ÉTATS UNIS 🇺🇸 : pour le Département du Trésor, la cocaïne colombienne reste une grande menace

L’Office of Foreign Assets Control (OFAC) a évoqué dans un communiqué la menace que fait peser la cocaïne colombienne sur les États-Unis après avoir identifié des personnes et même des entités qui font circuler la drogue à l’échelle internationale, mettant en alerte les autorités nord-américaines.

Dans le mémorandum, l’OFAC a fait référence à la sanction qui a été prononcée ce jeudi contre Zulma María Musso Torres, également connue sous le nom de « La Patrona » ou « La Señora » que les autorités américaines décrivent comme l’un des dirigeants d’un réseau de trafic de drogue basé à Santa-Marta.

Selon les informations du département du Trésor, l’organisation de Zulma María Musso Torres contrôlait des corridors maritimes stratégiquement situés dans le nord du pays sud-américain (Magdalena, Atlántico et La Guajira) et facturait aux narcos chaque kilogramme de drogue en échange de protection et de sécurité pour les expéditions de cocaine.

L’OFAC a également identifié les complices de Zulma María Musso Torres. Ce sont ses deux enfants, Washington Antúnez Musso et Juan Carlos Reales Britto et son mari, Luis Antonio Bermúdez Mejía.

En ce qui concerne les sociétés qui seraient liées aux activités illicites de « La Patrona », il existe « Exclusive Import Export S.A.S. » et « Polígono Santa Marta S.A.S. », qui appartiennent à l’un de ses fils.

Cette annonce fait suite à celle du 15 septembre dernier, lorsque Joe Biden, a identifié pour l’exercice 2022, les pays considéré par les Etats Unis comme trafiquant de drogue ou comme principaux producteurs de drogues illicites dans le monde.

Sur la liste figurent : Afghanistan, Bahamas, Belize, Bolivie, Birmanie, Colombie, Costa Rica, République dominicaine, Équateur, El Salvador, Guatemala, Haïti, Honduras, Inde, Jamaïque, Laos, Mexique, Nicaragua, Pakistan, Panama, Pérou et le Vénézuela.

« La présence d’un pays sur la liste ci-dessus ne reflète pas les efforts antidrogue de son gouvernement ou le niveau de coopération avec les États-Unis (…) la raison pour laquelle les pays sont inclus dans la liste est la combinaison de facteurs géographiques, commerciaux et les facteurs économiques qui permettent le transit ou la production de drogues, même si un gouvernement a adopté des mesures robustes et diligentes de contrôle des stupéfiants et d’application de la loi », indique le document.

source

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DOUANE FRANÇAISE: l’annuaire des conseillers et attachés douaniers à l’étranger

L'annuaire des conseillers et attachés douaniers à l'étranger
La douane française dispose d’un réseau de correspondants à l’étranger.

English version 

Les conseillers et attachés douaniers qui peuvent vous renseigner sur la réglementation douanière applicable dans les échanges et les relations entre la France et les pays de leur zone de compétence.
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EUROPE

Belgrade

L’attaché douanier adjoint près de l’ambassade de France en Serbie
Contact : belgrade.dgddi@dgtresor.gouv.fr
Téléphone : 00 381 11 302 36 90
Fax : 00 381 11 302 36 96
Zone de compétence : Croatie, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro, Kosovo, Albanie, Macédoine.

Berlin

L’attaché douanier près l’ambassade de France en Allemagne.
Contact : douane_berlin@dgtresor.gouv.fr
Téléphone : 00 49 30 59 003 94 60
FAX : 00 49 30 59 003 94 63
Zone de compétence : Allemagne, Danemark, Finlande, Norvège, Suède, Pologne.

La Haye

L’attaché douanier près l’ambassade de France aux Pays-Bas.
Contact : DGDDILAHAYE@dgtresor.gouv.fr
Téléphone : 00 3 17 03 12 57 63/60
Fax : 00 3 17 03 12 57 64
Zone de compétence : Belgique, Luxembourg, Pays-Bas.

Londres

L’attaché douanier près l’ambassade de France au Royaume-Uni
Contact : dgddi.londres@dgtresor.gouv.fr
Décalage horaire : – 1 h
Téléphone : 00 44 20 70 73 11 62
Fax : 00 44 20 70 73 11 59
Zone de compétence : Royaume-Uni, Irlande, Iles anglo-normandes.

