VENEZUELA: EEUU investiga por narcotráfico a Tarek El Aissami, gobernador y figura del chavismo

EEUU investiga por narcotráfico a Tarek El Aissami, gobernador y figura del chavismo

21 de mayo (Infobae).- Tarek El Aissami es el segundo de cinco hermanos de una familia de origen sirio-libanesa que llegó a Venezuela para buscar un futuro mejor. Nació en El Vigía, Mérida, el 12 de noviembre de 1974 y creció en el seno de una casa humilde.

Tras terminar el bachillerato, estudió abogacía y criminología en la Universidad de Los Andes, casa de estudios donde conoció al profesor Adán Chávez, hermano del fallecido presidente venezolano Hugo Chávez. Fue allí donde comenzó a relacionarse con el ex mandatario.

La información dada a conocer por el periódico estadounidense The Wall Street Journal, que publicó esta semana los nexos de la cúpula gobernante de Venezuela con el narcotráfico y, más específicamente, con la distribución de cocaína tiene, además de a Diosdado Cabello, a un grupo de fiugras de alto rango del régimen.

Uno de ellos es, justamente, Tarek El Aissami, actual gobernador del estado de Aragua. Y no es poca la influencia que este dirigente ha ganado en los últimos años dentro del chavismo.

Según publica El País, Al Aissami sedujo a Hugo Chávez con su radical manera de expresar el apoyo a la « revolución bolivariana » y su militancia en la Universidad de Los Andes, foco de disputas universitarias entre sectores que apoyan y confrontan con el gobierno.

El ex mandatario necesitaba « caras nuevas » que ofrecieran una imagen distinta del chavismo y es por eso que no dudó en sumarlo a su gabinete en 2007. El Aissami se desempeñó como viceministro de Seguridad Ciudadana y luego reemplazó a su jefe inmediato, Ramón Rodríguez Chacín, en el Ministerio del Interior y Justicia, cargo que desempeñó hasta 2012.

En esos tiempos donde comenzó a deteriorarse la salud de Chávez, El Aissami comenzó a acumular cada vez más poder dentro de las filas de su partido (es vicepresidente de la región centro-occidental del Partido Socialista Unido de Venezuela) y también a nivel nacional.

El diario español agrega que durante esos años El Aissami presumió de entregar a sus países de origen a la mayor cantidad de capos colombianos de la droga.

El escándalo que marcó su gestión fue la captura del narcotraficante venezolano Walid Makled, atrapado en Colombia y extraditado después de varios meses a Venezuela. En el intervalo ofreció entrevistas a funcionarios de la DEA y fue entrevistado por periodistas interesados en la trama delcártel de los Soles. Makled confesó que él le pagaba al ministro El Aissami para enviar cargamentos a través de Venezuela.

La acusación de Makled carece de valor para el gobierno venezolano por su condición de delincuente sentenciado a 14 años de prisión, pero tiene un valor para Estados Unidos. Sus declaraciones concuerdan con otras fuentes que, en ese país, han señalado que El Aissami entregó a Makled porque mantenía una deuda derivada del negocio de la droga.

La investigación de Estados Unidos

La causa, que involucra acusaciones de lavado de dinero y tráfico de droga, está siendo gestionada por la Administración de Control de Drogas (DEA), y se centra -además de en El Aissami y otros chavistas de alto rango- en uno de los políticos más poderosos de Venezuela, el presidente de la Asamblea Nacional, Diosdado Cabello.

Según lo que publicó The New York Times, aún no está claro lo que planean hacer los fiscales con la evidencia. Los Estados Unidos y Venezuela han tenido durante mucho tiempo tensas relaciones, por lo que es poco probable que las autoridades de Caracas entregaran a líderes de alto perfil si se presentaran cargos en su contra.

Los fiscales, sin embargo, podrían hacer que sea difícil para cualquier persona implicada el poder viajar. Asimismo se podrían congelar sus activos en el exterior.

fuente: http://www.oxigeno.bo/node/8694

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NARCOTRAFIC: narco business à gogo au Venezuela et…ailleurs!

