ÉTATS UNIS 🇺🇸 : pour le Département du Trésor, la cocaïne colombienne reste une grande menace

L’Office of Foreign Assets Control (OFAC) a évoqué dans un communiqué la menace que fait peser la cocaïne colombienne sur les États-Unis après avoir identifié des personnes et même des entités qui font circuler la drogue à l’échelle internationale, mettant en alerte les autorités nord-américaines.

Dans le mémorandum, l’OFAC a fait référence à la sanction qui a été prononcée ce jeudi contre Zulma María Musso Torres, également connue sous le nom de « La Patrona » ou « La Señora » que les autorités américaines décrivent comme l’un des dirigeants d’un réseau de trafic de drogue basé à Santa-Marta.

Selon les informations du département du Trésor, l’organisation de Zulma María Musso Torres contrôlait des corridors maritimes stratégiquement situés dans le nord du pays sud-américain (Magdalena, Atlántico et La Guajira) et facturait aux narcos chaque kilogramme de drogue en échange de protection et de sécurité pour les expéditions de cocaine.

L’OFAC a également identifié les complices de Zulma María Musso Torres. Ce sont ses deux enfants, Washington Antúnez Musso et Juan Carlos Reales Britto et son mari, Luis Antonio Bermúdez Mejía.

En ce qui concerne les sociétés qui seraient liées aux activités illicites de « La Patrona », il existe « Exclusive Import Export S.A.S. » et « Polígono Santa Marta S.A.S. », qui appartiennent à l’un de ses fils.

Cette annonce fait suite à celle du 15 septembre dernier, lorsque Joe Biden, a identifié pour l’exercice 2022, les pays considéré par les Etats Unis comme trafiquant de drogue ou comme principaux producteurs de drogues illicites dans le monde.

Sur la liste figurent : Afghanistan, Bahamas, Belize, Bolivie, Birmanie, Colombie, Costa Rica, République dominicaine, Équateur, El Salvador, Guatemala, Haïti, Honduras, Inde, Jamaïque, Laos, Mexique, Nicaragua, Pakistan, Panama, Pérou et le Vénézuela.

« La présence d’un pays sur la liste ci-dessus ne reflète pas les efforts antidrogue de son gouvernement ou le niveau de coopération avec les États-Unis (…) la raison pour laquelle les pays sont inclus dans la liste est la combinaison de facteurs géographiques, commerciaux et les facteurs économiques qui permettent le transit ou la production de drogues, même si un gouvernement a adopté des mesures robustes et diligentes de contrôle des stupéfiants et d’application de la loi », indique le document.

source

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ÉTATS-UNIS 🇺🇸 (Justice) : arrestation le 15 octobre 2020 et libération spectaculaire le 17 novembre 2020

Salvador Cienfuegos Zepeda, membre du cabinet de l’ancien président Enrique Peña Nieto (2012-2018), faisait face à quatre chefs d’accusation pour responsabilité présumée dans le crime de trafic de drogue et de blanchiment d’argent.

Salvador Cienfuegos Zepeda faisait en fait l’objet d’investigations américaines, nommées « opération Padrino  » par la DEA depuis les années 2010.

Un mois après avoir été arrêté par la DEA, le général mexicain Salvador Cienfuegos a été rendu à son pays sans aucune charge retenue aux États-Unis

Les États-Unis ont abandonné leurs poursuites envers Cienfuegos le 17 novembre 2020 et l’extradent alors vers le Mexique

‘Une justice pour les aigles et une pour les pigeons’, ça se confirme chaque jour davantage!

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USA 🇺🇸 (DEA) : Most Wanted Fugitives and Spectacular Release

Caro-Quintero, Rafael

Rafael Caro-Quintero

Wanted for the following alleged federal violations: KIDNAPPING AND MURDER OF A FEDERAL AGENTviolent crimes in aid of racketeeringaiding and abettingaccessory after the fact. Also wanted for: possession with intent to distribute marijuana and cocainemurdercontinuing criminal enterprise.
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Zambada Garcia, Ismael

Ismael Zambada Garcia

Wanted for the following alleged federal violations: The following alleged Federal Drug Violations: 1) 18 USC Sec 1962 (d) RICO Conspiracy; 2) 21 USC 846 and 841 (a)(1) Conspiracy to Possess Controlled Substanceover 5 kilograms of cocaine and over 1000 kilograms of marijuana; 3) 21 USC 963952(a) & 960(a)(b)(1)(B)&(G) Conspiracy to import a controlled substanceover 5 kilograms of cocaineand over 1000 kilograms of marijuana; 4)18 USC 1956 Conspiracy to launder money instruments; 5)18 USC 2 & 924(o) Conspiracy to possess firearms in furtherance of drug trafficking crimes and aid and abet; 6 thru 10) 18 USC 2 & 1959(a)(1)&(5) Violent Crimes in aid of racketeering activityand aid and abet; 11) 21 USC 848 (e)(1)(A) Murder while engaging in or working in furtherance of a continuing criminal enterprise or drug trafficking; 12) 21 USC 848(b)(1) and (2)(A) Engaging in a continuing criminal enterprise in furtherance of drug trafficking; 13) 18 USC 956 Conspiracy to kill in a foreign country; and (14) 18 USC 2 & 1201 Kidnaping and aid and abet.
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Kenny Jing Ang

Kenny Jing Ang Chen

Wanted for the following alleged federal violations: Conspiracy to Distribute Heroin, 21 USC 846;Aid & Abet Distribution of Heroin, 841(a)(1) and 18 USC 2;Aid & Abet Carrying of Firearm During Drug Trafficking, 18 USC 924(c)(1);Use of Minors in Drug Trafficking, 21 USC 861(a)(1).
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Dario Antonio Usuga David

Dario Antonio Usuga David

Wanted for the following alleged federal violations: UNKWN
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NEMESIO OSEGUERA-CERVANTES

Nemesio Oseguera-Cervantes

Wanted for the following alleged federal violations: 21 USC 84621 USC 96321 USC 95921 USC 84121 USC 924
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Julio Alex Diaz

Julio Alex Diaz

Wanted for the following alleged federal violations: 21 USC 846 Conspiracy to Possess with Intent to Distribute heroin, fentanyl, and cocaine.
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Rommel Pascua Cipriano

Rommel Pascua Cipriano

Wanted for the following alleged federal violations: Distribution
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Jesus Alfredo Guzman-Salazar

Jesus Alfredo Guzman-Salazar

Wanted for the following alleged federal violations: Conspiracy to Possess with Intent to Distribute Controlled Substance; Attempt/Conspiracy-Controlled Substance-Import/Export with Intent to Distribute

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ARRESTATION

et

LIBERATION SPECTACULAIRE

ÉTATS-UNIS (Justice): le général Salvador Cienfuegos Zepeda a été transféré dans une prison new-yorkaise

La libération sous caution refusée en raison du risque réel de fuite, le membre du cabinet de l’ancien président Enrique Peña Nieto (2012-2018) fait face à quatre chefs d’accusation pour responsabilité présumée dans le crime de trafic de drogue et de blanchiment d’argent.

USA 🇺🇸: le général mexicain Cienfuegos va rentrer au pays sans aucune charge retenue aux Etats-Unis

Un mois après avoir été arrêté par les services US de lutte contre le narcortafic, le général mexicain Cienfuegos va être rendu à son pays sans aucune charge retenue aux Etats-Unis.

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NARCOTRAFICO: en la Campaña Naval Orión VI, que se desarrolló entre el 15 de septiembre y el 30 de octubre, también fueron capturadas 413 personas de diferentes nacionalidades y se inmovilizaron 76 embarcaciones, cinco semisumergibles y siete aeronaves en tierra

Más de 613 kilos de cocaína, 682 kilos de marihuana, 14 medios navales, 15 vehículos, más de 83 mil dólares y 32 personas detenidas; son parte de los resultados de la participación de Nicaragua en la campaña Orión VI.

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En la Campaña Naval Orión VI, que se desarrolló entre el 15 de septiembre y el 30 de octubre, también fueron capturadas 413 personas de diferentes nacionalidades y se inmovilizaron 76 embarcaciones, cinco semisumergibles y siete aeronaves en tierra, de acuerdo con el balance presentado por el Gobierno colombiano.

Desde que se inició la campaña Orión, en 2018, se han confiscado más de 284 toneladas de cocaína y 63 toneladas de marihuana entre todos los países que conforman la coalición internacional.

Colombia enfrenta una permanente presión de Estados Unidos para reducir el cultivo de la coca, la materia prima de la cocaína. La producción potencial de cocaína en Colombia aumentó un 8% a 951 toneladas métricas el año pasado, según la Oficina de Política Nacional de Control de Drogas de la Casa Blanca.

Las disidencias de la desmovilizada guerrilla de las Farc que se apartaron de un acuerdo de paz firmado en 2016, el rebelde Ejército de Liberación Nacional (ELN) y bandas criminales conformadas por exparamilitares de ultraderecha están involucrados en el narcotráfico en el país sudamericano.

La coalición internacional

Alemania, Argentina, Belice, Brasil, Chile, Colombia, Costa Rica, Ecuador, Estados Unidos, El Salvador, España, Francia, Guatemala, Guyana, Holanda, Honduras, Italia, Islas Caimán, Jamaica, México y Nicaragua, participaron en la sexta fase de la operación junto con Panamá, Paraguay, Perú, Portugal, República Dominicana, Surinam, Trinidad y Tobago y Uruguay.

FUENTE

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COSTA RICA: desarticulan banda de tráfico de cocaína desde Colombia y Ecuador

costa_rica-2Ocho costarricense fueron detenidos en allanamientos realizados en 17 casas en el sur del país, según un comunicado del ministerio.

Según el ministro de Seguridad Pública, Gustavo Mata, precisó que el grupo utilizaba barcos pesqueros y lanchas rápidas para recoger la droga en el Pacífico y las desembarcaba en varios puntos del litoral sur del país.

También informó que operativos realizados desde 2014 contra esta banda permitieron decomisar cerca de cuatro toneladas de cocaína.

El ministerio indicó que la investigación sobre esta organización delictiva comenzó en 2014 a cargo de la Policía de Control de Drogas, con el apoyo de autoridades de Ecuador, Guatemala y Estados Unidos.

Costa Rica y otros países centroamericanos son utilizados por el narcotráfico internacional como puente para trasladar drogas desde los países productores de América del Sur hasta Estados Unidos y Europa.

mas/fr

http://noticias.lainformacion.com/policia-y-justicia/narcotrafico/costa-rica-desarticula-banda-de-trafico-de-cocaina-desde-colombia-y-ecuador_A0zMcBqHDzxZWze89DQrG2/

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NICARAGUA: la Fuerza Naval decomisa más de 500 kg de cocaína en costa del Pacífico | ELESPECTADOR.COM

nicaraguaLa incautación se produjo en playa Hermosa, en la costa Pacífica del departamento de Carazo.

Por: AFP

La Fuerza Naval de Nicaragua decomisó más de 500 kg de cocaína en una lancha procedente de Costa Rica que fue abandonada en una playa del Pacífico sur del país por tres personas que se dieron a la fuga, informó este sábado una fuente militar.

La droga estaba empaquetada en 445 bultos con polvo blanco, que las autoridades determinaron es cocaína y podría pesar más de 500 kg, afirmó el jefe del distrito Naval del Pacífico, Gerardo Fornos, capitán de navío, al portal oficial del gobierno 19 de Julio.

La incautación se produjo la noche del viernes en playa Hermosa, en la costa Pacífica del departamento de Carazo, 35 km al sur de la capital en línea recta, luego que la naval detectara una lancha sospechosa con dos banderas de Costa Rica impresas en la parte delantera.

En la embarcación se observaron a tres personas, que al ser descubiertas por las autoridades se dieron a la fuga, explicó el jefe del distrito naval.