Madrid

L’attaché douanier près l’ambassade de France en Espagne.
Contact : douane-madrid@dgtresor.gouv.fr
Téléphone : 0034 91 837 78 83
Fax : 00 34 91 837 78 93
Zone de compétence : Espagne, Portugal, Andorre.

Sofia

L’attaché douanier adjoint près l’ambassade de France en Bulgarie.
Courrier électronique : sofia.dgddi@dgtresor.gouv.fr
Décalage horaire : + 1 h
Téléphone : 00 359 2 942 00 10/11
Fax : 00 359 2 942 00 20
Zone de compétence : Bulgarie, Roumanie, Moldavie, Grèce, Turquie.

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AMÉRIQUE du Nord

Miami

L’attaché douanier adjoint près le consulat général de France à Miami.
Contact : miami.douane@dgtresor.gouv.fr
Décalage horaire : – 6 h
Téléphone : 00 1 305 403 41 85
Fax : 00 1 305 403 41 87
Zone de compétence : États-Unis.

Washington

L’attaché douanier près l’ambassade de France aux États-Unis d’Amérique.
Contact : washington.douane@dgtresor.gouv.fr
Décalage horaire : – 6 h
Téléphone : 00 1 20 29 44 63 75
FAX : 00 1 20 29 44 65 17
Zone de compétence : États-Unis d’Amérique, Canada, Mexique.

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AMÉRIQUE du sud

Bogota

L’attaché douanier près l’ambassade de France en Colombie.
Contact : DGDDIBOGOTA@dgtresor.gouv.fr
Décalage horaire : – 7 h l’été (- 6 h l’hiver)
Téléphone : 00 57 16 38 15 90 (secrétariat)
FAX : 00 57 16 18 16 03
Zone de compétence : Colombie, Panama, Costa Rica Equateur, Pérou.

Caracas

L’attaché douanier adjoint près l’ambassade de France au Venezuela
Contact : caracas.douane@dgtresor.gouv.fr
Décalage horaire : – 7 h l’été (- 6 h l’hiver)
Téléphone : 00 58 212 909 65 36
Fax : 00 58 212 909 65 08
Zone de compétence : Venezuela, Trinidad & Tobago, La Barbade, Aruba, Bonaire, Curaçao.

Sao Paulo

L’attaché douanier adjoint près l’ambassade de France au Brésil.
Contact : sao-paulo.douane@dgtresor.gouv.fr
Décalage horaire : – 5 h l’été (- 6 h l’hiver)
Téléphone : 00 55 11 9 42 54 89 22 (secrétariat)
FAX : –
Zone de compétence : Brésil.

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AFRIQUE

Dakar

L’attaché douanier près de l’ambassade de France au Sénégal
Contact : dakar.douane@dgtresor.gouv.fr
Décalage horaire : – 2 h l’été (- 1 h l’hiver)
Téléphone assistante : 00 221 33 839 53 00
Zone de compétence : Sénégal, Bénin, Guinée, Mauritanie, Guinée-Bissau, Gambie, Cap-Vert, Mali, Niger, Tchad, Burkina-Faso, Togo.

Rabat

L’attaché douanier près l’ambassade de France au Maroc.
Décalage horaire : + 2 h
Téléphone : 00 212 537 68 97 34
Fax : 00 212 537 68 97 28
Zone de compétence : Maroc.

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MOYEN ORIENT

Emirats Arabes Unis

L’attaché douanier près l’ambassade de France aux Emirats Arabes Unis (Dubaï)
contact : mohamed.anflous@douane.finances.gouv.fr
Décalage horaire : + 2 h
Téléphone : 00 971 43 12 84 00
Fax : 00 971 43 12 84 03
Zone de compétence : Emirats Arabes Unis

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ASIE

Pékin (Beijing)

L’attaché douanier près l’ambassade de France en Chine
Chaoyang District
Beijing
Contact : pekin.douane@dgtresor.gouv.fr
Décalage horaire : + 6 h
Téléphone : 00 86 10 65 90 13 35
Fax : 00 86 10 65 90 13 44
Zone de compétence : Chine continentale, Hong-Kong, Japon, Corée du Sud, Singapour.