Coke en Stock (LXXXIV) : pris la main dans le sac

Maduro, enfin décidé à sévir ?

En mai 2013, le président Maduro semblait enfin enclin à s’occuper du trafic de cocaïne dans son pays, en acceptant d’en parler en public pour la première fois. Hélas, sans surprise, son propos était loin d’un début d’action pour résoudre le mal qui rongeait le pays depuis des années. Le 20 mai en effet, écrit James Bargent : « le Président du Venezuela, Nicolas Maduro, a admis que le pays avait un problème de trafic de drogue, mais il a porté le blâme sur les organisations paramilitaires colombiennes ayant des « liens avec la droite fasciste, » ignorant commodément le rôle des groupes de la guérilla de gauche vénézuélienne et des militaires. S’exprimant lors d’une visite à l’Etat frontalier de Tachira, Maduro a dit que « ce crime [le trafic de drogue] qui vient de Colombie, est en train de changer et de se muer en un monstre. Les trafiquants de drogue et des paramilitaires commencent à contrôler notre voisin et de plus en plus, ils sont étroitement liés à la droite fasciste, [et] Ils font partie des partis [politiques] fascistes , » a-t-il ajouté. Le président a également annoncé un audit de tous les notaires dans les villes limitrophes de la Colombie dans le cadre d’une enquête sur l’achat de propriétés avec les profits du commerce de la drogue » (des notaires fascistes, on suppose  !).

Pas vraiment

Si le président vénézuélien reconnaissait pour la première fois l’ampleur du problème, sa façon d’éluder le rôle des Farcs et le soutien de son pays au groupe d’extrême gauche responsable d’une grande partie du trafic de cocaïne était à la fois sans surprise et plutôt désolant. En digne successeur d’Hugo Chavez, Maduro ne voulait rien savoir, et rien voir en effet : « cependant, comme avec son prédécesseur, le nouveau président en fait une question hautement politisée. La liaison faite par Maduro des groupes de narco-paramilitaires liés à un mouvement politique fasciste poursuit sa rhétorique de plus en plus paranoïaque, avec ses allégations qui ont inclus l’ancien président colombien Alvaro Uribe*, complotait selon lui pour l’assassiner. » Visiblement, le successeur de Chavez gardait les mêmes oeillères et le même cap  : « absente de sa vue politisée des problèmes de trafic de drogue du Venezuela, est la présence des groupes de guérilla de gauche de la Colombie, qui opèrent sans être inquiétés sur le territoire vénézuélien et sont fortement également impliqués dans le commerce de la drogue. Un autre absent est le rôle de l’armée vénézuélienne, en particulier le réseau lâche de militaires de haut rang connus comme le Cartel de los Soles (Cartel des Soleils), qui est de plus en plus soupçonné de jouer un rôle important dans le commerce de la drogue ».

Le fameux Cartel des Soleils : des généraux vénézuéliens enrichis

Le Cartel des Soleils ainsi appelé en raison des décorations des haut-gradés vénézuéliens, qui au lieu d’étoiles sur leurs épaulettes, arborent en effet des soleils, est un fait reconnu désormais par un bon nombre d’observateurs. En adroit politique, Maduro avait récemment donné en pâture à ses électeurs mécontents trois d’entre eux, limogés par lui en mars dernier. Pour notre observateur, ça n’avait rien de surprenant en effet  : « lorsque le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé l’arrestation la semaine dernière de trois généraux de la Force Aérienne pour avoir fomenté un coup d’Etat, ce ne était pas une grande surprise. L’armée, après tout, a joué un rôle dans la politique du pays lors de conflits déjà, bien avant – en 2002, le mentor et prédécesseur de Maduro, Hugo Chavez, avait été démis de ses fonctions pour la bagatelle de 47 heures par un coup d’Etat qui a été renversé par des officiers loyalistes. Mais bien que les trois généraux de la Force Aérienne démis pouvaient très bien avoir des liens avec les secteurs « de l’opposition » selon les allégations de Maduro, ils ne représenteraient pas pour autant la plus grande menace face à ses commandants militaires. Parce que les généraux dont il devrait- et presque certainement doit – avoir le plus peur sont ceux qui sont devenus immensément riches grâce à l’idéologie politique chaviste « la liberté pour tous » défendue par Chavez et poursuivi par Maduro. Ils peuvent ostensiblement rester de son côté, mais ils ne seront pas à rester là à regarder Maduro permettre au système de s’effondrer » (…)

