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Le trafic de drogue demeure l’une des formes du crime organisé les plus répandues dans notre pays dont les saisies du cannabis sont pratiquement quotidiennes.

PUBLIE LE : 25-01-2016 | 0:00

D.R

Forces de l’Armée nationale populaire, gendarmerie nationale, sûreté nationale ou douanes, il faut dire que les efforts des services de sécurité sont considérables pour traquer les narcotrafiquants qui ne sont pas prêts à rendre les armes.

En l’espace d’une semaine, plus de 13 quintaux de kif traité en provenance du Maroc ont été récupérés, essentiellement à l’ouest du pays. La dernière prise en date a eu lieu, avant-hier, à Naâma, par la gendarmerie nationale lors d’une opération de ratissage au niveau du secteur opérationnel de la 2e Région militaire d’Ain Sefra, en collaboration avec les éléments des gardes-frontières. Bilan : une quantité de 3,9 quintaux de cette substance a été découverte dans le territoire de la commune de Djeniène Bourezg suite à l’exploitation d’informations faisant état d’un trafic de drogue en provenance des frontières Ouest.
L’opération de recherche a permis de mettre la main sur cette quantité de kif traité conditionnée en 15 colis et dissimilés sous de la broussaille et des roches. Par ailleurs, et dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, des éléments des gardes-frontières ont saisi une quantité de 5,1 quintaux de kif traité alors qu’à Relizane, les gendarmes de la brigade territoriale Mendès ont démantelé un réseau de trafic de drogue composé de 11 personnes. Ils ont d’abord interpellé sur la route reliant Relizane à Tiaret, lors d’un point de contrôle dressé à la sortie Ouest de la commune, un narcotrafiquant à bord d’un véhicule de marque Hyundai Accent, en possession d’un quintal de résine de cannabis. Ses trois acolytes ont été ensuite interpellés au cours de l’enquête et sept autres demeurent activement recherchés.
Déférés devant la justice, trois des mis en cause ont été placés en détention préventive pour détention et commercialisation de stupéfiants et le 4e a été remis en liberté. A Mascara, près de 2 quintaux de kif traité ont été saisis par la GN. Agissant sur renseignements, les gendarmes de la compagnie territoriale de Sig, assistés par ceux de la Section de Sécurité et d’Intervention du groupement territorial local, ont interpellé lors d’un point de contrôle, un homme de 47 ans, à bord d’un véhicule de marque Renault Kangoo, en possession de 73 kg de kif traité. Poursuivant les investigations et en vertu d’un mandat de perquisition, les enquêteurs ont interpellé dans la nuit même son acolyte et saisi dans son domicile, sis à la cité des 400 logements, à Mascara-ville, une somme d’argent de plus de 60 millions de centimes représentant le produit de vente de cette substance ainsi qu’une quantité de 124 kg de la même substance kif traité, dans une habitation en cours de finition à Mascara.
A signaler que le troisième mis en cause a été interpellé au cours de l’enquête. Déférés devant la justice, les mis en cause ont été placés en détention préventive pour association de malfaiteurs et détention et commercialisation de stupéfiants.
Enfin à Tlemcen, les services de la sûreté nationale ont récupéré à Maghnia plus d’un quintal de kif découverts à l’intérieur d’un véhicule ayant fait l’objet d’un incendie.
S. A. M.

http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/89742

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MAROCLe dernier rapport de l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) indique que “le Maroc est toujours le premier producteur de résine de cannabis du continent africain, principalement à destination de l’Europe”. L’Afrique du Nord demeure la sous-région d’Afrique où ont été saisies les plus grandes quantités de résine de cannabis, note le rapport, qui précise que “ces prises ont été particulièrement importantes en Algérie, où elles sont passées de 53 tonnes en 2011 à plus de 211 en 2013”.