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RUSSIE

Moscou

L’attaché douanier près l’ambassade de France en Russie
Contact : moscou.douane@dgtresor.gouv.fr
Décalage horaire : + 2 h
Téléphone : 00 7 495 937 24 85
Fax : 00 7 495 937 24 81
Zone de compétence : Fédération de Russie, Ukraine, Azerbaïdjan, Arménie, Géorgie.

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SOURCE: http://douane.gouv.fr/articles/a11075-l-annuaire-des-conseillers-et-attaches-douaniers-a-l-etranger

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MEXIQUE (port de Manzanillo): de la cocaïne cachée dans des mûres

Par Le Figaro.fr avec AFP
Mis à jour le 28/07/2015 à 14:23
Les autorités du Mexique ont découvert de la pâte de cocaïne mélangée, par un procédé technique sophistiqué, à de la pulpe de mûre congelée importée de Colombie par une société fantôme, a indiqué une source officielle.Il s’agit d’une «découverte sans précédent au Mexique quant à la manière de dissimuler la cocaïne. Une cargaison de 24 tonnes de pulpe de mûre congelée et conditionnée dans 120 colis a été inspectée alors que l’on tentait de l’introduire dans le pays», a indiqué hier soir le Service de l’administration fiscale du Mexique (SAT) dans un communiqué, sans préciser la quantité de drogue découverte. La cargaison a été interceptée dans le port deManzanillo, au nord-ouest du pays.lire plus: http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/07/28/97001-20150728FILWWW00144-de-la-cocaine-cachee-dans-des-mures.php

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MEXIQUE (Narcotrafic): plus de 43 morts dans une fusillade

La police fédérale mexicaines devant un ranch où se sont réfugiés des hommes armés après un affrontement avec les forces de l'ordre, à Tanhuato.Des affrontements au Mexique ont provoqué la mort d’au moins 37 hommes armés et de deux policiers fédéraux.

Cela s’est produit à Tanhuato, à 500 kilomètres à l’ouest de Mexico, où un homme politique a été assassiné la semaine dernière.
Cette ville est surtout proche de l’Etat de Jalisco, où le gouvernement a renforcé la lutte contre les cartel de narcotrafiquants.

Avec AFP

http://fr.euronews.com/2015/05/23/trafic-de-drogue-au-moins-39-morts-dans-une-fusillade-au-mexique/

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Responsabilité « très probable » des narcotrafiquants

La municipalité de Tanhuato se trouve près de l’Etat de Jalisco, où le gouvernement a déployé ces dernières semaines un important dispositif pour lutter contre le cartel de narcotrafiquants de Jalisco Nueva Generacion (Jalisco Nouvelle Génération), qui a multiplié les attaques spectaculaires contre les autorités. Le cartel a tué au moins 20 policiers depuis le mois de mars. Le 1er mai, jour du lancement de l’opération antidrogue, trois militaires sont morts après que leur hélicoptère eut été la cible de tirs. Dans une série d’attaques organisées ce jour-là, le gang avait aussi mis le feu à des véhicules, des banques et des stations-service autour de Guadalajara, capitale du Jalisco et deuxième ville du Mexique. Pour M. Jara, « il est très probable » que les hommes armés qui ont ouvert le feu vendredi fassent partie du même cartel.

Le 30 juin, l’armée mexicaine avait annoncé avoir pris part à un affrontement similaire au cours duquel 22 suspects avaient été tués et un soldat blessé. Une enquête de l’Associated press (AP) avait révélé plus tard que plusieurs suspects avaient été tués après s’être rendus. Le commissaire Rubido à la sécurité nationale a assuré à l’AP que des ONG avaient été immédiatement dépêchées sur les lieux de la fusillade afin d’enquêter.