Nicaragua ha decomisado, en lo que va de enero, más de una tonelada de cocaína en lanchas rápidas tripuladas por centroamericanos en aguas del Océano Pacífico y en un camión de carga conducido por un guatemalteco. 

http://www.elespectador.com/noticias/elmundo/nicaragua-decomisa-mas-de-500-kg-de-cocaina-costa-del-p-articulo-612375

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ESPAGNE (Valencia): 300 kg de cocaïne dans la purée de banane

illustration AFP
illustration AFP
Trois cent kilos de cocaïne, d’une valeur estimée de 10 millions d’euros, ont été saisis à Valence dans un chargement de purée de banane en provenance du Costa Rica, ont annoncé jeudi les douanes espagnoles.La police et les douanes ont découvert lundi 300 briques de cocaïne d’un haut degré de pureté dans un container de purée de banane à bord d’un cargo venu de Puerto Moin, au Costa Rica, a précisé un porte-parole des douanes. La drogue vaudrait 10 millions d’euros à la revente au marché noir, a-t-il précisé. Chaque brique de cocaïne portait une étiquette « Exito » (« succès » en français).

La plus grosse saisie de cocaïne en Espagne – près de 50 tonnes – avait été réalisée en 2005. Les liens étroits de ce pays avec ses anciennes colonies d’Amérique latine en ont fait la principale porte d’entrée de la cocaïne en Europe.

AFP

http://www.lequotidien.lu/international/espagne-300-kg-de-cocaine-dans-la-puree-de-banane/

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COLOMBIE: plus de 5 tonnes de cocaïne saisies sur un bateau au large du Nicaragua

En el procedimiento fueron capturados 14 tripulantes, entre ellos ocho de nacionalidad colombiana.

La droga decomisada era procedente del puerto Buenaventura en Colombia, la embarcación llevaba bandera panameña.

Este contenido ha sido publicado originalmente por teleSUR bajo la siguiente dirección:
http://www.telesurtv.net/news/Incautan-mas-de-5-toneladas-de-cocaina-procedente-de-Colombia-20150321-0034.html.

Si piensa hacer uso del mismo, por favor, cite la fuente y coloque un enlace hacia la nota original de donde usted ha tomado este contenido. http://www.teleSURtv.net
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Le navire transportait exactement 5.284 kilos de chlorydrate de cocaïne.-AFP

Plus de cinq tonnes de cocaïne ont été saisies au large du Nicaragua et du Costa Rica sur un navire qui se rendait aux États-Unis, a annoncé ce samedi le parquet de Colombie.

«Au terme d’une enquête menée conjointement par l’Agence anti-drogue américaine (DEA)» et les autorités colombiennes, «un navire transportant de la cocaïne a été repéré à Buenaventura (principal port colombien sur la côte pacifique, NDLR) et intercepté entre le Nicaragua et le Costa Rica», a déclaré la directrice nationale de la police judiciaire, Alexandra Ladino.

Le navire transportait exactement 5.284 kilos de chlorydrate de cocaïne.

Le navire, qui battait pavillon panaméen, transportait exactement 5.284 kilos de chlorydrate de cocaïne.

«On sait que ce bateau se rendait directement aux États-Unis» et les 14 personnes qui se trouvaient à bord seront prises en charge par la justice de ce pays, a précisé Mme Ladino.

Parmi eux figurent huit Colombiens, trois Panaméens, un Péruvien, un Equatorien et le capitaine du bateau de nationalité cubaine.

source: http://www.lavenir.net/cnt/DMF20150321_00621357

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US authorities confiscated a $180 million shipment of cocaine from Colombian drug traffickers aboard a boat on the Pacific Ocean bound for the United States, the Colombian attorney general’s office said on Saturday.

http://www.dnaindia.com/world/report-us-authorities-seize-180-million-colombian-cocaine-shipment-2070958

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COSTA RICA: Il y a même des connexions entre la présidente du Costa Rica Laura Chinchilla et les trafiquants de drogue potentiels

Laura Chinchilla aurait-elle compris le jeu malsain qui existe depuis plus de 50 ans dans la région avec une CIA omniprésente qui vit du trafic, en renvoyant en terre d’origine en quelque sorte le butin amassé ?

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Coke en stock (LXVIII) : le Costa Rica et le chargement mystère

 Car rien n’est résolu en fait, et le pays est devenu en dix années (sinon en trente si l’on compte qu’il a toujours servi de repli aux plus gros trafiquants qui y faisaient construire leurs immenses villas) l’annexe de deux gros états narco-trafiquants, leur base arrière ou leur nouveau terrain de jeux, dont on connaît les ravages meurtriers, au Mexique notamment : « les dépenses de la sécurité intérieure au Costa Rica sont en augmentation en réponse aux cartels, en hausse de plus de 120 pour cent depuis 2006. Pourtant, le pays se caractérise toujours par les initiés comme « un point de départ « pour les deux mafias les plus importantes sur le continent :. Les Colombiens et les Mexicains ». Cela ne devrait pas surprendre personne. Retour en 1985, le fondateur du Cartel de Guadalajara, Rafael Caro Quintero (ici ses propriétés), vient d’être capturé par la DEA dans son manoir près de l’aéroport international du Costa Rica. La présence de cartels de la drogue au Costa Rica est un problème vieux de plus de trois décennies, et pourtant il a été relativement rarement et sporadiquemet attiré l’attention des médias. Sans armée de l’air, les violations territoriales air par les cartels sont monnaie courante. Les avions peuvent transiter l’espace aérien du Costa Rica avec toute impunité. L’Institut de drogue du Costa Rica a quintuplé le nombre de cas de trafic de drogue au cours de la dernière décennie. Près de 30 ressortissants mexicains sont en prison au Costa Rica (…) Ce n’est pas seulement la cocaïne et de la marijuana en plus. Il y a maintenant l’ecstasy, et des armes lourdes (y compris des lance-roquettes), des héliports, des laboratoires de transformation de cocaïne, etc »… En 2010, 128 tonnes de cocaïne ont été transportées sur la terre à travers le pays, presque autant qu’au Nicaragua (140 tonnes) et beaucoup plus qu’au Panama (80 tonnes), Belize (10 tonnes ), ou au Salvador (seulement 5 tonnes). Les drogues se cachent à l’intérieur de tous les types de matériaux en transit entre les pays, y compris des blocs de marbre, des requins congelés (même Sea Sheperd a pu le constater !), et des camions-citernes de produits chimiques. » Voire des sous-marins (ou semi-submersibles) sur les côtes, tel celui-ci arraisonné à Puntarenas le 17 septembre 2008.