LIRE la suite: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-lxxxiv-pris-la-main-160456

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* COLOMBIE: retour sur le narcotrafiquant n°82 Alvaro Uribe Velez par Sergio Camargo.

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VENEZUELA: un narco-Etat ?

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Le Venezuela est-il en train de devenir un narco-Etat?

Au mieux, l’Etat semble se désintéresser de la lutte contre le trafic de drogues, n’y mettant pas tous les moyens nécessaires.

Le 11 septembre 2013, un vol d’Air France au départ de Caracas atterrit à Paris-Roissy avec plus de 1,3 tonne de cocaïne répartie dans une trentaine de valises. En France, l’opinion s’intéresse à la «plus grande saisie de drogue» jamais réalisée en métropole, l’équivalent de 50 à 300 millions d’euros à la revente. Au Venezuela, on s’étonne à peine de voir le principal aéroport international du pays servir de rampe de lancement au narcotrafic. Les forces de sécurité vénézuéliennes sont réputées pour compter parmi les plus corrompues au monde, ce pour quoi les autorités européennes ont monté toute l’opération «Air France» sans prévenir leurs collègues vénézuéliens. La méfiance règne.

Rapprochements militaires/guérillas

«Un nombre incalculable de fonctionnaires, dont beaucoup sont des militaires en activité, trempent dans le narcotrafic. Les services d’intelligence étrangers font de plus en plus attention», assure Mildred Camero, l’ex-présidente de la Commission nationale contre l’usage des drogues (Conacuid), actuel Bureau national antidrogues (ONA). De 1999 à 2005, pendant les six premières années d’Hugo Chavez au pouvoir, cette ancienne juge a lutté contre un fléau sans cesse grandissant. Selon l’ONU, 51% de la drogue qui entre en Europe provient désormais du Venezuela, converti en 5e exportateur mondial de cocaïne.

Dans un livre intitulé Chavisme, narcotrafic et militaires[1], Mildred Camero vient de dénoncer les 13 généraux et députés socialistes qu’elle considère comme étant les principaux narcotrafiquants vénézuéliens. Certains figurent sur la fameuse liste Clinton (Specially Designated Narcotics Traffickers) des entreprises et personnes recherchées par les Etats-Unis pour leur participation au narcotrafic, dont le général en chef des forces armées et gouverneur de la région de Trujillo, Henri Rangel Silva, le capitaine de corvette et gouverneur de la région de Guarico, Ramon Rodriguez Chacin, ou encore l’ancien maire de Caracas, Freddy Bernal. Le Département du Trésor américain leur reproche d’avoir soutenu les guérillas colombiennes, en protégeant leurs chefs au Venezuela ou en leur échangeant des armes contre de la drogue.

Hormis les rapports d’intelligence, les principales preuves de ces allégations ont été rendues publiques en même temps que le contenu des ordinateurs du guerrillero colombien Raul Reyes, tué en 2008.

Dans les disques durs du secrétaire des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie) figurait également le nom du général vénézuélien Hugo Carvajal, lequel a réapparu plusieurs fois à la une des journaux.

Le cas Carvajal, lié à l’affaire Air France

En 2011 tout d’abord, le plus grand narcotrafiquant présumé de l’histoire du Venezuela, Walid Makled, le cite parmi 40 autres militaires corrompus:

«Quand je donnais 200 millions de bolivars par semaine, 100 millions allaient pour le général Hugo Carvajal.»