L’affrontement de vendredi est l’un des pires qu’ait connu le Mexique depuis le lancement fin 2006 par Felipe Calderon, alors président, d’une vaste offensive militaire contre les cartels. L’Etat du Michoacan figurait dans la liste des Etats prioritaires de cette nouvelle stratégie sécuritaire et constitue toujours un défi pour les forces de sécurité mexicaines.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/05/22/mexique-une-quarantaine-de-morts-dans-des-affrontements-entre-la-police-et-des-hommes-armes_4639103_3222.html#Xl0Hg630P5hypehi.99

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/05/22/mexique-une-quarantaine-de-morts-dans-des-affrontements-entre-la-police-et-des-hommes-armes_4639103_3222.html

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MEXIQUE: le nouveau pays du pavot

media Un soldat mexicain coupe des fleurs de pavot sur les collines du Petatlan, dans l’Etat du Guerrero, le 28 août 2013.
AFP PHOTO/Pedro Pardo

Le Mexique est connu pour ses cartels qui font transiter aux Etats-Unis la cocaïne provenant d’Amérique du Sud. On sait moins que ce pays est aussi un producteur de drogue, principalement de marijuana. Mais depuis ces dernières années, il y a une culture qui devient prédominante : celle du pavot, à partir duquel les cartels produisent de l’héroïne, qui inonde le marché américain.

Avec notre correspondant au Mexique,

En dix ans, les surfaces cultivées de pavot se sont multipliées par trois, passant de 4 000 à plus de 12 000 hectares. Mais pour avoir une idée de l’ampleur de ce trafic de drogue, il faut se référer aux saisies réalisées par les autorités mexicaines. Des saisies en forte augmentation durant les deux dernières années. Celles d’héroïne ont quasiment doublé ; quant aux saisies de gomme d’opium – ce latex extrait du pavot à la base de la production d’héroïne – elles ont littéralement explosé, augmentant de quelque 500 % !

Côté américain, l’agence anti-drogue DEA estime que les deux tiers au moins de l’héroïne consommée actuellement aux Etats-Unis proviennent désormais du Mexique, qui en cela a réussi à éclipser la Colombie.

Explosion du trafic d’héroïne

Cette explosion du trafic d’héroïne s’explique par la logique de l’offre et de la demande. Aux Etats-Unis, on assiste à une augmentation inquiétante de la consommation d’héroïne, au détriment de la cocaïne qui n’est plus aussi prisée qu’avant. A tel point que depuis les trois ou quatre dernières années, la consommation d’héroïne aurait plus que doublé.

Face à cette demande, les trafiquants mexicains ont compris leur intérêt : ils offrent désormais une héroïne blanche très pure, alors qu’auparavant ils fabriquaient un produit de moindre qualité connu comme le « goudron noir ». Ils ont compris aussi leur intérêt à contrôler tout le trafic, depuis la culture du pavot jusqu’à l’exportation de l’héroïne, après l’avoir transformée dans de petits laboratoires clandestins situés au nord du pays.

Violence imparable

Les champs de pavots se retrouvent principalement dans deux régions du Mexique. Au nord-ouest du pays, dans ce qu’on appelle le triangle d’or, fief du cartel de Sinaloa, et surtout au sud-ouest, dans l’Etat de Guerrero, où les petits paysans préfèrent désormais cultiver le pavot à la marijuana, car c’est pour eux beaucoup plus rentable.

A lui seul, cet Etat produit plus de la moitié de la gomme d’opium. Mais le problème, dans le Guerrero – rappelons que c’est là qu’ont disparu en septembre dernier les 43 étudiants d’Ayotzinapa -, c’est qu’une dizaine de cartels se disputent ce juteux trafic en cherchant à contrôler la culture du pavot. Ce qui explique la violence imparable qui secoue cet Etat, où certaines régions sont devenues des terres sans foi ni loi.

source:http://www.rfi.fr/ameriques/20150303-mexique-le-nouveau-pays-pavot-opium-etats-unis-cartels-guerrero-marijuana/

→ À (RE)LIRE : Le Mexique s’attaque à l’argent des cartels

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MEXIQUE(Etat du Michoacán): Servando Gómez Martínez, alias «la Tuta», était à la tête du cartel des chevaliers templiers

Servando Gomez a été arrêté ce vendredi 27 février 2015 à Morelia, capitale de l'Etat, après «un travail de renseignements mené depuis des mois par la police fédérale sans qu'aucun coup de feu ne soit tiré», a-t-on ajouté.

