magistrat lui mange sur la main (sic).»

Quelques mois après cette réunion, à la suite d’un mystérieux courrier anonyme dénonçant les pratiques des douaniers, une enquête préliminaire est ouverte en novembre 2011, confiée à… l’Ocrtis. Soupçonnés d’avoir détourné de la drogue afin de rémunérer des indics, plusieurs agents de la DNRED sont mis en examen, dont la plupart de ceux qui se plaignaient de François Thierry. Mais dans les auditions, il n’est étrangement fait nulle part mention des valises transportées par le commissaire. «L’Ocrtis n’a pas voulu acter mes déclarations à ce propos», expliquera trois ans plus tard une des douanières mises en examen, Patricia B., lors d’une confrontation devant le juge Hervé Robert. A cette occasion, cette dernière confirme qu’elle s’est bien retrouvée nez à nez face à François Thierry, notamment le 6 février 2010, et qu’un de ses collègues en poste à Roissy lui a affirmé que le patron des Stups était là «toutes les semaines».

Surpris, le magistrat convoque trois jours plus tard François Thierry pour recueillir ses explications. «Je n’ai aucun souvenir de l’événement rapporté», commence par se défendre le commissaire, avant d’envisager trois hypothèses, «si tant est que j’ai bien été là ce jour-là». Première hypothèse : une «livraison surveillée» classique, technique qui permet de faire passer de la drogue sous le contrôle d’un magistrat afin de piéger des trafiquants. Mais vérification faite, aucune procédure judiciaire de ce type n’était ouverte à l’époque des faits. Deuxième hypothèse avancée par Thierry : il s’agissait d’un «exercice conduit au titre d’une opération factice». Troisième et dernière hypothèse, plus baroque encore que la précédente : l’opération visait en fait à «crédibiliser» un gros indic du service en l’aidant à faire passer de la marchandise, fausse évidemment, afin de faire croire à ses complices qu’il disposait d’une sortie à l’aéroport de Roissy. «Très ponctuellement, pour cet informateur, nous avons été amenés à aller chercher deux ou trois valises expédiées depuis Bogota, qui contenaient, pour un premier envoi des vêtements, pour le deuxième envoi du sable et pour le troisième, je n’ai gardé aucun souvenir», a expliqué sans rire le commissaire.

Piste en suspens

Par acquit de conscience, le juge d’instruction lance alors des vérifications en Colombie. La réponse arrive quelques semaines plus tard, le 14 septembre 2014, par le biais de l’attaché de sécurité intérieure à Bogota. «Aucun élément lié à la réception ou à la réexpédition de matériels techniques envoyés au Siat durant les années 2009 et 2010», tranche le fonctionnaire en poste à l’époque. De son côté, après de nouvelles vérifications faites auprès de son service, François Thierry admet que «le Siat n’a conservé la mémoire d’aucune opération judiciaire sur le site de l’aéroport Roissy – Charles-de-Gaulle». «Aucune trace de ma présence sur place ce jour-là», précise-t-il avant de soumettre au juge une ultime hypothèse : «Nous procédions à la récupération de matériels techniques (balises, moyens vidéo) revenant des DOM-TOM ou de l’étranger et confiés avec précaution et discrétion à un équipage d’une compagnie aérienne compréhensive. Non évoquée lors de mon audition, faute de l’avoir eue en mémoire, cette pratique reste fréquente.» Piste qui restera en suspens. Trois mois plus tard, le juge Robert rejoint la Cour des comptes. Transmis au cabinet de Jean Gervillié, le dossier va alors flotter près de deux ans avant de rebondir. En janvier 2016, tous les douaniers sont à nouveau entendus, dont Roger Combes, le patron de la Division des recherches à l’origine de la réunion enregistrée en septembre 2010. «Avez-vous autre chose à déclarer avant que nous mettions fin à notre audition ?» lui demande ce jour-là le magistrat. «Je pense que François Thierry n’est pas honnête mais je ne suis rien par rapport à lui, répond Combes. Je n’ai jamais pu me livrer à ce point, personne ne m’aurait cru. J’ai conscience qu’en vous parlant sur les doutes que j’ai sur ces personnes qui ont eu ce type d’agissements pendant toutes ces années, je mets ma vie en péril.»

Emmanuel Fansten

http://www.liberation.fr/france/2017/01/25/stups-les-etranges-bagages-du-commissaire_1544070

Lire aussi:

Pour François Thierry, trois affaires sur les rails

http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/03/20/pour-francois-thierry-trois-affaires-sur-les-rails_1557158

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