Le problème étant l’inconséquence de certains états, tels le Mexique : c’est ainsi par exemple que le fameux Raphael Quintero arrêté en 1985 condamné au Mexique à 40 ans de prison en 1989 a été libéré en 2013 en raison d’une « erreur technique » (?) … et s’est retrouvé à nouveau aussitôt fiché comme recherché par Interpol : ce qui a eu le don d’exacerer la DEA américaine, toujours convaincue, témoignages à l’appui que c’est bien lui l’assassin de son agent « Kki » Camarena après une séance de tortures. La CIA se chargerait sur le long terme de favoriser ses anciens amis ??? « Quintero qui aurait de se cellule continué à faire fructifier son empire immobilier. En octobre, le département du Trésor américain a annoncé qu’il a étendu ses sanctions »contre l’empire financier de Caro Quintero à inclure 20 entités et un associé individuels avec les entreprises en cheville avec. « En prison, Caro Quintero a continué son alliance avec les organisations de trafic de drogue mexicains et utilisé un réseau de membres de la famille et des personnes avant d’investir dans sa fortune illicite, ostensiblement dans des entreprises légitimes, et des projets immobiliers dans la ville mexicaine de Guadalajara », le Département du Trésor des États-Unis a affrimé dans son annonce le 31 octobre. Les sanctions des États-Unis »interdisent à quiconque de faire des affaires avec les entreprises associées avec Caro Quintero, celles que le ministère du Trésor des États-Unis a identifié dans sa liste de désignation ». Il n’empêche : comment a-t-on pu faire pour le remettre en liberté ? C’est au niveau des Etats que ça se joue, à ce stade, chez ce genre de trafiquants !!! La preuve en étant un courrier, adressé au Président de la République mexicaine et signé de Quintero lui « conseillant » de ne pas chercher à le retrouver…
Et la plaie est grande, en effet. Aucun endroit n’échappe plus à la dissimulation de drogue, même pas les parcs nationaux, note le Costa Rican Times : « Avec un tel manque de surveillance, il est plus facile pour les bateaux entrant à marée haute dans la mangrove de King Beach, dans le Parc National Manuel Antonio, dans l’Aguirre, à Puntarenas, pour cacher de la drogue, ou des bateaux pour y faire le plein. Ses actions sont présentes dans une section de 11 km de plage entre l’embouchure de la rivière Naranjo et autres rivières qui forment Savegre et Portalón. Carlos Martinez, chef des forces de sécurité d’Ahmed, a déclaré dans une tournée des plages de King Beach, le mercredi 4 juillet 2012, a détectés sept sites où ont été amarré des bateaux. Il a dit également trouvé des bidons en plastique, recouvert de traces de colle et un tube noyé dans le sable pour économiser l’eau. Pour Martinez, Ce site était un camp de trafic de drogue. King Beach a une superficie de 1294 hectares et fait partie de Manuel Antonio depuis 2000″.
« C’en est fini du paradis Costaricain » (à gauche la paradisiaque Santa Elena) note un journal conservateur US : « à la mi-2013, un quotidien national rapportait la relation claire entre la drogue et l’augmentation des taux d’homicides (soit le double de celui des Etats-Unis) et d’autres crimes violents. Un rapport 2013 du Département d’État des États-Unis a également noté la faiblesse de la lutte contre les cartels de la drogue au Costa Rica de la part de ses forces de sécurité. Le Cartel de Sinaloa au Mexique a une présence bien établie dans le pays, comme le font le Cartel du Golfe, la Familia Michoacana, et les Zetas. Le tourisme international du Costa Rica nourrit aussi l’industrie de la drogue en plein essor en raison du « tourisme de la drogue » venu de l’Amérique du Nord ou d’origine européenne. Les États-Unis maintenant patrouillent les cieux et les eaux du Costa Rica, tout en offrant également des millions de dollars dans la formation et l’équipement, pour tenter de répondre à l’influence croissante des Cartels. La population carcérale a augmenté de plus de 50 pour cent depuis 2006, et le taux d’incarcération au Costa Rica est juste derrière ceux du Salvador et du Panama en Amérique centrale »L’auteur chiffrant les revenus de la drogue à 4.5 milliards de dollars, soit 20% du PIB du pays. On peut raisonnablemet parler d’échec gouvernemental à ce stade : celui aussi de la présidente Laura Chinchilla. On notera au passage l’intérêt pour les USA de « placer » des formations pour policier, dans lesquelles excellent des sociétés privées contractantes du Pentagone : on songe à Xe, ex Blackwater, devenue « Academi » à l’entreprise de l’infâme Bernard Kerrick sponsorisée jusqu’au bout par G.W.Bush. Tant qu’il y a du gâteau à partager… Academi serait présent aujourd’hui en... Ukraine, via sa filiale Greystone Limited.
Le pays serait-il à la dérive ? Un événement troublant le laisse penser en effet :« Il y a même des connexions entre la présidente du Costa Rica Laura Chinchilla et les trafiquants de drogue potentiels  » note un auteur qui se risque à une constatation provenant d’une bien trouble affaire, en effet. Un scandale véritable en fait, qui coûtera son poste à Mauricio Boraschi, à la tête du service de sécurité présidentiel (et aussi de la lutte antidrogue !), au ministre des Communications, Francisco Chacon et à l’aide personnelle de la présidente, Irene Pacheco, tous démissionnés comme fusibles, visiblement. En mars 2013, pour se rendre aux funérailles au d’Hugo Chavez, la présidente du Costa-Rica monte à bord d’un jet privé, en compagnie de son mari et du ministre des affaires étrangères Anabel Gonzalez. Coût du vol : 60 000 dollars. Elle réutilise le même appareil quelque temps plus tard pour une escapade privée au Pérou cette fois, pour se joindre au mariage du Vice Président Luis Liberman (elle aura le lendemain un entretien avec le président Ollanta Humala). Or le jet privé immatriculé N93CW, un Cessna 525B Citation CJ3 affrêté par THX Energy (dirigé par Carlos Arturo Espinos, aux capitaux canadiens) mais appartient de fait à Gabriel Morales Fallon, venu déguisé sous le nom de « Gabriel O’Falan » comme propriétaire, qui est suspecté d’avoir des liens avec le trafiquant de drogue Luis Carlos Ramirez, alias « Chupeta, » arrêté au Brésil en 2008. Chinchilla renverra vite l’accusation, en affirmant qu’effectivement elle ne savait rien de la provenance de l’appareil, loué pour l’occasion. Un avion qui avait ses habitudes, ayant volé à 26 reprises auparavant vers Fort Lauderdale, la Republique Dominicaine, le Nicaragua, et la Colombie, qui avait gardé à la FFA comme nom de propriétaire Thorneoloe, la firme à l’origine de THX Energy !
On en restera là… jusqu’à ce que des journalistes plus curieux remontent un peu plus l’écheveau. Ainsi le site qui découvre avec effarement que derrière l’appareil se dissimule une vieille histoire, qui a déjà coûté la vie à un journaliste, retrouvé « suicidé » : Gary Webb, celui qui avait osé le premier posé le pied sur le nid de frelons des relations cocaïne-CIA en amérique centrale. Selon Webb, en effet l’un des membres de la firme de pétrole canadienne THX Energy, David Scott Weekly, était à la fois un membre de la CIA et un trafiquant de cocaïne surnommé…“Dr. Death.” Selon Webb toujours, Weekly était l’homme-clé du réseau de Danilo Blandon installé en Californie du Sud pour supporter les Contras. Weekly pour cela était en cheville directe avec Eugene Hasenfus ; dont l’avion (un C-123 Provider) avait été abattu au dessus du Nicaragua. Voilà qui sentait fort le souffre, comme liaisons douteuses, une impression confirmée de bien étrange manière encore, avec une photo prise subrepticement au Daniel Oduber Quiros International Airport dans la province du nord de Guanacaste. L’arrivée surprise d’un drôle d’avion à cet endroit, en effet ; un énorme C-17 siglé AMC (de l’Air Mobility Command, donc) numéroté 77178 (le « Spirit of Delaware »), le dernier de la production, mis en service en 2008, dans l’armée américaine, venu tout spécialement de Dover chercher le 27 juillet 2013 pas moins de 23,7 tonnes de cocaine destinées à être « détruites » à Miami, en Floride. Autrefois appelée la “Capitale de la Cocaine dans le Monde« , rappelle Hopsicker qui en rate rarement une ! Le 3 mai précédent, Barack Obama avait eu un entretien avec Chinchilla, il faut le rappeler : y avait-on évoqué la venue du gros porteur de l’AMC ? On peut raisonnablement le penser. Il y en avait pour 1,65 milliard de dollars à la revente (au prix moyen de 70 euros le gramme) ! Le Costa-Rica, officiellement n’ayant pas d’incinérateur assez grand pour supprimer deux années de saisies de cocaïne. Drôle d’excuse ! Ou plutôt en avait un, mais qui était hors service, et celui d’une cimenterie de Cartago n’avait pas réussi à détruire le lot. Ceci pour la raison officielle donnée à cet étrange transfert : même dans d’autres pays, confronté au même casse-tête, on ne déploie pas un gros porteur pour ça : on met les sacs par terre, on arrose d’essence et on met le feu. Et tout brûle à l’air libre : pas besoin d’incinérateur spécial pour ça (en photo, 23 tonnes brûlées ainsi au Mexique) !!! Au Panama, le 24 avril dernier on a ainsi détruit 8 tonnes de drogue, en majorité de la cocaïne : et le Costa-Rica n’aurait pas su le faire pour 24 ??? Pourquoi donc cet avion et ce transfert ? Le hic, en effet, c’est que les deux magistrats en charge du sort de la cocaïne saisie dans le pays n’avaient pas été informés de l’arrivée du gros porteur américain (décidée le 4 mai ?)… parmi les deux, Carlos Chinchilla, le président du Criminal Affairs Committee of the Supreme Court au Costa Rica !  Bizarrement, l’avion américain ne repartira pas directement en Floride, mais volera jusqu’ au Nicaragua puis au Honduras avec toute sa cocaïne encore à bord… (pour y faire quoi, c’est bien tout le problème de ces deux détours !).
Laura Chinchilla, dépassée par l’ampleur du trafic a ostensiblement souhaité l’aide américaine, dit le Huffington Post sous la plume de Nikolas Kozloff, auteur de « Hugo Chavez : Oil, Politics and the Challenge to the U.S ». (Palgrave Macmillan, 2007), dans un remarquable article : « dépassé, le gouvernement Chinchilla s’est tourné vers l’administration Obama pour qu’il finance des opérations de la Garde Côtes, donne des bateaux d’interception et offre de la formation à la police et des engins spéciaux comme des lunettes de vision de nuit . En outre, les américains ont payé la formation la police du Costa Rica avec les autres forces d’opérations spéciales de l’Amérique latine, et un exercie annuel Dirigé par l’US Southern Command ». Bref, qu’il mène une guerre à la drogue… dont la présidente ne semble plus persuadée aujourd’hui. Elle l’avait certes souhaitée, au départ, mais constate aujourd’hui que ça mène au pire : « malgré une telle collaboration, la NSA pourrait suspecter Chinchilla de vouloir changer son soutien à la répression draconienne de Washington sur le trafic de drogue, et pourrait aussi croire que de garder un œil sur le chef du Costa Rica était aussi politiquement opportun. Récemment, de nombreux gouvernements latino-américains ont exprimé leur frustration avec la stratégie militaire de l’administration Obama, et le Costa Rica ne fait pas exception. En effet , Chinchilla a déclaré que la légalisation de la drogue en Amérique centrale mérite un débat « sérieux » , même si cela va contre la l’opposition des États-Unis.  » Si nous continuons à faire ce que nous avons alors que les résultats sont pires aujourd’hui qu’il y a 10 ans et nous pourrions nous retrouver n’importe où comme le Mexique ou la Colombie, a-t-elle dit . Cela, ajoute Chinchilla, même si l’administration d’Obama veut continuer la guerre contre la drogue ; « les gens d’Amérique centrale ont le droit d’en discuter  » Parce que « nous payons un prix très élevé.  » L’auteur décrivant derrière « l’opportunité » américaine un désir surtout… de mieux espionner un voisin encombrant. L’encombrant Vénézuela, pour ne pas le citer, via l’intermédiaire du Panama qui fait tampon et admet tout les survols lui aussi. « En plus de combattre la guerre contre la drogue en Amérique latine, la NSA a un agenda politique plus large, dans la région. Comme je l’ai expliqué dans un article récent, l’agence d’espionnage des États-Unis a mené l’espionnage de haut niveau sur le Venezuela, y compris le catalogage des appels téléphoniques et l’accès à l’Internet. Selon les rapports, la NSA a recueilli des informations sur tout, des achats militaires vénézuéliens à l’industrie pétrolière de la nation sud-américaine. Irrité par les informations , le président vénézuélien Nicolas Maduro a dit que les Etats-Unis ont  » créé un système mauvais, à moitié orwellien, qui a l’intention de surveiller les communications du monde ».
 Laura Chinchilla aurait-elle ainsi négocié quelque chose avec les américains (une moindre pression de la NSA ?), en transférant chez eux les prises de deux années de cocaïne ? A-t-elle eu envie d’abandonner cette fameuse guerre à la drogue qui en serait en fait une autre  ? Aurait-elle compris le jeu malsain qui existe depuis plus de 50 ans dans la région avec une CIA omniprésente qui vit du trafic, en renvoyant en terre d’origine en quelque sorte le butin amassé ? Qu’il serait temps pour elle de penser le problème autrement, comme le suggérait hier encore Ian Birrell dans The Independent, à propos notamment du haschich ? Ecrivant que « plus d’un milliard de dollars ont été gaspillés par une réponse punitive à une volonté de prendre de planer »… ??? Rappelant que la Colombie, l’Equateur, le Guatemala, le Mexique et l’Uruguay le souhaitent. « Ce dernier sera le premier pays à légaliser le cannabis », remarque Birrell. Ce sont pourtant parmi les pays les plus endommagés par les drogues, alors que les gangs ennemis se battent sur les bénéfices provenant de la cocaïne et de l’héroïne et son transport en Amérique du Nord et en Europe. Ce commerce cancéreux se dirige maintenant à travers l’Afrique de l’Ouest également ; c’était l’une des raisons de l’effondrement récent du Mali, comme elle a favorisé la corruption et financé les militants islamistes, lorsqu’on regarde clairement la façon dont cette guerre contre la drogue se retourne sur le développement« . La « guerre à la drogue est un échec patent. Il serait temps de voir le problème autrement, commencent à penser d’autres chefs d’états que celui de la Bolivie… favorable à la libéralisation et à la dépénalisation.
L’incinération des 23,7 tonnes de cocaïne aurait eu lieu le 29 juillet et aurait duré 5 heures d’affilée, selon les américains qui n’en montreront aucune image. Le journal Costa Rica Star révélera qu’aucune autorisation officielle de survol du territoire costaricain n’avait été accordé pour ce vol ! Un transfert express de près de 24 tonnes de coke dont on ne sait donc quasiment rien de ce qui lui est effectivement advenu une fois rapatrié en Floride ! Quel accord secret passé entre Barack Obama et Laura Chinchilla a pu aboutir à ce très, très étrange transfert ???
Demain, ou après-demain, nous nous rendrons au Panama, où d’autres problèmes sont apparus. Le pays vient tout juste de changer de président… en choisissant un conservateur, Carlos Varela. Pas sûr qu’il trouve la solution, lui aussi, pour son pays, devenu le pays-phare du blanchiment d’argent… sous tous ses prédécesseurs.
(*) « En vue de l’assemblée générale des Nations unies sur le problème de la drogue en 2016, les experts de la LSE appellent de leurs voeux un changement radical de paradigme : accepter que la « stratégie d’un monde sans drogue a échoué » et qu’il est impossible « d’éradiquer » purement et simplement sa consommation. « C’est un grand pas de fait », selon Pierre Kopp, professeur à Paris I et à la Paris School of Economics : « Enfin, les États-Unis (chantres du prohibitionnisme, NDLR) ont compris que leur croisade contre la drogue n’a pas fonctionné. »

Finie, la stratégie « taille unique » de répression portée par Washington. Désormais les experts plaident pour une réponse « coordonnée et multilatérale ». « Il sera désormais beaucoup plus facile d’agir avec des politiques adaptées, conscientes des différences régionales, plutôt que d’appliquer une même politique globalisante », commente Pierre Kopp.

Une politique qui a largement fait les preuves de son inefficience, n’étant pas parvenue à freiner le marché des narcotrafics, qui génèrent encore annuellement environ 300 milliards de dollars de chiffre d’affaires (2e commerce derrière celui des armes, NDLR). Et ce, malgré les sommes colossales englouties dans la répression et dans la lutte contre les cartels : à eux seuls, les États-Unis dépenseraient plus de 50 milliards de dollars (budget du gouvernement central et des États) chaque année. En France, on parle de plusieurs centaines de millions d’euros ». 

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxviii-le-costa-rica-151384

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COSTA RICA: decomisan 500 kilos de cocaína

Las autoridades de Costa Rica decomisaron hoy 500 kilos de cocaína que eran transportados en una lancha en el Pacífico del país, cerca del limite con Panamá, informó una fuente oficial.

08 de diciembre
14:06

San José/ACAN-EFELas autoridades de Costa Rica decomisaron hoy 500 kilos de cocaína que eran transportados en una lancha en el Pacífico del país, cerca del limite con Panamá, informó una fuente oficial.