Le groupe criminel ne se contentait pas d’introduire des drogues aux Etats-Unis. Il convoyait aussi du minerai de fer vers la Chine. Enlèvements, extorsions et meurtres faisaient l’ordinaire des «Templarios», souvent sous la protection de polices locales corrompues. Le groupe avait été fondé en 2011 par Nazario Moreno, «El Chayo», autour du culte de sa personne, d’une doctrine pseudo-religieuse et de rituels initiatiques. Sa mort sous les balles de la police en mai avait placé en première ligne la Tuta, largement médiatisé par ses vidéos d’autoglorification sur Youtube.

François-Xavier GOMEZ

SOURCE:http://www.liberation.fr/monde/2015/02/27/le-mexique-arrete-un-caid-du-narcotrafic_1211244

PLUS:

Arrestation au Mexique du chef d’un cartel de la drogue Tribune de Genève

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MEXIQUE: depuis l’arrivée au pouvoir de Peña Nieto, il y a 14 mois, il y a eu 23 640 assassinats

MEXIQUE: les forces de sécurité  « une armée et une police corrompues et liées au narcotrafic » ont persisté dans leur spirale de violence incontrôlée.

Trop, c’est trop : explosion de colère au Mexique

Il y a deux mois encore, le gouvernement de Peña Nieto était l’enfant chéri de l’impérialisme. Avec l’approbation par le parlement mexicain, en août 2014, du Pacte pour le Mexique, le processus de subordination croissante aux Etats-Unis – initié en 2005 par la signature de l’Alliance pour la sécurité et la prospérité de l’Amérique du Nord (ASPAN) – avait le vent en poupe.

A travers l’ASPAN, le Mexique s’est soumis aux directives du Commandement de l’Amérique du Nord (structure militaire conjointe sous direction états-unienne), une des fonctions de ses forces armées devenant de garantir la sécurité nationale des Etats-Unis face aux menaces du crime organisé et du terrorisme en Amérique Centrale et dans la Caraïbe. En conséquence, le système judiciaire mexicain a été réformé et une guerre a été lancée contre le narcotrafic, renforçant l’emprise sur la société de la police, des militaires et des paramilitaires.

Le Pacte pour le Mexique a été approuvé à travers un accord entre le PRI (Parti révolutionnaire institutionnel), actuellement au pouvoir, et le PAN (Parti d’action nationale), qui contrôlait le gouvernement précédent.

Ce pacte – qui reste à ratifier en deuxième lecture par les députés – liquiderait 76 ans de monopole d’Etat du gaz et du pétrole, en ouvrant ces secteurs aux capitaux étrangers et privés. Il changerait les règles du jeu dans les domaines des télécommunications, de l’éducation, de la fiscalité et de la finance, où un plein accès serait accordé aux Etats-Unis (et à d’autres puissances impérialistes, telle la France qui vient de signer 41 accords avec le Mexique, dont un pour équiper et entraîner sa gendarmerie).

Enrique Peña Nieto, qui n’a accédé à la présidence qu’avec 38 % des voix et ne dispose d’une majorité dans aucune des deux chambres du parlement, a dû payer un prix élevé pour son adoption. Le PAN a exigé – et obtenu – l’arrêt des investigations sur les 100 000 assassinats et 30 000 disparitions survenues sous la présidence de Felipe Calderón (2006-2012), avec le lancement de l’offensive militaire anti-narcos.

Encouragées par cette « amnistie », les forces de sécurité – une armée et une police corrompues et liées au narcotrafic – ont persisté dans leur spirale de violence incontrôlée. Depuis l’arrivée au pouvoir de Peña Nieto, il y a 14 mois, il y a eu 23 640 assassinats.

C’est alors que l’impensable s’est produit.

Face à l’assassinat de six personnes dont trois étudiants et à la disparition de 43 élèves-instituteurs de la ville d’Ayotzinapa, leurs parents, camarades et enseignants ont décidé que trop, c’était trop. Ils sont descendus dans la rue pour exiger l’apparition en vie des séquestrés, en rejetant toutes les tentatives de conciliation du gouvernement.

Et leur exemple a galvanisé la société mexicaine. Les étudiants, en révolte depuis 2011 contre une société d’exploitation et de racisme qui leur vole leur avenir, se sont une fois de plus mobilisés. Leur exemple a fait tâche d’huile. Les manifestations se sont succédé au Mexique et dans une série de pays. Le cas est arrivé jusqu’à l’ONU, qui l’a qualifié de « disparition forcée » et a exigé une enquête. Jen Psaki, porte-parole du Département d’Etat états-unien, a demandé à la société mexicaine de « garder son calme », oubliant que c’est son pays qui, afin de défendre sa sécurité intérieure, a imposé au Mexique cette « guerre » contre son propre peuple.