Malgré toute sa discrétion, Carvajal, l’homme fort des services d’intelligence vénézuélien pendant toute une décennie, revient à faire surface en juillet 2014. Le «pollo» (poulet) est arrêté sur l’île néerlandaise d’Aruba et risque l’extradition aux Etats-Unis.

Recherché depuis de nombreuses années pour ses liens présumés avec les capos du narcotrafic et les guérillas (protection, fausses identités etc), soupçonné d’avoir commandité au moins un assassinat, le général s’en sort finalement bien. Après plusieurs jours d’intenses négociations entre les Pays-Bas et l’Etat vénézuélien, visiblement peu enclin à laisser le «pollo» piailler tous ses secrets devant une cour américaine, Hugo Carvajal rentre libre au Venezuela.

«Il a énormément de pouvoir, c’est un homme dangereux. Il espionnait même Chavez», commente l’ancienne juge Mildred Camero.

Extirpé de la tête des services d’intelligence militaire en 2011, le général Hugo Carvajal tente de négocier son extradition avec la DEA (Drug Enforcement Administration), sans succès. En octobre 2012, il revient aux affaires en prenant la direction du Bureau national contre le crime organisé puis, en avril 2013, celle de la Contre Intelligence militaire. A l’époque, le «pollo» voyage peu, de nuit, en cachant sa calvitie sous une moumoute et en utilisant trois passeports différents.

C’est alors que son nom est associé au scandale Air France. Le cousin du général, chef de la sécurité de l’aéroport de Caracas, est rapidement mis en cause dans l’affaire, ainsi que le bras droit du «pollo», Alexander de Nogal, soupçonné d’être un narcotrafiquant.

Mildred Camero raconte:

«Les services d’intelligence canadiens ont prévenu Nicolas Maduro pour Carvajal et Air France quelques jours avant le coup. Le président a ensuite donné au général un poste de consul à Aruba pour l’écarter gentiment, mais il y a eu des embrouilles autour de l’immunité diplomatique

De retour dans son pays début août, Hugo Carvajal est reçu en héros par les membres du gouvernement, qui l’invitent même au congrès du Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV). Le président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello, évoque un «patriote» qui a failli payer cher sa «loyauté à Chavez». «Loyal ou pas, ses orientations idéologiques n’empêchait pas Carvajal de s’acheter à Aruba et Curaçao des montres à plusieurs dizaines de milliers de dollars», commente à son tour le journaliste d’investigation Casto Ocando, auteur du livre Les chavistes dans l’Empire[2].

«Cela n’est pas étonnant de voir le gouvernement soutenir Carvajal pour ses activités avec les Farc, Chavez cachait à peine ses relations avec la guérilla», continue Mildred Camero, qui voit dans l’an 2005 une année charnière pour le développement du narcotrafic au Venezuela:

«C’est le moment où Chavez donne des compétences à toutes les forces armées en matières de drogue. Sous la IVe République, les militaires étaient déjà chargés de faciliter le transport de cocaïne à travers le Venezuela, mais à partir de ce moment, cela est devenu chronique. Et les liens de Chavez avec les narco-guérillas ont favorisé le phénomène. C’est aussi en 2005 qu’ils m’ont viré, je menaçais trop de généraux avec mes rapports. Et quelques semaines après est venu le tour de la DEA, avec qui nous travaillions pourtant si bien…»

A peine trois ans après le coup d’Etat raté contre Hugo Chavez –et soutenu par les Etats-Unis–, le gouvernement révolutionnaire voit dans la DEA un nid à espions et l’expulse du pays. Si les relations ont depuis été maintenues avec les services d’intelligences européens, elles sont dès lors définitivement été rompues avec les Etats-Unis.

La guerre des chiffres

Depuis la rupture avec la DEA, c’est la guerre des chiffres. Le rapport du Bureau des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) de 2010, le plus complet concernant le Venezuela, évoque une situation qui «empire». A l’inverse, selon l’Office national antidrogues (ONA), les prises auraient été réduites de 35% entre 2005 et 2008, une façon de prouver l’inutilité de la DEA.