« A tres millas náuticas al sur de Punta Burica (sur) se logra el decomiso de 500 kilos de cocaína en una embarcación de matrícula costarricense », declaró en una conferencia de prensa el ministro de Seguridad Celso Gamboa.

La droga estaba distribuida en 25 sacos con 20 kilos de droga cada uno.
El ministro dijo que fueron detenidos los tripulantes de la embarcación, quienes fueron identificados como dos costarricenses de apellidos Matarrita, de 40 años, y Delgado, de 31, y otro indocumentado que se identificó a sí mismo como de apellido Miranda, de 24 años, y de nacionalidad panameña.

El operativo estuvo a cargo de la Fuerza Pública, el Servicio Nacional de Guardacostas y el Servicio de Vigilancia Aérea, los cuales recibieron informes de la Policía colombiana y autoridades panameñas, explicó Gamboa.

En lo que va de año las autoridades han decomisado 24,5 toneladas de cocaína, han desarticulado 126 bandas narcotraficantes y han realizado 50.000 detenciones relacionadas a delitos por drogas, según datos oficiales. –

Decomisan 500 kilos de cocaína
La droga estaba distribuida en 25 sacos con 20 kilos de droga cada uno. Foto:EFE/Archivo
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Coke en stock (LXXI) : quand Paris Hilton sert de paravent (Part 1)

Coke en stock (LXXI) : quand Paris Hilton sert de paravent (1)
par morice
mardi 28 octobre 2014

La nouvelle avait été complètement squizzée par la presse people, ici en France, alors qu’elle valait le détour, pourtant, au départ. Rien en effet dans Closer, si vigilant à traquer la vie sexuelle présidentielle (à croire que pour dézinguer politiquement, il n’y a rien de tel, et que le magazine a rejoint Valeurs Actuelles comme choix politique de rédaction), rien non plus dans Pure People, pourtant fort intéressé par la brindille blonde, ou rien encore dans VSD (qui lui préfère Zemmour !), un VSD aujourd’hui distancé il est vrai sur le plan du buzz concernant les people. Et pourtant, l’annonce faite le 9 septembre dernier était de taille, puisqu’elle reliait directement le show-bizz amateur de coke, on le sait, et son égérie Paris Hilton, l’héritière de la chaîne d’hotels du même nom (c’est l’arrière petite fille du fondateur du groupe), à un fournisseur direct de coke, et ce, cette fois-ci, en grande quantité (400 kgs !!!). L’annonce tonitruante, apparue dans la presse d’Amérique Centrale et mise à l’écart – ou pas- par les journalistes européens avait de quoi intriguer en effet… Surtout qu’elle s’avérera fausse de bout en bout, comme on va le voir ici-même. Le nom de la brindille texane jetée en pâture avait servi à masquer tout autre chose ; en vérité. On avait bien affaire à un trafic de cocaïne, mais l’organisateur du réseau était bien différent… rendant le sujet encore plus intrigant : pourquoi avait-on tenté de détourner autant l’attention sur ce qui se passait exactement là-bas, en racontant un aussi gros mensonge ? Mystère…

Atterrissage raté dans un champ de canne à sucre

Cela a d’abord commencé, comme à l’habitude (pour les fidèles lecteurs de la série) par un crash d’avion au Costa Rica. Un Cessna 206, du type désormais le plus répandu par les trafiquants, qui n’ont pas besoin sur place des capacités de bimoteurs pour traverser l’Atlantique et venir simplement de Colombie ou du Vénézuela, voire comme ici du Mexique voisin. Planté (et retrouvé bien plié !) au milieu d’un champ de canne à sucre, l’avion avait certainement, comme beaucoup d’autres, été volé auparavant au Mexique. Arrivé de nuit à Guanacaste, a 160 km seulement au Nord-Ouest de la capitale, le 28 septembre dernier il s’était posé sur un chemin jouxtant le champ et « n’avait pas réussi à redécoller » selon des témoins, « Hier, la police de la ville frontière nord de Peñas Blancas avait découvert 300 kilos de cocaïne dissimulés dans un camion, et une patrouille conjointe du Costa Rica et des États-Unis avait saisi plus de 400 kg de cocaïne à Golfo Dulce, au large de la côte du Pacifique sud, portant le total transporté dans les dernières 24 heures à plus de 1,200 kilos de cocaïne »… des témoins de l’accident ont expliqué qu’ils ont vu plusieurs individus portant des pulls molletonnés à capuchon sortir indemne de l’avion et déposer des paquets carrés enveloppés dans une matière qui ressemblait à une toile de jute, à quelque distance. Un 4 × 4 véhicule utilitaire de sport s’est approché du lieu de l’accident et les survivants du crash ont sauté dedans avant de filer au loin. »

Un drôle d’avion

Le Cessna de type TU206G Skywagon abandonné, portait sur ses flancs une étonnante numérotation : N756SZ, qui faisait référence à un avion exporté en Finlande pour avoir été revendu ensuite en Belgique !!! L’aviation américaine se fait berner depuis des années, on le sait, par ces manipulations de registre, et notre fameux avion belge, qui n’arbore pas les mêmes couleurs, ne provient sans doute pas de ce pays. Un drapeau mexicain peint sur sa queue en révélait la provenance réelle. Le trafiquant qui avaient recopié au hasard son immatriculaiton existante sur un autre avion avaient oublié d’effacer ce détail. Peu de temps après, des policiers découvraient près de Canas les 330 kg de cocaïne conditionnés en paquets carrés décrits par les témoins déjà cités, un lot transporté à 20 minutes de route du site du crash.

52 tonnes de coke…

Le Costa Rica fait l’objet d’un intense trafic, on l’a vu, déjà, ici-même. Le 15 juillet qui précédait, c’était un autre Cessna 206 saisi au Juan Santamaría International Airport du Costa Rica. A bord, quatre hommes d’une trentaine d’années maximum ayant transporté 1,9 tonne de cocaine d’une valeur de 28 millions de dollars d’un bateau de pêche (le Capitán Bachana) découvert à Punta Burica le 10 juin précédént. Le même mois, un autre bateau, le Cabo Kiyomi, avait été arrêté avec 1 tonne à bord. Un troisième, le Kimberly, avait été arrêté par l’ U.S. Coast Guard, près de Cabo Matapalo avec 1.2 tonne de cocaine à bord. Au même endroit, à Punta Burica, en mars 2013, les gardes côtes étaient tombés sur un go-fast abandonné emportant toujours à bord un tonnage indéterminé de coke dans des sacs noirs (voir photo à gauche). Un autre engin du même type avait été découvert précédemment avec 1,5 tonne de coke à bord à Manzanillo. Depuis l’avènement de la présidente Chinchilla (en 2010), le Costa Rica avait alors atteint le chiffre effarant de 52 tonnes de cocaïne saisies !

De la coke, mais aussi des dollars et une villa… particulière

Car c’est cet autre Cessna 206 qui avait retenu notre attention. Un appareil blanc, arborant une seule ligne rouge sur son fuselage et en saumon d’aile, immatriculé N473EY (en photo ci-dessus), qui se révèle bien entendu une autre fausse immatriculation. L’avion découvert, avait été photographié au bord d’une piste privée d’un énorme ranch de 6000 acres situé près de Cañas, dans le Guanacaste, et il était digne d’intêrêt en effet, à double raison. Par ce qu’il emportait, tout d’abord, à savoir 400 kilos de cocaïne, mais aussi 2 millions de dollars en petites coupures, ce qui conduit à la réflexion que ses occupants étaient obligatoirement à la tête d »un trafic énorme la police découvrira leurs traces en Colombie, au Panama, au Costa Rica, au Nicaragua, au Guatemala et au Mexique. Il est extrêmement rare en effet de tomber à la fois sur un arrivage de drogue et son paiement : l’avion ne servait donc pas qu’à transporter la drogue, et les personnes qui le pilotaient n’étaient pas que de simples transporteurs. Ce qui étonnait le plus c’est la présence à bord à la fois de cocaîne, mais aussi de dollars, en effet. Les deux ne voyageant jamais ensemble ! L’ arrestation des trafiquants étant selon cette même police le fruit d’une investigation et d’une surveillance de trois mois consécutifs, affirmait aussitôt la police costaricienne.

Mais cela étonnait aussi par les occupants habituels de la villa jouxtant la piste d’atterrrissage, qui ne seraient autres, selon la presse locale que Kathy and Rick Hilton, les parents de la célèbre brindille flippée, qui elle-même a été aperçue à plusieurs reprise dans la villa. C’est le Tico Times, journal local reprenant le Diario Extra, qui l’affirmait en effet sans hésiter : la villa, appelée Rancho Horizonte appartiendrait même carrément à la famille Hilton, selon le journal ! Le second ayant mené son enquête auprès des voisins affirmant même que les parents de Paris étaient même présents sur place le jour de la saisie de l’apparei !!! Une information bien vite étouffée… bien entendu, se disait-on. Une rapide enquête du Tico Times dans la capitale Liberia avait montré qu’administrativement, il y a bien le nom « Hilton » écrit sur les actes officiels de détention du ranch. Mais très vite, une procureure, Liliana Zamora, démentait tout lien entre la célèbre famille et les trafiquants arrêtés. Bien sûr aussi, aurait-on été tenté d’ajouter. Paris Hilton, elle, n’étant en tout cas pas sur place, vaquant alors à une de ses occupations favorites : faire le buzz en boîte de nuit, loin de là, en Europe. « Au moment de la saisie, Paris Hilton elle- était en train de participer à la party « mousse et diamants »à l’Amnesia d’Ibiza, précisait le Daily Mail à Londres, portant une paire de lunettes de soleil sur-dimensionnées en formes d’yeux de chat noir, un bikini couleur corail dissimulé sour une courte jupe noire. À un certain moment dans la soirée, l’eau glacée d’un seau à champagne Moët et Chandon a été versé sur elle par des hommes non identifiés, pour relever le célèbre défi du saut à glace ». La blonde avait un superbe alibi. Dans son ranch, en revanche, un bon nombre d’employés payés avec un lance-pierres s’avéraierent être des clandestins, semble-t-il, en prime.

La traite d’êtres humains en prime ?