A Ketama, dans le nord du royaume, près de 80 000 hectares produisent annuellement 100 000 tonnes de kif brut, engendrant près de 2 milliards de dollars de revenus. Des superficies verdâtres s’étalent à l’infini. Au milieu des champs, un nombre incalculable de hangars de stockage, d’ateliers de fabrication de différentes variétés de “zetla” [cannabis], du “double zéro” à la “gabba”, comme on dit ici [pour désigner les qualités de fabrication]. Les lieux du seigneur sont inviolables ; il serait plus facile d’aller en touriste sur la Lune que de pénétrer dans ce site industriel à ciel ouvert. Au bord de la route, des bambins et des femmes aux tatouages bien visibles proposent de petites plaquettes de résine de cannabis à des prix concurrentiels – de petites quantités comme échantillon avant d’éventuelles commandes. Mais le gros trafic ne s’échafaude pas sur les trottoirs.

Marchandise convoyée à dos d’âne

Ketama est l’antre du diable, où l’on risque de vous fourguer de la drogue et de vous dénoncer aux barrages douaniers et de la gendarmerie royale, deux kilomètres plus loin. “Si la culture du kif est permise, le trafic est une autre histoire, c’est comme cela, tout est affaire de barons et d’argent, donc de complicités à tous les niveaux”, confesse un confrère marocain que nous appellerons Slimane. La nuit, ouverture des cieux des dieux… Selon une source très au fait de ce trafic, la production de Ketama prend deux destinations : l’Espagne et l’Algérie.

Des véhicules s’approvisionnent et sortent des plantations avec en moyenne deux quintaux chacun. Comme on sort d’une huilerie ou d’une cimenterie. Une fois le droit de passage payé, les véhicules avalent l’asphalte tranquillement en direction, en ce qui nous concerne, d’Oujda, capitale de l’Oriental [d’après le nom de la région frontalière], porte privilégiée sur cette Algérie généreuse. C’est là que la pègre négocie qualité, quantité, prix, date de passage…

Un âne dans la région de Ketama, au Maroc. PHOTO SEBASTIAN CEM/FLICKR/CC

La marchandise, convoyée de nuit ou à l’aube, généralement à dos d’âne, très peu à bord de véhicules à moteur, est acheminée jusqu’aux entrepôts des villages [algériens] avoisinants de Maghnia, Marsa Ben M’Hidi, Souani, Sebdou… Le convoyage de la drogue vers les villes d’Oran et d’Alger, vers l’est et le sud s’effectue d’une manière étudiée. Des voix désabusées par tant d’hypocrisie entourant l’ampleur de ce trafic indiquent : “Personne n’est dupe, les trafiquants achètent la route pour faire passer leur poison. Ici, nous sommes tous en situation de sursis, le pouvoir de l’argent peut nous broyer en un clin d’œil. Quant aux barons, les vrais, ceux qui font et défont les lois locales, ceux-là, on ne les voit pas.”

Il faut payer

Il est difficile de mettre en doute les propos de nos différents interlocuteurs, en ce sens que, pour traverser cette frontière officiellement fermée – tranchées, grillage, postes avancés de militaires, patrouilles de gendarmerie, douanes, brigades de lutte contre les stupéfiants, barrages fixes de différents services de sécurité…–, il faut payer. Tout le monde le sait et tout le monde se tait !

D’énormes quantités de drogue sont saisies à des kilomètres du tracé frontalier, souvent sur l’autoroute Est-Ouest, ou carrément dans le Sud algérien. Parler encore de frontière fermée, c’est ridicule ! Notre confrère marocain Slimane, toujours sous le sceau de l’anonymat, dans un sursaut d’orgueil, opine : “Tout compte fait, c’est bien beau de jeter l’anathème sur le Maroc, mais, s’il n’y avait pas d’acheteurs (les Algériens), il n’y aurait jamais de vendeurs (les Marocains) ! C’est un business qui rapporte à toutes les parties, et le trafic de drogue est universel…” Qui arrêtera les trafiquants ? Certainement pas les tranchées et le grillage…

Chahredine Berriah

http://www.courrierinternational.com/article/maroc-algerie-pas-de-frontiere-pour-le-cannabis

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