Puis le discours change. A partir de 2009, il ne s’agit plus de montrer que le Venezuela n’est pas un paradis du narcotrafic, mais que l’Etat lutte efficacement contre ce fléau. L’ONA assure dorénavant que les arrestations de trafiquants et les confiscations de drogue progressent: 60 tonnes saisies en 2010 puis environ 45 tonnes les trois années suivantes.

Marcos Tarre, auteur du livre Etat délinquant[3], explique:

«L’Etat présente ces chiffres comme une réussite, mais pas l’ONU qui observe une augmentation constante des arrivages de drogue en provenance du Venezuela

«L’Etat semble se désintéresser de la problématique des drogues et n’y met que des moyens modérés. Ces dernières années, le Venezuela s’est transformé en paradis pour les narcotrafiquants», dénonce l’avocat spécialisé en blanchissement d’argent Alejandro Rebolledo.

En 2010, c’est au tour du Groupe d’action financière international (Gafi) d’être débouté après avoir inclut le Venezuela dans la liste des pays déficients en termes de lutte contre le blanchissement d’argent et de financement du terrorisme.

L’année 2012 a été particulièrement riche en arrestations spectaculaires. Les frères Buitrago –d’ex-paramilitaires colombiens– et leurs 8 entreprises de transport et de construction au Venezuela; Diego Perez Henao, le chef des ex-paramilitaires «Rastrojos» et ses 5 millions de dollars de récompense; et surtout le «fou Barrera», Daniel Barrera Barrera, le criminel le plus recherché par la Colombie. «Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg», assure l’avocat, dépité.

Plus récemment, fin août 2014, le dernier corps policier chargé d’enquêter sur les trafics de drogue (le CICPC) a été démuni de ce pouvoir au profit de l’armée. «Les militaires de l’armée de terre et de la Garde nationale ont progressivement mis la main sur le trafic de drogue au Venezuela, et maintenant ils en ont le monopole», observe Luis Izquiel, porte-parole de la coalition des partis d’opposition (MUD) en matière de sécurité.

Narco-Etat ou «Narco-régime»?

«Certes les narcotrafiquants ne représentent pas l’Etat dans son ensemble, mais le gouvernement est très clairement leur complice parce qu’il ne les poursuit pas en justice. Dans un pays où la séparation des pouvoirs est plus que malmenée, on peut légitimement se poser la question du narco-Etat», assume de son côté l’opposant Luis Izquiel.

Mildred Camero préfère quant à elle parler de «narco-régime»:

«Il n’a jamais été prouvé que l’Etat vénézuélien utilise l’argent de la drogue pour préparer des campagnes politiques ou financer des entreprises nationales. Le Venezuela vit déjà de la rente pétrolière… Mais le régime ferme les yeux sur les agissements de certains de ses membres, dont des généraux et des gouverneurs, car cela lui convient.»

Presque un an après le cas Air France, seule une trentaine de personnes ont été arrêtées au Venezuela. Les «gros poissons», dont le général Hugo Carvajal, n’ont jamais été inquiétés. La priorité de l’Etat semble aujourd’hui être tournée contre la contrebande d’essence et d’alimentation à la frontière avec la Colombie. Ce business, «plus grand que la drogue», d’après le président Nicolas Maduro, est géré en partie par les militaires qui contrôlent la zone.

1 — Chavisme, narcotrafic et militaires, Conversations avec Mildred Camero, éditions Libros Marcados, mai 2014, Hector Landaeta.Retourner à l’article

2 — Les chavistes dans l’Empire, Secrets, tactiques et scandales de la révolution bolivarienne aux Etats-Unis, éditions La Hoja del Norte, mai 2014, Casto Ocando Retourner à l’article

3 — Etat délinquant, Comment agit la délinquance organisée au Venezuela, éditions La Hoja del Norte, juillet 2013, Carlos Tablante et Marcos Tarre. Retourner à l’article

source: http://www.slate.fr/story/91589/venezuela-narco-etat

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