La même procureure, en avril dernier, semblait au courant de la pratique, elle avait en effet fait le bilan d’une autre opération policière au Costa Rica, abordant le sujet de la main d’œuvre clandestine du pays (à droite l’article du Tico Times en parlant) : « sur le bord de la frontière du Costa Rica, le trafic d’êtres humains est géré par le gang criminel de Los Katanos, bien connu dans la région et les résidents locaux deux à la police. Les membres de Los Katanos, travaillent avec un autre gang au Nicaragua, les immigrants nicaraguayens qui passent pour la plupart en contrebande à travers la frontière étant remis aux membres de Los Katanos,. Les victimes sont gardées enfermées dans le nord du Costa Rica jusqu’à ce qu’elles puissent être transportés à San Jose. Selon Les enquêteurs, les trafiquants demandent seulement 130-160 dollars pour le voyage, et les victimes sont acheminées en contrebande dans des véhicules personnalisés avec vitres teintées et suspension renforcée, permettant le transport d’un maximum de 12 personnes par véhicule. Le groupe exploite des caravanes de six véhicules ou plus, la première restant à l’affût des points de contrôle de police. Pour éviter ces points de contrôle, qui sont situés dans les communes à proximité de la frontière nord du Costa Rica avec le Nicaragua, les contrebandiers ont conduit leur cargaison humaine à des exploitations de montagne situées à La Cruz, au Libéria et Abangares, où ils attendent que la police s’en aille et les laisse les routes libres. » Les SUV noirs aperçus étant souvent les mêmes que ceux découverts avec de la drogue à bord (comme ici en photo avec 400 kg de coke sortant tout droit le 4 septembre dernier d »un étal de poissonnier de Puntarenas). L’exploitation humaine est d’ampleur, là-bas, puisque les pauvres employés de ranchs proviennent de régions fort lointaines, sinon de pays inattendus : « Le Tico Times, avait annoncé la découverte de la traite des êtres humains le 29 acotobre au Costa Rica lorsque la Police nationale du Libéria avait arrêté deux immigrés africains venus de la Somalie et de l’Erythrée. Les trois hommes faisaient partie d’un groupe de 14 ressortissants de pays africains – 13 hommes et une femme – qui étaient entré au Costa Rica à partir de la frontière panaméenne à Paso Canoas Plus tôt le même jour. » Le trafic d’être humain avait pour fief…Guanacaste. Selon la police, les traficants d’êtres humains et de drogue étaient les mêmes personnes. Selon Zamora toujours, « les contrebandiers font partie de gangs criminels organisés : parce qu’ils possèdent plusieurs véhicules de la même couleur et du même fabricant, ainsi que des équipements de télécommunications. Une bande se distingue dans la province nord-ouest du Costa Rica, qui détient un monopole sur les opérations de passage de clandestins dans la région » Los Katanos, affirme Zamora. Les contrebandiers deviennent plus sophistiqués dans leurs méthodes, et pourraient avoir trouvé des moyens pour intercepter les communications de la police », avait-elle aussi ajouté. Ironiquement, la chaîne des Hotels Hilton avait bien sûr aussi dénoncé l’emploi de petites mains dans ses bâtiments qui auraient pu faire partie de ce trafic, menant aussi à la prostitution (dans lesquelles les filles employées portent souvent en tatouage le nom de leur maquereau). La même promesse avait été faite sur la pédophilie ou le tourisme sexuel. Un cas avait fait en effet la une des journaux en 2010 en Chine : l »année dernière (l’article date de 2011), Hilton a essuyé des tirs groupés de groupes de justice sociale : tels que « Change.org » sur cette question, suite à la découverte d’un bordel dans un de ses hôtels en Chine. En juillet 2010, la police chinoise a trouvé un bordel exploité dans un karaoké à l’intérieur de l’hôtel Hilton cinq-étoiles de Chongqing. À l’époque, les autorités ont ordonné la fermeture de l’hôtel pour une semaine et l’hôtel a perdu sa cinquième étoile. Bien que la question de la traite des enfants n’a pas été soulevée, la connexion, néanmoins était de fait ». Bref, la suspicion demeurait sur l’empire hôtelier, après les accusation de prostitution infantile, la drogue, maintenant… sauf que…

La famille Hilton prise la main dans le sac ?

Etonnante procureure, donc, qui affirmait à la fois que « qu’un employé de confiance du ranch avait organisé au moins trois vols de drogue, y compris le dimanche de la saisie, où des quantités importantes de cocaïne, argent et carburant ont probablement été échangés » et que selon elle, » les enquêteurs ne croient pas les propriétaires de la ferme étaient au courant du trafic ». Rien sur la présence ou non, ce jour-là ou lors des autres atterrissages, des parents Hilton. En somme, des propriétaires de villa (en photo c’est celle des Hamptons, au nord-est de l’île de Long Island, près de New-York) ne s’étaient même pas aperçus que des avions atterrissaient régulièrement près d’elle. La jet-set,il est vrai, ne prenant pas des Cessna 206 pour des avions véritables, ce doit-être ça l’explication… or la fameuse procureure, déjà critiquée sur les réseaux sociaux montant en épingle une nouvelle affaire Paris Hilton, source de « hits » sur leurs site, avait tout simplement… raison. Les richissimes Hilton n’avaient rien à voir avec cette affaire. Et une simple vérification, qui n’avait donc pas faite la presse locale, trop vite emballée, aurait pu le montrer.

Canne à sucre, bananes, riz, ou élevage

L’observation de simples registres agricoles auraient suffi pour dégonfler l’affaire, et très vite. Dès 2004, la fameuse propriété, ou « finca », là-bas, avait en effet été l’objet d’un programme d’étude agricole sur l’acclimation du riz dans la région, il est vrai gorgée d’eau. On y avait envisagé, notamment, de recourir à des avions pour traiter plus rapidement les cultures. Une simple visite sur le net en aurait retrouvé la trace, et aurait même permis une localisation précise de la fameuse propriété, qui n’avait rien d’une villa luxueuse : c’est bien une ferme, où l’épandage est une habitude, pour éradiquer aussi les insectes nuisibles, on parle de « fumigation », là-bas, en ce cas. L’auteur d’un mémoire sur l’expérience, sorti en 2006, Damián Guzmán Bermúdez, avait surtout donné un indice de taille ; le véritable nom du propriétaire du ranch, qui s’appelait « Hylton », rédigé avec un « y » et non avec un « i ». Et cela change tout, dans notre histoire en effet. Car le Hylton cité, n’avait rien d’un héritier d’un empire hôtelier doté d’une fille à scandales : le journal s’était trompé de nom ! Mais au change, à vrai dire, on n’était pas perdant, comme on va le voir bientôt, en effet.

Un étrange personnage appelé en fait… Hylton (et non Hilton !)

Car notre homme, de son vrai nom Cecil Hylton, était (ici à gauche, il est décédé en 1989) un multimillionnaire de Virginie, après avoir fait fortune dans la vente de matériel agricole, avait investi massivement dans l’après guerre dans la viande et le riz au Costa Rica, dans ce qui était appelé alors des latifunfias, de très grandes propriétés, cultivées de façon extensive avec des engins modernes. C’était après guerre, et les américains voulaient imposer partout dans le monde leur vision du progrès, y compris en agriculture, à grands coups de machines, d’engrais et de pesticides (à droite en 1943 on ventait l’usage des Jeeps en agriculture, dans Popular Mechanics). Parmi ces sociétés, on relevait dans les années 80 « Tierrica SA », détenue par Irvin Wilhite, un ancien sénateur républicain de l’État du Dakota du Nord. Lui appartenaient des terrains autour du volcan Orosi, avec son hôtel Rancho Mary et son golf à neuf trous. La principale propriété au Costa Rica étant une propriété de Hylton, Skyline Ranch, établie en 1981. L’autre étant justement le ranch « Horizonte ». Le virginien avait de fait bâti un empire éphémère au Costa Rica ; il n’avait pas duré une décennie complète. Après sa disparition en août 1989, ses propriétés seront en effet gérées par un administrateur naturalisé costaricain qui est ensuite devenu un partenaire mineur des États-Unis, pas mal de terrains étant finalement revendus, au final. Une grande propriété détenue par Hylton s’appelait l’Hacienda el Hacha, située près de la frontière nicaraguayenne, celle dont Hylton fera don à l’évangéliste Jimmy Swaggart. Une fois la guerre au Nicaragua terminée, Swaggart les cédera au gouvernement costaricain, qui les incorporera au parc national du Guanacaste. On a le détail ici du texte annonçant la création du parc : « l’hacienda EI Hacha de Ranchos Horizontes, qui fait environ 40 km2. Cette propriété appartient à Mr. Cecil Hylton, un américain, et est dirigée par Sr. Gustavo Escheverri de Ranchos Horizontes, une société agricole agissant aux environs de Liberia. A ce jour, EI Hacha est une ferme d’élevage à faible nombre d’animaux. Elle est occupée par 4 administrateurs et leurs familles ». El Hacha étant située plus au nord de Liberia, donc. Il cédera aussi l’Hacienda Orosi, lui appartenant, qui faisait environ 30 krn2, et n’avait déjà plus d’animaux. La chasse y était déjà interdite.

C’était bien lui le propriétaire, les registres l’affirment

« Le registre de la propriété publique indice de registre indique que Hylton contrôlait ou détenait des terrains à la fin de l’année 1985 faisant au total 15492 hectares (5271 à Libéria, 4783 à a Cruz, et 5438 à Canas). Cette liste ne comprend pas Rancho Gesling (à Libéria et Carrillo) ou El Viejo (à Santa Cruz et Carrillo). Un proche des opérations de Hylton estime ses participations dans El Viejo à 7 700 hectares ce qui augmenterait considérablement la taille de ses exploitations. dans les bureaux à Liberia de Hylton, même si au départ on niait posséder El Viejo, l’acquisition était de notoriété publique dans les villages voisins, et en 1982 la propriété était plein de bétail avec la marque Horizonte. L’indice d’enregistrement des biens sous-estime probablement aussi la taille de sa principale exploitation de sucre du Guanacaste (à Canas), qui ailleurs dans le registre de propriété, est répertoriée comme faisant 6230 hectares, et ne comprend pas Rancho Gesling, brièvement loué par Hylton en 1982″… avait noté Marc Edelman. Bref, à propos de la famille Hilton (avec un « i », tout était donc faux !

Un rêve fou

Cecil Don Hylton est en fait un bien curieux personnage. L’entrepreneur s’est mis en tête, avec l’argent gagné en Amérique du Sud et celui venant de l’immobilier, de créer une ville complète en Virginie, aux bords du Potomac. Comme il choisira Dale comme nom, beaucoup de gens penseront à tort que son prénom était « Dale » (or c’était « Don »). Tout sur place est en fait à son nom : ainsi la « Hylton High School » et le « Memorial Chapel Hylton ». En fait, il avait démarré comme simple vendeur de produits agricoles à Washington, DC, s’est lancé ensuite dans l’industrie du gazon, porteuse elle aussi, puis après guerre, dans l’immobilier, alors en plein boom. Tenté de tout régenter, il créera de multiples entreprises connexes. Il créera ainsi sa propre entrepise de nettoyage d’égouts, Dale Service Company, ainsi que l’une des premières entreprises de télévision par câble, dans son fief de Prince William County. Rien, donc, à voir avec la famille Hilton ! Cecil Hylton avait été le plus discret de tous les les américains en Amérique du Sud, ne laissant même que fort peu de photos de lui-même. Tout l’inverse du télé-évangéliste à qui il avait donné une bonne partie de ses propriétés à l’étranger. L’homme de (peu de) foi tombera en 1986 avec une accusation (filmée) de relation avec une prostituée, au Travel Inn sur Airline Highway à la New Orleans. Il faudra deux ans encore pour que Swaggart l’avoue devant ses fidèles. L’année suivante, son généreux donateur décèdera dans l’indifférence. Swaggart récidivera avec une autre prostituée en 1991… le pauvre Hylton, disparu, ne pouvant alors assister à sa déchéance. Relative, la déchéance : l’homme sévit toujours (sa biographie officielle squizzant ses frasques passées, bien entendu…).

L’ingénieur agronome de l’hacienda accusé

La police costaricienne, en tout cas, a vite trouvé le coupable, lors de la découverte du Cessna rempli de coke et de dollars, selon la radio locale. Ce n’est autre, justement, selon elle et la police, que l’ingénieur responsable des cultures de l’hacienda Horizonte ; l’auteur du fameux rapport de 2006 ! « L’ingénieur de la propriété de Rancho Horizonte, du Parc National de Guanacaste, est le principal suspect désigné par le cas d’un avion chargé de drogue » affirme la presse. « Damian Guzman Bermudez est un professionnel reconnu, spécialisé dans la culture du riz semé sous son regard à Rancho Horizonte, selon une pratique spécialisée provenant de l’École d’agriculture du Costa Rica Institut of Technology. De l’avis des autorités judiciaires, Guzman aurait profité des propriétaires de la ferme riz et de canne à sucre, pour permettre l’atterrissage d’un avion sur une piste privée de l’entreprise. Le directeur de l’enquête judiciaire, Francisco Segura, dit que les propriétaires n’ont rien à voir avec ce crime. Les personnes arrêtées dans cette opération sont l’ingénieur Damian Guzman, Israël Peña Quesada un mexicain et les nicaraguayens Leborio Yamil Jimenez Hernandez et Villarreal Minor Aragon. Deux hommes restent en fuite, un mexicain nommé Torres, et un Costaricain nommé Rodriguez ». Si la nouvelle sutprend, elle confirme bien qu’il y a eu méprise sur le nom « Hylton-Hilton » dès le départ… pour quelles raisons, voilà bien le sujet qui retient toute notre attention… qui a bien pu tenter de détourner le nom d’un entrepreneur fort discret et fort religieux en Amérique du Sud ? Et dans quel but exactement ? Pourquoi avoir aussi vite cherché à détourner l’attention sur le nom Hylton ? Cela, nous l’apprendrons demain… si vous le voulez bien.

