COLOMBIE 🇹🇮 (Coke en stock – CCCXXXVI) : l’avion qui volait trop durant la pandĂ©mie

Retour en Colombie, pays producteur de coca, comme on le sait, mĂȘme si ce n’est plus le plus prolifique dĂ©sormais.

Fin  mai dernier, on y a saisi un avion contenant presqu’une demi-tonne de cocaĂŻne. Pas vraiment un surprise, donc, tant il en circule toujours dans le pays. A part que cet avion appartenait Ă  une entreprise dont un prĂ©dĂ©cesseur, en 2019, avait Ă©tĂ© retrouvĂ© en miettes au Guatemala, avec aux commandes celui qui Ă©tait le pilote attitrĂ© du prĂ©sident actuel mais aussi celui d’Alvaro Uribe pendant des annĂ©es, dĂ©montrant ainsi par l’exemple les liens Ă©troits entre l’ex-prĂ©sident et les trafiquants, ce dont on s’est toujours doutĂ© depuis la mort de son propre pĂšre
 assassinĂ© par les Farcs en 1983, groupe d’opposition militarisĂ© dont le moteur financier est le trafic de cocaĂŻne, on le rappelle.

A ce moment-lĂ , son fils Ă©tait directeur de l’aviation du pays
 et favorisait Ă  tour de bras les autorisations de vol d’un nombre considĂ©rable d’avions de trafiquants, aidĂ©s par des paramilitaires sanglants qui le soutenaient.

Une découverte qui nous replonge prÚs de quarante ans en arriÚre, en quelque sorte


Le crash du pilote présidentiel

Retour en arriĂšre le 25 novembre 2019 dans le parc national Laguna de LachuĂĄ, Ă  IxcĂĄn, prĂšs de QuichĂ©, au Guatemala. Un avion bimoteur s’était Ă©crasĂ©, un de plus, souvenez-vous.

Sur place, des dĂ©bris partout, l’avion retrouvĂ© le 3 dĂ©cembre par les soldats guatemaltĂšques s’est complĂštement Ă©miettĂ© en heurtant le sol Ă  grande vitesse, et au sol  il y a de la coke partout de rĂ©pandue parmi les dĂ©bris, mais aussi un i-Phone, un tĂ©lĂ©phone satellitaire Motorola et des documents Ă©parpillĂ©s.

Plus deux cadavres complĂštement carbonisĂ©s dont il ne reste que des squelettes noircis : l’un d’entre eux s’appelle Lino Nevado Sthormes, il vient du dĂ©partement de Zulia au Venezuela et c’est un
 ex-pilote de l’armĂ©e de l’air bolivarienne comme j’avais pu le prĂ©ciser ici le 3 mars suivant. Les documents retrouvĂ©s dans les dĂ©bris, dont son passeport, le confirment. Pour l’autre, on reste dans le doute


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