Si l’on ne peut savoir ce qu’il adviendra de ce mouvement, il est certain qu’Ayotzinapa a marqué un tournant. Les mobilisations de masse qui ont commencé sur l’exigence d’« apparition en vie » scandent maintenant « Peña démission ». Omar García, survivant de la tuerie, a lancé le 20 novembre un appel à construire un mouvement national contre l’Etat et pour un changement de société.

Les dirigeants impérialistes commencent à se demander si la démission de Peña Nieto ne serait pas la meilleure solution. Cela ne résoudrait aucun problème de fond pour le peuple mexicain, mais représenterait néanmoins un obstacle à la ratification finale du Pacte pour le Mexique, avec tout ce qu’il implique de restrictions à la souveraineté nationale du pays.

https://www.npa2009.org/actualite/trop-cest-trop-explosion-de-colere-au-mexique

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Le circuit mondial du narcotrafic

Arte explore le circuit mondial du narcotrafic

C. G. Publié le mardi 21 octobre 2014 à 09h26 – Mis à jour le mardi 21 octobre 2014 à 09h31

Video

Médias/Télé

Désormais, les sociétés criminelles comme les cartels de la drogue peuvent agir dans une relative impunité à l’échelle mondiale. En cause : la dérégulation des marchés et l’obsession du profit qui régit les milieux financiers. C’est le blanchiment qui permet au trafic de drogue de perdurer, affirme tout de go le documentaire « Narco-finance, les impunis »**. L’enquête menée par Agnès Gattegno, qui sait installer un climat sulfureux dans son film, sert de point de départ éclairé au débat animé à 22h20 par Andrea Fies sur Arte.

La première étape de ce voyage dans le monde des narcotrafiquants nous emmène au Mexique. La réalisatrice rappelle, par le biais de ses multiples interlocuteurs (il n’y a pas de commentaire en off), que les narcotrafiquants vampirisent l’économie locale, mettent la main sur une partie des domaines agricoles, dont ils contrôlent la production et les prix. Avec l’aide d’une police corrompue et d’un système bancaire complice. Bien que deux crimes seulement soient punis au Mexique, une récente loi antidrogue a conduit les narcotrafiquants à étendre leurs activités criminelles au racket, aux enlèvements, ou aux vols de chargements d’hydrocarbures – un business en pleine expansion.

Au Mexique, les conséquences du crime organisé sont immédiates, le coût de l’insécurité se répercutant sur la compétitivité des entreprises. Aux Etats-Unis, les répercussions sont plus inattendues : les propriétaires terriens spoliés et les chefs d’entreprise rackettés fuient au Texas, tandis que les narcotrafiquants eux-mêmes investissent massivement dans l’immobilier ou les entreprises. Surtout, l’enquête d’Agnès Gattegno se concentre sur les flux d’argent frais injecté dans l’économie américaine, grâce à la complaisance de la puissante banque anglo-saxonne HSBC notamment, des organismes de contrôle et de la justice. On voit ici un ancien employé de la banque accuser HSBC d’être le vecteur principal de blanchiment d’argent sale entre les deux pays. Au cours de l’entretien, mené en pleine rue, il se retournera près de dix fois, se sentant visiblement menacé…

Plusieurs centaines de milliards de dollars provenant du Mexique se retrouvent ainsi chaque année injectés aux Etats-Unis. Et les cartels de la drogue peuvent atteindre, par ce circuit de blanchiment d’argent sale, des places financières comme Londres, ou des paradis fiscaux comme le Liban et alimenter les caisses noires du Hezbollah par exemple. Reste à savoir jusqu’où conduit le circuit. Sans avoir de révélations ou d’affaires qui permettent « d’affirmer que la France est concernée au même degré que la City de Londres », qui est « la plus exposée parce qu’elle est la première place d’Europe », Agnès Gattegno assure dans un entretien, sur artemagazine.fr, que « Francfort fait aussi partie du circuit… Alors, je ne vois pas pourquoi Paris ne serait pas touchée elle aussi ».

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