Le dossier d’études menées en 2004 de l’agronome est sorti en 2006 sur le ranch Horizonte :

http://bibliodigital.itcr.ac.cr/xml….)%20sembrado%20bajo%20riego%20en%20finca%20Ranchos%20Horizonte%3B%20Cañas,%20Guanacaste,%20Costa%20Rica..pdf ?sequence=1

source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxi-quand-paris-158299

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CARTAGENA DE INDIAS: decomisan más de media tonelada de cocaína que sería enviada a Centroamérica

En flagrancia fueron capturados Alford Dioracy Newball Britton  y Avelino Osorio Whitaker Archbold, quienes harían parte de una red de transportadores al servicio de una organización internacional de narcotráfico, quienes transportaba 537,286 Kg de clorhidrato de cocaína en una lancha denominada ‘Mar Azul Caribe’ de 8,6 metros de eslora con matrícula de Costa Rica.

A los capturados se les indilga el delito de tráfico, fabricación o porte de estupefacientes.

El decomiso se logró tras una operación desarrollada entre la Armada Nacional, el CTI de la Fiscalía y la Policía Nacional. La cocaína decomisada pretendía ser enviada hacia Centroamérica en el doble fondo de la embarcación ‘Mar Azul Caribe’.

La operación se desarrolló gracias a investigaciones por parte de las autoridades y a la posterior detección de la motonave por parte de unidades de Guardacostas en instantes en los que navegaba por la zona restringida para la navegación comercial, en el sector de cargue de tanqueros de crudo en el Golfo de Morrosquillo.

La motonave fue inspeccionada por el personal de la Armada Nacional, encontrando diversas irregularidades. Las dos personas y la embarcación fueron transportadas hacia la Estación de Guardacostas de Coveñas en donde personal del CTI autorizó la verificación del casco.

Luego de una inspección minuciosa de la embarcación, fueron hallados 536 paquetes de cocaína de aproximadamente un kilogramo cada uno, los cuales estaban ocultos en un doble fondo dentro del casco de la motonave. Los dos sujetos y el material fueron puestos a disposición del CTI de la Fiscalía quien adelanta los procedimientos judiciales correspondientes.

Se estima que este cargamento tendría un costo superior a los 12 millones de dólares en el mercado negro internacional.

OTROS ELEMENTOS INCAUTADOS

En la diligencia se logró la incautación de los siguientes elementos:

1 Lancha de nombre “Mar Azul Caribe”, con matrícula CL 3655.
1 Motor de 200 Hp, instalado en la lancha.
1 Motor de 40 Hp, a bordo de la embarcación.
3 Celulares.
12 Canecas de combustibles.
2 teléfonos satelitales.
1 GPS.
1 Tarjeta de propiedad de la motonave.
1 Tarjeta de crédito del Banagrario.
1 Pasaporte.
1 Bandera adhesiva del país centroamericano de Costa Rica y cartas de navegación.

FUENTE:http://www.eluniversal.com.co/sucesos/decomisan-mas-de-media-tonelada-de-cocaina-que-seria-enviada-centroamerica-176984

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Coke en stock (LXXIII) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (Part 1)

Coke en stock (LXXIII) : la CIA, l’héroïne … et l’Australie (1)
par morice
samedi 15 novembre 2014

Au départ, en juin dernier, j’avais simplement été intrigué par l’événement. La saisie à bord d’un petit bimoteur d’une cargaison de 35 kilos d’héroïne, très loin, dans l’autre hémisphère. Une enquête menée pendant près de quatre mois à fini par me convaincre que j’étais tombé par hasard sur un événement majeur. La découverte d’une implication directe de la CIA dans un processus reprenant tous les schémas utilisés voici 30 ans par cette même agence, avec les mêmes sociétés factices et des cargaisons semblables, a un endroit où elle avait déjà sévi, jadis. Après avoir longuement décrit ici les turpitudes de l’Agence en Amérique du Sud ou en Afrique (ici même), il était devenu temps en effet de se pencher sur un autre continent. C’est l’Australie, cette fois, qui nous en offre l’occasion et qui ne va pas vous décevoir, je pense… tant le sujet est fourni et contient de surprises de taille…

Atterrissage d’un drôle d’oiseau en Australie

L’affaire date de fin juin dernier, et elle monte en puissance depuis (je m’y intéresse depuis cette date, en effet). Cela se passe dans l’est de l’Australie, cette fois, sur un petit aéroport régional de Nouvelle-Galles du Sud, sur la côte Est (c’est au sud de Sydney), à Illawara exactement (qui signifie  » la terre entre la montagne et la mer », ici en photo à droite). On change en effet carrément de continent pour l’occasion : il ne s’agit plus de l’Amérique du Sud ni de l’Afrique, cette fois, et comme on a le voir aussi il ne s’agît plus de cocaïne non plus. Le journal local, le Mercury Illawara commente ainsi l’événement le 9 juillet : « un avion appartenant à un américain a atterri sur l’aéroport régional d’Illawarra il y a deux semaines a été perquisitionné pour de la drogue, dans une opération spectaculaire de la police qui a duré deux jours, selon les rapports. La police est demeurée discrète sur les circonstances entourant le raid, qui a débuté mardi. Ils ont ciblé l’avion âgé de 43 ans, immatriculé N224HR, qui était arrivé à l’aéroport d’Albion Parc dans après-midi du 27 juin et la fouille a repris mercredi après que la police locale ai gardé l’avion pendant la nuit. Des officiers du Middle Eastern Organised Crime Squad ont coordonné l’opération, tandis que des officiers de police scientifique ont été vus en train enlever les bagages de l’avion le mercredi après-midi. La police fédérale a participé également. Il a été dit au Mercury que de la drogue pesant 35 kg avait été saisie dans l’avion. » L’information brute n’a rien de transcendante, se dit-on alors. Ce n’est pas la première saisie d’héroïne (et non de cocaïne, cette fois), et le poids confisqué paraît faible, face aux centaines de kilos de drogue saisis régulièrement en Amérique Centrale, par exemple (dix fois moins que dans le raid de la piste clandestine Hylton au Costa-Rica, par exemple). A bord, il y en avait quand même pour 9 millions de dollars australiens (7,2 millions d’euros), quand même…

Un avion peu courant et fort reconnaissable

Mais cette fois, c’est l’avion lui même qui intrigue le plus. Ce bimoteur à l’étrange allure, très haut sur pattes, au fuselage court, est en effet un appareil hautement reconnaissable. C’est un Swearingen Merlin 3A. Le descendant d’une lignée bien à part. La firme Swearingen, créée en 1958 au Texas, avait construit le premier comme une sorte de puzzle, avec des emprunts à d’autres appareils, dans le but de fabriquer avant tout un avion plus rapide que les autres, en partant de ces derniers. Son fondateur, Edward J. Swearingen, un ingénieur aéronautique doué, a travaillé pour Dee Howard, le fondateur de Howard Aero, où il a dessiné le Howard 250 et 500, dérivés du Lockheed Model 18 avions aux lignes racées (ici à droite) , puis est passé chez Bill Lear, fondateur de Lear Inc, chez qui il fera le fort réussi Learstar. Puis on le retrouve chez Piper, où il dessine le fort réussi Piper PA30 Twin Commanche, puis l’immense succès du PA42 Cheyenne (le favori des passeurs transatlantiques de cocaïne !) avant de se mettre à son propre compte, et fabriquer ses propres avions, avec toujours en tête la rapidité, augmentée maintenant du confort de la pressurisation. Tout d’abord à partir d’un Beechcraft Twin Bonanza, à qui il avait fixé deux Lycoming IO-720 de 800 cv, pour faire un engin plus puissant, appelé « Excalibur ». Il fera la même chose avec le Queen Air, qui possédait la même aile de base. Puis lui a pris l’idée de mixer sur toujours la même aile un fuselage de son crû, pressurisé cette fois, réutilisant le train d’atterrissage du Twin Bonanza. L’engin hybride devient le SA-26 Merlin, tout d’abord équipé de moteurs conventionnels à 6 cylindres (des Lycoming TIGO-540) pour finalement être équipé de turbines Pratt & Whitney Canada PT6A-20 : c’est devenu alors le SA26-T Merlin IIA, l’engin recevant juste après des Garrett AiResearch TPE-331-1 plus puissantes (c’est le SA-26 Merlin 2B, ici à gauche). Ce n’est qu’avec le modèle suivant que Swearingen commencera vraiment à se distinguer davantage de ses prédécesseurs Beechcraft. Avec le SA226-T Merlin III, qu’il a produit à partir de 1972, avec ses turbines Garrett aux entrées d’air devenues typiques chez le constructeur (elle sont situées vers le haut des capotages moteurs, au contraire des modèles précédents) et un tout nouveau train d’atterrissage à diabolos et aux jambes de train allongées, pour de plus grandes hélices (à 4 pales pour le modèle B), qui lui donne cet air bizarre d’échassier si reconnaissable.

Acheté par l’Australie…

Ironie du sort ; le Département de l’ Aviation Civile Australienne sera un des premiers à acheter un des modèles, immatriculé VH-CAM (c’était le numéro T-210, ici à gauche). On a alors affaire à un engin bien différent, aux performances assez impressionnantes pour un avion d’affaires de 8 places à hélices, à cette époque où les jets pointent à peine le museau. Il vole en effet à 500 km/h, à une altitude de 7 300 mètres et est doté d’une autonomie de 3000 km. A l’époque (voilà plus de 40 ans maintenant), il impressionne, e fait. C’est bien celui qui s’est posé à Illawarra en tout cas. Aucun doute possible en effet, l’oiseau rare posé là-bas, est bien un Merlin III (utilisé en France par Air Mana qui possède les versions A, B et C) ! Le Merlin, seul biturbopropulseur plus rapide que les King Air qui équipent le plus souvent les policiers anti-drogues…

Un Merlin et des avions disparus… par enchantement

C’est bien un Merlin IIIA, à moteurs à trois pales d’hélice, mais pas n’importe lequel : enregistré sous le serial T-217, et immatriculé N-199Z en 1970, c’est un avion qui a fait partie du lot d’avions cédé aux services forestiers US, qui avait été enregistré à Boise en 1973… un service à l’origine d’un énorme scandale, celui d’avions destinés à la lutte contre le feu… et revendus à des sociétés privées, telle Hemet Valley Flying Service, ou devenus… des avions discrets de la CIA. Le scandale sera découvert dans les années 80 par Gary Eitel, un courtier en aviation, ancien pilote du Viet-Nam (avec 300 missions au compteur) désireux de racheter plusieurs C-130 pour son compte. Ne voyant aucune réponse arriver pour sa demande, il fit seul son enquête, pour découvrir que plus un seul avion n’était disponible : tous avaient disparu ! Entre 10 et 12 C-130 n’étaient plus sur les registres des Forêts ! On en retrouvera plus tard deux, travaillant pour le concurrent d’Eitel, T&G, au Koweit à la fin de la Guerre du Golfe ! D’autres C-130 furent retrouvés impliqués dans des trafics de cocaïne. En 1990 – 1991, T&G avait en effet loué un des C-130A disparus à la compagnie aérienne panaméenne Trans Air, qui sera liée au cartel de Cali. Son directeur, Luis. Carlos Herrera Lizcano sera condamné en 1995 à cinq ans dans une prison fédérale de la Floride pour trafic de drogue. Trois autres C-130, dont le 57-0517 avaient été revendus par T&G, de Chandler, en Arizona, en 1993 à Aero Postal de Mexico pour 3,6 millions de dollars (ici à gauche le XA-RSH (numéro 182-3224). En 1997, un autre appareil encore, appartenant aussi à Aero Postal Mexico, était pris la main dans le sac de cocaïne, de la même façon. Le directeur de la société, Jésus Villegas Covallos, étant lui lié directement à Ramon Arellano Felix du Cartel de Tijuana ! Cet appareil n’aurait pas que distribué de la cocaïne, mais aussi des armes en Amérique du Sud. Notamment pour le gouvernement du Pérou dans sa lutte contre les forces de guérilla connues sous le nom « Sentier lumineux » (les avions fournissaient en fait les deux camps opposés !). Le trafic avait même ses subdivisions et ses appareils plus petits pour mieux dispatcher les énormes volumes de drogue : Luis Herrera était en partenariat avec Frank Batiston, dans Caribe Air Lines (Lineas del Caribe), selon un télégramme DoS (déclassifié 18 Juillet 1989, l’original étant daté d’oût 1983). Franck Batiston et son fils, Antonio, auront leur De Havilland Twin Otter turbo-prop saisi par la Drug Enforcement Agency à Mena, Arkansas, aéroport du trafic de drogue investi par la justice (cf le Mena Star, du 13 septembre 1991). On retrouvera l’Hercules 57-0517 de T&G, déposé fort discrètement au « cimetière » de l’Amarc (à Davis-Monthan, ci-contre à droite) sous l’étiquette du 924 eme Groupe Tactique de Transport de Bergstrom AFB…

Un colonel resté sur le carreau

Bref, les C-130 évaporés n’étaient pas restés à rien faire : manifestement, ils étaient devenus des piliers de la CIA en Amérique du Sud et Centrale !!! L’un de ceux qu’avait piloté Tosh Plumlee… au Costa Rica !!! Un colonel de l’Air Force, responsable de la base d’El Toro, près d’Irvine, en Californie, où se passait essentiellement le trafic, qui avait souhaité révéler le scandale, n’en aura pas le temps. On le retrouvera mort, une plaie béante à la tête… déclaré officiellement comme « suicidé ». Je vous ai raconté sa terrible histoire ici. « Les avions étaient bien représentatifs en effet : ils venaient de la Mena. C’étaient nos fameux C-130 « gris » ! Comme cette enquête spéciale en profondeur le montrera, un réseau non déclaré de la CIA a été impliqué dans le trafic illicite de drogues de la région de la MENA, en Arkansas, vers des dizaines d’autres petits aéroports à travers le pays, ainsi que la vente illégale de C-130 aéronefs du Service des Forêts, et le décès prématuré de journalistes d’investigation et de pilotes. Ces agents ont également été impliqués dans l’une des plus importantes opérations de trafic de drogue à se produire dans le pays, et d’armes illégales vers l’extérieur du pays ». Les fameux C-130 du Service des Forêts US, un des plus gros scandales de ces dernières années aux USA. Entre 10 et 12 C-130 achetés par le Service des Forêts comme bombardier d’eau n’ont jamais servi à cela, et le commanditaire ne les a jamais vus. Le scandale sera d’autant plus grand qu’en 1994 l’incendie du South Canyon dans le Colorado, tuera 14 pompiers, faute d’avion disponible… » Incroyable et inommable ! A partir du petit Swearingen qui a déboulé sur le minuscule aérodrome australien, c’est donc tout un pan d’histoire contemporaine qui est réapparu à la surface… car un bon nombre d’événements de ses trente dernières années a été rythmé par les frasques de ce genre d’avions…

Un crash en Afrique

Un des C-130 « égarés », par exemple encore, sera retrouvé bien plus loin encore : en Angola. Il s’était écrasé sous les couleurs de TAAG, mais appartenant à Santa Lucia Airways, le groupe de Viktor Bout, au décollage de Luanda en Angola, en juin 1991, en partance pour Cafunfo, la région des mines de diamants. Le rapport d’accident sera ainsi rédigé : « L’avion, piloté par les officiers de Tepper aviations aurait effectuait un vol pour le compte de la CIA pour fournir en armes les forces de la guérilla angolaise de l’UNITA . Il s’est écrasé en tentant d’atterrir à Jamba. Ces vols étaient effectués de nuit à très basse altitude pour éviter les radars de détection du MPLA. La piste de Jamba était en terre, l’approche était auras des arbres, et l’éclairage de la piste était probablement inadéquat. » A bord, quatre américains : le commandant Robert Snellgrave, le mécanicien Robert Weldon et le load master Chuck Henrichs, ainsi que le pilote en second. Or le second cité était le neveu du sénateur Curt Weldon « Il semble que le neveu de Curt volait, comme mécanicien, en Angola sur les missions secrètes de la CIA utilisant des aéronefs ayant appartenu à (ou devraient avoir appartenu) aux Service des forêts des États-Unis. Les avions américains du service des forêts avaient interdiction par la loi d’opérer en dehors des États-Unis. Weldon, à juste titre, a donc voulu comprendre la nature du voyage de son neveu, mais la CIA l’a fait tourner en rond. Weldon, lors d’une séance du Congrès, l’a pris comme un insulte personnelle ». Les missions en Angola étaient du ressort de la CIA, et elles devaient rester secrètes ! Le problème, c’est que le crash avait aussi provoqué la mort du directeur de Tepper Aviation, Bud Peddy, le second pilote, et le responsable de la firme privée de mercenaires travaillants pour la CIA… obligeant la presse à révéler l’affaire. Eitel connaissait bien tout cela : en 1976, la CIA l’avait recruté pour voler Angola, ainsi que pour piloter des Lear Jets au dessus du sud de l’Oregon !

Une mission dissimulée aux proches

Dans l’avion qui s’est écrasé, décède également donc Charles  » Chuck » Hendricks, originaire d’Acorn, dans l’Arkansas : lorsque ses parents l’apprennent, ils sont éberlués : pour eux, leur fils leur avait dit qu’il travaillait pour « une mission humanitaire apportant des vivres contre la famine en Afrique ». Or Acorn est à à peine « 6 miles » de … la Mena (9,6 km !). Leur fils y travaillait, donc ! Selon les parents toujours, leur fils travaillait pour une firme appelée « Unitrans International ». Un autre décédé, Robert Snellgrove, travaillait lui pour « Majus Aviation ». Les deux firmes avaient leur siège à Lakewood, Colorado, et à Punta Gorda, en Floride… à l’un des sièges de la CIA !!!

Un Hercules passablement baladeur

L’avion était… remarquable, pour plein d’aspects inattendus :  » Le C-130 utilisé par Victor Bout, peint aux couleurs civiles n’est pas non plus un inconnu : il date de la période des Contras, lui aussi. Dans son livre sur la liste des fabrications d’Hercules, Lars Olausson a indiqué que le numéro de celui affrété par Oliver North sous l’immatriculation de St. Lucia avait opéré après sous le sigle de Tepper Aviation, N° N9205T (le N° 4129 en construction) . Son « parcours » de revente est assez faramineux : vendu en 1966 à ZAC-Alexander (Zambian Air Cargo), sous le numéro 9J-RBW, revendu à Maple Leaf Leasing en 1969, loué à Pacific Western Airlines, (N°383) en mars 1969, endommagé à Eureka, au nord du Canada, en août 1969, reconstruit et agrandi en L-100-20 en décembre 1969. Loué ensuite à Alaska International Air, (ancien Interior Airways, et plus tard MarkAir) en décembre 1969. Revendu ensuite à Pacific Western Airlines, sous le registre CF-PWN en 1977, enfin vendu à St. Lucia Airways, numéro J6-SLO, en mai 1985, et nommé alors « Juicy Lucy », du nom d’un groupe de rock, transports pour l’Unita de 1969 à 1972, en juillet 1987. Revendu à Tepper Aviation, en Floride, sous le numéro N9205T, en janvier 1988, surnommé le « Gray Ghost » « … Avouez que c’était un superbe parcours, déjà. Au moment de son crash, il appartenait à « Rony Leasing Inc ». Ne cherchez pas trop loin son adresse : c’était au 2711 Centerville Road Suite 400, à Wilmington, dans le Delaware (état qui reviendra à plusieurs reprises dans notre inventaire… Un énorme C-130 se contentait d’une toute petite boîte postale… comme les autres !!!

Des avions passés… par l’Australie

Or ce « fameux » C-130 venait de très loin : « D’où venait le C-130 « stealth » crashé en Angola ? oh, de loin : d’Australie, en passant par la Mena (on y revient !) : « au moins un de ces C-130 ex-australiens a été impliqué à la Mena, Arkansas, dans des opérations de transports d’armes de la CIA et de drogues ». Les avions arrivés en Australie avaient été commandés par Southern Cross, qui appartenait au groupe Multitrade International. Or on retrouvera la trace de cette société dans l’affaire du DC-9 contenant près de 5 tonnes de coke découvert au Mexique ! Car derrière les C-130 et le Merlin « australien », il y avait derrière eux le même personnage : Glen Kovar, responsable de SkyWay Communications, installé à St Petersburg en Floride !!! Les histoires de la CIA sont toujours complexes (et c’est exprès, en effet !)…. mais mènent toujours à la même chose : de la drogue. Indispensable à la CIA !

La France en utilisera même deux

Ironie du sort aussi, la France avait hérité de ces Hercules baladeurs, extraits du désert de Davis Monthan, et revendus… par les Eaux et Forêts US et T&G, leur nouveau propriétaire. Sous la forme de deux exemplaires, dont le N116TG, baptisé « City of Phoenix » : l’appareil appelé « Pélican 82 » s’est malheureusement écrasé en Ardèche le 6 septembre 2000, en luttant contre un incendie de forêt à Burzet (faisant deux morts et deux blessés : Ted Hobard, Ted Meyer, Joe Willlams (décédé) et le français Paul Trinque, décédé, le copilote, âgé de 34 ans seulement. L’autre, N117TG (au départ 51-1631 dans l’Air Force) baptisé « Iron Butterfly » (en hommage au groupe de rock US mais aussi celui d’un F-105 Thunderchief), l’avion cargo, un vétéran du Viet-Nam, hérité par T&G, avait été remisé à Davis-Monthan avant de servir à la Sécurité Civile française pendant trois ans (de 1993 à 1996), où il était devenu sobrement le N°81. Les C-130 d’Hemet Valley Aviation avaient d’abord été revendus à Michael Zincka Leasing en 1989… puis à la sécurité Civile Française, qui les avait donc utilisés deux ans… sans qu’on ne sache rien en France de leur curieuse provenance. On ne sait pas si les premiers épandages d’eau ont révélé des traces de cocaïne à la place de retardant… Considéré comme trop cher à entretenir, le deuxième exemplaire subsistant était reparti aux USA, puis s’était retrouvé à Valencia en Espagne en 2000 et en 2003, pour lutter contre les incendies, puis à nouveau aux USA, appartenant alors à Air Response, une sorte de T&G nouvelle mouture. On le surprendra en 2010 (ici à gauche) en train de soigner par épandage massifs d’absorbants au dessus du Golfe du Mexique la marée noire de BP (depuis, ce qui a entraîné au fond pose problème !). Aujourd’hui, avion à tout faire, il sert toujours à l’USAF, dès que l’occasion se présente, pour des tas de tests divers : avec le numéro de série 3018 c’est aujourd’hui le plus ancien Hercules encore en service !

Vingt ans après, on retrouve les mêmes acteurs

Des avions mêlés à des affaires louches, donc. « Un autre, ayant sur la queue le numéro N69P, était exploité par Roy Reagan via un contrat de l’ U.S. military’s Nuclear Defense Agency. Ce même avion sera un jour saisi par la DEA à Miami, en Floride, lors d’une mission sur la contrebande de cocaïne ». Les avions étaient peints intégralement en gris sans aucune marque distinctive, ce qui leur a valu leur surnom : « l’avion-cargo d’exploitation forestière qui le mènera en Angola a été l’un des « Gray, Ghosts (en fait une mouche artificielle de pêche, grise)« ainsi nommé pour sa peinture ardoise » il portait le N° N9205T. Officiellement loué à Tepper Aviation, de Floride. L’avion crashé appartenait en fait à Detrich Reinhardt et Peter Turkelson. Deux membres connus de la CIA : les propriétaires de Santa Lucia (avec Viktor Bout). Ou comment un avion enregistré dans les Barbades, loué à une société de Floride, travaillait au nom de l’ONF US en plein milieu de l’Afrique !  » avais-je écrit en 2010. Santa Lucia, ou Airline Consulting, deux paravents commodes pour les activités secrètes. Tepper était aussi lié à Crestview Aerospace Corporation, dont le directeur, Charles R. Shanklin, présentait la même adresse d’entreprise. Comme le rappelait un article de presse du 13 décembre 1989, « Santa Lucia Airways a également joué un rôle dans le scandale de l’Irangate. En 1985-1986 l’un des Boeing de la compagnie a fait plusieurs vols à l’Iran à partir de bases américaines en Allemagne de l’Ouest, et, en mai 1986, il a emporté le colonel Oliver North à Tel Aviv sur la première étape de sa célèbre visite à Téhéran pour négocier la libération des otages américains détenus à Beyrouth ». Vingt ans après, en 2006, à la surprise générale, les liens entre Tepper et l’armée américaine existaient toujours : le L-100-30 bleu et blanc (ici à droite) numéro 2189M visitait régulièrement en avril et mai 2006 Camp Peary, où on le photographiera au milieu du camp d’entraînement de la CIA. Cette même CIA utilisait toujours les mêmes sociétés, plus de vingt ans après !!!

 

Déjà en 1961…

Car tout cela remonte à de l’histoire ancienne. Une pratique qui durait depuis plus longtemps encore, en effet : des avions « qui selon Eitel, avaient été aussi refilés à Aero-Union (fondée par Dale Newton à Chico, en Californie, puis installée sur la base militaire de McClellan Airfield), qui avait été déclarée comme contractuelle de la CIA depuis la Baie des Cochons en 1961 quand la firme avait servi aux pilotes de B-26 chargés d’aller bombarder Cuba. Selon lui encore, le tout premier C-130 tombé entre les mains des privés fourni à Hemet Valley était piloté par James Patrick Ross, le pilote-mécanicien qui avait envoyé les C-130 en Australie à la moitié des années 80 et qui était aussi le second pilote du C-123 de Barry Seal' » !!! Nous revoilà plongé dans l’histoire sombre et tortueuse des USA sous Kennedy, Nixon, Reagan ou Clinton !!! De même avec les B-26, revenus à Chico après avoir servi à préparer l’invasion ratée de Cuba. Certains d’entre eux avaient déjà connu une guerre (coloniale) auparavant : des appareils français revenus d’Indochine, tel celui immatriculé alors 44-35911 (Gascogne !)… devenu en 1961 la propriété de la Rock Island Oil & Refining Company, de Wichita, de l’industriel anticommuniste Koch, aujourd’hui proche du Tea Pary, et enregistré aujourd’hui sous le nom de George W Lancaster, de Wilmington, North Carolina (ça ne s’invente pas !) !!! Comme pan d’histoire complet, on ne peut faire mieux ! Pour mémoire, Aero Union sera l’inventeur du largage d’eau à basse altittude utilisé par les avions d’incendie Lockheed C-130, les Lockheed L-188, les les P-3, et le Lockheed P-2V.

La commission Church, qui devait sonner le glas de ces pratiques douteuses

On avait bien fini un jour par dérouler tout l’écheveau, grâce à la ténacité d’un homme intègre, Frank Church, choisi par le Sénat US pour faire un rapport après les activités meurtrières de la CIA en Amérique du Sud.  » En 1976, le sénateur Frank Church mis sur le grill l’avocat de la CIA Laurent Houston en lui montrant point par point le fonctionnement douteux et illégal des services exclusifs de transport aérien de l’Agence. A ce moment-là, Houston a admis que la CIA avait utilisé couramment le Service des Forêts des États-Unis et l’United States Postal Service comme couvertures pour des activités secrètes. Houston a admis que le Service des Forêts avait été infiltré par la CIA et que la CIA avait partagé une adresse avec le Forrest Service’s Air Research and Development sur ​​la rue Kent à Alexandrie, en Virginie. Houston a également admis que l’entreprise principale, responsable de toutes les opérations aériennes secrètes de la CIA, était une société holding nommée Pacific Corp. C’était une société basée en Oregon connu sous le nom de Pacificorp (à l’origine Airdale Corporation, créé par George A. Doole Jr, dont on peut lire l’épopée ici), qui avait une multitude de sous-entités avec différentes versions du même nom, dont Power Pacific & Light, Pacificorp et Pacific Harbor Capital. En 1993, un document de Seattle a publié un article reliant Pacificorp Pacific Corp à la CIA. Sous serment, devant le Sénat en 1976, Houston a admis que Pacific Corp, était détenue et contrôlée par des notables de la CIA comme l’étaient Air America, Southern Air Transport et Intermountain Air. En 1976, la CIA a été condamnée à vendre Air America et se départir de tous ses avoirs. Depuis 1973, la CIA avait déjà anticipé cela et a avait agi rapidement pour donner la totalité de ses clandestins à un nouveau propriétaire, Evergreen International basée à Marana Air Park, près de Tucson Arizona et McMinville Oregon, près de Portland. Par coïncidence, Medford dans l’Oregon était la base de la maison de courtage d’avions Roy Reagan. Reagan sera reconnu coupable en 1997, avec un autre homme, de détournements frauduleux d’avions valant 80 millions de dollars du gouvernement américain pour les placer dans des mains privées. Reagan était aussi le courtier pour Evergreen selon une plainte déposée par l’ancien pilote de la CIA Gary Eitel »…. c’était sans fin, à vrai dire. Evergreen devenant de fait le nouveau paravent de la CIA… la commission Church, pleine d’ambition, avait laissé les pratiques déplorables se poursuivre, sous d’autres noms de sociétés-écrans. Un feu de paille.

Et la ronde a pourtant continué…

En 1979, Seal fera neuf mois de prison pour trafic de drogue au Honduras. Il y avait rencontré un autre pilote, William Roger Reaves, qui l’avait introduit dans le clan Ochoa, qui avait à sa tête Jorge Luis Ochoa Vasquez : le leader de ce qu’on appelait alors le Cartel de Medellin. C’est avec lui qu’il avait commencé des vols d’importation de coke vers la Louisiane. Avant de passer à l’Arkansas. Un autre avion que le Provider se chargeait des « gros colis » (entendez pas là de cla coke, emmenée par tonnes) : un C-130, bien entendu. « Le visiteur le plus régulier de Mena était un C-130, numéroté N4469P, enregistré en Australie, qui sera régulièrement vu en Floride, à Fort Lauderdale ». Une fois l’avion remisé, le trafic avait continué avec d’autres moyens : « le 27 juillet 2001, la police australienne intercepte sur un bateau sa meilleure prise de tous les temps : 1117 kg de cocaïne. Il y en a pour plusieurs centaine de millions de dollars. Répartis dans 38 sacs de drogue débarqués à Dulverton Bay, au nord de Geraldton, d’un bateau appelé « The White Dove ». Cinq personnes sont arrêtées : Carlos Arturo Suarez-Meija, Fernando De Le Espirella et Joaquin Edward Lalinde, trois colombiens et deux amércains : Joel Parrish et …William Roger Reaves, celui qui avait guidé Seal vers le Cartel de Medellin ! « . D’autres moyens, mais avec les mêmes personnes. Les aviateurs savaient se muer en marins ! Reaves héritera de 25 ans de prison en 2002 pour trafic de drogue. Enregistré en Australie, l’avion portait les couleurs d’African Cargo Airways : on ne pouvait faire plus complexe comme registration : construit en 1958 pour la RAAF (Royal Australian Air Force), devenu civil en 1983, il était en effet devenu « African Cargo Airways »… en Floride (auparavant il avait été employé par l’U.S. Defence Nuclear Agency, autre paravent connu de la CIA, et avait été utilisé par Ford au Soudan durant l’été 1984)… Au moment de son démantèlement, à Lauderdale, en 1997, il appartenait à un obscure société du Zotti Group Aviation, sous la responsabilité d’un nébuleux « Airline Marketing Consultants Inc » installé à Miami (Zotti Group étant enregistré à Doral, la ville même de la CIA). Il avait été photographié également portant le nom de Herc Airlift Corp, le logo de queue grossièrement maquillé (le « A » du logo précédent étant encore visible !). Il aurait été aperçu à plusieurs reprises en Colombie et au Nicaragua. Son numéro d’enregistrement 182-3215 dissimulait une des plus longues listes d’attribution de compagnies diverses… Le mystère à son propos demeure aujourd’hui encore, alors qu’il a été broyé et transformé en ferraille : une demande d’explications citoyenne sur ses tribulations effectuées en 2010 est toujours restée vaine… l’avion déclaré alors comme étant toujours australien ayant bizarrement été saisi par l’US Customs à Naples, en Floride en 1989… Visiblement, la CIA ,n’avait pas songé à avertir les douanes de ce qu’elle-même faisait en Floride….
Alors, aujourd’hui qu’un appareil venu des Etats-Unis se fait pincer en Australie avec de la drogue à bord, on se dit d’emblée que c’est une histoire semblable qui recommence, et la suite ne va pas nous décevoir, en effet, en ce sens…

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SOURCE: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxiii-la-cia-l-158682

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La blacklist du narcotrafic dans le monde

Liste de pays concernés en 2014

Afghanistan, the Bahamas, Belize, Bolivia, Burma, Colombia, Costa Rica, the Dominican Republic, Ecuador, El Salvador, Guatemala, India, Haiti, Honduras, Jamaica, Laos, Mexico, Nicaragua, Pakistan, Panama, Peru, and Venezuela.

Haïti a été placé sur la blacklist du narcotrafic établie chaque année par les Etats-Unis. Le Gouvernement Américain rappelle que le Président des États-Unis notifie chaque année les pays qu’il considère comme de grands producteurs de drogue ou comme des pays de transit de la drogue dans le monde. Dans un mémorandum envoyé lundi au Secrétaire d’État John Kerry, Barack Obama mentionne une vingtaine de pays, dont 13 pays latino-américains incluant Haïti.

Dans ce mémorandum, le Président Barack Obama souligne que la Birmanie et le Venezuela sont deux pays qui ne respectent pas leurs engagements de lutte contre le trafic de la drogue, bien qu’ils continuent à bénéficier de programmes d’aide.

Le Président précise également que la présence d’un pays sur cette liste n’est pas forcément le reflet des efforts fait par ce pays dans la lutte anti-drogue ou son niveau de collaboration avec les Etats-Unis.

 

Frantz Alcéma

Frantz.a@hpnhaiti.com

SOURCE: http://www.hpnhaiti.com/site/index.php?option=com_content&view=article&id=13921:haiti-sur-la-lblack-list-2014r-du-narcotrafic&catid=38:justice-a-securite&Itemid=9

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Il Tempo: Paris Hilton Family Owned Ranch – 400 lbs of Cocaine Found

Translated from Italian:

Trouble coming to Paris Hilton. In her ranch in Costa Rica local police discovered 400 pounds of cocaine and $ 1.5 million all in cash. Drugs and “spoils” were well hidden in a small plane on a landing strip in Rancho Horizonte, also owned by Paris and her family. The police have undertaken to see if the Hilton family was actually aware of the fact that their airstrip was being used to smuggle and store drugs. Three Nicaraguans and 1 Costa Rican man, considered among the employees of the ranch were arrested. According to local sources, the Hilton family is not seen very often in the ranch and currently are not suspected of any crime. However, they will be called to testify on the issue. The area used as a landing strip is currently impounded, as well as the plane that was used to smuggle drugs.

source: http://digitalempire.wordpress.com/2014/09/08/il-tempo-paris-hilton-family-owned-ranch-400-lbs-of-cocaine-found/

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